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22/04/2008

Accueil et opération d'une enfant roumaine, ma fille Julia. Présentation de l'association Sera. Handicap et amour.

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Soixante-dix-sept familles accueillent en France des enfants roumains, ayant besoin de soins médicaux et pour certains d’une opération. Elles les accueillent et les élèvent comme leur propre enfant, totalement bénévolement et avec tout leur coeur. La plupart sont handicapés, avec des problèmes de comportements, des problèmes de santé mentale ou physique, ou les deux, et des handicaps touchant la parole, la vue ou l’audition.

Julia est arrivée chez nous il y a six ans. Après neuf années passées dans un orphelinat en Roumanie, son étoile l’a conduite vers nous, sa nouvelle famille. Les deux personnes qui l’ont conçue et engendrée l’ont vraisemblablement abandonnée à la naissance à cause de ses malformations. Ses oreilles n’avaient pas fini de se construire extérieurement, indiquant une surdité partielle qui s’est avérée réelle. Elle n’avait pas de palais dans la bouche, empêchant le langage de s’épanouir, et une fente labio-palatine apparaissait aussi, dans le contexte du syndrôme de Franchesquetti.

Lorsque l’association nommée S.E.R.A. -dont le sigle signifie “Solidarité pour les Enfants Roumains Abandonnés”- nous a envoyé la photo de Julia et une fiche de renseignements sur elle, nous l’avons tout de suite adoptée dans notre coeur. Suite à notre accord, des membres de l’association sont venus nous voir pour nous rencontrer et découvrir nos personnalités, nos aspirations, notre demeure, la future chambre de Julia. Ils ont clairement placé notre attention sur le handicap de notre fille et sur le fait qu’elle n’aurait pas l’âge mental de son âge, mais un âge qui correspondrait à son passé, aux traumatismes vécues par elle, au fait qu’elle n’avait jamais été stimulée. “Ne serez-vous pas déçus ? Comment réagirez-vous devant la réalité de cette enfant ?”

Avec Marc, mon compagnon depuis six ans à l’époque, mon ex-mari aujourd’hui, nous avons répondu en ayant conscience de la situation. Je ne dirais pas... pleinement conscience, car sans vivre les choses, comment peut-on tout imaginer ? Et même en les vivant, on avance les yeux fermés comme un aveugle qui a ses yeux au bout des doigts et du coeur.

Pourquoi je dis cela ? Parce qu’aujourd’hui, nous ne savons pas ce qu’a exactement vécu Julia en orphelinat. Lorsqu’elle était bébé, est-elle restée dans son lit des journées entières ? Cela, je le crains fortement, au vu des rapports et des témoignages. Lorsqu’elle a grandi, elle n’est sûrement jamais sortie à l’extérieur afin de se promener avec les autres enfants. En effet, ses membres inférieurs étaient très faibles et sans aucun muscle, ce qui fait qu’elle trébuchait à chaque instant sur un chemin de pierres et qu’elle descendait difficilement les escaliers. Peut-être n’a-t-elle jamais eu non plus de livres, de jeux, de jouets... Elle ne savait pas tenir un crayon et n’avait jamais dessiné.

Et puis, a-t-elle été victime d’attouchements de la part d’adultes, comme on nous l’a fait craindre à son arrivée ? A-t-elle été rejetée ou exclue à cause de ses handicaps ? Était-elle enfermée dans une pièce unique toute la journée avec d’autres enfants ? N’avait-elle pour seule activité que le balancement sur elle-même, qu’elle faisait beaucoup en arrivant chez nous... On sait en tout cas qu’elle a grandi entourée seulement de bébés, sans stimulations, ni sorties.

Si je me pose toutes ces questions, c’est que cela existait couramment et existe toujours dans beaucoup d’orphelinats roumains, surtout ceux où étaient gardés les enfants “différents” et handicapés, exclus de la société dictatoriale de Ceaucescu. Il y avait aussi les enfants attachés dans leur lit. Et ceux qui ne mangeaient qu’une fois par jour... Dernièrement, l’association SERA a accueilli Denis, qui avait eu le nez rongé par un rat, alors qu’il n’avait que trois semaines. Désormais, il a un vrai nez, après trois opérations et une greffe, et il est retourné en Roumanie pour être accueilli dans une famille.

Lorsque Julia est arrivée chez nous, elle était comme une enfant “sauvage”, ayant grandi littéralement sur une autre planète et débarquant dans un monde totalement différent. Elle découvrait tout avec une curiosité immense et se saisissait de ce nouveau monde avec un appétit féroce. Elle nous a adoptés comme nous l’avons adoptée. Tout simplement, comme une place dans notre coeur qui était à prendre. Tout simplement comme une résonance de l’amour qui se rejoint, qui se retrouve.

Avec nous, elle a découvert la force de ses jambes, la marche, les arbres, la nature, le soleil, les animaux. Elle a découvert la joie d’avoir une famille, une chambre, des poupées, des jeux, des chats. Elle a découvert qu’elle pouvait manger à satiété, qu’elle avait manqué mais qu’elle ne manquerait plus de rien, qu’elle mangerait maintenant à sa faim. Elle a renoncé à se mordre et à taper dans les murs devant la moindre contrariété. Elle a compris que nous ne l’abandonnerions jamais, au bout de plusieurs semaines pendant lesquelles elle a fait de grosses crises de colère, hurlant, se mordant, se griffant... si l’un de nous quittait la maison.

Julia a accepté le bonheur offert chaque jour. Puis deux mois après son arrivée, elle a entendu enfin, grâce à un appareillage conçu pour ses oreilles. Elle est sortie alors du monde cotonneux dans lequel elle avait toujours vécu pour s’ouvrir complètement à la vie. À l’Hôpital, elle a été endormie complètement afin de détartrer toutes ses dents qui n’avaient jamais connu de brosses ni de nettoyage quotidien.

Après moultes examens, la grande opération eut lieu le treize mars de l’année 2002 : la création de son palais au sein de la bouche. Julia est revenue de la salle d’opération au bout de plusieurs heures, la bouche en sang. Elle avait aussi des points de suture sur la lèvre supérieure jusqu’à la narine gauche.

Le Professeur Raphaël, qui l’a opérée, a dû rouvrir la fente extérieure, fermée d’une mauvaise façon en Roumanie, et ôter une dent qui avait poussé au milieu, à l’intérieur. Il nous a confié “n’avoir pas vu cela depuis la guerre d’Algérie”. Le palais était désormais reconstruit par les deux parois réunies au coeur de la bouche de notre fille.

Julia a d’abord vomi tout le sang qu’elle avait avalée au cours de l’opération sous anesthésie. Elle s’est débattue et hurlait à chaque fois que les infirmières venaient lui nettoyer la bouche, les lèvres et les dents noircies par le sang. Il fallait la tenir fortement et même l’enfermer dans un drap pour l’empêcher de frapper les personnes soignantes.

Nous l’avons veillée jour et nuit, son père et moi, pendant les dix jours d’hospitalisation qui ont suivi. Elle a eu beaucoup de difficultés à remanger et à boire. Mais tant de visages se sont penchés vers elle pour l’encourager que la confiance en sa bouche a vaincu sa douleur. Ce séjour à l’Hôpital a été une véritable résurrection, une nouvelle naissance.

À deux pas, ma fille Océana était morte, en février 1997, dans le bâtiment d’en face. Je revoyais son corps inerte et froid. Cinq ans avant. Dans le même Hôpital. Mort brutale d’un enfant. Crucifixion de l’amour... Mais résurrection aujourd’hui d’un corps, celui de Julia. Début d’une nouvelle vie qui a redonné espoir à la parole pour une fillette qui n’a jamais pu parler.

Je remercie le Ciel pour ce combat, pour ce miracle de la vie où la mort d’un enfant a permis le chemin qui a mené un couple, le nôtre, à sauver un autre enfant, à l’arracher au désert grâce à l’association S.E.R.A... afin de lui donner les fleurs et l’oasis d’une vie nouvelle.

Le jour de ses dix ans, neuf mois après l’opération, Julia est venue mettre sa tête sur mon ventre en s’allongeant sur le divan près de moi. J’ai pensé alors au jour de sa naissance, à ce jour où elle est sortie du ventre de la femme qui l’a portée pendant neuf mois. J’étais émue de sentir l’abandon de Julia sur moi, comme un bébé que l’on pose sur sa mère au moment du premier cri. C’est ce que j’appelle la maternité de l’adoption... tous ces moments tissés qui créent le patchwork de l’amour.

Ce soir-là, à l’occasion des voeux échangés pour la nouvelle année, mon père m’a dit en me parlant de Julia : “Julia, de toute façon, elle est débile... Handicapée si tu préfères, mais débile est le mot.” Cela m’a fait très mal et j’ai réagi vivement en lui répondant que s’il était venu au spectacle de Noël monté par la classe de Julia, il aurait compris que Julia est tout sauf “débile”.

Je sais que Julia a des handicaps et qu’elle rencontre des obstacles, notamment pour apprendre à parler. On sent chez elle un grand retard de développement dû à toutes ces années pendant lesquelles elle a vécu repliée sur elle-même. La psychologue scolaire nous avait fait comprendre qu’en grandissant, Julia devrait intégrer un établissement spécialisé adapté à ses troubles. On nous a dit mille choses, dont une qui a résonné longuement : “Il se peut que Julia ne puisse jamais récupérer son retard d’évolution ni parler ni vivre plus tard en adulte autonome.”

Une amie, Annick, m’a dit très justement : “Tu sais, les gens sont méchants avec la différence. Et puis, il y a ceux qui ne veulent rien voir et qui continueront à te dire que Julia est tout à fait normale et qu’elle n’a pas de problèmes. Reconnaître la différence, c’est déjà l’accepter. La nier, c’est mettre un couvercle pour ne pas voir ce qui nous dérange.”

J’aime Julia comme elle est, exactement comme elle est, depuis l’instant où j’ai lu son dossier et regardé sa photo, deux mois avant son arrivée. Tout en lui donnant le maximum de chances d’évoluer dans sa nouvelle vie, je sais au plus profond de moi que mon amour pour elle ne changera pas et que j’accepte entièrement cet être, qui est devenu mon enfant, dans le devenir total de son destin. Je suis intimement persuadée que lorsque les choses doivent se faire, rien ne peut les arrêter. Il faut de la patience et parfois attendre que la vie se dénoue... Que le présent se mette en marche pour nous guider vers l’avenir.

L’association S.E.R.A., “Solidarité pour les Enfants Roumains Abandonnés”, par laquelle nous avons accueilli notre petite Julia est un mouvement humanitaire qui aurait tellement besoin de plus de familles pour soigner des enfants roumains en attente d’opérations, de soins médicaux et d’un entourage affectif salvateur.

Il faut pour cela des familles qui s’engagent à prendre en charge de A à Z la santé d’un enfant, son éducation, ses handicaps -qu’ils soient physiques ou mentaux-, et son entretien quotidien, au même titre qu’un enfant naturel. La Roumanie s’étant fermée à l’adoption depuis un certain temps, il faut trouver des familles qui sachent aimer leur enfant et ouvrir grand leur coeur, même si l’enfant ne porte pas encore leur nom, même si l’enfant n’est pas officiellement inscrit sur le livret de famille. Cela s’appelle l’amour inconditionnel...

Au contraire de l’amour conditionnel qui s’exprimerait ainsi : “Je ne pourrais t’aimer que si certaines conditions sont réunies. Si tu es handicapé, malade, sourd, aveugle, déficient mentalement, retardé psychiquement... comment pourrais-je t’aimer ?... Comment pourrais-je aussi m’investir auprès de toi si un juge n’a pas déclaré que tu es mon enfant ?!”...

Aujourd’hui, six ans après l’arrivée de Julia, je me bats en tant que tutrice légale de cette enfant pour qu’elle obtienne la nationalité française, afin qu’elle ne soit pas renvoyée en Roumanie à sa majorité. Dans ma lettre à la Juge des Tutelles, j’ai écrit ces mots : “Je demande pour Julia la nationalité française, car je suis très attachée à elle et je considère Julia comme mon enfant. Je ne voudrais pas qu'elle puisse m'être arrachée à l'âge de dix-huit ans, pour être renvoyée en Roumanie où son sort serait d'être mise en hôpital psychiatrique. Elle est arrivée en France à l'âge de huit ans et demi, après une enfance passée au sein d’un orphelinat roumain, dans des conditions d'enfermement terribles et une immense carence affective...” (extrait de ma lettre).

La Juge des Tutelles a accepté ma lettre et a eu un accord positif de tous les membres du Conseil de Famille. La décision du Conseil a été envoyé au Service de la Nationalité Française, qui a demandé par ailleurs différentes garanties sur l’identité de Julia et la mienne, et sur ses origines roumaines. Le dossier est en bonne voie. La seule épée de Damoclès qui demeure aujourd’hui est que Julia soit rapatriée en Roumanie à la demande de son pays, avec tous les enfants roumains accueillis dans les mêmes conditions qu’elle. Mais depuis le début, nous savons cela et nous gérons nos inquiétudes.

Monsieur de Combret, président de l’association SERA, m’a donné son sentiment sur l’accueil de Julia :

“Sans vous, que serait-elle devenue ? Elle aurait grandie et puis, comme beaucoup, on l’aurait placé à l’asile. Avec vous, Julia a déployé ses ailes de papillon et elle progresse sur le chemin d’une vie nouvelle, grâce à une chance incroyable d’épanouissement et de don d’amour. Vous aimez Julia et cet amour lui permet de prendre racine car elle sait que vous l’aimez comme elle est.”

Monsieur de Combret a fait un travail immense en Roumanie où il se rend chaque année. Cet homme se dévoue entièrement depuis 1990 à la cause des enfants roumains orphelins, handicapés et abandonnés dans des mouroirs, humanisant leur conditions de vie. Il a fait construire et rénover des orphelinats. Il a trouvé avec SERA des familles comme la nôtre en France pour sauver certains enfants et leur donner la chance de se sortir de l’enfer.

En 2004, neuf mille enfants étaient encore abandonnés durant l’année, la pauvreté étant la plupart du temps à l’origine de l’abandon, avec des mères souvent âgées de moins de vingt ans, illettrées et marginalisées. Des milliers d’adultes handicapés sont encore laissés à l’abandon, faute de moyens, et les associations SERA alliée à CARE ainsi qu’à “Vivre en Famille”... font le nécessaire pour apporter leur aide solidaire à la Roumanie et à ses enfants abandonnés. Ils favorisent le retour de certains de ces enfants dans leur famille, en aidant financièrement les parents démunis. Ils ont aidé ainsi, dans les orphelinats et dans toute la Roumanie, vingt-quatre mille enfants, dont ils ont amélioré le sort.

Depuis quatre ans, Julia a obtenu une place dans un IME, Institut spécialisé qui est adapté à son handicap. Elle est dans une classe de cinq jeunes correspondant à son niveau. Céline, son institutrice, ainsi que toute l’équipe, entourent Julia d’attentions et d’un programme pédagogique pointu avec orthophonie, psychomotricité, verbalisation, langage des signes, sports, stimulations diverses. Ils font un travail remarquable et je les en remercie infiniment.

Aujourd’hui, Julia a un petit frère né de ma chair qui a trois ans et une soeur d'adoption venue du Bénin qui est arrivée un an et demi après elle, en avril 2003.

Chloé Laroche

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____________________________ Commentaire :

Je suis vraiment touchée par cette histoire de Julia ....
il y aurait tant à dire mais je crois qu'il y a surtout à faire !
je suis éducatrice spécialisée sur Lyon et je souhaite vraiment intervenir auprès de ces enfants roumains, pourriez vous m'indiquer quelques infos svp a savoir, comment je dois m'y prendre
j'ai perdu ma fille à la naissance l'année dernière et depuis, j'ai eu un petit garcon Kostia .... 
j'ai vraiment envie d'aider ces enfants

merci de me répondre 

marion

Ecrit par : marion | 22.08.2008


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L'HISTOIRE DE L’ASSOCIATION S.E.R.A.___________ Solidarité Enfants Roumains Abandonnés




- SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) a été créée en 1990 pour mettre fin au scandale des abandons d'enfants en Roumanie.

- Au cours des seize années qui se sont écoulées depuis la disparition de Ceaucescu, des progrès ont été réalisés : en particulier, la loi qui organisait l'abandon des enfants a été abrogée et le droit de chaque enfant à une famille est désormais reconnu.

- Mais beaucoup reste à faire : les abandons n'ont pas cessé, et 50 000 enfants abandonnés s'entassent encore dans des orphelinats.


L'OBJECTIF :

L'objectif de SERA est de mettre fin à cette situation intolérable par trois moyens :
• la prévention de l'abandon ;
• la "désinstitutionnalisation" des enfants abandonnés ;
• l'humanisation des conditions de vie des enfants tant qu'ils sont dans les orphelinats.


LES ACTIONS :


- Pour la prévention de l'abandon, SERA a créé, en 1996, dans l'un des 41 Départements de Roumanie, le premier "service social" du pays. Grâce à celui-ci, une centaine de petits enfants ont pu échapper aux orphelinats dans l'année. Devant le succès de cette action, le gouvernement roumain a décidé, en 1997, de créer des "Directions de la Protection de l'Enfant" dans chaque Département. SERA contribue à cette importante réforme en subventionnant le fonctionnement d'une douzaine de ces Services.


- Pour la "désinstitutionnalisation" des enfants abandonnés. Depuis l'origine, SERA apporte une aide financière à des familles pour leur permettre de reprendre l'enfant qu'elles ont abandonné. En outre, SERA travaillait en étroite liaison avec les principales oeuvres d'adoption françaises, qui réalisaient chaque année une centaine d'adoptions. Depuis novembre 2000, l'adoption internationale est, hélas, interdite en Roumanie. Pour sortir néanmoins les enfants des orphelinats, SERA contribue à développer le placement familial :
5 000 enfants sont aujourd'hui dans des familles d'accueil rémunérées en Roumanie. SERA subventionne chaque année une centaine d'entre elles.

- Pour l'humanisation des conditions de vie des enfants, SERA intervient directement dans une trentaine d'orphelinats : équipement (chauffage, sanitaire, etc.), et fonctionnement (personnel éducatif et médical, nourriture, jouets, vêtements, etc.). SERA prend aussi médicalement en charge, chaque année, environ 150 enfants des orphelinats qui sont soignés dans les hôpitaux de Bucarest.


LES RÉALISATIONS DE SERA DEPUIS 1990 :

Au total, depuis 1990, SERA a contribué à améliorer le sort d'environ 24 000 enfants, qu'ils aient échappé aux souffrances des orphelinats ou que, dans les orphelinats, ils bénéficient de conditions de vie meilleures.


L'ALLIANCE AVEC CARE :

Depuis 2003, SERA s'appuie sur CARE, association de bienfaisance assimilée fiscalement à une association d'utilité publique (arrêté préfectoral du 28 octobre 1997), avec laquelle SERA a fusionné.

SERA
13, rue Georges Auric - 75019 PARIS
Tél. : 01 53 19 89 89

Nous contacter par mail : info-care@carefrance.org
Connaître l'action de CARE France et SERA : www.carefrance.org

Faire un don en ligne sécurisé pour soutenir l'action de SERA : www.carefrance.org/soutenez/donligne.htm

 
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