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16/11/2011

Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.

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J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.vigoureux,congo,afrique,identité,existence,adoption,exister,accueil,sans papiers,étranger,immigration,politique,frontiere,bénin,famille adoption,refus adoption,justice,tribunal,actualité,rapprochement familial,injustice,pétition,education sans frontieres,france,adolescence,colère

Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?

Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.

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Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."

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Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.

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Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour. 

Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.

 

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______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.


Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.

En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.

A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.

Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.

L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !

Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !

Cela suffit !

Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.

Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !

Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !

C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."

 

Et toujours : 
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html 
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html

Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09

 

28/12/2010

Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention depuis le 13 décembre, privé de sa famille.

beo03009.jpgURGENT ! Appel à fax/mail pour M. RAKOTOMALALA___

Son avion est prévu le 29 décembre !! Mais il va être arraché à ses jeunes enfants et à sa femme...


Merci d'envoyer fax/mails pour la libération de M. RAKOTOMALALA au Préfet de Paris.p_transports_pirogue_plantes_maroant.jpgk0541403.jpg

Faxer, mailer à la Préfecture de police de Paris
la lettre que je signe ci-dessous :

Fax : 01 53 71 67 23
Mail :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

p_petite_nounou_tana.jpgMonsieur le Préfet,


Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention à Vincennes depuis le 13 décembre. Monsieur le Préfet, vous en êtes responsable.


Nous avons appris l'arrestation et la mise en rétention le 13 décembre 2010 au centre de rétention de Vincennes 2 de Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA né le 22/08/1973 à Befalatanana à Madagascar.


Pour cette famille malgache qui a choisi de vivre en France parce que l'avenir était sombre chez eux après que la mère ait été molestée l'an dernier lors des troubles, Noël a été triste.k1870743.jpg


Entré en France le 18/07/2010, avec un visa, cet homme est venu rejoindre son épouse Mme RATEFIARIVONY Amdriamifidinirina Eliette épouse RAKOTOMALALA née le 16/03/19768 à Andriamanjaka, qui elle était en France depuis le 18/07/2009.

 

Sa plus grande crainte est que ses enfants doivent retourner à Madagascar qui les accueillera très mal.

 

k0634778.jpgLe couple a deux enfants qui s'appellent :


- ANDRIAMANJAKA Hay Kathusca née à Ankadifotsy Madagascar le 7/11/2003, scolarisée à l'école élémentaire 20 rue Falguière 75015 Paris en classe de CP


- ANDRIAMANJAKA Syrandi Georgio, né le 25/08/2006 à Befelatanana Madagascar

Scolarisé à la maternelle 149 rue Vaugirard 75015 Paris.


Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA a trouvé un travail de livreur pour faire vivre sa famille. Il n’avait fait encore aucune démarche pour demander un titre de séjour, attendant d’avoir une promesse d’embauche pour présenter un dossier.2cec9d394fb0e47e.jpg


k2668091.jpgMonsieur le Préfet, dans cette semaine de Noël nous vous demandons d’avoir un geste généreux, de faire libérer Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA et d’annuler l’Aprf (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) que vous avez pris à son encontre, afin qu’il puisse rejoindre son épouse et ses deux enfants de 7 ans et 4 ans qui ont besoin de leur papa.k0998598.jpg


En espérant que vous donnerez une suite favorable à notre demande, veuillez acceptez, Monsieur le Préfet, nos respectueuses salutations.


Chloé LAROCHE

et tous les membres d'Éducation sans Frontières, réseau libre, uni et solidaire.u10829291.jpgu10453855.jpgmoton459.jpg



"On ne sait plus quoi dire pour que les hommes, les femmes et les enfants arrêtent d'être des numéros d'un quota à atteindre. De grâce derrière vos décisions des drames se jouent. Un peu d'humanité c'est juste ce que nous réclamons, ce que je demande."
(Joscelyne Burgard)

________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

Sauf les deux photos de Madagascar (les deux enfants et la pirogue) qui proviennent du site : http://www.madareve.com et ont été prises par Christophe Leroy.


 
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