Avertir le modérateur

23/08/2016

Ma proposition de familles d'accueil en France pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asiles. Les politiques demeurent tièdes sur cette question et les solutions tardent à se mettre en place.

Mon dernier article à lire... pour ne pas oublier ceux de l'hiver prochain, ceux qui dormiront dehors, ceux qui ont parcouru tant de chemin pour fuir l'horreur de leur pays.

 

___________________________ migrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

 

 

Bonjour à tous et toutes,

 

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je suis blogueuse depuis de longues années, bientôt dix ans avec vous, et aussi écrivain engagée pour la solidarité.

J’ai écrit et fais éditer l'année dernière : « Solidarité puissance toi » pour dire que nous pouvons être chacun un phare d’entraide et un maillon de solidarité pour nos concitoyens.

Je suis dans ma vie de tous les jours taxi-ambulancière, très sensible aux domaines de la santé et du handicap. Je rencontre et transporte chaque jour des personnes touchées par des accidents très graves de la vie et par la maladie. Mes patients se battent pour la vie et pour reconquérir la liberté de se mouvoir et d'être heureux comme avant. Parfois, ils ne retrouvent pas leur vie d'avant mais ils travaillent à repartir dans une deuxième vie différente, souvent même plus riche encore en explosions de vie et en amour de l'existence restante.

Je suis aussi très sensible aux problèmes d’accueil des sans-abris et des migrants, aux enfants vivant dans la rue aussi ; une centaine d'enfants n'ont pas eu de véritable toit l’hiver dernier à Grenoble. Le numéro d’appel d’urgence, le 115, a dû refuser sans arrêt de l’aide aux appelants, les places d’accueil manquant cruellement. Les écoutants sont obligés de répondre par la négative à 98 pour cent des appels de détresse. Chaque jour, le 115 de l'Isère reçoit entre 60 et 150 appels. C'est un véritable drame social et humain.

En outre, je suis préoccupée par le fait que le Gouvernement reste sourd à la réalité suivante : quatre-vingt-deux pour cent (82 %) des Français sont favorables à l’accueil des migrants sur notre sol, par exemple dans des familles d’accueil volontaires. Rien ne se fait dans ce sens ou alors du bout des lèvres. J'ai par exemple compris que c'était "politiquement correct" d'aider une famille de réfugiés dans une commune ; j'ai entendu ceci de la bouche d'une élue d'une commune iséroise. "Cela fait bien politiquement, tu comprends". On prête un logement, on laisse les bénévoles faire le boulot et puis tout le monde est content. Et toutes les autres familles de réfugiés et de demandeurs d'asile : celles qui restent sur le pavé, celles qui pourraient trouver refuge chez des français généreux et ouvrant leur porte ?

Pourtant, sachez que l’État français donne de l’argent aux migrants lorsqu’ils ont le droit de rester sur notre sol comme réfugiés, et aussi en attendant d'avoir un statut de réfugié, mais personne ne se dit : « Tiens, tel migrant pourrait donner une partie de ce qu’il reçoit à une famille d’accueil et ainsi, nombre de familles accepterait de recevoir ce migrant afin qu'il ait un toit et qu'il soit mieux intégré dans notre pays."

Puisque le demandeur d’asile touche trois cent quarante-trois euros par mois (343), aide appelée allocation ATA et donnée lorsqu'il n'y a pas de place d’hébergement offert par l’État, je propose qu’il reverse à une famille l'aidant à favoriser son insertion en France deux-cent cinquante euros par mois (250) pour les divers frais d'accueil, de nourriture et d'hébergement. Car rappelons-nous que les plus grands coeurs sont ceux des plus pauvres et des moins riches. 

Je propose aussi que la Mairie de commune de chaque famille d'accueil de réfugié ou demandeur d'asile reverse cent euros par mois d’hébergement à cette famille, sachant que les Mairies reçoivent une aide de mille euros par migrant reçu dans la commune. Cela permettrait de trouver une logique équitable et de résoudre le problème de l’accueil dans notre pays. En sachant que chaque famille candidate serait suivie régulièrement par un passage d’éducateurs et de psychologues.

Il faut savoir que le migrant demandeur d’asile ne reçoit, s’il est en Centre d’accueil, que trois euros par jour. Cela signifie que le reste de son aide ATA revient au Centre d’hébergement, soit 250 euros. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec des familles d’accueil pouvant proposer un accueil à la maison ? Je vous rappelle que le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à 350 millions d’euros par an, alors si on en est là, à voir des personnes croupir dans la rue ou dans des bidonvilles de fortune près des grandes villes, c’est que l’État a peur politiquement de s’engager face à des partis xénophobes et nationalistes.

Il est plus simple évidemment de continuer de fermer les yeux sur tous les migrants morts en Méditerranée, plus de dix mille à ce jour, ou de donner de l'argent à la Turquie pour garder les "indésirables" ailleurs. Il est plus simple de vider les camps de fortune des migrants afin de les voir éparpillés comme un troupeau sur lequel on tire dessus à bout portant. Il est si simple de devenir indifférent à une tente en plein Paris ou à une mère dormant dans une cabine téléphonique avec son bébé.

Il est aussi si simple de me répondre : "Comment ??? Tu veux prendre l'argent donné aux réfugiés. Cela ne se fait pas !!"

-Ah bon, tu préfères voir les migrants dans la rue, toi, sans avenir, sans toit, sans école ??

 

Chloé Larochemigrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

____________________

 

Liens importants à consulter :

 

http://missingmigrants.iom.int/

http://ada-grenoble.org/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/09/16/29003-20150916ARTFIG00326-rsa-apl-cmu-ces-aides-dont-beneficient-les-migrants-en-france.php

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

http://www.leparisien.fr/international/migrants-plus-de-10-000-morts-en-mediterranee-depuis-2014-selon-l-onu-07-06-2016-5863307.php

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/82-des-Francais-sont-favorables-accueil-des-refugies-18386?prehome=0

26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silenceAujourd'hui, il existe dans les écoles... des meutes d'enfants-loups plus mauvais que les loups eux-mêmes, car ils s'en prennent à leurs camarades.

L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silencePour finir mon article, je parlerai de ce jeune garçon de onze ans  retrouvé accroché et pendu à un porte-manteau de son école d'Arles. Sa maîtresse de CM2 l'avait exclu de la classe durant quarante-cinq minutes, lui ayant dit : "Tu es inutile, va donc rejoindre les manteaux, qui eux, ne travaillent pas." Cet enfant ayant un caractère joueur et étant plutôt intelligent et vif, l'a prise au mot et s'est transformé en manteau pendu. Il a pris une veste de la part de cette adulte le jugeant de sa hauteur d'enseignante. Quarante-cinq minutes, c'est long pour un enfant, un enfant se retrouvant seul et inutile. Il a voulu s'envoler comme un ange qu'on n'a pas entendu, ni écouté, qu'on a jugé par une critique définitive, sans considérer que cet enfant pouvait avoir des capacités ne demandant qu'à être entendues et respectées.

Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


____________________________________________



 

19/09/2013

La Savoie solidaire pour deux fillettes arrachées à leur banc d'école pour être expulsées.

moton607.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vous savez que depuis longtemps, je me bats pour faire reconnaître le droit des familles à ne pas être démembrées et expulsées, comme on l'a largement connu sous l'ancien gouvernement. Malheureusement, la situation n'est pas plus humaine aujourd'hui, avec une politique de l'immigration qui n'a pas changé envers les familles déjà présentes en France.x17422635.jpg

Voici un article écrit par le Réseau Éducation sans Frontière que je souhaite partager avec vous, concernant une famille obligée de se cacher, avec deux fillettes qui n'ont pu faire leur rentrée sereinement dans le pays de Savoie, à Albertville :

SOUS HOLLANDE AUSSI, ON CACHE DES ENFANTS ET DES PARENTS SANS PAPIERS_____ 
MAÏA et DAVID SHIKHASHVILI, avec leurs enfants : ANA (5 ANS) et TIKA (11 ANS) °°°°°°°°

 

"Samedi 14 septembre à 17h40, l’artiste HK et les Saltimbanks inviteront les deux parents et les deux enfants de la famille Shikhashvili sur la grande scène de la fête de l’Humanité. Ce sera la première apparition de cette famille depuis qu’elle fuit Albertville, le 19 août pour échapper à une expulsion vers la Géorgie le lendemain.

immigration,expulsion d'étranger,scolarité,école,resf,réseau éducation,droits enfant,politique,géorgie,fuite,honte,pays,france,valls,hollande,famille,albertville,savoie,courage,population,résistance,tristesse,accueil,peur,steve osarodian,terreur,oqtf,demande d'asile,préfecture,solidarité,entraide,indignation,colèreDepuis, elle vit cachée, protégée par des particuliers, des gens comme tout le monde qui n’acceptent pas qu’on pourchasse des enfants, qu’on leur interdise d’aller à l’école et qu’on impose à leurs parents de rentrer menottés vers un pays qu’ils ont fui.

Victimes de persécutions parce que couple mixte (David est Géorgien, Maïa Ossète), ils avaient cru trouver refuge en France en 2011. Comme plus de 80% d’entre elles, leur demande d’asile a été rejetée. Ils ont été assignés à résidence pendant 45 jours. 45 jours de terreur à redouter chaque matin de voir la police débarquer.

Quand ils ont été convoqués pour leur expulsion, ils se sont enfuis. Depuis lors, c’est la clandestinité.

Face à un président et un gouvernement qui ne trouvent pas le courage politique de rompre avec les objectifs et les méthodes de Sarkozy en matière d’immigration, face à un ministre de l’Intérieur qui se conduit comme une brute, des enseignants, des parents d’élèves, des gens ordinaires mais aussi des militants et des élus et des artistes comme HK et d’autres se lèvent pour dire qu’ils ne laisseront pas faire. Que ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste, hélas ! sous Hollande.

Il faut que ça change. Maintenant !"


------------____________________________________________________________________

 http://www.educationsansfrontieres.org/

article47430.html


Pour une autre famille :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article47099.html


Et lisez donc aussi l'histoire de Steve Osarodian, 20 ans...


http://www.educationsansfrontieres.org/

article47439.html

IMG_1533.JPG

doucy016.jpg

 

Merci aussi

de lire ceci :

immigration,expulsion d'étranger,scolarité,école,resf,réseau éducation,droits enfant,politique,géorgie,fuite,honte,pays,france,valls,hollande,famille,albertville,savoie,courage,population,résistance,tristesse,accueil,peur,steve osarodian,terreur,oqtf,demande d'asile,préfecture,solidarité,entraide,indignation,colère

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/100913/brutalite-etouffee-pour-le-confort-des-passagers-par-air-france

04/09/2012

La morale laïque accepte t-elle de voir séparer des familles, de voir pleurer des enfants, de voir expulser tous ces camps de roms dont la moitié sont des enfants ?

grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,Bonsoir à tous et toutes,


Quelle bonne idée cette proposition de voir fleurir dans toutes les écoles l'apprentissage de la "morale laïque"... la remise en éducation des belles idées républicaines, comme la fraternité, la liberté, la solidarité, l'égalité.

Mais que les adultes donnent d'abord l'exemple, avant !!

Je n'irai pas par quatre chemins en disant que je suis extrêmement choquée après avoir pris connaissance de l'ensemble des faits établis au sein de cet article-enquête que je vous invite à parcourir aussi :

http://www.educationsansfrontieres.

org/article43937.html

Je suis extrêmement choquée d'entendre chaque jour sur les radios en conduisant mon taxi sanitaire que se déroulent des démantèlements de camps de roms quotidiennement. Certains camps se composaient pour la moitié d'enfants. On détruit les camps mais on ne donne pas de solutions. On les évacue mais on ne les reloge pas. On juge ces personnes, on dit d'elles qu'elles volent, qu'elles pillent, qu'elles sont malfaisantes. Mais on ne les regarde pas comme des êtres humains. 

Je passais chaque jour près de l'hôpital de Grenoble où se trouvait un camp de roms. Un matin, à 6 h, le 26 juillet, cet été, ils ont tous été expulsés de leur lieu d'accueil. Des enfants devaient être scolarisés, pris en charge par des associations. Depuis, elles les recherchent. C'est terrible. Avez-vous pensé au désarroi de ces familles, de ces enfants traqués par la vie, par la misère perpétuelle, par un destin d'éternels nomades ?grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,morale laïque,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,manuel valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,rentrée,actualité,honte,la tronche,mairie,racisme,nomade,errance,fuite,police,violence,rejet,société,injustice,tzigane,roumanie,france,isère,indignation,taxi sanitaire,témoin

Les maires se lavent les mains de tout cela en disant que ces camps sont insalubres et qu'on ne peut les laisser ainsi. Mais l'enfer est bien pavé de bonnes intentions. Et le diable se cache derrière les masques grimaçants de la bienséance et de la propreté urbaine.

La politique du nouveau Gouvernement me déçoit grandement concernant les roms et l'immigration.

L'espérance que j'avais placé en lui s'effondre. Nous sommes passés de Charybde en Scylla, du pire au pire nous sommes passés.

grenoble,roms,camps,la patate chaude,démantèlement,roms action,expulsion,morale laïque,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,manuel valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,rentrée,actualité,honte,la tronche,mairie,racisme,nomade,errance,fuite,police,violence,rejet,société,injustice,tzigane,roumanie,france,isère,indignation,taxi sanitaire,témoinLa morale laïque réclamée par le Ministre de l'Éducation cette semaine dans les écoles devrait apprendre aux adultes qu'on ne peut déloger un enfant de son habitat, fusse-t-il délabré et insalubre, sans le reloger dans un logement décent.


Chloé LAROCHE

________________________


P.-S : merci de lire ces articles pour info :

http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

______________
http://collectif16septembre.wordpress.com/ 

(dont vidéo et photos)

 

 

01/05/2012

Au Bénin, existe une pratique terrible d'infanticide sur certains enfants, racontée dans le nouveau film de Christine François : "Le secret de l'Enfant-Fourmi" attendu le 2 mai.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâchetéBonjour à tous et toutes,


Je suis dans l'attente de voir ce film qui sort demain, le 2 mai, dans les salles.

Ce film s'appelle "Le secret de l'Enfant-Fourmi", tourné par Christine François.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

C'est l'histoire d'une femme de trente ans partie en Afrique à la poursuite d'un amour perdu qui rencontre une femme au Bénin, une maman lui remettant son bébé dans l'urgence et s'enfuyant sans explications. Audrey Dana garde finalement l'enfant avec elle, l'adoptant et l'emmenant en France. Elle revient au Bénin lorsque son fils a sept ans et présente des troubles psychologiques, afin de retrouver le secret de cette adoption.

Ce film s'appuie sur des centaines de témoignages réels concernant des infanticides rituels sur des enfants dits "démoniaques" pratiqués au Bénin, surtout dans le Nord du pays.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Ces infanticides sont basés sur des superstitions attisées par certains sorciers, lesquels se nourrissent de l'observation de certains signes, comme de prendre en compte l’endroit précis où poussent les dents de lait, ainsi que la position du bébé au moment de l’accouchement, sans oublier la prématurité ou l'impression que l'enfant serait habité par des forces démoniaques ou bien présenterait un comportement déviant ou difficile à gérer.

Le village se sent menacé et se protège donc en sacrifiant l'enfant qui représente un danger pour l'évolution du groupe.

_______________________________________________

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâchetéCe film nous oblige à nous positionner et à réagir... voire agir. Ainsi se demander : pourquoi doit-on respecter une tradition qui tue des enfants, sous prétexte que c'est une tradition et une foi ?bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Quelle est cette pudeur extrême et lâche qui oblige certains de mes compatriotes à dire : "On ne touche pas aux traditions des autres peuples, par respect, par principe de non-jugement d'autrui."

Désolée, moi je juge, comme je juge l'excision et sa pratique monstrueuse sur les petites filles et les femmes.

Je juge aussi cette croyance qui fait dire encore à certains croyants d'une certaine religion que c'est bien de lapider et de punir les femmes ayant commis l'adultère. Et qui dit aussi que la femme n'a pas à connaître le plaisir mais doit seulement se dévouer à en donner à son mari. Et qui dit encore que la femme doit se voiler afin de ne pas attiser le désir chez les autres, les hommes mâles étant si faibles qu'ils ne peuvent maîtriser leur convoitise.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâchetéPour en revenir au film de l'Enfant-Fourmi, c'est une histoire assez proche de ce que j'ai vécu avec ma fille que j'ai adoptée au Bénin, avec toutes les questions liées à l'adoption, à l'orphelinat où elle y avait été placée par son père, à sa mère dont elle avait été arrachée, comme l'ont été tous ses frères et soeurs et tous ses demi-frères et soeurs, le père biologique étant polygame et si cruel qu'il a enlevé les enfants à toutes les mamans pour les placer, les envoyer de ci-de là.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâchetéJ'ai vécu cette souffrance de mère adoptive qui apprend des choses inacceptables et si cruelles de l'enfance de ma fille. Cette souffrance qui comprend le fait de devoir gérer les miasmes d'une lignée rejaillissant sur une enfant innocente, enfant au prise avec son passé récent et lointain, au prise à l'abandon subi et très courant dans ce pays.

Le "passé lointain" dont je parle correspond à l'inertie d'un héritage familial et béninois lié à certaines forces du Vaudou qui rôdent dans ce pays, jusque dans l'inconscient des enfants. Je dis "certaines" car il n'est pas question de diaboliser le Vaudou.. mais certaines pratiques peuvent attirer des esprits inférieurs, par l'utilisation de certaines sorcelleries, de poupées, instruments magiques de torture, de certains esprits appelés les Lwas et pouvant entrer en contact direct avec les humains, après appel des sorciers. Les rituels nombreux faits dans ce sens sont présents dans l'inconscient et le patrimoine collectif de ce pays. Un rituel n'est jamais innocent et marque à jamais les esprits. Il peut enchaîner des êtres à ce qui s'appelle le contraire de la liberté des âmes.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Des béninois commencent à se poser des questions sur le bien-fondé de la pratique de l'infanticide liée à la tradition et entretenue par certains sorciers. Quand une maman béninoise a déjà vu sacrifier trois enfants sortis de son ventre, comment ne peut-elle pas être dans la révolte et le combat contre des pratiques à condamner définitivement ?

Ce film va faire le tour du Bénin. Je prie secrètement pour qu'il ouvre les yeux de ses habitants, certains ayant déjà le coeur grand ouvert à l'indignation et soutenant à contre-courant ce film courageux.

bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâchetéChloé Laroche

 

 

 

02/02/2010

Il faut qu'on se bouge. Pour des jeunes gens d'à peine 18 ans qui sont obligés de se cacher pour ne pas être expulsés, pour un jeune père de 23 ans, papa d'une enfant française, enfermé en vue d'expulsion... Cela suffit !

sf_n7z8427.jpgBonjour à tous et toutes,images.jpeg

Vous savez que je suis portée à défendre très souvent des personnes expulsées de France dans mon blog. Ce sont la plupart du temps des parents, très souvent des papas... qui ont leurs enfants scolarisés ici... et bien souvent nés en FRANCE !ITF025051.jpg

Dans ce que je vous présente ci-dessous à travers le communiqué reçu de RESF, le Réseau  d'Éducation sans Frontières, nous trouvons un papa de 23 ans qui est père de la petite Lola, née en 2005. Elle a le même âge que mon fils.

New_Prnt.jpgMon fils va avoir cinq ans et il a perdu son papa, décédé d'un cancer au poumon, sur la table d'opération. Il pleure son père disparu et c'est très difficile pour un enfant. Alors quand un père est vivant, soyons assez humain pour le laisser auprès de ses enfants !! Ne pas l'arracher à sa famille. Ce père est en prison, en centre de rétention pour étrangers de Marseille, et son expulsion est imminente. Il s'appelle Harrag Belhadj et vous pouvez écrire pour lui, téléphoner aussi aux numéros donnés, pour le défendre, pour éviter cette expulsion terrible pour sa famille et sa petite. Vous trouverez plus bas les coordonnées afin d'agir.imageslC9Hqt.jpeg

Que cette terre est triste des larmes des enfants arrachés à leurs parents. Quand c'est la mort, la maladie ou un tremblement de terre qui séparent et démembrent les familles, on parle de destin... mais là, on hurle : CRUAUTÉ, ACHARNEMENT, SCANDALE ABOMINABLE.

Chloé Laroche

imagesb3ZZtt.jpeg

___________________________________________________________________________________________________________________

2 février 2010___________________________ Communiqué reçu ce jour du Réseau d'Éducation sans Frontières : 


"Désavoué publiquement par les juges pour avoir arbitrairement privé de leurs droits 124 demandeurs d’asile, Eric Besson se venge sur les jeunes et les familles. Qu’importent les études en cours, les liens familiaux, la vie reconstruite. Qu’importent les droits. 

Ci-dessous quatre affaires, quatre vrais drames qui menacent la vie d’enfants ou de tout jeunes gens. Sans parler des autres, pareillement traqués et arrêtés, mais qui ont devant eux quelques jours ou semaines d’espoir. Le racolage de voix en saccageant des vies, ça suffit ! Le Ministre de la chasse à l’enfant est responsable, son président encore plus, mais il faut aussi que les hauts fonctionnaires et les moins hauts qu’on implique dans ces affaires honteuses prennent leurs responsabilités. Et qu’on les mette face à elles. Poliment, sans diffamation, mais fermement. Mails, fax, téléphone, tout est bon pour faire savoir ce qui se passe vraiment."

___________________________________________________________________________________________________________________


Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

___________________________________________________________________________________________________________________



Les coordonnées des préfectures concernées se trouvent après chaque situation décrite.

1/ Expulsion programmée pour jeudi de Salima Boulazhar, 18 ans, sa sœur jumelle Salma, forcée de se cacher :

Salma et Salima, deux sœurs jumelles marocaines de 18 ans, venues en France à 13 ans, confiées par kafala (acte de prise en charge) à leur tante résidente en France quand leur grand-mère qui les élevait décède. Or la France ne reconnaît pas la kafala et comme l’adoption est impossible en droit marocain, les démarches de régularisation sont rendues difficiles. Elles font toute leur scolarité à Clermont-Ferrand : Collège La Charme, Collège Gérard Philippe, Lycée Camille Claudel, Lycée Marie Laurencin. Salima - cette année- est en apprentissage à l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon.

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée, angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour. Depuis elle se cache. Le juge des libertés a décidé de prolonger de 15 jours la détention de Salima. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines. Tous ces établissements y compris se mobilisent pour elles, vendredi plus de 150 personnes se mobilisaient avec des élus devant la préfecture de Clermont Ferrand.

Malgré ce soutien, le préfet de région (qui n’est autre que l’ancien secrétaire général d’Hortefeux quand il était ministre de la rafle et du drapeau !) n’en démord pas : pas d’adoption, pas de papier. L’expulsion de Salima est programmée pour le 4/02/2010 à 9h.



Patrick STEFANINI Préfet de la région AUVERGNE

patrick.stefanini@puy-de-dome.pref.gouv.fr
Directeur du cabinet : fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Chef des services administratifs du cabinet : david.besson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Préfecture du Puy de Dôme 18, Bd Desaix - 63033 CLERMONT-FERRAND CEDEX 01

Tél. : 04 73 98 63 63 Télécopie : 04 73 98 61 00

www.auvergne.pref.gouv.fr
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Et aujourd'hui Youssouf un lycéen de 21 ans du LP Camille Claudel à Clermont-Ferrand a été arrêté près de chez lui en rentrant du lycée. Il doit être conduit au CRA de Lyon.

___________________________________________________________________________________________________________________



3/ Expulsion imminente pour Harrag Belhadj, 23 ans, détenu au Centre de rétention du Canet à Marseille, père d’une enfant française :  

Il est papa de la petite Lola, née en 2005, de nationalité française. Il vit avec la maman et le premier enfant de celle-ci. Il contribue aux besoins et aux soins des deux enfants.

Harrag est arrivé en 2005 de manière régulière pour rejoindre son père séjournant en France depuis 2001 et détenteur d’une carte de séjour de 10 ans. C’est en novembre dernier que la préfecture a refusé de prolonger son séjour. Il a un jeune frère de 14 ans scolarisé dans un collège de Marseille.

Durant son séjour, il a mis tout en oeuvre pour construire sa vie professionnelle. Il a obtenu deux CAP, l’un d’Informatique à l’EMO à St Joseph et l’autre en Électricité bâtiment et industrielle à Angoulême. Il est également certifié d’une formation en tant qu’agent de sécurité et a travaillé 6 mois dans ce secteur. L’expulsion est imminente (peut-être aujourd'hui mardi ).



Préfet Michel SAPPIN michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Secrétariat Général : Tel 04 91 15 64 90 / Fax : 04 91 15 62 10


Standard préfecture : Tel 04 91 15 60 00 - Fax 04 91 15 60 70

___________________________________________________________________________________________________________________



3/ Lahouari CHALI, père de famille algérien, en rétention au CRA de Palaiseau (91) :

Arrêté à Gennevilliers le 26 janvier 2010, lors d'un contrôle d'identité, Lahouari CHALI a été placé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau.

Lahouari CHALI est entré en France le 5 mai 2004 en compagnie de sa femme et de leur fils aîné. Yacine, 6 ans, né en Algérie, est scolarisé en CP, à Paris 18ème. Sa sœur Rachida Farah, 5 ans, est née à Paris, elle est en en moyenne section à l'école maternelle André Del Sarte dans le 18e.

Le père de M. Chali vit en France ainsi que la mère, les deux demi-frères et la demi-soeur de sa femme, tous en situation régulière. Le 1er février, rejet du recours au Tribunal administratif. La machine à expulser est en marche.

Récemment deux retenus du CRA de Palaiseau ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’expulsion : tentative de pendaison, grève de la faim, vis avalées. Pas même une nuit entre l’hôpital à l’aéroport, et à l’arrivée à Tunis, la prison pour ce père de famille.



Patrick Strzoda - Préfet des Hauts-de-Seine (92) :

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Secrétaire Général :

didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet :

josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

N° Fax du Préfet : 01 47 25 21 21 - 01 40 97 27 92

___________________________________________________________________________________________________________________



4/ 12 ans d’errance, ça n’est pas assez ! Nouvelle menace d’expulsion pour un père rom d’Evreux :

Mehmet OMEROVIC a été arrêté à Evreux le 29 janvier 2010, mis en garde à vue au motif d'un retard dans les formalités de mise à jour de son permis de conduire, et placé le 30 janvier en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel.

12 années d’errance, de souffrances et d’humiliations pour cette famille de cinq enfants ! Originaires de Bosnie, les Omérovic ont vécu, depuis 1992, tous les drames du conflit entre Serbes et Bosniaques. Accablés par les persécutions de tous ordres, parce qu’ils sont aussi roms et musulmans, privés du droit de travailler, de se loger, de se soigner, d’éduquer leurs enfants, ils ont fui leur pays une première fois pour demander l’asile en Allemagne en 1997. Déboutés, de leur demande, ils retournent en Bosnie, mais subissent à nouveau persécutions et privations de droits élémentaires. Ils tentent alors leur chance en France en 2005, où leur demande d’asile échoue également. Renvoyés de force en Bosnie, ils retrouvent la même situation et survivent grâce à des moyens de fortune. Nouvelle errance vers la France où ils sont arrivés en janvier 2009. Ils déposent une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d’Evreux, s’appuyant sur les dispositions légales en vigueur relatives à la préservation de la vie privée et familiale. Leur demande est rejetée en septembre 2009, rejet assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF). Un recours a été déposé par leur avocat auprès du Tribunal Administratif, et leur audience doit avoir lieu dès ce mois de février.

Soutenue depuis plus d’un an par divers intervenants sociaux et associations impliqués dans le soutien aux migrants en situation de détresse, la famille Omérovic pouvait encore, jusqu’à l’arrestation, espérer que l’Etat français prendrait en considération sa situation exceptionnelle et lui fournirait enfin la possibilité de se reconstruire. Ce père est aujourd’hui en très grand danger d’expulsion et la famille martyrisée une nouvelle fois.

Préfète de l’Eure : Fabienne BUCCIO : fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

Préfecture : Bd. G. Chauvin 27022 EVREUX CEDEX Tél. : 02 32 78 27 27
Télécopie : 02 32 38 24 15 www.eure.pref.gouv.fr

___________________________________________________________________________________________________________________

28/12/2009

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille.

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille. Le parcours de sa grande soeur, une femme remarquable.

_____________________________________________________________________________

 

Bonjour à tous et toutes,

 

 

habitmariage3.jpgAujourd'hui, je souhaite vous parler de certaines femmes très courageuses : des soeurs de ma fille venue du Bénin, et aussi d'une maman d'origine algérienne, à qui je donne tout mon soutien et qui malheureusement risque d'être expulsée de France avec ses trois enfants !rwl03012.jpg

Le Réseau d'Éducation sans Frontières de Grenoble demande à ceux qui le souhaitent de signer la pétition pour cette mère désemparée. Voici le texte qui explique son histoire et dont je vous fais part :

"En France depuis 2007, cette jeune infirmière de trente ans a fuit la violence que l’on exercait sur elle en Algérie.

Elle a bravé l'interdit pour protéger ses enfants alors âgés de trois ans et demi, d'un an et de son bébé à naître.

Elle a trouvé refuge auprès de la seule famille qui ne se soit pas détournée, sa soeur en Isére.

Maintenant elle voudrait pouvoir vivre en liberté, finir ses équivalences professionnelles qui lui permettront d'exercer le métier d'infirmière en France et pour cela obtenir un titre de séjour qui lui assurera une réelle protection.

BCP002-04.jpgSi elle retourne en Algérie, elle ne bénéficiera d'aucun appui, bien au contraire ! Personne depuis deux ans dans sa famille ne s'est soucié de ce qu'elle devenait ainsi que ses enfants.imagesDGkJ3g.jpeg

Les lois de la République doivent protéger les trois petits garçons qui courent un réel danger s'ils sont expulsés !

Nawel doit être régularisée afin d'offrir un foyer sûr à ses enfants !"moton87.jpg

 

Pour signer la pétition, merci de faire le lien suivant : http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

________________________________ Nawel a eu heureusement sa soeur pour l'accueillir et l'héberger en France avec ses enfants.

_____________________________________________________

imagesT5jM75.jpeg

Je vais vous parler maintenant d'autres soeurs, notamment une grande soeur béninoise qui déploie des efforts incommensurables pour réunir tous ses frères et soeurs d'Afrique et pour les sauver de l'abandon. C'est la grande soeur de ma fille venue du Bénin.1794102.jpg

 

Ma fille a eu la joie cet été de retrouver ses grandes soeurs du Bénin, demi-soeurs du même père, un père diabolique qui a fait des enfants par dizaines à plein de femmes... mais cet homme, en plus de ne pas s'occuper de ses enfants, les a arrachés à leurs mères en les plaçant, en les mettant en orphelinats, en les séparant de leur maman, en les rejetant définitivement même adultes.

a01272.jpgSa grande soeur a fait un chemin extraordinaire dont je voudrais témoigner ici. Cette femme  a été mariée de force très jeune et a été emmenée dans un autre pays africain, loin des siens. Là-bas, elle a eu deux filles. Elle s'est enfui avec ses deux enfants. Elle est revenue dans son pays, le Bénin, puis a fui en France où elle s'est reconstruite. Elle a tout fait pour retrouver ses frères et soeurs disséminés partout. Elle les a fait venir avec elle en France ou envoie de l'argent pour aider les autres. C'est une femme remarquable et qui a du cran. Elle s'est battu comme une lionne pour ses enfants mais aussi pour retrouver toutes ses fratries. Elle a réussi professionnellement et peut aider tous ses frères et soeurs. Elle recherche activement ceux qui sont encore en des lieux inconnus et qu'elle n'a pas retrouvé.

Je suis heureuse de faire partie de cette famille par le lien d'adoption qui a fait de moi la maman d'une petite béninoise, maintenant adolescente, fillette abandonnée par un homme polygame, une enfant arrachée à sa maman de force pour traverser l'enfer de deux orphelinats, ma fille.

imagesvIpLYd.jpegEt ma fille est heureuse d'avoir retrouvé ses frères et soeurs, d'avoir des nouvelles de sa maman et d'avoir aussi retrouvé le puzzle d'une histoire confuse où les mensonges ont cru cacher la vérité à une famille adoptive laissée dans le brouillard.

Je pense aussi à toutes ces mamans africaines privées de leurs enfants. Je pense à l'une d'elle qui avait déjà perdu deux enfants de décès et qui s'est vu arracher ses six autres enfants par cet homme odieux. Elle peut maintenant serrer dans ses bras une de ses filles et sa petite-fille, qui ont pu la retrouver des années après et qui viennent la voir de France.

Heureuses fêtes à tous et toutes.bxp29753.jpg

Chloé LarocheimagesD7uutr.jpeg

 

01/10/2008

Le massacre des roses de l'amour. Poème pour ceux et celles qui délaissent l'amour sans préavis, par peur et par lâcheté.

Mn_16.jpg"Je veux rester 

Maître d'oeuvre 

De ma vie,"

 

a dit un jour un monsieur

à une dame qu'il aimait.......

 

"Aussi je te quitte

car je t'aime

et ainsi je demeure décideur".

 

Même si... êtreMn_10.jpg

maître d'oeuvre

cela veut dire

fouler aux pieds

les roses de l'amour

les mains enlacées

les mots tendres

les regards échangés.

 

Mn_22.jpgDes maîtres d'oeuvres

Il y en a plein le monde

Mais ils ne construisent pas

Ils détruisent sans relâche

Semant la discorde, le néant

Et les larmes amères

 

Des maîtres d'oeuvres

Il y en a plein l'époque

"Maîtres de leur vie"

En égoïsme solitaire

Au mépris des sentiments 

Et du respect de l'autre

 

Des maîtres d'oeuvreMn_25.jpg

Il y en a plein la Terre

Jouant avec les coeurs

Multipliant les conquêtes

Éphémères chimères

De sourires narcissiques

 

Maîtres d'oeuvre

En construction de mirages

Gardez votre triste monde

Où l'amour, le vrai, est absent

D'où l'amour, le vrai, s'est enfui 

Jusqu'au bout du désert nu

 

Des âmes meurtries.

 

Chloé


Mn_19.jpgPS : J'avais écrit ceci le 8 août : Je pense à cette femme qui pleure dans la nuit, à cet homme aussi... Ils ont perdu leur aimé(e)... parti(e), séparé(e), divorcé(e). Ils n’ont plus de goût à vivre, pensent ne plus jamais pouvoir aimer. Il y en a plein comme ça. Ils écrivent dans des sites psy pour témoigner de leur douleur, de leur chagrin. Ils s’entraident et se soutiennent. Mais il y a ceux qui restent seuls chez eux, ceux qui en ont marre de leur vie. Ils ne veulent pas mourir, juste échapper à ce manque horrible de l’autre. J’ai envie de leur dire qu’une porte se ferme et qu’alors une autre s’ouvrira.


Achille a témoigné d’Amsterdam : “Le serpent change de peau mais pas de nature. C'est la haine et le désir de vengeance qui engloutit toute chance d'aimer ou de faire un autre pas. Il y a peu de gens honnêtes sur terre, alors je dis soyons tout simplement très rationnels la prochaine fois et ne faites jamais confiance à qui que ce soit même s'il (elle) partage votre lit ou votre vie pendant des années. Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui la malice qu'il ne sent point en lui.”

Un coeur noble ne peut soupçonner en autrui la malice qu’il ne sent point en lui... Les mensonges, la dissimulation, les tromperies, la trahison, la perversité, le sadisme, l’égoïsme, la froideur, la manipulation, l’indélicatesse... font beaucoup de mal entre deux êtres, dans l’amour.

Benblash a 23 ans, il vit à Montélimar et a écrit ceci : “Je viens de me faire larguer... aujourd'hui même. Je m'étais pourtant juré qu'on ne m'y reprendrait plus, et pourtant... j'aime cette fille plus que tout au monde, et malgré ça, elle me quitte. Jamais une douleur ne sera aussi grande que celle laissée par un chagrin d'AMOUR, ce sentiment de solitude, de mal-être, la confiance en soi perdue et toutes ces questions qui se posent... pour digérer une rupture, pas d'autre moyen que d'attendre, attendre et attendre encore. Reprendre petit-à-petit goût à la vie, se relever et à nouveau regarder devant soi. On a beau se raisonner, se dire que ça va s'arranger, parfois ça marche, d'autres pas... mais comme dit le dicton : "Ce qui ne tue pas, endurcit". Il nous faut donc être plus fort que le chagrin pour ne pas nous laisser envahir par lui, se dire que finalement, si cette personne tant aimée est capable de nous faire autant de mal, c'est qu'elle n'en valait pas la peine et qu'elle ne nous aimait pas vraiment... sinon, pourquoi nous ferait-elle pleurer...?”. 

Je terminerai en vous offrant ces paroles de Amaruh, à Düsseldorf en Allemagne :  “Plaie d'amour n'est pas mortelle mais souvenez vous : “Plus haut le singe monte plus la chute sera dure", donc lorsque votre branche casse, c'était tout simplement pas la bonne branche, changez de branche ou au pire changez d'arbre lorsque vous vous en remettrez car on s'en remet toujours avec le temps.”

Je souhaite à tous et toutes beaucoup de courage car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La tempête s’abat sur vous en une seconde : une pierre lancée, un arbre qui tombe, un deuil, une séparation, une tornade, une disparition, un meurtre, un accident de la route ou dans la maison, une noyade, une agression, une maladie... et c’est la fin du bonheur. Mais il vous reste la vie et il faut reprendre son bâton et poursuivre le chemin car un jour ou l’autre, tout le monde meurt... et l’heure de chacun sonne au moment où c’est écrit. Il faut juste l’accepter.
Mn_10.jpg
Mn_19.jpg

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences



 

HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis



Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchisJ'ai moi-même été agressée à Grenoble au mois de mars de cette année par un autiste adolescent qui m'a frappée violemment alors que je l'emmenais à son IME (voir mon premier article). Je conduisais un taxi, avec trois jeunes autistes à l'intérieur, et cela aurait pu être dramatique, pour les passagers et aussi pour les véhicules se trouvant autour, car j'étais à 110 km/heure sur l'autoroute. Je suis restée maître de mon véhicule et j'ai pu arrivée  à destination, avant de me rendre aux Urgences. Lorsque le directeur de l'Institut IME m'a rencontrée, il m'a dit sans aucune émotion ni compassion : "Si vous ne faites pas l'affaire, changez de métier, on trouvera quelqu'un d'autre."ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchisOn nous demande dans ces transports particuliers de fermer la porte à clé ... au cas où un patient aurait envie de sauter et de se tuer. Un collègue m'a révélé un jour qu'un de ces patients dépressifs avait saisi le volant et avait failli causer un accident !

Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

____________________________________

RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

_________________________________________

Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

_______________________________________________________________________

____________________________________________________________________________

___________________________________________________________________

.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


______________________________________


Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

___________________________

Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

_______________________________________________

Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

______________________________

Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

______________________________

Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

______________________________

Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

____________________________________________

 

TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

Répondre à ce commentaire

 

Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

2121353313.2.jpg

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu