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02/10/2017

J'ai douze ans et vous raconte l'histoire de ma scolarité. Douleurs, solutions, harcèlement, phobie scolaire, précocité, EIP, PAI, absentéisme.

J'ai douze ans et vous raconte l'histoire de ma scolarité.

Douleurs, maux de ventre, insomnies, exclusion, solutions, harcèlement, phobie scolaire, PAI, EIP, signalement, précocité.

 

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Je suis un garçon de douze ans

Et j’ai eu un parcours scolaire atypique
Je rêvais à deux ans d'aller à l’école
Et j’ai démarré chez les petits de Maternelle

Ma maîtresse déjà me trouvait très précoce
Puis nous avons dû déménager
Car le propriétaire voulait vendre
Je suis parti à la Villeneuve de Grenoble

En fin de deuxième année de maternelledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Ma mère a fait une demande pour le CP
Car je m’ennuyais et avais envie d’apprendre
Je voulais lire et faire d'autres choses

À cause du refus pour le CP
Je suis allé en privé où j'ai suivi
Deux niveaux en même temps
Mais l’école a fermé pour petits effectifs

Alors ma mère m’a remis dans le public
Mais là la maîtresse a parlé de niveau
Tiré vers le bas et moi aussi allant très mal
Car je m’ennuyais de plus en plus

Alors comme je demandais plus à l’écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
J’ai commencé à montrer que j’existais
On m’a puni en me faisant copier sans rien comprendre
Tout le règlement de l’école à l’écart d’un projet

Projet où toute ma classe devait sortir
On m'a laissé dans une pièce tout puni
Et si triste de ne pouvoir participer, exclu
Que je commençais à tout détester

Et puis des idiots m’ont déshabillé dans la cour
Mais aucun adulte présent pour me défendre
On m'a fait manger du sable et du reste
En février, je ne voulais plus y retourner

Donc ma mère m'a remis dans le privédouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
En payant même si c’était dur pour elle
J’ai trouvé une gentille maîtresse
Qui a su me redonner confiance

J’ai dans la tête le décès de mon père
Et plein de douleurs dans les jambes
Qui m’empêchent souvent de m’endormir
Maux de croissance chez certains enfants

Et là, je passe en CE1 dans la même écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Mais en mai je dois partir car on déménage
Pour le nouvel emploi de ma mère à temps plein
J’arrive dans une nouvelle école dite publique

J'ai malheureusement des problèmes de dents
Je suis opéré mais finit l’année tout de même
Cependant arrive un drame le dernier jour
Je suis insulté et giflé dans un coin de la cour

J’ai tellement eu de peine et de peurs
Que j'ai demandé à ne pas y retourner
Je passe mon été à ressasser la violence
Reçue de la part de ces élèves jaloux

Ma mère demande le changement d’écoledouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Mais la veille de la rentrée on lui annonce
L’obligation de mon retour dans ce même lieu
Alors qu'on lui avait parlé d'un autre possible

Ma mère trouve une école m'acceptant immédiatement
Dans le privé et au sein d’un petit village accueillant
J’ai fait là deux années en sautant même une classe
Car enfin ma précocité a été reconnue et prise en compte

Puis je suis entré au collège de proximité près de chez nous
Avec l’envie de devenir grand et l'entrée en sixième
Des maux de ventre ont tout cassé et aussi de l'humiliation
À nouveau des élèves m’ont humilié et m’ont fait honte

J’ai cherché à me défendre car on m'avait baissé le pantalondouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,PAI,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance,
Je me suis pris un avertissement au lieu d’être protégé
Puis les douleurs ont créé des absences nombreuses
Et j’ai vu quelques médecins pour me soigner sans succès

À la mi-décembre je suis arrivé dans une petite pièce du collège
Avec le médecin scolaire, l’infirmière et toute la direction
Chacun a été gentil et compréhensif avec moi et ma mère
Proposant la mise en place d’un PAI, projet d’accompagnement

Cela m'a soulagé car je ressentais une telle pression
Et aussi l'angoisse de ma mère face à mes absences
Mais ce qui me panique c'est d’avoir toutes ces douleurs
Et que des médecins me disent que c’est dans la tête

Certains ont fait même la morale à ma mèredouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
En lui disant qu'il fallait me forcer à aller en cours
Mais savent-ils qu’elle assume déjà son travail
Et qu'elle fait de son mieux pour m’élever ?

Malheureusement au bout de quatre semaines
Ma mère a été convoquée par le collège
Pour une terrible réunion où on lui a reproché
Mes changements d'école et mes problèmes

« Pourquoi tant d’écoles, Madame ??
Vous voulez garder votre fils chez vous…?
C’est pas bien de faire du tourisme médical…
Pourquoi aller voir tous ces médecins ?

Vous êtes un danger pour votre filsdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Le PAI est remis en question
On propose un signalement
Pour votre enfant pas assez présent »

La médecin scolaire a été terrible en créant
Un tribunal de femmes venues de la Direction
Debout devant ma mère seule et sans défense
Elle l’a accusée du pire et d’être mauvaise pour moi

Ma mère est rentrée en larmes à la maison
J’ai compris que l’apaisement s’était envolé
Les adultes m’avaient fait de fausses promessesdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Mon PAI n’était plus qu’un bateau à la dérive

Ils avaient dû mal compter car il y avait eu quinze jours
De vacances et puis beaucoup d’efforts de ma part
Des professeurs n’étaient même pas encore avertis du PAI
Le monde s'est écroulé pour ma mère blessée et déçue

Quinze jours après une lettre est arrivée avec une amende
Menace de huit cent euros pour les parents d’enfants absents
Beaucoup d’erreurs dans le comptage de mes absences
Même admis aux Urgences, il était noté : « pour raisons personnelles »

Puis j’ai été convoqué par des dames me posant plein de questions
Dans un grand immeuble puis à la maison avec ma mère présente
À certains moments j’étais seul avec ces personnes, essayant de répondre
Je sentais que tout était fait pour évaluer la situation et tout examiner

Au bout de quelques semaines, un rapport social est arrivé douleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Avec notre histoire mais aussi des invraisemblances
Comme de dire que je n’appelle pas ma mère « Maman"
Ou qu’elle se conduit comme une soeur avec moi…

Enfin, un jour de mars, j’ai été inscrit au Cned car la Principale a dit
Que le collège n’était pas un hôpital et que… « Dieu merci
Tout le monde allait bien dans son établissement »… à part moi
Qui valait moins qu’un certain élève cancéreux qui lui était présent

Un médecin a proposé que je prenne de la mélatoninedouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Pour résoudre mes problèmes d’insomnie et de peur du noir
J’ai pu garder la lumière la nuit et arriver à m’endormir plus tôt
Mais pour mes douleurs rien n’a été trouvé à part des granules

J’ai travaillé seul chez moi, en faisant cours et devoirs
Mais au bout de deux mois j’étais si triste avec des idées noires
Que ma mère m’a remis au collège pour la fin de l’année
Chose que j’ai demandée moi-même pour arrêter l’isolement

Je suis revenu pour la rentrée dans le même collège
J’étais en classe de cinquième mais avec encore des douleurs
Des jeunes ont commencé à me montrer du doigt et à me parler
De simulations et de mensonges sur mes absences

En octobre je suis rentré en refusant de retourner en ce lieudouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Très vite on a parlé d’un dispositif de « Soins-études »
Et en attendant une place, inscription au Cned à nouveau
Jusqu’au printemps suivant j’ai attendu et rêvé à une solution

Lorsque j’ai été accepté à la Passerelle, j’ai essayé
Mais j’avais toujours des maux de ventre, des insomnies
Et les absences se sont accumulées avec la menace aussi
De n’être pas repris en mai ou à la rentrée suivante

Des personnes très accueillantes ont tout fait
Pour me redonner confiance et constance
Avec la proposition d’arriver à gérer mes douleursdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Et des termes comme « phobie scolaire » ont germé

Mais ma mère m’a appris qu’elle avait un cancer
Elle a été opérée en mai et j’avais peur, très peur
Mon père était mort sur une table d’opération
Comment ne pas avoir d’angoisses et de peurs ?

Bien que ma mère ait supplié la Passerelle de me garderdouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
La décision est tombée début juin : j’étais rejeté de là
Avec la seule possibilité possible : un retour au collège
Alors nous avons déménagé pas loin, de l’autre côté

Ils m’avaient gardé trois mois mais malgré leurs efforts
Je n’ai pas réussi à prouver ma bonne foi et ma volonté
J’étais regardé comme un garçon absent et un peu zèbre
Avec des douleurs bizarres comme un monstre invisible

Là, je suis maintenant dans un nouveau collège
En quatrième mais toujours des absences et des douleurs
Je dois gérer tout cela, plus mon regard inquiet sur ma mèredouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Et mes inquiétudes car elle suit un traitement de chimiothérapie

Je vois bien qu’elle est courageuse, qu’elle fait à manger
Qu’elle est fatiguée mais qu’elle reste digne et forte
Le matin parfois elle me gronde pour me faire lever
Mais je lui ai dit un matin que j’avais envie de mourir

Alors elle a demandé de l’aide au médecin scolaire et à l’infirmière
Grâce à un handicap reconnu, du fait de mes douleurs qui durent
Une baisse de mes heures de cours a été proposée en essai
Sinon ma mère « risque d’être convoquée au Tribunal »

Ce sont les mots de l’assistante sociale du collègedouleurs,exclusion,phobie scolaire,harcèlement,peur,maux ventre,mal de ventre,insomnie,mélatonine,école,changement,soins-études,pai,médecin scolaire,abus,médecine,enfant,ado,adolescent,signalement,services sociaux,enquête,absentéisme,amende,réunion,parent,absence,collège,cned,correspondance,cours correspondance,instruction,obligatoire,devoir,cours,professeur,principal,infirmière,soins,groupe,médicament,souffrance
Je préfère croire aux propositions du médecin
Même si cette dernière a parlé d’hospitalisation
Pour l’instant je fais beaucoup d’efforts

J’espère que ma mère va guérir et que…
Je vais arrêter de souffrir.

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---------------------------  Solutions et aides :

 

http://www.phobiescolaire.org/

http://www.phobiescolaire.org/livres

http://www.anpeip.org/quest-ce-que-la-precocite-intellectuelle/si-precocite-pourquoi-savoir/reconnatre-precocite

 

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26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

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L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

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Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


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07/11/2010

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes à tout va.

k2501435.jpgBonjour à tous et toutes,

Nous appartenons aujourd'hui à un monde où le mot RECOMMENCER prend tout son sens dans le nombre effarant de séparations, divorces, licenciements, pertes de travail ou de toit, pertes de revenus et perte de toute une vie.

Certains se relèvent vaillamment mais péniblement de ces épreuves, d'autres rebondissent avec brio et énergie et puis d'autres en ont assez et sombrent dans les mares froides et sombres de la peur, de la désillusion, de la dépression, du retrait, du dégoût de tout, du laisser-aller, etc.

On peut comprendre l'homme blasé devant l'amour, depuis que sa femme l'a laissé tomber avec ses deux enfants, pour vivre "à fond" un nouvel amour... On peut comprendre ses paroles cyniques et sa colère.u17939304.jpg

On peut comprendre que celui qui a perdu son emploi après des mois de harcèlement moral n'ait plus envie de rebondir et attend lentement que le travail vienne à lui, que le moral revienne. Il a perdu le feu sacré de celui qui a donné son coeur au travail et qu'on a donné en pâture au mépris, au rejet, à la méchanceté gratuite.

NVS3188.jpgOn peut comprendre que telle femme en ait assez après avoir été agressée dans son emploi par un client et qu'ensuite, après avoir été virée -parce que ça faisait "plus propre"- de son emploi.... elle entende des propos ignobles deux ans et demi plus tard dans la bouche de son nouveau chef, dans un nouvel emploi : "Vous savez, c'est normal qu'elle ait des problèmes ici. Elle en avait déjà dans son travail précédent." Rebondir veut dire quoi alors ? Penser qu'on s'est reconstruit, qu'on va être guérie de cette agression, d'autant qu'il y en a déjà eu encore une autre avant, dans un autre emploi : l'attaque d'une bande.... Juste savoir que certains métiers sont à risques... mais qu'à notre époque une victime devient suspecte d'être agressée et qu'il faut être lisse de partout dans ce monde.

L'univers de l'entreprise est malheureusement un repaire de requins où recommencer devient un jeu de pistes afin de découvrir le patron qui sera plus humain que les autres.

PAA174000078.jpgNotre monde n'accepte plus que recommencer ne nous parle pas car aujourd'hui une personne qui n'aura pas plusieurs métiers successifs dans sa vie, plusieurs postes successifs, ne survivra pas.

Et ne parlons pas du domaine de l'amour. C'est un terrain miné et encadré par les recommencements !

Alors voici pour vous ci-dessous ce petit texte que j'aime beaucoup.

Et bons recommencements à tous !.................

 

Chloé LAROCHE

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Recommence !


"Recommence même si cela te coûte

même s'il faut en payer le prix,
même si tu sens la peur au plus profond de toi.

Recommence même si une illusion s'éteint,

même si tes engagements sont difficiles à tenir,
même si on ignore tes efforts.

NVS3188.jpgRecommence pour donner le meilleur de toi-même

avec enthousiasme et confiance,
comme si tu ressuscitais chaque matin.
Recommence pour rire et offrir
du soleil par tous les temps,
avec joie et avec amour,
comme s'il y avait toujours de quoi se réjouir.

Recommence pour transformer l'existence

avec l'espoir du dialogue
pour jeter des ponts par-dessus les séparations (...)."

(Texte d'une lectrice anonyme du magazine "Prier" du 09/2003)

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INFO DE LA CRÉATRICE DE CE BLOG, CHLOÉ LAROCHE :

 

D'où viennent les photos illustrant les articles de mon blog ? Je fais un gros travail d'illustrations de mes textes avec comme source d'inspiration le site Fotosearch qui, "grâce à son moteur de recherche d'images, vous fait économiser du temps en vous permettant, sur un seul site web, de chercher parmi plus de 7,7 millions d'images de plus de 100 éditeurs de banques de photographies, d'illustrations et de séquences vidéo". Il y a beaucoup de photos libres de droits sur ce site, énormément. Sinon, je mets aussi parfois mes photos... considèrant que l'art est partage. Mes textes sont partagés et aiment ce mariage entre leur sens et le sens des photos choisies. Si un lecteur souhaite que j'enlève une photo et motive sa demande, qu'il me contacte. Merci à tous de votre intérêt pour mon travail.


Chloé LAROCHE____________________________________________________________________________________________________

30/09/2009

Démission contre harcèlement et enfer au travail. Partir ou mourir : c'est parfois un choix nécessaire. Mes propos sur les suicides d'employés de France Télécom, d'enseignants, de policiers, d'agriculteurs et de salariés au bout du rouleau.

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k0134461.jpgVous êtes le VINGT-QUATRIÈME SUICIDÉ de l’entreprise France Télécom. Il y a eu vingt-quatre suicides depuis février 2008. Certains se demandent pourquoi on parle autant de vous alors qu’on ne relate pas chaque suicide de policiers, d’enseignants ou d’agriculteurs et pourtant il y en a.

Certains se demandent pourquoi vous ne démissionnez pas au lieu de sacrifier votre vie jusqu’à la mort et comment vous pouvez en arriver là.

Ainsi le “Voyageur” a écrit ces mots que je vais citer, lus dans les échanges du Grain de Sel de Culture Forum : “Vraiment là il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout : comment peut-on se flinguer à cause d'un boulot, alors qu'il y a une solution bien plus simple et moins radicale qui s'appelle démission ? En ce qui me concerne, chaque fois que je me suis retrouvé dans une situation professionnelle trop stressante et en proie à toutes sortes de pressions, je leur ai tout simplement claqué la porte en leur disant d'aller se faire mettre (pour rester poli), quitte à me retrouver au RMI pendant 6 mois ou plus, il y a suffisamment d'aides sociales qui ne cherchent qu'à vous aider à vous remettre sur les rails, et à moins d'être vraiment le roi des abrutis on finit de toute manière par retrouver un autre boulot, peut-être à moindre salaire mais c'est toujours mieux que la mort !”k0041590.jpg

k0274162.jpgCher Voyageur, il est vrai que la démission peut éviter le pire dans une situation professionnelle impossible à vivre... seulement dans la conjoncture actuelle, retrouver un emploi est un challenge, un défi impossible pour certains, selon l’âge et selon le métier. Et puis, avant de rebondir vers autre chose, on a la tête dans le sac... On est choqué, cassé par le harcèlement, les brimades, les changements brutaux, les ordres inhumains passés sans ménagement, les reproches injustifiés, les manipulations mentales faites par les chefs sur les employés afin de les faire plier et de leur montrer qu’ils sont les plus forts.

Mais, Voyageur, je vais aller dans votre sens...

Je peux révéler ici quelque chose d’important et de vérifié, après avoir personnellement conversé avec un juriste averti sur la question, que PLUS VOUS RESTEZ dans un emploi où vous subissez tout cela, PLUS VOUS AUREZ DU MAL à retrouver un autre emploi et à être assez solide et combatif, car l’énergie passée dans une lutte vous enlève l’énergie pour un autre combat.

WDWO14.jpgJe crois que c’est important pour les salariés qui me lisent de savoir cela. Ne pas se permettre de laisser des plumes, de tomber dans la dépression et de casser son intégrité ainsi que le respect de soi. Si vous pensez ne pas retrouver de travail dans votre domaine, qui vous empêche de changer de secteur ? Je suis bien passée de professeur à chauffeur ambulancier puis taxi pour personnes handicapées. J’ai bataillé, je me suis formée, j’ai poursuivi, j’ai rebondi. Aujourd’hui, je suis assez diplômée pour ne pas me laisser marcher sur les pieds et ne pas laisser un chef me manquer de respect. Je sais que je retrouverais du travail.k0775383.jpg

Sinon, au pire, je ferai autre chose. Assistante maternelle, famille d’accueil pour personnes âgées, etc. Il y a des secteurs qui recherchent. Il faut penser que pour s’en sortir, on doit sortir du cadre, penser autrement, se dire qu’on se met parfois des barreaux aux fenêtres ou qu’on laisse l’autre en mettre... l’autre s’appelant chef, supérieur hiérarchique, contremaître, patron, directeur.

Je pense que le suicide n’est PAS UNE MODE, comme je l’ai entendu dire en plus haut lieu... Affirmer que dans l’entreprise France Télécom, on se suiciderait pour faire comme les collègues précédents est une insulte grave envers les morts, envers ceux qui ont “choisi” cette issue fatale, envers ceux qui ont pointé de leur décès le disfonctionnement de leur travail.k0129994.jpg

roses-1.jpgL’enseignant qui se suicide indique par sa mort qu’il est insupportable que l’État puisse les séparer de leur famille durant une à trois années, avec des décisions D’AFFECTATION de postes allant à l’encontre des demandes de chacun. Des couples se séparent à cause de cette politique, cette politique de l’Éducation Nationale qui est d’utiliser les enseignants comme des pions sur la carte de France. “Je t’envoie là, à l’autre bout de la France... Je m’en fiche que tu aies des enfants ou que ta compagne tombe enceinte dans ta première année d’enseignement. Et puis que tu sois marié, je m’en contrefiche. Tu es là pour bosser, pas pour t’amuser.”

POL-015.jpgDes policiers se suicident car leur métier est éprouvant. Ils doivent obéir à des ordres au doigt et à l’oeil. Ils vivent la violence tous les jours et doivent rester stoïques et forts durant toute leur carrière. Ils sont confrontés à des drames, voient des cadavres et se trouvent en face de la souffrance humaine à chaque minute. Seraient-ils des demi-dieux pour pouvoir encaisser tout cela sans que cela les affecte au fil des ans ?!!

Des agriculteurs se suicident car leur métier les place dans un désert affectif insupportable, en plus des pressions sur leur travail, des difficultés de charges financières et un emploi du temps omniprésent dans leur vie.

Que penser de ce suicide collectif des producteurs de lait qui jettent leur lait ou le donnent ? Ils sont acculés au désespoir mais au lieu de passer à l’acte individuellement, ils le font collectivement et courageusement, car quand on est au courant des charges et dépenses professionnelles qu’ils ont à payer chaque mois, on peut se poser la question : comment vont-ils pouvoir y  arriver sans rentrer d’argent ? Que vont-ils devenir à la suite de cette grève où l’or blanc est noyé dans les sillons d’une société de profit ?images.jpeg

 

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Je rends hommage à tous les salariés, à tous les travailleurs, à tous les artisans et professions indépendantes qui luttent pour s’en sortir.

PAYSAGE-IMAGE.jpgJe rends hommage aux vingt-quatre personnes salariées de France Télécom qui se sont donné la mort.

Je rends hommage à tous les suicidés des différents corps de métier qui ont été détruits dans leur travail par des dirigeants sans humanité et uniquement intéressés par le profit et le rendement.

Je voudrais dire aux chefs qui me liront qu’il n’y a rien de tel qu’un salarié heureux. Le respect, le dialogue, la consultation préalable de chacun, l’écoute des demandes humaines (repas pris normalement, amplitudes et horaires normaux, respect des mères et pères de famille dans leurs obligations et leur vie de famille), la prise en compte du mérite de chacun sans reproches injustifiés, la balance entre l’effort du salarié et le respect de sa vie familiale, le fait de savoir gérer une équipe en formant une solidarité et une cohésion au lieu de générer des jalousies, des dénonciations, des coups bas entre collègues : tout cela peut former un cocktail intéressant pour que le mot “harcèlement au travail” n’apparaisse jamais dans l’enceinte d’une entreprise.00821AP08090.jpg

BCP004-09.jpgBien sincèrement à tous,

Chloé Laroche

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Voir l'article du Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/29/apres-un-nouveau-suicide-france-telecom-suspend-le-principe-de-mobilite_1246718_3234.html

18/09/2009

Je viens de recevoir un refus pour une adoption prononcée en 2002. Ma fille adoptive arrivée en France depuis 2003 n'est toujours pas reconnue comme citoyenne française et comme mon enfant. Ma colère de mère et de salariée aussi.

Bonsoir à tous et toutes,


u10494630.jpgVous savez que depuis de longs mois, je me bats pour finaliser l’adoption de ma fille venue du Bénin en 2003.

J’ai fait des articles précédemment que vous pouvez consulter dans la catégorie “Mes confidences de mère adoptive et biologique”.u17165509.jpg

L’adoption plénière n’ayant pas été acceptée par le Tribunal de Nantes neuf mois après l’arrivée de cette enfant sur le sol français, j’avais décidé devant la complexité administrative de demander une adoption simple.

Je l’ai demandée en 2007 et un refus m’a été notifié par le Tribunal de Grenoble en 2008, alors que le Juge des Tutelles avait donné son accord lors d’un Conseil de famille et que l’enquête de la Brigade des Mineurs sur ma personne s’était révélée favorable.

Depuis, j’ai fait appel et une audience s’est tenue en juin. Malheureusement hier, j’ai reçu le refus des Juges.images.jpeg

Sur le seul motif que les parents biologiques de ma fille seraient peut-être probablement vivants...

Le directeur de l’orphelinat de Takon où se trouvait ma fille au Bénin certifie que les parents sont décédés et qu’il a vu les certificats de décès. De plus, le Ministère nous a fait parvenir en juillet 2008 un papier officiel certifiant que ma fille est bien orpheline et que ce sont son oncle et sa tante qui l’ont recueillie puis abandonnée en orphelinat.

Tous ces gens sont-ils des menteurs ? Le monde de l’adoption serait-il miné au point qu’après m’être occupée d’une enfant depuis 2003 -six années- on me notifie officiellement que je ne suis rien pour elle.

00008LR-U.jpgDes Juges se permettent de renier une adoption prononcée au départ. Ils livrent sans aucun état d’âme un lien d’adoption au néant absolu. Et je ne parle pas dans le vide. Puisque la seule réalité est que ma fille était en orphelinat et que je l’ai retirée de là pour lui apporter amour, affection, sécurité affective et familiale, nourriture adaptée et tout ce qu’on peut apporter à un enfant, avec l’éducation, les sorties, les limites qui aident à se construire, les repères pour grandir, l’accompagnement vers l’autonomie de l’enfance à l’adolescence. Le néant absolu est de dire : “Il n’y a aucun doute sur le fait que vous éleviez cette enfant mais nous n’avons pas à entériner un lien affectif.”

Ma fille était une enfant déjà grande à son arrivée en France. Elle croyait qu’elle aurait la nationalité française, que la France l’accueillerait, que j’étais sa mère adoptive pour de vrai. Elle m’a appelée Maman... et depuis, j’ai entendu des phrases détestables de la part d’autorités comme : “Mais, Madame, vous n’avez aucune existence juridique auprès de cette enfant. Vous l’élevez mais vous n’êtes pas sa mère officiellement.” C’est rude, extrêmement difficile à vivre.

Je vis ce refus comme une négation de l’adoption, de tout cet espoir mis depuis 2002, de toutes ces batailles pour donner une identité à ma fille, un nom, le mien avec le sien, pour qu’elle ait la nationalité française.bxp135192.jpg

Elle est adolescente aujourd’hui et elle aurait besoin plus que toute chose d’avoir cette reconnaissance de son statut d’enfant adopté, adopté par une famile, des parents et aussi par un pays, celui des adoptants, la France.

images-1.jpegComment la France a pu, par le biais de la Mission Internationale de l’Adoption, accepter que ma fille pose le pied dur le sol français... et s’en laver les mains aujourd’hui en me disant : “Nous, on ne peut rien faire pour vous aider aujourd’hui. Vous avez les cartes en mains et nous ne pouvons plus intervenir. Les Juges vont bien comprendre votre situation.”

Pendant plusieurs mois, à l’arrivée de ma fille en 2003, en attendant que le Tribunal de Nantes accepte le jugement d’adoption prononcé au Bénin... l’adoption était considérée comme officielle et nous étions respectés comme les parents adoptifs. Et puis est donc venu le refus du Tribunal. Que faire ? La Mission Internationale de l’Adoption s’est défaussé alors au téléphone en nous disant qu’ils nous avaient “prévenus”, que le dossier ne leur paraissait pas net. C’est faux puisqu’ils ont délivré le Visa, visa obligatoire pour qu’un enfant étranger puisse être adopté et venir en France. Personne ne nous a aidés ensuite. L’avocat consulté a baissé les bras, se révélant sans ressources.

A0003839.jpgJ’en veux donc à la Mission Internationale de l’Adoption basée à Paris qui est un grand service rattaché au Ministère des Affaires Étrangères. J’en veux aussi au Service de l’Adoption qui nous a délivré l’agrément puis a effectué un contrôle après l’arrivée de ma fille, nous confirmant dans notre statut de parents adoptifs, mais sans nous aider concrètement pour la suite de l’adoption, à part pour voir un psychologue.

La Ministre Rama Yade avait promis une aide et une facilité dans les procédures d’adoption, mais là, j’avoue que je suis extrêmement déçue par la dureté des Juges et leur inhumanité. Je suis déçue de voir qu’on peut laisser une mère adoptive et son enfant dans ce désarroi administratif et national... puisque concrètement ma fille n’a pas d’identité française. À sa majorité, l’État pourrait la renvoyer au Bénin.

À part l’idée d’une grève de la faim et un recours possible demandé sur la décision d’hier... donnant un peu d’espoir à la situation, je suis dans le désarroi et ma fille est triste.u13993913.jpg

Quand à côté de ça, les choses se passent mal au travail avec des propos injustes, des mensonges et des façons de me parler dignes du harcèlement moral, il faut rester drôlement forte pour continuer à sourire et à y croire. J’aime mon travail qui est un travail de service aux personnes handicapées et âgées mais si les cadres sont inhumains au point de me demander de “fermer ma gueule en réunion”, c’est très difficile de poursuivre dans un métier qui demande de l’entraide, de la compréhension et beaucoup d’humanité. Je déplore que des personnes fassent du profit sur le marché TPMR (Transport des Personnes à Mobilité Réduite) en prenant les employés pour des pions et des robots, ne reconnaissant pas leur valeur mais leur reprochant vertement des broutilles comme de téléphoner à un établissement pour pouvoir le trouver et avoir des indications sur son adresse... sachant que le seul but de cet appel était d’aller chercher un enfant transporté pour la première fois, sachant aussi que la direction n’avait fourni aucune adresse, à part la ville et la moitié du nom !!px075051.jpg

Les employés ont droit au respect et à la considération de leur vie. On ne peut dire ainsi à une maman salariée que : “on s’en fout que tu aies des enfants, tu es là pour travailler”. Travailler le dimanche, être d’astreinte toute la journée en étant payé juste les heures roulées, commencer très tôt sans avoir vu son enfant se lever, ne pas pouvoir aller le chercher à l’école... Que de sacrifices non reconnus... Se recevoir ensuite des mensonges et des reproches injustifiés est plutôt humiliant et c’est un comportement indigne de celui qui se considère comme mon chef.

Il m’a dit qu’il attendait ma démission. Le médecin m’a arrêtée pour harcèlement, stress important et choc moral après un échange très dur avec mon chef.

C’est la crise, alors certains resteraient quand même et se tairaient, mais dans mon cas, je vous donnerai la réponse plus tard.

Merci de continuer à être fidèles à mon blog.

Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part d’une action pour le petit Chama Dieumerci qui risque maintenant d’être expulsé avec son papa (voir mon article écrit le 30 août et celui du 3 septembre).

Un homme nommé Thierry a créé le site suivant : http://www.dieumerci.frchamaveronique_massenot.jpg
pour Chama Dieumerci et son papa. Ils sont en danger d’expulsion du territoire français. Thierry propose une action à laquelle vous pouver tous participer : se prendre en photo avec le dessin de Chama ci-contre et envoyer votre photo à Thierry à l’adresse mail : chamadieumerci@gmail.com. Il y a ainsi des dizaines de personnes qui ont déjà envoyé leur photo pour l’opération “NOS BRAS POUR CHAMA”.

3928722449_49751d1ffc_m.jpgJ’ai envoyé cette photo avec la phrase : “Chama est dans mon coeur et je donne mes bras pour le retenir en France.”

Puisse-t-il poursuivre son CP en paix, dans le calme et la sérénité, et rester ici en France avec son papa.

Plein de pensées à tous et toutes. N'oubliez pas : photographiez-vous avec le dessin de Chama dans les bras et envoyez vite votre photo pour montrer que vous êtes solidaire de la situation de ce petit garçon qui n'a plus que son papa, ayant été abandonné par sa maman. Son pays est ici. Il doit rester dans notre pays.

Chloé Laroche

 
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