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27/08/2016

Je suis d'accord avec le Conseil d'État concernant sa décision envers le burkini. Laissez les femmes s'habiller comme elles le souhaitent.

 

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Je suis d'accord avec le Conseil d'État et sa décision d'hier à propos du burkini, décision sage essayant de calmer le jeu et les esprits surchauffés à ce sujet.

J'en ai discuté aujourd'hui avec un ami qui est handicapé et a déjà beaucoup souffert. Il connait  par son épreuve d'AVC les priorités de la vie et de ce qui demeure essentiel. Il m'a dit : "Personne n'a à dire à une femme comment s'habiller. Tout cela est un faux problème. Il y a des choses plus graves à traiter." Je suis d'accord avec lui sur la liberté de s'habiller comme on veut. Nous sommes depuis ce débat national la risée de nombreux pays sur ce sujet. La liberté se trouve où lorsqu'on voit une femme avec burkini se faire arrêter sur la plage ?

burkini,conseil d'état,tolérance,politique,france,risée,monde,liberté,religion,signe,vêtement,pudeur,baignade,mer,plage,femme,homme,corps,nudité,choix,loi,amende,policeIl faut retrouver la paix de vivre ensemble, d'accepter que l'autre ne soit pas comme soi. Sinon, nous allons nous retrouver à nous regarder à couteaux tirés et des incidents comme celui d'hier se feront nombreux : un jeune homme s'est fait arracher sa croix en pleine rue.

Cette femme secouriste ci-dessous porte un burkini mais pourrait vous sauver la vie. Ce maillot de bains a un rapport avec la pudeur de la femme, pas avec son intégrité. Respectons cela et arrêtons les amalgames dangereux pouvant nous porter vers l'intolérance.  

Aujourd'hui, dans les Grandes Gueules sur la radio RMC, un animateur a osé dire : "Imaginez que j'agresse une femme portant le burkini parce qu'elle crée chez moi une agression directe par la vue de ce vêtement. Qui sera fautif ? Elle ou moi ? Hé bien, ce sera elle, car elle aura créé un désordre public."

Je lui réponds à cette Grande Gueule de RMC que ce sera lui le fautif et tous ceux qui montent en épingle toute cette histoire sur le burkini. La loi a déjà interdit la burqa, alors pourquoi ne pas laisser les femmes qui le souhaitent se baigner en étant couvertes ? Le burkini laisse voir le visage et la seule chose est que le corps est couvert, ainsi que les cheveux. Cela déplait-il aux messieurs de ne pouvoir voir le corps des femmes à leur aise et de dénigrer celles qui n'ont pas envie de se montrer ?

 

Chloé Laroche

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LIEN :

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/08/14/burkini-australie-international_n_11507734.html

 
 
 

INTERNATIONAL – Alors que le débat sur le burkini agite l'opinion publique en France, avec deux maires ayant pris récemment un arrêté municipal l'interdisant sur leurs plages, un pays dans le monde a su particulièrement l'intégrer sur ses rivages: l'Australie.

Afin de permettre à ses coreligionnaires de pouvoir elles aussi s'adonner aux joies de la plage, tout en respectant leurs convictions, c'est une musulmane australienne qui avait ainsi inventé le "burkini" dès 2007, croisement entre le bikini sexy et la stricte burqa.

"Je la regardais jouer: elle portait un voile, une chemise longue et des pantalons. Et, par dessus tout, elle avait enfilé le maillot et la jupe de son équipe. Je me suis dit: 'Mon Dieu, on doit pouvoir faire quelque chose'": c'est en regardant sa nièce jouer au netball (sorte de basketball) qu'Aheda Zanetti avait décidé de concevoir elle-même une tenue qui serait à la fois pratique et "religieusement correcte".

"Un si grand nombre de filles et de femmes ne pouvaient pas pratiquer de nombreux sports, dont la natation... Il n'y avait rien de vraiment pratique pour elles... Le tissu, la conception... ça n'allait pas", expliquait la Libanaise d'origine.

Cette mère de quatre enfants, qui n'a jamais porté la burqa, avait d'abord conçu un haut qui reliait un voile à une chemise, avant de se lancer dans des tenues de sport plus complètes et de jeter son dévolu sur les maillots de bain.

Dans un pays où la plage est une véritable "culture", que ce soit pour le surf ou la simple baignade, il y avait "un vide qu'il fallait combler", selon Aheda Zanetti.

Des commandes dans le monde entier

La styliste crée alors le "burkini": un costume de bain en polyester, d'une rigoureuse couleur noire, qui enveloppe l'ensemble du corps, des cheveux jusqu'aux chevilles.

Et à l'époque, sa société "Ahiida", installée dans une banlieue de Sydney, reçoit alors des centaines de commandes, venues de toute l'Australie mais également de l'étranger. Neuf ans après, le succès est toujours au rendez-vous. "Maintenant, nous avons des ventes partout dans le monde, et quand ils (des pays) l'interdisent comme au Maroc, cela va quand même très bien pour moi, explique-t-elle à Newsweek. Les gens l'achètent juste pour chez eux."

En 2007, année coïncidant avec le centenaire des Surfeurs sauveteurs en mer d'Australie, Aheda Zanetti avait également sorti un burkini rouge et jaune, aux couleurs des sauveteurs.

Pour la jeune Mecca Laalaa (en photo ci-dessous), 20 ans, cela a été le déclencheur qui l'a convaincue de rejoindre le programme d'entraînement des maîtres-nageurs. "Ce que je portais pour nager m'empêcher de m'impliquer dans des activités nautiques... Pour moi, le burkini signifie que plus rien ne peut m'arrêter", témoignait-elle à l'époque.

burkini australie

Et le nouveau "maillot" avait reçu la bénédiction du mufti d'Australie, le cheikh Taj Aldin al-Hilali, dans un pays où les musulmans sont 300.000 sur une vingtaine de millions d'habitants.

En France, le 28 juillet, le maire Les Républicains de Cannes, David Lisnard, avait pris un arrêté disposant que "l'accès aux plages et à la baignade sont interdits à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime". Une semaine plus tard, le maire, lui aussi LR, de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait pris à son tour un arrêté interdisant la baignade en burkini sur les plages de sa commune.

14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

04/10/2015

Monseigneur Charamsa a eu le courage de parler pour défendre l'amour face au statut de prêtre de l'Église Catholique.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

Ce soir, je suis heureuse car un prêtre a parlé. Il a déclaré à la veille du Synode pour la famille : "Dieu nous demande d'aimer, il nous l'ordonne." Il vient de faire son coming out en tant qu'homosexuel, courageusement.

 

Mais lors du Soir 3 de 22 h 30, la comédienne Judith Magre n'a rien eu de mieux à dire que : "Avait-il besoin d'en faire des tonnes ?? Il n'avait qu'à aller voir le Pape et lui dire qu'il était homosexuel." 

 

Hé bien, je pense que ce prêtre polonais, théologien de surcroît, a eu raison de parler à la face du monde car il n'y a que ce genre d'attitude et de franchise qui changera le monde. Il a dénoncé le célibat des prêtres et a demandé que ceux-ci aient le droit d'aimer comme tout le monde. Cet homme s'appelle Monseigneur Charamsa et vient d'être condamné par l'église catholique à la destitution de son état de prêtre. 

 

Voici ses paroles : "Il est temps que l'Eglise ouvre les yeux face aux gays croyants et comprenne que la solution qu'elle propose, à savoir l'abstinence totale et une vie sans amour, n'est pas humaine", a-t-il lancé, réclamant "miséricorde et dignité"... "Je demande pardon pour toutes ces années où j'ai souffert en silence devant la paranoïa, l'homophobie, la haine et le refus des homosexuels que j'ai vécus au sein de la Congrégation pour la doctrine de la foi, qui est le coeur de l'homophobie dans l'Eglise". 

 

Je pense, au contraire de Judith Magre, qu'il faut justement en faire des tonnes dans ce monde pour que le passé laisse la place au futur.

 

Chloé Laroche

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Voici l'adresse de PLEIN JOUR (qui soutient et accompagne depuis des années des compagnes de prêtres ou de religieux) : http://plein-jour.eu ......

Dominique VENTURINI, Le Cigalon, 8 rue du Serpolet, 84160 Lourmarin
Mail : venturinid arobase wanadoo.fr / Tél. 04 90 68 02 30

 
Soutien des compagnes de prêtres ou de religieux
PLEIN-JOUR.EU
 

 

 MES ARTICLES SUR LE SUJET :

 
 http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/.../lettre-d-une...
 
 
 

Lettre ouverte au nouveau Pape, François 1er.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
SOSMAMAN.20MINUTES-BLOGS.FR
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/.../lettre-d-une...

 

29/09/2015

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure et ne veux me serrer la main...

 

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux me serrer la main...th-4.jpeg

Je dis que tant que je vivrais, je n'accepterais pas ce genre de bêtises et te planterai mon regard dans le coeur en te disant que je suis aussi pure que toi...

La pureté résidant dans mon âme et toutes les cellules de mon corps passées à tabac par les multiples épreuves de la vie, le pureté venant du ventre de ma mère expulsant ma vie vers un nouveau ciel...th-31.jpeg

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux m'embrasser...

Je dis que tant que je vivrais, ma pureté existera dans le seul fait que je sois venue au monde au même titre que toi, homme qui pense être supérieur à la femme, mais te rappelle-tu toi-même que tu viens d'une femme ?

Sorti de son ventre, comment ne pas penser que tu puisses être aussi impur que moi ou bien aussi pur... dans la lumière de l'humanité rayonnante de beauté, d'amour et de joie ?

 

Chloé Laroche

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17/06/2014

La diversité des cultures fait-elle obstacle à l’unité du genre humain ? (sujet Bac Philo 2014)

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_______________________________________ écrit en une heure à partir d'un sujet du Baccalauréat du 16 juin 2014__________ Défi relevé par l'écrivaine que je suis, votre serviteur_____________________



Nous vivons sur une planète qui s'appelle la terre avec plusieurs milliards d'individus. Chaque humain vit sur un continent, dans un pays et pratique une religion ou un refus de religion, embrasse sa propre foi, choisit son mode de pensée, s'habille différemment, mange autrement. Pouvons-nous dire que cette diversité fait obstacle à l'unité du genre humain ? Et que peut nous apporter cette volonté d'unité à tout prix ? Est-ce que les guerres nous divisent et nous diminuent ? Est-ce parce que l'autre est différent de moi par sa culture que je vais me mettre en conflit avec lui, avec elle ?

 

 Si on prend acte que les traditions font partie de la culture de chacun, alors oui, je peux ne pas me sentir en unité avec ceux qui pratiquent l'excision des femmes et celle des petites filles ;  cent quarante millions de femmes auraient subi cette opération horrible, en Afrique, en Égypte, en Malaisie. Je peux m'élever aussi contre cette pratique qui veut qu'au Népal, on expose devant  des petites filles des dizaines de têtes de buffles fraîchement coupées, afin de trouver la nouvelle "kumari", jeune représentante vivante de la redoutable déesse Durga-Kali. La plus impassible des fillettes est désignée à la suite de ce rituel, afin de recevoir offrandes et sacrifices.   


Si l'unité du genre humain est de respecter les droits de l'homme et de l'enfant, universellement et sur toute la terre , alors comment accepter certaines pratiques ancestrales gardées dans le respect des cultures de certains pays, pratiques qui bafouent le respect de l'individu et le soumettent à d'atroces souffrances morales et physiques. On peut apprécier la culture grecque, mais savez-vous que les spartiates précipitaient les enfants et bébés handicapés dans les gouffres pour ne pas encombrer leur civilisation ? On peut apprécier le Tibet et le défendre, mais savez-vous qu'on arrache des petits à leur famille car ils sont reconnus comme l'incarnation d'un grand Lama ? Dans certains pays, on tue des femmes pour laver  l'honneur de la famille, même si elles ont été violées. Elles sont victimes mais c'est elles qui doivent payer à la place de leurs bourreaux.


Lorsque la culture demeure belle et sereine, emplie de beauté et d'art harmonieux, alors elle nous unit dans une paix et un amour universel certain, comme la musique, langage traversant les frontières. Léon Fleisher a dit : "La musique est une force horizontale qui se déroule dans le temps." Elle se déplie dans chaque culture, chaque pays et nous relie, faisant apprécier chaque identité culturelle, chaque couleur de culture, avec la différence de ses timbres, de ses instruments, de ses airs, de ses mélodies.

Platon a dit : "Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique." En effet, lorsqu'avec mon violon, je joue du tzigane, du klezmer, du country ou de l'irlandais, ou encore du bolivien, alors je vois les sourires apparaître chez les écoutants qui voyagent dans chaque tradition, dans chaque tonalité de musique, de couleurs locales. L'oreille intérieure reconnaît la musique de chaque pays, Espagne, Russie, Italie, Maroc... C'est alors que l'unité se fait, comme l'harmonie d'un grand orchestre qui jouerait mille lumières d'étoiles pour former le grand univers de nos âmes unies en humanité.

Comme l'a très bien exprimé Monsieur Sarkozy, lors de l'inauguration du Centre Pompidou, en 2011 : "La culture, c'est un peu comme le bonheur, ça se partage." En effet, la peinture, la sculpture, la musique, l'écriture nourrissent la culture et permettent de relier les hommes entre eux, sans forcément parler la même langue et vivre dans les mêmes pays. La beauté, l'esthétisme, le caractère universel de la création nous invitent à puiser au fond de notre inspiration et de notre contemplation le meilleur de l'humain.

Les guerres, le racisme, les conflits, la haine, reculent alors afin d'unir les hommes vers la paix, la douceur d'exister ensemble, la sérénité d'un chemin ouvert à la diversité.

Les religions, partie intégrante de la culture, ont tenté et essayent toujours d'apporter leur patte à l'unification humaine, à l'unité mais souvent malheureusement par une exclusivité de la bonne parole. "Pensez comme nous, croyez au même Dieu, et vous serez sauvés." Chacun tire la couverture à lui. Sans songer que Dieu est le même, par la nature de son universalité. Homme et femme en même temps, dans la communion des genres.

Maurice Merleau-Ponty a écrit : "La religion fait partie de la culture, non comme dogme, ni même comme croyance, mais comme cri." Oui, le cri de l'amour, de la tolérance, de la paix... mais jamais plus celui de l'intolérance, de l'exclusion, de la haine, de la séparation des églises et des croyances. 

Lorsque j'entends le membre d'une église me dire que seuls ceux qui croient ce qu'il croit seront sauvés, je lui dis : non, seuls ceux qui croient en l'amour et le pratiquent peuvent penser que tout le monde sera sauvé, sans exception, mais nous sommes de minuscules grains de sable face à la grande horloge du temps. Et si nous la déréglons, personne ne sera alors sauvé, au sens de l'existence de notre humanité sur la planète qui nous accueille.

Et même la culture n'y pourra rien changer.

Cependant, il faut essayer... et tout faire pour aller dans le sens de l'unité planétaire, dans l'art de vivre tous ensemble et dans le respect de la différence de chacun, comme les couleurs de l'arc-en-ciel vivant en harmonie et soudées par la lumière universelle.


Chloé Laroche 

 

 

27/11/2013

Le film "LA MARCHE" est un formidable hommage aux Marcheurs de 1983 pour l'égalité et la lutte contre le racisme, oeuvre authentique et profonde.


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Ce soir, j'ai vu en avant-première le film  "LA MARCHE", oeuvre magnifique retraçant l'extraordinaire évènement de 1983 qui s'est déroulé en France et dont peu de Français ont eu connaissance ou en gardent le souvenir.

J'ai été très émue durant ces deux heures où l'on suit une aventure humaine rarissime, cette marche qui prend aux tripes, à travers ces jeunes et moins jeunes  qui ont marché durant mille cinq cents kilomètres à travers la France, afin de calmer la violence raciste qui sévissait à l'époque, avec des dizaines de victimes assassinées par la haine toute nue et crue.Unknown-1.jpeg

Durant leur marche, on apprend la mort d'un algérien assassiné et défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, Habib Grimzi, alors que les passagers présents n'ont osé bouger. Les Marcheurs dénoncent la passivité de ces témoins du crime paralysés par la peur ou bien l'indifférence.

Ils dénoncent aussi l'assassinat du petit Toufik, neuf ans, tué par la haine d'un homme d'une balle de 22 long rifle.th-49.jpeg

th-1.jpegOn entend dans ce film le bruit du train et le silence des hommes. On l'entend et le bruit des pas prend le pas sur le vacarme de la haine et de la violence.

Les Marcheurs ont su attirer l'attention sur l'abomination de ces crimes, faits par des êtres humains sur d'autres êtres humains...th-2.jpeg

Tout est parti du quartier des Minguettes, avec des balles tirées sur Toumi Djaïdja par un policier, lors de luttes entre les forces de l'ordre et les jeunes de la cité. Toumi était le Président de "SOS Avenir Minguettes". À la suite de ce drame, Toumi a eu l'idée de cette marche avec le Père Christian Delorme, curé des Minguettes. Ils ont eu cette idée comme un écho à la marche de Gandhi, comme une résonance avec celle de Martin Luther King.th-18.jpeg

Ils sont partis avec quelques jeunes pour traverser la France avec leur banderole pour l'Égalité et contre le racisme. Soutenus par des comités de soutien issus de diverses associations, comme la Cimade de Lyon, ils furent accueillis dans les différentes villes traversées et arrivèrent à Paris le 3 décembre 1983, il y a trente années, avec un triomphe incroyable et cent mille personnes les attendant dans la capitale.

7767165536_la-marche-pour-l-egalite-et-contre-le-racisme-avait-ete-accueillie-par-plus-de-100-000-personnes-a-paris-le-3-decembre-1983-archives.jpgIls sont partis de Marseille le 15 octobre 1983, dans l'invisibilité totale de leur anonymat et puis la petite vague a grandi, grossi, pour devenir une marée immense qui entraîna ensuite la création de "Sos Racisme". 

Les Marcheurs ne voulaient pas de récupérations politiques, religieuses ou ethniques. Ils souhaitaient que cette marche demeure laïque, avec des valeurs universelles et humaines, comme la tolérance, le respect de la différence, l'égalité, le non-racisme. th-15.jpeg

Ils étaient non-violents et répétaient que la haine pour répondre à la haine n'était et n'est pas une solution. Ils ont obtenu la carte de séjour de dix ans pour les étrangers et le fait de ne pouvoir expulser hors de France un mineur de moins de dix-huit ans.

th-16.jpegAujourd'hui, trente ans ont passé et la France continue à expulser les Roms, à les prendre comme boucs-émissaires de la crise, à renvoyer des familles dans leur pays, avec des enfants nés en France, des enfants scolarisés, de jeunes étudiants. Des pères sont expulsés seuls, laissant en France épouses, femmes enceintes parfois, jeunes enfants devenus orphelins d'un papa encore vivant.  Il suffit de se rendre sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières (Resf), pour comprendre que le chemin de La Marche est encore long avant de déposer nos souliers devant le sapin de la Paix, du droit d'Asile et de l'Égalité.

http://www.educationsansfrontieres.orgth-13.jpeg

Je lis dans certains forums sur le net des propos très durs et stigmatisants envers les Roms, comme quoi ce serait tous des voleurs, des personnes malfaisantes, des voyous taillés ainsi depuis l'enfance, tous bons à mettre dans un charter. Lorsque je les défends, je me fais casser tout bonnement, comme quoi il faudrait que je "redescende sur terre", que je devienne "lucide". Mais je vois ces familles dans des caravanes, dans des camps, sous des tentes, rejetés de partout, passant d'endroits sordides en lieux minables... Ce sont des êtres humains qui vivent la pauvreté, qui sont exclus, qui ressentent le froid de l'hiver... Je leur porte des vêtements autant que je peux... car rejeter, c'est tuer à petit feu... alors qu'accueillir et protéger, c'est donner de l'espoir.

th-7.jpegDurant des années, j'ai porté des projets d'amitié entre les peuples à travers la musique, à Bron, à Grenoble et ses banlieues, en Isère, créant : "Un archet pour la Paix" pour faire entrer dans les écoles et auprès des enfants cet esprit de tolérance et d'ouverture aux autres cultures, au respect des différences. Je continue de penser que toutes ces actions sont autant de petites gouttes déposées dans l'océan de l'Humain, afin de créer ce phare de la Conscience universelle qui brille dans l'inconscient collectif, pour une paix concrète et vivante.

Ce film de "LA MARCHE", réalisé par Nabil Ben Yadir, arrive juste au moment de l'anniversaire de la Marche de 1983. Il est juste et vrai. Il est authentique et sans recherche d'intérêt financier, puisqu'il a été demandé aux acteurs de gros sacrifices salariaux. Le réalisateur a préféré faire un grand film pour relater cet évènement plutôt que d'axer son énergie sur la recherche de gros moyens de réalisation. Ce film est d'un réalisme étonnant et d'une profondeur véridique.

th-11.jpegJe vous invite à courir le voir et vous marcherez tous ensemble vers le même but. Vous vivrez la même minute de recueillement, à travers laquelle le silence même pénètre à l'intérieur de la salle de cinéma, émotion palpable où les victimes mortes sont présentes avec nous, les vivants.

Oui, nous sommes vivants et nous avons encore le pouvoir de faire avancer l'Histoire avec humanisme et dans le respect de chacun, se rappelant que le sang qui coule dans nos veines est toujours rouge, quelque soit notre race, notre origine, notre sexe, notre ethnie... Que nous soyons noirs, rouges, blancs, jaunes, ocres, marrons, hommes ou femmes.Unknown.jpeg

Chloé LAROCHE 

 

"Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit."

"Un raciste est quelqu'un qui se trompe de colère."

 

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ARTICLE très complet, à lire,

de 

Mogniss H. Abdallah  :

 

http://www.gisti.org/doc/plein-droit/55/marche.html

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Plein Droit n° 55, décembre 2002
« Parcours, filières et trajectoires »

1983 :
La marche pour l’égalité

Mogniss H. Abdallah
Agence IM’média

"Le 3 décembre 1983 à Paris, cent mille personnes environ accueillent la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans une ambiance de fête. Partie de Marseille le15 octobre 1983 dans l’indifférence quasi-générale, la Marche est peu à peu devenue un événement politique historique. Il sera considéré comme un acte fondateur pour la jeunesse des banlieues. A travers le pays, les jeunes issus de l’immigration mais aussi de nombreux Français se sont identifiés aux marcheurs et rejoindront ce que l’on nommera un temps le mouvement beur. Désormais, les Beurs ne sont plus seulement les enfants d’immigrés invisibles, mais bien des acteurs à part entière de la société française. Cette nouvelle donne va bouleverser la perception de l’immigration et redessiner le paysage politique antiraciste.

A l’origine de la Marche, il y a les événements dans la ZUP des Minguettes, à Vénissieux (Rhône). Depuis l’été 1981, les affrontements entre les jeunes et la police dans les banlieues de l’est lyonnais, médiatisés à travers les fameux « rodéos » automobiles, prennent un tournant politique. En effet, la droite, encore sous le coup de sa déroute électorale de 1981, a décidé de relever la tête en attaquant le gouvernement sur la question de l’immigration et de la sécurité.

Dans les banlieues ouvrières, à Lyon comme ailleurs, la crise avec son lot de licenciements et de fermetures d’usines, aggrave les tensions. Le tissu social se délite de jour en jour avec le départ de nombreux habitants (sur 9 200 logements aux Minguettes, 2 000 à 3 000 étaient vides en 1983). Alors, les lascars « rouillent » au bas des tours, s’approprient caves ou appartements vides, et se débrouillent pour vivre. Le chômage s’installe dans les têtes et dans la vie. A défaut de travail, ils trouvent d’autres sources de revenus, plus ou moins licites. Cependant, le marché de la drogue (dure) n’a pas encore totalement envahi les cités lyonnaises.

La police rôde, à la recherche surtout de jeunes issus de l’immigration qu’elle considère avant tout comme des « délinquants étrangers ». L’idée que ces derniers ne puissent plus être expulsés depuis les nouvelles dispositions législatives protégeant les étrangers arrivés avant l’âge de dix ans et coupables de petits délits choque la base policière. (A la veille des élections présidentielles, une grève de la faim de Christian Delorme, Jean Costil et Ahmed Boukhouna avait permis l’arrêt des expulsions des jeunes [1]). Qu’à cela ne tienne : un processus policier et médiatique de criminalisation du mode de vie des jeunes tend à faire l’amalgame entre révolte sociale, petite délinquance parfois crapuleuse et grand banditisme pour faire pression sur les décideurs politiques, accusés de laxisme vis-à-vis de l’instauration de « sanctuaires de hors-la-loi » et autres « zones interdites ».

L’argument de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat fait mouche auprès du ministre de tutelle des policiers, Gaston Defferre, mais aussi auprès du ministre de la défense Charles Hernu. Ce dernier, par ailleurs maire de Villeurbanne dans l’est lyonnais, n’a pas hésité à détruire la cité Olivier de Serres. Dès 1982, Gaston Defferre s’oppose au ministre de la justice Robert Badinter et à ses velléités d’exercer un contrôle sur la police. A l’occasion des débats parlementaires autour de son projet de loi pour renforcer les contrôles d’identité, le ministre de l’intérieur stigmatise la dangerosité d’enfants qui « parfois à l’âge de six ans et, en tout cas, couramment à dix ans », volent et cassent. Aussi préconise-t-il le principe du « choc salutaire », c’est-à-dire de la prison pour traiter la petite délinquance, une idée importée des Etats-Unis en 1976 par Peyrefitte, ainsi que la répression d’« illégalismes populaires » jusque-là tolérés. Enfin, il avance la notion de « lieux déterminés » à surveiller, voire à pacifier (Le Monde, 15 juin 1982). Par ailleurs, il ne veut pas entendre parler d’« une commission qui serait chargée d’examiner les litiges mettant en cause la police » . La police doit avoir le mot de la fin...

SOS Avenir Minguettes

Au lendemain des élections municipales de mars 1983 marquées par une surenchère raciste et sécuritaire qui fait le lit d’un Front national devenu pour la première fois une force politique nationale, le meurtrier du jeune Ahmed Boutelja de Bron (Est lyonnais) jusque-là en détention préventive est remis en liberté (son procès n’aura lieu qu’en 1995). Le surlendemain, une imposante descente de police aux Minguettes pour une histoire de recel se transforme en affrontement collectif. Le local des jeunes à la tour 10 du quartier Monmousseau est retourné sens dessus-dessous, des mères de famille sont molestées.

Ces violences mettent le feu aux poudres. Les policiers sont obligés de battre en retraite. Les jours suivants, leurs syndicats se lancent dans une virulente campagne publique, saisissent le pouvoir central et menacent le pouvoir d’« actes d’indiscipline » (demandes de mutation en masse, dépôt des armes ...). Ils exigent « la reprise des expulsions et des peines exemplaires pour les meneurs et leurs complices, des opérations systématiques de police avec de nombreux effectifs équipés de moyens pour le maintien de l’ordre », ainsi que « le quadrillage de la commune ».

Dans ce contexte, une douzaine de jeunes décident d’une grève de la faim pour interpeller les pouvoirs publics sur une situation qui peut dégénérer à tout moment. Ils créent l’association SOS Avenir Minguettes et formulent une série de revendications concernant la police ou la justice (arrêt de l’intimidation policière permanente et des poursuites judiciaires consécutives aux événements du 21 mars 1983, création d’une commission d’enquête indépendante sur les « contentieux » avec certains policiers), et la participation à la réhabilitation de la ZUP (embauche sur le chantier, relogement des familles dites « lourdes »...). Si les pouvoirs publics acceptent la négociation, après la médiation active de Christian Delorme, le curé des Minguettes, ils est selon eux impossible de répondre favorablement aux demandes qui concernent le volet police-justice. Néanmoins, ils proposent à Christian Delorme et à Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes, de participer à la nouvelle commission communale de prévention de la délinquance, où ils ne peuvent émettre leur avis qu’à titre consultatif. Mais les policiers refusent de s’asseoir à la même table que des « délinquants ».

Sur le terrain, les incidents se multiplient. A quelques jours de la destruction spectaculaire d’une première tour à Monmousseau, la police fait une descente brutale dans le petit centre commercial et arrête Kamel, un des grévistes de la faim. Le 20 juin 1983, un policier tire sur Toumi Djaïdja, le blessant grièvement au ventre.

Pendant ce temps, éclate « l’été meurtrier »: Aux quatre coins de France, les crimes racistes se multiplient. L’émoi est à son comble avec la mort du petit Toufik, neuf ans, abattu d’un coup de 22 long rifle la veille du 14 juillet par un ouvrier irascible à la Courneuve.

S’adresser à la France entière

Sur son lit d’hôpital, Toumi se demande quoi faire pour sortir de l’isolement et de la haine réciproque. Lors d’une discussion avec Christian Delorme, surgit alors l’idée de « s’adresser à la France entière par une grande Marche », comme celles de Gandhi ou de Martin Luther King. L’idée séduit d’emblée les jeunes, qui veulent démarrer la Marche sans attendre. Christian Delorme leur demande un peu de patience. Une initiative d’une telle ampleur, ça s’organise. Les jeunes acceptent à contre-coeur et délèguent l’organisation à la Cimade de Lyon, ainsi qu’au MAN (mouvement pour une alternative non-violente). Christian Delorme et le pasteur Jean Costil obtiendront l’appui des réseaux chrétiens, humanistes et anti-racistes qui avaient permis à leur grève de la faim d’avril 1981 contre les expulsions d’aboutir. Le soutien des protestants, bien représentés au gouvernement, sera aussi particulièrement important pour la suite.

Des collectifs d’accueil se constituent dans plusieurs villes, avant et surtout pendant la Marche. On y trouve les associations de solidarité avec les travailleurs immigrés, les organisations politiques et syndicales, mais aussi beaucoup d’individus « inorganisés », souvent très jeunes, qui affluent, donnant des airs de happening improvisé et « affinitaire » à bien des étapes. Parmi les marcheurs, beaucoup se présentent comme de jeunes Arabes, et arborent le keffieh palestinien. De fait, leur nouvelle communauté d’expérience transcende les frontières entre deuxième génération d’immigrés de nationalité française ou étrangère et enfants de harkis, entre communautés, entre filles et garçons. Si la présence des filles d’immigrés a été remarquée, on n’a sans doute pas assez relevé que la dynamique interculturelle de la Marche est aussi passée par une recomposition intra-communautaire (une meilleure prise en compte de cet aspect aurait sans doute aidé à surpasser le clivage ouverture interculturelle/repli communautaire qui hypothèquera l’après-Marche et l’avenir du mouvement beur).

A Paris, le collectif jeunes qui centralise l’accueil sur la capitale, s’autonomise par rapport au cartel d’organisations de soutien et se transforme en « parlement beur ». Les militants antiracistes, davantage habitués à la figure traditionnelle du travailleur ou de leur alter-ego immigré, sont médusés par le débarquement inattendu de ces enfants d’immigrés à la verve bien française. Ils passent le relais, tout en s’interrogeant sur leur place dans un tel mouvement. Cette cure de jouvence in situ du sérail anti-raciste va permettre à la Marche et aux collectifs de se dégager des logiques d’appareils et des rhétoriques idéologiques.

Ce sont donc les marcheurs qui décident et qui prennent la parole à chaque étape, davantage sur le mode affectif que politique. Craignant le risque de « récupération », ils interdisent banderoles et slogans jugés trop polémiques. Pour rassembler large, la Marche adopte d’ailleurs un profil revendicatif discret, dans l’espoir de voir la « France profonde » fraterniser avec la jeunesse issue de l’immigration ou des cités maudites.

Les médias, progressivement séduits par cette image positive, généreuse et oecuménique, en rajouteront. Ils portent aux nues des « apôtres de la non-violence », une terminologie quasi-biblique dont les marcheurs ne seront pas dupes, comme le laissera entendre Bouzid Kara, un de leurs porte-parole, dans son livre La Marche, traversée de la France profonde (édition Sindbad, 1984). Le père Christian Delorme semble davantage dans son rôle lorsqu’il évoque son souci de l’unanimité ou la « fraternité vécue » comme une valeur essentielle de la République... et de sa foi chrétienne. Son « âme missionnaire » et sa « stratégie des coulisses » du pouvoir sont contestées par certaines associations autonomes de jeunes issus de l’immigration, qui interpellent parfois rudement les marcheurs. Ces derniers, interloqués, feront le dos rond pour parachever leur périple, mais ils resteront en contact par la suite avec les partisans de l’auto-organisation.

Ceci étant, la critique dite « radicale » de la Marche, formulée de l’extérieur, incantatoire et abstraite, paraît plutôt démobilisatrice et en décalage complet par rapport à l’énergie et la capacité d’initiative forte manifestées par la Marche. Sous une référence plutôt confuse à la « non-violence », les marcheurs expérimentent en réalité de nouvelles voies pour sortir d’une révolte épidermique et défensive. Ils s’affirment dorénavant comme acteurs citoyens dans l’espace public.

De fait, il y aura plusieurs Marches dans la Marche, avec des préoccupations différentes. Il s’agit alors de se côtoyer sans s’exclure, mais aussi sans éviter le débat contradictoire.

Exorciser le syndrome de Dreux

La recherche d’un consensus moral fait passer au second plan par exemple les revendications premières autour de la police et la justice, trop conflictuelles, rappelées néanmoins par des forums justice organisés dans la même période par des associations autonomes à Marseille, Vaulx-en-Velin, Nanterre et Levallois. Et la réalité se chargera de rattraper la Marche : la mort de Habib Grimzi, un jeune algérien défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, ainsi que de nouvelles exactions policières aux Minguettes, vont doper sa dimension revendicative.

A l’arrivée, les jeunes et les familles défileront aux côtés des marcheurs avec les portraits des victimes des crimes racistes et sécuritaires, en scandant « Egalité des droits, justice pour tous ».

L’interpellation morale de la société civile a aussi pour certains comme objectif de provoquer un examen de conscience du pays, un sursaut civique afin d’exorciser le syndrome de Dreux – où la droite traditionnelle, alliée avec le FN, a emporté la mairie lors d’une municipale partielle en septembre 1983 . Le front républicain, au-delà des clivages gauche-droite, est déjà en gestation. A l’arrivée, le gouvernement et des élus républicains des deux bords rejoignent en fanfare les marcheurs. Georgina Dufoix, ministre des affaires sociales, assure que de nouvelles mesures contre le racisme vont être prises. Le président Mitterrand reçoit les marcheurs à l’Elysée et annonce la création prochaine de la carte unique de dix ans pour les étrangers, (en remplacement des cartes de séjour et de travail), et « des mesures de principe pour que justice soit rendue aux jeunes victimes et à leur famille » (limitation des ventes d’armes, possibilité pour les associations de quartier de se constituer partie civile dans les affaires de crimes racistes, etc.) En outre, le développement social des quartiers sera désormais considéré comme une priorité nationale.

Dans la foulée, une multitude d’associations de jeunes vont surgir. Après la reconnaissance publique du phénomène « beur », c’est la course à la représentativité et aux fonds publics. En effet, trois semaines seulement après l’euphorie de la Marche, les affrontements raciaux entre grévistes et non-grévistes à Talbot-Poissy sonnent déjà le glas de l’idylle. Les marcheurs soutiennent les travailleurs immigrés licenciés, signifiant par là-même leur refus de jouer la division entre les enfants, accueillis à bras ouverts au sein de la République, et les parents O.S. virés par milliers des usines. Ils feront, après le succès symbolique de la Marche, un retour sur eux-mêmes et sur leur situation sociale. Et là, tout reste à faire... d’autant que, sur le terrain, le message politique du 3 décembre 1983 ne passe toujours pas. Ainsi Toumi Djaïdja, figure emblématique de la Marche, comparaîtra-t-il en octobre 1984 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour des faits allégués de petite délinquance commis en... 1982. « Défavorablement connu des services de police et de justice », « meneur vedette des Minguettes », il sera condamné « pour l’exemple » à quinze mois fermes et arrêté à la barre. C’est en prison, isolé, qu’il apprendra les pérégrinations d’une nouvelle Marche à mobylette, Convergence 84, et le lancement, sponsorisé par l’Etat et les médias, de SOS- Racisme. « Touche pas à mon pote », qu’ils disaient...".

 


 

Notes

[1] La suspension des expulsions de jeunes fut d’abord décidée par le ministre de l’intérieur Christian Bonnet pour pemettre l’arrêt de la grève de la faim. Puis la loi du 29 octobre 1981 sur l’entrée et le séjour des étrangers introduisit, parmi les catégories d’étrangers non expulsables, les mineurs de moins de dix-huit ans et les étrangers nés en France ou arrivés avant l’âge de dix ans, sauf en cas de menace grave à l’ordre public.

 

29/12/2012

Grande tristesse pour la jeune femme indienne décédée cette nuit, après avoir subi un viol collectif et jetée du bus en Inde le 16 décembre.

"Une nation n'est pas perdueinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective tant que les femmes gardent le moral. Mais si les femmes perdent courage, la nation s'éteint."

(paroles amérindiennes....)

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Bonjour à tous et toutes,

 

Une jeune femme, étudiante en kinésithérapie, a été violée en Inde, à New Delhi, le 16 décembre par cinq hommes, battue à coups de barre de fer et jetée du bus où elle était. Elle vient de décéder... Elle avait vingt-trois ans. Cette jeune fille voulait vivre, elle l'avait dit à sa mère, mais son état devait être au plus mal, après ce qu'elle a subi, plus jetée du bus.inde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective

Ces hommes l'ont violée et aussi agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, lui perforant les intestins. Ses blessures et traumatismes étaient si graves que l'équipe importante en nombre qui s'est occupé d'elle n'a pu la sauver, à l'hôpital de Singapour. C'est un grand malheur. Ses parents sont pauvres et se sont privés pour offrir des études à leur fille. Ils l'adoraient et doivent être effondrés, au pire du pire des épreuves de la terre.

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L'Inde est soulevée ce matin et il y a des manifestations de partout. Certains parlent de rétablir la peine de mort contre ces hommes qui ont commis ces atrocités, tellement les indiens sont en colère.  Quatre-vingt-dix pour cent des violences graves le sont contre des femmes là-bas. 256.329 crimes violents ont été commis en 2011 en Inde... Faites le calcul pour trouver les quatre-vingt-dix pour cent concernant les femmes...

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Une autre jeune fille indienne de dix-sept ans vient de se suicider, après avoir été violée par un groupe. Le policier lui a proposé de retirer sa plainte et d'accepter de se marier avec l'un des agresseurs.

J'envoie toutes mes condoléances à la famille de ces jeunes femmes. Je pense aussi à toutes celles dont on ne parle pas et dont on ne connaîtra jamais le sort effroyable.

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Chloé LAROCHEinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collectiveinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective

 

21/11/2012

Pour Aliona, jeune femme russe qui s'est suicidée par amour... Le massacre des roses de l'amour.

ALIONA______________rose066.jpg



Aliona, je pense à toi

tu es partie l'âme brisée

à cause d'un homme au coeur muré

dans l'autre monde tu t'es enfuie


Aliona, tu étais belle29179551.png

spirituelle souriante joyeuse

l'amour a brûlé ton essence-ciel

tu t'es donnée sans retour


Aliona, tu t'es offerte

à un homme qui t'a détruite

il aimait ton amour sans t'aimer

cela le rassurait, l'honorait


images-9.jpegAliona, tu as cru

en la sincérité de mots hypocrites

et tu es morte de douleur

car l'amour cruel tue


Aliona, tu es de celles

qui donnent sincèrement

mais trop sensibles et pures

meurent comme les roses


aliona,russe,femme russe,russie,écrivain,histoire vraie,compagne de russie,rencontre,amour,illusion,trahison,suicide,déception,mensonge,femme,homme,séducteur,france,roses,destruction,manipulation,danger,internet,love,mort,sentiment,fragile,sensibilité,promesse,néant,chasseur femmes,protection,dépendance,vie,espoir,guérison,resilience,voyage,égoïsme,sexe,sensation,plaisir,objet,femme objet,plan cul,mariage,couple,colère,chagrin,séparationAliona, tu as pensé

que l'éternité valait mieux

qu'un présent ôté de la présence

de l'être chéri, choyé


Aliona, tu es partie trop viteu15025134.jpg

à cause de l'égoïsme d'un homme

qui s'est servi de ton être

pour faire exister son néant


Aliona, tu es comme cette femme

violoniste jeune et belle

ayant sauté d'une falaise

pour un chagrin d'amour



aliona,russe,femme russe,russie,écrivain,histoire vraie,compagne de russie,rencontre,amour,illusion,trahison,suicide,déception,mensonge,femme,homme,séducteur,france,roses,destruction,manipulation,danger,internet,love,mort,sentiment,fragile,sensibilité,promesse,néant,chasseur femmes,protection,dépendance,vie,espoir,guérison,resilience,voyage,égoïsme,sexe,sensation,plaisir,objet,femme objet,plan cul,mariage,couple,colère,chagrin,séparationAliona, je pense à toi

je voudrais que plus personne

ne se détruise par amour

surtout pour un homme vain


Aliona, tu vivais en Russie

morte pour un homme d'ici

venu de mon pays

pour voler ta vie


BIC2062.jpgAliona, je prie pour toi

pour que les cieux te prennent,

te pardonnent ce geste insensé

de mourir pour un amour sans issue.


Aliona, la rose de ton coeur

s'est flétrie de chagrin

l'amour peut tuer

il faut que vous le sachiez...


Vous, hommes de peu d'amour, de peu de générosité, de peu d'humanité et de loyauté.


Chloé Laroche__________aliona,russe,femme russe,russie,écrivain,histoire vraie,compagne de russie,rencontre,amour,illusion,trahison,suicide,déception,mensonge,femme,homme,séducteur,france,roses,destruction,manipulation,danger,internet,love,mort,sentiment,fragile,sensibilité,promesse,néant,chasseur femmes,protection,dépendance,vie,espoir,guérison,resilience,voyage,égoïsme,sexe,sensation,plaisir,objet,femme objet,plan cul,mariage,couple,colère,chagrin,séparationimages-3.jpeg



 

___________________________

Le massacre des roses

de l'amour_________________

de Chloé Laroche 

Mn_16.jpg"Je veux rester 

Maître d'oeuvre 

De ma vie,"

 

a dit un jour un monsieur

à une dame qu'il aimait.......

 

"Aussi je te quitte

car je t'aime

et ainsi je demeure décideur".

 

Même si... êtreMn_10.jpg

maître d'oeuvre

cela veut dire

fouler aux pieds

les roses de l'amour

les mains enlacées

les mots tendres

les regards échangés.

 

Mn_22.jpgDes maîtres d'oeuvres

Il y en a plein le monde

Mais ils ne construisent pas

Ils détruisent sans relâche

Semant la discorde, le néant

Et les larmes amères

 

Des maîtres d'oeuvres

Il y en a plein l'époque

"Maîtres de leur vie"

En égoïsme solitaire

Au mépris des sentiments 

Et du respect de l'autre

 

Des maîtres d'oeuvreMn_25.jpg

Il y en a plein la Terre

Jouant avec les coeurs

Multipliant les conquêtes

Éphémères chimères

De sourires narcissiques

 

Maîtres d'oeuvre

En construction de mirages

Gardez votre triste monde

Où l'amour, le vrai, est absent

D'où l'amour, le vrai, s'est enfui 

Jusqu'au bout du désert nu

 

Des âmes meurtries.

 

Chloé Larochealiona,russe,femme russe,russie,écrivain,histoire vraie,compagne de russie,rencontre,amour,illusion,trahison,suicide,déception,mensonge,femme,homme,séducteur,france,roses,destruction,manipulation,danger,internet,love,mort,sentiment,fragile,sensibilité,promesse,néant,chasseur femmes,protection,dépendance,vie,espoir,guérison,resilience,voyage,égoïsme,sexe,sensation,plaisir,objet,femme objet,plan cul,mariage,couple,colère,chagrin,séparation

 

 

02/01/2011

Mon propos sur l'amour et les relations amoureuses. Je pense que l'amour mérite qu'on prenne soin de lui... surtout dans une époque où tant de personnes rêveraient de pouvoir aimer.

u27710181.jpgBonsoir à toutes et tous,

 

En ce 3 janvier, de quoi vais-je vous parler.....u11805109.jpg

Des CDD et des CDI... amoureux.

Un homme a dit à quelqu'un qui m'est cher que dans notre époque mouvementée... "l'amour était comme le travail,".. qu'il fallait prendre les relations amoureuses en CDD, donc ne pas s'attacher et les vivre en sachant d'avance qu'elles prennent fin au bout de tant de jours ou de mois... ou d'années.u15781274.jpg

Évidemment, qui pourrait être assez présompteux pour dire : "Telle relation est un CDI... Je sais que cela durera avec cette personne et pour la vie."

Bien sûr, personne ne pense cela... sauf les personnes qui se marient, s'engagent. Sauf les personnes aussi qui donnent une chance à l'amour, à la vie, au bonheur.

u18757104.jpgSauf les personnes qui ont le respect profond des sentiments, sachant qu'un pas posé après un pas devient un chemin et que l'important est de construire ce chemin pas à pas et non pas de prendre l'amour pour une passade, une passerelle, une aventure ou une amourette de passage.

Car piétiner l'amour est facile. Voici un exemple (que je n'ai pas vécu mais vécu par une autre)...Tu couches, (là, je parle à l'homme). La femme te donne son corps, tu prends du plaisir. Elle en prend aussi mais elle te donne son coeur en plus. Vous êtes ensemble depuis déjà quelques semaines. Et puis le lendemain du Réveillon, tu lui dis tranquillement : "Ah désolé, mais on va se quitter. Le CDD est terminé. Je t'aime beaucoup. On a passé de superbes moments ensemble mais cela doit s'arrêter entre nous. Car je m'aperçois que je n'arrive pas à oublier mon précédent CDD."u15894139.jpg

La femme commence l'année le coeur brisé. Les roses qui s'ouvraient en elle se sont toutes refermées et elle ressent la douleur du rejet dans sa chair. Car la femme prend l'homme en elle et le ressent dans sa chair, à l'intérieur d'elle. L'homme est à l'extérieur et vit son plaisir  à l'intérieur de la femme. Pour lui, la femme reste à l'extérieur.

pe0072644.jpgOn peut facilement trahir l'amour et dire que rien n'est sérieux, que rien n'a d'importance, comme cet ami qui me dit un jour en discutant de la rupture d'une amie qu'une relation de cinq mois, c'est rien, que ça ne compte pas, que ça ne doit pas avoir d'importance en cas de séparation. Une relation de six mois, de sept ou de huit pour lui sera un CDD, mais pas pour une personne qui s'est investie corps et âme, pas pour une personne qui se donne totalement et qui croit en l'amour, en ses valeurs profondes qui sont la confiance, la tendresse, le don, le partage, le respect, la connivence, la beauté de découvrir et d'aimer l'autre tel qu'il est dans sa différence.

Si on part perdant dans l'amour ou qu'on est comme un papillon s'essayant sur toutes les fleurs, en en égratignant certaines au passage... on ne connaîtra jamais les vertes prairies de l'amour confiant et serein.jp2006_0003042.jpg

k0410499.jpgCelui qui part gagnant est confiant et serein, car il a quelque chose à placer dans le panier du couple. Il sait qu'il a envie d'apporter son désir de faire plaisir à l'autre, les fleurs de réconfort et de tendresse, les étoiles du bonheur à décrocher dans ses pensées pour l'autre. Il a envie de donner, donner sans reprendre, donner sans attendre. Il a envie de respecter l'autre, d'apprendre à le découvrir et de donner le temps à la relation de grandir, de s'installer à son rythme, sans vouloir fuir dès que des sentiments semblent le rattacher à l'autre personne.

Avant de parler de CDD et de CDI, on peut aussi parler de période d'essai... terme qui, il me semble, peut sembler plus juste dans le sens que au début d'une relation, dans les premiers jours, il peut parfois arriver à des couples de se quitter immédiatement, sans espoir de retour, car les corps ne s'entendent pas, que des éléments semblent trop insurmontables et que l'amour ne peut prendre graine. Quand l'un heurte l'autre ou qu'une indélicatesse a fait fuir l'ange de l'amour et qu'il n'est plus possible d'engager l'amorce d'une relation saine.k4848692.jpg

u30236348.jpgMais quand des couples se sont aimés durant des semaines, des jours, se sont revus, puis perdus de vue et retrouvés... Là oui, je crois que les sentiments méritent qu'on ne les licencie pas d'un coup de lettre ou de sms ou de refus définitif de voir la personne. L'amour mérite qu'on prenne soin de lui... surtout dans une époque où tant de personnes rêveraient de pouvoir aimer. C'est une expérience précieuse et qui rend vivant au plus haut point les personnes qui acceptent de le vivre.

Je pense que l'amour ne peut être traduit en CDD, sauf dans le cas des chasseurs de femmes, séducteurs, collectionneurs d'aventures, manipulateurs et Don Juan divers et variés... sauf aussi dans le cas des chasseuses, manipulatrices et gourmandes d'hommes objets.

 

Chloé Larochea01223.jpgu11481962.jpgu17245841.jpg1574R-016743.jpgu12301940.jpgu11884823.jpg

 

 

 

________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

23/12/2010

Je pense à Soraya M., femme lapidée en 1986. Je suis horrifiée par la lapidation qu'elle a subi et la haine d'un village d'Iran, maudit à jamais par le Ciel. Mon hommage pour cette femme martyre.

k0698913.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Le 12 août 1986, j'avais vingt ans.

Le 15 août mourut une femme dans d'atroces conditions, en Iran.

Elle s'appelait Soraya M. et a été accusée d'adultère, alors qu'elle était innocente.

Son mari Ghorban-Ali la délaissait depuis des années, la trompait, emmenant même des femmes dans le lit conjugal.

Il frappait ses enfants, leurs enfants, petits et grands.

Il la frappait aussi régulièrement, même quand elle tenait un de leurs bébés dans les bras.F0019697.jpg

Cette femme très douce et sensible aux malheurs des autres allait aider un veuf dans le village qui avait perdu sa femme et, prise de compassion, elle allait faire les repas des enfants et s'occupait de tout pour aider cette famille touchée par la mort de la maman.

Mais son mari saisit cette occasion pour la rendre fautive aux yeux du village, afin de pouvoir se débarrasser d'elle sans frais, car divorcer lui aurait coûté cher, étant donné que Soraya avait toujours été irréprochable.

F0019715.jpgEt ce jour-là du 15 août 1986, les hommes du village ont décidé qu'elle était coupable et ont décrété la lapidation.

En quelques heures, la mort a été préparée et la jeune femme a été placée dans un trou puis recouverte de terre jusqu'aux épaules.

Son voile avait été enlevé et ses longs cheveux pendaient de chaque côté de son visage.

La personne qui lança la première pierre à Soraya ne fut autre que son propre père. Puis son mari Ghorban-Ali et ses deux grands fils lancèrent les pierres suivantes, suivis par les autres villageois, habitants du village de Koupayeh.

L'horreur finale est que la dépouille a été livrée aux bêtes errantes et qu'on a retrouvé le corps de la jeune femme déchiqueté et épars près de la rivière.k1328054.jpg

C'était horrible et tellement miséreux de la nature humaine et de ce qu'elle est capable de cruauté et de diabolisme.

Le journaliste Freidoune  Sahebjam a fait un livre relatant le calvaire et la vie martyre de Soraya, ouvrage qui s'appelle "la femme lapidée" et un film est sorti en 2009 sur l'histoire horrible de ce destin d'une femme innocente crucifiée sur la croix du pire et du mal absolu.

k1598965.jpgJe rends hommage à cette femme et je demande que les Imams lui rendent son honneur et la décrètent sainte de l'Islam. Cette femme a été trompée, frappée et assassinée, et Dieu ne souhaite pas cela. Il n'y a que le Diable qui pourrait se réjouir de cela. Le mal absolu.

La haine est universelle et n'appartient à aucune religion. Ce que les hommes pensent sur Dieu les regardent. Mais certaines lois qu'ils inventent servent surtout leurs intérêts et ne servent ni la justice ni l'amour ni la fraternité.
Le crime de Soraya me fait penser à ce qui s'est passé chez nous en France dans le village de Hautefaye en Dordogne le 16 août 1870, quand la foule a jugé et tué un homme innocent : Alain de Monéys.

Rappelez-vous mon article sur cette terrible tragédie :

22.08.2009

Pardon à Alain de Monéys, massacré par les habitants d'un village de Dordogne le 16 août 1870. Mon conte écrit il y a 28 ans et le livre de Jean Teulé "Mangez-le si vous voulez", récit de cet abominable crime (vous le trouvez en cliquant dans la catégorie à gauche titrée : "Hommages à des hommes et des femmes)__________________

 

 

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Soraya, je souhaite que ton âme repose en paix et que tes enfants orphelins, les petits qui restaient dont une fille de sept ans, aient pu trouver réconfort et protection.

Tu as mis neuf enfants au monde, dont deux enfants morts-nés, et la dernière s'appelait Khojasteh.

Le monde entier est désolé et regrette ta mort, ce crime horrible que tu as subi.

 

e0000819.jpgTristement vôtre

DANS LE SOUVENIR DE SORAYA,k0698918.jpg

 

 

Chloé LAROCHE

 

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24/02/2010

Mes pensées de Saint-Valentin sur l'amour et les relations hommes-femmes, sur la vie, les rencontres, les deux sexes, les concessions, la violence dans le couple, sur l'absence de l'être aimé, des pensées à méditer.

 

images1ktda0.jpegVoici quelques textes écrits autour de la Saint Valentin du 14 février 2010.

Il y a 13 ans, ma fille Océana est décédée le jour de la Saint-Valentin. imagesQjYbhJ.jpeg
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Quand ma fille est décédée en 1997, je ne voulais plus manger ni sortir ni jouer du violon ni rien. Puis j'ai écrit un livre, puis deux, trois, quatre... J'ai rencontré d'autres parents en deuil par rapport à mon premier livre sorti (épuisé maintenant) et j'ai redonné de l'espoir à d'autres personnes dans le désespoir. Je suis allée en Ex-Yougoslavie jusqu'à Medjugorje, pays traversé où j'ai vu les maisons criblées de balles et les ponts détruits. C'était comme dans mon coeur, pareil, le même désastre, le même vide.. Et au retour, j'ai repris mon violon et mon premier morceau a été l'Ave Maria de Gounod. J'ai fait la formation de Jalmalv pour l'accompagnement aux mourants et je suis devenue ambulancière pour être au service des autres, avec beaucoup d'urgences effectuées dès le départ et un livre écrit sur ce métier. Et puis.. depuis que ma fille est décédée : j'ai recueilli deux filles déjà grandes qui étaient en orphelinat puis j'ai eu un garçon qui a maintenant 5 ans. Le père de mon fils est décédé et j'ai perdu beaucoup d'amis et amies de maladies diverses, de parents. Parfois, j'aimerais être là-haut près d'eux mais je dois rester là jusqu'au bout pour mes enfants et ceux qui m'aiment et qui comptent sur moi.

31 janvier 2010


imagesHW10hd.jpeg_____________________________ Une amie m’a envoyé ce magnifique texte de Jacques BREL que je partage ce soir avec vous :



“Je te souhaite des rêves à n'en plus finir,
Et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns.
Je te souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer,
Et d'oublier ce qu'il faut oublier.
Je te souhaite des passions,
Je te souhaite des chants d'oiseaux
Au réveil et des rires d'enfants.
Je te souhaite de résister à l'enlisement,
A l'indifférence, aux vertus négatives
De notre époque.
Je te souhaite surtout d'être toi-même.”

Jacques Brel

A bientôt ! 
Bises.

Brigitte

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imagesZdo30k.jpegMES RÉFLEXIONS SUR L’AMOUR :


Je ne suis pas d'accord avec l'idée suivante entendue quelque part : "On y trouve ce qu'on y apporte, dans une relation amoureuse"... C'est beaucoup plus compliqué que cela... L'amour, ce n'est pas de la nourriture ou un bon repas... bien que je sache que certains prennent l'acte d'amour pour un bon repas et puis on change de resto pour changer de menus (de conquêtes soit dit en passant) et parfois prennent juste le dessert en couchant avec leur maîtresse après leur femme légitime. Pourquoi c'est compliqué : pour toutes les raisons de cette société qui évolue très vite et dans un sens de sur-consommation. On aime, on jette, on regarde ailleurs, on se désaime, on aime à nouveau mais zut, on s'est trompé, alors on va voir ailleurs et puis si on trouve finalement, alors zut, celle-là, elle est peut-être mieux. 

Aussi retrouvons ces valeurs d'approfondir la relation, d'apprendre à connaître une personne avant de la jeter (parfois même de la jeter avant d'avoir commencé quoi que ce soit par peur des sentiments), d'arrêter d'avoir peur de la vie de l'autre, de pouvoir aimer sans avoir peur de la longueur ou de l'engagement, de pouvoir se désinscrire de Meetic quand on démarre une relation et d'arrêter d'être addicte, dépendant du site lui-même... Puisque c'est le cas de beaucoup de personnes de ne pouvoir décrocher des sites, du tchat, du sexe sans fin. 

Au final, je pense qu'on n'est pas égaux devant l'amour et c'est bien triste ! Il est plus facile à une jeune femme de rencontrer un homme quand elle n'a pas d'enfants, ni de passé ou presque pas. Quand vous êtes maman, beaucoup d'hommes ne vous veulent pas : il y a ceux dont les enfants ont grandi et qui vous disent tout net qu'ils ne veulent plus "s'emmerder"... Il y a ceux qui ont encore leurs enfants et ça leur suffit. Ils calculent le nombre d'enfants entre les nôtres et les siens... Il y a ceux qui veulent "jouir" de la vie et là franchement, on a l'impression de faire tâche avec nos responsabilités.

Et puis, on n'est pas égaux devant l'amour pour des raisons de destin, de chance... On peut aimer et perdre la personne qu'on aime de décès, accident. On peut aimer et ne pas être aimé en retour. On peut être aimé et ne pas aimer ou ne pas avoir de désir pour telle personne qui en a pour vous. On peut travailler sur soi, sur son enfance, ses parents, la vision de leur couple durant des années... ou ne pas travailler dessus. On peut être dépendant affectivement, nous amenant dans des relations de violences... ou bien refuser tout ce qui nous entrave et fuir très loin. Mais voilà, il faut toujours y croire car le célibat, c'est parfois un enfer, un désert, un horrible manège. Et l'amour, c'est beau.


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Nous sommes des êtres de pensée et l'amour peut aussi se réfléchir. Il y a un excellent livre qui s'appelle : "Choisir qui l'on aime" car à force de n'écouter que ses hormones, féromones et autres gentils arômes humains, on peut aussi se retrouver dans une histoire qui nous blesse, qui nous fait souffrir, voire qui nous rend dépendant. Car il faut savoir à l'évidence... que certaines femmes ayant eu une certaine enfance (et certains hommes aussi) ont un penchant à aller vers les bras cassés, les violents, les menteurs, les manipulateurs et autres séducteurs (oui, ça existe).... et que ces personnes doivent en avoir conscience et travailler sur elles et leur passé, leur enfance pour un jour avoir la chance de rencontrer une personne équilibrée, qui les respectera et qu'elles pourront aimer malgré leur gentillesse... car bien des femmes vont un homme destructeur au lieu de choisir un homme gentil. Parfois elles ont le choix et font le mauvais choix. Certaines par "amour" peuvent rester avec un homme violent et parfois même acceptent que celui-ci maltraite leurs enfants. Il y a malheureusement à l'évidence des drames tous les jours, relatifs aux choix amoureux et parfois c'est la mort au bout. L'amour ne doit jamais être évident. Restez les yeux ouverts et fuyez quand il est encore tant. Car parfois, l'évidence c'est de sauver sa peau. L'évidence aussi, c'est d'écouter ton coeur et de ne pas oublier que la seule évidence, c'est le soleil qui se lève tous les matins. C'est l'enfant qui naît et dont il faut s'occuper sinon il meurt. C'est la mère qui pleure ses enfants en Haïti parce qu'ils sont morts dans le tremblement de terre.

 

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Il y a des courants spirituels qui invitent à faire croire que... "ta vie est faite de ce que tu en fais" ou "tu attires les malheurs que tu vis". C'est finalement assez enfermant. Jusqu'à dire que la victime est finalement son propre bourreau et qu'en fin de compte, les juifs gazés ont mérité leur sort car "karma". Tout cela, je l'ai entendu... et je pense personnellement qu'on est plus libre que tout ça et qu'il ne faut pas se laisser enfermer dans des schémas de pensées culpabilisantes et trop faciles. Je pense que les manipulateurs, les chasseurs de sexe, les hommes violents, les séducteurs sans frontières, les violeurs... ne ressemblent pas à leurs victimes, et que leurs victimes ne doivent pas rentrer dans le piège de l'auto-accusation qui est très culpabilisant et empêche la guérison. Une femme qui pleure ou un homme qui souffre d'avoir été manipulé pour se donner à quelqu'un d'autre, lequel n'a fait que prendre et rien donner et s'enfuit sans demander son reste... n'a pas demandé à vivre cela. Si tu lui dis : "Mon pauvre, hé bien, au fond de toi, tu as attiré ça et tu l'as mérité"... Non, je dis non !


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Je pense ce soir à une personne amie qui vient de perdre son chien, un animal l'accompagnant depuis des années. Pourtant cette personne offre un grand sourire sur la scène, en tant qu’artiste donnant du bonheur à ceux qui viennent l’écouter... bien qu’elle souffre dans son coeur, portant encore bien d'autres épreuves.

Je pense à ma fille dont l'anniversaire de décès est dimanche. Elle me manque tellement. Elle avait deux ans et demi, foudroyée par un virus. Je suis très brassée à cette période et pourtant... il reste une chose importante à se dire et à vivre : on est là, encore vivant, pour on ne sait combien de temps alors donnons au maximum, aimons les autres car comme il est dit dans le film "Always" : "La seule chose qu'on regrette de l'autre côté, c'est de n'avoir pas assez dit : JE T’AIME à ceux que l'on aime"...

Et je pense ce soir à Alain sur son lit d'hôpital, en train de se battre à 55 ans contre une maladie qui l'a terrassé en quelques semaines. Il est devenu tout maigre, sans cheveux... alors qu'il gambadait dans les montagnes il y a quelques mois...

Je pense à ce vieux monsieur que j'ai ramené de l'hôpital cette semaine dans mon travail de taxi-vsl et qui m'a raconté qu'il ne voyait plus son fils ni ses 5 petits enfants, disparus et ne donnant plus aucune nouvelle. Deux vieux pleurent quelque part.... sans famille. Je pense à eux et à tous ceux aussi qui vont passer la Saint Valentin seuls, ici et ailleurs. Je pense à un homme veuf, Gilbert, qui a perdu sa femme, en ce jour des amoureux ; l'absence est cruelle et quand l'amour est fêté, on pense à l'éternité de ceux qui s'aiment.

Je pense au père de mon fils qui est parti au ciel d'un cancer aux poumons. J'ai une pensée pour tous les fumeurs pour qu'ils s'arrêtent de fumer. Car fumer, c'est mourir à petit feu et parfois dans d'atroces soufrances, la plus grande étant celle de laisser ceux qu'on aime tous seuls sur terre.

 

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Je réponds à un jeune homme de 30 ans qui me dit ne plus croire en l'amour : J'ai 43 ans et j'ai des blessures dans le coeur et même parfois j'ai l'impression que mon coeur est brisé en plusieurs morceaux mais je continue de croire en la vie, au chemin qu'on a chacun et même si la mort peut emporter un amour, que ce soit la mort physique ou le deuil d'une séparation... Hé bien, restons positif et visualisons notre bonheur : alors un jour notre bonheur arrivera même si c'est à 50 ans. Il restera alors environ 30 ans de bonheur à vivre ! Vivekananda disait : "Vous pouvez tomber 100 fois, relevez-vous pour la 101 ème fois."


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Je viens mettre un panneau DANGER quand il y a des enfants et qu'une relation se met en route entre deux personnes ! La difficulté pour les enfants dans ce monde d'aujourd'hui... aléatoire des sentiments.... c'est de pouvoir s'attacher à une tierce personne amoureuse du parent et de devoir vivre des deuils successifs de séparation puisque la plupart du temps, quand il y a séparation avec un conjoint "rapporté"... la personne n'est plus visible et les enfants doivent gérer cela.

De l'autre côté, quand cette personne s'en va, elle quitte l'homme ou la femme aimé mais souvent elle doit aussi faire le deuil de la relation avec les enfants qui ne sont pas les siens et que pourtant elle adorait. Je pense que deux amoureux doivent rester prudents et vivre les choses d'abord à deux, même si on ne peut pas se voir tout le temps.... afin de ménager les enfants et eux-mêmes aussi. Rester discrets même si on partage des sorties avec les enfants et ne pas étaler son amour et ses bisous devant eux. Je pense que les enfants n'ont pas à être mêlés à l'histoire d'amour. Ils ont la pudeur protectrice de leur âge et peuvent se sentir mal à l'aise en pensant dans le secret au parent divorcé, absent ou décédé qui n'est plus là, qui n'est pas là.

 

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Une amie a écrit : "Les femmes sont-elles victimes ou coupables ? Face aux coups ou humiliations, sont-elles trop faibles pour partir ou courageuses de rester ?"

J’ai répondu : Tu dis avoir vécu cela et si tu poses cette question ainsi... c'est que : la femme se sent souvent, dans ces situations de violence, victime et aussi coupable par culpabilité.
Pourquoi victime : parce qu'elles sublissent des coups et humilations sans pouvoir se défendre.
Pourquoi coupables : car l'homme leur dit ce genre de choses : "si tu ne sais pas pourquoi tu bats ta femme, elle, elle le sait." ou il peut dire : "tu le mérites" ou il peut dire aussi : "tu n'auras pas le cran de partir car tu n'as rien et si tu pars, je tue tes enfants ou tu ne les reverras pas."

Même si la plupart des hommes sont équilibrés et bien dans leur tête, il y a des manipulateurs, des hommes violents, qui détestent la femme et ce qu'elle représente, des hommes aussi qui boivent et ne se rendent pas compte du mal fait, des hommes schizos, malade de la tête et tyrannique, faisant trembler la famille entière. Une femme est restée toute sa vie avec un homme comme ça et a eu aussi cette maladie mentale, cette faiblesse de rester et de ne pas protéger ses enfants, de l'assumer mais de souffrir comme pas possible.

Oui, pour moi, les femmes qui restent dans ces conditions ne sont pas courageuses et oui, elles sont faibles. Un homme me frappe, je le quitte dans l'heure, même si je l'aime. Pourtant à l'âge de 20 ans, un homme m'a giflée gravement après l'acte d'amour.... parce qu'il était dans un trip de chasteté et qu'il m'a reproché de l'avoir tentée. À l'époque, je n'ai pas eu le courage ni la force de le mettre hors de chez moi (il avait dix ans de plus et s'était incrusté) et c'est une amie plus âgée qui a pris la décision au bout de quelques temps, au vu de mon état de santé qui se dégradait. Je pense donc qu'il faut travailler sur soi et apprendre à s'affirmer, ce que j'ai fait en prenant de l'âge et des années, et aussi en allant travailler sur mon enfance et sur ma vision d'enfant ayant grandi avec l'exemple d'une mère soumise.

Il faut aussi pour certaines femmes arriver à être indépendantes pour pouvoir partir et vivre seules, mais là aussi, le bas blesse car prendre un autre logement est parfois un challenge insurmontable dans ce monde. Et pour celles qui subissent des menaces sur leurs enfants, se rappeler qu’elles peuvent fuir et se réfugier en foyer tout en demandant la protection de la justice, mais là aussi, il y a de quoi faire bouger les choses car tout n’est pas si simple.

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Libres mais seuls... !!!????? Il y en a marre, vous ne croyez pas, du célibat à rallonge. Il y a un moment, il faudrait peut-être se jeter à corps perdu du pont... pour trouver le bout de l'élastique tout en bas... quand on a fait un peu confiance... et puis remonter dans le lâcher-prise d'une belle relation durable et sincère. C'était une métaphore de l'amour en saut à l'élastique... vous m'avez comprise ! Le sport apprend beaucoup sur l'amour : endurance, volonté, courage, sang-froid, adrénaline, sprint, marathon, compétition, rival, confiance, observation, présence, abnégation, intégrité, droiture, engagement, précision, union des forces, équilibre, respiration, zen, communion, exaltation, enthousiasme, euphorie, combat, respect, amour.

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imageszwgdJx.jpegÀ une amie qui vient de vivre une déception amoureuse, j’ai répondu : Je sais, c'est pas facile. Tu as écrit : "Mais franchement la vie est trop compliquée, je voudrais disparaître des fois mais heureusement que j'ai mon fils"... Tu as l'impression de n’être plus rien, que tu as donné ton corps à cet homme et qu'il t'a volé ton coeur car tu étais sincère et que tu restes le bec dans l'eau à vouloir te noyer... pour oublier tout simplement. Oui je l'ai pensé aussi après une grosse peine de coeur car là tu as envie de te balancer quelque part du haut d’un sommet, celui de ta douleur. Mais il y a des trucs à faire. Tu peux accepter de continuer de l'aimer dans ton coeur en te dissociant de lui, c'est à dire laisser vivre tes sentiments et les regarder s'amoindrir avec le temps. Aussi : Accepter ta colère et lui écrire par exemple tout ce que tu veux et même l'insulter mais sans lui envoyer la lettre, juste la brûler ou bien mettre la lettre dans l'eau et regarder l'encre se dissoudre comme s'est dissout votre relation.

Tu peux aussi visualiser ta relation et ce qui s'est passé ainsi que ton chagrin et imaginer que tu es dans un cercle et que tous ceux qui t'aiment, tous tes amis se trouvent autour de toi et t'envoient de l'amitié, de la consolation et te disent : "Mais tu es notre amie, tu vaux mieux que d'être prise pour un objet et une poupée gonflable et un jour tu trouveras quelqu'un qui ne se moquera pas de toi et ne te détruira pas." Et tu t'imagines revivre, passer à autre chose, prendre un autre chemin. La pensée est créatrice, alors essaye.

Enfin, tu imagines que tu marches avec cet homme au bord de la mer. À un moment vous vous quittez et tu le laisses. Tu reviens sur tes pas et tu rentres dans la mer. Tu nages vers le large et tu sens la liberté revenir dans ta vie. Puis tu reviens en nageant sur le dos. Tu t'installes sur le sable et tu prends le soleil et tu sens que tu vas mieux Tu sens la chaleur du soleil t'emplir de félicité et de bonheur, d'un amour univers qui te remplit et enlève tous les nuages. Je t'embrasse et te souhaite plein de courage.

 

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Mon fils comme tu le sais a perdu son papa comme ton fils. J'ai pu l'aider par l’homéopathie au sujet de la colère et de l’immense tristesse provoquées par le décès de son père. Et puis j'ai pris contact avec le CMP (centre médico psychologique) pour une consultation gratuite avec une psychologue. Depuis on la voit tous les quinze jours et cela aide.

Mon fils peut exprimer ainsi ses ressentis, sa tristesse, la colère quand elle était là très présente et moi-même je peux parler de l'évolution et des difficultés que je rencontre parfois dans la relation parentale. Mon fils écoute mais parfois joue pendant ce temps et ne perd pas un mot de tout ce qu'on dit. Toujours garder en tête de mettre des limites et savoir rester maître du bateau familial car l'enfant en a besoin et a besoin de repères, même s'il n'a plus de père.

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1794102.jpgJ'ai une énorme pensée ce soir pour les deux petits qui ont appris brutalement que leur père a tué leur mère avant de se tuer lui-même et aussi pour ce petit dont la jeune maman a été tuée par le papa, lequel va finir en prison. Le crime d'un homme sur une femme glace le sang et quand c'est la mère de ses propres enfants, cela glace des générations entières qui doivent vivre avec cet horrible poids et avancer sans un mot dans l'absence d'une grand-mère, d'une maman tant regrettée, d’une femme qui a mis au monde la génération future d’une lignée aux racines ensanglantées.imagesiVvbYD.jpeg

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imagesFMAr0O.jpegIl y a des femmes vénales comme il y a des hommes soucieux du rang social de leur femme. Par exemple, certains hommes peuvent se montrer admiratifs d'apprendre que je suis musicienne mais au contraire sont distants, étonnés, parfois choqués... quand je leur dis que je suis conductrice professionnelle, taxi. Ils voient tout de suite la routarde, la routière, celle qui sait conduire... et ça peut faire peur, comme peut faire peur une femme qui réussit ou qui a du succès en quoi que ce soit. Parfois, une vie simple et sans éclat rassure plus qu'une vie sous le feu des rampes. Une femme qui a un emploi dit féminin peut sembler plus aimable qu'une femme qui fraye dans un milieu d'hommes. Le monde a évolué mais pas tant que ça.

Personnellement, je n'ai aucune honte à dire que je suis au smic et que je me débrouille très bien car je suis débrouillarde... et qu'au fond, la richesse, la vraie, c'est celle du coeur, de l'âme, du courage de l'autre, de sa capacité à oeuvrer, à chercher, à apprendre, étudier, avancer, comprendre. Je me souviendrai toujours des paroles de ma tante qui m'avait sermonnée il y a 15 ans car j'étais avec un homme qui ne lui plaisait pas professionnellement : "Tu vois, moi, j'ai choisi ton oncle pour sa place dans la société, pour son ambition et le fait qu'il gagnait bien sa vie."

Cela m'avait choquée et encore dernièrement, pour avoir eu devant mes yeux un homme intéressé par moi mais très riche... Il pouvait s'offrir une voiture très chère... mais il pensait aussi que les femmes n'étaient que l'esclave de son plaisir, sans avoir la moindre richesse du coeur ni la générosité d'un geste d'amour et de gentillesse envers sa compagne. Ce sont les femmes qui devaient venir le voir dans son immense maison mais se déplacer dans la modeste demeure de ses conquêtes devenait trop pénible. J'ai décliné sa proposition car l'argent a pourri sa vie et il ne voit plus qu'à travers la beauté de sa voiture. Organiser une fête pour sa nouvelle voiture mais surtout pas pour une femme !! Je pense qu'une promenade partagée, un coucher de soleil, un morceau de musique, une plage au soleil ou sous la lune.... des attentions, un repas aux chandelles, une sortie en amoureux compte des milliards de fois plus que la profession ou le salaire de son partenaire.imagesOqnzVd.jpeg

Cependant, dans ce monde souvent matérialiste, l'animal comme requin ou chacal sommeillant en certains individus... veille au grain, qu'il soit femme ou homme. On le voit souvent lors de la venue des divorces, quand l'un doit tout laisser à l'autre ou que les enfants sont même mis en balance avec la pension versée ou non versée. Combien d'hommes sont dépouillés, et parfois par des femmes qui travaillent et gagnent bien leur vie ! Alors regardons derrière les apparences et... croyons encore à l'amour vrai.

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imageswDsWPS.jpegLe problème est que quand l'homme rêve d'une femme fée qui le rendrait heureux, le chouchouterait, le ravirait aux anges... il ne fait que rêver et ne veut s’engager avec personne. Une femme pleure de l'autre côté car elle voudrait le rendre heureux mais lui ne veut pas d'histoire. Il aurait trop peur d'une fée à la maison, dans sa vie, lui prenant sa liberté. Et il passe à côté d'une belle histoire. Il y a les rêves et puis il y a la réalité d'aujourd'hui où les hommes et les femmes sont devenus individualistes et méfiants de l'amour avec un grand A.

Et puis, il y a des hommes qui sont vraiment prêts à s’engager et qui rêvent d'une bonne fée à la maison, qui s'occuperaient des enfants et les entoureraient d'un amour entier... Seulement voilà, ils tombent sur des femmes qui ne veulent que des amants de passage. Alors chacun pleure dans son coin. Pourvu que ça change ! Que les êtres humains aient moins peur des sentiments et de leurs désirs, de leurs besoins profonds. Qu'ils soient plus tournés vers l'autre et sa lente découverte ... qui est loin de pouvoir se faire en une nuit. C'est une évidence !

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images4sTkyQ.jpegOn dit que les Anges nous regardent et que notre vue illumine leur regard car ils sont très souvent impressionnés de ce que les humains peuvent porter, encaisser, dépasser, transformer, sublimer. Pour ma part, 2009 a été une année difficile avec des coups, des batailles, des revers de médaille, des deuils, la cassure avec un père schizo qui n'a pas eu l'affection et l'amour -avec ma mère- de venir nous embrasser, moi et mes enfants, alors qu'ils sont montés de la région de Toulouse dans notre région. Il a écrit à tous ses enfants qu'il regrettait de nous avoir eu et a déversé sa haine sur sa progéniture dont il dit qu'on est de la "merde". C'est dur, surtout que ma mère a un cancer et que je ne l'ai pas revue depuis bientôt deux ans. Après, quand vous entendez votre fille adoptive vous dire un jour de colère adolescente qu'elle serait heureuse de visiter votre tombe... il faut être drôlement accroché pour maintenir le cap et poursuivre coûte que coûte. Parfois, les larmes coulent et elles font du bien, car le coeur déborde, et j'offre tous ces maux pour que d'autres soient heureux quelque part dans le monde, car le bonheur des autres me fait du bien, à défaut de l'être totalement moi-même. La musique et mon groupe du Trio Odyssée créé en 2009 est un exemple de l'amour qu'on peut partager à travers un violon et de cet art qui fait du bien, à soi et à ceux qui viennent nous écouter.5.jpg

http://letrioodyssee.site.voila.fr

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cap001.jpg Vous vous demandez si cela vaut le coup de se battre en amour.... c'est à dire de ne pas lâcher même en cas de problèmes. Je pense effectivement que si le problème est facile à gérer, on peut se battre. Mais je vais vous citer des cas impossibles à gérer pour une femme même en patientant des mois : .... (ne riez pas) Imaginons un homme qui est impuissant ou avec un problème d'éjaculation précoce mais ne veut absolument rien faire, ni consulter ni prendre quelque chose (dans le cas de l'impuissance), alors on fait comment ? Pour l'éjaculation précoce, par amour, on peut y arriver en faisant des concessions et des femmes y sont arrivés. Dans le cas de l’impuissance, beaucoup de femmes font aussi des concessions dans certains couples et trouvent leur plaisir avec leur partenaire autrement.

D'autres exemples : vous rencontrez un homme maniaco-dépressif et vous tombez amoureuse de lui. C'est le grand amour pendant trois semaines et puis il disparait en disant les pires horreurs et que l'amour "est une dépendance", qu'il ne veut pas devenir dépendant alors il s'en va. Il se terre chez lui. Et puis il revient au bout de deux semaines, avec plein de flammes, et ses mots doux récupèrent la femme qui tombe dans ses bras. Cela m'est arrivé, c'est pour cela que je vous en parle. Je me suis battue presque un an pour cet homme que j'ai attendu et pour lequel j'ai pleuré car il m'a fait le coup bien sept fois, en mettant parfois deux mois de distance. Un jour, il est revenu en me disant des choses tellement merveilleuses et puis quinze jours après : "Ben, j'aurais pu les dire à n'importe quelle femme, ces mots-là." Là, ça casse... Vous êtes à terre. Démollie. Est-ce que ça vaut le coup, tout ça ? La question est : savoir se protéger aussi, malgré les sentiments qui nous tirent de l'avant, mais nous tirent à quel prix ? Alors depuis je me protège mais retrouver la confiance.... Oui, il le faut.imageseEIi6I.jpeg

Je pense que ce type d'hommes peut détruire profondément car parfois il a été très rejetant avec des mots blessants. À travers moi, je pense qu'il visait sa mère, son père, d'autres femmes, lui-même.... mais on n'est pas des robots. On encaisse et le problème est qu'on accuse les blessures. Après, il faut panser le coeur qui éclate en mille morceaux. Dans ce monde, où beaucoup d'êtres errent d'amours en amours, l'homme et la femme souffrent du monde moderne jusque dans le coeur : ultra consommation, mise à la poubelle rapide, mépris des sentiments, banalisation des séparations, etc.

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images.jpegJe viens vous faire un petit cadeau... une citation de Jacques Salomé : "Vivre en couple dans la durée, c'est apprendre à créer et à vivre une intimité personnelle (reconnue par l'autre) et une intimité commune (respectée par chacun)". Il a écrit aussi : "Je veux que toi et moi osions l'impossible afin que chacun de nous rencontre l'incroyable."

En fait, pour vous livrer la suite de ma réflexion, je crois que tout cela n'est qu'un problème de rencontres de personnalités et de caractères, mais pas de rencontre homme-femme. Chaque homme, chaque femme est différent, différente. Parfois il y a incompatibilité entre deux personnes et elles peuvent s'acharner à poursuivre ensemble autant qu'elles le veulent, elles n'y arriveront pas forcément. Le mieux est de le reconnaître et de se séparer en bon terme, sans haine. Les orientaux savent bien cela. Certaines unions leur sont impossibles (comme le cheval avec le rat par exemple). Quelqu'un qui a beaucoup de feu se mettant avec une personne pleine d'eau en énergie se verra étouffer et mourir à petit feu. Alors il fera des concessions mais au détriment de quoi : de son propre équilibre. Il se réveillera un jour avec une dépression ou un cancer pour avoir étouffé son chemin de vie par "amour". J'ai plusieurs exemples de personnes ayant vécu cela dans mon entourage. L'amour doit donner de la vie, pas la mort ni le sacrifice.

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imagesbavvxR.jpegJ'adore quand les hommes et les femmes découvrent que chacun souffre des deux côtés et qu'il y a des indélicats dans les deux bords. Arrêtons la guerre des sexes que certains vivent dans leur tête avec la haine, la rancune et le mépris pour l'autre sexe. Il y a des célibataires très bien des deux côtés qui sont sincères, gentils, généreux, attentionnés, respectueux de l'autre, fiables, sans enfants ou avec enfants, avec du tact et qui n'arrêteront jamais une relation par sms.

 

Chloé LAROCHE

 

Photos de mon groupe, le trio Odyssée :

http://www.casimages.com/photos/Akon38/123036/

8-picture3.jpgCopie de 100218102136990035471704.jpg

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Nous allons jouer le 10 avril à l'Heure Bleue pour la soirée annuelle

du Secours Populaire__________________________________________________________

25/05/2009

La femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

k0128393.jpg“Maintenant que tu as, 

déserté les lignes de ma main 

après les avoir gravés 

Maintenant que tu as, 

effacé les lignes de ma main 

après m'avoir tout donné 

 

As-tu accepté, 

ce qui se meurt 

le long des allées 

les âmes fatiguées 

Maintenant que ... “   (chanson de Stanislas Renoult)__________

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k0479210.jpgVoici une HISTOIRE véridique faite de mots vrais, 

écrite pour les HOMMES et les FEMMES

par Chloé Laroche,

 

 

Un jour, une femme a refusé de poursuivre l’acte d’amour avec un homme qu’elle aimait. Il l’a assénée de tous les reproches. À bout, elle a quitté le lit pour ne plus entendre la tempête qui s’abattait sur elle. Il l’a alors traitée de connasse. Puis il l’a poursuivie dans la chambre où elle s’était réfugiée, la harcelant de mille mots peu gentils. Les roses ont des épines qui peuvent piquer fort. Il a dit les jours suivants : “Tu m’as manqué de respect parce que tu t’es refusée à moi.”pe0006093.jpg

 

Un jour, cet homme a offert une bague à cette femme mais le mois suivant, il partait, en lui disant que sa vie à elle était trop difficile. Ses enfants, son métier, des ennuis à affronter soudain. Pour lui, la vie était redevenue facile. Surtout, depuis qu’elle lui avait rendu le sourire... qu’il avait perdu quand son épouse l’avait expulsé du domicile conjugal, quleques mois auparavant.

 

 

 

pe0013015.jpgCet homme et cette femme se sont ensuite perdus dans un labyrinthe. Ils entendirent soudain des phrases arriver comme des tigres se jetant sur de douces roses sans épines.

 

 

Ces phrases disaient ceci :

 

“L’amour, c’est de la dépendance. Je préfère te fuir pour me préserver.”

 

“Je rompts par sms. Je sais, ce n’est pas glorieux.”

 

“Je rompts par mail car je vois que je suis maladroit avec toi.”

 

“Il n’y a pas que toi. Il y a d’autres femmes pour vivre d’autres aventures.”

 

“Je ne veux pas faire d’efforts à te voir plus si je n’en ai pas envie.”

 

"J'ai passé une soirée merveilleuse avec toi, mais tu sais, il faut que je te dise, je pars quinze jours au Maroc avec une autre femme.”

 

“Je ne suis pas le bon cheval. Cherche ailleurs.”

 

“Je ne veux pas me sentir enfermé dans une relation.”

 

“Il ne faut pas s’attacher à moi.”

 

“C’est bizarre que tu puisses m’aimer ainsi.”

 

“Je suis bien chez moi tout seul. Je n’ai pas envie de complications et de m’emmerder la vie avec une femme.”

 

“Tu ne me manques pas donc je ne suis pas amoureux.”

 

“Je suis dans le brouillard. Désolé, mais je ne peux pas m’engager.”

 

“Ce que je t’ai dit il y a quinze jours, que j’étais amoureux de toi et que je voulais te revoir car j’étais fou de toi, j’aurais pu le dire à n’importe quelle femme.”

 

“Ton nez est luisant. Tu as mis du cirage ?”

 

“Une femme en vaut une autre. Finalement, ce que je vis avec une, je peux le retrouver avec une autre de la même façon.”

 

“Je ne veux pas quitter cette femme mais je voudrais bien t’avoir aussi parce que je ne t’oublie pas. Tu étais là avant. Elle est là maintenant. Je vous veux toutes les deux.”

 

“Je suis allé jusqu’au bout de mon plaisir. Sans toi. Mais toi, tu n’as pas ce besoin puisque tu es une femme. Je n’ai plus rien à te donner ce soir.”

 

“Tes parents sont horribles. Si je l’avais su avant, je ne serais pas venu vers toi.”

 

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... Cela ne finissait pas.

C’était toutes des phrases dites par des hommes.

Prononcées par des hommes pour des femmes.

En vrai.

Car tout est vrai dans cette histoire.

Il n'y a aucune invention.

Parole d'auteur.

 

k0044485.jpgLa femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

 

Mais le genre masculin est arrivé et l’a secoué en lui disant :

“S’il y a un seul homme sur terre qui peut faire mentir et gommer tout ce que tu viens d’entendre.... alors les hommes seront sauvés du déshonneur et de la honte.”

 

L’homme se leva et caressa doucement la femme.k0235762.jpg

 

“Pardon pour tout,” lui dit-il.

 

BCP026-52.jpgElle lui sourit.

 

D’un sourire qui aime à l’infini.

 

Alors, dans la forêt, on entendit des pleurs et des larmes. 

 

Une rivière jaillit et une source d’amour et de paix se mit à couler pour les hommes et les femmes.mat087.jpg

 

L'amour est précieux, capricieux, sacré, fantastique, délicat... Il a besoin de temps, d'exclusivité, de patience... comme on voit grandir une plante, un arbre, un ruisseau. Il a besoin de respect, d’écoute. Il a besoin qu’on lui donne la place des sentiments.

Il aime le dialogue et se met à grandir comme un coeur qui s'ouvre d'immensité lorsque les mains s'ouvrent sur le monde de l'autre main. Chacun a ses lignes mais nous avons tous dix doigts.

Chloé LAROCHE

 

_________ COMMENTAIRES  :

Bonjour Chloé,

Ces textes sont très beaux et si réalistes, malheureusement ou heureusement.
J'aime beaucoup votre album photos : des enfants mignons, des personnes qui sont apparemment gentilles et tendres, des paysages magnifiques. On peut savoir où les photos ont été prises ? Juste par curiosité.
Merci à vous pour ce bon moment.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 26.05.2009

 

Lolotte, 

Merci infiniment à vous pour ces quatre commentaires de votre part. Cela me fait chaud au coeur de vous avoir lue et, à travers vos mots, ce sont votre attention et votre compréhension, votre humanité, qui me touchent.
Les paysages sont de l'Isère ou d'ailleurs. Il y a le lac de Monteynard, vu du bélvédère du site de La Roche et vu de près aussi. Il y a le Jardin des Plantes de Grenoble avec le jardin de roses, où je suis avec ma fille décédée. Il y a mon château aussi... mais chut, c'est secret. Le champ de lavande, c'est plutôt en Provence, et l'île, c'est celle des hommes vrais, de ceux qui sont authentiques et véridiques, intègres et respectueux de leur entourage, y compris la Terre. Cett île se trouve en chacun de nous, si on veut la trouver et s'y arrêter. Et puis, il y a la ballade près d'Herbeys, d'où l'on voit ma montagne Belledonne enneigée. Je vous remercie d'avoir parcouru cet endroit de mes écrits et soyez heureux, comme le dit la chanson... Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.05.2009

 

Chloé,
C'est vous qui nous parlez de choses vraies, alors MERCI. Et surtout ne cessez pas d'écrire, c'est beau et touchant.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.05.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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