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18/10/2017

Voici l'histoire authentique d'un architecte qui a su trouver sa vocation après un parcours scolaire difficile.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

J'aimerais raconter chaque jour des histoires comme celle-ci, afin de donner de l'espoir à ceux qui me lisent.. aux jeunes surtout, dans le cas présent, ainsi qu'à leurs parents parfois démunis ou désespérés.

C'est l'histoire d'un jeune garçon à qui une institutrice avait dit : "Tu es vraiment un imbécile" et qui était placé au fond de la classe, avec des brimades au fil des années de scolarité.

Puis il a été reconnu dyslexique à un certain moment. À partir de là, ses maux de ventre se sont arrêtés. Il s'est senti pris en compte et accompagné. Il a été suivi par une excellente orthophoniste avec laquelle il se sentait en confiance.

Et puis, il a choisi une filière de Bac professionnel, laissant la filière dite normale. Là, les enseignements lui parurent plus concrets et plus intéressants. Sa classe faisait des visites d'entreprises et d'écoles ; cela l'enrichissait et lui ouvrait une fenêtre sur le monde réel du travail, qui pouvait être aussi fait de passions.

Un jour, il devait se rendre dans une école supérieure avec ses camarades. Mais avec l'un de ses amis de promotion, ils furent soudain attirés par un  bâtiment juste en face. C'était l'école d'architecture.

Ils décidèrent tous les deux, avec l'accord de leur enseignant, de s'extraire de la visite prévue pour passer quelques heures à découvrir l'école d'architecture.

Le soir-même, il dit à ses parents que c'est cette école qu'il souhaitait faire et qu'il arriverait à passer les tests d'entrée, après avoir réussi son Bac. Il paraissait si sûr de lui que sa famille étonnée lui fit confiance et l'écouta.

Le jeune homme réussit son Bac ainsi que les tests d'entrée, travaillant d'arrache-pied. Puis il entra dans cette école qu'il visait et fit ses six années d'études d'architecture.

Il repensait parfois à ces mots si blessants entendus durant sa scolarité par les enseignants, par les professeurs. On lui reprochait tant de choses. D'être un cancre, de ne rien comprendre comme les autres, d'être trop distant des devoirs et des leçons, de comprendre différemment, d'appréhender le monde à sa façon.

On l'avait obligé à redoubler deux fois, au collège et au lycée. Ses parents étaient convoqués régulièrement et montrés du doigt, comme des personnes peu capables d'élever un enfant normalement. Pourtant, ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes et se trouvaient au final désespérés de vivre tout cela, ressentant une profonde injustice et une grande solitude.

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Le jeune homme a finalement tenu durant ses six années d'études supérieures, assidu et sérieux. C'est merveilleux, remarquable. Combien sont capables de cela ?

À la réussite de son diplôme, il a décidé avec l'un de ses collègues étudiants de créer leur entreprise. Puis ils ont été rejoints par d'autres architectes. Aujourd'hui il exerce toujours. Il a des enfants. Ses parents sont fiers de lui.

Je souhaite que ce témoignage véridique puisse servir à des enseignants, à des enfants, des jeunes, des parents... afin que chacun reste dans le respect et dans l'espoir du chemin de l'autre.

Chloé Laroche

 

http://short-edition.com/fr/oeuvre/tres-tres-court/voici-...

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17/10/2017

Ma nouvelle en hommage au Refuge et aux couples de femmes homosexuelles, écrite pour le respect de tous les couples homos.

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Je vous invite à lire sur "SHORT Édition" cette histoire que j'ai écrite et que j'offre à tous les couples de femmes homosexuelles.

Vous pouvez aussi la lire ci-dessous.

Personnellement, je ne suis pas homosexuelle mais je défends la cause des homos, hommes et femmes.

Alors, que cette nouvelle contribue à leur respect et à plus de tolérance envers leur "différence".

Amicalement à tous, Chloé L

 

Copier le lien ci-dessous et le coller dans votre barre internet :

 http://short-edition.com/fr/oeuvre/nouvelles/le-dialogue-de-la-dent-de-crolles

 

 ------------ Le Refuge est une association française fondée en 2003 et dont la vocation est d'offrir un hébergement temporaire et de soutenir les jeunes homosexuels majeurs victimes d'homophobie et de transphobie, notamment dans le cadre de leur propre cellule familiale. Le siège de l'association se situe à Montpellier, et se compose de seize autres délégations opérationnelles.

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LE DIALOGUE

DE LA DENT

DE CROLLES

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Brigitte vivait toujours avec Anne, son ex-compagne, et ne souhaitait pas quitter le précieux havre de paix que représentait leur maison ; celle-ci avait abrité leur amour dans un petit village perché se tenant au bout d’une route, dans la montagne. Brigitte trouvait la paix ici, au bout du monde ; la fin de sa relation avec Anne n’avait rien changé à cela. Pourtant, elle était inquiète car ses compagnes successives lui demandaient à chaque fois de partir, de renoncer à ce charmant refuge, de trancher avec cette belle dame envers qui elle conservait affection et loyauté, ainsi que la tendresse d’une amitié pure et dénuée de tout désir et de toute pensée charnelle.

Comment faire pour expliquer l’inexplicable, l’inextricable... Elle proposait à ses nouvelles amies de rencontrer cette femme afin de prouver par A plus B que C n’existait plus, C représentant le couple d’Anne et Brigitte. Mais il est toujours délicat de vouloir éteindre l’incendie en y ajoutant des étincelles.

Brigitte était femme pompier volontaire et gagnait sa vie en pratiquant un métier de passion : le métier d’ambulancier. Le fait de côtoyer chaque jour la maladie, la mort, le handicap, les accidents graves, remet chacun d’équerre face à l’évidence de l’essentiel, l’essentiel étant de vivre sa vie comme on le ressent profondément, intimement.

Le métier d’ambulancier apporte cette dimension du respect de la différence et du choix de vie de ses collègues, des patients transportés. La couleur de peau n’importe plus, ni le choix sexuel, ni les croyances, puisque la mort rôde. Seul l’amour et le coeur demeurent, cet amour transmis dans un regard, l’espérance à laquelle s’accroche le blessé, cette onde universelle qui fait tourner le monde à travers la beauté et la joie de la lumière infinie d’une vague d’océan.short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Tant que le souffle est là, tant que le sang coule dans les veines, le reste est une question de liberté et de libre choix de ses directions. Brigitte adorait pour cela son métier et tous ses collègues connaissaient son homosexualité. Cependant, elle évitait de l’annoncer aux patients transportés afin de garder son innocence et sa légèreté face à des critiques qu’elle n’aurait pu parer, sauf par une sortie de route ou un arrêt brutal du véhicule. En effet, elle était souvent seule avec les patients, les conduisant à leurs rendez-vous. Le tête à tête était parfois long, jusqu’à trois heures de temps, aussi devait-elle garder sa vie privée tel un jardin secret dont elle seule aurait la clé.

Parfois elle y laissait entrer des personnes capables de tolérer sa différence, assez ouverts de coeur et d’esprit pour comprendre l’immensité de son choix de vie et d’amours. Elle était alors rarement déçue de pouvoir faire découvrir ses plates-bandes fleuries et ses roseraies colorées. Les rares personnes qui la décevaient se retrouvaient très rapidement au milieu des orties et des chardons, recherchant au plus vite la porte de la sortie.

Un jour différent des autres, alors que le soleil illuminait la route de montagne qu’elle avait empruntée, sur le plateau de la Dent de Crolles, Brigitte se tenait au côté d’une personne qu’elle devait descendre dans la plaine pour ses traitements. C’était la cinquième fois qu’elle la transportait. La Dent de Crolles se tenait au-dessus d’elles dans une majesté matinale de montagne mythique et, telle un témoin de leur trajet, regardait dans leur direction en tendant l’oreille et les angles de ses parois abruptes.

La patiente assise à ses côtés s’adressa soudain à Brigitte : «Je sens bien que vous êtes différente. Vous savez, moi, je n’ai jamais assumé cela et cela m’a consumée. Le cancer me ronge et j’essaye de m’en sortir. Je veux vivre et aimer. J’ai été éprise autrefois d’une femme à qui j’avais dévoilé à demi-mot mon amour. Mais cette personne m’a rejetée dédaigneusement, provoquant un arrêt final à notre longue amitié. Il est difficile d’ouvrir son coeur et d’oser sa différence. »short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

Brigitte, émue, ne quittait pas la route des yeux et sentit les larmes basculer des yeux aux joues. Soudain, l’émotion fut trop forte et provoqua un garage du taxi ambulancier à l’entrée du grand tunnel. La femme ambulancière se gara en toute sécurité et arrêta le contact du véhicule. Celui-ci fut assez surpris de cette décision surprenante et peu habituelle de son chauffeur féminin. Brigitte regarda sa patiente et appuya sa main sur la sienne, lui disant : «Vous verrez, vous rencontrerez la femme dans laquelle vous trouverez le feu correspondant au vôtre et alors il n’y aura pas de sirène de pompier ni de fanfare. L’amour sera là et, par son eau fraiche et limpide, agrandira l’espace de vos deux coeurs enflammés. »

La patiente sourit. Elle s’appelait Amandine. Elle avait perdu ses cheveux à cause de ses traitements mais elle était belle sous les rayons du soleil naissant. short edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

-Mais quelle femme voudra de moi avec un sein en moins ? J’ai été opérée. C’est une véritable mutilation, un choc énorme, insurmontable. 

 

-Vous savez, lui répondit Brigitte, vous êtes telle une amazone galopant avec votre arc de vie et votre flèche de désir. Lorsqu’elle aura trouvé sa cible d’amour, cette flèche ravira le coeur de la femme qui vous aimera telle que vous êtes. Vous êtes un tout et, même avec un seul sein, vous êtes encore vous-même. Dans mon métier, j'ai rencontré tant de personnes sans jambes, sans bras, sans mains, sans espoir de remarcher, handicapées de l'âme et du corps. Mais ce qu'elles savent au plus profond de leur coeur, c’est qu'elles ont gardé la vie et qu’elles se battent jour après jour pour gagner des centimètres de marche et d’avancées, pour gagner des mètres loin de l’horreur qui s’est abattue sur elles. Vous êtes comme ces personnes : handicapée, mutilée, diminuée d'une partie de vous-même. Alors restez vous-même : belle, battante, combattante, désirante, vivante, inventive. »

Amandine avait avalé tout le soleil de la montagne. La Dent de Crolles avait tagué son mordant sur la vie et le véhicule se remit en marche doucement vers l’hôpital. Elles n'étaient pas en retard. La vie avait pris de l’avance sur la maladie, une belle avance.

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Ce soir-là, sur la Dent de Crolles, on put voir et contempler un nuage rose accroché au sommet sur un ciel étoilé naissant de crépuscule.

Chloé Larocheshort edition,homosexuel,lesbienne,amour,rencontre,séparation,divorce,mariage,ambulancier,femme,route,dent de crolles,cancer,sein,maladie,mort,honte,peur,espoir,village,montagne,love,courage,départ,quitter,passé,présent,avenir,écoute,communication,dialogue,refuge,protection,société,respect,différence,métier,taxi,médical,patient,confidence,isère,union,homo

http://www.ulule.com/livre-cancer/

 

 

01/04/2014

Le bonheur, c'est quoi ? Celui de la planète ? Se garder, se réserver, fuir... ou s'engager et tout donner ? La Terre a besoin de toi, de moi, de vous et aussi de la politique.

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Article dédié tout particulièrement à

Cécile Duflot, José Bové

et Pascal Canfin______


Bonjour à tous et toutes,

 

Nous sommes sur terre mais que savons-nous du bonheur ? De ce bonheur de quitter la terre en ayant suffisamment aimé, en ayant donné ce qu'on pouvait donner, en ayant conservé les acquis de la terre au lieu de dilapider, en ayant tout fait pour donner une planète vivable à nos enfants et au futur, en n'écoutant pas nos intérêts personnels égotiques ni notre souhait de fuite et de recul quant à nos engagements profonds  ?

Aujourd'hui, Monsieur Brunet sur Radio RMC a déclaré :

"Super, formidable, les écologistes nous quittent car Monsieur Valls arrive au pouvoir. Magnifique, sans eux, on va pouvoir étudier les OGM à tout va, expérimenter les gaz de schistes, faire jouer le progrès au maximum... Plus personne pour arrêter tout ça !"bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

C'est cela le bonheur, c'est cela l'avancée de la civilisation ? Aller de l'avant en expérimentant tout et n'importe quoi, en risquant de générer de nouveaux cancers et de nouvelles distorsions chez nos enfants, lesquels sont nourris de plus en plus aux végétaux transformés, au lait de vache bourré d'antibiotiques, à la viande alimentée aux hormones, aux salades enduites d'insecticides, aux OGM inclus dans les plats, dans les céréales et dans les yaourts à notre insu ?

C'est cela le bonheur et l'exercice de l'intelligence humaine ? Gaspiller à tout va alors que nous pourrions déjà travailler sur l'économie d'énergie au lieu d'en chercher de nouvelles dont on ne sait pas où elles nous mèneront ? 

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Quitter le gouvernement parce qu'il y a un nouveau Premier ministre. Je ne félicite pas les écologistes du Gouvernement qui ont fait cela aujourd'hui, laissant le champ libre à des pratiques de recherche de progrès alimentant toujours les mêmes : les plus gros, ceux qui donnent de la voix et du pognon, les industries qui marchent virtuellement et au réel sur l'existence et la santé des populations.

Le bonheur, c'est de rester coûte que coûte sur le bateau, c'est de rester petit et près de l'humain, c'est d'avoir réussi à gagner la Mairie de Grenoble pour en faire une commune écologiste, c'est de lutter contre la montée du racisme, c'est d'aller aider les familles Roms qui galèrent avec des gamins dans les rues, à Paris, à Fontaine, et ailleurs.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est d'avoir des enfants quand le ciel décide de vous les envoyer, en sachant qu'ils apportent avec eux sous l'aile une baguette de pain, c'est de donner sa chance à la vie au mépris de l'égoïsme et de la carrière absolue, c'est de laisser le choix à la femme qui a décidé de ne pas être mère mais de lui dire qu'un jour, au fil des années et des différents avortements, elle pleurera (peut-être) d'être toute seule et de se retrouver avec les mains desséchées, sans tendresse à partager.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est de dire à cette femme de quatre-vingt sept ans, qui regarde son coffre-fort bien plein et qui ne vit que pour cela... :

"Regardez là-bas, de l'autre côté de la mer, il y a des peuples qui meurent de faim, donnez-leur par "Action contre la faim".... Et regarde là-bas, de l'autre côté de ton quartier, en France, aujourd'hui, il y aura des familles pauvres expulsées à la fin de la trêve hivernale... Donne, donne, donnez.... !!"

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Cette dernière phrase, ainsi que l'ensemble de cet article, est dédié aux Écologistes qui viennent de refuser un super ministère offert par Manuel Valls... et en plus en menaçant d'exclure ceux des leurs qui accepteraient cette offre ! Cette pratique et menace d'exclusion se dessine à mes yeux comme une manifestation sectaire et désobligeante pour tous les sympathisants Verts de France. Le bonheur est dans le pré mais pas dans celui des Verts !

Chloé LAROCHE


https://fr.news.yahoo.com/écologistes-deelv-refusent-participer-au-gouvernement-valls-182906429.html

12/12/2013

Un jeune prend sa voiture alors qu'il a bu. Il tue trois personnes et fait un orphelin. Dangers de la beuverie express et des nouveaux comportements des jeunes face à l'alcool.

 

th-62.jpegUn jeune ivre part en voiture. Il a sa copine à ses côtés. Il a trop bu, se sent invincible, roule trop vite et fait une sortie de route. En face, il y a un couple avec un bébé. Le jeune les percute violemment. Le couple décède ainsi que son amie. Lui reste vivant, le bébé aussi, qui devient orphelin et grandira sans ses parents, allant de familles d'accueil en familles d'accueil. Le jeune fera moins de trois années de prison.th-59.jpeg
Aujourd'hui, il se prépare à fêter Noël avec ses amis, avec ses parents. Mais son âme est morte, il porte la culpabilité indélébile d'avoir envoyé trois personnes à la mort. Pour vivre, il croit au destin et se dit qu'il n'en a été que l'instrument... Mais un instrument d'assassinat, un instrument d'abrutis. Il a voulu se mesurer aux autres en acceptant des défis : boire beaucoup en un minimum de temps, ce qui s'appelle la beuverie express ou Binge Drinking     Quinze à vingt pour cent des jeunes sont adeptes du Binge Drinking             Les jeunes essayent de battre des records, de boire le plus possible, jusqu'à détruire leur corps et leur cerveau. Ils se confrontent à leurs propres limites, la société actuelle ne leur donnant plus les réponses et les repères qu'ils recherchent. Les parents doivent rester à l'écoute de leur enfant, doivent demeurer vigilants et parler avec leur jeune, lui parler des dangers de l'alcool très tôt, avant l'âge de douze ans.th-63.jpeg
Deux mamans ont créé une association, après le décès de leurs filles, tuées par un chauffard ivre. Elles ont appelé leur association du prénom de leurs filles : "Jennifer, Mélanie et les autres...". Elles vont dans les collèges et les lycées afin de faire des campagnes de prévention, en racontant la réalité de l'Alcool. Elles montrent des témoignages, notamment celui d'un jeune qui est devenu handicapé lourd, suite à la boisson... Il exprime que la vie tient à un fil et qu'il faut faire le choix de la sobriété et de la prise de boisson modérée.th-61.jpeg
Pour les contacter et aller plus loin, merci de visiter leur site : http://jennifermelanieetlesautres.wifeo.com/
Chacun a le choix, chacun peut prendre la route qu'il désire, en sachant qu'en face, lorsqu'on prend sa voiture en ayant bu, on devient un tueur potentiel pour les autres.
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Je vous invite à regarder la vidéo suivante :
http://youtu.be/aaxjmM4AMsk

J'espère que cet article pourra aider à éveiller des consciences.
Chloé LAROCHE
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Des chiffres qui font réfléchir et invitent à changer le rapport à l'alcool :

Du site :

http://www.preventionroutiere.asso.fr/Parents/Gerer-les-retours-de-soiree/Des-chiffres-qui-font-reflechir

 
  • 992 jeunes âgés de 15 à 24 ans ont été tués sur les routes en 2010*. Parmi eux, plus de la moitié sont décédés en fin de semaine, dont les 2/3 la nuit.
  • Chez les jeunes tués âgés de 15 à 24 ans, plus de 80 % sont de sexe masculin.
  • 90 % des accidents ont pour origine des facteurs humains. En tête : une mauvaise adaptation de la vitesse et une consommation excessive d’alcool.
  • L’alcool est la 1ère cause d’accident en France, en particulier chez les jeunes : près d’un jeune sur quatre (39,8 %) tué sur la route en 2010 l’a été dans un accident avec alcool.
  • Les lieux des accidents sont connus : ce sont le plus souvent sur des trajets entre leur domicile et celui des amis, au retour d’une boîte de nuit ou d’un bar. Ils se produisent souvent de nuit, en rase campagne et n’impliquent qu’un seul véhicule (le conducteur alcoolisé perd seul le contrôle de son véhicule).
  • Le mélange alcool + cannabis multiplie par 14 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Or, 40% des conducteurs contrôlés positifs au cannabis le sont également à l’alcool.
  • 26 % des adolescents de 17 ans déclarent avoir des ivresses répétées, contre 5.5% des adultes.
  • D’après l’enquête ESCAPAD 2008, un quart des adolescents de 17 ans déclarent avoir consommé au moins une fois du cannabis au cours du dernier mois. C’est le produit illicite le plus précocement expérimenté (15 ans en moyenne). Il touche aussi bien les milieux aisés que les milieux modestes.

 

 

19/09/2013

La Savoie solidaire pour deux fillettes arrachées à leur banc d'école pour être expulsées.

moton607.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vous savez que depuis longtemps, je me bats pour faire reconnaître le droit des familles à ne pas être démembrées et expulsées, comme on l'a largement connu sous l'ancien gouvernement. Malheureusement, la situation n'est pas plus humaine aujourd'hui, avec une politique de l'immigration qui n'a pas changé envers les familles déjà présentes en France.x17422635.jpg

Voici un article écrit par le Réseau Éducation sans Frontière que je souhaite partager avec vous, concernant une famille obligée de se cacher, avec deux fillettes qui n'ont pu faire leur rentrée sereinement dans le pays de Savoie, à Albertville :

SOUS HOLLANDE AUSSI, ON CACHE DES ENFANTS ET DES PARENTS SANS PAPIERS_____ 
MAÏA et DAVID SHIKHASHVILI, avec leurs enfants : ANA (5 ANS) et TIKA (11 ANS) °°°°°°°°

 

"Samedi 14 septembre à 17h40, l’artiste HK et les Saltimbanks inviteront les deux parents et les deux enfants de la famille Shikhashvili sur la grande scène de la fête de l’Humanité. Ce sera la première apparition de cette famille depuis qu’elle fuit Albertville, le 19 août pour échapper à une expulsion vers la Géorgie le lendemain.

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Victimes de persécutions parce que couple mixte (David est Géorgien, Maïa Ossète), ils avaient cru trouver refuge en France en 2011. Comme plus de 80% d’entre elles, leur demande d’asile a été rejetée. Ils ont été assignés à résidence pendant 45 jours. 45 jours de terreur à redouter chaque matin de voir la police débarquer.

Quand ils ont été convoqués pour leur expulsion, ils se sont enfuis. Depuis lors, c’est la clandestinité.

Face à un président et un gouvernement qui ne trouvent pas le courage politique de rompre avec les objectifs et les méthodes de Sarkozy en matière d’immigration, face à un ministre de l’Intérieur qui se conduit comme une brute, des enseignants, des parents d’élèves, des gens ordinaires mais aussi des militants et des élus et des artistes comme HK et d’autres se lèvent pour dire qu’ils ne laisseront pas faire. Que ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste, hélas ! sous Hollande.

Il faut que ça change. Maintenant !"


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 http://www.educationsansfrontieres.org/

article47430.html


Pour une autre famille :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article47099.html


Et lisez donc aussi l'histoire de Steve Osarodian, 20 ans...


http://www.educationsansfrontieres.org/

article47439.html

IMG_1533.JPG

doucy016.jpg

 

Merci aussi

de lire ceci :

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http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/100913/brutalite-etouffee-pour-le-confort-des-passagers-par-air-france

21/04/2013

Pour les deux garçons qui dormaient dans la cave de leur père et belle-mère, dans la Seine-Saint-Denis.

Dix et douze ans

de larmes_________________

 

 

 

Vous dormiez à la cave

Deux garçons malheureux

Lamentable sort d'une famille

Sans repère ni mère

 

Sans repère ni mère 

Une belle-mère marâtre

Traitant son fils comme prince

Mais rejetant les deux autres

 

Mais rejetant les deux autres

Dix et douze ans de larmes

Dormant sur un matelas pourri

Ils ont été sauvés par l'aîné

 

Ils ont été sauvés par l'aîné

Qui est allé voir la police

Pour dénoncer la maltraitance

Les deux parents sous les verrous

 

Les deux parents sous les verrous

Plus de coups, plus d'humiliation

Les deux garçons vont enfin vivre

La vie gagne et le destin sourit

 

La vie gagne et le destin sourit 

Deux prisonniers de l'infâmie

Vous êtes libres de rire enfin

Libres de dormir dans un vrai lit

 

Libres de dormir dans un vrai lit

Sans recevoir de coups, sans pleurer

Vous avez été si courageux

Dix et douze ans de larmes.

 

Chloé Laroche



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http://www.lepoint.fr/societe/ils-faisaient-dormir-leurs-enfants-a-la-cave-21-04-2013-1657482_23.php

 

16/04/2013

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque. Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur.



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En ce moment, nous assistons à un déballage des propriétés et avoirs de nos hommes politiques du gouvernement actuel.

Cela ne m'intéresse pas de savoir qu'un tel possède trois maisons ou garde six millions en banque.

Cela ne m'intéresse pas qu'un ministre soit la risée de ses collègues parce qu'il a mis ses sous dans un paradis fiscal afin d'éviter des impôts.

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on empêche les entreprises de délocaliser, pour qu'on empêche les personnes gagnant de l'argent de partir dans d'autres pays, pour qu'on empêche des patrons non déficitaires de fermer leur boîte alors qu'elle fonctionne et leur interdire de licencier pour recréer avec du personnel moins cher.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon

Ce qui m'intéresse, ce sont les mesures qui seront prises pour qu'on aide les femmes seules ou hommes seuls avec un seul enfant, lesquels pour l'instant n'ont aucune allocation familiale, alors que des familles aisées avec deux ou trois enfants touchent des aides conséquentes de l'État sans en avoir vraiment besoin.

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas ce que les autres gagnent, mais ce qu'ils font de leur argent et de leur coeur. 

Ce qui m'intéresse, c'est cette parole de Patrick Sébastien disant  avoir touché les allocations familiales mais sans en avoir besoin,  et qu'il aurait souhaité les rendre afin que d'autres familles dans le besoin en aient le bénéfice.

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S'il pouvait en passant, avec tous les ministres ayant un peu de fortune, créer une caisse commune de solidarité pour tous les expulsés de France, expulsés de leur logement avec leurs enfants en ce début de printemps, cela éviterait bien des drames et bien des souffrances pour la France d'en bas.crise,impôts,cahuzac,patrimoine,transparence,ministre,politique,mensonge,paradis fiscaux,honte,pauvreté,gauche,droite,confiance,argent,bien,fortune,pauvre,riche,partage,entreprise,délocalisation,chômage,vote,électeur,cagnotte,solidarité,isf,gouvernement,hollande,président,touraine,situation patrimoniale,portail du gouvernement,allocations familiales,caf,familles mono-parentales,parents,richesse,respect,france,actualité,opinion,mère,suicide,parlement,vindicte,pardon


Chloé LAROCHE____________________

 

18/03/2013

Une famille en danger, renvoyée avec ses trois enfants en Albanie... Un jeune marocain en attente d'expulsion, alors qu'il poursuit ses études. Quel acharnement sur des innocents !

P1130863.JPGBonsoir à tous,


Ce soir, je suis indignée au plus haut point.

En effet, les évènements se durcissent quant aux familles expulsées et moi qui avais voté la gauche pour que plus jamais on n'expulse des enfants hors de France manu militari, écoliers ou lycées, ou encore des papas renvoyés de France sans leur famille... je déchante grandement et suis très déçue et horrifiée de ce que j'observe depuis l'année dernière, que ce soit envers des papas, mais aussi des mamans et des enfants scolarisés et même nés en France !images-1.jpeg

Je suis en relation avec le réseau Éducation sans Frontières et vous transmets parfois par mes articles depuis 2008 les appels et la détresse des familles expulsées ou enfermées en "camps de rétention".

Vous retrouverez mes articles sur le sujet dans les catégories : "Chloé défend les papas expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps" (voir catégories à gauche de cette page).

Cette fois, c'est toute une famille, venue d'Albanie, qui a été expulsée de France le 14 mars. Je parle de Sélami et Améla MAXHURAJ, et de leurs trois enfants : Klévis, 12 ans, Ergy, 11 ans et Vonessa, 9 ans. Ils ont été chargés par la police dans deux voitures. Un avion les attendait pour les expulser vers l’Albanie. Discrètement et sans bruit.

1071171995.jpegIls risquent leur vie en Albanie, à cause de risques mafieux et d'histoires de vendetta, dont la maman a déjà été victime. Les trois enfants avaient trouvé en France depuis 2011 refuge et sécurité, bien qu'ils aient connu la vie dans la rue et à l'hôtel avec leurs parents, depuis leur arrivée dans notre pays. Ils parlent tous les trois très bien le français. Les deux garçons font du foot et Vonessa pratique la danse. Que vont-ils devenir, encore une fois transplantés, encore une fois exclus ?

Dernièrement, c'est un bébé de sept mois, Florina, qu'on a séparé de sa maman emprisonnée en camp de rétention. Elle l'allaitait encore. C'est intolérable. Que fait-on des Droits de l'Enfant dans notre pays ? Des droits des mamans, des parents ? Le 12 mars, la maman a été libérée, mais jusqu'à quand ??MM007.jpg

Je voudrais vous parler aussi d'un jeune homme de vingt ans d'origine marocaine, Taoufik Najem, qu'on risque d'expulser, alors que son frère a déjà été tué l'année passée dans son pays. Son père est en France depuis quarante ans. Pourtant Taoufik est emprisonné depuis le 8 mars en camp de rétention avant son expulsion imminente vers le Maroc. Il a obtenu son CAP Menuiserie en 2012 et poursuit vers un bac professionnel. Pourquoi le gouvernement français voudrait-il briser son avenir ?

Vous me lisez et peut-être voudriez-vous faire quelque chose pour ces familles.

Je vous propose d'aller voir le site d'Éducation sans frontières.org

et de lire les transmissions reçues par le réseau, transmissions que je vous livre ci-dessous. 

Ensuite, vous pourrez écrire aux différents emails du Gouvernement ou téléphoner pour défendre ces familles et protester.

Je vous en remercie par avance pour eux.

xbell0.jpgCar nous sommes des citoyens et nous avons le droit de dire que nous ne sommes pas d'accord, quand nous ne le sommes pas, dans un pays de liberté et protégeant les Droits de l'Homme... et ceux des Enfants.

Chloé LAROCHE


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Infos

et transmissions de RESF  

(réseau Éducation sans frontières) :


 

LA VALLS DES EXPULSIONS

 

SE DANSE AVEC DES FAMILLES DEMEMBREES

 

 

 

"Expulsion en famille, les parents et les enfants sur un même vol commercial (et non sur un charter comme nous l’avions craint un moment pour la famille albanaise Maxhuraj expulsée le 13 mars sans que ni le ministère ni la préfecture coupables ne veuillent dire comment elle l’avait été), démembrement de familles, expulsion de lycéens en cours de scolarité, la palette des horreurs que le ministre Valls se plaît à mettre au service du président Hollande s’enrichit chaque jour.

 

Certes, comme le répètent Monsieur Valls et son cabinet, ces mesures sont légales, pour la bonne raison que ce gouvernement applique, et avec le zèle qu’on verra ci-dessous, des lois et des textes que le Parti socialiste avait vigoureusement dénoncés à leur promulgation. Etre dans la légalité n’a jamais empêché d’être dans l’odieux : l’esclavage, l’apartheid, la peine de mort, la torture ou, à une autre échelle, l’interdiction du vote des femmes ou l’interdiction de l’IVG, ont été des pratiques légales. Une légalité qu’il fallait respecter ou combattre ? Dans quel camp Valls aurait-il été ? Quand la loi organise des pratiques inhumaines ou odieuses, c’est la loi qu’il faut changer. Et, accessoirement, faire savoir à ceux qui l’appliquent avec zèle, l’estime dans laquelle on les tient."

 

 

 

 Pour faire savoir à qui de droit la haute estime dans laquelle sont tenus leurs agissements (les coordonnées des préfectures coupables figurent après chaque situation) :

 

A l'Elysée :

 

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

 

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

 

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr  

 

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

 

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

 

A l'Intérieur :

 

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

 

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

 

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

 

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

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Florina, bébé de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
Libérée sur décision préfectorale le 12 mars 2013

 

 

Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille. Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour féliciter les responsables de si glorieux faits : 
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT
Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr 
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

mardi 12 mars 2013.

 

 

 

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Sans-papiers malgré lui, expulsé par Valls, la chaise de Taoufik restera vide lundi 18 mars au lycée Bartholdi (St-Denis) .

 


 

Taoufik NAJEM est scolarisé en classe de seconde TMA "Technicien Menuiserie Agenceur" au lycée Bartholdi et habite à la Courneuve avec son père qui réside  en France depuis 40 ans.

 

La première fois qu'il est entré en France, Taoufik n'avait que 12 ans. Il a été scolarisé à Drancy puis en raison de difficultés liées au logement, son père l'a renvoyé au Maroc. La situation du père stabilisée, il a pu revenir en France à l'âge de 15 ans et y vit depuis de manière continue. Il a obtenu son CAP "menuiserie" en juin dernier et poursuit ses études en vue d’obtenir un bac professionnel.

 

Enfermé à la prison pour étrangers de Vincennes depuis le 8 mars 2013 sur la base d'une obligation à quitter le territoire français délivrée contre lui en mai dernier, il risque d'être expulsé vers le Maroc dans les prochains jours. Seule la mobilisation citoyenne pourra empêcher qu’un jeune homme de 20 ans soit expulsé vers un pays où il ne souhaite pas retourner et où son frère ainé a été tué il y a un an.

 

Taoufik est décrit par le personnel du lycée comme un élève sérieux et assidu, loin du délinquant que Valls et ses exécutants essaient de nous décrire pour justifier ces reconduites arbitraires et iniques. Ainsi ses professeurs devront expliquer à leurs élèves, aux camarades de Taoufik dont beaucoup sont aussi nés ailleurs, pourquoi la France, pays des droits humains, expulse leur copain pour le seul fait qu'il n'a pas les bons papiers.

 

En France depuis 8 ans, Taoufik remplit pourtant les critères définis dans la circulaire du 28 novembre 2012. A quoi servent les promesses de réexaminer les dossiers antérieurs à la lumière de ce texte ? Quel danger un lycéen sans histoires  peut-il bien représenter pour la France ? Cette décision est d'autant plus absurde quand on sait que le métier auquel le conduiront ses études est en pénurie de main d’œuvre en France.

 

 Monsieur le Ministre, expliquez à ses camarades et ses professeurs où sont l'humanité et la nécessité de votre acte !

 

 

 

Pour sa libération :

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 

Fax : 01 53 73 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

 

Pour l'annulation de son OQTF et sa régularisation :
Préfet 93: Christian LAMBERT

 

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr

 

Fax secrétariat préfet : 01 41 60 58 07    
Directrice des étrangers : Arlette MAGNE

 

arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 56 63

 

Secrétaire général : Eric SPITZ

 

eric.spitz@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 59 28

 



20/02/2013

L'école est pour tous, à quelques exceptions près... avec les moyens et personnels manquants. Mon témoignage de maman citoyenne gardant les yeux ouverts.

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L'année passée, au moment où Monsieur Sarkozy, encore Président, disait : "L'école est pour tous et doit s'adresser à tous les enfants", je vivais l'exclusion de l'école publique avec mon fils qui allait avoir sept ans.

L'exclusion d'un bon élève par le dégoût de l'école publique...école,école publique,rythmes scolaires,parent,enfant,citoyen,iufm,professeur,instituteur,violence,négligence,récréation,actualité,politique,école privée,niveau scolaire,ennui,punition,abus,exclusion,départ,déception,rased,grenoble,enseignement,ministre éducation,honte,peur,parole,écoute,classe,scolaire,décision,changement d'école,radiation,année scolaire,cp,élève,justice,règlement

Quand on oblige un enfant à recopier le règlement de l'école à l'écart de tous, (pas le résumé mais celui qui s'adresse aux adultes), parce qu'il avait parlé à la cantine. Quand on laisse la violence s'installer dans la cour de l'école, au point que mon fils a vu son pantalon baissé et que la honte a été mise sur lui quand on a laissé croire que c'est lui qui montrait ses fesses... Quand un directeur prend à partie un enfant devant tous alors qu'il est déjà exclu par les autres. Quand les professeurs des écoles, n'ayant plus d'aides dans leur classe (Rased), laissent de côté un bon élève -qui du coup s'ennuie- pour s'occuper des nombreux enfants en difficulté de leur classe. Quand on abandonne un élève dans l'école alors que toute la classe part finaliser un projet de construction à l'extérieur, comme c'est arrivé pour mon fils, le jour où il a dû recopier le règlement de l'école, sans même le comprendre.9417629-petite-fille-triste-les-larmes-aux-yeux.jpg

Mon fils est sorti de son école de la Villeneuve avant les vacances de février 2012 en pleurant et en disant qu'il ne voulait plus jamais retourner à l'école. Ce même enfant qui demandait à l'âge de deux ans d'aller à l'école et à trois ans d'apprendre à lire et écrire ! 

J'avais demandé depuis quelques temps de rencontrer la psychologue, proposant aussi un changement de classe pour mon fils, mais le temps a manqué à cette professionnelle et l'eau a coulé sous le pont de l'ennui, laissant le champ libre à la déception grandissant dans le coeur de mon fils.

11429439-garcon-debout-devant-un-tableau-noir-avec-bulle-de-pensee.jpgDernièrement, une conseillère familiale m'a confié son opinion que les parents devaient rester en retrait de l'école et de ce qui s'y passe, et qu'ils n'ont pas à s'opposer aux décisions et comportements du corps enseignant ni à donner leur opinion.

Je pense au contraire que nous sommes citoyens et qu'en tant que citoyens et parents, nous avons la responsabilité de prendre conscience d'un malaise existant au sein de l'école quand notre enfant souffre d'un état de fait. Si nous constatons des violences se poursuivant en cours de récréation, sans qu'un adulte n'intervienne -par faute bien sûr de manque de personnel-, si nous constatons que notre enfant est tombé et que personne ne nous a prévenu jusqu'au soir, laissant une plaie au crâne sans soins, prétextant qu'aujourd'hui, on ne doit rien soigner ni désinfecter, il est de notre devoir de parents d'agir et de signaler. Ce dernier fait s'est passé dans une école privée et il est véridique.14733387-retour-a-l-39-ecole-belle-carte-avec-les-maple-leafs-de-illustration.jpg


J'ai changé mon fils d'école et, au retour des vacances de février 2012, il a été reçu dans un nouvel établissement, dans une école privée accessible financièrement (je ne paye que quatre-vingt euros par mois). Il est arrivé dans une classe qui l'a très bien accepté ; mon fils a été accueilli par une maîtresse qui a su le rassurer sur l'école et sur le fait de pouvoir s'ouvrir de ses éventuelles difficultés avec d'autres enfants aux enseignants. Pouvoir accueillir la parole de l'enfant sans qu'il ait peur d'être puni, comme mon fils le vivait dans l'école précédente, et arrêter de punir tout le monde quand on préfère ne pas désigner un coupable. Quand on nous force à avaler de la terre comme mon fils en CP l'a vécu et qu'on est puni comme celui qui nous a humilié, parce que cela arrange le corps enseignant, c'est extrêmement injuste et destructeur.12668173-triste-larme-pleurer-d-39-un-il-d-39-un-enfant.jpg

Mon fils a rejoint une classe qui avait son niveau, avec beaucoup d'enfants ayant de l'énergie à revendre mais avec de l'avance pour la plupart. Il aime à nouveau l'école et a d'excellentes notes en CE1. Mais je dois dire que j'ai été amère d'entendre à propos de l'école publique qu'elle "existait pour tous", au moment où mon fils l'a quittée. Je pense que ce ne sont pas les rythmes scolaires qui sont à changer, mais plutôt l'encadrement des enfants, le nombre de personnel qualifié pouvant seconder les professeurs des écoles, les Rased à recruter en nombre, la formation IUFM des maîtres à remettre en route et des aides spéciales à mettre en place pour les enfants n'arrivant pas à apprendre à lire et à écrire.13208405-retour-a-la-carte-du-frere-mignon-et-soeur-de-l-39-age-ecole-primaire-a-pied-de-l-39-arret-de-bus-sc.jpg

Chloé LAROCHE13169775-les-enfants-des-ecoles-a-enseignement.jpg15831191-des-enfants-heureux-ensemble-sur-la-terre.jpg

 

05/02/2013

Pour Nafissatou Diallo. "Moche comme un cul", c'est la pire des insultes d'être comparée à l'endroit du rut. À l'attention de Sophie de Menthon et de Franck Tanguy, de RMC Info.

"Moche comme un cul"_______ poème écrit pour Nafissatou Diallo

 


Belle Nafissatouimages.jpeg

Franck Tanguy a dit de vous

"Moche comme un cul"

Il se retrouve à la rue

Morveux et sans un sou

 

sosoSC06130___.JPGBelle Nafissatou

Sophie de Menthon a de vous

Que vous viviez un truc fou...

Ce dont vous vous seriez passée

Elle a parlé de "conte de fées"

 

Belle Nafissatoufranck_tanguy_02857___.JPG

Vous ne savez ni lire ni écrire

Vous avez connu le pire

Ils ont dit que vous n'étiez "Rien"

Quelle bande de vauriens

 

images-3.jpegBelle Nafissatou

"Moche comme un cul"

C'est la pire des insultes

D'être comparée à l'endroit du rut

Quelle bande de faux culs

 

Belle Nafissatou

Être noire ne permet pas

Qu'on vous compare au trou

Sombre et obscur du cul

Terrible sentence de goujats

 

Belle Nafissatouterre-colere-300474.jpg

Rien ne permettait cette honte

La rumeur des ondes monte

Qui va virer ces deux pontes

Éloignant ces bruits fous

 

Unknown-1.jpegBelle Nafissatou

Et si nous pardonnions 

À ces deux Grandes Gueules

L'oubli est le plus grand don

Qu'on puisse faire aux doux

 

Belle NafissatouUnknown.jpeg

Sur Rmc ils les ont virés 

Pour vous avoir insultée

Mais ils font tout pour l'expression

Pour la liberté de parlerimages-4.jpeg

 

Belle Nafissatou

Alors au final, qu'ils assument 

Que leurs émissions se consument

En Grandes Gueules et en sondages

Jusqu'au bout du voyage

 

images-1.jpegBelle Nafissatou

Oui, vous êtes belle et charmante nue

Et si certains ne parlent que de votre cul

C'est qu'ils sont pauvres dans leur coeur

N'ayant que médiocrité en goût.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/12/2012

Lettre au Président HOLLANDE et au Ministre Manuel VALLS pour défendre les Roms, les pères expulsés, un jeune hémiplégique expulsé et de jeunes étrangers en danger de retour dans leur pays.


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Monsieur le Ministre Manuel VALLS,

 


J'ai l'honneur de vous écrire pour vous dire que je suis profondément déçue par votre politique de l'Immigration.immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

Pendant le Gouvernement de Monsieur Sarkozy, je me suis indignée et ai souvent écrit pour des familles expulsées de France, dont on arrachait si souvent pour se faire les enfants exclus de France aux bancs de leur école, comme cela s'est passé à l'école du Jardin de Ville de Grenoble, ma ville, et dans bien d'autres écoles, au pays des Droits de l'Homme et bien entendu des Droits de l'Enfant.

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Il est facile de jeter la pierre à un campement de Roms et à cette population qui "fait peur". Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage. C'est ce qui s'est passé pour l'évacuation du camp de Roms à La Tronche, près de l'Hôpital. Les habitants se sont plaint et au final, le camp a été expulsé lamentablement. Les associations avaient commencé un travail d'insertion avec eux et d'aide aux enfants. Après, chaque famille ayant été disséminée, le travail n'a pu être poursuivi, au détriment d'un grand nombre de petits Roms.

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Un collectif s'est monté pour venir en aide à ces Roms, les emmenant chez le médecin, leur apportant couvertures et vêtements, consolidant leurs tentes, trouvant gâteaux et repas chauds. Il y avait une soixantaine de personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Ils avaient froid, craignaient les rats. Des enfants marchaient en sandalettes, les pieds tout mouillés.


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Ce collectif se nomme :

«Collectif citoyen des habitants des Granges et d’Echirolles, soutien aux gens de l’ex-Yougoslavie, atterris sous des tentes sur les terrains d’Alpexpo».

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Cet enfant était scolarisé avec son frère à Châlons-en-Champagne. De quel droit arrache-t-on des enfants à une classe, à une école, à un traitement médical, à la France devenue leur pays ? De quel droit respectez-vous fidèlement la décision ignominieuse de Monsieur Guéant ? De quel droit refusez-vous d'octroyer des visas à ces enfants, à cette famille déjà assez marquée par le sort ?

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De plus, à cette date du 30 décembre, un papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro, doit aussi être expulsé de Marignane alors qu'il vit en France depuis douze ans et qu'il a un enfant, un fils qui n'a pas vu son papa depuis septembre, celui-ci étant enfermé en camp de rétention pour étrangers. Cet enfant est scolarisé en CP, il est né en France et va être privé d'un père vivant à quatre mille kilomètres de lui.

Je vous parle de l'actualité, du présent des expulsions. Malheureusement, il y en a eu de nombreuses autres depuis votre élection. Cela me déçoit tellement, me remplit de larmes...

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J'ai recueillie en 2003 une jeune béninoise. Je viens d'obtenir pour elle seulement ce mois-ci, au bout de presque dix années de combat, une carte d'identité et la nationalité française. C'est un grand bonheur pour cette enfant devenue ma fille. Je remercie pour cela le Gouvernement français, le Tribunal de Grenoble, dont Monsieur Parra, la Préfecture et la Mairie de Grenoble.

Je vous prie, Monsieur le Président, Monsieur Manuel Valls, d'accéder à mes demandes indiquées ci-dessus et de faire revenir le jeune Blendon Gashi, ainsi que de ne pas expulser le jeune Ahmed Sohail ni le papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro. Je vous remercie aussi de ne plus expulser de pères de famille et de ne plus séparer de familles, au nom des Droits de l'Enfant et de l'Homme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués, respectueux et courtois.


Chloé LAROCHE______________________________________immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidaritéimmigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

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ARTICLES À LIRE  (en rapport avec mon article) :


http://www.rue89.com/2012/11/09/pourquoi-nous-avons-aide-les-roms-en-bas-de-chez-nous-echirolles-236889

http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?var_confirm=92zdxktX

http://www.educationsansfrontieres.org/article45335.html

 

_____________________ Si vous voulez les aidez, lisez ceci et écrivez..... SIGNEZ les pétitions :



1/ Vol prévu à Roissy pour Ahmed SOHAIL jeune ressortissant pakistanais de 23 ans arrivé en France à l'âge de 15 ans.

Ses parents, victimes de persécutions, et sans doute assassinés depuis, avaient fait le pari de lui donner une chance en le confiant à un passeur.

Il s'est retrouvé à 15 ans, errant dans les rues de Paris. Balloté de foyer en foyer pour mineurs étrangers, il fugue à plusieurs reprises. Pris en charge par l’ASE en 2006, il tente de se reconstruire dans une famille d’accueil. A 18 ans, il bénéficie d’un contrat “jeune majeur” passé avec l’ASE et obtient un titre de séjour « étudiant » jusqu’à 21 ans. Mais au terme de ce contrat, plus d’accompagnement social, plus de logement.

Il trouve un patron disposé à l’embaucher comme plombier. Il demande le changement du statut étudiant au statut salarié. Mais la Préfecture de Seine-Saint-Denis fait traîner les choses, plus d’un an, tant et si bien que le patron, lassé, renonce à employer Ahmed qui se retrouve sans emploi et sans papiers ! Résultat... une OQTF de mai 2011. Ahmed travaille, comme plombier (il a un CAP), comme maçon, ou électricien. Il est hébergé chez des compatriotes, à qui il verse régulièrement un loyer. Il a des amis, ses éducateurs se souviennent de lui et témoignent en sa faveur.

Il est en rétention depuis plus d’un mois, depuis le 21 novembre 2012 et il devrait être monté de force dans un avion le 30 décembre à destination d’un pays où personne ne l’attend.

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

2/ Expulsion programmée à Marignane pour M. Ribeiro

Depuis le 3 septembre, M. Ribeiro, cap-verdien, père d’un enfant français scolarisé en CP n’aura connu que l’enfermement : .garde à vue + rétention (25 jours) + rétention (20 jours) + prison (2 mois) + rétention (25 jours), il vient d’apprendre qu’il sera expulsé demain 30 décembre.

Dangereux criminel, ou étranger contre lequel la machine à expulser s’acharne ? Le 18 octobre, après 44 jours au CRA de Marseille, veille de sa fin de période de rétention, M. Ribeiro a refusé l’embarquement à l’aéroport de Marignane.  

Le TGI d'Aix en Provence l’a condamné à 2 mois de prison ferme, qui l’ont conduit à la  prison des Baumettes pour "s’être soustrait à une mesure de reconduite à la frontière". Le 6 décembre, jour de sa « libération », 4 policiers l’ont cueilli directement à la prison pour le ramener  au centre de rétention.

M. Ribeiro vit en France depuis 12 ans, il a déjà eu une carte de séjour, dont le renouvellement lui a été refusé suite au verdict du juge des affaires familiales considérant que depuis sa séparation avec sa femme, il n’assurait pas convenablement l’éducation de son fils, E. Depuis, son ex-compagne a écrit au juge pour expliquer les dégâts que causerait une expulsion. Un père peu présent dans l’éducation de son fils, ce n’est pas pareil qu’un père banni à 4000 km!. Et pendant que la justice délibère, pendant que le préfet prend ses arrêtés d’expulsions, pendant que la police trimbale Mr Ribeiro de cellule en cellule, ce petit garçon n’a vu son père qu’au travers d’un parloir depuis 4 mois, ne l’a pas vu à Noël et si nous n’arrivons pas à faire revenir M. le Préfet sur sa décision, ne le verra plus.

Pourtant, le 18 janvier, M. Ribeiro doit repasser devant le juge des affaires familiales, et prétendre à nouveau à une carte de séjour pour parent d’enfant français. Pourtant, la pétition lancée par le RESF a recueilli plus de 1000 signatures. Pourtant, M. Charroux, député de la circonscription de Martigues, a écrit au Préfet pour attirer son attention sur cette situation. Pourtant une délégation du RESF et de la LDH a été reçue à la sous-préfecture d’Istres pour demander la libération de Mr Ribeiro.

Demain, M Ribeiro doit passer à 10 h 30 devant un Juge qui pourrait décider de sa mise en liberté.  ! Quelques heures plus tôt, il aura été conduit  à l’aéroport

 

Préfecture des Bouches du Rhône : Standard 04 84 35 40 00

Prefet 13 :  hugues.parant@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr;

Secretariat general :  pref-secretariat-sg@bouches-du-rhone.gouv.fr;

Directeur de cabinet :  christophe.merlin@bouches-du-rhone.gouv.fr

Directeur service Immigration et intégration :  francis.izquierdo@bouches-du-rhone.gouv.fr

 

 

3/ Un père géorgien enfermé au CRA de Saint-Jacques de La Lande

Zviad SULADZE, géorgien, réside avec sa famille à Saint-Brieuc, il a été interpelé par la police à Rennes lors d’un contrôle routier le 18 décembre et conduit au Centre de Rétention Administrative de Saint-Jacques de La Lande

En France depuis 2004, il a demandé plusieurs fois l’asile et a sollicité sa régularisation, mais les réponses furent toujours négatives.

Il est père de 2 enfants, Olga 16 ans, venue rejoindre son père après le décès de sa mère il y a deux ans en Géorgie, et scolarisée au Sacré-Cœur, et un petit garçon de 21 mois d’un second mariage.

Le matin de Noël, la Police des frontières (PAF) est venue au domicile de la famille. Depuis, Olga et sa belle-mère vivent dans la crainte. Zviad est malade, il a un rendez-vous à l’hôpital de Saint-Brieuc le 15 janvier. Mais il peut être monté dans l’avion à tout moment.

 

Préfecture Ile et Vilaine : Tél: +33 2 99 02 10 35

Télécopie : +33 2 99 02 10 15

Préfet : michel.cadot@ille-et-vilaine.gouv.fr

Secrétaire général : claude.fleutiaux@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

 

Préfecture des Côtes d’Armor (22) : Tél : +33 2 96 62 44 22

Fax : +33 2 96 62 05 75

Préfet : pierre.soubelet@cotes-darmor.gouv.fr

Tél : +33 2 96 62 43 88

Fax : +33 2 96 62 44 21


Téléphone :  +33 2 96 62 43 28

Fax : +33 2 96 62 43 28

 

Et là où se prennent les décisions :

A l'Elysée :

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

 

NOUS EXIGEONS LE RETOUR DE BLENDON GASHI

Le 18 janvier 2012 au matin, Blendon GASHI, 10 ans, hémiplégique, était expulsé avec ses parents et son frère jumeau Blendi vers le Kosovo. Cela se passait sous Sarkozy et Guéant.

Interpellé sur ces faits inacceptables, le gouvernement Ayrault refuse de revenir sur la décision de son prédécesseur et l’entérine : la demande de visa de la mère de Blendi et Blendon pour ses fils et elle-même vient d’être rejetée par les services consulaires sur instruction du cabinet du ministre de l’Intérieur.

Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir !

Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Blendon et de sa famille en France pour qu’il bénéficie des soins que son état impose.

Pour voir la liste des premiers signataires et signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?id_rubrique=

 

28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

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Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


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02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


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Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

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_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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04/09/2012

La morale laïque accepte t-elle de voir séparer des familles, de voir pleurer des enfants, de voir expulser tous ces camps de roms dont la moitié sont des enfants ?

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Quelle bonne idée cette proposition de voir fleurir dans toutes les écoles l'apprentissage de la "morale laïque"... la remise en éducation des belles idées républicaines, comme la fraternité, la liberté, la solidarité, l'égalité.

Mais que les adultes donnent d'abord l'exemple, avant !!

Je n'irai pas par quatre chemins en disant que je suis extrêmement choquée après avoir pris connaissance de l'ensemble des faits établis au sein de cet article-enquête que je vous invite à parcourir aussi :

http://www.educationsansfrontieres.

org/article43937.html

Je suis extrêmement choquée d'entendre chaque jour sur les radios en conduisant mon taxi sanitaire que se déroulent des démantèlements de camps de roms quotidiennement. Certains camps se composaient pour la moitié d'enfants. On détruit les camps mais on ne donne pas de solutions. On les évacue mais on ne les reloge pas. On juge ces personnes, on dit d'elles qu'elles volent, qu'elles pillent, qu'elles sont malfaisantes. Mais on ne les regarde pas comme des êtres humains. 

Je passais chaque jour près de l'hôpital de Grenoble où se trouvait un camp de roms. Un matin, à 6 h, le 26 juillet, cet été, ils ont tous été expulsés de leur lieu d'accueil. Des enfants devaient être scolarisés, pris en charge par des associations. Depuis, elles les recherchent. C'est terrible. Avez-vous pensé au désarroi de ces familles, de ces enfants traqués par la vie, par la misère perpétuelle, par un destin d'éternels nomades ?grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,morale laïque,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,manuel valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,rentrée,actualité,honte,la tronche,mairie,racisme,nomade,errance,fuite,police,violence,rejet,société,injustice,tzigane,roumanie,france,isère,indignation,taxi sanitaire,témoin

Les maires se lavent les mains de tout cela en disant que ces camps sont insalubres et qu'on ne peut les laisser ainsi. Mais l'enfer est bien pavé de bonnes intentions. Et le diable se cache derrière les masques grimaçants de la bienséance et de la propreté urbaine.

La politique du nouveau Gouvernement me déçoit grandement concernant les roms et l'immigration.

L'espérance que j'avais placé en lui s'effondre. Nous sommes passés de Charybde en Scylla, du pire au pire nous sommes passés.

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Chloé LAROCHE

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P.-S : merci de lire ces articles pour info :

http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

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http://collectif16septembre.wordpress.com/ 

(dont vidéo et photos)

 

 

15/08/2012

L'église en ce 15 août nous a donné une "belle leçon" de tolérance, d'amour et d'ouverture... d'hypocrisie et de discrimination, en montrant du doigt les couples homosexuels, image de l'anti-famille.

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L'église en ce 15 août nous a donné une "belle leçon" de tolérance, d'amour et d'ouverture... d'hypocrisie et de discrimination.

L'église en ce 15 août a appelé tous les chrétiens à prier pour la famille... celle qui comprend un homme et une femme... mais surtout pas une famille d'homosexuel(le)s.homosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice

L'église en ce 15 août n'a pas parlé des familles mono-parentales qui élèvent seuls ou seules leurs enfants... ni des enfants orphelins qui pleurent dans les orphelinats et rêvent d'une famille, qu'elle soit constituée d'une femme et d'un homme, de deux femmes, de deux hommes, ou d'un homme seul ou une femme seule.

L'église a dit qu'il ne fallait pas faire passer les désirs des adultes avant l'intérêt des enfants à avoir deux parents, mais elle fait aujourd'hui exactement cela : faire passer la croyance et les dictats religieux avant le bien-être des enfants qui attendent de recevoir l'amour d'une famille.

Avoir deux papas, avoir deux mamans, c'est nettement mieux que de croupir dans un lieu sans tendresse, sans amour, abandonné de tous.

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Alors, je vous le dis, si deux hommes ou deux femmes veulent se marier civilement et adopter un enfant et l'aimer... alors je les soutiens et les soutiendrai, car ils (elles) sont des êtres humains et dignes d'être parents.homosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice


Chloé LAROCHEhomosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice,famille monoparentale,parentalité,désir,objet de désir,discours,pape,curé,prêtre,parent solo,père,mère,honte,peur,silence,églisehomosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice


 

17/03/2011

De Géronimo à la catastrophe actuelle au Japon. Propos sur les dangers du nucléaire, les inquiétudes des populations et la solidarité entre les survivants.

220px-Edward_S._Curtis_Geronimo_Apache_cp01002v.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Savez-vous que le fils de Géronimo, qui s'appelait Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris.

Je voue un grand respect à ces Indiens qui ont été décimés et massacrés mais qui ont répondu présents en disant "nous devons être courageux pour notre pays". Juanito Géronimo, pour avancer vers les terres lors du débarquement, a dû porter des cadavres devant lui afin de se protéger ; les soldats ont avancé ainsi pour pouvoir repousser les Allemands.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises. Je salue le descendant de Géronimo qui s'appelle Harlyn et qui est venu en France l'année dernière, sur les lieux du débarquement, afin de rendre hommage à son père. Il s'occupe aussi de rendre la dépouille de son arrière grand-père, le Grand Géronimo, à la terre de ses ancêtres.images-5.jpeg

Le grand chef Géronimo avait pour prénom Go Khla Yeh et dit un jour ceci :

"Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l'argent n'est pas comestible."

Ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète tombe complètement sous le sens de cette phrase terrible. Le Japon vit des heures angoissantes à cause d'une menace nucléaire importante, suite aux tsunamix et au tremblement dévastateur qui ont brisé ce pays.

Je vis à Grenoble et je viens d'apprendre que ma ville est la seule en France à abriter un réacteur nucléaire aussi proche d'un centre ville. Ici, il n'y aura même pas besoin de prendre de pastilles d'iode puisque personne n'en réchappera !

De toute façon, l'État vient de demander aux pharmacies de Grenoble de ne pas vendre de pastilles d'iode.

Les français ont besoin de réponses en face de la menace d'un nuage radioactif échappé du Japon.

Mais je crois qu'il faut plutôt s'inquiéter dans l'immédiat pour nos frères et soeurs humains de Tahiti et du Pacifique…. à qui est délivrée d'ailleurs la fameuse pilule d'iode, sur ordre de notre gouvernement.

Après, effectivement, on peut s'inquiéter de notre sort ici, en différents endroits de France, en cas d'une catastrophe. À Grenoble, nous sommes habitués -depuis les interventions d'Haroun Tazieff prédisant le tremblement de terre du siècle-, à vivre un jour une catastrophe mêlant cassures de barrages, tremblements de terre, craintes de l'éboulement d'une montagne dans la vallée de la Romanche et problème nucléaire grave du côté de Saint-Égrève, sans oublier les usines chimiques de Jarrie et alentours.

 C'est là, qu'après la phrase de Go Khla Yeh Géronimo, on se rappellera de celle de Victor Hugo :

"C'est triste de songer que la nature parle mais que le genre humain n'écoute pas ".

 Mais surtout, avant de penser à la France qui est à des milliers de kilomètres de la catastrophe japonaise actuelle... on doit avoir beaucoup de pensées et d'inquiétudes pour tous les Japonais qui traversent une épreuve terrible.

Malgré la phrase de Jean-Marie Pelt qui dit : "L'égoïsme est la maladie mortelle des plus forts et la solidarité est la force indéfectible des plus faibles," on ne peut en vouloir aux centaines de Français qui rentrent en France depuis la catastrophe.

Jean-Christophe, jeune français qui a témoigné de son retour en France à la télévision tout à l'heure, a parlé de cette culpabilité d'être parti si précipitamment et d'avoir selon lui "abandonné ses amis" et ceux qui avaient besoin de lui pour se reconstruire et reconstruire une nouvelle vie.

Il avait comme une honte dans le regard.

Mais n'ayez pas honte, Jean-Christophe. Vous avez quitté un bateau en détresse et qui peut juger tous ceux qui ont quitté le Titanic alors qu'il coulait ?

Des parents ont retrouvé leurs enfants… et des enfants ont retrouvé leurs parents aussi, à l'aéroport de Paris. Des maris leurs épouse. Des épouses leur mari.

Des proches se sont retrouvés et cela est beau.

 

k0585662.jpgLes survivants ont ceci de commun -et je ne le sais que trop- qu'ils continuent leur vie en pleurant ceux qui sont morts et en se demandant pourquoi ce sont eux qui sont restés.

 

Mais ils font partie de la beauté du monde et leur chemin continue au-delà des tempêtes de la vie.

 

Chloé LAROCHE______________________

 

______________________ Liens :

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Indiens-a-Caen-pendant-dix-jours-_40732-1492947-------aud_actu.Htm

 

http://www.corinesombrun.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=57&lang=fr

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-31629.html

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-256803.html

 

 

 

10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

13/12/2010

J'écris ce soir pour les orphelins de Noël.... ceux qui ont un papa mais ne pourront plus le voir ou ne le voient plus, pour cause d'expulsions du territoire français.

k2668091.jpgBonsoir à tous et toutes,

Je n'irai pas dans cet article par quatre chemins mais sans langue de bois, je dis que c'est une honte que pour faire du chiffre d'expulsions, on en arrive dans notre pays à expulser coûte que coûte et au prix des larmes de centaines d'enfants.

Mon fils a perdu son papa de mort par maladie. C'est un coup de la vie et c'est déjà assez difficile mais quand je vois des enfants, souvent nés en France, pleurer à la veille des fêtes de fin d'année car leur père est emprisonné en centre de rétention pour étrangers et en voie d'être expulsés vers un pays qui n'est souvent plus le leur.... quelle honte pour la France.

Des enfants deviennent orphelins par force dans un pays où on défend les Droits de l'Homme et de l'Enfant !!!??? Je rappelle selon ces Droits que chaque enfant a le droit de vivre auprès de son parent, auprès de son père et de sa mère.

Mon fils pleure et beaucoup d'enfants pleurent à cause de la mort, à cause d'un accident, à cause du cancer de leur parent.

Mais que des enfants soient privés d'amour et de tendresse à cause de la politique d'immigration de mon pays, je ne saurais le supporter.u10083353.jpg

Je ne saurais supporter que mes enfants ouvrent leurs cadeaux en riant quand je sais que Naki (14 ans), Gülbahar (11 ans), Eren-Can (7 ans) enfants d’Ozay YILDIZ, Emilie (4 ans), son frère Enzo (2 ans) et Erine, leur petite sœur de 8 mois enfants de Xiaoshao LIN, Nakemin (8 ans), Mohamed (7 ans) et les deux jumeaux Lassina et Laséni (4 ans), enfants de Vakoleba KARAMAKO, Stéphane et Steve (4 ans) dont la maman attend un troisième enfant de Darios Elvis KUTCHE, Ilinca (5 ans), fille d’Ilie CHIORESCU, Zhengdan (10 ans), fille de Zhisheng ZHU, Xiao (12 ans) dont la maman Shumei ZHANG est en rétention, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans), fils d’Antonio DIAS VARELA, Taiba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans) enfants de Mustapha Jelikli, Elena (10 ans) et Abram (8 ans) enfants de David Amirov.......

ne seront pas avec leur père, leur mère.... le soir de Noël.

Cela est intolérable et je pense très fort à eux, à tous ces enfants et à  ceux que je n'ai pas mentionné mais qui pleurent depuis des mois déjà le départ de leur père, de leur mère, d'un oncle, d'un grand-père, d'un frère expulsés vers l'inconnu d'un pays souvent terrifiant.

k0903024.jpgOussama Benbrahim, lycéen tunisien à Meaux, a été expulsé le 4 décembre après avoir été présenté trois fois à l’avion et tabassé trois fois en moins de 36 heures. L’affaire n’est pas terminée heureusement et des personnes se battent pour son retour.

Quand on sait qu'une nouvelle loi est sortie autorisant l'expulsion de mineur isolé, nous avons de quoi trembler pour les jeunes mineurs étrangers, lesquels ne peuvent plus faire un pas de travers sans craindre le rejet de toute la société.

Je souhaite que beaucoup de pères et de mamans inquiétés et incarcérés dans les centres de rétention français puissent ressortir libres pour que leurs enfants sourient et passent d'heureuses fêtes de Noël.

Je souhaite que mon gouvernement, celui de la France, ait plus de coeur et S'AMENDE des chiffres à faire, afin que chaque Préfet de France n'ait plus de taux de chiffres d'expulsion à honorer au mépris de l'humanisme et du respect des familles.k1824943.jpg

Je souhaite que la petite Ilinca, 5 ans, retrouve son papa, Ilie Chiorescu, 29 ans, moldave, placé en centre de rétention le 30 novembre par la préfecture de l'Oise.

Je souhaite que les quatre enfants de Vakoleba KARAMOKO, de nationalité ivoirienne, en France depuis 12 ans, retrouvent leur papa.

Il a fait plusieurs demandes de régularisation en 2002, 2006 et 2008, sans succès.

L’ainé des enfants a 8 ans ; les 2 derniers sont des jumeaux qui ont bientôt 4 ans.

L’un d’entre eux souffre de graves allergies alimentaires qui nécessitent des soins en France.

Arrêté sur son lieu de travail à Goussainville, M. Karamoko a été placé en rétention le 8 décembre par le préfet du Val d’Oise.

 

k0407154.jpgCi-dessous, vous trouverez d'autres situations signalées par le Réseau d'Éducation sans frontières dont j'indique l'article d'urgence pour Noël. Vous trouverez aussi les coordonnées des personnes soutenant chaque famille ainsi que les adresses  et mails des ministères auprès de qui agir concrètement.

 

Celui qui se tait fait plus de mal que celui qui parle.


Chloé LAROCHE

Ce 13 décembre 2010.

 

_________________________________________________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits. (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Merci à ce site !

 

1805931.jpgAPPEL du Réseau d'Éducation sans Frontières :

 

 

LES ORPHELINS DE NOEL

"Dans 15 jours, ce sera Noël, fête entre toutes des enfants et des parents, pour beaucoup. Joie, bisous, cadeaux, émerveillement des tout petits. Pourtant, pour un certain nombre d’enfants, Noël 2010 aura le goût de l’amertume, des larmes et de la souffrance. Pas pour des coups du sort inévitables, la maladie, la mort. Mais par la volonté délibérée d’un homme, Nicolas Sarkozy, qui dans l’espoir de remonter dans les sondages estime de son intérêt d’afficher le nombre d’expulsions à pratiquer dans l’année. Or, à en croire la Voix de son maître, le ministre de la Rafle, du drapeau et de la circulation routière hivernale, les chiffres prévus pour 2010 ne seraient pas atteints. Il faut donc expulser, expulser, expulser.k0390709.jpg

 

Et voilà pourquoi Hortefeux veut rendre quasi-orphelins de père Naki (14 ans), Gülbahar (11 ans), Eren-Can (7 ans) enfants d’Ozay YILDIZ, Emilie (4 ans), son frère Enzo (2 ans) et Erine, leur petite sœur de 8 mois enfants de Xiaoshao LIN, Nakemin (8 ans), Mohamed (7 ans) et les deux jumeaux Lassina et Laséni (4 ans), enfants de Vakoleba KARAMAKO, Stéphane et Steve (4 ans) dont la maman attend un troisième enfant de Darios Elvis KUTCHE, Ilinca (5 ans), fille d’ Ilie CHIORESCU, Zhengdan (10 ans), fille de Zhisheng ZHU, Xiao (12 ans) dont la maman Shumei ZHANG est en rétention, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans), fils d’Antonio DIAS VARELA, Taiba (11 ans), Djabri (6 ans), Sophia (3 ans) enfants de Mustapha Jelikli, Elena (10 ans) et Abram (8 ans) enfants de David Amirov. Aux yeux de Monsieur Hortefeux, les comptes sont vite faits : dix expulsions valent bien vingt-deux enfants de quelques mois à 14 ans qui pleurent leur père ou leur mère un jour de Noël.

 

k1539367.jpgCette façon de faire de la démagogie en méprisant les dégâts provoqués sur les enfants et les parents utilisés comme victimes expiatoires est inadmissible. Elle déshonore ceux qui  en décident mais aussi ceux qui, par cynisme, imbécilité politique ou soumission à leur maître la mettent en œuvre. Brice Hortefeux est au premier rang de ceux-là, probablement pour chacune des trois raisons.

 

Nous lui souhaitons donc de passer un excellent Noel en famille et d’avoir à ce moment-là une pensée pour les gamins dont il bousille non seulement Noël mais aussi toute l’enfance.

 

Nous publierons régulièrement une actualisation de la situation des futurs orphelins de Noel rêvés par Nicolas Sarkozy et servis par Brice Hortefeux.

 

Ci-dessous un bref résumé de la situation de chacune des familles avec les coordonnées de la préfecture responsable. Il est possible d’écrire au préfet, au ministre et au président (poliment et sans diffamation) pour leur souhaiter par anticipation de passer un joyeux Noël en famille."

_________________________ http://www.educationsansfrontieres.org

 

Pour protester : le ministère de la Rafle et du drapeau est en réorganisation. Il semble que ce soit le secrétaire général de l’ex-ministère qui gère :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général
secretariat-general@immigration-integration.gouv.frSecrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr


Au ministère de l’Intérieur Guillaume Larrivé (Directeur-adjoint du cabinet qui était déjà en charge des expulsions quand Sarkozy était ministre de l’Intérieur) guillaume.larrive@interieur.gouv.fr

Idem pour jean-marc.berlioz@interieur.gouv.fr

Matignon : http://www.gouvernement.fr/premier-ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions
Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration, immortel rédacteur du discours de Grenoble) maxime.tandonnet@elysee.fr

 

 

LISTE PROBABLEMENT NON-EXHAUSTIVE DES ACTUELS MEFAITS

DU MINISTRE DE LA RAFLE ET DU DRAPEAU

OQTF 93 – CRA Mesnil Amelot

Darios Elvis KUTCHE, de nationalité camerounaise, 28 ans, arrivé en France en 2007.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 03 décembre par la préfecture de Seine et Marne.

Il est le conjoint de Stéphanie LEUWAT en situation régulière et enceinte de lui de 6 mois. Il est aussi le beau-père de Stéphane (élémentaire Paul Langevin à Saint-Denis) et de Steve (classe de moyenne section à l’école Henri WALLON à Saint-Denis) dont il s'occupe, les enfants n'ayant plus de lien avec leur père naturel.

S’adresser à la préfecture du 77 pour sa libération : fax 01 64 71 78 64

jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

A la préfecture du 93 pour l'annulation de l’OQTF Fax : 01 48 30 22 88

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Contact : Malika CHEMMAH 06 43 34 51 47 / Rodolphe CIULLA, 06 70 19 67 61

 

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Vincennes

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

M. LIN Xiaoshao, né en Chine, âgé de 32 ans, vit en France depuis 10 ans, sa femme depuis 6 ans, et est convoqué en janvier 2011 à la préfecture de Paris pour un examen de dossier.

Arrêté sur son lieu de travail, il est placé en rétention par la même préfecture le 8 décembre.

Il est père de 3 enfants, tous nés en France, Emilie, 4 ans, scolarisée à la maternelle, Enzo 2 ans ½ et Erine, 8 mois. Il possède une nombreuse famille régularisée en France, oncles, tantes, neveux, nièces.
contact : sylvie Brod 06 76 74 10 78

 

 

 

APRF DE L’OISE 60 CRA Mesnil Amelot

Fax 03 44 45 39 00 et 03 44 06 11 30
nicolas.desforges@oise.pref.gouv.fr

M. Ilie CHIORESCU, 29 ans, de nationalité moldave, a rejoint son épouse en France en février 2008.

Arrêté lors d’un contrôle routier, il est placé en rétention le 30 novembre par la préfecture de l’Oise.

Et pourtant, il est le père d’Ilinca, 5 ans, scolarisée en maternelle à Paris.

Il est installateur de panneaux solaires, régulièrement payé et déclaré à l’Urssaf. Lui et sa femme ont fait des études supérieures et parlent le français.

Contact : Jacqueline Dartigues 06 62 02 54 50

 

APRF du 94 - EN LRA à Choisy le Roi 94

Fax : 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13 Tél : 01 49 56 64 17

Mail : michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr

 

M. ZHU Zhisheng, 47 ans, de nationalité chinoise, vit en France depuis 8 ans avec sa femme, leur fille Zhengdan les a rejoints en France en 2007, à l’âge de 10 ans. Elle est en 5ème au Collège Lucie Aubrac à Paris et obtient de très bons résultats scolaires.

Arrêté à la sortie du métro à Maisons-Alfort, il est en rétention depuis le 9 décembre.

 

 

APRF du 95 CRA de PLAISIR (78)

Fax 01 30 32 51 85

pierre-henry.maccioni@val-doise.pref.gouv.fr

 

M. Vakoleba KARAMOKO, de nationalité ivoirienne, est en France depuis 12 ans, sa femme depuis 9 ans.

Il a fait plusieurs demandes de régularisation en 2002, 2006 et 2008, sans succès.

Ils ont 4 enfants nés en France, scolarisés dans le 17°, l’ainé a 8 ans, les 2 derniers, des jumeaux bientôt 4 ans.

L’un d’entre eux souffre de graves allergies alimentaires qui nécessitent des soins en France.

Arrêté sur son lieu de travail à Goussainville, M. Karamoko a été placé en rétention le 8 décembre par le préfet du Val d’Oise.

Contact : Malika 06 18 41 56 21

 

APRF DE LA PP 75 CRA de Cité

Fax : 01 53 71 67 23

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Mme Shumei ZHANG, née en Chine, âgée de 40 ans, est arrivée en France avec sa fille Xiao Man en 2007.

La famille a été parrainée en décembre 2007 à la mairie du 13°. Xiao Man est actuellement scolarisée en 5° au Kremlin Bicêtre.

Un autre enfant, une petite fille, est née à Paris en janvier 2010.

Mme ZHANG a été arrêtée sur son lieu de travail dans le 16° et placée en rétention le 11 décembre au CRA de Cité.

Contact : Emmanuelle Cézard  06 45 56 24 44 - Jocelyne Vaudenay 06 86 90 42 04

 

 

APRF D'AVIGNON – CRA de Nice

Fax préfecture : 04 90 86 20 76 et 04 90 85 03 00

Mails : francois.burdeyron@vaucluse.pref.gouv.frmyriel.porteous@vaucluse.gouv.fr ; valerie.grasset@vaucluse.gouv.fr ; agnes.pinault@vaucluse.gouv.fr ; pref-contact@vaucluse.gouv.fr

 

Monsieur Ozay  YILDIZ, ressortissant turc d’origine kurde a été interpellé mardi 7 décembre à Bollène.  Les gendarmes sont venus le chercher à son domicile le matin. Il était absent, ils ont demandé à ce qu'il se présente à la gendarmerie de Bollène ("sinon on reviendra le chercher") et sont repartis... avec le passeport ! M. Yildiz s'est rendu au commissariat à 15h, a été mis en GAV à Avignon, puis amené à l'aéroport de Nice le lendemain mercredi.

Pendant tout ce temps la famille n'a pas été prévenue ! Sa femme, ses enfants, ses parents, sont donc restés sans nouvelle du mardi après-midi au lendemain mercredi, pour apprendre que M. Yildiz avait été arrêté et qu'il risquait d'être renvoyé en Turquie. Un recours a été fait devant la Cour d'Appel de Marseille.

Ce maçon, père de famille, vit ici depuis 8 ans avec son épouse et leurs trois enfants, dont le dernier est né en France. Les parents de M. YILDIZ vivent à Marseille en toute légalité.

Ses trois enfants sont scolarisés à Bollène, ils ne connaissent que l’école française :

- Naki YILDIZ , 14 ans, est scolarisé au collège de Bollène.

- Gülbahar, 11 ans, et Eren- Can, 7 ans (né à Marseille), sont tous les deux scolarisés à l’école primaire Jean Giono

Contact : Pascale Arraou - 06 59 20 65 22 - pascale_arraou@orange.fr

 

APRF du 77 - EN CRA au Mesnil-Amelot

Fax préfecture 77 :  01 64 71 78 64 jean-michel.drevet@seine-et-marne.pref.gouv.fr

 

Antonio DIAS VARELA, 29 ans, Capverdien, en France depuis dix ans, habitant Villeneuve-le-Roi (94). Sa femme Josefa est aussi sans-papiers. Ils ont deux enfants, tous deux nés en France et y ayant toujours vécu, Dominique (9 ans) et Dylan (3 ans). Toute sa famille (parents, frères et sœurs) ainsi que celle de sa femme sont en situation régulière

Six demandes de régularisation à Créteil. Interpellé le 08/12 contrôle routier gendarmerie sur un péage à Meaux ;

Contact : Thierry Lerch <lerch.thierry@wanadoo.fr>,  tel 06 30 55 66 58

 

 

APRF du 69 - CRA Saint-Exupéry

Fax préfecture 04 78 60 49 38 jean-francois.carenco@rhone.pref.gouv.fr,

 

Mustapha JELIKHI, algérien, est entré en France en 2007 avec sa femme et ses deux premiers enfants, Taiba 11 ans, et Djabri 6 ans. Sophia 3 ans la troisième est née en FRANCE.

Arrêté le 7 décembre, lors d’un contrôle d’identité sur la voie publique, il risque l’expulsion car sa demande de régularisation a été rejetée. Technicien supérieur en agronomie, il parle parfaitement français . Ses trois enfants sont scolarisés à Villeurbanne . La plupart de ses frères et sœurs vivent hors d’Algérie, en situation régulière.

 

 

APRF de la Vienne - CRA de Palaiseau (91)

Fax préfecture 05.49.88.25.34 Préfet : bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr

Directeur de cabinet : jean-philippe.setbon@vienne.pref.gouv.fr

David AMIROV est Yézide de nationalité… en discussion : le consulat de Géorgie a refusé de le reconnaître, celui de Russie ne s’est pas prononcé. Cela ne l’empêche pas d’être emprisonné au CRA de Palaiseau, à 300 km de sa famille depuis 22 jours. Naïrat, sa femme est de confession musulmane. Le mariage mixte n’a pas été accepté par sa famille. Ils vivent à Poitiers depuis trois ans. Les deux enfants, Elena (10 ans) et Abram ( 8 ans) attendent leur père. Elena, inconsolable, a écrit une lettre au maire de Poitiers lui demandant pour tout cadeau de Noël le retour de son papa.


26/02/2010

Najlae, une jeune fille marocaine expulsée par notre pays alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie pour des violences reçues.

imagesHOw9lu.jpegBonsoir à tous et toutes,imageskdW6Yg.jpeg

 

Ce soir je viens vous parler d'une jeune fille de 19 ans que la France n'a pas su protéger, malgré les promesses électorales du Président Sarkozy promettant d'offrir la nationalité française à toute femme étrangère victime de violence et de maltraitance.

Elle s'appelle Najlae et a été expulsée vers le Maroc le 20 février alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie. Au lieu d'être aidée et soutenue, réconfortée et protégée, les gendarmes l'ont placée en garde à vue.

Elle a été expulsée le lendemain de sa demande d'aide, les 18 et 19 février.

imagesp0SPU9.jpegLà-bas, elle est vouée à un destin cruel : le mariage forcé, destin quelle avait fui en 2005 en venant chez son frère en France.

Le problème est que celui-ci ne la respecte pas et la bat, d'où la demande de Najlae d'être protégée.imagesl6KcyA.jpeg

Alors si vous êtes révoltés par cette expusion sordide qui en rejoint bien d'autres, merci de signer la pétition et de lire les informations données par le site d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

imageskdW6Yg.jpegSi vous habitez Orléans, il y aura une manifestation le 27 février, ce samedi, à partir de 15 heures. Voir les éléments ci-dessous après mon article.

Je finirai en rappelant que l'année 2010 met l'accent sur la lutte contre les violences faites aux femmes et qu'au moment où une loi est votée dans ce sens, il est incompréhensible qu'une jeune fille soit malmenée ainsi par l'État Français et la justice de notre pays.

Je plains les gendarmes et les policiers qui ont encadré Najlae pour la mettre de force dans l'avion. Ils ne font pas un travail facile. Combien doivent pleurer au soir de ces expulsions qui arrachent le coeur et combien doivent se regarder le matin dans une glace en se demandant pour quels monstres ils travaillent.imagesLcteVQ.jpeg

 

Chloé Laroche___________________


 

LE 15 MARS 2010.

Najlae "heureuse" a retrouvé son lycée, ses amis après son expulsion

 

 
source : AFP
"Visage radieux, large sourire, "heureuse", la jeune lycéenne marocaine Najlae Lhimer a repris les cours lundi matin au lycée, à Olivet (Loiret), après trois semaines d'expulsion au Maroc et et deux jours de retour en France. "Je suis vraiment contente de retourner dans mon lycée, heureuse de retrouver tout le monde. Mais j'ai le stress, je tremble un peu", dit aux journalistes cette jeune fille de 19 ans qui aspire à un peu de "calme" après le tourbillon de ces derniers jours. Il est O9h15, la lycéenne se prépare à effectuer son retour au lycée professionnel Françoise-Dolto, où elle est en première CAP service-restauration. Elle se tourne, pousse un cri, se jette dans les bras d'une première amie. "Elle a été tout le temps dans mon coeur."

 

 _____________________ Liens :


http://www.educationsansfrontieres.org/article26969.html

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=26372

 

 

P1445 - LE PRÉFET DU LOIRET REFUSE DE PROTÉGER UNE JEUNE LYCÉENNE VICTIME DE VIOLENCES. PIRE ENCORE : IL AJOUTE SA PROPRE VIOLENCE EN L’EXPULSANT SANS DÉLAI ET SANS RESPECTER LE DROIT ! NAJLAE DOIT REVENIR ET ÊTRE REGULARISÉE.


France 3- Orléans- L’expulsion de Najlae :moton459.jpg

"Najlae a 19 ans. Elle est élève au lycée professionnel Dolto à Olivet (Loiret). Elle a été expulsée samedi 20 février 2010 vers le Maroc.
En 2005, pour échapper à un mariage décidé par son père, elle part chez son frère en France.
Ce frère la maltraite régulièrement. Mardi 16 février, les violences atteignent un degré extrême et Najlae se réfugie chez la mère d’une amie d’internat.
Le jeudi 18 et le vendredi 19 février, elle se rend à la gendarmerie de Montargis puis à celle de Château-Renard pour porter plainte. Elle est mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent même pas dire à quel endroit elle se trouve.
Le lendemain samedi 20, c’est à 4 heures du matin que Najlae appelle ses amis pour leur apprendre qu’elle prendra l’avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrive en fin de matinée.
Najlae ne veut pas retrouver sa famille au Maroc car elle sait qu’elle est destinée à être mariée à un cousin.
Tout dans cette affaire est ignoble. Du début à la fin les droits humains ont été bafoués. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ceux qui ont pris ces décisions. Car Najlae avait le droit de saisir la justice pour les violences subies, elle avait le droit de contester le refus de séjour du préfet devant le tribunal administratif : en précipitant son expulsion, le préfet lui a volé ces droits.

Najlae doit revenir en France le plus vite possible et reprendre ses études.
La justice doit donner suite à sa plainte.
Najlae doit pouvoir vivre sa vie de femme comme elle en a décidé.
Et la France doit la protéger !"

mercredi 24 février 2010.

 

________________________________________________________ APPEL À MANIFESTATION :

Le samedi 27/02 de 15:00 à 20:00.

Orléans (45) - Parvis de la Place d’Arc : APPEL A RASSEMBLEMENT ET A MANIFESTATION pour exiger le retour, la régularisation et la protection de Najlae. Que justice lui soit faite !

Pour lire l’appel : http://resf45.hautetfort.com/archive/2010/02/24/appel-a-rassemblement-et-a-manifestation-pour-exiger-le-reto.html



arton36.png______________________________________________________________ N'OUBLIEZ pas de signer aussi LA PÉTITION SUIVANTE TRÈS IMPORTANTE :


Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

 

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02/06/2008

Conte anti-pédophile : "Jason, petit ange du Mont-Blanc". Dédié à tous les enfants assassinés, abusés et violés.

à Jason, petit garçon
inconnu de ma vie, assassiné
le 14 novembre 1996.


Dans ce que vous allez lire, tout est vrai. Jason a existé et son histoire m'a touchée. Il m'a permis à travers ce conte de libérer ma parole de petite fille abusée par le professeur de violon Roman Gorecki, décédé aujourd'hui. Que Dieu lui pardonne et protège sa descendance. 1539451641.jpg




Moi, Jason, je suis un petit ange adulte. J’aime mes parents. J’aime mon père qui a appris ma mort un jour terrible de novembre. Je voudrais qu’il sache que je n’ai plus mal et que, là où je suis parti, ce qui m’est arrivé n’existe plus. La torture est effacée de mon être. En revanche, elle existera à jamais dans la mémoire de Dieu qui pardonne... mais n’oublie pas.

Je pardonne à mon meurtrier et je pardonne à ma mère qui ne m’a pas arraché des mains de celui qu’elle aimait, mon beau-père, celui qui m’a tué. J’envoie à celle qui m’a mise au monde des milliers d’edelweiss et de gentianes cueillis sur les versants des Alpes limpides. Je les ai ramassés en pensées puisque les baisers me sont désormais interdits sur la terre.

Je suis parti au Ciel assassiné et torturé. La souffrance quand on est si petit a quelque chose qui ressemble au mimosa qui meurt sous le couteau du promeneur. J’ai été torturé et mes cris se mêlent aux larmes de milliers d’enfants invisibles.

Je n’avais que vingt et un mois mais aujourd’hui j’ai trouvé une plume, la plume de ma revanche. La revanche d’un ange est pardon.

Ma vie a basculé mais aujourd’hui je vole, je suis oiseau et je rebondis sur des vagues de paix.

On m’a appelé Jason pour que je trouve la toison d’or comme dans le mythe grec. Quelle était cette toison dans ma courte vie ? Le bonheur ? Non ! L’impermanence, peut-être ? En réalité, ma toison d’or, c’est le Ciel qui m’a tendu les bras.

Au moment de partir, j’ai vu un Ange près de moi. Il m’a donné la force de mourir, de partir en martyr. Il a mis du baume sur les brûlures que j’ai subi et sur mes cheveux arrachés. Il a enlevé la drogue de mon sang perdu, cet aliment de mort que des adultes me donnaient. Il a essuyé tous les coups reçus la nuit de ma mort.

L’Ange m’a dit lorsque j’ai quitté la Terre qu’une femme ne m’oublierait pas. C’est elle qui écrit avec moi, pour que ma vie soit un chant éternel, pour que mon nom fleurisse et donne au monde la Toison d’Or de l’innocence. Exactement trois mois après mon départ du monde, sa fille Élodie est montée au ciel.

Mes parents m’ont appelé Jason. Ma mère elle-même a tenu le rôle de Médée, la magicienne qui n’empêche pas le crime de s’accomplir. Son compagnon d’alors a tenu le rôle du dragon plein de perversité et de pulsions terribles. Ils ont volé ma pureté d’âme et ils ont méprisé mon esprit.

J’étais un petit être innocent et on a souillé ma peau. On a blessé mon âme. Aujourd’hui je suis initié car j’ai traversé le rideau de feu. J’ai changé de niveau. J’ai subi une transmutation. Je suis devenu or, soleil des alchimistes. Car sur Terre, j’étais de plomb par la souffrance qui m’alourdissait comme une pierre.

Aujourd’hui, je suis dauphin car je suis transfiguré. En Grèce, cet animal accompagne les rites funéraires. Il emmène l’âme sur son dos ; il sauve aussi les vivants naufragés. Jésus lui-même a été représenté sous la forme d’un dauphin.

Élodie est près de moi. Sa maman a fait un rêve il y a quelques jours. Elle était avec un dauphin dans la mer et elle l’aimait comme s’il était son enfant ; puis ils sont allés ensemble sur la terre ferme mais l’animal manquait d’eau ; alors elle l’a mis dans de l’eau douce ; peu après, elle a ramené le dauphin vers la mer mais sur le chemin il a soudain disparu et une grenouille est apparue. La maman orpheline s’est réveillé en pleurant son dauphin et elle a pensé très fort à sa fille au ciel.

En Occident, la grenouille est le symbole de la résurrection. En Orient, c’est le signe de l’âme en voyage. Lorsque la grenouille chante au printemps, c’est le signe du renouveau.

Le grain meurt et sous la terre donne à nouveau la vie. Le dauphin disparaît pour que vive la grenouille.

Je suis proche d’Élodie dans le grand voyage des âmes. L’âme ne meurt pas. Elle tombe par le corps dans la terre et s’élève en germant vers les cimes immaculées de neige éternelle.

Tout ce que m’a fait subir mon beau-père la nuit de mon envol n’est plus. Tout a disparu dans la lumière de Dieu. Cela reste uniquement dans la mémoire des hommes.

La maman d’Élodie a pleuré lorsqu’elle a appris comment j’étais mort. Beaucoup ont versé des larmes en lisant les journaux ou en regardant le procès. Les Anges aussi ont pleuré et ils ont lavé mon corps de lumière avec des mots colorés.

Les Anges m’ont pris dans leurs ailes et m’ont serré très fort sur leur coeur. Alors j’ai senti l’amour et le pardon de Dieu pour ma mère. Je l’aimerai toujours et je prierai pour elle tout au long du voyage de mon âme.

Ici, des arcs-en-ciel et des oiseaux magiques ont réparé le crime. Ils ont retiré les germes du mal de mon âme innocente.

En bas, sur la Terre, une femme a pris sa plume et l’a trempée dans l’encre de la mémoire collective. Elle s’appelle la Verdoyante et sa fille Élodie continue de grandir dans son coeur.

Elle a écrit un conte pour moi, un conte qu’elle a dédié aussi à tous les parents d’enfants assassinés de par le monde. Je vous l’offre pour ne pas le garder au fond de mon nuage accroché au Mont Blanc... C’est l’histoire d’un petit garçon, tué par un humain, comme je l’ai été. On a recomposé son corps sur la Terre comme les Anges l’ont fait pour moi au Ciel.


Il était une fois un homme qui habitait avec sa famille dans un village éloigné de la ville. Un matin, il partit chasser, bien que les provisions du verger soient suffisantes.

Soudain, il aperçut au milieu d’un champ un arbre immense, un chêne au tronc entouré de lierre, qu’il n’avait jamais vu auparavant. Sans s’émouvoir de la beauté et de la noblesse de cet arbre inconnu, il pensa : “Ce chêne pourrait servir de bois de chauffage pour l’hiver entier ! Sans le dire à personne, afin de le garder pour moi seul, je reviendrai cette nuit avec ma hache.”

Se rapprochant de l’arbre, il entendit des cris ressemblant à ceux d’un enfant qui vient de naître et il découvrit dans le creux des branches un petit bébé, qui battit des mains à sa vue. “C’est très certainement le marmot de quelque fille fautive venue enfanter dans la forêt !” se dit-il. “Je vais l’emmener chez le curé, qui dira ce qu’on doit en faire.”

Prenant l’enfant dans ses bras, il partit vers le village. Alors qu’il traversait la forêt, il aperçut tout à coup un sanglier. Ne voulant pas rater cette occasion de chasser, il laissa tomber l’enfant et épaula son fusil pour tirer ; lorsque soudain un serpent passa devant lui. L’homme eut très peur ; il fit un bond en arrière et lâcha son arme en glissant sur une pierre. Le sanglier fonça alors sur lui mais le chasseur grimpa prestement sur un arbre.

Malheureusement pour lui, la branche sur laquelle il s’était réfugié cassa et l’homme tomba à terre, se retrouvant juste à côté du petit enfant. Celui-ci battait des mains et riait en voyant tout ce manège ; le chasseur ne fit pas attention à cela ; il pensait que les enfants ne peuvent ni comprendre ni sentir ce qu’il se passe et qu’il ne font que manger, dormir et grandir.

L’homme, voulant se défendre, chercha son fusil mais ne le trouva point. Par hasard, en levant la tête, il le vit se balançant fièrement au sommet d’un arbre. Il secoua d’abord les branches dans tous les sens mais le fusil ne bougea pas. Ensuite il décida d’aller chercher sa hache ; mais, alors qu’il s’en allait, il reçut le fusil sur la tête et perdit connaissance.

Quand il revint à lui, il était couché sur un lit, entouré par toute sa famille et par la plupart des villageois, venus le voir par curiosité. Il leur raconta ce qui lui était arrivé, en déformant la vérité à son avantage.

Tout à coup, pensant au bébé qu’il avait découvert, il leur demanda s’ils l’avaient amené ; les villageois ayant répondu par l’affirmative, il leur dit : “Tout ce qu’il m’est arrivé est survenu après avoir découvert ce gamin”, et, bien que pensant en lui que ce n’était pas vrai, il ajouta : “Et je sais bien qu’il se moquait de moi !”

Alors chacun cria : “Il faut se venger. Le coupable doit être puni. Tuons le marmot et jetons-le aux chiens !” Mais quelqu’un suggéra : “Mangeons-le plutôt , ce serait un gâchis de le jeter aux chiens !” Après ces paroles terribles, tous se précipitèrent dans la pièce où avait été déposé le bébé... Les uns après les autres, ils tombèrent foudroyés en voulant porter à leur bouche la chair de l’enfant assassiné. Tous, sauf les enfants du village qui avaient compris l’énormité et la monstruosité de cet acte. Ils comprirent aussi dans quel chemin ignoble les avaient emmenés leurs parents... à qui ils devaient pourtant respect et considération.

Lorsqu’ils virent les adultes tomber les uns après les autres, ils se mirent à rire, et de tous les coins de l’univers, des rires d’enfants leur répondirent. Ils entendirent soudain une voix venue de leur coeur, qui leur disait :
-Montez au sommet de la montagne en portant chacune des parties de mon corps. N’ayez aucune crainte, aucune peur. Arrivés là-haut, vous reconstituerez mon corps comme un puzzle de vous-même et, en chantant, vous ferez une ronde tout autour de moi. Et sans jamais défaire votre ronde, vous attendrez.”

Les enfants prirent donc chacun soigneusement une partie de l’enfant et, en file indienne, ils partirent vers le sommet de la montagne. Ils rencontrèrent bien des difficultés : ils durent franchir des torrents tumultueux, ils escaladèrent des parois abruptes, ils se cramponnèrent à la glace, ils traversèrent des tempêtes de neige, ils connurent le grand vent et la grêle... mais jamais ils ne virent tous ces éléments de la Terre comme des ennemis.

Pour eux, ces éléments de la nature étaient leur famille, leur unique et seule famille.

C’est ainsi qu’ils arrivèrent sains et saufs au sommet de la montagne. Là, tous ensemble, ils recréèrent le corps de l’enfant mort. Puis ils se prirent par la main et firent une ronde autour de lui, en riant et en chantant.

Soudain, l’orage éclata ; mille éclairs fusèrent de toutes parts et tout fut illuminé. Tout à coup, un éclair plus lumineux que les autres jaillit au milieu de la ronde des enfants. Le bébé ouvrit les yeux et leur sourit ; tous les enfants, d’un même élan, s’élancèrent vers lui et l’on vit, au bout de tous les bras réunis, un être lumineux projeté dans le ciel... et un arbre magnifique, un chêne immense au tronc couvert de lierre, s’élançant au milieu de la ronde.

L’on entendit des rires d’enfants retentir à l’infini dans tous les coins de l’univers et un doux murmure chanter le nom de l’Amour.

Les villageois se réveillèrent de leur torpeur et accueillirent en eux l’enfant qui était mort mais qui maintenant revivait en chacun.


Voilà. Ce conte est terminé. J’en suis tout remué... Vous aussi, je crois. L’univers est en réalité en chacun de nous et je suis, moi aussi, petit Jason, en chacun de vous qui lisez cet ouvrage ; je suis aussi dans l’esprit de la femme qui a écrit ce conte. Le monde recomposera ma vie par sa compassion et les prières qu’il fera pour mon âme... par son amour aussi et les pensées tissées de roses qu’il m’enverra.

Mais la Verdoyante pleure. Je vois son enfant intérieur se recroqueviller. Il voudrait dire mais il ne peut pas. Je vois dans le miroir gelé de mon glacier un violon sur une balance. Mais la balance se brise et l’instrument à cordes explose. La Justice n’est pas venue. Elle n’était pas au rendez-vous de l’enfant. L’enfant est seule, seule face à un professeur pédophile... Fléau mortel !
-Viens me parler, toi petite fille perdue sur le Mont-Blanc. Viens me raconter ta peine. Le Ciel fera justice et je t’aiderai...
-Mon ange ne m’a pas sauvée de tout ce qu’un enfant peut endurer...
-Oui, mais il t’a sûrement retenue de te jeter dans la rivière... Tu sais, ton Ange parle au Créateur, au grand Manitou, au Principe suprême, au Grand Architecte. Rien ne se perd ni ne s’oublie. Ni le sacrifice des enfants violés, ni le don de leurs souffrances, ni l’abomination des adultes coupables. Va, raconte-moi...
-À l’âge de onze ans, j’ai eu un violon. Pour apprendre à jouer. Mes parents m’ont trouvé un excellent professeur. Un vieux monsieur renommé pour l’apprentissage du violon. Un polonais prénommé Roman. Comme un roman. Le roman pervers d’un vieil homme qui devient fou devant les yeux d’une petite fille. Peu à peu, il m’a parlé de mon âme pure. Puis il m’a dit qu’il était amoureux de moi. Il m’a forcée à l’embrasser sur la bouche. Il m’a menacée si je parlais. Mon innocence s’écroulait et mon violon violé gémissait de douleurs intérieures. Cela dura de longs mois jusqu’à ce que, au bord du suicide, j’arrive à parler à un ami proche de mes parents. Le drame s’arrêta mais le silence demeura car il n’y eut pas plainte ; tout fut enterré sans paroles écrites ni jugement. Tout fut même pardonné quelques mois plus tard...
-Le pardon est nécessaire, mais il est bon qu’il y ait un coupable désigné et que la justice soit faite pour qu’il y ait réparation... et pour qu’il n’y ait pas d’autres victimes, surtout en ce qui concerne les enfants ! Il est nécessaire aussi que justice soit faite pour que personne ne dise à l’enfant violé : “Mais si cela se trouve, c’est toi qui l’a cherché...”. Culpabilité éternelle de la victime face au monde...
-Quelques années plus tard, j’ai écrit une lettre à ce professeur, lettre que l’adulte que j’étais devenue n’a jamais envoyée. Je la garde au plus profond de mon coeur, dans le coeur de l’enfant intérieur qui chemine au sein de la Verdoyante.
-Je t’en prie, dis-la moi ! Je veux entendre ce que tu as écrit, cette toison d’or que tu caches comme une justice enfouie sous une avalanche de neige, dans un coffre fermé à double tour. Je sais bien que tu as jeté la clé au fond d’une crevasse de la Vallée Blanche. Mais j’ai fait un double car je suis le petit ange du Mont-Blanc... Les montagnes sont toutes présentes pour t’écouter... Le Grand Paradis, le Mont-Rose, le Grand Capucin et le Petit, le Cervin, les Drus, la Dent du Géant, le Mont Maudit, l’Aiguille Verte... Elles sont toutes ici comme des antennes pour retransmettre au monde ta lettre. Car une lettre morte, c’est comme une bouteille à la mer qui reste coincée dans l’estomac d’un requin ! Nous savons que la tienne est importante...
-Je te remercie, petit Jason. Tu as l’enthousiasme et le courage de Jason l’Argonaute ! Mais, tu vois, je tremble... J’ai si peur. Je voudrais enterrer tout cela, effacer la mémoire, les images et les gestes... Je dois parler cependant, ne pas étouffer la gravité... Voici donc cette lettre que je grave avec le sang bleu des étoiles sur le glacier de la Vallée Blanche :

Lettre à mon professeur de violon,
De plus en plus, on parle des enfants violentés, du silence à briser, des gosses muets devant les sévices imposés par des adultes ; je suis un exemple malheureux de ces enfants-là mais je souhaite aussi briser le silence, soigner les maux intérieurs par les mots.
Un jour, je suis entrée chez vous. J’avais onze ans. Vous avez dit à mes parents que vous acceptiez avec joie de m’apprendre le violon et que j’avais des doigts faits pour cet instrument. J’étais frêle, fragile et innocente. Vous m’avez fait travailler et mes parents avaient confiance en vous car vous étiez l’un des meilleurs professeurs de la région. Je travaillais bien et je progressais vite.
Vous donniez encore vos cours dans l’appartement où vous habitiez et votre femme m’ouvrait parfois la porte...Vous aviez deux caniches superbes. Et puis un jour vous m’avez parlé de mes yeux, qu’ils étaient clairs et purs. Vous m’avez dit que vous étiez amoureux de moi. Vous étiez âgé et moi je ne disais rien ; j’étais très réservée, d’une timidité extrême. Vous avez voulu m’embrasser sur la bouche ; moi je ne voulais pas mais vous m’avez obligée.
Plus tard, vous avez pris l’appartement en face, où vous étiez seul pour donner vos cours. Vous me parliez pendant les cours de vos problèmes avec votre femme et votre vie. Je ne disais rien. J’écoutais vos paroles. Je souffrais en silence d’ingurgiter vos confidences. Vous vouliez toujours m’embrasser sur la bouche même si je ne voulais pas. Vous me disiez que lorsque j’aurais vingt ans, j’accepterais de vous épouser. Vous me disiez que si j’en parlais à quelqu’un, vous vous tueriez. Vous me disiez que personne ne me croirait, que vous étiez l’un des professeurs les plus estimés de la région. Je n’en parlais pas. Je ne pouvais pas exprimer ce que je vivais en mots ; je n’y arrivais pas ; j’étais bloquée, choquée.
Moins j’en parlais et plus j’avais honte de ne rien dire ; je portais tout cela comme une croix trop lourde.
Tant d’enfants ne parlent pas, par pudeur ou par honte, lorsqu’ils vivent des choses de ce genre...

Un jour, plus tard, mon père est allé voir une voyante-écrivain, Judith Henry ; elle lui a dit en voyant ma photo : “Votre fille a été violée, quelque chose s’est passé ?” Oui, j’ai été violée, en un viol de baisers. C’est cela que vous avez fait ! Ne souriez pas, car si je m’étais donné la mort, auriez-vous eu la conscience tranquille, vous qui l’avez encore peut-être aujourd’hui ? Le viol, c’est, dans la loi, toute pénétration dans le corps de l’autre. Et c’est considéré comme un crime...
Un soir, vous m’avez soudain serrée contre vous et avez introduit votre langue dans ma bouche. C’était dégoûtant, abject... Je résistai et me débattai mais sans pouvoir me dégager. Mon âme s’est arrêtée de respirer. Je voulais mourir et lorsque je me suis retrouvée dans la rue, je n’avais qu’une envie : me jeter sous une voiture ; plus tard, j’ai voulu aller me jeter dans l’Isère, la rivière la plus proche... Lorsqu’on est enfant, penser à ces choses-là est terrible : criminel est celui qui provoque ces pensées-là !

Dans ma détresse, j’ai pu parler enfin à un ami de mes parents, de passage chez nous. Mon père, ayant entendu quelque chose de notre conversation, a voulu tout savoir, et il a su. Il était furieux contre vous et vous le fit savoir. Ma mère a été très choquée d’apprendre votre infamie. Elle n’a pas compris mon si long silence. C’était inadmissible d’avoir caché tout cela si longtemps, d’avoir occulté l’Inadmissible... Si un enfant cache des choses aussi graves à ses parents, c’est aussi pour les préserver et les sauvegarder de l’Intolérable ! Ceci dit, mes parents n’ont pas voulu porter plainte contre vous... pour préserver ma reconstruction.

L’affaire s’est arrêtée là mais pas dans mon coeur, hélas. Six mois plus tard, je ratai l’entrée au Conservatoire, concours que je présentai seule et sans l’aide d’aucun enseignant. Mon père a parlé alors avec moi et m’a dit : “Il faut pardonner à ton professeur. On va retourner le voir car lui seul peut te faire réussir dans le violon.”
Je ne voulais pas cela, mais par seul amour pour mon père, j’acceptai de faire cet effort inhumain. Vous m’avez reprise en cours, comme si rien ne s’était jamais passé... comme s’il y avait eu un malentendu, comme si le temps avait tout effacé, comme si on pouvait gommer le dégoût dans l’âme d’un enfant.

Vous avez repris votre manège, comme si les chevaux de bois étaient toujours à la même place... Mais les chevaux se sont rebellés et je suis partie pour toujours ; je me suis accrochée à mon violon et j’en ai fait mon cheval de bataille.

C’est vrai que j’ai failli le sacrifier, car le regarder, c’était me souvenir ! Vous me disiez qu’il fallait que je sois amoureuse de mon violon ; mais vous avez tout fait pour que je le déteste ; vous avez tout fait pour cela, par égoïsme, par inconscience, par vice.

Vous me disiez que chez vous, dans les pays de l’Est, les cousins, les cousines, tout le monde s’embrassait sur la bouche et qu’il n’y avait pas de honte à le faire. Honte à votre conscience et honte à votre inconscience.

Je prie Dieu de protéger tous les enfants et de les garder de choses de ce genre. Que personne ne viole jamais leur innocence.

Avant de quitter cette Terre, allez voir un prêtre, je vous en conjure, et délivrez votre âme de cette infamie.


La petite fille se tut. La Vallée Blanche était couverte des larmes bleues de cette lettre qui fit le tour du monde pour avertir les enfants qu’ils doivent se rebeller, casser en deux l’archet du Diable et emporter très loin le violon de leur âme afin de la garder intacte et pure. Jason mit ses ailes autour de la fillette. La Verdoyante sourit aux Anges. La lumière était revenue dans ses yeux. Elle écrivit alors un poème pour sa mère... "Dans le secret d’un violon"________________

Ma mère, ne pleure pas en secret
Pour un secret que j’ai caché
Ma mère, ne pleure pas de regrets
Pour ce violon que j’ai gardé

Il faut que tu comprennes
Qu’à onze ans j’étais frêle
Pure comme une graine
Qu’on expose au froid dégel

Mon père était si heureux
De m’écouter apprendre
Sur ce violon aux tons bleus
Mille musiques tendres

Mais mon si vieux professeur
Déchargeait ses yeux en moi
Dans mon esprit en terreur
De devoir taire mes droits

Il disait qu’en Pologne
Chacun pouvait s’embrasser
Le faisant sans vergogne
En un viol de ses baisers

Ses lèvres sur les miennes
C’était insupportable
Comme une intense peine
Et souffrances inommables

Je ne pouvais en parler
Par pudeur et par dégoût
En quatre longues années
J’ai cru mourir à genoux

Puis j’ai pu le dire enfin
À une autre personne
Qui m’aida à mettre un frein
À ce martyre aphone

Car mes parents ont tout su
Leur être fut chaviré
Comment cet homme avait pu...
Ce professeur estimé

Face à cette ignominie
On ne porta pas plainte
Le silence fut le prix
D’un avenir sans craintes

On me sauva des griffes
De ce monstre égoïste
Pour lui ce fut la gifle
Des “petits enfants” du Christ *

Il a pris l’innocence
De mon chemin aux yeux clairs
M’imposant le silence
Comme un poison bien amer

Il a volé la gaieté
De mes années d’enfance
Je n’ai pas pu l’oublier
Au fil de l’existence

Enfin après de longs jours
J’ai appris à dire non
Aux faussaires de l’Amour
À détruire leurs prisons

Oui j’ai appris à parler
À dépasser la douleur
De mes larmes si brisées
Par de profondes terreurs

Au coeur de ma détresse
Je lui ai donc pardonné
En priant pour qu’il cesse
De voler la Pureté

Mais mon âme est en crainte
Car ma mère n’oublie pas
Ce secret hors d’atteinte
Loin de l’amour de ses bras

Elle ne sait pas ma honte
La peur qui me retenait
Comme un glacier sans fonte
Dans une prairie de paix

Combien d’enfants sur terre
Cachent ainsi leur malheur
À la vie de leur mère
Pour protéger son bonheur ?


* “Prenez garde de ne scandaliser aucun de ces petits enfants car
je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon
Père qui est dans les cieux.” Extrait de l’ Évangile selon Saint Matthieu.


Chloé Laroche

(http://violonistenciel.site.voila.fr)

 
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