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14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

29/09/2015

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure et ne veux me serrer la main...

 

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux me serrer la main...th-4.jpeg

Je dis que tant que je vivrais, je n'accepterais pas ce genre de bêtises et te planterai mon regard dans le coeur en te disant que je suis aussi pure que toi...

La pureté résidant dans mon âme et toutes les cellules de mon corps passées à tabac par les multiples épreuves de la vie, le pureté venant du ventre de ma mère expulsant ma vie vers un nouveau ciel...th-31.jpeg

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux m'embrasser...

Je dis que tant que je vivrais, ma pureté existera dans le seul fait que je sois venue au monde au même titre que toi, homme qui pense être supérieur à la femme, mais te rappelle-tu toi-même que tu viens d'une femme ?

Sorti de son ventre, comment ne pas penser que tu puisses être aussi impur que moi ou bien aussi pur... dans la lumière de l'humanité rayonnante de beauté, d'amour et de joie ?

 

Chloé Laroche

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05/02/2013

Pour Nafissatou Diallo. "Moche comme un cul", c'est la pire des insultes d'être comparée à l'endroit du rut. À l'attention de Sophie de Menthon et de Franck Tanguy, de RMC Info.

"Moche comme un cul"_______ poème écrit pour Nafissatou Diallo

 


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Franck Tanguy a dit de vous

"Moche comme un cul"

Il se retrouve à la rue

Morveux et sans un sou

 

sosoSC06130___.JPGBelle Nafissatou

Sophie de Menthon a de vous

Que vous viviez un truc fou...

Ce dont vous vous seriez passée

Elle a parlé de "conte de fées"

 

Belle Nafissatoufranck_tanguy_02857___.JPG

Vous ne savez ni lire ni écrire

Vous avez connu le pire

Ils ont dit que vous n'étiez "Rien"

Quelle bande de vauriens

 

images-3.jpegBelle Nafissatou

"Moche comme un cul"

C'est la pire des insultes

D'être comparée à l'endroit du rut

Quelle bande de faux culs

 

Belle Nafissatou

Être noire ne permet pas

Qu'on vous compare au trou

Sombre et obscur du cul

Terrible sentence de goujats

 

Belle Nafissatouterre-colere-300474.jpg

Rien ne permettait cette honte

La rumeur des ondes monte

Qui va virer ces deux pontes

Éloignant ces bruits fous

 

Unknown-1.jpegBelle Nafissatou

Et si nous pardonnions 

À ces deux Grandes Gueules

L'oubli est le plus grand don

Qu'on puisse faire aux doux

 

Belle NafissatouUnknown.jpeg

Sur Rmc ils les ont virés 

Pour vous avoir insultée

Mais ils font tout pour l'expression

Pour la liberté de parlerimages-4.jpeg

 

Belle Nafissatou

Alors au final, qu'ils assument 

Que leurs émissions se consument

En Grandes Gueules et en sondages

Jusqu'au bout du voyage

 

images-1.jpegBelle Nafissatou

Oui, vous êtes belle et charmante nue

Et si certains ne parlent que de votre cul

C'est qu'ils sont pauvres dans leur coeur

N'ayant que médiocrité en goût.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

03/12/2012

Pour les femmes pulpeuses, avec des formes, pour les rondes et aussi pour les goujats qui laissent leur désir à la porte des conventions.

30b7542a.jpgBonjour à tous et toutes,


Ce soir, je pense à ces femmes qui ont quelques kilos en trop et sont victimes de la croyance en la normalité du corps que pratiquent certains hommes et les empêchent (ces derniers) de bien considérer ces femmes. 2413c47b.jpg

 

Je pense à cette femme dont on peut dire qu'elle est pulpeuse mais qui s'est pris dans les dents dernièrement par l'homme qu'elle aime et qui vient de la quitter : "Tu es désirable mais empâtée, ce qui est bien dommage. Cela fait presque un an que je veux te le dire. On se doit chacun de conserver un corps ferme, sans kilos en trop, un corps agile et dépourvu de superflu graisseux." Ben oui, mais en attendant, il a bien eu des relations avec elle avant de la quitter pour une autre. Il a aimé son corps, ses seins encore si fermes et pointus, sa peau tellement douce et jeune, sa souplesse et son dynamisme, malgré qu'il lui trouvait une allure d'éléphant à tête de biche. Pourquoi l'a-t-il humiliée en allant dire à des amis qu'il la trouvait grosse, trop grosse. Pourtant cette femme n'est pas grosse, elle est juste pulpeuse, avec des formes, des hanches. Elle s'est sentie humiliée, profondément, par ces mots, blessée dans sa chair. Cet homme lui a répondu qu'elle avait vocation à se sentir humiliée et qu'elle était "extraordinairement susceptible". Comme quoi, on peut culpabiliser encore une personne qu'on vient de blesser... d'avoir été blessée. 

 

f52b8772.jpg"Empâtée" veut dire bouffie de graisse, alourdie, gonflée, adipeuse. Quant à cet homme qui a eu ces paroles malheureuses, quelle serait sa définition ? On pourrait le qualifier de goujat, de malotru, de personne désobligeante, blessante, et bien sûr représentant tout le contraire d'un gentleman.

 

Personnellement, j'ai eu un père qui ne supportait pas un kilo de trop chez les autres et m'avait fait jeûner à l'âge de dix-sept ans durant une semaine entière, alors que j'étais revenue d'un séjour de deux mois un peu trop ronde à son goût. Finalement, j'ai bien maigri suite à cette semaine mais jusqu'à souffrir d'anorexie durant les années suivantes. Durant un mois entier, j'ai mangé devant mes parents, normalement, mais je me forçais à vomir ensuite, afin de devenir aussi maigre que possible, peut-être jusqu'à vouloir en tomber malade.60faf005.jpg

 

Plus tard, jeune adulte, à l'âge de vingt ans, je refusais de manger chaque fois que j'étais contrariée, chagrinée, à chaque problème de la vie. Jusqu'au jour où une femme médecin m'a secouée verbalement en me signifiant qu'il fallait que j'arrête de mal considérer mon corps et qu'il fallait que je m'autorise à vivre et à nourrir mon corps.

 

Par la suite, surtout après mes deux accouchements, j'ai repris un poids plus normal au niveau de la santé et plus élevé que lors de ma période d'anorexie ; j'ai trouvé un poids adapté à ma morphologie, dans lequel je me sentais bien et épanouie. Mes malaises se sont arrêtés ainsi que la spasmophilie dont je souffrais. 

 

5c1293be.jpgSuivant les étapes de la vie : mariages, deuils, périodes de chômage, ruptures, soucis divers, ménopause... grossesses aussi, des kilos peuvent s'incruster... Cependant, est-ce un mal si la femme se sent épanouie et encore plus féminine ainsi


L'expression d'une féminité accueillie et offerte dans l'abondance de formes, dans l'expression d'un ventre un peu rebondi, dérangerait-elle ?

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Réfléchissons à la réaction de ce père de famille condamnant sa femme parce qu'elle a pris quelques kilos après un accouchement, ne la désirant plus, ne voulant plus la toucher...


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Quelles normes ? Les normes d'une dictature de critères de beauté imposés par une société portant l'esthétique vers la minceur et l'anorexie des mannequins ? Heureusement, Laeticia Casta, avec ses formes, a apporté une bouffée d'oxygène à tous les rêveurs de la liberté d'être.femme ronde,pulpeuse,kilos,maigreur,minceur,anorexie,jugement,humiliation,amour,relation,accepter son corps,volupté,couple,respect,différence,goujat,malotru,normalité,sexe,rondeurs,femme,love,actualité,france,laeticia casta,mannequin,bouffi,insulte,gros,grosse,équilibre,épanoui,grossesse,désir,divorce,séparation,convention,société,regard des autres,conformisme,obésité,bien-être,réflexion,souffrance,nourriture,sensualité,belle,corps,belle toute nue,culpabilité


Bien sûr, l'obésité apporte son lot de maladies et de mal-être. Dépasser un certain poids est un signe de mauvaise santé mais à l'heure où on interdit à certaines classes d'enfants de prendre un goûter pour lutter contre l'obésité, il faut être conscient de ne pas tomber dans les extrêmes de l'intolérance envers la différence corporelle de chacun et savoir respecter l'appétit des enfants et des adolescents, tous différents devant la nourriture et le besoin qu'ils ont de manger.

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Je pense que l'essentiel est de se sentir bien dans sa peau. Il vaut mieux une femme pulpeuse, avec des formes et un coeur énorme, qu'une femme très mince qui n'aurait qu'angles dans son coeur et que piques dans sa façon d'aimer.

 

Je crois que l'homme qui aime doit toujours se garder de porter des jugements sur l'apparence de sa compagne, de sa femme, de son aimée... car les critiques blessantes et l'indélicatesse, la muflerie, peuvent faire tant de dégâts qu'alors l'amour serait mort.


3165cb0c.jpgSi une femme se sent mal dans sa peau, elle le sait... Alors un bon conseil aux malotrus :

 

Même si vous pensez devoir pouvoir tout dire à votre compagne, retenez vos mots méchants et blessants, et si cela ne vous sied pas, si votre femme et amie ne vous fait plus fantasmer, si vous laissez votre désir à la porte des conventions, alors passez votre chemin sans couper les roses à la racine.

 

Chloé LAROCHEUnknown-1.jpegpeinture-courbet-femme-nue-dans-la-vague-tableaux-jean-jacques-rio-galerie-art-deco-auray-attention-a-la-peinture.jpgb406eca7.jpg


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Merci à Kriscounette de m'avoir prêté quelques images de son blog : http://kriscounette.centerblog.net


Merci aussi au site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits, pour tous mes articles précédents, que j'illustre avec le site Fotosearch.

28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

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Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


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