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27/11/2013

Le film "LA MARCHE" est un formidable hommage aux Marcheurs de 1983 pour l'égalité et la lutte contre le racisme, oeuvre authentique et profonde.


th-8.jpegBonsoir à tous et toutes,Unknown.jpeg

 

 

 

Ce soir, j'ai vu en avant-première le film  "LA MARCHE", oeuvre magnifique retraçant l'extraordinaire évènement de 1983 qui s'est déroulé en France et dont peu de Français ont eu connaissance ou en gardent le souvenir.

J'ai été très émue durant ces deux heures où l'on suit une aventure humaine rarissime, cette marche qui prend aux tripes, à travers ces jeunes et moins jeunes  qui ont marché durant mille cinq cents kilomètres à travers la France, afin de calmer la violence raciste qui sévissait à l'époque, avec des dizaines de victimes assassinées par la haine toute nue et crue.Unknown-1.jpeg

Durant leur marche, on apprend la mort d'un algérien assassiné et défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, Habib Grimzi, alors que les passagers présents n'ont osé bouger. Les Marcheurs dénoncent la passivité de ces témoins du crime paralysés par la peur ou bien l'indifférence.

Ils dénoncent aussi l'assassinat du petit Toufik, neuf ans, tué par la haine d'un homme d'une balle de 22 long rifle.th-49.jpeg

th-1.jpegOn entend dans ce film le bruit du train et le silence des hommes. On l'entend et le bruit des pas prend le pas sur le vacarme de la haine et de la violence.

Les Marcheurs ont su attirer l'attention sur l'abomination de ces crimes, faits par des êtres humains sur d'autres êtres humains...th-2.jpeg

Tout est parti du quartier des Minguettes, avec des balles tirées sur Toumi Djaïdja par un policier, lors de luttes entre les forces de l'ordre et les jeunes de la cité. Toumi était le Président de "SOS Avenir Minguettes". À la suite de ce drame, Toumi a eu l'idée de cette marche avec le Père Christian Delorme, curé des Minguettes. Ils ont eu cette idée comme un écho à la marche de Gandhi, comme une résonance avec celle de Martin Luther King.th-18.jpeg

Ils sont partis avec quelques jeunes pour traverser la France avec leur banderole pour l'Égalité et contre le racisme. Soutenus par des comités de soutien issus de diverses associations, comme la Cimade de Lyon, ils furent accueillis dans les différentes villes traversées et arrivèrent à Paris le 3 décembre 1983, il y a trente années, avec un triomphe incroyable et cent mille personnes les attendant dans la capitale.

7767165536_la-marche-pour-l-egalite-et-contre-le-racisme-avait-ete-accueillie-par-plus-de-100-000-personnes-a-paris-le-3-decembre-1983-archives.jpgIls sont partis de Marseille le 15 octobre 1983, dans l'invisibilité totale de leur anonymat et puis la petite vague a grandi, grossi, pour devenir une marée immense qui entraîna ensuite la création de "Sos Racisme". 

Les Marcheurs ne voulaient pas de récupérations politiques, religieuses ou ethniques. Ils souhaitaient que cette marche demeure laïque, avec des valeurs universelles et humaines, comme la tolérance, le respect de la différence, l'égalité, le non-racisme. th-15.jpeg

Ils étaient non-violents et répétaient que la haine pour répondre à la haine n'était et n'est pas une solution. Ils ont obtenu la carte de séjour de dix ans pour les étrangers et le fait de ne pouvoir expulser hors de France un mineur de moins de dix-huit ans.

th-16.jpegAujourd'hui, trente ans ont passé et la France continue à expulser les Roms, à les prendre comme boucs-émissaires de la crise, à renvoyer des familles dans leur pays, avec des enfants nés en France, des enfants scolarisés, de jeunes étudiants. Des pères sont expulsés seuls, laissant en France épouses, femmes enceintes parfois, jeunes enfants devenus orphelins d'un papa encore vivant.  Il suffit de se rendre sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières (Resf), pour comprendre que le chemin de La Marche est encore long avant de déposer nos souliers devant le sapin de la Paix, du droit d'Asile et de l'Égalité.

http://www.educationsansfrontieres.orgth-13.jpeg

Je lis dans certains forums sur le net des propos très durs et stigmatisants envers les Roms, comme quoi ce serait tous des voleurs, des personnes malfaisantes, des voyous taillés ainsi depuis l'enfance, tous bons à mettre dans un charter. Lorsque je les défends, je me fais casser tout bonnement, comme quoi il faudrait que je "redescende sur terre", que je devienne "lucide". Mais je vois ces familles dans des caravanes, dans des camps, sous des tentes, rejetés de partout, passant d'endroits sordides en lieux minables... Ce sont des êtres humains qui vivent la pauvreté, qui sont exclus, qui ressentent le froid de l'hiver... Je leur porte des vêtements autant que je peux... car rejeter, c'est tuer à petit feu... alors qu'accueillir et protéger, c'est donner de l'espoir.

th-7.jpegDurant des années, j'ai porté des projets d'amitié entre les peuples à travers la musique, à Bron, à Grenoble et ses banlieues, en Isère, créant : "Un archet pour la Paix" pour faire entrer dans les écoles et auprès des enfants cet esprit de tolérance et d'ouverture aux autres cultures, au respect des différences. Je continue de penser que toutes ces actions sont autant de petites gouttes déposées dans l'océan de l'Humain, afin de créer ce phare de la Conscience universelle qui brille dans l'inconscient collectif, pour une paix concrète et vivante.

Ce film de "LA MARCHE", réalisé par Nabil Ben Yadir, arrive juste au moment de l'anniversaire de la Marche de 1983. Il est juste et vrai. Il est authentique et sans recherche d'intérêt financier, puisqu'il a été demandé aux acteurs de gros sacrifices salariaux. Le réalisateur a préféré faire un grand film pour relater cet évènement plutôt que d'axer son énergie sur la recherche de gros moyens de réalisation. Ce film est d'un réalisme étonnant et d'une profondeur véridique.

th-11.jpegJe vous invite à courir le voir et vous marcherez tous ensemble vers le même but. Vous vivrez la même minute de recueillement, à travers laquelle le silence même pénètre à l'intérieur de la salle de cinéma, émotion palpable où les victimes mortes sont présentes avec nous, les vivants.

Oui, nous sommes vivants et nous avons encore le pouvoir de faire avancer l'Histoire avec humanisme et dans le respect de chacun, se rappelant que le sang qui coule dans nos veines est toujours rouge, quelque soit notre race, notre origine, notre sexe, notre ethnie... Que nous soyons noirs, rouges, blancs, jaunes, ocres, marrons, hommes ou femmes.Unknown.jpeg

Chloé LAROCHE 

 

"Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit."

"Un raciste est quelqu'un qui se trompe de colère."

 

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ARTICLE très complet, à lire,

de 

Mogniss H. Abdallah  :

 

http://www.gisti.org/doc/plein-droit/55/marche.html

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Plein Droit n° 55, décembre 2002
« Parcours, filières et trajectoires »

1983 :
La marche pour l’égalité

Mogniss H. Abdallah
Agence IM’média

"Le 3 décembre 1983 à Paris, cent mille personnes environ accueillent la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans une ambiance de fête. Partie de Marseille le15 octobre 1983 dans l’indifférence quasi-générale, la Marche est peu à peu devenue un événement politique historique. Il sera considéré comme un acte fondateur pour la jeunesse des banlieues. A travers le pays, les jeunes issus de l’immigration mais aussi de nombreux Français se sont identifiés aux marcheurs et rejoindront ce que l’on nommera un temps le mouvement beur. Désormais, les Beurs ne sont plus seulement les enfants d’immigrés invisibles, mais bien des acteurs à part entière de la société française. Cette nouvelle donne va bouleverser la perception de l’immigration et redessiner le paysage politique antiraciste.

A l’origine de la Marche, il y a les événements dans la ZUP des Minguettes, à Vénissieux (Rhône). Depuis l’été 1981, les affrontements entre les jeunes et la police dans les banlieues de l’est lyonnais, médiatisés à travers les fameux « rodéos » automobiles, prennent un tournant politique. En effet, la droite, encore sous le coup de sa déroute électorale de 1981, a décidé de relever la tête en attaquant le gouvernement sur la question de l’immigration et de la sécurité.

Dans les banlieues ouvrières, à Lyon comme ailleurs, la crise avec son lot de licenciements et de fermetures d’usines, aggrave les tensions. Le tissu social se délite de jour en jour avec le départ de nombreux habitants (sur 9 200 logements aux Minguettes, 2 000 à 3 000 étaient vides en 1983). Alors, les lascars « rouillent » au bas des tours, s’approprient caves ou appartements vides, et se débrouillent pour vivre. Le chômage s’installe dans les têtes et dans la vie. A défaut de travail, ils trouvent d’autres sources de revenus, plus ou moins licites. Cependant, le marché de la drogue (dure) n’a pas encore totalement envahi les cités lyonnaises.

La police rôde, à la recherche surtout de jeunes issus de l’immigration qu’elle considère avant tout comme des « délinquants étrangers ». L’idée que ces derniers ne puissent plus être expulsés depuis les nouvelles dispositions législatives protégeant les étrangers arrivés avant l’âge de dix ans et coupables de petits délits choque la base policière. (A la veille des élections présidentielles, une grève de la faim de Christian Delorme, Jean Costil et Ahmed Boukhouna avait permis l’arrêt des expulsions des jeunes [1]). Qu’à cela ne tienne : un processus policier et médiatique de criminalisation du mode de vie des jeunes tend à faire l’amalgame entre révolte sociale, petite délinquance parfois crapuleuse et grand banditisme pour faire pression sur les décideurs politiques, accusés de laxisme vis-à-vis de l’instauration de « sanctuaires de hors-la-loi » et autres « zones interdites ».

L’argument de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat fait mouche auprès du ministre de tutelle des policiers, Gaston Defferre, mais aussi auprès du ministre de la défense Charles Hernu. Ce dernier, par ailleurs maire de Villeurbanne dans l’est lyonnais, n’a pas hésité à détruire la cité Olivier de Serres. Dès 1982, Gaston Defferre s’oppose au ministre de la justice Robert Badinter et à ses velléités d’exercer un contrôle sur la police. A l’occasion des débats parlementaires autour de son projet de loi pour renforcer les contrôles d’identité, le ministre de l’intérieur stigmatise la dangerosité d’enfants qui « parfois à l’âge de six ans et, en tout cas, couramment à dix ans », volent et cassent. Aussi préconise-t-il le principe du « choc salutaire », c’est-à-dire de la prison pour traiter la petite délinquance, une idée importée des Etats-Unis en 1976 par Peyrefitte, ainsi que la répression d’« illégalismes populaires » jusque-là tolérés. Enfin, il avance la notion de « lieux déterminés » à surveiller, voire à pacifier (Le Monde, 15 juin 1982). Par ailleurs, il ne veut pas entendre parler d’« une commission qui serait chargée d’examiner les litiges mettant en cause la police » . La police doit avoir le mot de la fin...

SOS Avenir Minguettes

Au lendemain des élections municipales de mars 1983 marquées par une surenchère raciste et sécuritaire qui fait le lit d’un Front national devenu pour la première fois une force politique nationale, le meurtrier du jeune Ahmed Boutelja de Bron (Est lyonnais) jusque-là en détention préventive est remis en liberté (son procès n’aura lieu qu’en 1995). Le surlendemain, une imposante descente de police aux Minguettes pour une histoire de recel se transforme en affrontement collectif. Le local des jeunes à la tour 10 du quartier Monmousseau est retourné sens dessus-dessous, des mères de famille sont molestées.

Ces violences mettent le feu aux poudres. Les policiers sont obligés de battre en retraite. Les jours suivants, leurs syndicats se lancent dans une virulente campagne publique, saisissent le pouvoir central et menacent le pouvoir d’« actes d’indiscipline » (demandes de mutation en masse, dépôt des armes ...). Ils exigent « la reprise des expulsions et des peines exemplaires pour les meneurs et leurs complices, des opérations systématiques de police avec de nombreux effectifs équipés de moyens pour le maintien de l’ordre », ainsi que « le quadrillage de la commune ».

Dans ce contexte, une douzaine de jeunes décident d’une grève de la faim pour interpeller les pouvoirs publics sur une situation qui peut dégénérer à tout moment. Ils créent l’association SOS Avenir Minguettes et formulent une série de revendications concernant la police ou la justice (arrêt de l’intimidation policière permanente et des poursuites judiciaires consécutives aux événements du 21 mars 1983, création d’une commission d’enquête indépendante sur les « contentieux » avec certains policiers), et la participation à la réhabilitation de la ZUP (embauche sur le chantier, relogement des familles dites « lourdes »...). Si les pouvoirs publics acceptent la négociation, après la médiation active de Christian Delorme, le curé des Minguettes, ils est selon eux impossible de répondre favorablement aux demandes qui concernent le volet police-justice. Néanmoins, ils proposent à Christian Delorme et à Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes, de participer à la nouvelle commission communale de prévention de la délinquance, où ils ne peuvent émettre leur avis qu’à titre consultatif. Mais les policiers refusent de s’asseoir à la même table que des « délinquants ».

Sur le terrain, les incidents se multiplient. A quelques jours de la destruction spectaculaire d’une première tour à Monmousseau, la police fait une descente brutale dans le petit centre commercial et arrête Kamel, un des grévistes de la faim. Le 20 juin 1983, un policier tire sur Toumi Djaïdja, le blessant grièvement au ventre.

Pendant ce temps, éclate « l’été meurtrier »: Aux quatre coins de France, les crimes racistes se multiplient. L’émoi est à son comble avec la mort du petit Toufik, neuf ans, abattu d’un coup de 22 long rifle la veille du 14 juillet par un ouvrier irascible à la Courneuve.

S’adresser à la France entière

Sur son lit d’hôpital, Toumi se demande quoi faire pour sortir de l’isolement et de la haine réciproque. Lors d’une discussion avec Christian Delorme, surgit alors l’idée de « s’adresser à la France entière par une grande Marche », comme celles de Gandhi ou de Martin Luther King. L’idée séduit d’emblée les jeunes, qui veulent démarrer la Marche sans attendre. Christian Delorme leur demande un peu de patience. Une initiative d’une telle ampleur, ça s’organise. Les jeunes acceptent à contre-coeur et délèguent l’organisation à la Cimade de Lyon, ainsi qu’au MAN (mouvement pour une alternative non-violente). Christian Delorme et le pasteur Jean Costil obtiendront l’appui des réseaux chrétiens, humanistes et anti-racistes qui avaient permis à leur grève de la faim d’avril 1981 contre les expulsions d’aboutir. Le soutien des protestants, bien représentés au gouvernement, sera aussi particulièrement important pour la suite.

Des collectifs d’accueil se constituent dans plusieurs villes, avant et surtout pendant la Marche. On y trouve les associations de solidarité avec les travailleurs immigrés, les organisations politiques et syndicales, mais aussi beaucoup d’individus « inorganisés », souvent très jeunes, qui affluent, donnant des airs de happening improvisé et « affinitaire » à bien des étapes. Parmi les marcheurs, beaucoup se présentent comme de jeunes Arabes, et arborent le keffieh palestinien. De fait, leur nouvelle communauté d’expérience transcende les frontières entre deuxième génération d’immigrés de nationalité française ou étrangère et enfants de harkis, entre communautés, entre filles et garçons. Si la présence des filles d’immigrés a été remarquée, on n’a sans doute pas assez relevé que la dynamique interculturelle de la Marche est aussi passée par une recomposition intra-communautaire (une meilleure prise en compte de cet aspect aurait sans doute aidé à surpasser le clivage ouverture interculturelle/repli communautaire qui hypothèquera l’après-Marche et l’avenir du mouvement beur).

A Paris, le collectif jeunes qui centralise l’accueil sur la capitale, s’autonomise par rapport au cartel d’organisations de soutien et se transforme en « parlement beur ». Les militants antiracistes, davantage habitués à la figure traditionnelle du travailleur ou de leur alter-ego immigré, sont médusés par le débarquement inattendu de ces enfants d’immigrés à la verve bien française. Ils passent le relais, tout en s’interrogeant sur leur place dans un tel mouvement. Cette cure de jouvence in situ du sérail anti-raciste va permettre à la Marche et aux collectifs de se dégager des logiques d’appareils et des rhétoriques idéologiques.

Ce sont donc les marcheurs qui décident et qui prennent la parole à chaque étape, davantage sur le mode affectif que politique. Craignant le risque de « récupération », ils interdisent banderoles et slogans jugés trop polémiques. Pour rassembler large, la Marche adopte d’ailleurs un profil revendicatif discret, dans l’espoir de voir la « France profonde » fraterniser avec la jeunesse issue de l’immigration ou des cités maudites.

Les médias, progressivement séduits par cette image positive, généreuse et oecuménique, en rajouteront. Ils portent aux nues des « apôtres de la non-violence », une terminologie quasi-biblique dont les marcheurs ne seront pas dupes, comme le laissera entendre Bouzid Kara, un de leurs porte-parole, dans son livre La Marche, traversée de la France profonde (édition Sindbad, 1984). Le père Christian Delorme semble davantage dans son rôle lorsqu’il évoque son souci de l’unanimité ou la « fraternité vécue » comme une valeur essentielle de la République... et de sa foi chrétienne. Son « âme missionnaire » et sa « stratégie des coulisses » du pouvoir sont contestées par certaines associations autonomes de jeunes issus de l’immigration, qui interpellent parfois rudement les marcheurs. Ces derniers, interloqués, feront le dos rond pour parachever leur périple, mais ils resteront en contact par la suite avec les partisans de l’auto-organisation.

Ceci étant, la critique dite « radicale » de la Marche, formulée de l’extérieur, incantatoire et abstraite, paraît plutôt démobilisatrice et en décalage complet par rapport à l’énergie et la capacité d’initiative forte manifestées par la Marche. Sous une référence plutôt confuse à la « non-violence », les marcheurs expérimentent en réalité de nouvelles voies pour sortir d’une révolte épidermique et défensive. Ils s’affirment dorénavant comme acteurs citoyens dans l’espace public.

De fait, il y aura plusieurs Marches dans la Marche, avec des préoccupations différentes. Il s’agit alors de se côtoyer sans s’exclure, mais aussi sans éviter le débat contradictoire.

Exorciser le syndrome de Dreux

La recherche d’un consensus moral fait passer au second plan par exemple les revendications premières autour de la police et la justice, trop conflictuelles, rappelées néanmoins par des forums justice organisés dans la même période par des associations autonomes à Marseille, Vaulx-en-Velin, Nanterre et Levallois. Et la réalité se chargera de rattraper la Marche : la mort de Habib Grimzi, un jeune algérien défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, ainsi que de nouvelles exactions policières aux Minguettes, vont doper sa dimension revendicative.

A l’arrivée, les jeunes et les familles défileront aux côtés des marcheurs avec les portraits des victimes des crimes racistes et sécuritaires, en scandant « Egalité des droits, justice pour tous ».

L’interpellation morale de la société civile a aussi pour certains comme objectif de provoquer un examen de conscience du pays, un sursaut civique afin d’exorciser le syndrome de Dreux – où la droite traditionnelle, alliée avec le FN, a emporté la mairie lors d’une municipale partielle en septembre 1983 . Le front républicain, au-delà des clivages gauche-droite, est déjà en gestation. A l’arrivée, le gouvernement et des élus républicains des deux bords rejoignent en fanfare les marcheurs. Georgina Dufoix, ministre des affaires sociales, assure que de nouvelles mesures contre le racisme vont être prises. Le président Mitterrand reçoit les marcheurs à l’Elysée et annonce la création prochaine de la carte unique de dix ans pour les étrangers, (en remplacement des cartes de séjour et de travail), et « des mesures de principe pour que justice soit rendue aux jeunes victimes et à leur famille » (limitation des ventes d’armes, possibilité pour les associations de quartier de se constituer partie civile dans les affaires de crimes racistes, etc.) En outre, le développement social des quartiers sera désormais considéré comme une priorité nationale.

Dans la foulée, une multitude d’associations de jeunes vont surgir. Après la reconnaissance publique du phénomène « beur », c’est la course à la représentativité et aux fonds publics. En effet, trois semaines seulement après l’euphorie de la Marche, les affrontements raciaux entre grévistes et non-grévistes à Talbot-Poissy sonnent déjà le glas de l’idylle. Les marcheurs soutiennent les travailleurs immigrés licenciés, signifiant par là-même leur refus de jouer la division entre les enfants, accueillis à bras ouverts au sein de la République, et les parents O.S. virés par milliers des usines. Ils feront, après le succès symbolique de la Marche, un retour sur eux-mêmes et sur leur situation sociale. Et là, tout reste à faire... d’autant que, sur le terrain, le message politique du 3 décembre 1983 ne passe toujours pas. Ainsi Toumi Djaïdja, figure emblématique de la Marche, comparaîtra-t-il en octobre 1984 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour des faits allégués de petite délinquance commis en... 1982. « Défavorablement connu des services de police et de justice », « meneur vedette des Minguettes », il sera condamné « pour l’exemple » à quinze mois fermes et arrêté à la barre. C’est en prison, isolé, qu’il apprendra les pérégrinations d’une nouvelle Marche à mobylette, Convergence 84, et le lancement, sponsorisé par l’Etat et les médias, de SOS- Racisme. « Touche pas à mon pote », qu’ils disaient...".

 


 

Notes

[1] La suspension des expulsions de jeunes fut d’abord décidée par le ministre de l’intérieur Christian Bonnet pour pemettre l’arrêt de la grève de la faim. Puis la loi du 29 octobre 1981 sur l’entrée et le séjour des étrangers introduisit, parmi les catégories d’étrangers non expulsables, les mineurs de moins de dix-huit ans et les étrangers nés en France ou arrivés avant l’âge de dix ans, sauf en cas de menace grave à l’ordre public.

 

15/10/2013

Monsieur HOLLANDE, Président... ne permettez pas que l'État déscolarise des enfants. Vives inquiétudes quant au sort des enfants roms.

Monsieur le Président de la République, 
ne permettez pas que l’État déscolarise des enfants !

 


th-3.jpegSyndicats de l'Education et associations de parents d’élèves et de défense des droits de l’Homme,  habitants et citoyens de France, nous exprimons nos plus vives inquiétudes quant à l'avenir des enfants roms victimes des évacuations prévues par le préfet du Val-de-Marne ce mardi 8 octobre, ciblant les campements qui bordent la RN19 entre Boissy-Saint-Léger et Bonneuil-sur-Marne.

Des enfants qui avaient commencé une scolarisation et une intégration prometteuses verront leur lieu de vie détruit. D'autres enfants sont en cours d'inscription. Leurs cartables et leurs affaires scolaires disparaîtront-ils avec leurs autres affaires personnelles et leurs repères ? Ces enfants retrouveront-ils le chemin de leur école ?th-8.jpeg

Qu’adviendra-t-il par exemple d’Amira, 9 ans et en CE2, accueillie en classe spécialisée UP2A, où elle progresse avec ses copines ? Les progrès accomplis, grâce à une scolarisation de deux ans à Sucy-en-Brie et à Boissy-Saint-Léger, risquent d’être anéantis en quelques minutes. Qu’adviendra-t-il de son frère, suivi par la MDPH de Créteil ? Qu’adviendra-t-il de sa maman, soignée à l’hôpital Henri Mondor pour une grave maladie, opérée le 15 juillet 2013 et dont une nouvelle opération est prévue ?
 
L’expérience montre qu’en dépit des consignes d’accompagnement social contenues dans la circulaire interministérielle du 26 août 2012, des évacuations sans solution pérenne de relogement et de suivi de la scolarisation se sont multipliées, dans une brutale précipitation.  Si nous ne souhaitons pas que les conditions de vie  précaires perdurent sur les terrains, nous n’acceptons pas que ces expulsions viennent détruire ce qui a pu être mis en place en matière de droits. Les personnes vivant sur les terrains àBonneuil-sur-Marne et Boissy-Saint-Léger se sont installées là suite à de précédentes évacuations…

th-17.jpegLe droit à l'Education des enfants roms n'est pas négociable, pas plus que celui de tous les enfants. La France a ratifié la Convention Internationale des Droits de l'Enfant : elle doit assurer la scolarisation de tous les enfants vivant sur son sol, sans distinction d'origine et quel que soit leur lieu de vie.

Monsieur le Président de la République, ne permettez pas que la stigmatisation des Roms, en vogue jusque dans les discours publics, conduise l’Etat à être l’acteur direct de la déscolarisation des enfants.

Je vous envoie cette lettre collective que je signe de mes mains en toute conscience et vous prie, Monsieur le Président, de bien vouloir accepter l'expression de mes respects les plus sincères.

Il y a plus de vingt ans, j'envoyais tous les mois de l'argent au Rwanda pour la scolarisation d'un petit rwandais durant plusieurs années, car je défends le droit à l'école et à l'éducation pour chaque enfant du monde. Mais savoir qu'en France, il se passe la même chose que dans certains pays touchés par la pauvreté et l'absence de scolarisation, c'est inacceptable... alors que notre école est prête et capable d'accueillir ces enfants Roms.

D'ailleurs, je demande aussi votre intervention pour un jeune lycéen de 19 ans, Khatchik Kachatryan, qui vient d'être expulsé de France vers l'Arménie. C'est honteux de l'avoir expulsé, surtout en sachant que là-bas, il risque la prison durant plusieurs années car il n'a pas été enregistré pour son service militaire dans ce pays. Toute sa famille est maintenant en France. Pourquoi cet acharnement ? Voici le lien :
http://www.educationsansfrontieres.org/article47704.html

Chloé Laroche


Pour moi-même, Chloé Laroche (Isère), écrivain engagée pour la solidarité,
Pour ROMEUROPE 94, Michel Fèvre
Pour RESF 94, Pierre Lafrance, Alain Buch
Pour la FCPE 94, Ali Aït Salah (président)
Pour la CGT-Educ’action 94, Pablo Krasnopolsky et Pascal Coudert (cosecrétaires généraux)
Pour la FSU 94, Catherine Anglésio (secrétaire générale)
Pour SUD-Education Créteil, Dominique Bellidon
Pour le SNUDI-FO 94, Marie-France Chiche, secrétaire départementale
Pour le SNFOLC 94, Pascal Chambonnet, secrétaire départemental
Pour l’Unsa Éducation 94, Emmanuel Margerildon (secrétaire départemental) & Jean-François TEISSIER (secrétaire départemental Se-Unsa 94)
Pour le SGEN-CFDT Créteil, Xavier Boutrelle

... et tous ceux qui peuvent signer cette lettre.
 

19/09/2013

La Savoie solidaire pour deux fillettes arrachées à leur banc d'école pour être expulsées.

moton607.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vous savez que depuis longtemps, je me bats pour faire reconnaître le droit des familles à ne pas être démembrées et expulsées, comme on l'a largement connu sous l'ancien gouvernement. Malheureusement, la situation n'est pas plus humaine aujourd'hui, avec une politique de l'immigration qui n'a pas changé envers les familles déjà présentes en France.x17422635.jpg

Voici un article écrit par le Réseau Éducation sans Frontière que je souhaite partager avec vous, concernant une famille obligée de se cacher, avec deux fillettes qui n'ont pu faire leur rentrée sereinement dans le pays de Savoie, à Albertville :

SOUS HOLLANDE AUSSI, ON CACHE DES ENFANTS ET DES PARENTS SANS PAPIERS_____ 
MAÏA et DAVID SHIKHASHVILI, avec leurs enfants : ANA (5 ANS) et TIKA (11 ANS) °°°°°°°°

 

"Samedi 14 septembre à 17h40, l’artiste HK et les Saltimbanks inviteront les deux parents et les deux enfants de la famille Shikhashvili sur la grande scène de la fête de l’Humanité. Ce sera la première apparition de cette famille depuis qu’elle fuit Albertville, le 19 août pour échapper à une expulsion vers la Géorgie le lendemain.

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Victimes de persécutions parce que couple mixte (David est Géorgien, Maïa Ossète), ils avaient cru trouver refuge en France en 2011. Comme plus de 80% d’entre elles, leur demande d’asile a été rejetée. Ils ont été assignés à résidence pendant 45 jours. 45 jours de terreur à redouter chaque matin de voir la police débarquer.

Quand ils ont été convoqués pour leur expulsion, ils se sont enfuis. Depuis lors, c’est la clandestinité.

Face à un président et un gouvernement qui ne trouvent pas le courage politique de rompre avec les objectifs et les méthodes de Sarkozy en matière d’immigration, face à un ministre de l’Intérieur qui se conduit comme une brute, des enseignants, des parents d’élèves, des gens ordinaires mais aussi des militants et des élus et des artistes comme HK et d’autres se lèvent pour dire qu’ils ne laisseront pas faire. Que ce qui était intolérable sous Sarkozy le reste, hélas ! sous Hollande.

Il faut que ça change. Maintenant !"


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 http://www.educationsansfrontieres.org/

article47430.html


Pour une autre famille :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article47099.html


Et lisez donc aussi l'histoire de Steve Osarodian, 20 ans...


http://www.educationsansfrontieres.org/

article47439.html

IMG_1533.JPG

doucy016.jpg

 

Merci aussi

de lire ceci :

immigration,expulsion d'étranger,scolarité,école,resf,réseau éducation,droits enfant,politique,géorgie,fuite,honte,pays,france,valls,hollande,famille,albertville,savoie,courage,population,résistance,tristesse,accueil,peur,steve osarodian,terreur,oqtf,demande d'asile,préfecture,solidarité,entraide,indignation,colère

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/100913/brutalite-etouffee-pour-le-confort-des-passagers-par-air-france

18/03/2013

Une famille en danger, renvoyée avec ses trois enfants en Albanie... Un jeune marocain en attente d'expulsion, alors qu'il poursuit ses études. Quel acharnement sur des innocents !

P1130863.JPGBonsoir à tous,


Ce soir, je suis indignée au plus haut point.

En effet, les évènements se durcissent quant aux familles expulsées et moi qui avais voté la gauche pour que plus jamais on n'expulse des enfants hors de France manu militari, écoliers ou lycées, ou encore des papas renvoyés de France sans leur famille... je déchante grandement et suis très déçue et horrifiée de ce que j'observe depuis l'année dernière, que ce soit envers des papas, mais aussi des mamans et des enfants scolarisés et même nés en France !images-1.jpeg

Je suis en relation avec le réseau Éducation sans Frontières et vous transmets parfois par mes articles depuis 2008 les appels et la détresse des familles expulsées ou enfermées en "camps de rétention".

Vous retrouverez mes articles sur le sujet dans les catégories : "Chloé défend les papas expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps" (voir catégories à gauche de cette page).

Cette fois, c'est toute une famille, venue d'Albanie, qui a été expulsée de France le 14 mars. Je parle de Sélami et Améla MAXHURAJ, et de leurs trois enfants : Klévis, 12 ans, Ergy, 11 ans et Vonessa, 9 ans. Ils ont été chargés par la police dans deux voitures. Un avion les attendait pour les expulser vers l’Albanie. Discrètement et sans bruit.

1071171995.jpegIls risquent leur vie en Albanie, à cause de risques mafieux et d'histoires de vendetta, dont la maman a déjà été victime. Les trois enfants avaient trouvé en France depuis 2011 refuge et sécurité, bien qu'ils aient connu la vie dans la rue et à l'hôtel avec leurs parents, depuis leur arrivée dans notre pays. Ils parlent tous les trois très bien le français. Les deux garçons font du foot et Vonessa pratique la danse. Que vont-ils devenir, encore une fois transplantés, encore une fois exclus ?

Dernièrement, c'est un bébé de sept mois, Florina, qu'on a séparé de sa maman emprisonnée en camp de rétention. Elle l'allaitait encore. C'est intolérable. Que fait-on des Droits de l'Enfant dans notre pays ? Des droits des mamans, des parents ? Le 12 mars, la maman a été libérée, mais jusqu'à quand ??MM007.jpg

Je voudrais vous parler aussi d'un jeune homme de vingt ans d'origine marocaine, Taoufik Najem, qu'on risque d'expulser, alors que son frère a déjà été tué l'année passée dans son pays. Son père est en France depuis quarante ans. Pourtant Taoufik est emprisonné depuis le 8 mars en camp de rétention avant son expulsion imminente vers le Maroc. Il a obtenu son CAP Menuiserie en 2012 et poursuit vers un bac professionnel. Pourquoi le gouvernement français voudrait-il briser son avenir ?

Vous me lisez et peut-être voudriez-vous faire quelque chose pour ces familles.

Je vous propose d'aller voir le site d'Éducation sans frontières.org

et de lire les transmissions reçues par le réseau, transmissions que je vous livre ci-dessous. 

Ensuite, vous pourrez écrire aux différents emails du Gouvernement ou téléphoner pour défendre ces familles et protester.

Je vous en remercie par avance pour eux.

xbell0.jpgCar nous sommes des citoyens et nous avons le droit de dire que nous ne sommes pas d'accord, quand nous ne le sommes pas, dans un pays de liberté et protégeant les Droits de l'Homme... et ceux des Enfants.

Chloé LAROCHE


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Infos

et transmissions de RESF  

(réseau Éducation sans frontières) :


 

LA VALLS DES EXPULSIONS

 

SE DANSE AVEC DES FAMILLES DEMEMBREES

 

 

 

"Expulsion en famille, les parents et les enfants sur un même vol commercial (et non sur un charter comme nous l’avions craint un moment pour la famille albanaise Maxhuraj expulsée le 13 mars sans que ni le ministère ni la préfecture coupables ne veuillent dire comment elle l’avait été), démembrement de familles, expulsion de lycéens en cours de scolarité, la palette des horreurs que le ministre Valls se plaît à mettre au service du président Hollande s’enrichit chaque jour.

 

Certes, comme le répètent Monsieur Valls et son cabinet, ces mesures sont légales, pour la bonne raison que ce gouvernement applique, et avec le zèle qu’on verra ci-dessous, des lois et des textes que le Parti socialiste avait vigoureusement dénoncés à leur promulgation. Etre dans la légalité n’a jamais empêché d’être dans l’odieux : l’esclavage, l’apartheid, la peine de mort, la torture ou, à une autre échelle, l’interdiction du vote des femmes ou l’interdiction de l’IVG, ont été des pratiques légales. Une légalité qu’il fallait respecter ou combattre ? Dans quel camp Valls aurait-il été ? Quand la loi organise des pratiques inhumaines ou odieuses, c’est la loi qu’il faut changer. Et, accessoirement, faire savoir à ceux qui l’appliquent avec zèle, l’estime dans laquelle on les tient."

 

 

 

 Pour faire savoir à qui de droit la haute estime dans laquelle sont tenus leurs agissements (les coordonnées des préfectures coupables figurent après chaque situation) :

 

A l'Elysée :

 

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

 

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

 

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr  

 

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr  

 

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

 

A l'Intérieur :

 

Dircab  thierry.lataste@interieur.gouv.fr

 

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

 

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

 

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

 

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

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Florina, bébé de 7 mois arraché brutalement au sein maternel, Valls récidive !
Libérée sur décision préfectorale le 12 mars 2013

 

 

Il ne fait décidément pas bon d'être un bébé Rom de nos jours en France.... Florina n'a que 7 mois mais a connu déjà deux épisodes douloureux de séparation d'avec sa mère qui la nourrit au sein. Une première fois à la fin de l'année 2012 dans les mêmes circonstances : contrôlée à Gare du Nord, le préfet de police place la mère de Florina en rétention sur la base d'une Obligation de Quitter le Territoire Français en date de juillet 2012, soit antérieure à la naissance de sa fille. Depuis vendredi 8 mars, alors que nous célébrons la journée de la femme, Florina et sa mère Florentina souffrent de nouveau psychologiquement et physiquement de cette séparation arbitraire causée par une politique du chiffre qui consiste à expulser n'importe qui, n'importe comment, sans se soucier le moins du monde de l'intérêt supérieur de l'enfant qui doit pourtant prévaloir dans toutes les décisions administratives comme indiqué dans la Convention Internationale des droits de l'Enfant, ratifiée par la France. C'est d'ailleurs à ce titre que Florentina avait pu être libérée sur décision préfectorale, le 28 décembre dernier. Alors pourquoi trois mois après, les mêmes horreurs se reproduisent-elles contre cette maman et son bébé ? Florina refuse les biberons que lui donne son père depuis 3 jours. Remettre en liberté cette maman est une question de bon sens, rien de plus car il y va de sa santé et de celle de son enfant.

Pour féliciter les responsables de si glorieux faits : 
Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT
Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

A l'Elysée :
Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr
Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr
Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr 
Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr
Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :
Dircab thierry.lataste@interieur.gouv.fr
Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr
Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr
Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr
Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

mardi 12 mars 2013.

 

 

 

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Sans-papiers malgré lui, expulsé par Valls, la chaise de Taoufik restera vide lundi 18 mars au lycée Bartholdi (St-Denis) .

 


 

Taoufik NAJEM est scolarisé en classe de seconde TMA "Technicien Menuiserie Agenceur" au lycée Bartholdi et habite à la Courneuve avec son père qui réside  en France depuis 40 ans.

 

La première fois qu'il est entré en France, Taoufik n'avait que 12 ans. Il a été scolarisé à Drancy puis en raison de difficultés liées au logement, son père l'a renvoyé au Maroc. La situation du père stabilisée, il a pu revenir en France à l'âge de 15 ans et y vit depuis de manière continue. Il a obtenu son CAP "menuiserie" en juin dernier et poursuit ses études en vue d’obtenir un bac professionnel.

 

Enfermé à la prison pour étrangers de Vincennes depuis le 8 mars 2013 sur la base d'une obligation à quitter le territoire français délivrée contre lui en mai dernier, il risque d'être expulsé vers le Maroc dans les prochains jours. Seule la mobilisation citoyenne pourra empêcher qu’un jeune homme de 20 ans soit expulsé vers un pays où il ne souhaite pas retourner et où son frère ainé a été tué il y a un an.

 

Taoufik est décrit par le personnel du lycée comme un élève sérieux et assidu, loin du délinquant que Valls et ses exécutants essaient de nous décrire pour justifier ces reconduites arbitraires et iniques. Ainsi ses professeurs devront expliquer à leurs élèves, aux camarades de Taoufik dont beaucoup sont aussi nés ailleurs, pourquoi la France, pays des droits humains, expulse leur copain pour le seul fait qu'il n'a pas les bons papiers.

 

En France depuis 8 ans, Taoufik remplit pourtant les critères définis dans la circulaire du 28 novembre 2012. A quoi servent les promesses de réexaminer les dossiers antérieurs à la lumière de ce texte ? Quel danger un lycéen sans histoires  peut-il bien représenter pour la France ? Cette décision est d'autant plus absurde quand on sait que le métier auquel le conduiront ses études est en pénurie de main d’œuvre en France.

 

 Monsieur le Ministre, expliquez à ses camarades et ses professeurs où sont l'humanité et la nécessité de votre acte !

 

 

 

Pour sa libération :

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

 

Fax : 01 53 73 67 23

 

mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

 

Pour l'annulation de son OQTF et sa régularisation :
Préfet 93: Christian LAMBERT

 

pref-secretariat-prefet@seine-saint-denis.gouv.fr

 

Fax secrétariat préfet : 01 41 60 58 07    
Directrice des étrangers : Arlette MAGNE

 

arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 56 63

 

Secrétaire général : Eric SPITZ

 

eric.spitz@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

 

Fax : 01 41 60 59 28

 



30/12/2012

Lettre au Président HOLLANDE et au Ministre Manuel VALLS pour défendre les Roms, les pères expulsés, un jeune hémiplégique expulsé et de jeunes étrangers en danger de retour dans leur pays.


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Monsieur le Ministre Manuel VALLS,

 


J'ai l'honneur de vous écrire pour vous dire que je suis profondément déçue par votre politique de l'Immigration.immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

Pendant le Gouvernement de Monsieur Sarkozy, je me suis indignée et ai souvent écrit pour des familles expulsées de France, dont on arrachait si souvent pour se faire les enfants exclus de France aux bancs de leur école, comme cela s'est passé à l'école du Jardin de Ville de Grenoble, ma ville, et dans bien d'autres écoles, au pays des Droits de l'Homme et bien entendu des Droits de l'Enfant.

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Il est facile de jeter la pierre à un campement de Roms et à cette population qui "fait peur". Quand on veut noyer son chien, on l'accuse de la rage. C'est ce qui s'est passé pour l'évacuation du camp de Roms à La Tronche, près de l'Hôpital. Les habitants se sont plaint et au final, le camp a été expulsé lamentablement. Les associations avaient commencé un travail d'insertion avec eux et d'aide aux enfants. Après, chaque famille ayant été disséminée, le travail n'a pu être poursuivi, au détriment d'un grand nombre de petits Roms.

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Un collectif s'est monté pour venir en aide à ces Roms, les emmenant chez le médecin, leur apportant couvertures et vêtements, consolidant leurs tentes, trouvant gâteaux et repas chauds. Il y avait une soixantaine de personnes, dont beaucoup de femmes et d'enfants. Ils avaient froid, craignaient les rats. Des enfants marchaient en sandalettes, les pieds tout mouillés.


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Ce collectif se nomme :

«Collectif citoyen des habitants des Granges et d’Echirolles, soutien aux gens de l’ex-Yougoslavie, atterris sous des tentes sur les terrains d’Alpexpo».

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Cet enfant était scolarisé avec son frère à Châlons-en-Champagne. De quel droit arrache-t-on des enfants à une classe, à une école, à un traitement médical, à la France devenue leur pays ? De quel droit respectez-vous fidèlement la décision ignominieuse de Monsieur Guéant ? De quel droit refusez-vous d'octroyer des visas à ces enfants, à cette famille déjà assez marquée par le sort ?

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De plus, à cette date du 30 décembre, un papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro, doit aussi être expulsé de Marignane alors qu'il vit en France depuis douze ans et qu'il a un enfant, un fils qui n'a pas vu son papa depuis septembre, celui-ci étant enfermé en camp de rétention pour étrangers. Cet enfant est scolarisé en CP, il est né en France et va être privé d'un père vivant à quatre mille kilomètres de lui.

Je vous parle de l'actualité, du présent des expulsions. Malheureusement, il y en a eu de nombreuses autres depuis votre élection. Cela me déçoit tellement, me remplit de larmes...

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J'ai recueillie en 2003 une jeune béninoise. Je viens d'obtenir pour elle seulement ce mois-ci, au bout de presque dix années de combat, une carte d'identité et la nationalité française. C'est un grand bonheur pour cette enfant devenue ma fille. Je remercie pour cela le Gouvernement français, le Tribunal de Grenoble, dont Monsieur Parra, la Préfecture et la Mairie de Grenoble.

Je vous prie, Monsieur le Président, Monsieur Manuel Valls, d'accéder à mes demandes indiquées ci-dessus et de faire revenir le jeune Blendon Gashi, ainsi que de ne pas expulser le jeune Ahmed Sohail ni le papa cap-verdien, Monsieur Ribeiro. Je vous remercie aussi de ne plus expulser de pères de famille et de ne plus séparer de familles, au nom des Droits de l'Enfant et de l'Homme.

Veuillez agréer, Monsieur le Président et Monsieur le Ministre, l'expression de mes sentiments distingués, respectueux et courtois.


Chloé LAROCHE______________________________________immigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidaritéimmigration,lettre au président,lettre à manuel valls,hollande,guéant,ayrault,politique,lettre ouverte,resf,réseau education sans frontieres,expulsion étranger,hémiplégie,handicapé,droits de l'enfant,granges,échirolles,cheryl pereira,roms,camps,relogement,sans papiers,pauvreté,crise,hospitalité,exclusion,gymnase,camp de rétention,cra,blendon gashi,kosovo,ahmed sohail,ribeiro,marignane,main tendue,honte,solidarité

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ARTICLES À LIRE  (en rapport avec mon article) :


http://www.rue89.com/2012/11/09/pourquoi-nous-avons-aide-les-roms-en-bas-de-chez-nous-echirolles-236889

http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?var_confirm=92zdxktX

http://www.educationsansfrontieres.org/article45335.html

 

_____________________ Si vous voulez les aidez, lisez ceci et écrivez..... SIGNEZ les pétitions :



1/ Vol prévu à Roissy pour Ahmed SOHAIL jeune ressortissant pakistanais de 23 ans arrivé en France à l'âge de 15 ans.

Ses parents, victimes de persécutions, et sans doute assassinés depuis, avaient fait le pari de lui donner une chance en le confiant à un passeur.

Il s'est retrouvé à 15 ans, errant dans les rues de Paris. Balloté de foyer en foyer pour mineurs étrangers, il fugue à plusieurs reprises. Pris en charge par l’ASE en 2006, il tente de se reconstruire dans une famille d’accueil. A 18 ans, il bénéficie d’un contrat “jeune majeur” passé avec l’ASE et obtient un titre de séjour « étudiant » jusqu’à 21 ans. Mais au terme de ce contrat, plus d’accompagnement social, plus de logement.

Il trouve un patron disposé à l’embaucher comme plombier. Il demande le changement du statut étudiant au statut salarié. Mais la Préfecture de Seine-Saint-Denis fait traîner les choses, plus d’un an, tant et si bien que le patron, lassé, renonce à employer Ahmed qui se retrouve sans emploi et sans papiers ! Résultat... une OQTF de mai 2011. Ahmed travaille, comme plombier (il a un CAP), comme maçon, ou électricien. Il est hébergé chez des compatriotes, à qui il verse régulièrement un loyer. Il a des amis, ses éducateurs se souviennent de lui et témoignent en sa faveur.

Il est en rétention depuis plus d’un mois, depuis le 21 novembre 2012 et il devrait être monté de force dans un avion le 30 décembre à destination d’un pays où personne ne l’attend.

 

Préfet de police de Paris : Bernard BOUCAULT

Fax : 01 53 73 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

2/ Expulsion programmée à Marignane pour M. Ribeiro

Depuis le 3 septembre, M. Ribeiro, cap-verdien, père d’un enfant français scolarisé en CP n’aura connu que l’enfermement : .garde à vue + rétention (25 jours) + rétention (20 jours) + prison (2 mois) + rétention (25 jours), il vient d’apprendre qu’il sera expulsé demain 30 décembre.

Dangereux criminel, ou étranger contre lequel la machine à expulser s’acharne ? Le 18 octobre, après 44 jours au CRA de Marseille, veille de sa fin de période de rétention, M. Ribeiro a refusé l’embarquement à l’aéroport de Marignane.  

Le TGI d'Aix en Provence l’a condamné à 2 mois de prison ferme, qui l’ont conduit à la  prison des Baumettes pour "s’être soustrait à une mesure de reconduite à la frontière". Le 6 décembre, jour de sa « libération », 4 policiers l’ont cueilli directement à la prison pour le ramener  au centre de rétention.

M. Ribeiro vit en France depuis 12 ans, il a déjà eu une carte de séjour, dont le renouvellement lui a été refusé suite au verdict du juge des affaires familiales considérant que depuis sa séparation avec sa femme, il n’assurait pas convenablement l’éducation de son fils, E. Depuis, son ex-compagne a écrit au juge pour expliquer les dégâts que causerait une expulsion. Un père peu présent dans l’éducation de son fils, ce n’est pas pareil qu’un père banni à 4000 km!. Et pendant que la justice délibère, pendant que le préfet prend ses arrêtés d’expulsions, pendant que la police trimbale Mr Ribeiro de cellule en cellule, ce petit garçon n’a vu son père qu’au travers d’un parloir depuis 4 mois, ne l’a pas vu à Noël et si nous n’arrivons pas à faire revenir M. le Préfet sur sa décision, ne le verra plus.

Pourtant, le 18 janvier, M. Ribeiro doit repasser devant le juge des affaires familiales, et prétendre à nouveau à une carte de séjour pour parent d’enfant français. Pourtant, la pétition lancée par le RESF a recueilli plus de 1000 signatures. Pourtant, M. Charroux, député de la circonscription de Martigues, a écrit au Préfet pour attirer son attention sur cette situation. Pourtant une délégation du RESF et de la LDH a été reçue à la sous-préfecture d’Istres pour demander la libération de Mr Ribeiro.

Demain, M Ribeiro doit passer à 10 h 30 devant un Juge qui pourrait décider de sa mise en liberté.  ! Quelques heures plus tôt, il aura été conduit  à l’aéroport

 

Préfecture des Bouches du Rhône : Standard 04 84 35 40 00

Prefet 13 :  hugues.parant@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr;

Secretariat general :  pref-secretariat-sg@bouches-du-rhone.gouv.fr;

Directeur de cabinet :  christophe.merlin@bouches-du-rhone.gouv.fr

Directeur service Immigration et intégration :  francis.izquierdo@bouches-du-rhone.gouv.fr

 

 

3/ Un père géorgien enfermé au CRA de Saint-Jacques de La Lande

Zviad SULADZE, géorgien, réside avec sa famille à Saint-Brieuc, il a été interpelé par la police à Rennes lors d’un contrôle routier le 18 décembre et conduit au Centre de Rétention Administrative de Saint-Jacques de La Lande

En France depuis 2004, il a demandé plusieurs fois l’asile et a sollicité sa régularisation, mais les réponses furent toujours négatives.

Il est père de 2 enfants, Olga 16 ans, venue rejoindre son père après le décès de sa mère il y a deux ans en Géorgie, et scolarisée au Sacré-Cœur, et un petit garçon de 21 mois d’un second mariage.

Le matin de Noël, la Police des frontières (PAF) est venue au domicile de la famille. Depuis, Olga et sa belle-mère vivent dans la crainte. Zviad est malade, il a un rendez-vous à l’hôpital de Saint-Brieuc le 15 janvier. Mais il peut être monté dans l’avion à tout moment.

 

Préfecture Ile et Vilaine : Tél: +33 2 99 02 10 35

Télécopie : +33 2 99 02 10 15

Préfet : michel.cadot@ille-et-vilaine.gouv.fr

Secrétaire général : claude.fleutiaux@ille-et-vilaine.gouv.fr

 

 

Préfecture des Côtes d’Armor (22) : Tél : +33 2 96 62 44 22

Fax : +33 2 96 62 05 75

Préfet : pierre.soubelet@cotes-darmor.gouv.fr

Tél : +33 2 96 62 43 88

Fax : +33 2 96 62 44 21


Téléphone :  +33 2 96 62 43 28

Fax : +33 2 96 62 43 28

 

Et là où se prennent les décisions :

A l'Elysée :

Secrétaire général : pierre-rene.lemas@elysee.fr

Directrice de cabinet : sylvie.hubac@elysee.fr

Directeur de cabinet adjoint : alain.zabulon@elysee.fr

Chef de cabinet : pierre.besnard@elysee.fr

Conseiller politique : aquilino.morelle@elysee.fr

Matignon : premier-ministre@cab.pm.gouv.fr

A l'Intérieur :

Conseiller yves.colmou@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint renaud.vedel@interieur.gouv.fr

Dircab adjoint thomas.andrieu@interieur.gouv.fr

Conseiller immigration : raphael.sodini@interieur.gouv.fr

Chef de cabinet sec.chefcab@interieur.gouv.fr

 

 

NOUS EXIGEONS LE RETOUR DE BLENDON GASHI

Le 18 janvier 2012 au matin, Blendon GASHI, 10 ans, hémiplégique, était expulsé avec ses parents et son frère jumeau Blendi vers le Kosovo. Cela se passait sous Sarkozy et Guéant.

Interpellé sur ces faits inacceptables, le gouvernement Ayrault refuse de revenir sur la décision de son prédécesseur et l’entérine : la demande de visa de la mère de Blendi et Blendon pour ses fils et elle-même vient d’être rejetée par les services consulaires sur instruction du cabinet du ministre de l’Intérieur.

Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir !

Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Blendon et de sa famille en France pour qu’il bénéficie des soins que son état impose.

Pour voir la liste des premiers signataires et signer : http://www.educationsansfrontieres.org/article45489.html?id_rubrique=

 

04/09/2012

La morale laïque accepte t-elle de voir séparer des familles, de voir pleurer des enfants, de voir expulser tous ces camps de roms dont la moitié sont des enfants ?

grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,Bonsoir à tous et toutes,


Quelle bonne idée cette proposition de voir fleurir dans toutes les écoles l'apprentissage de la "morale laïque"... la remise en éducation des belles idées républicaines, comme la fraternité, la liberté, la solidarité, l'égalité.

Mais que les adultes donnent d'abord l'exemple, avant !!

Je n'irai pas par quatre chemins en disant que je suis extrêmement choquée après avoir pris connaissance de l'ensemble des faits établis au sein de cet article-enquête que je vous invite à parcourir aussi :

http://www.educationsansfrontieres.

org/article43937.html

Je suis extrêmement choquée d'entendre chaque jour sur les radios en conduisant mon taxi sanitaire que se déroulent des démantèlements de camps de roms quotidiennement. Certains camps se composaient pour la moitié d'enfants. On détruit les camps mais on ne donne pas de solutions. On les évacue mais on ne les reloge pas. On juge ces personnes, on dit d'elles qu'elles volent, qu'elles pillent, qu'elles sont malfaisantes. Mais on ne les regarde pas comme des êtres humains. 

Je passais chaque jour près de l'hôpital de Grenoble où se trouvait un camp de roms. Un matin, à 6 h, le 26 juillet, cet été, ils ont tous été expulsés de leur lieu d'accueil. Des enfants devaient être scolarisés, pris en charge par des associations. Depuis, elles les recherchent. C'est terrible. Avez-vous pensé au désarroi de ces familles, de ces enfants traqués par la vie, par la misère perpétuelle, par un destin d'éternels nomades ?grenoble,roms,camps,démantèlement,expulsion,morale laïque,immigration,enfants,resf,education sans frontiere,politique,manuel valls,gouvernement,gauche,hollande,élections,électeur,déception,associations,rentrée,actualité,honte,la tronche,mairie,racisme,nomade,errance,fuite,police,violence,rejet,société,injustice,tzigane,roumanie,france,isère,indignation,taxi sanitaire,témoin

Les maires se lavent les mains de tout cela en disant que ces camps sont insalubres et qu'on ne peut les laisser ainsi. Mais l'enfer est bien pavé de bonnes intentions. Et le diable se cache derrière les masques grimaçants de la bienséance et de la propreté urbaine.

La politique du nouveau Gouvernement me déçoit grandement concernant les roms et l'immigration.

L'espérance que j'avais placé en lui s'effondre. Nous sommes passés de Charybde en Scylla, du pire au pire nous sommes passés.

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Chloé LAROCHE

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P.-S : merci de lire ces articles pour info :

http://fr.squat.net/2012/08/12/grenoble-la-mairie-de-la-tronche-na-jamais-autant-pue/

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http://collectif16septembre.wordpress.com/ 

(dont vidéo et photos)

 

 

20/07/2012

Fêtons l'avancée de la protection des enfants étrangers qui ne seront plus enfermés en CRA, centres de rétention... mais il demeure que des pères continuent à être expulsés de notre pays.

msadarmorique_1231341281335_LOGO_FAMILLE_NOMBREUSE.gifBonjour à tous et toutes,


Vous savez que depuis quelques années, je prends la défense de nombreux papas expulsés et de familles aussi, ainsi que d'enfants arrachés à leur école pour être placés en camp de rétention avant expulsion définitive.

Le gouvernement ayant changé, de nombreuses associations ont l'espoir que les choses changent. Elles commencent à changer effectivement puisque Monsieur VALLS a décidé de ne plus accepter les enfermements des enfants en CRA, centre de rétention.

Je vous invite à lire à ce sujet ce très bel article : 

http://www.placeauxdroits.net/portail/node/19

Cet article démontre tout ce qui reste à faire après ces premières mesures décidées par le Ministre de l'Intérieur.

rose-09-vip-blog-com-778674scsnowflake-vip-blog-com-714971p.jpgEn effet, des papas continuent d'être expulsés alors que le premier droit d'un enfant est d'avoir ses parents près de lui.

Aujourd'hui, un père risque l'expulsion vers l'Italie alors que son fils de cinq ans est à Paris. Pourquoi ceci ? C'est révoltant. Je vous invite donc à prendre position et à signer la pétition ci-dessous.

Je terminerai mon article en demandant avec force au nouveau Gouvernement que les familles ne soient plus jamais écartelées comme je l'ai constaté ces dernières années. Je vous rappelle que dans ma ville, à l'école du Jardin de Ville, trois enfants ont été arrachés aux bancs de leur école primaire et maternelle pour être expulsés avec leurs parents le 24 novembre 2008.

Voir mon article écrit pour eux : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/12/02/un-pere-est-venu-chercher-ses-enfants-a-l-ecole-encadre-de-p.html#trackbacksh

Je vous remercie de lire à ce sujet tous les articles écrits dans la catégorie que vous trouverez à gauche de la page de mon blog : "Chloé défend les pères expulsés" et "Non aux expulsions et aux camps".

Et que Monsieur CHEN ne soit pas expulsé en ce jour. Je vous tiens au courant de son sort. Puisse-t-il demeurer avec son fils. 

expulsion étranger,monsieur chen,cra,centre de rétention,réseau education sans frontieres,france,immigration,valls,ministre,politique,hollande,droits de l'enfant,Dernièrement le papa d'une fillette, expulsé lui aussi, m'a écrit que sa fille devait ressentir la même chose que mon fils orphelin : cette absence déchirante de la présence du père.

La seule chose est que dans ce cas, ce sont les hommes qui créent la souffrance et qu'elle pourrait être évitée, le destin étant déjà largement suffisant à apporter la mort et les épreuves dans les familles.


Chloé LAROCHE



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TEXTE DE LA PÉTITION pour Monsieur CHEN____________

"Les hommes changent, les méthodes restent…

 "Le préfet de police de Paris, nouvellement nommé par Manuel Valls, a obtenu, la rétention de M. Ou CHEN, Chinois de Belleville dont le seul tort est de ne pas connaître le Code des étrangers (Ceséda), ce qui l'a conduit à croire que son titre de séjour italien valait pour l'espace Schengen et notamment la France.

Le construction européenne est ainsi faite que l’espace Schengen qui permet la libre circulation des européens, ne vaut pas pour les étrangers et qu’un titre de séjour valable dans un pays de cet espace ne permet pas de s’installer dans un autre pays de ce même espace…

C’est en vertu de cette discrimination, qu’un père de famille chinois, M. Ou CHEN, régularisé en Italie ne peut rejoindre sa famille en France et s’occuper de son fils scolarisé à la maternelle Tourtille et qu’ainsi, arrêté à Paris, il va être expulsé vers l’Italie incessamment

La politique du chiffre, pourtant amplement dénoncée, continue de faire des victimes.

Demandons au Préfet de police de Paris, nouvellement nommé, de libérer M. CHEN afin qu’il puisse retrouver les siens et poursuivre une vie familiale normale.

 
L'expulsion vers l'Italie de cet homme, dont toute la famille réside à Paris (et notamment son fils de cinq ans) est absurde mais conforme au Ceséda. 
 
Les autorités italiennes ont donné leur accord pour son retour en Italie, il y a plus de 20 jours.
 
Or depuis, la préfecture s'est « endormie » – la privation de liberté d'un étranger ne pesant pas cher – et vient seulement de se réveiller la veille du passage devant le Juge des libertés et de la détention (JLD) au 24e jour. Ce dernier, en effet serait obligé de prononcer une libération devant le peu de diligence du Préfet à trouver un billet d'avion ou de train durant ces 20 jours.
 
Aussi, le nouveau préfet a donc décidé en catastrophe d'expulser par avion quelques heures seulement avant la présentation devant le JLD !"
 
Si, pour vous, les droits humains ne se bradent pas, signez la pétition :
 
http://www.educationsansfrontieres.org/article43848.html?id_rubrique=
 
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16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




20/01/2012

Ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir pour un papa géorgien expulsé hier en double peine, marié à une femme lourdement handicapée et père de deux garçons nés en France.

Je partage aujourd'hui avec vous ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir. Mon blog est lu chaque jour par de nombreux lecteurs, entre 400 et 500. J'écris pour atteindre le plus grand nombre et faire réagir et agir ceux qui me lisent. Afin que ce pays retrouve sa dignité, soyons des acteurs d'humanité !        

Chloé L


OBJET DE MA LETTRE

Demander le retour en France de David Kuridze.

_______________________________________________________________


Monsieur le Préfet d'Eure et Loir,

 

Hier jeudi, vous avez ordonné et laissé faire quelque chose de terrible puisque vous avez piétiné les Droits de l'enfant en expulsant un père de famille.

Un des premiers droits des enfants est de pouvoir vivre avec leurs parents. 

Mon fils a sept ans dans un mois et a été privé par la mort de son papa il y a quatre ans. C'est la vie qui a frappé mais là, c'est vous qui frappez, avec brutalité et inhumanité, en expulsant un papa géorgien vers son pays. C'est beaucoup de souffrance pour un enfant de se retrouver privé définitivement de l'un de ses parents.

David Kuridze venait de terminer une peine de prison et devait rentrer chez lui pour s'occuper de sa femme Lali, handicapée à 80 pour cent, et de ses deux enfants de neuf et dix ans.

Vous avez préféré appliquer la double peine alors que le Président s'était engagé en 2004 dans une opposition catégorique à cette mesure terrible, qui condamne deux fois la personne, une fois par la prison, la deuxième fois par l'expulsion du pays où il a fondé famille et vie durable.

Luka et Zaza, les deux fils de David, sont nés en France. Pourquoi devraient-ils payer tout cela par leur peine, leur souffrance d'enfants orphelins, leur déchirure.

Monsieur le Préfet, vous savez comme moi que Monsieur Guéant a dépassé ses objectifs d'expulsions de plus de cinq mille étrangers, alors pourquoi ne pas laisser ces deux enfants innocents auprès de leur père ?

Je vous rappelle que la Convention des Droits de l'Enfant signés en 1990 demande ceci aux États :


« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré ».


 Monsieur le Préfet, je vous demande de faire revenir ce père en France afin qu'il puisse s'occuper de sa famille, de sa femme lourdement handicapée, de ses deux fils qui ont besoin de leur père pour construire une vie d'adulte saine et équilibrée.

Je vous fais confiance et m'adresse à votre esprit civique et humain.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments républicains.

Chloé LAROCHE


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PÉTITION pour David Kuridze :

http://www.educationsansfrontieres.org/article40515.html


POUR ÉCRIRE AU PRÉFET :

 

Pour dire fermement mais sans injure ni diffamation ce que vous pensez de leur attitude à ces très hauts fonctionnaires :

 

 


Préfet d'Eure et Loir :lionel.beffre@eure-et-loir.gouv.fr
Secrétaire de la Préfecture d'Eur et Loir : blaise.gourtay@eure-et-loir.gouv.fr 
Préfet des Hauts-de-Seine : pierre-andre.peyvel@hauts-de-seine.gouv.fr
Secrétaire général de la préf. des Hauts-de-Seine : didier.montchamp@hauts-de-seine.gouv.fr 
  

 


19/01/2012

Les pandas valent-ils plus qu'un père de famille chinois ? Oui, ils valent une fortune mais les pères, eux, ne sont que des pions sur l'échiquier politique. Je vous parle ici de Monsieur LIU et de Monsieur MO.

Bonsoir à tous et toutes,

sipa_rex40206391_000004.jpgDeux pandas géants sont arrivés ces derniers jours en grande pompe, prêtés par la Chine à la France pour dix ans, après des années de négociations. Ils sont ici pour faire des petits et assurer une descendance à cette race désormais protégée.

Monsieur MO, 28 ans, est resté aussi en France durant dix ans. Il a fait deux enfants et vient d'être expulsé comme un malpropre vers la Chine, son pays d'origine, laissant son fils et sa fille derrière lui. La France va peut-être les prendre en charge dans le zoo où se trouvent les pandas...thumbnail-3.aspx.jpeg

rodney_peinture_chinoise.jpgCes deux pandas géants valent-ils plus qu'un père de famille chinois ...? Oui, ils valent une fortune mais le père chinois, lui, n'est qu'un pion sur l'échiquier politique. Il a servi à remplir les chiffres de l'expulsion des étrangers, demandés par notre politique de l'Immigration.

u18573166.jpgMais Monsieur MO n'a pas suffi. Aujourd'hui, un autre papa d'origine chinoise s'est vu emprisonné le 11 janvier. La menace d'une expulsion vers la Chine est imminente, bien qu'impensable humainement. Il a été arraché à ses deux enfants. Lui aussi en a deux : un garçon en maternelle et une fille en CM2. Le plus petit, Rémi, est né en France. Le couple est arrivé dans notre pays en 2004. S'ils retournaient en Chine, les enfants ne seraient pas scolarisés, car considérés comme étrangers. Ces deux enfants sont implantés en France. C'est leur pays depuis sept ans.u15651853.jpg

C'est un traitement inhumain que le Gouvernement fait subir à ces deux familles chinoises.IE032-042.jpg

Monsieur Mo a été expulsé définitivement loin de ses deux enfants de deux et trois ans.

J'avais fait un article pour lui le 6 janvier et une pétition a été ouverte pour demander son retour :

______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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_____________________ Pour que Monsieur LIU ne connaisse pas le même sort que Monsieur MO, il faut qu'un grand nombre de lecteurs écrivent comme moi au Préfet (Préfecture de Police de Paris) la lettre ci-dessous et signent aussi la pétition suivante : 

http ://resf.info/P2108

_____________________________________

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Appel à mails/fax :

-Adresse mail : 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr...

-Fax : 01 53 71 67 23 ________________________

 

Monsieur le Préfet,


Monsieur LIU Shijie, né le 4 décembre 1974 à Wenzhou, n° étranger 7503625301, habitant Paris 10°, a été arrêté sur son lieu de travail mercredi 11 janvier 2012. Il a été conduit au centre de rétention de Vincennes. Monsieur LIU Shijie est arrivé en France avec sa femme en 2004 et leur fils Rémi est né en avril 2006 à Paris. Rémi est à la maternelle Boy Zelenski (10°) et sa sœur ainée Kaihui, âgée de 10 ans, scolarisée depuis septembre 2007, est actuellement en CM2 à l’école Eugene Varlin (10°) où ils sont très bien intégrés. 
REMI et KAIHUI ne peuvent vivre qu’en France et doivent poursuivre leur scolarité entourés de leurs deux parents. Les enfants vivent dans l’angoisse depuis mercredi. Ils ont besoin de retrouver leur père et de voir leurs parents réunis. 
La vie de Monsieur LIU Shijie s’est construite en France et doit s’y poursuivre. C’est la raison pour laquelle je vous demande de le libérer afin qu’il retrouve sa famille et de réexaminer sa situation administrative.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments républicains.

thumbnail-2.aspx.jpegChloé LAROCHE

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Et là où se prennent les décisions :

- Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

 

marche-nouvel-an-chinois-a-guangzhou_1209612173.JPG============= Pour obtenir la libération de Mr Liu et la levée de son ordre de quitter le territoire, signez la pétition : 

http ://resf.info/P2108

 

Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article40635.html

et 

http://blogs.mediapart.fr/blog/resf/130112/expulsion-de-m-mo-lettre-ouverte-m-le-prefet-de-police-de-paris-et-m-le-minist

 __________________________________________________________

________  PAGE SOURCE DE L'IMAGE du panda calLigraphié :

http://blog.4ucreate.fr/post/2008/01/30/Votre-prenom-en-caractere-ideogramme-chinois-

sur-le-site-wwwchine-informationscom 

____________   Nota bene  : Les photos choisies par l'auteur pour son article et pour les précédents proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

06/01/2012

Deux jeunes enfants nés en France voient leur père expulsé en Chine, dans un pays où ils seraient eux-mêmes étrangers. Appel urgent à agir pour cette famille. MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER.

Article Urgent ______________ URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE______________________________

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J'ai été alertée par la situation d'un jeune chinois de 28 ans, Monsieur Mo, qui est en France depuis l'âge de 18 ans.

Il est dans notre pays depuis dix ans et a eu deux enfants qui ont deux et trois ans, nés tous les deux en France : Félix et Soufia. monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers

Changfeng s'est construit sur notre territoire depuis sa majorité, à une période fragilisée de la vie où il sortait de l'état d'enfance pour entrer dans le monde des adultes.

Il a été arraché à sa famille en décembre, à ses enfants et sa femme, pour être placé en centre de rétention et être expulsé vers la Chine, son pays de naissance.

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Après quelques heures d'hospitalisation, il a été ramené très rapidement en Centre de rétention.

Il doit être expulsé ce dimanche.


Vous pouvez l'aider à rester en France en faxant le message suivant ou en écrivant à l'adresse mail donnée plus bas. Vous pouvez le personnaliser, mais en veillant à demeurer courtois dans vos propos :


Monsieur Changfeng MO est arrivé en France depuis dix ans. Il était alors âgé de 18 ans. Il y a fondé une famille. Ses jeunes enfants Félix, 3 ans, et Soufia, qui aura 2 ans en février, sont privés de leur père depuis 37 jours. Le petit Félix a "fêté" son anniversaire le 15 décembre sans son père. Félix et Soufia et leur mère Hongxia ont passé Noël dans l'angoisse.

Monsieur le Préfet, je vous demande de libérer immédiatement Monsieur MO afin qu'il retrouve sa famille au plus vite.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes salutations respectueuses. 

Le 6 janvier 2012, à ...........

Signature
--------------------------------

 

Mail de la préfecture de police



 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Fax du cabinet du Préfet :  01 53 71 67 23 


_________________ Merci de votre aide pour aider cette famille à rester unie en France et sans être obligée de rentrer en Chine, car en Chine, les deux enfants seraient considérés comme des étrangers et seraient non scolarisés.monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers


Chloé LAROCHE

________________________ 


______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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http://www.educationsansfrontieres.org/article40351.html

05/12/2011

De la peur collective à la prise de conscience individuelle. Ne pas accepter le sacrifice des enfants sur l'autel du profit et des intérêts politiques. Je défends trois familles Roms iséroises.

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Le Président de la France a choisi de mettre en fin de semaine dans son discours l'accent sur le fait que la peur était revenue dans notre pays et que cette peur entamait la confiance.

Il a parlé notamment de "la peur pour la France de perdre la maîtrise de son destin."crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

On a compté 44 fois le mot "CRISE" dans ce discours récent de Monsieur Sarkozy.

Personnellement, je ne suis pas d'accord d'accentuer ainsi la peur dans des discours officiels. Les petites gens ont besoin d'être soutenues, pas écrasées par ce qu'elles savent déjà du combat qu'elles mènent chaque jour pour survivre.

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Bien sûr, on peut avoir peur de la situation de crise, des multiples licenciements, des boîtes qui se maintiennent au ras de l'eau, n'embauchant plus.

Mais on peut avoir encore plus peur devant l'oeuvre de démolition du Gouvernement actuel, lequel a été capable d'anéantir la formation des professeurs des écoles en quelques mois.

Aujourd'hui, je constate dans l'école de mon fils que les Rased manquent cruellement, ces personnes qualifiées qui aidaient les enfants en difficulté dans les écoles primaires afin de soulager les professeurs.

Actuellement, ces derniers travaillent en se taisant, sacrifiant sans relâche de leur mérite afin de remplir leurs objectifs du mieux qu'ils peuvent.

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Ma peur survient aussi lorsque je constate que des faits effroyables se produisent ici-même dans ma région et que ces faits atteignent des enfants scolarisés, trois familles de Roms expulsables sans délai.

Lorsque des humains sont capables de toucher au sort d'enfants à protéger, alors il est opportun de se dire que notre société a basculé dans le sordide et dans le retour à une histoire dont chacun a honte et qui date d'il y a soixante-dix ans.crise,peur,sarkozy,saint martin le vinoux,iufm,professeur des écoles,rased,école villeneuve,grenoble,expulsion roms,expulsion enfant scolarisé,trêve hivernale,étrangers,immigration,pétition,resf,conseil général,la patate chaude

Une personne a signé la pétition les concernant et a laissé ce commentaire :

"Rafles à l'école,  à Emmaüs ou dans la rue, chasse aux gosses, tes droits ne sont pas un problème quand t'en as plus...".

Une autre personne, Myriam, a laissé cet intéressant commentaire sur la pétition :

"Le Conseil Général doit entrer en RÉSISTANCE et non pas accompagner cette politique indigne d'expulsions et digne des années 30, c'est insupportable de voir où nous en sommes arrivés , ouvrez donc les yeux mesdames et messieurs les élus, nous entrons dans une période trouble 

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J'invite donc mes concitoyens à aller signer cette pétition afin de ne pas laisser des enfants scolarisés être arrachés aux bancs de leur école à Saint Martin le Vinoux, commune limitrophe de Grenoble.

Voici le lien de cette pétition où vous pourrez lire le texte complet concernant la situation gravissime de ces trois familles Roms :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

En dessous de mon article, ici bas, vous pourrez aussi lire l'appel du Collectif de la Patate Chaude, qui accompagne ces familles.

“En certaines circonstances, écrivait David Rousset, la vérité impose que l’on se dresse contre sa classe, contre son parti, contre son État.”

Nous y sommes. 

Chloé LAROCHE

_______________________________________________________________________________

"LE CONSEIL GENERAL EXPULSE !


Depuis le mois de novembre 2010, 3 familles roms occupent avec le soutien du collectif "la Patate Chaude" et de l’association Droit Au Logement (DAL) une maison appartenant au Conseil Général de l’Isère, située à Saint Martin le Vinoux. Ce dernier, qui avait laissé entendre qu’il ne lancerait pas de procédure d’expulsion si les familles essayaient d’obtenir un logement par la voie « légale », les a finalement assignées au tribunal, et le 20 octobre, un jugement d'une rare dureté a été rendu : l'expulsion est ordonnée sans aucun délai.
Pourtant, depuis leur arrivée sur l’agglomération en 2007, ces familles ont effectué de nombreuses démarches auprès des pouvoirs publics – notamment auprès du Conseil Général – pour obtenir un toit et bénéficier d’un accompagnement social en suivant les procédures habituelles. L’occupation de cette maison n’est que la conséquence des échecs répétés de ces démarches. Ces derniers mois, elles ont monté des dossiers DALO (Droit Au Logement Opposable) conjointement avec le collectif la Patate Chaude, mais ceux-ci se heurtent à un refus systématique, confirmant la discrimination dans l’accès aux droits dont sont victimes les personnes d’origine rom.
Les habitants de la maison de Saint Martin le Vinoux ont fui la Roumanie, où les Roms sont victimes de discriminations, et sont venus en France avec l’espoir que leurs enfants puissent y faire des études. Ceux-ci sont d’ailleurs actuellement tous scolarisés, la plupart sur la commune de Saint Martin le Vinoux. Après avoir été expulsés d’une ancienne station Total qu’ils ont occupée pendant plusieurs mois, et avoir vécu dans une extrême précarité sur un campement au bord de l’Isère, ils ont enfin trouvé un minimum de stabilité indispensable à leur bien-être et à celui de leurs enfants.Ce même 20 octobre, un jugement identique a été rendu à l'encontre de familles avec enfants et qui s'étaient mises à l'abri dans une maison achetée à la Tronche par le Conseil général, pour les mêmes raisons qu'à St Martin-le-Vinoux : le projet de rocade nord, aujourd'hui abandonné.

En demandant ces expulsions, sans aucune proposition de relogement, le Conseil Général, qui prétend pourtant dénoncer la politique xénophobe de l’État envers les Roms et les étrangers, s’inscrit dans le prolongement de cette politique cynique qui leur donne à comprendre qu’ils ne sont pas les bienvenus en France.
De plus, ces expulsions mettraient à la rue des hommes, des femmes et des enfants à l'entrée de l'hiver. Comment accepter cela, alors que l'institution à l'initiative de ces expulsions est précisément celle en charge de la protection de l'enfance ? 

Nous vous appelons donc à vous joindre à nous pour demander au Conseil Général, malgré cette décision de justice, de ne pas demander de recours aux forces de l'ordre et de ne pas jeter de nouveau ces personnes dans la précarité et l’insécurité que représente la survie dans la rue.

D'avance merci."

Le collectif "la Patate Chaude" 

_________________________________PÉTITION :

http://www.mesopinions.com/LE-CONSEIL-GENERAL-DE-L-ISERE-EXPULSE-petition-petitions-2768bf36458ac0defe0496954f9c93f3.html

16/11/2011

Je suis émue de la situation d'une maman congolaise privée de son existence. Mon propos sur l'identité, sur notre place dans la société, sur la légitimité reconnue ou non d'une adoption, d'un lien de coeur.

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J'avais déjà donné un lien dernièrement pour aider une maman congolaise à rentrer en France afin de retrouver ses enfants restés sur le territoire et de ramener deux de ses filles à Paris. Madame Vigoureux se trouve bloquée au Congo où elle s'était rendue afin de prouver son identité et de ramener un papier demandé par les autorités françaises.vigoureux,congo,afrique,identité,existence,adoption,exister,accueil,sans papiers,étranger,immigration,politique,frontiere,bénin,famille adoption,refus adoption,justice,tribunal,actualité,rapprochement familial,injustice,pétition,education sans frontieres,france,adolescence,colère

Il faut toujours prouver son identité alors que nous existons bel et bien, en tant qu'être humain. Pour ma part, combien de fois m'a-t-on demandé à la Caf notamment de prouver l'identité de mes filles adoptives, de prouver leur existence. La société nous a enregistré une fois mais d'années en années, combien de fois doit-on justifier de notre existence réelle et valable ?

Ma fille adoptive venue du Bénin fait les frais d'une situation scabreuse qui veut que son adoption ne soit pas reconnue en France. Issue d'une famille biologique dont le père est polygame et a abandonné tous ses enfants, les arrachant à leurs mères respectives, le dossier d'adoption subit les zones d'ombre de cette famille qui a menti au départ, se déclarant morts mais pourtant réellement bien vivants.

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Cependant, si une famille adoptive n'est pas légalement acceptée par la société et qu'on lui demande par ailleurs d'exister au niveau de l'autorité, comment peut-elle s'enraciner dans la légitimité de son existence, puisque régulièrement, il m'a été dit : "Vous n'êtes pas sa mère aux yeux de la loi."

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Je suis désolée de tout cela, meurtrie pour ma fille, mais ne pouvant plus rien faire désormais, à part saisir la Cour européenne des Droits de l'Homme, je prête ma plume à d'autres familles en difficulté et ici, en l'occurrence, je souhaite que vous vous penchiez sur le cas de cette maman : Madame Vigoureux, en signant la pétition donnée plus bas et en lisant l'article ci-dessous envoyé par Éducation sans Frontières.

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Merci pour votre lecture de mon blog, qui compte près de cinq cents lecteurs par jour. 

Merci de signer en nombre la pétition dont vous trouverez le lien en bas du rapport ci-dessous.

 

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______ "Depuis juillet dernier, une mère et ses deux filles de 13 et 15 ans, vivent un cauchemar, loin de chez elles, bloquées à Pointe-Noire, au Congo, faute de documents d’identité leur permettant de rentrer à Paris.


Brigitte Vigoureux, née au Congo et de nationalité belge, réside à Paris depuis plus de vingt ans. Quatre de ses enfants vivent avec elle, dont deux ont la nationalité française. Pour des raisons obscures que la Belgique refuse toujours de communiquer, à Paris, les autorités belges lui ont refusé le renouvellement de ses papiers d’identité et l’ont déclarée de nationalité indéterminée, ainsi que ses enfants. Elles lui réclament un certificat de naissance authentifié à la fois par son pays de naissance et par les autorités consulaires belges à Brazzaville.

En juillet dernier, munie d’un laissez-passer congolais, elle s’envole pour Brazzaville avec ses deux filles mineures, Thyssina 13 ans et Elaura 15 ans, afin de récupérer le document demandé. Sur place, elle effectue une demande de renouvellement de passeport auprès du consulat belge à Brazzaville, mais se heurte à un refus catégorique de l’ambassade. Brutalement devenues sans papiers et apatrides, Brigitte, Thyssina et Elaura ne peuvent rentrer à Paris. Bloquées depuis juillet à Pointe-Noire, elles ne survivent que parce qu’elles sont hébergées par la mère de Brigitte.

A Paris, son absence a totalement désorganisé la vie de la famille : le compte bancaire de sa mère ayant été bloqué, Amata, la cadette, attend sa bourse scolaire pour payer une partie des charges financières de l’appartement de la famille, Victor, l’aînée, étudiante devenue brutalement chef de famille, doit faire face à des problèmes de plus en plus aigus, et a dû trouver du travail pour régler les besoins les plus urgents. Quant au fils aîné qui vit au Canada, il a dû interrompre ses études, faute de pouvoir régler les frais de scolarité et s’est vu retirer son titre de séjour.

Thyssina et Elaura, de leur côté, n’ont pu effectuer leur rentrée scolaire, en septembre, dans les établissements du 13ème arrondissement de Paris où elles sont scolarisées : en 4ème au collège George Sand pour Thyssina, et en 2nde au lycée Claude Monet pour Elaura. En outre, depuis son arrivée à Pointe-Noire, Thyssina souffre du paludisme et a dû être hospitalisée.

L’avocat bruxellois qui cherche à démêler la situation administrative de Brigitte Vigoureux se heurte à un mur : en l’absence de gouvernement, il ne trouve aucun interlocuteur qui puisse lui fournir une explication. Et le consul de Belgique à Paris a prévenu le comité de soutien qui s’est organisé autour de la famille que le règlement de la situation administrative de Brigitte Vigoureux pourrait prendre des mois !

Pendant ce temps, la vie de la famille Vigoureux se dégrade de jour en jour. Dernier coup dur : Victor et Amata ont reçu une lettre d’huissier pour cause de loyers impayés !

Cela suffit !

Cette situation a assez duré : pour cause de carence de l’état belge, deux toutes jeunes filles sont déscolarisées, ont déjà perdu plus de deux mois de programmes scolaires et attendent de pouvoir rentrer chez elles, sans comprendre pourquoi elles subissent un tel ostracisme.

Thyssina et Elaura, ainsi que leur mère Brigitte Vigoureux, doivent revenir à Paris immédiatement !

Ces deux enfants n’ont pas à subir l’incurie de l’Etat belge !

C’est pourquoi nous demandons au défenseur de droits français, qui a été saisi du dossier, au ministre de l’intérieur, également saisi, d’accélérer les procédures en cours afin que Thyssina, Elaura et leur mère puissent enfin reprendre le cours de leur vie, ici, en France."

 

Et toujours : 
- Pétition pour leur retour : http://resf.info/article38830.html 
- Plus d’infos sur le blog Mediapart de RESF : http://resf.info/article38831.html

Contacts presse :
Marc Naelten (RESF Paris 5-13) : renaud-naelten@orange.fr 06 79 54 03 33
Daniel Cassiaux (collège George Sand) : 06 87 09 18 97
En Belgique : Nathalie Fessol : nath.edme.fessol@gmail.com 0032 2 763 02 09

 

28/09/2011

Ils leur avaient dit : "Vous ne craignez pas l'expulsion, vous avez huit enfants." Mais c'était sans faire avec le service de l'Immigration qui a décidé d'agir avec inhumanité.


étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsBonjour à toutes et tous,

 

 

étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfantsJ'ai pleuré en lisant le texte que je vous transmets ci-dessous, article que le Réseau d'Éducation sans Frontières m'a envoyé en urgence.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

Alors, je vous en conjure, mes chers lecteurs, écrivez pour cette famille (aux mails et fax donnés plus bas) et battons-nous pour que ces huit enfants d'une même famille reviennent dans leur école et ne vivent plus ce choc de l'expulsion.étranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

Cordialement à tous,

 

Chloé LAROCHEétranger,tchetchenie,immigration,politique,actualité,école,resf,reseau education sans frontieres,pologne,huit enfants

 

 

 

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Renvoi d’une famille Tchétchène

Opération policière préfectorale

ce matin, 27 septembre, à La Roche sur Yon :

 

"A 6.00 heures ce matin, à la mosquée de la Roche sur Yon, une cinquantaine de gardes mobiles, policiers et représentants de la préfecture sont venus réveiller et interpeller une famille tchétchène de 2 adultes et 8 enfants, la famille Dzhanaraliev.
Rue bloquée dans le quartier, déploiement de force sans commune mesure avec la situation d'une famille paisible ne représentant aucun danger et dont 7 des 8 enfants âgés de 2 à 18 ans, sont scolarisés à La Roche sur Yon.

Tout ce cirque policier pour renvoyer en Pologne, pays supposé de leur entrée en Europe. Juridiquement et administrativement cette réadmission est contestable et une saisine du Conseil d'état est en cours.

De plus lors de leur passage en Pologne, ils ont subi des maltraitances, ce qui explique leur demande de d'asile en France. Or, le 22 septembre, la cour de justice européenne, par la voix de son procureur général, a statué sur le fait que des demandeurs d’asile ne peuvent être transférés vers un autre état membre, lorsqu’il y a pour eux un risque d’une atteinte grave aux droits que la Charte des droits fondamentaux  leur garantit.

 

La famille bouleversée, en détresse, avec les enfants en pleurs, a seulement pu contacter la bénévole de la Cimade qui les suivait depuis plusieurs semaines.
Arrivés sur place, aucun membre des associations qui les ont soutenus depuis leur présence à La Roche sur Yon (Vendée) n'a été admis à les assister, les réconforter, lors de cette opération. Le fort dispositif de sécurité empêchait tout contact avec la famille et même tout accès à la rue.

Rien ne justifiait l'heure, l'urgence et un tel déploiement des forces de l'ordre.

Dans quel état se trouvent les enfants ayant subi une telle interpellation matinale ?

 

Au-delà de la violence inhérente à un tel évènement, il convient de préciser que le plus jeune des enfants est atteint d'une pathologie cardiaque ayant nécessité une opération lourde. L'avis d'un cardiologue pédiatrique est indispensable avant tout long déplacement.

Une nouvelle fois, on stigmatise ceux qui aident des personnes en détresse, on bafoue les plus élémentaires des droits de protection de l’enfance et on crée, sous la pression d'un ministère de plus en plus répressif, un climat malsain, propice à toutes les interprétations.

Une nouvelle fois, la France s’apprête à bafouer le droit communautaire et à s’abstraire d’une décision de justice. 

 

RESF Vendée demande que cessent ces situations inadmissibles. L'Etat doit  permettre aux associations de remplir leur mission en toute circonstance.

 L'humanité doit prendre le pas sur les chiffres.

L'indignation des élus, des associations, des mouvements politiques et syndicaux qui suivent cette famille est totale !

 

Histoire récente :

 

Pendant la guerre de 1994 en Tchétchénie le père a aidé des combattants. 13 hommes de sa famille ont été tués dans cette période.

A la fin de la guerre pourchassés par le gouvernement prorusse, ils se sont cachés pendant 3 ans environ, se séparant et bougeant sans cesse.

En 2006, la situation devient intenable, le père est recherché et menacé, ils partent en Pologne avec leur passeport, demandent l'asile, obtiennent un droit de séjour de 2 ans mais sans le statut de réfugiés

En Pologne, ils ont subi des maltraitances, (en particulier un des enfants est violemment battu gardant des séquelles physiques et psychologiques importantes)

Ils ont pris peur et la famille sans avoir pu informer le père se réfugie au Danemark.

En mars 2010, le Danemark les renvoie en Pologne. Devant l'angoisse des enfants.

ils n'y restent que 2 jours et repartent en Tchétchénie toujours sans le père.

Ils sont 1 mois tranquilles puis  ils sont sommés de dire où est le père et comme moyen de pression les 2 enfants ainés sont séquestrés une nuit par des paramilitaires. Depuis l'ainé est resté mutique.

En octobre 2010, en insécurité totale ils se réfugient au Danemark, qui demande leur retour vers la Pologne.

Terrorisés, ils rejoignent le frère de Madame en séjour régulier en Suède.

Le père qui n'avait pas revu sa famille les rejoint en Suède. Même histoire, la Suède demande le retour en Pologne.

Ils fuient de nouveau mais cette fois ci vers la France (Strasbourg) pensant pouvoir demander l'asile car ayant quitté l'UE pendant plus de 6 mois. Les preuves de leur séjour en 2010 en Tchétchénie sont jugées non probantes par le préfet du Bas Rhin. Celui-ci refuse leur admission et ordonne leur retour immédiat en Pologne.

La famille arrive alors en Vendée en juin 2011, est accueillie par les associations locales d'aide et ces 3 derniers mois est logée en modulaire dans la cour de la mosquée avec l'accord et l'aide de la Mairie.

Ils se trouvent au centre de rétention de Rennes et risquent leur renvoi de nouveau vers la Pologne alors que ne sont pas connus les résultats des derniers recours – Conseil d'état en particulier."

 

Dernière heure : Magomed a été gardé à l'hôpital, le vol est donc annulé pour demain !
La communauté tchétchène de Rennes organise un rassemblement devant le CRA demain.

ON A QUELQUES HEURES DE PLUS POUR EMPECHER L’INACCEPTABLE DE SE PRODUIRE !

 

 

 

Précisions sur la famille  Dzhanaraliev

mère Rumissa 06 12 1974

père Musa 30 06 1966

Murid 02 04 1993  Garçon

Mashad 07 07 1995 G 

Muslim 31 O5 1997 G

Elina 13 11 1998 Fille

Eliza 13 08 2000 F 

Rajana 06 03 2005 F

Malik 20 04 2007 G

Magomed 14 02 2009 G (c'est lui qui a subi une opération du cœur à la naissance) 

 

Fax, mails, coups de téléphone pour dire, sans injure ni diffamation ce qu’on pense de tout ça :

Coordonnées de la Préfecture du Bas-Rhin qui est en charge du dossier

raphael.lemehaute@bas-rhin.pref.gouv.fr

pierre.ory@bas-rhin.pref.gouv.fr

infos@bas-rhin.pref.gouv.fr

 

secretaire-general@bas-rhin.pref.gouv.fr

par fax

03/88/21/61/ 55 (fax du secrétaire général)

03/88/21/62/ 16 (fax de la préfecture)

03/88/21/68/ 07 (fax du sous-préfet)

Quand on n’a pas de fax : http://fax-gratuit.net/tt/index

Préfecture de la Vendée qui a organisé cette expulsion de façon inqualifiable.

Téléphone 33 2 51 36 70 85

fax +33 2 51 05 51 38

 

Là où se prennent les décisions 
Elysée : 01 42 92 81 00

Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html <http://www.elysee.fr/ecrire/index.html> 

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) a été viré. Il n’a officiellement pas de remplaçant mais Guillaume Larrivé est de retour depuis mars : longtemps  conseiller immigration de Sarkozy (avec Tandonnet) au ministère de l’intérieur. Il connait bien et n’aime pas le réseau. Raison de plus pour se rappeler à son bon souvenir :guillaume.larrive@elysee.fr

Mais aussi au Conseiller spécial Henri Guaino henri.guaino@elysee.fr 

et au secrétaire général xavier.musca@elysee.fr

Ministère de l’Intérieur

claude.gueant@interieur.gouv.fr

Directeur de cabinet : stephane.bouillon@interieur.gouv.fr

Dircab-adjoint : georges-francois.leclerc@interieur.gouv.fr

Les membres du cabinet chargés de l’immigration :

pierre.regnault-de-la-mothe@interieur.gouv.fr

henri.zeller@interieur.gouv.fr

christophe.reynaud@interieur.gouv.fr

 

Secrétariat général à l’Immigration :

Fax: 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétariat général 
secretariat-general@immigration-integration.gouv.fr 

Secrétaire général : stephane.fratacci@immigration-integration.gouv.fr  01 77 72 61 65

Directeur de cabinet : gautier.beranger@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 66

Chef de cabinet : charlotte.orgebin@immigration-integration.gouv.fr 01 77 72 62 40

 


12/06/2011

Pour ARDI, ne baissons pas les bras. Jeune handicapé venu du Kosovo en 2008, il a été expulsé mais se laisse mourir.

299841.jpg

Bonsoir à tous et toutes,

 

 

Je vous en prie, mes chers lecteurs et lectrices, allez lire cette page :arton36673.png

http://www.educationsansfrontieres.org/article36748.html

 

et MERCI d'aller signer cette pétition en grand nombre pour ARDI,

jeune handicapé expulsé, dont la vie est en danger :

http://www.educationsansfrontieres.org/article36673.html___________________

 

arton4633.jpgIl est important d'être nombreux à ne pas accepter qu'un jeune handicapé soit expulsé ainsi avec ses parents, sans aucun ménagement pour sa santé et son état, juste pour faire du chiffre en expulsions et atteindre un quota.

Je suis horrifiée, ayant adopté moi-même une enfant handicapée venue de Roumanie.

Combien de combats ai-je mené avec le Tribunal et de papiers ai-je rempli pour que ma fille ait des papiers et la nationalité française !!

Et lorsque je suis allée chercher la carte d'identité de ma fille, bien qu'elle soit présente, il a fallu que l'employée de Mairie contrôle tous les papiers avant de donner la carte, carte qui avait déjà donné lieu à de multiples contrôles précédemment.

Je trouve que nous devenons un état déshumanisé et c'est dommageable pour les Humains que nous sommes.

Que de souffrances et de gâchis, lorsqu'on sait que Ardi se laisse mourir et sombrer depuis son retour au Kosovo.moton8.png

 

IMG_2397.JPGChloé LAROCHE

 

______________Voici le texte que j'ai lu ce soir sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières

et qui m'a fait réagir :

 

"Le 4 mai 2010, Ardi VRENEZI, 15 ans, polyhandicapé, était expulsé avec sa famille vers le Kosovo.

Ses parents étaient venus avec lui en France en juillet 2008 pour qu’il soit soigné, n’ayant pas eu de diagnostic pour sa maladie dans leur pays, et aucun traitement efficace de sa pathologie. Ils avaient vendu leur maison pour payer le voyage.  Hospitalisé dès son arrivée en France dans un état préoccupant, l’évolution de la maladie avait été freinée : « un miracle » disaient ses parents.

Mais le préfet de Moselle a un quota d’expulsion à atteindre.

Le 3 mai 2010, les parents, le frère et la sœur d’Ardi sont interpellés. Ardi est arrêté le soir même au sein de l’institut d’éducation motrice où il était soigné, par une escouade de policiers. Le directeur de l’institut n’a pas été prévenu, les infirmières non plus. La plupart des enfants dorment. Ardi est arraché de son lit, transféré sur un brancard, placé dans une ambulance et mis en centre de rétention pour la nuit. Le lendemain matin il est mis dans un avion avec sa famille à destination de Pristina.

Depuis lors, faute de médicaments et de soins adaptés, son état s’est considérablement dégradé. Il ne se lève plus, ne sourit plus, ne parle plus. Il a des difficultés de déglutition qui s’aggravent et nécessiteraient une aide alimentaire, impossible au Kosovo. Il maigrit, il a faim. Il reçoit les médicaments indispensables de France, ceux-ci n’étant pas accessibles ou étant même inexistants au Kosovo. Interpellé sur cette situation inacceptable, l’Etat Français persiste dans sa dramatique erreur d’appréciation, et accrédite par tous les moyens la thèse qu’il y aurait au Kosovo une prise en charge adaptée à la situation de polyhandicap. Ceci est faux.

La pathologie dont Ardi est atteint ne laisse certes pas espérer de survie à long terme. Ardi va mourir, mais sans les soins adaptés, il mourra plus vite, et dans des conditions inacceptables de faim et de douleurs.

Ces faits déshonorent ceux qui les ordonnent, ne peuvent que bouleverser ceux qui les exécutent et font honte à ceux qui les laissent se commettre. Il faut réagir !

Nous exigeons le retour immédiat et sans délai de Ardi et de sa famille en France pour qu’il bénéficie des soins que son état impose."

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

14/04/2011

Ma lettre pour les trois ans de mon blog. Puissent les familles être respectées et ne pas être séparées, puissent les parents rester auprès de leurs enfants et ne pas être arrachés aux fruits de leurs entrailles.

P1040294.JPGBonjour à toutes et tous,resize_S269191_Chris38920__P351411.png

 

Ce blog a reçu 196569 visites depuis sa création en avril 2008, avec 11460 visites en mars 2011.

Il vient d’avoir trois ans d’existence.

Je remercie toutes les personnes qui me lisent et sont fidèles à mes écrits, à ma sincérité et ma franchise.

Je vous remercie de me suivre dans certains combats qu’on arrive parfois à remporter comme pour ces trois enfants qui venaient de perdre leur mère et qui ne pouvaient retrouver leur père... expulsé. Ils sont maintenant réunis.

Lien : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/chloe-defend-les-peres...

P1040328.JPGLe petit Vazgen a pu rester en France avec ses parents et c’est grâce aussi à notre combat et à celui de tous ceux du réseau d’Éducation sans Frontières.

Lien : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/01/10/ce-matin-un-petit-garcon-ne-retrouvera-pas-le-chemin-de-son.html#comments

Il y a certains drames qui laissent le souvenir de l’absence terrible des morts et des disparus. Comme la disparition du petit Antoine à Issoire, que l'on n'a pas retrouvé depuis le 11 septembre 2008.P1040303.JPG

Lien : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/09/14/ce-soir-je-pense-au-petit-antoine-disparu-a issoire.html#comments

Il y a des douleurs de parents adoptifs qui ne sont pas reconnus officiellement comme parents et des enfants adoptés sans identité... comme nous, comme ma fille venue du Bénin.... pour laquelle je vous demande encore de signer la pétition :

http://www.mesopinions.com/L-adoption-de-ma-fille-n-est-pas-validée-en-France-depuis-7-ans-petition-petitions-63113acadfd163c940ec9228182e1d58.html#signer-petition

Je poursuivrai encore longtemps ces combats car la vie est un combat.... Comme en montagne, lorsqu'on lâche prise, on tombe... ainsi certains combats sont identiques à une course en montagne. On ne doit pas lâcher prise.

J’ai des pensées pour ceux qui sont tristes aujourd'hui -et il y en a (rupture, deuil, chômage, divorce, difficultés, etc)- qui se battent pour avancer.P1040517.JPG

k2191706.jpgQue les silences se brisent.... Couvrons les fusillades.... qu'elles cessent devant le chant de la paix. Je pense à tous ces morts, ces enfants cachés dans la forêt en Côte d'Ivoire.... leurs parents massacrés, toutes ces vies brisées.

Vivre pour le meilleur, se mettre debout pour tout donner... La jeune fille du Congo que j'accueillais a quitté ma maison.... oiseau qui a grandi et s'envole vers son autonomie. Je l'ai accueillie, protégée, nourrie.... et la voilà partie. Il faut savoir rester détaché de ces séparations nécessaires pour le bien d'autrui. Ne rien garder et laisser partir pour que les chemins se poursuivent en liberté et légèreté.isp0802384.jpg

Je poursuivrai aussi mes balades où j’emmène mes amis et ceux qui le souhaitent sur les chemins de la nature et de la beauté du monde qui nourrit notre harmonie intérieure, dans cette société de plus en plus chaotique et affolante.

Je vous souhaite à tous tout le bonheur du monde et que votre soleil éclaircisse l’ombre.

P1040687 - copie.JPGPour les trois ans de ce blog, merci d’aller signer cette pétition pour une famille écartelée, avec trois enfants en bas âge, dont la situation est dépeinte dans le texte ci-dessous.

"Doudou 6 ans, Bryan 4 ans et Fendi 2 ans ne voient plus leur père depuis plus de 15 jours, sauf derrière des barreaux, et craignent de le perdre. Leur père n’a commis aucun crime, il est simplement enfermé parce qu’il n’a pas le bon papier."

Pétition :  http://resf.info/P1874 pour Roger N'Zembélé

Voir : http://www.educationsansfrontieres.org/article35664.html

Je vous en remercie infiniment pour eux.P1040703.JPG

 

Chloé LAROCHE

____________________________ (Les trois premières photos vertes que j'ai insérées dans cet article sont celles que j'ai faites lors d'une balade au Monastère de la Grande Chartreuse en mars 2011. Celle de la cascade, je l'ai prise aux cuves de Sassenage et celle de droite : aux Bruyants dans le Vercors).

________________________________________________________________________________________

 

INFORMATIONS REÇUES DU RÉSEAU RESF

POUR LA FAMILLE DONT JE VIENS DE VOUS PARLER :

 

"Dernière nouvelle : ce matin mercredi 13 avril, Roger N'Zembele a été extrait du CRA. Les policiers l'ont informé qu'ils le transportaient à Paris pour demander un laissez passer à l'ambassade de RDC. Ce document est nécessaire pour expulser quelqu'un qui n'a pas de passeport valide. Nous espérons que ce transport ne cache pas une expulsion express.

Doudou 6 ans, Bryan 4 ans et Fendi 2 ans ne voient plus leur père depuis plus de 15 jours, sauf derrière des barreaux, et craignent de le perdre. Leur père n’a commis aucun crime, il est simplement enfermé parce qu’il n’a pas le bon papier.

Monsieur Roger N'Zembele, a été arrêté à son domicile et enfermé au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Lyon lundi 28 mars. Originaire de RDC, il habite Vénissieux (69).

Opposant politique, il est arrivé en France en 2002. Ses demandes d'asile politique ont été rejetées ainsi que sa demande Vie Privée et Familiale.

Or, depuis 10 ans qu’il est en France, il a construit sa vie ici : il vit  avec sa concubine angolaise (en situation régulière), le fils aîné de celle-ci dont il s'occupe et leurs deux enfants. Doudou 6 ans et Bryan 4 ans sont scolarisés en maternelle à l'école Léo Lagrange de Vénissieux ; Fendi, 2 ans est inscrite à la crèche E. Cotton.

Les enseignants, les parents d’élèves, les voisins se mobilisent et refusent que cette famille soit détruite, que les enfants soient privés de leur père alors que toutes les conventions internationales défendent le droit des enfants à vivre avec leurs deux parents. Un collectif de soutien est en train de se mettre en place. Il avait organisé ce mardi 12 avril, un goûter de soutien et d’information à la maternelle Léo Lagrange.

Beaucoup de parents sont restés et avaient amené de nombreux gâteaux. Toute l'équipe enseignante était là. Il y avait aussi la mairie (Lotfi Benkhelifa, Marie Seemann), le conseil régional (Christian Falconnet, Marie Christine Burricand), le PCF, un responsable du réseau anti-expulsion, une responsable FCPE (Annabelle Billaud), de nombreux militants RESF...

Une dizaine de panneaux ont été réalisés et emportés par les familles afin de les accrocher à leur fenêtre. Un atelier dessins à été mis en place pour les enfants.

Jeudi 14 avril, le juge des Libertés doit statuer sur la prolongation de rétention de Monsieur N’Zembele. Les enseignants des écoles de Vénissieux seront en grève, l’école des enfants de Roger sera fermée avec l’accord des parents d’élèves et tous iront le soutenir au Tribunal de Grande Instance (67 rue Servient- arrêt tram : palais de justice- mairie du 3ème ou métro place Guichard).

Au cas où Roger N'Zembele serait maintenu en CRA, le collectif réfléchit à de nouvelles actions."

RESF 69

Nous avons besoin de l'aide de tous.

Merci de signer la pétition et de la transmettre à votre carnet d'adresse,

Pétition :  http://resf.info/P1874 pour Roger N'Zembélé

 

31/01/2011

Situation monstrueuse aux Pays-Bas. Une mère morte d'avoir trop erré avec trois enfants orphelins. Rendez-vous demain à Paris. Appel du Réseau RESF.

2_a0fb8e8899.pngBonjour à tous et toutes,

2_a0fb8e8899.pngJe suis désolée d'avoir été si longue à refaire un article. Me revoici en tout cas.

Je suis touchée par ce qui arrive à cette famille dont la maman vient de décéder.

Sa photo est celle que vous voyez juste près de mon texte.

Elle avait 34 ans et est morte à Rennes début janvier d'avoir erré dans la rue avec ses trois enfants, entre la France et les Pays-Bas.

Aujourd'hui, le papa est enfermé aux Pays-Bas, et on ne reconnaît pas sa paternité, devant l'absence de certificats.

C'est ainsi qu'un petit bébé orphelin de sa mère grandit sans son père, dans un hôpital en France, ainsi qu'un enfant de treize ans et un autre de deux ans qui se retrouvent en famille d'accueil.

La famille d'accueil elle-même, d'origine mongole, est en demande d'asile. "Cette famille n’a pas les moyens d’assumer la charge de trois enfants. Si les services sociaux décident de placer les gamins ailleurs, ils vont être traumatisés… Quoi qu'il arrive, la situation ne sera pas vivable très longtemps !"

Venez donc nombreux demain à l'appel suivant :

Le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

Merci à tous pour cette famille.

IS098R8YB.jpgEn mémoire de la maman, Alta MING, qui ne méritait pas cela, de mourir ainsi, si jeune, et de n'avoir pas été prise en charge et accueillie correctement.977734.jpgk3894199.jpg

Chloé LAROCHE

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____________________________________________

Article du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :

13 ANS, 2 ANS, 3 SEMAINES : LEUR MÈRE EST MORTE, LEUR PÈRE EN RÉTENTION

(ARTICLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html)

 

"C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement
le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents, accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes en autocar, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille."


Voir à ce sujet :

  • Medias - Le Télégramme - Le Télégramme de BrestOrphelin de mère, un bébé mongol attend son père
    mercredi 26 janvier 2011
  • Medias - AFP - Agence France PresseUn bébé mongol de 3 semaines, casse-tête pour la France et les Pays Bas
    mercredi 26 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Trois orphelins mongols attendent leur père, retenu aux Pays-Bas
    jeudi 20 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Mingaltai, trois enfants, demandeuse d’asile, morte d’avoir trop erré
    samedi 8 janvier 2011
    _____________________________________________________________
    ___________________________________________________________________ AJOUT DERNIÈRES NOUVELLES DE CHLOÉ LAROCHE :


    15 février 2011____________________   SUPER NOUVELLE :

    HOURRA !!!!!!!!!!!!

    (http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

    LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

    "Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

    Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

    Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

    Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

    Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."


10/01/2011

Ce matin, un petit garçon ne retrouvera pas le chemin de son école. Des gendarmes sont venus le chercher ce vendredi pour l'enfermer en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

2011-01-08 005.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Ce matin, dans quelques heures, je vais emmener mon fils à l'école.jp2007_04188.jpg

 

Mais un petit garçon de l'âge de mon fils ne reverra pas son école ce matin.

Il a six ans et s'appelle Vazgen.

 

Il habite Langeac en Haute-Loire.

 

On est venu le chercher vendredi en vue d'une expulsion de France avec ses parents.

Il a été emmené avec son père, David Asryan et sa maman, Vanine, dans un camp de rétention.

 

J'ai appelé l'école de ce petit garçon pour témoigner mon soutien et parler de mon article pour Vazgen et ses parents.

L'équipe éducative est atterrée et choquée par le fait qu'on ait emmené ainsi leur élève, dans une rapidité telle que personne n'a pu protester, parents d'élèves et enseignants. Tout cela s'est fait dans un temps très court, entre l'appel prévenant de l'arrivée des gendarmes et leur venue effective.

 

Petit Vazgen, je ne veux pas que tu sois enfermé, pendant que tes copains te pleureront

sur les bancs de l'école où tu ne seras plus.BLD051658.jpg

 

k1266086.jpgJe demande au Gouvernement français que tu reviennes dans ton école que tu fréquentes depuis plus de trois ans.

Tu étais en classe de CP et tu t'étais très bien intégré, ainsi que ton papa qui était en France depuis déjà quelques années, en tant que demandeur d'asile.

Je pense aussi à ta maman qui a vingt ans et qui a une santé fragile. Je souhaite vivement qu'elle puisse rester en France.

 

Il y aura un rassemblement pour toi et tes parents demain, le mardi 11 janvier à 16 h 30, devant ton école, rue de la République.

Pour tous, voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/article33552.html

 

Soyez gentils, Messieurs les dirigeants de notre pays, n'enfermez pas les enfants dans vos chiffres à expulser, dans cette machine infernale à rompre la vie des familles.

 

2011-01-08 012 - copie.jpgChloé LAROCHE15448-39dg.jpg

 

 

_____________________________________Merci de lire le texte ci-dessous reçu du Réseau d'Éducation sans Frontières et résumant toute la situation de cette famille.

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

VAZGEN, 6 ans, arrêté dans son école, placé en centre de rétention vendredi 7 janvier. Ils ont osé... !.

 

"Ce qui se fait souvent loin de chez nous est devenu réalité chez nous en Haute-Loire, à LANGEAC (4 000 habitants).

Vendredi 7 janvier 2011, à 15h30, les gendarmes sont venus en tenue de ville chercher, à son école, VAZGEN, 6 ans, accompagnés de son père David ASRYAN, d'origine arménienne-russe. Un choc pour la communauté éducative et pour le collectif de soutien aux demandeurs d'asile qui tente depuis de longs mois d'aider à la régularisation de cette famille.

Après une garde à vue de David et de sa compagne Vanine (20 ans), les gendarmes ont accompagné David ASRYAN à l'école à 15h30 pour y chercher Vazgen en prenant des précautions : tenue civile et choix du moment pour ne pas paniquer les enfants ; appréciez le "tact" !

Aux amis arrivés sur place, il a été interdit de faire une bise à David et Vazgen !

Vazgen est scolarisé depuis près de 4 ans à Langeac. David était vert. Les trois gendarmes pas très à l'aise. Vazgen sans siège rehausseur et sans ceinture, assis entre son père et un gendarme, ne semblait pas du tout effrayé et nous a fait un beau sourire.

Les enseignants choqués et les enfants trouveront la chaise de Vazgen vide lundi matin. Vanine a été elle aussi emmenée au centre de rétention de Nîmes. Dans quel état doit être cette jeune fille de 20 ans qui ne parle pas français... et dont l’état de santé est fragile. Le JLD vient de confirmer leur placement en rétention pour 15 jours.

Leur histoire :

Indésirables en Arménie, les parents de David se sont exilés en Russie où David a vécu la majeure partie de sa vie. A la suite de persécutions politiques, il a dû fuir en France où sa demande d’asile a été rejetée par l’OFPRA puis la CNDA. (Cour nationale du droit d'asile).

Il attendait la réponse d’un nouveau dossier auprès de la CNDA. Vanine, arrivée depuis 6 mois, n’a pas encore présenté de demande à l’OFPRA. Mais le Préfet a appliqué la loi de façon implacable ! La demande en cours n'est  pas suspensive d'une mesure d'éloignement."

 

NON ! La place d'un enfant n'est pas en centre de rétention !

 

Faites passer !!     Indignez vous !     Agissez !!k0816420.jpg

 

Ne laissons pas faire !! ====================1764499.jpg Écrivez en restant polis et courtois ...

 

Courrier postal :

Monsieur le Préfet,
Préfecture 
av général de Gaulle
43000 Le Puy en Velay

Tél : 04 71 09 43 43

_____________________________________________

Écrire pour demander que cette famille reste en France :

Préfet : richard.didier@haute-loire.pref.gouv.fr

Il sera remplacé à partir du 16 janvier par denis.conus@haute-loire.pref.gouv.fr

Préfecture de la Haute-Loire : 6  avenue du Général-de-Gaulle BP 321 43011 Le Puy-en-Velay Cedex

Téléphone :04 71 09 43 43 Télécopie : 04 71 09 78 40

Secrétaire général :.robert.rouquette@haute-loire.pref.gouv.fr

Service des étrangers : fax : 04 71 09 98 19

josette.crespin@haute-loire.pref.gouv.fr

sylvianne.groll@haute-loire.pref.gouv.fr

__________________________________________

Chef du service des étrangers :

Monsieur Mur 
FAX  04 71 09 98 19

 

28/12/2010

Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention depuis le 13 décembre, privé de sa famille.

beo03009.jpgURGENT ! Appel à fax/mail pour M. RAKOTOMALALA___

Son avion est prévu le 29 décembre !! Mais il va être arraché à ses jeunes enfants et à sa femme...


Merci d'envoyer fax/mails pour la libération de M. RAKOTOMALALA au Préfet de Paris.p_transports_pirogue_plantes_maroant.jpgk0541403.jpg

Faxer, mailer à la Préfecture de police de Paris
la lettre que je signe ci-dessous :

Fax : 01 53 71 67 23
Mail :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

p_petite_nounou_tana.jpgMonsieur le Préfet,


Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention à Vincennes depuis le 13 décembre. Monsieur le Préfet, vous en êtes responsable.


Nous avons appris l'arrestation et la mise en rétention le 13 décembre 2010 au centre de rétention de Vincennes 2 de Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA né le 22/08/1973 à Befalatanana à Madagascar.


Pour cette famille malgache qui a choisi de vivre en France parce que l'avenir était sombre chez eux après que la mère ait été molestée l'an dernier lors des troubles, Noël a été triste.k1870743.jpg


Entré en France le 18/07/2010, avec un visa, cet homme est venu rejoindre son épouse Mme RATEFIARIVONY Amdriamifidinirina Eliette épouse RAKOTOMALALA née le 16/03/19768 à Andriamanjaka, qui elle était en France depuis le 18/07/2009.

 

Sa plus grande crainte est que ses enfants doivent retourner à Madagascar qui les accueillera très mal.

 

k0634778.jpgLe couple a deux enfants qui s'appellent :


- ANDRIAMANJAKA Hay Kathusca née à Ankadifotsy Madagascar le 7/11/2003, scolarisée à l'école élémentaire 20 rue Falguière 75015 Paris en classe de CP


- ANDRIAMANJAKA Syrandi Georgio, né le 25/08/2006 à Befelatanana Madagascar

Scolarisé à la maternelle 149 rue Vaugirard 75015 Paris.


Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA a trouvé un travail de livreur pour faire vivre sa famille. Il n’avait fait encore aucune démarche pour demander un titre de séjour, attendant d’avoir une promesse d’embauche pour présenter un dossier.2cec9d394fb0e47e.jpg


k2668091.jpgMonsieur le Préfet, dans cette semaine de Noël nous vous demandons d’avoir un geste généreux, de faire libérer Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA et d’annuler l’Aprf (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) que vous avez pris à son encontre, afin qu’il puisse rejoindre son épouse et ses deux enfants de 7 ans et 4 ans qui ont besoin de leur papa.k0998598.jpg


En espérant que vous donnerez une suite favorable à notre demande, veuillez acceptez, Monsieur le Préfet, nos respectueuses salutations.


Chloé LAROCHE

et tous les membres d'Éducation sans Frontières, réseau libre, uni et solidaire.u10829291.jpgu10453855.jpgmoton459.jpg



"On ne sait plus quoi dire pour que les hommes, les femmes et les enfants arrêtent d'être des numéros d'un quota à atteindre. De grâce derrière vos décisions des drames se jouent. Un peu d'humanité c'est juste ce que nous réclamons, ce que je demande."
(Joscelyne Burgard)

________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

Sauf les deux photos de Madagascar (les deux enfants et la pirogue) qui proviennent du site : http://www.madareve.com et ont été prises par Christophe Leroy.


13/12/2010

J'écris au Préfet de l'Oise pour qu'un papa, le père d'une petite fille de cinq ans, puisse rester en France, pour que Ilinca puisse passer son Noël comme les autres enfants.

1808102.jpgBonjour à tous et toutes,867R-1356.jpg

Cette nuit, vous lisiez mon article précédent sur les enfants privés de leur père et de leur mère enfermés dans des camps de rétention pour étrangers ou expulsés par avion ou bateau, selon les cas.

Je vous parlais de la petite Ilinca qui a cinq ans et dont les parents sont moldaves.BLD057756.jpg

Elle a pu retrouver ses deux parents dernièrement, alors qu'ils ont eu l'immense bonheur de pouvoir enfin la faire venir en France.

La maman avait dû venir dans notre pays seule, laissant sa fille et préparant sa venue.

Mais Ilinca est privée de la présence de son papa, Ilie Chiorescu, depuis le 30 novembre, enfermé en centre de rétention.

k0333871.jpgDepuis une semaine, la petite fille va très mal et est tombée malade, souffrant de l'absence de son père et de l'immense angoisse de sa maman.

Un avion est prévu aujourd'hui pour l'expulsion de ce père.

Alors il faut agir et envoyer rapidement au Préfet de l'Oise la lettre suivante au mail donné ci-dessous.

Enlevez bien sûr le paragraphe personnel qui parle de mon fils et mettez-y votre propre pensée :ispi036030.jpg

nicolas.desforges@oise.pref.gouv.fr

 

Monsieur le Préfet,

 

Monsieur Ilie Chiorescu, de nationalité Moldave, né le 14/09/1981 est en rétention au CRA du Mesnil Amelot depuis le mardi 30 novembre.

Il a été arrêté lors d’un contrôle routier alors qu’il se rendait sur un lieu de travail et n’avait commis aucun délit.

Entré en France le 4/02/2008, pour rejoindre son épouse, il est installateur de panneaux solaires, régulièrement payé et déclaré à l'URSSAFF.

Sa femme, Maricica Chiorescu, Moldave, est entrée en France le 12/06/2007.

Elle aussi travaille. Elle s’occupe de deux très jeunes enfants dans une famille qui apprécie ses qualités et sa disponibilité.

Le couple a une petite fille, Ilinca de cinq ans, née en Moldavie le 8/08/2005. Elle est scolarisée à la maternelle de la rue Vaneau dans le 7e arrondissement de Paris.

Depuis une semaine la petite Ilinca est malade. L’angoisse de sa mère et l’absence de son père la perturbent profondément. Cela ne fait pas très longtemps qu’elle a pu enfin rejoindre ses parents et elle a intégré une école maternelle où elle est très bien accueillie.

1774812.jpgRien ne justifie que cette famille qui vient de se réunir soit déchirée.

Partir, quitter son pays, sa famille, ses amis est un choix difficile. Il ne s’agit pas d’un voyage d’agrément. Surtout quand une mère part en laissant derrière elle sa petite fille de deux ans.

Cette décision est forcément motivée par des raisons majeures.

Dès leur arrivée en France, ils se sont battus pour trouver du travail, un appartement et enfin faire venir leur petite fille et lui assurer la vie familiale et sécurisée à laquelle chaque enfant a droit (article 3-1 de la CIDE).

Les séparer maintenant, à trois semaines de Noël, alors qu’ils viennent de se retrouver, me semble d’une profonde injustice.

Ilie, Maricica et Ilinca se sont très bien intégrés en France, et souhaitent obtenir leur régularisation pour vivre et élever dignement leur fille dans le pays qu’ils ont choisi.

J'ai moi-même un fils de cinq ans qui n'a plus son père. Son papa est décédé malheureusement d'un cancer. Mon fils sera privé de son père toute sa vie et devra vivre avec ce coup terrible du destin. Mais pourquoi une petite fille de l'âge de mon fils devrait vivre orpheline alors que son père est vivant et qu'il s'est battu pour faire venir sa fille en France, restée dans son pays d'origine durant trois longues années sans ses parents ?k0266611.jpg

C’est pourquoi je vous demande, Monsieur le Préfet, d’user de toute urgence de votre bienveillance pour faire libérer Monsieur Ilie Chiorescu et annuler l’arrêté de reconduite à la frontière dont il fait l’objet.

En espérant une réponse favorable, je vous prie, Monsieur le Préfet, d’agréer mes respectueuses salutations.

 

Chloé LAROCHE

(Lettre écrite d'après le modèle donné dans l'article du Réseau d'Éducation sans frontières : http://www.educationsansfrontieres.org/article32795.html)

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Merci à ce site !BLD059444.jpgu10088201.jpg

21/04/2010

SOS pour une famille vivant depuis 10 ans en France : Écrivons tous pour que Mr et Mme LE puissent rester ici avec Jade, leur fille scolarisée en France.

pe0060147.jpgBonsoir à tous et toutes,

Ce soir, je vous demande de faire un petit courrier dont le modèle est donné ci-dessous afin d'aider une famille venue du Vietnam à rester en France.moton459L1gp2U.jpg

Ils sont présents sur notre sol depuis 10 ans et ont une fille qui s'appelle Jade et qui est scolarisée depuis plusieurs années ici, dans notre pays des droits de l'Homme.imagesvzDh5A.jpeg

Ils ont trouvé un employeur mais la France refuse de régulariser leur situation. Elle souhaite les renvoyer dans leur pays, où Jade ne connaîtra plus les conditions d'enseignement dont elle bénéficie aujourd'hui.

Pourquoi s'acharner ainsi sur une famille ? En effet, Monsieur LE a été arrêté et placé en centre de rétention pour étranger....

Lui qui s'est tant battu pour regrouper sa famille, qu'il n'a retrouvée qu'en 2004... PDC1150.jpg

Monsieur Besson, pourriez-vous faire preuve de plus d'humanité dans la course aux chiffres, dans la course à l'expulsion que vous faites au mépris de l'humanité et des familles ?

Chloé Laroche

 

P-S : Merci à vous, mes chers lecteurs, de signer la pétition pour la famille LE :

http://www.educationsansfrontieres.org/article17758.html

 

______________________________________URGENT : Appel à fax/mail pour empêcher l’expulsion de M.LE, en rétention à Lyon, malgré ses 10 ans de vie en France. Les coordonnées de la préfecture auxquelles adresser ses messages (celles du Ministère et de l'Elysée) sont en fin de message______________________________________________________________________



pe0060132.jpg "Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale,

plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles,

qu’elles soient ou non en situation régulière".

(Phrase d'Éric BESSON, MINISTRE)_____________________________________________________________ imagesUnQMx4.jpeg



COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF) :

"Ils sont en France depuis longtemps, une petite fille scolarisée et même des promesses d’embauche mais cela ne suffit pas !

Mr et Mme LE et leur fille Jade ne doivent pas être obligés de quitter le territoire français.

Les familles viennent en France pour différentes raisons, mais elles ont en commun de ne pas avoir d’autres choix que de quitter leur pays pour vivre dans des conditions dignes.

C’est en 1999, il y a 10 ans, que Monsieur LE est arrivé en France après avoir quitté le Vietnam, son pays où il n’arrivait plus à faire vivre sa famille de son métier de pêcheur.

Séparé de sa femme et de son enfant, il a tout tenté pour regrouper sa famille, et c’est en 2004 qu’ils ont pu se retrouver.

A partir de là, Madame et Monsieur LE n’ont eu qu’un souhait, celui de pouvoir construire en France un avenir meilleur à leur fille Jade. Depuis, ils n’ont cessé de faire les démarches nécessaires à leur régularisation.

Scolarisée depuis 5 ans en France, Jade s’est admirablement intégrée. Les enseignants de son école sont satisfaits de ses résultats, et elle maîtrise parfaitement la langue française.

Pour construire l’avenir de leur famille, Monsieur et Madame LE ont cherché un contrat de travail. Aujourd’hui c’est chose faite, ils ont trouvé un employeur prêt à les embaucher, mais ils ont reçu une réponse négative à leur demande de titre de séjour et on leur demande de quitter le territoire avant le 5 février 2009.

Pourquoi détruire leur avenir, construit avec tant de persévérance ?

Il est temps après dix ans d’incertitudes et d’angoisse que cette famille puisse vivre dans la dignité et le respect des droits humains en France."


imagesNhWssb.jpegModèle de courrier :



Monsieur le Préfet de l'Isère, Le TA de Lyon vient de rejeter la demande de Mr LE et confirme votre décision de l'expulser M. Le arrivé en France depuis 11 ans réunit pourtant tous les critères demandés par l'administration pour une régularisation par le travail et la CGT a déposé leur dossier en préfecture au mois de juillet 2009.

En ordonnant l'arrestation de Mr LE , pour la première fois, la Préfecture de l'Isère outrepasse les accords qu'elle avait signés avec la CGT, accords tacites qui stipulaient que toute personne ayant un dossier en attente pour régularisation par le travail, ne pouvait pas être reconduite à la frontière.

Je vous demande , Monsieur le Préfet, de recevoir au plus vite une délégation organisée par le syndicat CGT, le RESF 38 et les associations iséroises de soutien aux sans papiers qui rassemblés ce lundi 19 avril devant la Préfecture n'ont pu vous faire part de la situation de Mr LE et de sa famille.

Je vous demande de régulariser Mr LE afin qu'il puisse vivre de son travail en France auprès de sa femme et de sa petite fille Jade.

Recevez, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.


albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

Tel 04 76 60 33 08 / Fax 04 76 60 33 60



Ministre de l’immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

Frank.supplisson

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

claude.gueant@elysee.fr


mardi 20 avril 2010.

07/04/2010

Un papa de quatre enfants est en train d'être arraché à la France : expulsion en cours de Guilherme Hauka Azanga, vol Roissy Luanda 22h05 AF 628...

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Monsieur le Médiateur d'Air France,

Je m'insurge contre l'éventuel embarquement forcé de Monsieur Hauka-Azanga ce soir sur le vol AF 928. Je vous demande instamment de ne pas l'autoriser, au nom de la dignité humaine.2-picture3.gif

Vous trouverez toutes les informations nécessaires sur l'histoire de cet homme et de sa famille ici : http://www.gmain.fr

Je suis écrivaine pour la solidarité et musicienne violoniste pour l'amitié entre les peuples.
Je suis maman de quatre enfants et j'habite Grenoble.
Je travaille comme taxi TPMR transportant des personnes handicapées.

Et en tant que citoyenne française, je ne tolère pas qu'un père de famille soit arraché à ses enfants.

Monsieur Hauka-Azanga doit rester en France.

Recevez mes cordiales pensées.

Chloé Laroche

____________ VOIR MON ARTICLE DU 25 MARS ÉCRIT POUR Guilherme HAUKA-AZANGAimages2m8hul.jpeg

 

URGENT____________________________________________________ 
Communiqué de presse RESF Lyon (7 avril) :

Expulsion en cours de Guilherme Hauka Azanga, vol Roissy Luanda 22h05 AF 628.


"Aujourd’hui à 16 h 30, Guilherme ne répond plus au téléphone,il a été a été extrait du CRA à 15h50 , et a sans doute été embarqué dans un avion qui a décollé de Bron à 17h10.... Il est probablement en cours d’expulsion. A l’aéroport de Lyon Bron, on a noté une présence très forte et très inhabituelle de forces de police, avec survol de l’aéroport par des hélicoptères , et semble t-il la présence d’autorités ?  
Un avion d’Air France part pour Luanda ce soir à 22 h 05, vol AF 928, terminal 2 F. Des parents d’élèves sont en route pour Roissy pour être au départ de l’avion. Actuellement, nous ne savons pas où est Guilherme, ni par quel moyen de transport il pourrait être transféré vers Paris ou ailleurs.

pr82767.jpgHier, mardi 6 avril, les parents d’élèves de l’école remettaient la lettre ci-dessous à Madame Simone Veil ; à 17 h ils étaient reçus en préfecture par Monsieur Hénin pour expliquer la situation de Guilherme Hauka Azanga et demander à la préfecture de le libérer et de le régulariser. Ce matin, la préfecture indiquait que sa position ne changeait pas. Donc qu’elle voulait expulser Guilherme et disloquer sa famille.

Les parents, enseignants, citoyens vont manifester ce soir à 18 h, comme hier et comme demain, place des Terreaux pour réclamer un peu d’humanité.

Est-ce vraiment trop demander ?


imagesFxmNsM.jpegMadame Simone Veil,

C’est parce que vous avez toujours su incarner la lutte pour la justice et les droits de l’homme que nous vous sollicitons aujourd’hui en urgence en faveur de notre voisin et ami, Guilherme Hauka-Azanga, père de famille angolais menacé d’expulsion imminente vers un pays où sa vie est en danger en raison de ses combats pour la défense de la minorité ethnique à laquelle il appartient.

Monsieur Hauka-Azanga a en effet quitté son pays en 2002 après avoir échappé au massacre de tout son village, auquel sa mère et sa fratrie ont succombé. Ne pouvait emmener sa compagne et leurs cinq enfants hors du pays, il les a confiés à une autorité religieuse, alors qu’il choisissait comme terre d’asile la France, où il espérait pouvoir faire venir sa famille.

En 2004, sa compagne angolaise a été tuée par balle et ses deux plus jeunes enfants ont disparu. Les trois aînés ont pu être accueillis au Congo, où ils sont élevés par une famille d’accueil. Monsieur Hauka-azanga est en contact régulier avec eux et leur envoie régulièrement un mandat.moton459.jpg

Il vit depuis cinq ans avec Madame Maweté avec qui il a deux enfants, Gaël trois ans, et Dorcas quinze mois, et dont il élève aussi les deux filles aînées.

N’ayant pu présenter à temps les documents nécessaires, ses demandes d’asile et ses recours ont été rejetés.

Il est actuellement en rétention et menacé d’une expulsion imminente.imagesT6bk6A.jpeg

Nous sommes des voisins, amis et parents d’élèves le côtoyant quotidiennement depuis plusieurs années et nous ne pouvons pas supporter de voir détruire cette famille et envoyer cet homme à un destin funeste.

Nous vous supplions instamment, Madame, au nom des valeurs de justice et d’humanité que vous avez toujours défendues, de nous aider dans notre combat, en intervenant auprès de qui de droit.

Nous vous prions de bien vouloir agréer, Madame, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Sandrine Delanoë et Annabelle Billaud pour le comité de soutien à Guilherme Hauka Azanga voisins et parents d’élèves de l’école Gilbert Dru, à Lyon 7e.

[Lettre remise à Simone Veil le 6 avril, lors de sa présence au Mémorial d'Izieu]

Catherine T.
mercredi 7 avril 2010.imagesYbFjqk.jpeg654531210.jpg

25/03/2010

Guilherme Hauka-Azanga a encore été arrêté en vue d'une expulsion alors qu'il a quatre enfants nés en France. LA PÉTITION À FAIRE POUR LUI.

 

pr75950.jpgpr82767.jpgBonjour à tous et toutes,1511247090.jpg

Je prépare un article pour ce soir et notamment une lettre ouverte à Éric ZEMMOUR en réponse à ses propos... pour lui dire qu'il n'a qu'à aller voir sur les chantiers de la voirie... Qui travaillent en majorité sur le bitume ? Des NOIRS et des ARABES... Alors arrêtons l'hypocrisie et le racisme latent.

Mais en attendant, voici la dépêche concernant le papa de quatre enfants nés en France, Guilherme Hauka-Azanga, qui a vécu ce matin une mesure d'enfermement -en vue de son expulsion- tout à fait inhumaine. Je proteste contre ces agissements anti-républicains. Je proteste et je fais suivre l'action suivante. Je rappelle que ce papa a déjà été expulsé le 18 mars et s'était enduit de matières fécales pour rester avec ses enfants mais qu'on l'a mis ce jour-là de force dans l'avion.

rassemblement-de-soutien-a-Guilherme-le-11-fevrier_image-gauche.jpgCe matin, ce sont quatre enfants qui pleuraient. Des enfants nés ici mais de père angolais. À l'heure où on débat en tous sens sur les Noirs et les Arabes ainsi que sur "leur propension à la délinquance", suite aux propos d'Éric Zemmour, on pourrait se pencher sur le cas de cette famille torturée par l'État français qui ne tient pas compte des larmes de quatre petits blacks français qui n'ont qu'une envie : c'est d'avoir leur père avec eux.

 

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Chloé Laroche

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AI03120.jpgURGENT : LA PÉTITION À SIGNER pour Guilherme Hauka-Azanga :

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=25824

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Dépêche AFP reproduite sur les site du Figaro et de France INFO :

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"Un sans-papier angolais a été interpellé ce matin à Lyon devant ses enfants, en vue de son expulsion. Et ce malgré les protestations de parents d'élèves de leur école, mobilisés depuis des semaines pour demander sa régularisation, a souligné son avocat. "Guilherme Hauka Azanga a été placé en garde à vue dans les locaux de la PAF (police aux frontières), en attente d'être conduit en centre de rétention administrative", a affirmé Me Laurent Sabatier.pr83716.jpg

Son client avait déjà été arrêté une première fois pour être expulsé mais le juge des libertés et de la détention (JLD) avait ordonné samedi sa libération, lui donnant sept jours pour quitter le territoire. Le préfet a toutefois fait appel de cette décision qui a été annulée par un arrêt rendu mardi, ouvrant la voie à une nouvelle interpellation, a expliqué l'avocat.

Selon Me Sabatier, le cas de M. Hauka est "spécial" : cet Angolais de 37 ans, qui a déjà purgé deux mois de prison ferme pour "refus d'embarquer", avait été conduit directement à l'aéroport à sa sortie de prison le 18 mars.

"Là, il a préféré s'enduire de matières fécales plutôt que d'embarquer. Les policiers lui ont demandé de se nettoyer, il a refusé, et il a été alors recouvert d'une couverture avant d'être mis dans l'avion", a raconté l'avocat. A l'escale de Francfort, le pilote a alors refusé de partir, ce qui avait conduit au rapatriement de M. Hauka en France, où il réside depuis huit ans, et à son passage devant le JLD samedi.

1072060335.5.jpeg"Une dizaine de policiers ont défoncé la porte de son appartement vers 8h30", a raconté à l'AFP Annabel Billaud, une mère d'élève de l'école où sont scolarisés deux des quatre enfants de M. Hauka - tous nés en France - et de sa compagne, une Congolaise en situation régulière.

L'aînée, en pleurs, a assisté à la scène avant d'aller à l'école. Plusieurs parents ont expliqué avoir essayé de s'interposer, en vain, et tenté de prendre des photos.

"C'était inhumain", a confié l'une des mères d'élèves. Une manifestation spontanée des parents s'est tenue dans la matinée à l'école, tandis qu'une délégation de parents, soutenue par le Réseau éducation sans frontières (RESF), se rendait à l'aéroport de Lyon Saint-Exupéry."

 

 

_____________________________________________ ARTICLE DE LYONCAPITAL.FR :1511247090.jpg

LE LIEN : http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Immigration/Arrestation-musclee-d-un-sans-papier-angolais



"Guilherme Hauka-Azanga est reparti pour la troisième fois derrière les barbelés du centre de rétention administrative de Lyon. Et pour l’y conduire, la police a employé la manière forte. Récit.

Jeudi matin, Guilherme Hauka-Azanga, emmène trois de ses quatre enfants à l’école du quartier de la Guillotière, dans le 7e arrondissement de Lyon. Libéré samedi dernier du centre de rétention par le juge des libertés, ce père de famille sans-papier d’origine angolaise pense avoir sept jours de tranquillité. Sept jours pendant lesquels, il ne peut pas, au terme de la loi, être arrêté. Mais il ignore que la cour d’appel de Lyon a annulé la décision du juge des libertés, suite à l’appel de la préfecture du Rhône. Ce qui permet aux forces de l’ordre de procéder à sa mise en rétention.

C’est en retournant chez lui qu’il repère des policiers. “je l’ai vu arriver chez nous en courant, raconte sa concubine, Florence. Il était poursuivi”. A l’intérieur, outre sa femme et leur dernière fille d’un an, se trouve une copine de leur aînée. Elle est passée à l’appartement pensant trouver son amie. Toute la scène de l’arrestation se déroulera sous ses yeux de dix ans. “J’ai refusé d’ouvrir la porte, poursuit la femme de Guilherme Hauka-Azanga. On m’avait dit de ne pas ouvrir sans avoir vu un mandat”.

Arme dégainée et menottes sous les yeux d’une enfant :

Après avoir “défoncé” la porte d’entrée, les policiers se précipitent à l’intérieur. Mais Guilherme s’est réfugié dans la chambre qu’il a fermé à clé. “J’étais dans le salon avec ma fille dans le dos et la copine de ma fille. Un policier a fait sauter la serrure puis a dégainé son arme dans la direction de Guilherme”. Menotté, le père de famille est emmené. Devant l’immeuble, une vingtaine de parents d’élève tentent de s’interposer. Mais une voiture arrive rapidement, direction les locaux de la police aux frontières (PAF) puis le centre de rétention de l’aéroport Saint-Exupéry.

“Quand j’ai reçu le message de Florence, je me suis précipitée avec d’autres parents”, explique Sandrine Barrat, parent d'élève et membres active du collectif de soutien. Les parents ont tenté de filmer et de prendre des photos de l’intervention policière. “J’étais au premier rang, poursuit Sandrine Barrat. Un policier m’a dit que c’était interdit de filmer puis m’a fait une clé de bras, en me retournant le pouce de la main gauche”. Le médecin qu’elle est allée consulter a effectivement pu constater une douleur de la “face antérieure de l’avant bras consécutive d’une hyperextension”. Il a préconisé une interruption temporaire de travail (ITT) de deux jours.

“La procédure a été respectée” : 

Contactée par Lyon Capitale, la préfecture du Rhône considère que la procédure de mise en rétention “a été respectée”. Pendant toute la journée, jusqu’à la sortie des enfants à 16h30, un groupe d’une dizaine de parents d’élèves est resté devant l’école. Choqués par l’arrestation de Guilherme Hauka-Azanga, ces parents parlent “d’acharnement” de la part de la préfecture. “Elle veut faire un exemple. Lors de son intervention, la police n’a pas hésité à défoncer la porte et à sortir une arme devant des enfants, souligne Sandrine Barrat. Quand j’ai vu la petite de dix ans, je ne l’ai pas reconnue tellement elle était sous le choc”. L’élève a malgré tout rejoint sa classe.

“Ils ont pointé une arme alors que Guilherme n’est pas un criminel. Il ne vole pas, il ne vend pas de drogue. Simplement, il n’a pas de papiers et ne veut pas laisser sa famille", reprend Florence, sa femme. D’origine congolaise, elle a été régularisée en 2005. Décrit comme “un papa très investi” par les nombreux parents du collectif de soutien, Guilherme vit en France depuis huit ans. Avec sa femme, il élève quatre enfants dont les deux premiers enfants de sa compagne. Il est vu comme un “soutien de famille au sens fort du terme” par la directrice Sophie Buisson qui dénonce “un démantèlement familial” (lire par ailleurs).

Cinq jours de répit :

Pour la troisième fois en deux mois, Guilherme est en rétention où il a déposé une nouvelle demande d'asile. Cinq jours sont nécessaires pour y répondre. Il ne peut donc pas être expulsé pendant ce délai. S’il est expulsé peut-être s’opposera-t-il de nouveau à son retour en Angola. Comme il l’a déjà fait par deux fois, ce qui l’avait conduit à être condamné à deux mois de prison (lire ici). Soutenu par le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF), le cas de Guilherme sera en tête de la manifestation “contre les expulsions” organisée ce samedi à 14h, place des Terreaux, à Lyon 1er."

Mots-clés : RESF, Guilherme Hauka-Azanga, Centre Rétention Administrative, Préfecture du Rhône.

26/02/2010

Najlae, une jeune fille marocaine expulsée par notre pays alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie pour des violences reçues.

imagesHOw9lu.jpegBonsoir à tous et toutes,imageskdW6Yg.jpeg

 

Ce soir je viens vous parler d'une jeune fille de 19 ans que la France n'a pas su protéger, malgré les promesses électorales du Président Sarkozy promettant d'offrir la nationalité française à toute femme étrangère victime de violence et de maltraitance.

Elle s'appelle Najlae et a été expulsée vers le Maroc le 20 février alors qu'elle allait demander de l'aide en gendarmerie. Au lieu d'être aidée et soutenue, réconfortée et protégée, les gendarmes l'ont placée en garde à vue.

Elle a été expulsée le lendemain de sa demande d'aide, les 18 et 19 février.

imagesp0SPU9.jpegLà-bas, elle est vouée à un destin cruel : le mariage forcé, destin quelle avait fui en 2005 en venant chez son frère en France.

Le problème est que celui-ci ne la respecte pas et la bat, d'où la demande de Najlae d'être protégée.imagesl6KcyA.jpeg

Alors si vous êtes révoltés par cette expusion sordide qui en rejoint bien d'autres, merci de signer la pétition et de lire les informations données par le site d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

imageskdW6Yg.jpegSi vous habitez Orléans, il y aura une manifestation le 27 février, ce samedi, à partir de 15 heures. Voir les éléments ci-dessous après mon article.

Je finirai en rappelant que l'année 2010 met l'accent sur la lutte contre les violences faites aux femmes et qu'au moment où une loi est votée dans ce sens, il est incompréhensible qu'une jeune fille soit malmenée ainsi par l'État Français et la justice de notre pays.

Je plains les gendarmes et les policiers qui ont encadré Najlae pour la mettre de force dans l'avion. Ils ne font pas un travail facile. Combien doivent pleurer au soir de ces expulsions qui arrachent le coeur et combien doivent se regarder le matin dans une glace en se demandant pour quels monstres ils travaillent.imagesLcteVQ.jpeg

 

Chloé Laroche___________________


 

LE 15 MARS 2010.

Najlae "heureuse" a retrouvé son lycée, ses amis après son expulsion

 

 
source : AFP
"Visage radieux, large sourire, "heureuse", la jeune lycéenne marocaine Najlae Lhimer a repris les cours lundi matin au lycée, à Olivet (Loiret), après trois semaines d'expulsion au Maroc et et deux jours de retour en France. "Je suis vraiment contente de retourner dans mon lycée, heureuse de retrouver tout le monde. Mais j'ai le stress, je tremble un peu", dit aux journalistes cette jeune fille de 19 ans qui aspire à un peu de "calme" après le tourbillon de ces derniers jours. Il est O9h15, la lycéenne se prépare à effectuer son retour au lycée professionnel Françoise-Dolto, où elle est en première CAP service-restauration. Elle se tourne, pousse un cri, se jette dans les bras d'une première amie. "Elle a été tout le temps dans mon coeur."

 

 _____________________ Liens :


http://www.educationsansfrontieres.org/article26969.html

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=26372

 

 

P1445 - LE PRÉFET DU LOIRET REFUSE DE PROTÉGER UNE JEUNE LYCÉENNE VICTIME DE VIOLENCES. PIRE ENCORE : IL AJOUTE SA PROPRE VIOLENCE EN L’EXPULSANT SANS DÉLAI ET SANS RESPECTER LE DROIT ! NAJLAE DOIT REVENIR ET ÊTRE REGULARISÉE.


France 3- Orléans- L’expulsion de Najlae :moton459.jpg

"Najlae a 19 ans. Elle est élève au lycée professionnel Dolto à Olivet (Loiret). Elle a été expulsée samedi 20 février 2010 vers le Maroc.
En 2005, pour échapper à un mariage décidé par son père, elle part chez son frère en France.
Ce frère la maltraite régulièrement. Mardi 16 février, les violences atteignent un degré extrême et Najlae se réfugie chez la mère d’une amie d’internat.
Le jeudi 18 et le vendredi 19 février, elle se rend à la gendarmerie de Montargis puis à celle de Château-Renard pour porter plainte. Elle est mise en garde à vue puis en rétention à Montargis. A ses amis inquiets, les gendarmes ne veulent même pas dire à quel endroit elle se trouve.
Le lendemain samedi 20, c’est à 4 heures du matin que Najlae appelle ses amis pour leur apprendre qu’elle prendra l’avion pour Casablanca à 7 H 35 où elle arrive en fin de matinée.
Najlae ne veut pas retrouver sa famille au Maroc car elle sait qu’elle est destinée à être mariée à un cousin.
Tout dans cette affaire est ignoble. Du début à la fin les droits humains ont été bafoués. Il n’y a pas de mots assez forts pour qualifier ceux qui ont pris ces décisions. Car Najlae avait le droit de saisir la justice pour les violences subies, elle avait le droit de contester le refus de séjour du préfet devant le tribunal administratif : en précipitant son expulsion, le préfet lui a volé ces droits.

Najlae doit revenir en France le plus vite possible et reprendre ses études.
La justice doit donner suite à sa plainte.
Najlae doit pouvoir vivre sa vie de femme comme elle en a décidé.
Et la France doit la protéger !"

mercredi 24 février 2010.

 

________________________________________________________ APPEL À MANIFESTATION :

Le samedi 27/02 de 15:00 à 20:00.

Orléans (45) - Parvis de la Place d’Arc : APPEL A RASSEMBLEMENT ET A MANIFESTATION pour exiger le retour, la régularisation et la protection de Najlae. Que justice lui soit faite !

Pour lire l’appel : http://resf45.hautetfort.com/archive/2010/02/24/appel-a-rassemblement-et-a-manifestation-pour-exiger-le-reto.html



arton36.png______________________________________________________________ N'OUBLIEZ pas de signer aussi LA PÉTITION SUIVANTE TRÈS IMPORTANTE :


Pétition nationale : Nous les prenons sous notre protection !

 

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02/02/2010

Il faut qu'on se bouge. Pour des jeunes gens d'à peine 18 ans qui sont obligés de se cacher pour ne pas être expulsés, pour un jeune père de 23 ans, papa d'une enfant française, enfermé en vue d'expulsion... Cela suffit !

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Vous savez que je suis portée à défendre très souvent des personnes expulsées de France dans mon blog. Ce sont la plupart du temps des parents, très souvent des papas... qui ont leurs enfants scolarisés ici... et bien souvent nés en FRANCE !ITF025051.jpg

Dans ce que je vous présente ci-dessous à travers le communiqué reçu de RESF, le Réseau  d'Éducation sans Frontières, nous trouvons un papa de 23 ans qui est père de la petite Lola, née en 2005. Elle a le même âge que mon fils.

New_Prnt.jpgMon fils va avoir cinq ans et il a perdu son papa, décédé d'un cancer au poumon, sur la table d'opération. Il pleure son père disparu et c'est très difficile pour un enfant. Alors quand un père est vivant, soyons assez humain pour le laisser auprès de ses enfants !! Ne pas l'arracher à sa famille. Ce père est en prison, en centre de rétention pour étrangers de Marseille, et son expulsion est imminente. Il s'appelle Harrag Belhadj et vous pouvez écrire pour lui, téléphoner aussi aux numéros donnés, pour le défendre, pour éviter cette expulsion terrible pour sa famille et sa petite. Vous trouverez plus bas les coordonnées afin d'agir.imageslC9Hqt.jpeg

Que cette terre est triste des larmes des enfants arrachés à leurs parents. Quand c'est la mort, la maladie ou un tremblement de terre qui séparent et démembrent les familles, on parle de destin... mais là, on hurle : CRUAUTÉ, ACHARNEMENT, SCANDALE ABOMINABLE.

Chloé Laroche

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2 février 2010___________________________ Communiqué reçu ce jour du Réseau d'Éducation sans Frontières : 


"Désavoué publiquement par les juges pour avoir arbitrairement privé de leurs droits 124 demandeurs d’asile, Eric Besson se venge sur les jeunes et les familles. Qu’importent les études en cours, les liens familiaux, la vie reconstruite. Qu’importent les droits. 

Ci-dessous quatre affaires, quatre vrais drames qui menacent la vie d’enfants ou de tout jeunes gens. Sans parler des autres, pareillement traqués et arrêtés, mais qui ont devant eux quelques jours ou semaines d’espoir. Le racolage de voix en saccageant des vies, ça suffit ! Le Ministre de la chasse à l’enfant est responsable, son président encore plus, mais il faut aussi que les hauts fonctionnaires et les moins hauts qu’on implique dans ces affaires honteuses prennent leurs responsabilités. Et qu’on les mette face à elles. Poliment, sans diffamation, mais fermement. Mails, fax, téléphone, tout est bon pour faire savoir ce qui se passe vraiment."

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Ministre de l’Immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

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Les coordonnées des préfectures concernées se trouvent après chaque situation décrite.

1/ Expulsion programmée pour jeudi de Salima Boulazhar, 18 ans, sa sœur jumelle Salma, forcée de se cacher :

Salma et Salima, deux sœurs jumelles marocaines de 18 ans, venues en France à 13 ans, confiées par kafala (acte de prise en charge) à leur tante résidente en France quand leur grand-mère qui les élevait décède. Or la France ne reconnaît pas la kafala et comme l’adoption est impossible en droit marocain, les démarches de régularisation sont rendues difficiles. Elles font toute leur scolarité à Clermont-Ferrand : Collège La Charme, Collège Gérard Philippe, Lycée Camille Claudel, Lycée Marie Laurencin. Salima - cette année- est en apprentissage à l'Institut des métiers de Clermont-Ferrand.

Une demande de titre déposée avant leur majorité a été refusée par courrier du 27 Juillet. Après 7 mois de silence de la préfecture, le 19 janvier, les policiers sont venus chez leur tante, ont emmené Salima et l’ont conduite au centre de rétention de Lyon.

Salma a échappé à l’arrestation. Elle était alors hospitalisée, angoissée et dépressive depuis l’annonce du refus de séjour. Depuis elle se cache. Le juge des libertés a décidé de prolonger de 15 jours la détention de Salima. Nous savons que cela accorde 15 jours aux autorités pour obtenir « l’accord de réadmission » de Salima de la part des autorités marocaines. Tous ces établissements y compris se mobilisent pour elles, vendredi plus de 150 personnes se mobilisaient avec des élus devant la préfecture de Clermont Ferrand.

Malgré ce soutien, le préfet de région (qui n’est autre que l’ancien secrétaire général d’Hortefeux quand il était ministre de la rafle et du drapeau !) n’en démord pas : pas d’adoption, pas de papier. L’expulsion de Salima est programmée pour le 4/02/2010 à 9h.



Patrick STEFANINI Préfet de la région AUVERGNE

patrick.stefanini@puy-de-dome.pref.gouv.fr
Directeur du cabinet : fabien.masson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Chef des services administratifs du cabinet : david.besson@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Préfecture du Puy de Dôme 18, Bd Desaix - 63033 CLERMONT-FERRAND CEDEX 01

Tél. : 04 73 98 63 63 Télécopie : 04 73 98 61 00

www.auvergne.pref.gouv.fr
public@puy-de-dome.pref.gouv.fr

Et aujourd'hui Youssouf un lycéen de 21 ans du LP Camille Claudel à Clermont-Ferrand a été arrêté près de chez lui en rentrant du lycée. Il doit être conduit au CRA de Lyon.

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3/ Expulsion imminente pour Harrag Belhadj, 23 ans, détenu au Centre de rétention du Canet à Marseille, père d’une enfant française :  

Il est papa de la petite Lola, née en 2005, de nationalité française. Il vit avec la maman et le premier enfant de celle-ci. Il contribue aux besoins et aux soins des deux enfants.

Harrag est arrivé en 2005 de manière régulière pour rejoindre son père séjournant en France depuis 2001 et détenteur d’une carte de séjour de 10 ans. C’est en novembre dernier que la préfecture a refusé de prolonger son séjour. Il a un jeune frère de 14 ans scolarisé dans un collège de Marseille.

Durant son séjour, il a mis tout en oeuvre pour construire sa vie professionnelle. Il a obtenu deux CAP, l’un d’Informatique à l’EMO à St Joseph et l’autre en Électricité bâtiment et industrielle à Angoulême. Il est également certifié d’une formation en tant qu’agent de sécurité et a travaillé 6 mois dans ce secteur. L’expulsion est imminente (peut-être aujourd'hui mardi ).



Préfet Michel SAPPIN michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr


Secrétariat Général : Tel 04 91 15 64 90 / Fax : 04 91 15 62 10


Standard préfecture : Tel 04 91 15 60 00 - Fax 04 91 15 60 70

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3/ Lahouari CHALI, père de famille algérien, en rétention au CRA de Palaiseau (91) :

Arrêté à Gennevilliers le 26 janvier 2010, lors d'un contrôle d'identité, Lahouari CHALI a été placé dans la prison administrative pour étrangers de Palaiseau.

Lahouari CHALI est entré en France le 5 mai 2004 en compagnie de sa femme et de leur fils aîné. Yacine, 6 ans, né en Algérie, est scolarisé en CP, à Paris 18ème. Sa sœur Rachida Farah, 5 ans, est née à Paris, elle est en en moyenne section à l'école maternelle André Del Sarte dans le 18e.

Le père de M. Chali vit en France ainsi que la mère, les deux demi-frères et la demi-soeur de sa femme, tous en situation régulière. Le 1er février, rejet du recours au Tribunal administratif. La machine à expulser est en marche.

Récemment deux retenus du CRA de Palaiseau ont tenté de mettre fin à leurs jours pour échapper à l’expulsion : tentative de pendaison, grève de la faim, vis avalées. Pas même une nuit entre l’hôpital à l’aéroport, et à l’arrivée à Tunis, la prison pour ce père de famille.



Patrick Strzoda - Préfet des Hauts-de-Seine (92) :

patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Secrétaire Général :

didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Directrice de cabinet :

josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

N° Fax du Préfet : 01 47 25 21 21 - 01 40 97 27 92

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4/ 12 ans d’errance, ça n’est pas assez ! Nouvelle menace d’expulsion pour un père rom d’Evreux :

Mehmet OMEROVIC a été arrêté à Evreux le 29 janvier 2010, mis en garde à vue au motif d'un retard dans les formalités de mise à jour de son permis de conduire, et placé le 30 janvier en rétention au Centre de Rétention Administrative (CRA) de Oissel.

12 années d’errance, de souffrances et d’humiliations pour cette famille de cinq enfants ! Originaires de Bosnie, les Omérovic ont vécu, depuis 1992, tous les drames du conflit entre Serbes et Bosniaques. Accablés par les persécutions de tous ordres, parce qu’ils sont aussi roms et musulmans, privés du droit de travailler, de se loger, de se soigner, d’éduquer leurs enfants, ils ont fui leur pays une première fois pour demander l’asile en Allemagne en 1997. Déboutés, de leur demande, ils retournent en Bosnie, mais subissent à nouveau persécutions et privations de droits élémentaires. Ils tentent alors leur chance en France en 2005, où leur demande d’asile échoue également. Renvoyés de force en Bosnie, ils retrouvent la même situation et survivent grâce à des moyens de fortune. Nouvelle errance vers la France où ils sont arrivés en janvier 2009. Ils déposent une demande de titre de séjour auprès de la Préfecture d’Evreux, s’appuyant sur les dispositions légales en vigueur relatives à la préservation de la vie privée et familiale. Leur demande est rejetée en septembre 2009, rejet assorti d’une Obligation de Quitter le Territoire (OQTF). Un recours a été déposé par leur avocat auprès du Tribunal Administratif, et leur audience doit avoir lieu dès ce mois de février.

Soutenue depuis plus d’un an par divers intervenants sociaux et associations impliqués dans le soutien aux migrants en situation de détresse, la famille Omérovic pouvait encore, jusqu’à l’arrestation, espérer que l’Etat français prendrait en considération sa situation exceptionnelle et lui fournirait enfin la possibilité de se reconstruire. Ce père est aujourd’hui en très grand danger d’expulsion et la famille martyrisée une nouvelle fois.

Préfète de l’Eure : Fabienne BUCCIO : fabienne.buccio@eure.pref.gouv.fr

Préfecture : Bd. G. Chauvin 27022 EVREUX CEDEX Tél. : 02 32 78 27 27
Télécopie : 02 32 38 24 15 www.eure.pref.gouv.fr

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06/12/2009

Ma demande spéciale au Président de la République dans le cadre du débat sur l'Identité Nationale. Quatre enfants attendent que la grâce de Noël opère.

15290-18PS.jpgBonjour à tous et toutes,

Après une longue période de silence sur mon blog que je n’ai pu alimenter, je reviens vers vous pour poursuivre mon écriture de ce monde.

La raison est que j’ai déménagé et je n’avais plus accès à internet. J’ai le plaisir de vous annoncer que je vis toujours à Grenoble, ville merveilleuse entourée de verdure et de montagnes. J’ai juste changé de quartier et de rue. De voisinage aussi. Et je suis heureuse de pouvoir à nouveau reprendre la correpondance avec tous mes lecteurs.

Je reprendrai avec le sujet de l’Identité Nationale, qui titille la France depuis quelques temps.x11128900.jpg

Quand on se pose la question, en temps qu’individu, de son identité, on se recentre, on refléchit.

Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’ère ?

Dans quel état j’ère ? C’est bien la question aujourd’hui.

En effet, que penser en tant que français d’un état qui peut mettre à la porte du pays des parents d’enfants français ? Que penser d’un état qui fabrique des orphelins pour satisfaire les chiffres d’expulsion du Ministère de l’Immigration ?

Certains vont me répondre que “cest normal”, qu’il faut une “régulation”. J’appelle ça une régulation de l’égoïsme, de la discrimination, de l’étroitesse d’esprit et de coeur.

x14510161.jpgEn effet, comment expliquer qu’un père de famille marié depuis 2007 à une femme sourde et muette, Madame Allouche, soit expulsé vers la Tunisie comme un malpropre, tendant à faire penser qu’une femme handicapée ne peut éprouver de sentiments.. !!!? ... et que leur relation n’est qu’un mariage blanc ?!

Il y a un petit garçon au milieu de tout cela, au milieu de cette situation sordide. Il s’appelle Noufel. Il a onze ans et a écrit au Président Monsieur Sarkozy pour lui demander le retour de son papa, expulsé depuis le 7 mai 2009. Je vous invite à aller lire cette lettre et à lire aussi l’article qui l’accompagne. Voici le lien :1788034.jpg

http://www.educationsansfrontieres.org/article23840.html

Je pense aussi au petit Amine, dont le père Mohammed HAHROUR risque l’expulsion, et aussi à deux petites filles de deux ans et trois ans et demi, dont le père Kamal AKAYEV risque aussi l’expulsion. Elles risquent de se retrouver à l’ASE, car leur maman ne va pas bien, et cela peut se comprendre dans le contexte qu’ils vivent.

Je vous invite à lire toute la situation de ces trois enfants, à travers les articles donnés en fin de mon article, textes que j’ai reçu le 4 décembre du Réseau d’Éducation sans Frontières.

Je voudrais interpeler au sujet du débat sur l’Identité Nationale le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, en lui citant simplement des passages du célèbre livre : “Le Tour de France par deux enfants” écrit par Monsieur Bruno. Les mots du sous-titre étaient “Devoir et Patrie”.

L07-294345.jpgVoici ces passages : “Les enfants d’une même patrie doivent s’aimer et se soutenir comme les enfants d’une même mère”.

“Brave et chère jeunesse, va, cours porter à la patrie des coeurs de plus pour la chérir.”

“Nous tâcherons d’être dignes de la patrie et pour cela, nous aimerons par-dessus toute chose le bien, la justice, tout ce qui est grand, tout ce qui est généreux, tout ce qui doit faire que la patrie française ne saurait périr.”

PAA267000001.jpgAlors, au nom de ces valeurs de justice et de générosité, au nom de l’amour que l’on doit se porter, Monsieur Nicolas Sarkozy, et vous, Monsieur Besson, je vous demande de ne pas expulser Messieurs Mohammed HAHROUR, qui a un fils de onze ans, et Kamal AKAYEV, le papa des deux petites filles dont j’ai parlé plus haut.

Je vous demande la grâce que soit rapatrié au plus vite Monsieur Mohammed ALLOUCHE, le papa de Noufel, demeurant à Montrouge, ce petit garçon qui vous a écrit cette lettre bouleversante citée plus haut.u19044824.jpg

u15119882.jpgJe vous le demande comme une grâce de Noël pour ces quatre enfants qui méritent autant de la France que tous les enfants du monde... en premier lieu et Droit... de pouvoir avoir leur papa auprès d’eux.

En souhaitant une bonne et heureuse Fête au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy.

Chloé LAROCHE


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Textes envoyés par RESF
http://www.educationsansfrontieres.org :


“Deux appels urgents : l’un pour Kamal AKAYEV (de Bordeaux), père de deux fillettes qui peut être expulsé au Daghestan d’un jour à l’autre. Le second pour Mohammed HAHROUR, Egyptien d’Ivry (94), père d’un garçon de 11 ans.

Des nouvelles, pas bonnes, de Serguei expulsé vers l’Arménie où il est en danger. Sa petite fille a fêté son deuxième anniversaire sans son père. Denise B. qui a suivi toute l’affaire a adressé une lettre ouverte au préfet du Rhône M. Géraud. A lire et à faire lire http://www.educationsansfrontieres.org/article24481.html

1/ Kamal AKAYEV, père de deux fillettes, expulsable au Daghestan d’un jour à l’autre d’ici le 9 décembre
Kamel, originaire de Guély au Daghestan (capitale Makhatchkala), peut d’un jour à l’autre se retrouver expulsé à Moscou, capitale de la Russie à plus de 1600 kilomètres de chez lui… Erreur d’appréciation géopolitique du préfet du 64 ? C’est plus trivial. Il n’y a pas d’aéroport international à Makhatchkala et les policiers français dans le cadre de leur mission d’expulsion ne pourraient y avoir accès. C’est aussi plus subtil. Le Daghestan fait partie des 21 républiques « sujets » de la Fédération de Russie qui sont indépendantes sauf pour les questions de politique étrangère. Si la Russie voulait prendre le relais…, ce serait bon pour le respect des quotas d’expulsion du 64.
Kamal qui se trouvait dans la région de Pau pour les besoins de son employeur y a été arrêté et se retrouve depuis le 5 novembre dernier au Centre de Rétention d’Hendaye tous recours épuisés. Sa situation familiale est dramatique, son épouse, Anna, et ses petites filles sont sans ressources à Bordeaux.
Il vivait avec son épouse Anna au Daghestan dans la province de Guély qui touche à la Tchéchénie. Le Daghestan sert de repli aux forces tchétchènes, particulièrement dans cette région. Les habitants, islamistes soufies de tradition, y sont soupçonnés sans nuance de terrorisme islamiste du simple fait d’y vivre. Ce qui fut le cas pour Kamal et Anna qui suite à une perquisition et des brutalités sans nom se retrouvèrent l’un en prison, l’autre à l’hôpital. Ils ont réussi à fuir leur pays et sont arrivés en France en décembre 2005 où Tatouv qui manifestait déjà une résistance exceptionnelle est née en février 2006. Kamila a suivi en avril 2007.
La violence est revenue dans leur vie. Ils se sont vus refuser à deux reprises le statut de réfugié, faute de témoignages dit probants : les violences subies au Daghestan, ça n’était pas assez. Depuis le refus, l’état de santé de la maman s’est gravement détérioré.
Quelques jours à peine après le 20e anniversaire des droits de l’enfant, deux petites filles de 3 ans et demi et deux et demi, risquent à tout moment de se trouver privées de leur papa, et placées à l’ASE si leur mère va plus mal. Le renvoyer dans un pays qu’ils ont fui, Anna et lui, à la suite de traitements violents et injustifiés, c’est l’envoyer vers un inconnu insoutenable et plonger Anna et les enfants dans la plus grande détresse. Expulsé à Moscou, Kamal se retrouvera citoyen « sans propiska » - soit de deuxième zone -, contraint à nouveau à la vie d’un sans-papiers au sein cette fois de la Fédération de Russie. Au Daghestan, Kamal est activement recherché. La police des frontières de Moscou n’aurait qu’à terminer le travail, et Kamal pourrait bien plonger, lui, dans l’oubli.
Contact : resf 33 . 06 16 23  27 39

Pyrénées Atlantiques : Préfet Philippe Rey    philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax secrétariat du préfet : 05 59 98 26 44,
bureau des étrangers :Pierre Larroque-Laborde   
pierre.larroque-laborde@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax du bureau des étrangers : 05 59 98 26 42
Gironde : Préfet: M. Dominique Schmitt . Fax du préfet : 05 56 90 64 76 dominique.schmitt@gironde.pref.gouv.fr
prefet@gironde.pref.gouv.fr
Fax de la préfecture de Gironde :  05 56 90 60 67
secrétaire général de la préfecture : bernard.gonzalez@gironde.pref.gouv.fr
préfet délégué à la sécurité et à la défense : jean-marc.falcone@gironde.pref.gouv.fr

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



2)  Expulsion imminente du père d’Amine, enfant d’Ivry-sur-Seine :

Monsieur Mohammed HAHROUR est enfermé dans le centre de rétention du Mesnil-Amelot pour être expulsé vers l’Egypte, son pays natal. En France depuis 1992 mais sans papiers, il est le père d’Amine HAHROUR, 11 ans, un enfant d’Ivry qui a fait toute sa scolarité à l’école Joliot-Curie. Cette année, il est entré en classe de sixième au collège Sœur Rosalie (Paris 5ème).
Une première tentative d’expulsion a échoué la semaine dernière. Depuis le 17 novembre, jour de l’interpellation, l’angoisse grandit chaque jour davantage pour Amine et sa mère, Hasna. Les parents d’Amine sont séparés après un divorce douloureux. Mais Amine a droit à ses deux parents, la Justice ayant accordé la garde à la mère et un droit de visite au père. Hasna, qui dispose d’une carte de résidente de dix ans, ne veut pas que son fils soit privé de son père.
Mais ces considérations humaines n’effleurent pas les autorités. Alors que nous venons de célébrer le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, qui impose que dans toute décision administrative « l’intérêt supérieur de l’enfant » soit une « considération primordiale » (Art. 3-1), seule compte la politique du chiffre pour la préfecture du Val-de-Marne et le Ministère de l’Identité nationale.
Amine attend impatiemment son papa. De quel droit demander à ce garçon de 11 ans de renoncer définitivement à le voir, sauf à le rejoindre en Egypte, un pays qu’il ne connaît pas, qui n’est pas celui où il a grandi ? De quel droit demander à sa mère, pourtant autorisée à séjourner en France, de priver Amine de son père, sauf à s’exiler en Egypte ? Si le ministre de la rafle et du drapeau accomplissait son forfait en ajoutant Monsieur HAHROUR à son tableau de chasse, les parents d’élèves, les habitants d’Ivry, les enseignants ne lâcheraient pas l’affaire pour autant, jusqu’à ce qu’Amine retrouve son père.
L’« intérêt supérieur » d’Amine commande que les autorités remettent Monsieur HAHROUR en liberté et lui permettent de vivre non loin de son fils. Il commande aussi que la préfecture du Val-de-Marne le régularise. Mais apparemment, Monsieur BESSON et le prince de l’Elysée se sentent exonérés des considérations humanitaires, de l’« intérêt supérieur de l’enfant » et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont nous venons de célébrer le 20ème anniversaire.

Si vous voulez exprimer votre indignation, poliment mais fermement, adressez-vous à la préfecture du Val-de-Marne et au ministère de la rafle et du drapeau:

Préfet du Val-de-Marne : M. Michel CALMUX
Fax 01 49 56 64 06  ou 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13
michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr
Cabinet du Préfet : 01 49 56 64 17
Madame Courcoul, chef de cabinet : 01 49 56 60 68
Fax 01 49 56 64 17
Philippe Chopin directeur de cabinet
Jean-Luc Névache  secrétaire général

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

2/ Des nouvelles (2 décembre) de M. H. ADB  EL GAWWAD (dernier resf info)

Le JLD avait libéré M. ABD EL GAWWAD « pour manque de diligence de la préfecture à entrer en possession du laisser-passer mis à disposition par le consulat ». Mais le procureur avait fait appel.  Monsieur et son avocat ont fait un  recours contre cet appel, et ont gagné : victoire ! Trois très jeunes enfants (5, 4 et 2 ans) ont retrouvé leur père !! La régularisation reste à gagner.

3/ Le 20ème anniversaire de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant) a été l’occasion pour RESF, à travers plus d’une vingtaine d’initiatives, de mener campagne pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant. Retrouvez leurs échos :
A Marseille : http://www.educationsansfrontieres.org/article24188.html
A Lyon : http://www.educationsansfrontieres.org/article24437.html
A Paris : Six heures pour les droits de l’enfant au CentQuatre. Pour patienter avant le DVD, vous pouvez disposer :
- des enregistrements audio : http://www.educationsansfrontieres.org/radio
- l’intervention de Aminata Traoré, interpellant les politiques
http://www.dailymotion.com/video/xb946k_aminata-traore-le-22-nov-2009_news
et des photos de Jean Claude Saget  http://picasaweb.google.fr/lh/sredir?uname=saget78&target=ALBUM&id=5408125520823859393&authkey=Gv1sRgCJ6Fy7KZivTC0gE&feat=email

Cette dernière initiative (au CentQuatre) nous couté quelques sous et même un peu plus… Ce sont bientôt les fêtes, les dons, subventions, oboles, étrennes, etc… de ceux qui le peuvent seront les bienvenus (chèques à l’ordre de RESF, à envoyer à RESF/EDMP 8 impasse Crozatier, 75012 Paris)."

 

09/10/2009

Je signe aussi le communiqué commun contre les charters des migrants afghans expulsés vers leur pays. Je m'élève contre la politique de non reconnaissance du droit d'asile de personnes étrangères en danger dans leur pays, réfugiées ici.

 

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Communiqué commun (33 organisations) : Après Calais, les autorités franco-britanniques préparent un charter pour Kaboul.

07.10.09

Voir le reportage

Voir l'article

 

 

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05.10.09

"Un « charter » franco-britannique serait prévu pour le 6 octobre à destination de Kaboul. Alors que les conditions humanitaires et de sécurité ne cessent de se dégrader en Afghanistan, que les ONG comme le Secrétaire général des Nations unies se déclarent particulièrement préoccupés par la situation, la France et la Grande-Bretagne tentent, comme au mois de novembre 2008, une opération conjointe. L’Afghanistan est un pays en guerre. Il est inacceptable d’y renvoyer ceux qui s’en sont enfuis à la recherche d’une protection en Europe.

En France, le ministère de l’Immigration se moque des décisions des tribunaux de différentes régions qui ont remis en liberté 130 des 138 Afghans qui avaient été interpellés le 22 septembre, en vue de leur éloignement, lors de la « fermeture » spectaculaire de la plus grande « jungle » de Calais. Ces juridictions ont mis en évidence l’inanité de cette opération médiatique et ont rappelé le respect du droit et des libertés fondamentales des personnes. Plusieurs tribunaux administratifs ont par ailleurs annulé des arrêtés de reconduite à la frontière au motif du non-respect du droit de demander l’asile.

Le gouvernement n’en a cure et reste enfermé dans sa rhétorique de l’« appel d’air », selon laquelle Afghans, Erythréens, Irakiens, Iraniens, Soudanais, etc. ne viendraient pas en Europe pour sauver leur vie et leurs libertés, mais pour des raisons d’agrément et de confort : les rafles actuelles seraient supposées porter des messages dissuasifs dans les pays d’origine. C’est ainsi que sont pris en otages des Afghans du Calaisis pour tenter de dissuader leurs compatriotes victimes des violences au pays.

Les « opérations de nettoyage » se poursuivent et plus d’une cinquantaine d’Afghans ont été à nouveau placés en rétention la semaine dernière. Les « charters conjoints », qui sont contraires au principe d’interdiction des expulsions collectives, conduisent à des pratiques arbitraires, discriminatoires et inhumaines, au mépris des droits fondamentaux des personnes.

Nous appelons instamment les autorités françaises et britanniques à renoncer à tout projet d’expulsion vers l’Afghanistan et insistons sur la nécessaire mobilisation de tous pour empêcher cette expulsion collective qui mettrait sérieusement en danger la vie de ces exilés.

Nous réaffirmons qu’il est urgent de rendre son sens au droit d’asile en Europe en prévoyant un mécanisme permettant à tout réfugié de solliciter une protection dans le pays de son choix. En l’attente, la France peut, et doit, suspendre l’application du règlement de Dublin afin d’accueillir sur son sol les personnes qui continueront à fuir les conflits pour trouver refuge en Europe."

Le 5 octobre 2009

 

*Organisations signataires :
ACAT France (Action des chrétiens contre la torture), ADDE (Avocats pour la défense des droits des étrangers), ANAFE (Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers), APSR (Association d’Accueil aux médecins et Personnels de Santé Réfugiés en France), Association Primo Levi, Auberge des migrants (Calais), CAAR (Comité d’aide aux réfugiés – Bois-Colombes), Calais Migrant Solidarity, C’SUR (Calais), Cimade, Collectif Migrants (Dunkerque), Collectif Solidarité Migrants (Angres), Collectif de soutien des exilés (Paris), COMEDE (Comité médical d’aide aux exilés), ELENA (European Legal Network on Asylum), Emmaüs-France, Fédération de l’Entraide Protestante, Flandre Terre Solidaire, GAS (Groupe Accueil et Solidarité), GISTI (Groupe d’information et de soutien des immigrés), Itinérance (Cherbourg), LDH (Ligue des droits de l’homme), MRAP (Mouvement contre la racisme et pour l’amitié entre les peuples), PCF (Parti communiste français), RESF (Réseau Education sans frontières), SAF (Syndicat des avocats de France), SALAM (Calais), SALAM (Dunkerque), Secours catholique, Syndicat de la magistrature (SM), Terre d’errance (Norrent-Fontes), Terre d’Errance (Steenvoorde), Toits du Monde (Poitiers), Un Archet pour la Paix (Chloé Laroche),


Contacts presse :

 


Voir à ce sujet le site du Réseau d'Éducation sans frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

30/08/2009

Chama rentre en CP mais n'aura peut-être plus son père près de lui pour la rentrée de tous les enfants français. Son papa est vivant, alors pourquoi pleurerait-il ? Pourquoi son père doit-il être expulsé de France après avoir élevé son fils tout seul ?!?

Bonjour à tous et toutes,

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tc_dads_009539.jpgSix ans que ce papa élève seul son enfant et on voudrait l'expulser, laissant seul ce petit garçon qui a besoin de son père !?! Mais où va-t-on ?? Dans quel État j'erre ? Pauvres humains qui expulsent d'autres humains rien que pour faire du chiffre !!

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Je suis révoltée et scandalisée par ce que vivent nombre de familles démembrées. Cet été a été marqué par nombre de batailles pour aider des familles menacées d'expulsion ou de déchirement. Certains combats ont pu sauver des pères et des mères finalement acceptés en France mais d'autres expulsions n'ont pu être évitées.images-2.jpeg

Vous pouvez vous rendre sur le site suivant et vous constaterez par vous -même : http://www.educationsansfrontieres.org

images-3.jpegChama est un petit garçon de six ans et il entre en CP. Cependant, son papa vient d'être enfermé sous prétexte qu'il est angolais et sans-papiers, ce qui ne l'a pas empêché d'élever son fils seul et d'honorer son rôle de père. Chama est né en France en 2003 et son pays de naissance voudrait renvoyer son père, celui qui s'occupe de lui avec sérieux et amour depuis sa naissance !?!

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Pourquoi la France créerait-elle des orphelins alors que le destin a laissé un père à son fils. Bien vivants tous les deux, ils ont le droit de pouvoir vivre ensemble et de pouvoir vivre cet amour filial que nul sur cette terre ne saurait séparer.

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images-4.jpegSoyez donc nombreux à écrire la lettre donnée ci-dessous (proposée par le Réseau d'Éducation Sans Frontières) et à envoyer au Préfet de Saint-Denis, par fax ou mail. Vous pouvez aussi signer la pétition créée pour M. ABEL GABRIEL Joao et son fils Chama.

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Chloé LAROCHE

 

images.jpeg________________________________ Envoyé par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :tc_dads_009639.jpg

"URGENT : FAXEZ MAILEZ POUR DEMANDER LA LIBÉRATION DE M. ABEL GABRIEL Joao RETENU AU CRA DE BOBIGNY. SON ENFANT SE RETROUVE SEUL A QUELQUES JOURS DE LA RENTRÉE."

Préfecture de Seine-Saint-Denis : 

nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr 
courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
Fax :  01 48 30 22 88

Contact RESF - Malika Chemmah : 06 03 69 91 30

 

Signer la pétition

 

Modèle de lettre

 

 

A Monsieur Nacer MEDDAH,

Préfet de Seine Saint-Denis

Préfecture de la Seine-Saint-Denis

1, Esplanade Jean Moulin

93007 Bobigny Cedex

 

Saint-Denis, le 29 août 2009,

 

"Monsieur le Préfet,

 

Priverez-vous Chama Dieumerci, âgé de six ans, de sa rentrée scolaire, du soutien affectif et financier de son père ?

Arrêté le mercredi 26 août 2009 à Roissy, son papa, Monsieur Joao ABEL GABRIEL, ressortissant angolais, né le 24 août 1965 (n° étranger : 7503512525) a été placé au CRA de Bobigny le même jour.

Vendredi 28 août il a été présenté devant le juge des libertés qui a décidé de son maintien en rétention.

Il est arrivé en France en 2002 et vit à Saint-Denis de façon ininterrompue depuis 7 ans. En 2003, il a été débouté du droit d’asile et n’a depuis pas fait d’autres demandes de régularisation, non pas par négligence, au contraire il s’en souciait beaucoup, mais parce qu’il a été plus ou moins mal conseillé

M. ABEL GABRIEL se trouve dans un état d’angoisse extrême car arraché brutalement à son fils qu’il élève seul et de manière exemplaire depuis plusieurs années. Vous conviendrez comme moi que la place d’un père n’est pas en rétention mais auprès de son enfant et encore davantage à quelques jours de la rentrée scolaire.

Que diront parents et enseignants aux camarades de Chama Dieumerci devant sa chaise laissée vide ?

Parce que je pense également que « le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore qu’un droit, qui s’applique à toutes les familles », c’est avec confiance et détermination que je vous demande de procéder à la libération, à l’abrogation de l’APRF pris à l’ encontre de M. ABEL GABRIEL et à sa régularisation pour raisons humanitaires et à mettre tout en œuvre pour qu’il retrouve son fils au plus vite.

Recevez, Monsieur le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés."

Votre signature__

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Commentaires

Bonsoir - vous pouvez aider Chama Dieumerci en vous associant à l'action lancée par le site http://www.dieumerci.fr - merci

Ecrit par : Thierry | 31.08.2009

 

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Merci beaucoup Thierry. J'y vais tout de suite. De gros bisous pour Chama.
Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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Communiqué Resf / Après la conférence de M. Besson :

Le 4 septembre 2009 /
APRES LA CONFERENCE DE PRESSE DE M. BESSON__

"Les déclarations d’Eric Besson lors de sa conférence de presse du 3 septembre appellent quelques commentaires.
Il assure que « les parents [emprisonnés en CRA] sont libres de choisir d’amener ou pas leur enfants dans un centre de rétention ou de les confier à l’extérieur » et qu’il « ne suffit pas que l'on entre en France, que l'on inscrive son enfant à l'école pour qu'il y ait protection (ndlr: régularisation) des parents ». Arrogance, vulgarité, démagogie, M. Besson a vite appris de ses nouveaux amis. On dirait du Frédéric Lefèbvre !
Sur le fond, son discours oscille entre inconsistance et monstruosité. Il est stupéfiant d’entendre un ministre tenir des propos d’une telle légèreté sur les questions dont il a la charge. Ramener la véritable odyssée qu’est le parcours de nombre d’immigrés à de vagues formules simplistes (« Il ne suffit pas que l’on entre en France ») témoigne d’une inculture inquiétante. Ce sont des vies entières, des enfants, mais aussi un travail, un logement, des années de présence, une famille souvent que le ministre traite avec tant de désinvolture.
La « liberté » qu’accorde M. Besson aux parents de faire enfermer leurs enfants avec eux ou de les « confier à l’extérieur » (à qui ? A l’assistance publique ?) est une imbécillité ou une monstruosité. Probablement les deux. M. Besson s’imagine-t-il que c’est quand la police débarque à 7 h du matin, arrache les enfants du lit, menotte les parents, qu’on a la « liberté » d’abandonner ses enfants ?
En d’autres temps, les possédants, les bien-pensants et les parvenus soupçonnaient les milieux populaires de faire des enfants pour vivre des allocations familiales. M. Besson renouvelle le genre en les accusant d’utiliser leurs enfants pour obtenir des papiers. Le style, c’est l’homme. Il ne suffit pas d’énoncer des platitudes pour justifier des infamies."

Allez voir le site : http://www.educationsansfrontieres.org

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.09.2009

 

____________________________________Le 9/09/09 : LE PÈRE DE CHAMA EST ENFIN LIBRE !!!!

 

Une heureuse nouvelle pour Chama et son papa, pour tous ceux qui les ont défendus et aidés :

le père Chama est enfin LIBRE depuis le 9 / 09 / 09.
Puisse-t-il être régularisé sur un long terme et vivre avec son fils une longue vie heureuse en France !!

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 11.09.2009

 

26/08/2009

Je défends la famille OGELE, expulsée sauvagement à Orléans de son logement avec quatre enfants, à trois semaines de la rentrée. Colère et indignation aussi pour Dah, mauritanien demandeur d'emploi qui a été dénoncé par un employé du Pôle Emploi.

as1128mrgn_12.jpgBonjour à tous et toutes,dl_m40_0083.jpg

 

La rentrée se prépare mais pour certaines familles, elle ne se fera pas normalement. En effet, dans notre pays, des enfants sont mis à la rue avec leurs parents, sous prétexte que ces enfants “pleurent et font du bruit”.

817906245.JPG.jpegAinsi, une famille vivait à Orléans, hébergée dans l’ancienne gendarmerie d’Olivet, un Centre d’hébergement géré par la Croix-Rouge. C’est un couple nigérian,  Monsieur et Madame OGELE. Ils ont quatre enfants et étaient dans une dynamique d’insertion, avec un emploi honoré par Madame.

Le 13 août, ils ont été expulsés violemment par la responsable du 115 elle-même, sur les ordres de la Présidente orléanaise de la Croix-Rouge, organisation qui se démarque habituellement par un comportement solidaire basé sur l’entraide et le service à autrui.images.jpeg

Quatre enfants de deux à sept ans ont vu leurs affaires jetées par la fenêtre du premier étage, emballées dans des sacs plastiques ou des draps.hs065213_bc2_wj.jpg

Trois semaines avant la rentrée scolaire, on leur a proposé une solution d’urgence sur huit nuits. Huit nuits à l’abri et la journée : dans la rue. Aujourd’hui, le délai de cette semaine d’abri d’urgence est passé. Où sont-ils ? Trois de ces enfants sont scolarisés. Que va décider le Préfet qui laisse des enfants dormir dans la rue. Va-t-il les placer à la DASS et leur trouver une famille d’accueil, séparant parents et enfants, dans la pire des tortures morales ?!! C’est malheureusement un risque.

425050.jpgSanctionner une famille pour un manque de logement, pour une expulsion sauvage, est inhumain. Ces parents risquent de se voir arracher leurs enfants parce qu’on les a mis dehors, parce que leurs enfants pleuraient et qu’ils faisaient trop de bruit ?!!

C’est abominable.

Je suis très inquiète, ainsi que nombre de personnes du Réseau d’Éducation sans Frontières. Comment peut-on en arriver là dans l’indifférence générale ?

hs065200_bc2.jpgCette info est passée discrètement au mois d’août, alors que beaucoup de français sont en vacances. Maintenant que vous êtes au courant, j’espère que vous allez réagir et écrire en masse à ce Préfet, afin de protester et de montrer que nous nous occupons de cette famille en danger.  Vous pouvez aussi écrire à Monsieur Serge GROUARD (UMP), Député-Maire d’Orléans.jf771BBEA_0365.jpg

Merci pour la solidarité que vous montrerez pour cette famille nigériane.

À Orléans, un événement m'a aussi beaucoup troublée. Un agent du Pôle Emploi a profité d'un rendez-vous donné à un demandeur d'emploi mauritanais, Dah, sans-papiers, pour le livrer à la Police et aux autorités. Il y a deux ans, en Rhône-Alpes, cela s'était déjà produit et c'est inacceptable. Vous pouvez vous rendre sur le lien suivant : http://cgt-pole-emploi.fr/index.php/les-editos/408-a-orleans-du-pole-emploi-au-centre-de-retention.html

images-2.jpegEn tant que petite-fille de Résistant de la Seconde Guerre Mondiale, je n'oublie pas ce qu'on pu faire tous les collaborateurs de notre pays ainsi que le Gouvernement de Vichy, qui ont dénoncé des milliers de personnes et de familles en danger afin de les faire expulser vers l'Allemagne, déportées et massacrées.images-1.jpeg

Aujourd'hui, le massacre est moral mais il existe. On ne tue personne mais on terrorise, on expulse violemment, on démembre des familles entières, on prive des enfants de leurs parents. On place des enfants dans des Centres de Rétention pour étrangers, avec leurs parents, dans l'attente d'une expulsion. On arrache des enfants de leurs bancs d'école, on les retire de leur classe. Certains enfants voient leur père embarqué de force dans un charter. Enfants en pleurs, parents déchirés.

dl_m40_0056.jpgAlors, on ne peut se taire et je ne me tairais pas.

Chloé LAROCHE

 

____________Voir l’article suivant ainsi que les photos et le film de l’expulsion :

 

http://resf45.hautetfort.com/archive/2009/08/24/4-jeunes-enfants-et-leurs-parents-jetes-a-la-rue-par-des-res.html

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24 août 2009.

"Quatre jeunes enfants et leurs parents jetés à la rue par des responsables de la Croix Rouge d’Orléans."

 

“Cette famille, avec 4 enfants de 2 à 7 ans, logeait dans une chambre à l’ancienne gendarmerie d’Olivet. La maman venait d’avoir un titre de séjour et avait trouvé un travail. 3 des enfants sont scolarisés sur Olivet.

Le 13 août 2009 (3 semaines avant la rentrée scolaire) la responsable du 115, exécutant les ordres de la Présidente orléanaise de la Croix Rouge, accompagnée de 2 vigiles les a expulsés violemment.

Il n’y avait rien à discuter. « Vos enfants pleurent et font du bruit. On vous l’a déjà dit. Vous sortez aujourd’hui j’ai une autre famille à mettre à votre place. Ici c’est moi le chef, vous n’irez pas vous plaindre à Tours » (Tours parce que c’est là que réside la nouvelle directrice qui a en charge l’ancienne gendarmerie d’Olivet, depuis le licenciement express  de l’ancienne directrice).

Rapidement l’ensemble des affaires de la famille a été mis dans des sacs qui ont été jetés par la fenêtre du 1er étage. D’autres affaires ont été emballées sauvagement dans des draps, le tout avec des réflexions désobligeantes du genre : « Mais quelle quantité de vêtements ils ont ! » Comme si la famille les avait volés ou qu’elle les imaginait vivant nus ! Alors qu’il est évident qu’il en faut des vêtements pour 4 enfants et 2 adultes pour l’hiver et l’été. Un vigile a même bousculé la maman qui s’est retrouvée au sol. Cette expulsion s’est entièrement déroulée en présence des enfants. Pour plus de détails regardez, par ailleurs,  les photos prises durant cette sauvagerie.

Depuis, la famille passe la nuit aux Centre des Montées mais le matin tout le monde est dehors dans la rue jusqu’au soir 19h. Et pour combien de temps car on leur a déjà dit que les Montées c’est 8 nuits par mois et qu’après rien n’est sûr. Déjà, ce dimanche soir 23 août, la famille est à la rue pour la nuit : « vous avez épuisé votre quota de 8 nuits et il n’y a pas de places » leur a-t-on dit.  Plusieurs fois depuis leur expulsion les enfants ont été malades et les consultations se multiplient à l’hôpital.

Que va devenir cette famille qui commençait à se construire un avenir ? Quelle va être la rentrée scolaire des enfants ?

Cette situation ne semble pas émouvoir particulièrement le préfet. Il n’y a rien d’étonnant à cela : depuis des mois, quasiment tous les jours, des enfants dorment dans la rue et il n’a pas encore bougé le petit doigt.

Les responsables de la DASS n’y voient rien à redire et ne se bougent pas plus. Sauf à suggérer un placement des enfants. Ce serait un comble car la famille n’est en rien responsable de cette situation !

Faut-il voir, dans l’attitude des uns et des autres, une connivence et des arrangements concertés entre « amis » ? Faut-il y voir un accord d’actions concertées pour appliquer une honteuse politique vis-à-vis des demandeurs d’asile et des sans papiers ? La multiplication des situations où les uns et les autres agissent de concert, nous servent les mêmes arguments au mot prêt, font semblant de se rejeter la balle ou se servent de la lâcheté de l’un pour couvrir la leur, nous font penser qu’il n’y a pas de fumée sans feu dans cette situation de l’hébergement d’urgence sur Orléans.”

Pour lire l'article paru dans la République du Centre : http://resf45.hautetfort.com/media/00/01/817906245.JPG

Pour visionner le reportage de France 3 : http://www.dailymotion.com/video/xa8c2p_france-3-centre-e...817906245.JPG.jpeg

Pour les photos prises au moment de l'expulsion, trois liens à consulter :

 

http://resf45.hautetfort.com/media/00/02/1142793111.pdf

http://resf45.hautetfort.com/media/00/00/344105532.pdf

http://resf45.hautetfort.com/media/00/00/272073714.pdf

 

François (Réseau d’Éducation sans Frontières)____________________________

 

Le lien de cet article est :

http://resf45.hautetfort.com/archive/2009/08/24/4-jeunes-enfants-et-leurs-parents-jetes-a-la-rue-par-des-res.html

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Commentaires

La croix rouge ne met pas les familles dehors sans raisons !!!!!!!!
J'ai écouté le reportage et la famille en question n'a pas respecté les règles du bâtiment ce que toutes personnes se doit de respecter . Pourquoi la croix rouge aurait mis seulement cette famille dehors et pas une dizaine ? c'est une question que je me pose.
C'est trop facile de taper sur ceux qui font quelques choses ( flic,pompier,croix rouge ,resto du coeur ect.....)
Mais je voudrais bien savoir si les personnes qui sont si outrés on hébergés cette famille a la rue ou si ils ont trouvé un logement pour eux ???
Qu'a fait ce blog ou MR AUCHERE françois de éducation sans frontière ??

J'espère avoir une reponse et que mon message soit publié 

merci

Ecrit par : isa | 31.08.2009

 

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Bonjour Isa,

Et vous, qu'avez-vous fait, Isa ? Monsieur AUCHERE aidait cette famille pour son intégration et il est outré comme moi de voir une famille avec des enfants mise dehors de cette façon. Vous n'avez qu'à regarder le film et les photos de l'expulsion. Que retiendront les enfants de ces scènes violentes et expéditives ? Que ce soit la Croix Rouge est encore plus révoltant, ne trouvez-vous pas ? Les associations humanitaires ne sont pas intouchables... ou alors ça devient des sectes, un groupement qui a toujours raison et détient seule la vérité. Pas touche ou on en prend plein la figure si on ose les critiquer. Avec tout le travail social qu'ils font, je trouve personnellement qu'il y a eu là un problème que j'ai voulu dénoncer dans cet article. Après, je respecte cette association puisque je suis moi-même secouriste et que je connais l'ampleur de leur travail et de leur efficacité. 

Après, me demander ce que j'ai fait pour cette famille... J'ai écrit pour elle afin de lui témoigner ma sympathie et mon intérêt, ma révolte et mon indignation, comme tout citoyen en a le droit. Beaucoup se taisent ou préfèrent penser que tout va bien dans le meilleur des mondes et que ceux qui sont expulsés "doivent sûrement avoir des choses à se reprocher". Vous dites que cette famille n'a pas respecté les règles... On peut trouver d'autres solutions en sachant aussi qu'il y a des enfants dans cette situation. 

De plus, Isa, si vous lisez tous mes articles, j'aurais beaucoup de monde à héberger ou à protéger et j'aimerais beaucoup pouvoir le faire (que ce soit des familles expulsées de leur logement ou du territoire français) mais il faudrait que je crée une fondation et que j'ai un minimum de moyens. Je lance donc appel à mécène pour financer un logement plus grand afin de faire de l'accueil et de l'hébergement de personnes en difficulté. Car pour l'instant, je m'occupe de trois enfants dont deux que j'ai retiré d'orphelinats, l'un roumain et l'autre béninois. Dans mon modeste appartement, je pourrais loger en dépannage trois personnes, voire quatre... si une association a besoin de mon aide. Je lance d'ailleurs cette proposition au Réseau d'Éducation Sans Frontières. Et si cette famille d'Orléans veut venir à Grenoble en attendant d'avoir mieux, c'est possible. 

Vous voyez Isa... Votre message est publié et vous avez une réponse de ma part. J'aurais grand plaisir à vous relire et je vous adresse mes meilleures salutations, en espérant avoir des nouvelles de cette famille et de ces enfants qui doivent être dans le plus grand désarroi quand d'autres préparent paisiblement leur rentrée. 

Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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bonjour Chloé

Je fais partie de pas mal d'associations , c'est pour celà que ma réaction est sans doute violente . Plus on en fait et plus c'est un dû pour certains (heureusement ils sont minoritaire a penser ainsi). Ce qui me deplait dans l'article c'est la mauvaise foi du journaliste ,de la famille et de éduc sans frontiere qui font passé une association de plus en citant des personnes d'inhumain alors que cette famille a eu des avertissements et ils y a eu des plaintes envers eux .
La croix rouge ou autres organisme n'ont aucun interet d'expulsé cette famille sans raison.
Il y a des regles a respecter surtout dans la structure que l'on voit dans le reportage .
Saviez vous que la pmi sur demande de voisin est venu constater si les enfants n'étaient pas martyrisés tellement ils hurlaient.
Sur la photo je vois des personnes qui ramassent des affaires et un enfant assis sur un fauteuil bien sagement ( pas du tout traumatisé mais plutot comme du déjà vecu, hélas!!!)
Je sais que les photos sont souvent mal interprété ou bien souvent déformé pour mettre a sa sauce .
autres choses vous avez retiré 2 enfants de l'orphelinat pour avoir une médaille ?
Je comprends bien que toutes ses personnes ont quitté famille et pays pour des causes dure a imaginé et surtout a vivre mais faut arreter de faire croire que la france ou autres c'est mieux .
sans les associations qui sont saturé que deviennent ses personnes ???
J'espere qu'un jour vous aurez assez d'argent pour ouvrir une structure d'herbergement sans jamais refuser une seule famille surtout l'hiver !

Je pense que cette famille n'a pas eu de chance mais elle l'a eu !
Je pense que des personnes qui expulses doivent avoir du mal a géré cette situation .
Savez vous ce que devient cette famille ?

Isa

Ecrit par : isa | 31.08.2009

 

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Isa,

Vous devez être très proche de la situation pour en savoir autant sur les causes de l'expulsion de cette famille. Plaintes, suspicion de mauvais traitements, hurlements des enfants. Peut-être connaissez-vous la personne qui a opéré l'expulsion ? Est-ce qu'elle dort bien ? N'y avait-il pas d'autres moyens ? Cette famille vivait dans combien de mètres carré à deux adultes plus quatre enfants ? Par quelles soufrances antérieures sont-ils passés ? Quelles batailles cette famille a dû mener pour s'intégrer en France ? Comment pouvez-vous juger si rapidement ? 

On juge l'arbre à ses fruits. Ce que je vois, c'est l'effort de certaines personnes comme Mr Auchere, du Réseau d'Éducation sans Frontières, envolés d'un coup de balai.

Ce que je vois, ce sont quatre enfants qui ont été expulsés de leur logement. Ils ont vécu dans la rue depuis, après un hébergement d'urgence de huit nuits, et qui sait où ils sont à cette heure ?

Votre solution me parait visiblement toute trouvée : ces enfants vont être placés pour être épargnés de "mauvais traitements". Ils vont grandir dans des familles "honorables" et ne verront peut-être plus leurs parents, étrangers à ce pays, étrangers à leurs enfants, étrangers à ceux qui ont grandi ici et qui ne voient pas d'un bon oeil arriver des africains.

Vous aidez, vous faites partie de plein d'associations et vous arrivez à tenir certains propos qui me font penser au Front National.

Vous me demandez si je veux une "médaille"... Non merci. Je vous parlais de mon action pour répondre à votre défi, pour vous dire ce que je fais de mes mains et avec mon coeur.

Une dernière chose, avant de juger cette famille, je vous conseille de marcher dans leurs mocassins durant un mois, c'est-à-dire de prendre durant un mois leur destin tout entier, les mètres carré où ils vivaient, la pauvreté dans laquelle ils étaient, les difficultés de toutes sortes durant leur parcours en France... et après, on pourra reparler.

Et si cette famille m'entend, la famille OGELE, qu'elle sache que je pense très fort à elle et à ces quatre enfants, balottés par la vie. Je souhaite qu'une solution soit trouvée pour qu'ils puissent vivre dans un logement adapté à six personnes et qu'ils puissent grandir sans la peur au ventre.

Cordialement,

Chloé LAROCHE

PS : Quand vous parlez de "mauvaise foi du journaliste", vous parlez de quel journaliste ?

Ecrit par : Chloé Laroche | 31.08.2009

 

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Chloé

Effectivement je connais des associations pour en avoir fait partie qui brassent beaucoup de parole et de vents mais le pire dans tout cela elles sont persuadés d'avoir agi . Là voyez vous et ce n'est que mon point vue ,il n'y a rien de pire que de faire croire ou espéré a une famille que tous va s'arranger grâce a son association ! pour moi c'est prendre les gens pour des cons.

Ce que je veux dire c'est qu'a part la croix rouge qui a donner un toit a cette famille ? 

Les autres assos savaient que la famille Ogele allait etre expulsé !!!! Qu'ont elles fait pour eux ???? une montagne d'oreiller et de couvertures devant la prefecture , franchement Chloé c'est facile de raler et de brasser du vent .

Quitter son pays je sais que s'est tres difficile a supporter car l'exclusion est des 2 pays.

Je m'inquiete autant que vous de cette famille mais je n'ai pas la solution helas pour eux et pour tant d'autres . je parle comme une personne réaliste et non comme le FN car pour vous dire ce que l'on pense doit forcement faire parti du FN ou AUTRES.

Je pense aussi aux personnes qui font parti d'une assos et qui sont obligé de mettre une famille dehors la decision est dure .

Voyez vous je ne choisis pas de clan ,je pense a toutes ses personnes.

les famille vivent dans quelques metre carré grace a la croix rouge ( je le precise car je ne connais pas d'autres assos pour hébergé 100 familles).Mais n'oublions pas quelles ont un toit toutes ses familles , voilà ce que je retient .
La famille Ogele a eu cette chance d'avoir un toit certes avec des règles mais pour hébergés 100 familles il faut imposer des règles surtout dans une structure ou tant de culture se mélange,qu'en pensez vous ??

quand je parle de la mauvaise foi du journaliste ,c'est du journalisme que je fait allusion car le présentateur ne fait que répéter ce qui est écrit . ce que je reproche c'est qu'il n'y a pas tous le monde d'interroger pendant le reportage (voisins extérieur , voisins de structure, Pmi,Dass,ect..... parler moins de 3 minutes dans un journal pour essayer d'expliquer des mois de galère. 
Savez vous que la famille Ogele a déjà été expulsé d'une autre structure avant que la croix rouge les accueille. (je ne pense pas que vous sachiez grand chose sur cette famille ) 

Voilà ce que je voulais dire aider les personnes c'est très bien et tant que je peux le faire je vais etre sur le terrain mais faut arrêter de dire des conneries sur les assos qui font des choses et même si on ne fait pas bien un jour ,on fera mieux le lendemain .c'est ce que je pense chère Chloé .

posez vous les bonnes questions et le pourquoi du comment et surtout que faire quand on peut sinon on brasse du vent .

bonne journée

Ecrit par : isa | 01.09.2009

 

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Merci Isa.

Quand je vous lis, je me dis que finalement, il n'y a pas d'espoir pour certaines trajectoires, certains destins. Expulsés, ré-expulsés... exclus, renvoyés, sans racines, déchirés, bientôt démembrés de leurs enfants peut-être... Le train est en route et même les associations qui aident rebroussent chemin devant l'inéluctable.

Ce que je souhaite, c'est juste que les enfants de cette famille soient sortis de cette galère, de cette destinée sans issu.

Juste qu'ils puissent vivre une vie comme tous les enfants.

Malheureusement, je sais trop que quand on est enfant, on fait partie d'une famille et qu'on subit la destinée de cette famille et les aléas de ses parents.

Alors je vais dire une chose : soit ces quatre enfants subissent des mauvais traitements et ils doivent être sortis de là, soit ils n'en subissent pas et la rumeur est terrible.

Cordialement,

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 01.09.2009

24/08/2009

Pour un père serbe expulsable de France et ses deux enfants dont l'un est né en France en 2000. Il a neuf ans et sa soeur a treize ans. Ils risquent de ne jamais revoir leur père. "Le maintien de l'unité familiale est une règle immuable."

images-10.jpeg
Bonjour à tous et toutes,images-11.jpeg
images-5.jpegActuellement, une famille est encore malmenée, déchirée, écartelée... et c'est insupportable.
Un père serbe en prison.
images-12.jpegDeux enfants de treize et neuf ans qui pleurent leur papa.
Des enfants scolarisés en France depuis toujours et un père, Vojin MILIC, présent sur notre sol depuis treize ans.
Il est enfermé depuis le 12 août au Centre de Rétention de Palaiseau, dans l'attente d'une expulsion de France.
Je vous informe de cette situation car nous ne pouvons laisser mentir Monsieur Besson qui a déclaré, je cite :
"Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière".images-3.jpeg
C'est une très belle phrase et j'aimerais que Monsieur Besson l'assume et la rende vivante. Que ces deux enfants et leur mère ne pleurent plus et qu'on stoppe cette situation, qu'on leur rende leur père et leur mari.
Je vous transmets à cet effet l'appel du Réseau d'Éducation sans Frontières que vous trouverez ci-dessous, ainsi que les actions à faire.
Soyons nombreux à réagir et à agir vite en écrivant aux différentes adresses INDIQUÉES EN FIN D'ARTICLE.
Chloé LAROCHE
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"Vojin MILIC est serbe. Il est enfermé au CRA de Palaiseau depuis son arrestation à Beauvais lors d'un contrôle routier le 12 août. Il vit en France depuis 1996, soit 13 ans. Sa femme Snezana MILIC qui vit en France depuis 10 ans a rendez-vous la semaine prochaine en préfecture de Bobigny pour y retirer son titre Vie privée et familiale. Jouana, l’aînée de ses enfants est arrivée en France en 1999, à l’âge de 3 ans, son jeune frère y est né, en 2000. L’un et l’autre y ont fait toute leur scolarité. Ils sont très affectés par la disparition de leur père.

En outre, immédiatement après une première arrestation, il y a un an, Vojin MILIC a fait une septicémie. Il a passé six jours dans le coma et son état nécessite des soins.

Son arrestation et l’éventualité de son expulsion suscitent stupeur et incompréhension de tous ceux qui connaissent la famille. Aussi, ce matin (22 août), quand il a été traduit devant le juge des libertés d'Evry, sa femme, sa fille, son frère et sa belle-soeur (Français), la directrice de l'école de son fils qui était venue de Drancy avec son mari, les militants du RESF, tous avaient bon espoir : un juge, ‑‑celui des Libertés, qui plus est !‑‑ ne pouvait laisser une telle injustice en l'état.

C'était se tromper lourdement. Le juge était là pour dire la loi, celle de Monsieur Sarkozy. Il l'a dite, sans trembler ni rougir : Vojin MILIC reste en prison administrative. Sa femme et sa fille en pleurs ? Sa famille étranglée d'indignation ? Les policiers présents qui avaient honte du travail qu'on leur fait faire ? Ce n'est pas son problème... On lui a souhaité de déjeuner de bon appétit quand on l'a croisé, quittant ce qu'on peine à appeler le palais de Justice...images-6.jpeg

images-9.jpegVojin MILIC sera ramené au CRA de Palaiseau. Il était prévu qu’il soit expulsé lundi mais la police n’a pas obtenu de laissez-passer. On va donc le laisser mariner et se désespérer des jours et des jours encore. Des jours qu’il faut mettre à profit pour réagir encore plus fort. Alerter la presse, faire savoir ce qui se passe au pays dont Sarkozy est président. Dire, clamer partout que Besson ment quand il soutient « Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière ».

 

images-7.jpegLE DEMEMBREMENT DES FAMILLES, CA SUFFIT !

 

Pour protester (sans injures ni diffamation)

Préfecture de Seine-Saint-Denis qui a pris l'APRF du 05/09/2008

Nacer MEDDAH, Préfet : nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Directrice des étrangers : arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

et : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Fax : 01 48 30 22 88

Préfecture de l'Oise qui a procédé à l'arrestation et à la mise en rétention

courrier@oise.pref.gouv.fr

philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr

Fax 03 44 45 39 00

 

Ministère du démembrement des familles

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 


Elysée parce que c'est là en réalité que les décisions se prennent  fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

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_________________ Le Réseau d'Éducation Sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

 
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