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06/06/2014

Grand concert de 400 enfants avec mon groupe à la Villeneuve de Grenoble. Les médias seront-ils présents pour parler du positif de ce quartier ?

villeneuve,grenoble,concert,enfants,violon,chloe laroche,les amis du violon solidaire,quartier,parc,musique,chanson française,clarinette,voix,chant,guitareJe vous convie tous à nous rejoindre ce 6 juin à partir de 14 h pour un grand concert, comme celui d'il y a deux ans, devant le collège en rond de la Villeneuve de Grenoble, dans le Parc Jean Verlhac.

J'y serai avec mon violon et mon groupe : les Amis du Violon Soli-Terre. Avec Louis Tomas à la guitare et voix et Marc Parisi à la clarinette.

Nous accompagnerons toutes les classes des écoles primaires de la Villeneuve, qui ont été dirigées toute l'année pour apprendre de magnifiques chants par Maximilien Barrot et Chantal Lévi-Alvares._____________________________________

https://www.facebook.com/pages/Les-Amis-du-Violon-Solidaire/262657990578636

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Info passée sur Radio France Isère et sur le Petit Bulletin, ainsi que sur Ovs Grenoble : "on va sortir.com"___

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Mon article d'il y a deux ans :

 

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Chloé Larochela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoissela villeneuve,grenoble,police,pompiers,voitures incendiées,incendie,voiture brûlée,quartier difficile,concert 1er juin,enfants chorale villeneuve,40 ans villeneuve,mutisme,crs,maire,destot,habitant,silence,médias,actualité,pauvreté,voiture,incendiaire,contravention,stationnement,injustice,travaux,parking,place,se garer,peur,angoisse

 

 

 

 

26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

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L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

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Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


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20/02/2013

L'école est pour tous, à quelques exceptions près... avec les moyens et personnels manquants. Mon témoignage de maman citoyenne gardant les yeux ouverts.

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L'année passée, au moment où Monsieur Sarkozy, encore Président, disait : "L'école est pour tous et doit s'adresser à tous les enfants", je vivais l'exclusion de l'école publique avec mon fils qui allait avoir sept ans.

L'exclusion d'un bon élève par le dégoût de l'école publique...école,école publique,rythmes scolaires,parent,enfant,citoyen,iufm,professeur,instituteur,violence,négligence,récréation,actualité,politique,école privée,niveau scolaire,ennui,punition,abus,exclusion,départ,déception,rased,grenoble,enseignement,ministre éducation,honte,peur,parole,écoute,classe,scolaire,décision,changement d'école,radiation,année scolaire,cp,élève,justice,règlement

Quand on oblige un enfant à recopier le règlement de l'école à l'écart de tous, (pas le résumé mais celui qui s'adresse aux adultes), parce qu'il avait parlé à la cantine. Quand on laisse la violence s'installer dans la cour de l'école, au point que mon fils a vu son pantalon baissé et que la honte a été mise sur lui quand on a laissé croire que c'est lui qui montrait ses fesses... Quand un directeur prend à partie un enfant devant tous alors qu'il est déjà exclu par les autres. Quand les professeurs des écoles, n'ayant plus d'aides dans leur classe (Rased), laissent de côté un bon élève -qui du coup s'ennuie- pour s'occuper des nombreux enfants en difficulté de leur classe. Quand on abandonne un élève dans l'école alors que toute la classe part finaliser un projet de construction à l'extérieur, comme c'est arrivé pour mon fils, le jour où il a dû recopier le règlement de l'école, sans même le comprendre.9417629-petite-fille-triste-les-larmes-aux-yeux.jpg

Mon fils est sorti de son école de la Villeneuve avant les vacances de février 2012 en pleurant et en disant qu'il ne voulait plus jamais retourner à l'école. Ce même enfant qui demandait à l'âge de deux ans d'aller à l'école et à trois ans d'apprendre à lire et écrire ! 

J'avais demandé depuis quelques temps de rencontrer la psychologue, proposant aussi un changement de classe pour mon fils, mais le temps a manqué à cette professionnelle et l'eau a coulé sous le pont de l'ennui, laissant le champ libre à la déception grandissant dans le coeur de mon fils.

11429439-garcon-debout-devant-un-tableau-noir-avec-bulle-de-pensee.jpgDernièrement, une conseillère familiale m'a confié son opinion que les parents devaient rester en retrait de l'école et de ce qui s'y passe, et qu'ils n'ont pas à s'opposer aux décisions et comportements du corps enseignant ni à donner leur opinion.

Je pense au contraire que nous sommes citoyens et qu'en tant que citoyens et parents, nous avons la responsabilité de prendre conscience d'un malaise existant au sein de l'école quand notre enfant souffre d'un état de fait. Si nous constatons des violences se poursuivant en cours de récréation, sans qu'un adulte n'intervienne -par faute bien sûr de manque de personnel-, si nous constatons que notre enfant est tombé et que personne ne nous a prévenu jusqu'au soir, laissant une plaie au crâne sans soins, prétextant qu'aujourd'hui, on ne doit rien soigner ni désinfecter, il est de notre devoir de parents d'agir et de signaler. Ce dernier fait s'est passé dans une école privée et il est véridique.14733387-retour-a-l-39-ecole-belle-carte-avec-les-maple-leafs-de-illustration.jpg


J'ai changé mon fils d'école et, au retour des vacances de février 2012, il a été reçu dans un nouvel établissement, dans une école privée accessible financièrement (je ne paye que quatre-vingt euros par mois). Il est arrivé dans une classe qui l'a très bien accepté ; mon fils a été accueilli par une maîtresse qui a su le rassurer sur l'école et sur le fait de pouvoir s'ouvrir de ses éventuelles difficultés avec d'autres enfants aux enseignants. Pouvoir accueillir la parole de l'enfant sans qu'il ait peur d'être puni, comme mon fils le vivait dans l'école précédente, et arrêter de punir tout le monde quand on préfère ne pas désigner un coupable. Quand on nous force à avaler de la terre comme mon fils en CP l'a vécu et qu'on est puni comme celui qui nous a humilié, parce que cela arrange le corps enseignant, c'est extrêmement injuste et destructeur.12668173-triste-larme-pleurer-d-39-un-il-d-39-un-enfant.jpg

Mon fils a rejoint une classe qui avait son niveau, avec beaucoup d'enfants ayant de l'énergie à revendre mais avec de l'avance pour la plupart. Il aime à nouveau l'école et a d'excellentes notes en CE1. Mais je dois dire que j'ai été amère d'entendre à propos de l'école publique qu'elle "existait pour tous", au moment où mon fils l'a quittée. Je pense que ce ne sont pas les rythmes scolaires qui sont à changer, mais plutôt l'encadrement des enfants, le nombre de personnel qualifié pouvant seconder les professeurs des écoles, les Rased à recruter en nombre, la formation IUFM des maîtres à remettre en route et des aides spéciales à mettre en place pour les enfants n'arrivant pas à apprendre à lire et à écrire.13208405-retour-a-la-carte-du-frere-mignon-et-soeur-de-l-39-age-ecole-primaire-a-pied-de-l-39-arret-de-bus-sc.jpg

Chloé LAROCHE13169775-les-enfants-des-ecoles-a-enseignement.jpg15831191-des-enfants-heureux-ensemble-sur-la-terre.jpg

 

15/09/2011

J'écris pour les nouveaux professeurs des écoles recrutés après le Master et jetés sans savoir nager en pédagogie pour assurer 27 heures de cours de la Maternelle au CM2.

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseBonjour à tous et toutes,

 

Il est étonnant de constater que notre État, l'État français, semble faire des économies sur des domaines comme l'Éducation.

 

Je dis "semble" car il semblerait que ce soit le cas, malgré que je sois obligée de me pincer pour y croire.

 

Les professeurs des écoles sont maintenant jetés dans les classes sans formation comme auparavant, avec pour tout bagage et passeport pédagogique leur seule jugeote et leur appréciation de la situation.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseOn recrute les nouveaux professeurs des écoles (anciennement on disait "instituteurs"), en fin de maîtrise, avec des années d'études universitaires à leur actif, et même parfois des ingénieurs… à défaut d'accepter les Bacs + 2, Deugs, Licences et autres personnes motivées à devenir instituteurs et à se former correctement.

 

Pour devenir professeur des écoles, il faut désormais depuis 2010 un Master ou Maîtrise. 

 

 

Le master est un diplôme qui se prépare après la licence, en quatre semestres.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Comptons donc quatre à cinq années d'université, sans aucun contact avec des enfants, et plongeons après concours réussi, dans une classe de 25 à 30 enfants, pour 27 heures de cours à assurer de la Maternelle au CM2.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseIl est absolument inconscient de laisser des enfants entre les mains de personnes n'ayant pas été formées à la petite enfance, à l'enfance et à la pédagogie. Autrefois, les futurs instituteurs bénéficiaient d'une formation en chant, musique, danse, pédagogie, tenue d'une classe, et avaient des modules sur chaque matière à enseigner comme les maths et le français. professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Ils avaient des stages avec accompagnement et possibilité de corrections des défauts. Ils se confrontaient les uns aux autres et partageaient leurs questionnements, doutes et progrès.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseAujourd'hui, ils sont dès la première année, après la réussite de leur concours, professeurs-stagiaires mais en responsabilité d'une classe immédiatement et à plein temps. Ils ont un tuteur chargé de les aider. Mais en sachant que le tuteur est souvent pris lui-même par un travail important de professeur, les nouveaux professeurs des écoles se retrouvent très souvent livrés à eux-mêmes, jetés par le Ministère de l'Éducation Nationale dans la rivière sans savoir nager.professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

Nous faisons donc des économies sur le dos de nos enfants, pour compenser ce que l'État français a su redonner aux plus riches des Français.

 

Et nous regardons lâchement le travail de sape et de destruction des meilleures structures françaises qui, comme les Tribunaux, se voient réduits à peau de chagrin et offerts à ceux qui ont les moyens de se défendre loin des tribunaux de proximité fermés à jamais.

 

professeur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseJe souhaite beaucoup de courage aux nouveaux professeurs des écoles et je leur dis de poursuivre leur solidarité ou de la construire en formant des groupes d'entraide et de solidarité pédagogique. C'est un métier qui s'apprend comme on apprend le métier de journaliste ou celui de médecin ou encore celui de coiffeur. Avoir détruit la structure d'études des professeurs des écoles, nommée IUFM, relève d'une pure folie.

 

Mais cette folie est si répandue qu'elle en est devenue douce.

La douceur étant parfois la pire quand il s'agit de la folie d'un système.

Car elle s'apparente au laisser-aller et à l'inconscience.

 

Chloé LAROCHEprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtriseprofesseur des écoles,iufm,instituteur,école maternelle,école primaire,formation,actualité,éducation nationale,master,maîtrise

 

 

 

22/01/2009

Que le projet de suppression des écoles maternelles ne voit jamais le jour. Mon témoignage comme intervenante de musique dans les écoles maternelles et comme maman.

Le 22 Janvier 2009.

Blog visité 26444 fois depuis avril 2008.

 

images-3.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Depuis quelques temps, j’entends une vague gronder et arriver sur toutes les écoles maternelles de France. 

Dans celle de mon fils aussi. 

On reçoit des tracts disant que l’école maternelle est menacée et par ailleurs j’entends Xavier Darcos, le Ministre de l'Éducation , qui a dit il y a quelques temps sur RMC Info et récemment sur France 2 que ce projet de suppression des écoles maternelles n’est pas d’actualité. Il dit que c’est une rumeur, un bobard.

Pourtant, cette vague gronde et les parents ont peur pour leurs enfants, car l’école maternelle est très importante pour eux. Elle apporte créativité et découverte de l’écriture, apprentissage de la musique, de la peinture, des travaux manuels, ainsi que découverte des sports, gym et activités de sorties diverses.

images.jpegJ’ai travaillé durant de nombreuses années en écoles maternelles comme musicienne intervenante à l’école, étant titulaire du fameux DUMI, le sésame des musiciens pour enseigner à l’école. J’y ai monté des projets musicaux, des spectacles sur les musiques du monde... avec des classes d’enfants de 3 à 6 ans. Vous ne pouvez imaginer ce que les enfants détiennent en eux d’imagination, de créativité, d’attention, de capacité d’apprentissage et de concentration.images-2.jpeg

Je défends du fond du coeur les écoles maternelles et je rends hommage aux instituteurs qui font un travail remarquable. Les instituteurs, que j’ai appris à connaître depuis 1984, date de mon premier travail en école maternelle... dans le Quartier de la Villeneuve de Grenoble... développent des trésors d’éducation, d’apprentissage, d’idées diverses pour stimuler les enfants dans leur évolution, dans ce rôle de tuteurs pour des petits arbres qui  attendent tant de l’adulte pour découvrir le monde, le plus tôt possible.

187640SDC.jpgMEDFR05250.jpgÀ trois ans, un enfant est grand ouvert pour écouter, pour comprendre, pour admirer la création et créer lui-même. Il a besoin de cette école maternelle. Mon fils le savait car dès l’âge de deux ans et demi, il pleurait en demandant d’aller à l’école. Mais il n'était pas encore propre, alors il a dû attendre, car contrairement aux propos tenus par Xavier Darcos, les professeurs des écoles ne changent pas les couches... et aujourd’hui, à l'âge de trois et demi, mon fils est heureux d’aller enfin à l'école depuis la rentrée de septembre.

Alors, que ce projet de suppression des écoles maternelles ne soit jamais concrétisé, jamais !!!!!!!!!!!images-1.jpeg

Chloé LAROCHE


 

____________ ANNEXE :

Voici des éléments de réflexion et des articles écrits sur le sujet, récoltés par mes soins. À vous de juger !!

 

 

Darcos va supprimer l’école maternelle

11 juillet 2008 Par Sébastien Rome (http://www.le69-3.or)

jeudi 17 juillet 2008, par Moé

 

“Le gouvernement va mettre en place un large plan d’économie dans l’Education nationale en réduisant la scolarité des élèves. Progressivement, les élèves de deux ans puis de trois ans et enfin de quatre ans ne seront plus accueillis à l’école maternelle. Le plan en préparation depuis plusieurs mois à Bercy sera bientôt mis en œuvre. En effet, la Caisse d’allocations familiales de Montpellier vient d’annoncer aux crèches et aux PMI qu’elles devraient s’apprêter à accueillir (ou plutôt garder en leur sein) les enfants de 2/3 ans à la rentrée 2009 puis, à terme, les enfants de 3/4 ans.”

 

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__________________  Interview de Gilles Moindrot, secrétaire général du SNU-ipp :

(sur http://www.enfant.com)

 

"Xavier Darcos a déclaré hier, sur l’antenne de France 2, ne pas souhaiter modifier l’accueil à l’école maternelle. Gilles Moindrot, le secrétaire général du SNU-ipp, syndicat de professeurs des écoles, est dubitatif." (Actu du 20/01/2009)

 

« Il n’y a aucun projet de modification de l’accueil à l’école maternelle… c’est un bobard ! » Comment réagissez-vous aux propos du ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, tenus hier sur France 2, dans Télématin ?

• Je suis étonné qu’il évoque les « bobards ». Ni les parents ni les enseignants n’ont inventé ces attaques contre l’école maternelle. C’est quand même le ministère de l’Education nationale qui a lancé cette crainte et qui l’alimente. Nous n’avons rien inventé !

Comprenez-vous l’inquiétude des parents ?

• Tout à fait. Les attaques sont une réalité depuis une dizaine d’années. Le nombre d’élèves de moins de 3 ans ne cesse de baisser. Il est passé d’un tiers d’une classe d’âge à moins de 20 % aujourd’hui. Ce sont des faits réels qui nourrissent l’inquiétude des parents.

Sait-on qui sera concerné par les suppressions de postes ?

• Le ministre annonce la suppression de 13 500 postes, dont 6 000 dans les écoles. Or dans le même temps, le nombre d’élèves augmente. On attend 14 000 élèves supplémentaires en primaire (maternelle + élémentaire) à la rentrée prochaine. Résultat, les classes vont être surchargées, les enfants en difficulté moins aidés.

• Cette diminution touchera aussi des postes qui participent à la qualité de l’école comme les relations avec les musées, les parcs nationaux ou encore les nouvelles technologies. L’offre éducative est rabougrie !

Qu’attendez-vous du ministre ?

• Il faut qu’il donne des garanties en matière de postes, de formation, des documents pédagogiques, des outils, des signes forts pour la valorisation du métier d’enseignant. Les paroles ne suffisent pas. Ce n’est pas parce qu’il dit qu’il ne va pas toucher à l’école maternelle que nous allons le croire. Il doit maintenant valoriser l’école et faire en sorte qu’elle garantisse une bonne base à toute la scolarité.

Propos recueillis par Maria Poblete

© Enfant.com

 

 

Un commentaire à cet article : par libellule le 21 janvier 2009

 

La menace sur l'école maternelle était claire :remplacement prévu de toutes petites sections par des jardins d'éveil payants dès la prochaine rentrée (information avérée relayée par ouest france; voir aussi le rapport Tabarot) avec l'objectif de continuer avec les petites et moyennes sections par la suite. Face à l'inquiétude des parents on n'en entends plus trop parler pour l'instant mais il faut rester vigilants car le rapport tabarot précise bien que si l'école maternelle est gratuite elle n'est pas obligatoire mais elle côute cher à la collectivité. trouver les informations reste long et difficile...”.

 

_____________________________

________________ Les attaques contre l'école maternelle :

(www.enfant.com)

 

• “Cela commence au printemps dernier lorsqu’un livre clame qu’il faut fermer les écoles maternelles. Cela continue avec la proposition d’une députée sur la création de « jardins d’éveil », qui permettraient la pré-scolarisation.

• Puis viennent les propos peu élogieux de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale. Il déclare : « Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours bac+5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? ».

• En novembre, dans un rapport, des sénateurs remettent en cause la scolarisation à l'âge de 2 ans et relancent l’idée des jardins d’éveil.

L’école maternelle vue par les parents :

• Selon un sondage commandé par le syndicat d’enseignants Snuipp à l’institut CSA*, 78 % des parents estiment que l’école maternelle fonctionne bien. Le pourcentage s’élève à 94 % lorsque ce sont les parents d’enfants de maternelle qui s’expriment.”

*Août 2008, « L’opinion des Français sur l’école maternelle et l’école élémentaire ».

Maria Poblete

© Enfant.com

 

Commentaires sur cet article :

 

• par Tornamorell Yolande le 21 janvier 2009 :

• “On voit bien la méthode Sarkozy, par les médias faire entrer dans la tête des francais qu'il faut pour le bien de leurs enfants remplacer l'école maternelle par un systéme payant ? Il s'agit en fait de privatiser l'école publique pour des raisons comptables en oubliant que c'est un droit acquis depuis plus de 50 ans et inscrit dans la constitution et les économies ainsi faites sur le dos des plus démunis vont droit dans les poches des amis de Sarkozy car le bouclier fiscal est maintenu pour les plus riches, les dépenses de l'Elysée multipliées par 400 et autres parachutes dorés toujours d'actualité.

Il faut réagir plus fortement et vite tous ensembles dans la rue si nécessaire contre cette politique de restriction tous azimuts de notre modéle social tant envié dans le monde.

Pour mes enfants j'ai combattu dans ma vie pour que l'ascenseur social fontionne mais depuis que le libéralisme économique veut s'imposer partout je suis trés inquiète pour l'avenir de l'humanité aujourd'hui joué en bourse.”

 

• par Claire le 18 janvier 2009 :

• “Je ne suis pas sûre que l'effet bénéfique ou pas de la maternelle soit en jeu, on penserait plutôt que les seuls intérêts soient financiers. Nos gouvernants pensent certainement qu'en laissant médire quelques technocrates qui ne connaissent même pas notre métier, le doute s'insinuera dans l'esprit des français : L'école maternelle serait-elle un repaire de fainéants toujours en récréation ?... Il sera tellement plus facile de la vider de ses enseignants et de ses enseignements. Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Mais décidément les ficelles sont bien grosses et ceux qui les manipulent bien arrogants. Si je ne pensais pas ce conseil inutile, je les prierais de se renseigner sur la maternelle, cela leur éviterait de dire des énormités capables de passer le mur du son.”

 

• par Jocelyne Marque le 18 janvier 2009 :

• “Je suis enseignante en maternelle (grande section), à un an de la retraite.

Je ne devrais plus être concernée... Et pourtant ! 

J'ai peur que si nous ne réagissons pas, l'avenir soit bien sombre pour nos enfants !

Quand j'ai commencé à enseigner, voilà près de trente ans, notre Ecole Maternelle faisait l'admiration de beaucoup de pays.

A présent, nous ne sommes bons qu'à changer les couches. Pourquoi un tel revirement ? Pourquoi ce mépris ?

Les enseignants du premier cycle sont toujours aussi motivés, passionnés et enthousiastes… 

Les anciens comme les plus jeunes.”

 

• par Patricia le 17 janvier 2009 :

• “Mr Darcos ne connait pas son sujet : les enfants qui n'ont pas 3 ans l'année de la rentrée scolaire ne sont pas comptabilisés dans les effectifs ! Ce n'est pas donc celà qui permet qu'une classe soit maintenue !

De plus, bien entendu que les enfants qui entrent à l'école doivent etre propres.

Quand ils font 2 ans de petite section, la maitresse leur fait un programme adapté la 1ere année, pour que la 2ème année il ne s'ennuie pas.

Mais il faut quand même reconnaitre que la plupart des pédiatres déconseillent de mettre les enfants a l'école avant ses 3 ans l'année de la rentrée car sinon celà leur fait trop d'année de maternelles.

Enfin, il me semble que le projet de jardins d'éveil était pour les enfants jusqu'à 5 ans ! La petite section et la moyenne section seraient suprimées ! Qui s'occuperait de ces jardins : des gens sans qualifications, des ATSEM, ...? Qui va payer, surtout dans les petites communes rurales qui ont du mal a faire vivre leurs écoles ?”

 

• par finou34 le 15 janvier 2009 :

• “L'école maternelle c'est avant tout un savoir pour TOUS et GRATUIT, chaque enfant, peu importe de quel niveau social il est issu peut accéder à toutes les richesses de l'école maternelle

Jardins d'enfants payants ou places réservées?

Cela va creuser indiscutablement les fossés sociaux, les savoirs et les aptitudes des enfants qui auront pu bénéficier d'activités d'éveils et les autres, issus d'un environnement moins bénéfique.

Les apprentissages seront retardés, si nos enfants écrivent en attaché à la fin de la grande section, voire avant, c'est bien parceque le graphisme à travers la peinture et autres exercices est travaillé par jeu avec le plaisir mais autour d'objectifs bien définis dès la petite section !!!

C'est détruire une grande richesse française, par excuse laborieuse d'économie ! Economie sur le dos de nos enfants ??? NON !

C'est désolant, il faut se battre, on ne peut pas laisser des générations se perdre...”.

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____________________________ <a href="http://www.actulab.com/referencer-un-site.php" target="_blank" title="gratuit et sans contrepartie...">Référencement instantané</a>

 

 

21/11/2008

Je me fais l'avocate des enseignants et Rased. Vitesse du monde et cortèges de manifestations.

Quand le Ministre de l'Éducation Nationale dit dédaigneusement que "le monde va plus vite que les cortèges de manifestations"... il oublie de dire que le monde ne marche pas. Il tourne. Il tourne mal. Et pour qu'on ne tourne pas en rond, ceux qui sont mécontents marchent pour protester. ange_ailes_color_es.jpg

Les enseignants ont donc manifesté hier et certains leur jettent la pierre. Certains leur envient les vacances, les horaires, les "avantages".

Mais ceux qui les dénigrent ne voient pas les enseignants et profs travailler d'arrache-pied chez eux, sur les cours, les corrections. Ils ne voient pas les séances d'humiliations et de bras de fer virtuels en face d'élèves devenus souvent insupportables, insultants, méprisants... pour certains.

ange_ange_amour2.jpgIls ne voient pas la dose de patience qu'ils doivent déployer devant des élèves difficiles même à partir de la Maternelle. L'énergie énorme décuplée pour éduquer les nouvelles générations, pour leur inculquer des matières, une connaissance, une ouverture sur le monde.

"Le monde va plus vite que les cortèges" mais qui dit que les cortèges n'ont jamais bougé les choses ? C'est à force de se faire entendre qu'on obtient gain de cause, qu'on obtient l'écoute de sa parole... et quand des enseignants comme les Rased sont menacés d'extinction, c'est comme une espèce menacée qui se défend avant de mourir.

Des Rased qui ont pour mission d'aider des enfants en difficulté scolaire. Un tiers d'entre eux va être supprimé puis le reste va ensuite être mis en reconversion professionnelle au sein de l'Éducation Nationale.

Si le ours blancs défilaient pour protester de leur extinction proche... qui dirait que leur cortège est inutile ?

Sûrement un mammouth....

Excusez-moi, Monsieur le Ministre de l'Éducation Nationale.

 

Chloé Laroche

19/10/2008

Je suis révoltée devant cette société qui pousse au désespoir des personnes humaines qui n'ont d'autre choix que se donner la mort. Suicides d'enseignants et de prisonniers.

Bonjour à tous et toutes,,

 

Mn_47b.jpgJe suis bouleversée par l'acte d'immolation par le feu qu'a fait une femme désespérée devant le centre de détention où se trouvait son compagnon d’origine arménienne. Josiane Nardi, 60 ans, est morte à l'unité des "grands brûlés" de l'hôpital de Tours où elle avait été transportée la veille dans un état "très grave" après s'être immolée devant la maison d'arrêt du Mans (Sarthe) en présence de journalistes, pour protester contre l'expulsion de son compagnon sans-papiers vers l'Arménie. "J'ai l'impression de vivre un mauvais rêve", a simplement dit, les yeux rougis par l'émotion, Henrik Orujyan, en apprenant le décès de sa compagne, selon un correspondant de l'AFP. Quand une femme en arrive à cette extrémité par amour et qu'elle convoque des journalistes pour que son acte ne reste pas inconnu du public... le minimum que l'on puisse faire est de penser à elle et de réfléchir à la situation qu'elle vivait avec son compagnon condamné, expulsé pour des faits de justice (selon les raisons officielles). Mn_52.jpg

 

Mn_24a.jpgJe suis bouleversée aussi par le décès de ce jeune de seize ans, Nabil, qui s'est pendu en prison. Il s'y trouvait pour trafic de stupéfiant. Cela valait-il de finir ainsi, emprisonné, désespéré de la vie à son âge, sans plus d'espoir qu'une cordelette où pendre ses membres tranchés par une société qui ne propose pas de fenêtres ouvertes aux jeunes ? ... qui ne propose que la prison à un mineur en quête d'attention et de repères.

90 suicides ont été comptés officiellement dans les prisons de France depuis le début de l'année !!! Il y a de quoi rugir et se demander dans quelles conditions les prisonniers purgent leur peine. Le 4 mars, j'ai été très choquée d'apprendre le décès de ce jeune homme d'origine gitane, Jérémy Martinez, assassiné par son co-détenu. Jérémy avait 19 ans et devait sortir dans la semaine qui a suivi sa mort. Ses parents avaient supplié l'administration de le changer de cellule car il a vécu un calvaire durant des mois, au sein de la prison de Valence, frappé par son co-locataire de cellule. Il avait des bleus au visage et dans le dos, entre autres humiliations et agressions. Le co-détenu qui agressait Jérémy avait de graves troubles psychiatriques et avait déjà tenté d'assassiner une personne. On a laissé le jeune homme avec cet individu dangereux, sans agir, sans réagir. On a crucifié Jérémy, le laissant vivre un calvaire d'horreur, martyrisé et finalement sacrifié sur l'autel d'une société en dérive... qui ne sait plus écouter les demandes d'une mère et d'un père. "Ma petite maman, je vous aime plus que tout au monde. Quand je sortirai, je vous serrerai très fort dans mes bras", écrivait Jérémy. Petite maman, je pense à vous et à votre fils, parti si tôt.

 

Mn_13.jpgJe suis bouleversée aussi par le suicide de Muriel, cette institutrice de 45 ans qui s'est pendue le 6 octobre dans une école de Massy, dans l'Essonne. Elle a choisi de poser cet acte terrible -son départ de la vie- dans l'école où elle enseignait... choix qui n'est certainement pas le fruit du hasard. Choix qui met le doigt et la conscience sur la difficulté d'agir des enseignants, privés de moyens, privés de postes, privés même de se servir de leur autorité auprès des élèves, autorité bafouée par les parents d'élèves et par les élèves eux-mêmes.

Ce qui me choque grandement est que les cours ont repris dans les classes de cette école dès le lendemain, comme si la vie reprenait son cours, comme si de rien n'était, chacun pensant : "La pauvre, elle était dépressive". Selon Bruno, son mari, elle n'était pas dépressive mais s'inquiétait fortement de l'annonce de suppressions de postes dans les RASED  (réseau d'aides spécialisées aux élèves en difficulté). Un tiers des RASED doit être supprimé. C'est énorme et profondément injuste. Bruno, le mari de Muriel, s'est prononcé clairement : "La semaine avant le drame, Muriel s'était montrée inquiète et soucieuse quant à l'annonce des suppressions des postes à venir dans les Rased. Elle allait bien, mais était assez remuée. Elle avait le sentiment d'une négation du travail des Rased. Elle me disait : "Tu te rends compte, tout ça pour en arriver là?"..... La hiérarchie de Muriel a communiqué des informations confidentielles concernant le dossier médical de mon épouse, ce qu'elle n'est pas censée faire. En plus, l'Inspection d'Académie a dit que Muriel avait repris en septembre. C'est faux. Elle a repris fin décembre 2007 après avoir été arrêtée trois mois. Avant ça, elle avait été en arrêt trois semaines en mai, point. En plus, ces arrêts ne sont pas tous directement liés à des problèmes de dépression. Soit on communique des éléments avérées, soit on se tait."

Muriel avait deux enfants, de 20 et 12 ans. Elle est partie seule, choisissant de se pendre dans un lieu, l'école, où des enfants apprennent, rient, évoluent, se construisent, apprennent, étudient, jouent. Mn_24.jpgQuand on sait que le monde repose sur l'énergie des enfants qui se lèvent tous les matins pour aller à l'école, on devrait respecter et protéger les professeurs des écoles et instituteurs comme des tuteurs indispensables et précieux pour notre société. On devrait leur donner tous les moyens matériels nécessaires pour accomplir leur mission et ne jamais imaginer, penser une seule seconde à supprimer des postes et des enseignants. CAR SINON ILS SE SUPPRIMENT TOUS SEULS, RENDANT LA SOCIÉTÉ RESPONSABLE DE LEUR TERRIBLE MORT.

Muriel, je ne t'oublie pas. Comme je n'oublie pas tous ceux qui luttent et travaillent pour une société plus juste et humaine.

Chloé L.

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Mn_102b.jpgSuicides d'enseignants :

 

Voici un rappel de quelques suicides d'enseignants depuis 2000:

- 17 mars 2000: Un instituteur de 41 ans tue ses deux enfants puis se suicide dans le grenier de sa maison à Jublains (Mayenne).

- 7 septembre : Un enseignant en comptabilité, âgé de 34 ans, se suicide par défenestration depuis sa salle de classe d'un lycée professionnel de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

- 12 avril 2001: Un instituteur d'une classe unique dans un village du nord de l'Alsace, âgé de 42 ans, se suicide en se jetant par la fenêtre de l'école alors qu'il allait être interpellé par les gendarmes. Il avait fait l'objet d'une plainte de parents d'élèves "pour des problèmes relationnels entre lui et certains des enfants".

- 10 février 2002 : Suicide d'un instituteur de 57 ans d'une école élémentaire privée de Valenciennes (Nord), mis en examen deux jours plus tôt pour "atteintes sexuelles" sur mineurs de quinze ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.

- Août ... : Un ancien instituteur de l'école communale de Bayel (Aube) se suicide en se jetant sous un TGV à Guingamp (Côtes-d'Armor), où il était en vacances, après avoir appris l'envoi de lettres anonymes l'accusant de pédophilie.

- 16 novembre 2004 : Un instituteur de Limay (Yvelines) met fin à ses jours après avoir été mis en examen pour "agressions sexuelles" sur mineur de moins de quinze ans.

- 26 septembre 2005 : Un professeur de mathématiques d'un collège de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) accusé de viols sur mineurs est trouvé mort à la prison marseillaise des Baumettes où il était en détention provisoire depuis un an.

- 8 janvier 2007 : Un professeur du lycée d'Albert (Somme) tente de se suicider dans sa classe, avant le début des cours.

- 4 mars 2008 : Une institutrice de 39 ans de l'école maternelle de Pauillac (Gironde), enceinte, se suicide au terme de plusieurs mois de tensions avec l'équipe pédagogique, les services municipaux et des parents d'élèves.

- 7 mars : Un instituteur de 25 ans tente de se suicider à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude) avant les cours.

- 17 juillet : Un enseignant d'histoire-géographie est retrouvé pendu à un arbre dans un bois à Fessy (Haute-Savoie). Début juin, il avait organisé une sortie au cours de laquelle un car avait été percuté par un train sur un passage à niveau à Allinges, causant la mort de sept collégiens et faisant 25 blessés.

- 19 septembre : Un professeur d'un collège de Saint-Michel (Aisne) se suicide chez lui quelques heures après avoir été placé brièvement en garde à vue à la suite d'une plainte d'un élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing, ce que l'enseignant avait toujours nié.

 

 

 

 

 

 

 

 

17/09/2008

Mon hommage à Emmanuel Multeddo, instituteur assassiné à Bastia en Corse en se rendant dans la classe où l'attendaient ses jeunes élèves.

 

Aujourd'hui, à Bastia, il y a une marche silencieuse. 

Aujourd'hui, en Corse, la colère ronge les coeurs et des enfants n'ont plus d'instituteur.

Ils pleurent Emmanuel Multeddo, leur professeur des écoles, assassiné d'une balle en plein coeur, en se rendant dans sa classe de CM2.

Mn_64a.jpgPersonne ne sait qui a commis cet acte odieux.

Personne ne sait pourquoi Emmanuel a été tué.

Cet homme a deux enfants qui pleurent un père.

Toute une classe le pleure, orpheline de leur maître aimé, bien-aimé.

Musicien et guitariste, il savait les emmener au pays des rêves, les faire danser et chanter, venu des étoiles avec un morceau de bois enchanté.

Musicien et homme de spectacle, tu savais enchanter les enfants qui adoraient faire du théâtre avec toi. Ton sourire savait encourager chacun à montrer ses talents cachés et à donner le meilleur de soi.

Mn_12b.jpgJe voudrais dire ici que le métier d'instituteur est un merveilleux métier mais difficile aussi. Emmanuel avait cette passion qui fait qu'un professeur a tant de coeur pour s'occuper d'une classe entière qu'il arrive à dépasser les difficultés d'éducation, les problèmes d'autorité, le travail de préparation énorme dans ce métier, la prise en charge de vingt-cinq à trente enfants alors que certains parents en ont déjà assez d'un.Mn_47.jpg

 

Emmanuel, rejoins le pays des rêves avec ta guitare et joue pour les étoiles et les petits anges.

Personne ne t'oubliera et ton meurtrier sera retrouvé.

Que tes deux filles soient réconfortées, que ta compagne soit entourée et que tous les tiens soient sûrs que la France et le monde entier sont émus de ton départ, toi qui remplissais ton rôle d'enseignant avec autant de coeur.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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Commentaires

Le soldat, l'ouvrier et le maître.

Il était une fois un royaume sur lequel régnait sans partage un petit Roi. Juché sur ses talonnettes, le petit Roi demandait à ses sujets de travailler plus pour vivre mieux quitte à se tuer au travail. Et ce qui devait arriver arriva. Trois de ses sujets ont été tués dans leur travail. L'un était soldat, l'autre ouvrier et le troisième maître d'école. Le soldat et l'ouvrier étaient nés dans l'île Intense, l'ouvrier travaillait dans l'île des Francs et le maître travaillait dans l'île de Beauté. 

Comme tous les soldats, le soldat fut un jour envoyé à la guerre au pays des Barbus par le petit Roi aux ordres de l'Empereur du Monde. Son métier était de tuer les ennemis, mais en prenant le risque d'être tué à son tour. Et c'est ce qui arriva, hélas. Le petit Roi qui l'avait envoyé au combat sentit tout l'avantage qu'il pouvait retirer de ce drame. Aussi, chapelle ardente au pays des Barbus, obsèques nationales près du tombeau de feu l'Empereur des Francs et funérailles dans l'île Intense. furent organisées sous la houlette du petit Roi. Il paraît même que le porte-mitre de l'île Intense se déplaça pour l'occasion…Et les gazettes de France et de Navarre furent remplies de sanglots plus hypocrites les uns que les autres sur la mort du petit soldat. 

Quelques jours plus tard, un ouvrier, natif de l'île Intense, comme le soldat, périt lui aussi dans un accident du travail. Mais comme il ne tuait personne et oeuvrait dans les sous-sols obscurs de l'île des Francs, sa mort n'intéressa point le petit Roi. Il ne pipa mot. Pas de chapelle ardente, encore moins d'obsèques nationales mais une montagne de complications pour faire venir reposer son corps dans son île natale.

Pendant le même été boréal, un maître d'école se rendait au travail pour éduquer des enfants de l'île de Beauté. Mal lui en prit, car les Cagoulés veillaient et le firent vite passer de vie à trépas. Les Cagoulés ne sont pas inquiétés par les soldats du petit Roi car ils ont carte blanche pour animer l'île de Beauté… à condition de respecter les courtisans du petit Roi. Que croyez-vous qu'il se passât pour le défunt maître d'école ? Point de chapelle ardente, point d'obsèques nationales. On subodore que ce triste individu qui osait faire métier d'éduquer les enfants a été inhumé quelque part, mais les gazettes furent muettes sur un sujet aussi méprisable. Le petit Roi se tint tout aussi coi cette fois.
Moralité ? Mais non, il n'y a pas de moralité au royaume du petit Roi.


Charles Durand - Le Brûlé - Saint-Denis

N.B. : toute ressemblance avec des faits, des personnes ou des lieux existants ou ayant existé ne peut être que fortuite.

Ecrit par : durand | 01.10.2008

 

 
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