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09/11/2017

VIOLENCE INSTITUTIONNELLE - Phobie Scolaire - Je partage avec vous le texte d'Agnès GUILLAUBY ainsi que les références du livre et site de l'association PHOBIE SCOLAIRE.

Bonjour à tous et toutes,

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Il existe aujourd'hui pour de nombreux parents en désarroi, avec un jeune en souffrance psychique, une association :  "Phobie Scolaire" qui a une page Facebook sur laquelle les parents peuvent s'entraider et être soutenus, afin de mieux accompagner leur enfant. Voici ci-dessous leur livre que vous pouvez commander pour vous aider.

Il y a aussi un site de l'association :

http://www.phobiescolaire.org/

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Et je partage aussi avec vous ce texte lu dans le groupe fermé du groupe Facebook officiel de Phobie Scolaire. Avec la permission de l'auteure, je vous le transmets ci-après.

Bonne lecture à tous et un grand courage aux parents en difficulté.

Chloé LAROCHE

 

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VIOLENCE INSTITUTIONNELLE☀️

 

Texte et réflexions d'Agnès GUILLAUBY,

(retransmis du groupe Facebook de Parents d'enfants souffrant de Phobie Scolaire)

 

 

Tous les parents que nous sommes accompagnons nos enfants et nos ados lors de leurs consultations, parfois dans des cabinets privés et bien souvent à l’hôpital ou dans un CMP.

À la lecture de tous les témoignages sur le Facebook de l’association, je remarque que nombre de parents se sentent incompris, désemparés, parfois agressés par des commentaires faits par les médecins ou les thérapeutes, sans parler des réactions du corps enseignant, mais ça, c’est encore un autre débat. Nous en faisons souvent les frais.

En tant que parents, nous sollicitons ces services de soins pour nos enfants afin de les aider à se sortir de cette situation de blocage et d’enfermement qu’est la phobie scolaire ainsi que les autres troubles qui y sont associés. Nous-même venons chercher de l’aide, un soutien afin d’aider nos enfants à retrouver leur bien-être perdu.

Le problème auquel nous sommes souvent confrontés est celui d’une forme de violence institutionnelle à peine visible mais bien présente et dont nos enfants pâtissent et nous avec.

Qu’entend-on par violence institutionnelle ?

C’est une violence invisible mais bien là. Par violence on se réfère le plus souvent à des atteintes qui supposent un contact physique. On parle aussi de plus en plus des violences psychologiques, celles que l’on peut subir au sein d’un groupe d’individus, familiale, professionnel ou plus malheureusement à l’école. Nos enfants en savent quelque chose. Toutefois, on reste très silencieux sur la question des violences provoquées par l’institution.

Par institution on désigne là un organisme créé par l’Etat pour servir l’organisation de la société par l’éducation, le soin, la justice, la culture etc... On parle donc d’un groupe d’individus organisés régis par un système dispensant un enseignement, des soins ou d’autres choses visant à procurer du mieux-être et améliorer la condition des gens. Ce ne sont plus des actions isolées. La plupart des institutions auxquelles je fais allusion ont été créées dans un but de service. Lorsque je parle de service, il ne s’agit pas d’une relation d’assujettissement mais d’une relation de réciprocité.

Je sollicite un soin, on m'apporte une réponse et une solution en fonction du problème soulevé, également en fonction des moyens pouvant être mis en œuvre.

Le domaine du soin nous concerne directement étant donné la situation de souffrance de nos enfants.

Dans bien des cas, cela fonctionne plutôt bien. Là où ça déraille et où commence la violence institutionnelle, c’est lorsque à l’issue d’une consultation, d’une demande d’aide, on en ressort plus brisés qu’on y est arrivé, c’est lorsqu'on a le sentiment d’être stigmatisé par la personne même qui est sensée vous apporter de l’aide par une attitude de mépris ou de refus. C’est lorsqu’au lieu de vous apporter une aide humaine, on vous oppose un fonctionnement institutionnel rigide ou obsolète.

Je citerais les propos de Jacques Pain, professeur des sciences de l’éducation : "L’institution, omniprésente dans notre société, règle et prédéfinit l’objet et le comportement des personnes. Les violences institutionnelles, à dimension pénale ou « infra-invisible » ne sont pas le fait des seules personnes. Elles sont toujours liées, en totalité ou en partie à l’institution elle-même et à ses dysfonctionnements de "personne morale"… Enfin, il faut dire que la plupart des violences institutionnelles ne se font pas à l’insu des personnes. Tout ou partie du personnel est au courant et les tolère, pour des raisons ou des intérêts personnels de « maintenance »."

Voilà en substance ce qui nous arrive, une incompréhension, des incompétences qui se retranchent derrière des principes institutionnels de fonctionnement, un manque d’écoute pour cause d’agendas de consultations overbookés, des jugements de valeurs, des consultations de pédopsychiatrie faites par des masses d’internes plein de bonnes volontés mais peu rodés à affronter la complexité de certaines situations.

Pendant ce temps, nous parents, nous nous débattons seuls avec nos enfants, l’institution parfois rajoute des problèmes aux problèmes en faisant des signalements en dépit du bon sens, en préconisant des solutions inadaptées, en générant des situations encore plus anxiogènes pour nos enfants. Dans la somme des difficultés générées par la violence institutionnelle, il y a aussi le manque d’écoute du patient à qui on répond par des « il faut » « y’a qu’à ». Nouvelle incantation thérapeutique ? On est aussi confrontés à des petites affaires d’égo ou d’orgueil, je ne sais pas trop comment appeler ça, lorsque le médecin référent n’admet pas que le patient puisse ne pas être satisfait de la qualité de soins et fait tout pour le dissuader de changer d’établissement pour se soigner ailleurs.

Le résultat de cette violence institutionnelle subit par nos enfants et nous les parents, c’est qu’un temps précieux est perdu, beaucoup d’énergie et d’argent. Nos enfants se trouvent en grande situation de vulnérabilité et nous aussi par la force des choses.

Si je me permets d’écrire ce texte, c’est pour vous encourager à garder le cap et ne pas vous laisser démonter par ces atteintes. On lit souvent sur la page Facebook de l’association qu’il faut laisser souffler nos enfants. C’est tout à fait vrai mais on s’oublie soi-même. Je pense à l’aune de l’expérience qu’en pleine tourmente il faut se poser, s’accorder un temps de recul lorsqu’on se sent dépossédé de ses propos, pas écoutés voir méprisés. Au fond de chacun d’entre nous on sait ce qu’il faut faire et ce qui est juste pour nos enfants et pour faire la part des choses il faut, dans l’ouragan trouver l’œil du cyclone (image parlante par les temps qui courent).

Reprendre des forces, c’est important aussi pour se réapproprier sa dignité de parents meurtrie par ces institutions qui peuvent parfois être maltraitantes, dire ce qu’on pense et assumer le désaccord quand on sent que l’angle de soins, les solutions proposées ne conviennent pas à notre enfant, ne pas perdre de vu que souvent certains soignants jouent et entretiennent un certain conflit de loyauté en nous car à la base nous les respectons et leur faisons confiance puisqu’on les sollicite.

Fort heureusement, le tableau n’est pas tout noir, il y a aussi des gens à l’écoute compétents qui n’abordent pas la pratique du soin dans un rapport de domination mais de réelle collaboration avec pour seule visée, l’intérêt de nos enfants.

Voilà la somme des réflexions dont je voulais vous faire part et ce, non pas pour dénoncer les institutions mais mettre en lumière ce problème de violence institutionnelle afin que chaque parent que vous êtes ne se braque pas contre le système mais sache en repérer les dysfonctionnements et surtout ne pas en être victime. Faites confiance à vos sentiments et votre bon sens.


Texte d'Agnès GUILLAUBY

 

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01/12/2015

Ma verte lettre ouverte pour la COP 21, en tant que citoyenne d'un monde en marche et en évolution.

Bonsoir à tous et toutes,cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

 

En cette période cruciale de la COP 21, j'avais envie de réfléchir avec vous qui me lisez.

Je connais une personne qui ne sort plus de chez lui, pour ne plus polluer, et aussi parce que la société lui semble devenue trop compliquée, parce que paradoxale (exemple : il faut consommer mais ne pas polluer).

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Cette façon qu'il a de se refermer parce qu'il est en définitive trop honnête, trop pur, trop intègre... devant le monde qui va à sa perte, avec sa lucidité d'observateur externe de la société... me pousse à réfléchir à la phrase de René CHAR : "La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil." cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

Lorsqu'on est lucide, on peut en effet ressembler à Icare : trop s'approcher de la vérité pure, de cette vérité qui nous terrasse et nous enlève nos ailes. Pour avancer dans notre monde et trouver des solutions pour l'avenir, il faut garder un certain espoir, un certain idéal positif, ne pas tout voir en noir ou en négatif. Nous devons garder l'innocence de l'enfant qui grandit en regardant le soleil mais pas trop et en avançant avec l'astre dans le dos vers un ailleurs inconnu mais merveilleux. 


Je crois qu'il faut bien réfléchir au fait que le monde tel qu'il est va poursuivre, avec des choses que nous ne maîtrisons plus : les usines, les polluants, les pesticides, les voitures non électriques, le nucléaire, l'industrie alimentaire, les cosmétiques, etc. Tout cela peut s'améliorer, aurait pu déjà s'améliorer, mais gardons espoir que certains éléments peuvent trouver substitutions. Exemple pour les voitures électriques, que nous rêvons de voir trôner dans le futur afin d'arrêter essence et 
gasoil. cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

J'ai pensé aussi à ce que nous pouvons faire dans le cadre de la COP 21, à ce que je peux faire. Je trie mes déchets familiaux depuis des années mais voilà, je n'avais pas démarré le compost. Maintenant, je l'ai fait. En plus, cela fait des économies pour ma mairie car ce sont des déchets en moins à traiter dans les poubelles. On peut le faire en appartement ou même si on a quelques mètres carrés de verdure ou de jardin. Et ce qui vient de la terre revient à la terre. Dans un cycle naturel de compostage et de partage avec d'autres personnes faisant des jardins, si nous sommes en appartement. 

Lorsque j'habitais la Villeneuve, j'ai été effarée de voir qu'un concierge disait à tous de ne pas trier, que cela ne servait à rien. Et beaucoup l'écoutaient par flemme, par non envie de trier, par manque de conviction. Il ne faut pas écouter ce genre de discours. Chacun peut évoluer au moment où il a envie de le faire, au moment où il prend conscience de son petit rôle dans l'univers, d'un grand rôle finalement.

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Chacun peut co-voiturer lorsqu'il a un trajet en voiture à faire, s'inscrire sur un site et proposer des places dans sa voiture ou bien voyager dans la voiture de quelqu'un d'autre. 

Chacun peut respecter aussi la consommation de l'autre et éviter de critiquer à tout va ce que l'autre a envie d'acheter, ce que l'autre a envie de donner, d'échanger. Tout cela est un choix personnel et ce serait une ingérence d'obliger chacun à consommer ou à ne pas consommer suivant un critère commun. 

Ce que j'aime personnellement, c'est consommer en allant chez Emmaüs ou Ozanam ou bien à la Remise, qui sont des communautés vivant de récupérations, car je sais en achetant chez eux que je donne une seconde vie à des objets, de la vaisselle, des vêtements,  des livres, etc... qui auraient été jetés et qui apportent de l'argent à ces communautés de réinsertion.cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

Ceci s'appelle l'économie solidaire !

Je suis heureuse de la faire fonctionner et ainsi -aussi- de trouver mon équilibre budgétaire dans la famille que je dois assumer seule, en maman solo ayant un seul salaire et un jeune enfant encore à charge, sans pension du papa malheureusement décédé. La CAF ne me donne pas d'allocations familiales depuis que mes deux grandes filles ont dépassé la majorité, alors que des familles gagnant plus que moi, mais ayant deux ou trois enfants, vont toucher les allocations familiales. Lorsque l'État se plaint de n'avoir plus d'argent mais qu'Il continue à s'aveugler sur des choix de politique familiale plaisant aux plus aisés mais contribuant à enfoncer les plus pauvres, dont les familles mono-parentales avec un seul enfant... comment ne pas se poser de questions sur la lucidité des dirigeants de notre pays. 

La lucidité restant la blessure la plus rapprochée du soleil, je vais aller me détendre sur la plage de mes rêves et vous inviter à ma prochaine signature qui sera organisée le samedi 19 décembre à Grenoble, à la Médiathèque de la Maison de la Nature et de l'Environnement (MNEI), entre 15 h et 18 h, à l'adresse : n° 5 place Bir Hakeim, afin de vous faire découvrir mon dernier livre : "Solidarité Puissance Toi". Des extraits de mon livre seront lus et un goûter partagé aura lieu vers 16 h 30.

J'espère que cet ami dont j'ai parlé plus haut sera présent ce jour-là afin que vous lui redonniez la confiance en l'humanité. 

 

Chloé LAROCHEcop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,cop 21,mnei,grenoble,écologie,tri, compost,humanité,espoir,repli,planète,signature,solidarité,maison de la nature,grenoble,politique,avenir,changement,voiture,futur,pollution,pesticides,bio,vie,choix,décision,monde,réunion,planétaire,lucidité,rené char,usines,polluant,découverte,enfant,foi,croire,faillite,isolement,solitude,déception,

 

 

 

 

 

 

01/12/2013

Hommage à Adélaïde, un an, retrouvée morte fin novembre sur la plage de Berck.

Hommage à Adélaïde

______________________ retrouvée fin novembre sur la plage de Berck.th-47.jpeg


Elle n'avait que quelques mois et s'appelait Adélaïde. Elle se trouvait dans la vague qui montait et là-bas, au loin, brillait un phare. Elle s'est noyée sans sa maman. Elle a crié et puis s'est tu.

th-40.jpegElle a regardé la lumière au loin et a laissé l'ombre derrière elle. Un ange est venu la chercher. Il était beau et avait de grandes ailes. Adélaïde s'est dit qu'elle ne serait plus seule dans le froid glacial, dans l'eau et dans la nuit.

L'ange a touché son corps. Il était froid et raide. Adélaïde avait pris son autre corps, celui des étoiles, celui que seuls les anges peuvent voir. Elle était belle dans les bras de l'être lumineux.th-44.jpeg

Elle savait que sa mère l'avait déposée sur la plage comme on dépose un trésor au fond de la mer, après un naufrage. Sa maman était comme ces bateaux ivres qui n'ont plus de gouvernail ni de capitaine. Les sirènes avaient pris sa mère et la petite Adélaïde serrait les doigts de l'ange dans sa petite main. th-37.jpeg

La marée avait pris sa vie et le ciel l'accueillait désormais comme une petite princesse. Le bateau ivre s'écrasa sur les rochers et sa maman fut retrouvée au bout du cap de Mauvaise Espérance.

th-43.jpegElle avait préféré sacrifier sa fille pour vivre une histoire d'amour sereinement, ayant brisé le lien maternel que son coeur maudissait.

Adélaïde avait erré dans la nuit si longtemps, sombrant dans les vagues si doucement. L'eau l'avait étouffée. Le ciel maintenant la protégerait à jamais, pour toujours.


Chloé Laroche


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La photo de la mère et l'enfant est un tableau de Robert Pascale :

http://www.livegalerie.com/Peinture,mere_et_enfant,ROBERT_Pascale,97391.html

 


20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

27/04/2013

Ceux qui prêchent leur vérité sous couvert de fausse spiritualité, de guérison intérieure ou de coaching. Méthodes de manipulation mentale des personnes.



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prêchent leur vérité sous couvert de fausse spiritualité, de guérison intérieure ou de coaching___


 



Parfois, une personne peut avoir envie de chercher un sens à sa vie. Elle peut avoir des questions existentielles ou bien simplement vouloir vivre un moment de guérison de ses blessures intérieures. Elle peut aussi avoir envie de faire un stage de développement personnel.coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


C'est très bien, mais il existe des personnes qui profitent de votre état d'ouverture et de recherche, parfois même de votre fragilité momentanée, pour mettre en vous des idées et des concepts de la vie imposées par leurs propres croyances, des vues sectaires  sur l'existence et le monde.coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


Hier soir, a été proposée par le biais des sites de sorties Ovs et Dailyfriends une rencontre dite de "médi-détente" devant obtenir la guérison de votre âme en une heure de temps. Le "transmetteur d'énergie" a parfaitement conduit cette séance... avec une voix adaptée, faisant mettre chaque participant allongé pour un voyage intérieur très intéressant. 


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Il y a évidemment de quoi bondir, car par ces phrases dites à des personnes allongées et en position de totale détente, réceptives à la voix de ce charmant monsieur, ce dernier donne toute latitude au fait de former de futurs moutons, imbues d'indifférence d'autrui et incapables d'avoir leurs propres discernements et leurs propres jugements face au mal et aux exactions existants sur terre.  coach,coaching,relaxation,secte,médi-détente,développement personne,transurfing,miviludes,ho'oponopono,guérison,guérisseur,énergéticien,énergie,détente,voyage intérieur,séminaire,spiritualité,manipulation mentale,méditation,canal,transmetteur,isère,solitude,recherche,religion,foi,enfermement,libre arbitre,pensée,source,mémoire,nettoyage,adepte,gourou,nombrilisme,égoïsme,couple,séparation,divorce,malheur,karma,jugement,coupure,monde,isolement,sectaire,danger,discernement,amour,folie


Sans oublier d'ajouter pour la culpabilisation de ses futures recrues et adeptes de séances hebdomadaires : "Si ça va mal autour de vous, c'est qu'en fait, vous avez besoin de travailler sur vous." 


Ben voyons ! Alors donc, on travaille sur soi, on médite, on n'a que des pensées positives et la guerre en Syrie va s'arrêter... Les assassinats en Corse vont cesser... Marseille va connaître enfin le répit du silence des armes... Ah mince, c'est vrai, j'avais oublié : "On doit se foutre de tout cela, ces situations ne nous concernent pas" !!!


 

Ce sont aujourd'hui des propos récurrents dans divers groupes regroupant le Transurfing ( technique qui permet "d'obtenir ce que nous voulons sans aucun effort"), le Ho'oponopono aussi (technique de nettoyage et d'abstraction du réel) et divers groupes sectaires de développement personnel.

 


La méthode Ho'oponopono par exemple aide l'homme à soi-disant... "créer  sa propre réalité"... 

 

"Ce qui, en fait, l'amène à nier la réalité vraie pour se limiter à la sienne. Et à ne considérer que la sienne comme réelle. Vous imaginez d'ici les dégâts... L'adepte de cette méthode est donc sectionné de l'ensemble des vivants, ce qui est la marque de la secte. Cette abstraction du réel conduit l'adepte à un nombrilisme égoïste, réducteur et stérile.(http://candide.over-blog.fr/article-voyage-au-bout-des-sectes-57944551.html)___________________________________________________________

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"J'ai mis en pratique ce qu'il m'a demandé de faire (son coach spirituel), mais du coup, je me suis fâchée avec tous mes amis et amies."


Voilà, on coupe la personne de ses proches, de sa famille, de ses amis, en la faisant rentrer dans un nouveau mode de communication. On lui interdit de prononcer certains mots, on lui demande de s'éloigner de ceux qui souffrent, de ceux qui lui diront "attention", de ceux qui vont s'inquiéter pour elle !


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"Tu es portée à aider les vieux et les handicapés, les souffrants en général, et c'est trop pour moi", voilà ce qu'il lui a dit en rentrant d'un séminaire de coaching, drogué mentalement, enfermé dans une vision délirante d'un monde aseptisé de tout drame, de toute larme, de tous maux. "Mais c'est mon métier", lui a-t-elle répondu. "Oui, tu l'as choisi !", lui a t-il répondu avec des reproches dans la voix.


Ah, l'égoïsme, il se niche parfois à des endroits insoupçonnables !


Au moment de la quitter, cet homme parla à sa compagne de sa fille adolescente et de ses difficultés avec elle, lui répétant ces mots : "balancier négatif", balayant toute communication et revenant à sa méditation intérieure de paix ne souhaitant être souillée par aucune vague , ne recherchant que le calme plat des îles éloignées mais si loin de la réalité. Il a terminé en lui disant qu'avec son "karma", toutes ces épreuves vécues par elle... personne ne voudrait d'elle.

 

 

 

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Cet homme est revenu de son séminaire de coaching vidé de tout désir, décodé et méconnaissable, sans émotions, sans sentiments. Il a subi un changement profond mais sans pour autant avoir réglé ses problèmes, son divorce, son passé. La coach lui a dit ce qu'il devait faire à travers des concepts, des idées toutes faites, lui donnant les moyens de se "réaliser", mais où est la liberté de la personne qui perd tout contact avec la réalité et avec sa propre humanité ? 

 

On se forge sa propre réalité lors de ces séminaires illusoires... et on en arrive à transformer la réalité vraie... si bien qu'il est facile pour noyer son chien de dire qu'il a la rage, facile de noircir le tableau en enlevant les couleurs de l'amour, facile de  nettoyer le passé à coup de décodage sans émotions !

 


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Une amie m'a écrit :

 

"Ah" le coaching"... et la mode du "développement personnel". Rien que le terme me débecte. Ça m'évoque :  "JE me développe, MOI même personnellement tout seul". Et la "pensée positive" de marchandise qui incite à s'éloigner de tout ceux qui ne portent pas de lunettes roses. C'est tout simplement du "dressage" pour rentrer dans le moule d'un modèle social complètement artificiel et dénué d'humanisme."

 

 

 

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Les personnes repartent reboostées, véritablement droguées par des phrases toutes faites, par une philosophie de la pensée positive extrême, gommant la réalité du monde à travers les lunettes de la négation de toute souffrance, s'éloignant de leurs proches véhiculant toute trace de drame.

 

 

 

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On leur a même dit que tous leurs malheurs précédents venaient d'elles et du coup, se sentant culpabilisées, elles se disent que cette grande faute d'avoir attiré auparavant le malheur, devait disparaître au fin fond d'un inconscient désormais si limpide qu'elles se sentent invincibles.coaching,transurfing,décodage biologique,coach,séminaire,développement personnel,balancier,inconscient,psychologie,pensée positive,méthode mentale,emprise,danger,secte,emprisonnement,séparation,divorce,perte de réalité,désir,castration,inertie,réalité,illusion,énergie,pensée magique,manipulation,agnes ledru,nadine israel,miviludes,amour,chagrin,taxi médical,changement de personnalité

 

 

 


 

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 Pour tous ceux qui auraient la tentation de se perdre dans les bras et les filets de sirènes, fausses lumières sur le chemin du développement personnel...

 

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Si vous sentez un malaise lors de votre thérapie, alors changez de psychologue ou de centre… mais gardez votre libre arbitre d'avancer par vous-mêmes et non sous la direction d'une personne ayant tout pouvoir et toute vérité sur votre vie.

 

Chloé LAROCHE____________________________________

 

°°° Nota Bene : les CMP sont les centres médico-psychologiques gratuits où chacun peut aller consulter et parler, présents dans chaque ville de France et dans chaque quartier.

 

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et spiritualités déviantes

m'a un jour dit ceci :

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"Tu écris toujours sur ce qui va mal dans ton blog. Tu t'ingères dans des situations qui ne te concernent pas."


Il ne pourra gommer toute la compassion que j'ai en moi pour l'humanité souffrante. Écrire pour ceux qui pleurent, pour ceux qui se taisent… est mon chemin. 


Beaucoup de personnes ne peuvent parler et me remercient de mettre des mots sur leurs maux et de leur apporter courage et force à travers mes articles.


Chloé L.

 


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03/11/2012

Le film "AMOUR" avec Jean-Louis TRINTIGNANT et Emmanuelle RIVA, un chef d'oeuvre qui nous renvoie à l'importance des soins palliatifs.


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Bonjour à tous et toutes,

 


Je suis allée voir le film "AMOUR" dernièrement, à sa sortie sur nos écrans, réalisé par Michael HANEKE. Celui-ci a réussi la "prouesse" de nous faire vivre en huis clos avec trois acteurs... la lente agonie d'une femme et l'amour infini d'un homme. 


C'est une oeuvre triste à mourir… mais qui nous place directement dans un bain de vie et de dévouement, celui de Jean-Louis Trintignant… ce qui finalement nous donne l'envie de vivre, puisqu'on se dit que notre santé, celle qui nous reste, est bien précieuse avant la fin qui pourrait nous attendre et dont on ne connaît pas les tenants ni les aboutissants.20121558.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120528_085925.jpg


Le fait que Jean-Louis Trintignant ait perdu sa fille l'a poussé à jouer ce rôle montrant la fin de vie d'une dame âgée, selon ses propres paroles. Il joue avec toute sa générosité mais va jusqu'aux limites de sa propre humanité… en tuant sa femme à la fin, dans un acte désespéré, dans lequel on lit toutes les limites d'un accompagnement isolé et sans l'aide de personnels qualifiés.

 

images-1.jpegCe film pose beaucoup de questions, dont celles de la douleur et de la souffrance. Cette réalisation grandiose pour l'humain pose aussi la question de l'importance du service en hôpital des soins palliatifs que je défends, dont le personnel se bat pour que les mourants ne souffrent pas. Cette femme jouée par Emmanuelle RIVA disait qu'elle avait MAL et personne ne l'entendait. Son mari préférait lui raconter une histoire pendant ses râles. Aujourd'hui, les services de soins palliatifs existent avec du personnel qualifié et les personnes peuvent partir accompagnées et dignement, sans souffrir le martyr. amour,film,cinéma,haneke,emmanuelle riva,jean-louis trintignant,mort,fin de vie,avc,domicile,isolement,dévouement,couple,huis clos,aide,soutien,jalmalv,écoute,mal,douleur,hôpital,soins palliatifs,bénévole,alzheimer,personne âgée,mariage,vieillesse,souffrance,soulagement,illusion,égoïsme,euthanasie,actualité,france,europe,vie,courage,deuil,oeuvre,cannes,acteur,mourant,dignité,sacrifice,crime

 

En tout cas, je n'appelle pas ça de l'amour de devoir tuer l'autre pour qu'il se libère de son corps. Une femme m'a rétorqué lors d'une discussion qu'on peut "tuer par amour"… comme si cela était normal. Elle pensait sûrement à l'euthanasie. Sauf qu'il y a des règles dans l'euthanasie et dans les pays qui la pratiquent. Et puis, tuer la personne qui va partir, est-ce une solution ? 

 

44pgwvy4.jpgIl faut le temps pour les familles, le temps de dire au revoir, le temps de se préparer, le temps d'échanger avec des bénévoles qualifiés pour l'écoute. Il existe l'association JALMALV qui forme des bénévoles pour tous les hôpitaux et leurs soins palliatifs, des bénévoles qui vont accompagner des personnes en train de mourir, pour lesquelles il n'est pratiqué désormais aucun acharnement thérapeutique.

 

"Le bénévole est là, présent, disponible, pour écouter, parfois pour briser la solitude de celui ou celle qui fait face à la maladie et à la mort. Il ne remplace pas les soignants ni les proches de la personne malade. L'accompagnant est un témoin, un être humain qui exprime simplement sa solidarité avec un autre être humain, dans le respect des différences et du désir de celui qu’il accompagne."


(Société Française d'Accompagnement et de soins palliatifs).

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On ne sort pas de ce film comme on est entré… si on n'a jamais été confronté à la mort et au handicap.  Et si on a déjà été confronté à la mort ou à la maladie de proches, alors on se sent compris en regardant ce film qui va au coeur du mystère de la fin de vie. Je trouve qu'il est important en Occident qu'on arrête de fuir toutes les questions de la mort et du deuil... ce qui ferait que les endeuillés seraient un peu moins seuls et écartés de la société qu'ils ne le sont aujourd'hui.


Quand on est en deuil et qu'on regarde ce film en compagnie de dizaines de personnes silencieuses dans une salle noire, on ressent une compréhension collective nous entourant et nous sortant soudainement de notre isolement. 

 

Et quand on a perdu son enfant comme il m'est arrivé malheureusement, on ressent, en regardant Jean-Louis Trintignant jouer dans ce film, du courage, de la force et une connivence qui nous rapproche de l'espérance de la vie et de la sincérité.

 


Chloé Laroche


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LIRE  http://www.sfap.org/content/définition-des-soins-palliatifs-et-de-laccompagnement



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23/01/2012

Lettre à une jeune femme, un jeune homme... ne respectant pas leur mère. Propos sur le respect aux parents. Ma réflexion sur l'attention envers ceux qui nous ont élevés, envers celle qui nous a portés.

À toi homme ou femme qui ne regardes pas ta mère,

À toi qui ne la respectes pas,

À toi qui lui manques de respect,

À toi qui profites de ta mère,

 

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Ta mère est âgée, dépressive ; elle n'a pas fait, à ton sens, les bons choix dans la vie ; elle se plaint tout le temps. Alors tu t'en plains et tu ne veux pas la voir. Tu ne supportes pas de devoir la rencontrer.parents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage

Pourtant, elle souffre. Elle est seule. Sur quelle épaule peut-elle trouver du réconfort, dans quels yeux ? Que lui donnes-tu, toi sa fille, pour qu'elle ne se plaigne plus de sa vie ? 

Devenir vieux ou vieille n'est pas si facile, on devient aussi très seul ou seule, selon, délaissé de tous, oublié par la famille, la société, comme un déchet qui a servi, comme un rebut qu'on mettrait au grenier ou à la cave, ou bien dans une maison de retraite, pire dans un mouroir.

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À toi, jeune homme, qui prends ta mère pour une bonne, lui criant dessus et lui donnant des ordres, parfois lui tapant dessus, te trouves-tu honnête en te regardant dans une glace ? Te trouves-tu à ton avantage d'être humain ? Je pense plutôt que tu pourrais faire partie de la race des crocodiles aux dents longues et à la mâchoire acérée. Avec juste les yeux qui sortent pour satisfaire ton intelligence étriquée de progéniture pourrie par une société d'égoïsme et d'égocentrisme. 

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Les mères ont assez pleuré durant des millénaires... Aussi, je remercie d'avance tous ceux qui ont encore le bonheur d'avoir leur mère vivante de lui accorder votre regard, votre attention et votre respect.

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Chloé LAROCHEparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage




 

14/11/2010

Un pompier blessé à la Villeneuve de Grenoble, fait condamné par une habitante du quartier, moi-même. Hommages aux pompiers par le texte magique d'un petit garçon en fin de vie.

k1971856.jpgBonjour à tous et toutes,

Ce vendredi, une personne a tiré sur un pompier essayant d’éteindre une voiture à qui on avait mis le feu, dans le quartier de la Villeneuve à Grenoble où je vis.Corajoud-parc-Grenoble-00lens.jpgCorajoud-parc-Grenoble-Villeneuve-01.jpg

Les voitures qui brûlent ici, c'est un fait régulier. Des voitures ont brûlé mercredi soir, vendredi et tellement souvent.  C'est presque toutes les nuits, une, deux, trois voitures... Personne ne le sait à part les habitants car il faut trente ou cinquante voitures brûlées pour que les médias en parlent et que le Ministre s'inquiète.1574R-015635D.jpg

Ce pompier a eu la vie sauve mais la balle a traversé son bras et plusieurs tirs ont eu lieu et auraient pu tuer pompiers et policiers.

C’est une honte de tirer sur un pompier qui risque sa vie tous les jours pour les autres, qui sauve des vies et qui éteint les feux que d’autres allument.

Pour rendre hommage à ce pompier et à tous les pompiers, j’ai choisi de partager avec vous ce texte d’un auteur inconnu qui raconte l’histoire d’un jeune garçon condamné qui voulait être pompier.

CB064622.jpgJe suis très chagrinée et en colère pour cet acte d’un habitant de mon quartier, quartier qui est devenu tellement ghetto que beaucoup de personnes restent seules car quel homme, quel compagnon voudrait venir les voir et retrouver sa voiture brûlée au petit matin ?? C’est un argument que j’ai déjà entendu et c’est triste de penser qu’une femme compte moins qu’une voiture mais c’est ainsi.

Mon quartier vit bien, il respire, on ne se fait pas tuer en sortant de chez soi ni agresser.Corajoud-parc-Grenoble-Villeneuve-03.jpg

Je pense que ce qui s’est passé hier est un acte isolé et je souhaite qu’il le reste et que son auteur se morfonde en excuses intérieures.

Puissent les voitures de ce quartier continuer à se garer tranquillement sans que des ménages modestes ne retrouvent une épave brûlée à la place de leur véhicule le matin en allant au travail..... comme cela m’est arrivé en janvier.

Corajoud-parc-Grenoble-Villeneuve-05.jpgPuissent les habitants poursuivre leur vie paisible dans ce quartier sans qu’il ne devienne un lieu à part où les gens de l’extérieur n’oseraient plus venir par peur de l’inconnu... Afin que l’amour et l’amitié puissent perdurer dans ce coin de Grenoble.

Chloé LAROCHE _____________________________

Nota : les photos choisies sur la Villeneuve proviennent de la galerie http://corajoudmichel.nerim.net/les-quatre-parcs/parcdegrenoble/grenobleimagesparc. Les photos que j'ai choisies sur les pompiers sont libres de droits et proviennent du site FOTOSEARCH.

___________________________________________________ "Maman, j'ai toujours voulu être un pompier quand je serais grand".


"Une mère de 26 ans était très pensive en regardant son fils qui se mourait de leucémie terminale.edw04014.jpg

Même si son cœur était abattu par la tristesse, elle conservait un grand sens de détermination. Comme toutes les mères elle souhaitait que son fils croisse et réalise tous ses rêves. Mais maintenant cela n'était plus possible pour son fils. La leucémie ne le lui permettrait pas.

Mais même ainsi, elle voulait que les rêves de son fils se réalisent. Elle prit la main de son fils et lui demanda :
"Billy, as-tu déjà pensé à ce que tu aimerais être quand tu grandiras?
 As-tu rêvé et pensé parfois à ce que tu ferais de ta vie ?
163223.jpg-Maman, j'ai toujours voulu être un pompier quand je serais grand."

La mère sourit et dit : "Voyons si nous pouvons faire de ton rêve une réalité."

Plus tard ce jour-là, elle se rendit au Poste de Pompiers de Phœnix, Arizona. Là elle connut le Pompier Bob, un homme avec un cœur grand comme Phœnix. Elle lui expliqua le dernier désir de son fils et lui demanda s'il était possible de donner à son fils de six ans une promenade autour du carré de maisons dans un camion de pompiers.

Le Pompier Bob dit :k0523871.jpg
"Voyez madame, nous pouvons faire quelque chose de mieux que cela. Que votre fils soit prêt mercredi, à sept heures du matin exactement et nous le ferons Pompier Honoraire durant toute la journée. Il peut venir ici à la station avec nous, manger avec nous, sortir avec nous quand nous recevrons des appels pour incendies sur tout notre territoire. Et si vous nous donnez ses mesures, nous aurons pour lui un véritable uniforme de pompier avec un vrai chapeau qui portera l'emblème de la Station de Pompiers de Phœnix, non pas un jouet, mais l'emblème jaune que nous portons et il aura aussi ses bottes de caoutchouc. Tout cela est fait ici à Phœnix, ainsi ce sera facile de l'avoir assez rapidement."


Trois jours plus tard le Pompier Bob alla chercher Billy, il lui mit son uniforme de pompier et il le conduisit de son lit d'hôpital jusqu'au camion-pompe. Billy dût s'asseoir à l'arrière du camion et aider à conduire durant le trajet de retour à la station. Il se croyait au ciel. Il y eut trois appels ce jours-là à Phœnix et Billy a dû sortir pour les trois appels. Il y alla dans trois camions différents.

bxp40105.jpgIl est revenu dans le mini-bus paramédical et aussi dans l'auto du Chef des Pompiers. Ils filmèrent l'évènement pour les nouvelles locales de la télévision. Ayant réalisé son rêve et avec tout l'amour et l'attention qui lui furent donnés, Billy fut touché si profondément qu'il réussit a vivre trois mois de plus que ce dont n'importe quel médecin pensait qu'il vivrait.

Une nuit, tous les signes vitaux commencèrent à faiblir de façon dramatique et l'infirmier en chef, qui croyait dans l'idée hospitalière que personne de doit mourir étant seul, commença à appeler les membres de la famille pour qu'ils viennent à l'hôpital.k0454859.jpg

Ensuite, il se souvint du jour que Billy avait vécu comme s'il était un pompier et il appela le Chef de la Station et lui demanda si c'était possible qu'il envoie à l'hôpital un pompier en uniforme pour qu'il soit avec Billy quand il rendrait l'âme.

Et le Chef lui dit:
"Nous ferons quelque chose de mieux. Nous serons là dans cinq minutes. Vous pouvez me faire une faveur ? Quand vous entendrez sonner les sirènes et verrez clignoter les lumières, avertissez dans les haut-parleurs qu'il n'y a pas d'incendie, mais que le Département des pompiers vient visiter une fois de plus un de ses plus importants membres. Et s'il-vous-plaît ouvrez la fenêtre de sa chambre."


Cinq minutes plus tard, un camion de pompier arriva à l'hôpital avec un crochet et un escalier télescopique qui se levèrent jusqu'au troisième étage où était la fenêtre ouverte de la chambre de Billy et 16 pompiers montèrent dans la chambre de Billy. Avec la permission de sa maman, chacun d'eux l'embrassa et le berça lui disant qu'il l'aimait.

CB064622.jpgBilly regarda le Chef des Pompiers et de sa voix d'agonisant lui demanda : "CHEF, SUIS-JE MAINTENANT UN VRAI POMPIER ?"
Le chef lui répondit : "OUI BILLY, TU L'ES."k2010926.jpg
A ces mots Billy sourit et ferma les yeux pour la dernière fois."

(Cette histoire est vraie)

06/03/2009

Ma lettre à Dylan, ce petit garçon de sept ans séquestré par ses parents... Sept ans de calvaire dans la pire des prisons. Mon témoignage d'enfant non scolarisée et enfermée dans un système familial sectaire et fermé.

 

thumb_bb.jpgDylan,

 

Tu es enfin libre.

Tu as vécu sept ans de calvaire dans la pire des prisons.

Je suis désolée de tout ce que tu as vécu et tous les Français sont désolés. Nous sommes attérés et très tristes de l’enfer que tu as traversé, enfermé dans cette pièce sans soleil, sans lumière. 

Nous sommes très nombreux à avoir pleuré en entendant ton histoire sur les ondes.thumb_294924610_small.jpg

Nous ne comprenons pas pourquoi il a fallu autant de temps pour qu’on te délivre de tes supplices, pour que les services sociaux réagissent et t’enlèvent à cette pièce horrible, à cette maison sordide, pour que ton sort inquiète le monde et que le monde bouge. On dirait que le monde est comme un train qui ne bouge pas, malgré les évidences, et pour qu’il démarre, il faut une locomotive tirée par des bras humains qui arrivent à en faire bouger d’autres, mais cela paraît si long, si désespérant.

Je t’imagine dormant sur ton matelas et j’éclate en sanglots, quand je sais que tu dormais dans ton urine depuis des années, que tu n’allais pas à l’école, que tu n’avais pas d’amis, que ton père te battait, que tu restais seul des heures et des heures, sans livres, sans films pour enfants, sans calins, sans bisous, sans promenades, sans goûters d’anniversaire ni repas en famille, sans Noëls et sans rires d’autres enfants, sans la compagnie de ton petit frère, sans les bras protecteurs de ta mère.

Maintenant, tu vas te reconstruire car tu possèdes toutes les capacités pour récupérer le temps perdu. Tu mordras la vie à pleine dents, car tu en connaîtras la valeur.

IS693-042.jpgMoi aussi, j’ai vécu enfermée, enfermée dans un monde construit par mon père. Je ne suis jamais allée à l’école. Je n’avais pas d’amis, sauf mon frère cadet qui vivait la même chose que moi ; j'ai eu plus tard un autre frère puis une soeur. Nous vivions dans l'idée générée par notre père que nous étions "autres", que nous étions la résurgence d'un peuple originel devant garder les valeurs des divinités anciennes... que nous étions les descendants cachés d'une élite gardienne du passé lointain d'un monde infiniment plus avancé humainement parlant. Afin d'être fortifiés pour cette "mission" très lourde, nous avons eu à une certaine époque les douches froides au réveil... ainsi que d'autres procédés spartiates.

Il fallait lire toute l'oeuvre écrite par mon père sur ce monde qui lui revenait en mémoire, se taire sur notre vie et préparer des fêtes aux dieux, écrivant des poèmes aux représentants de la nature. Il fallait se taire encore, participer aux rituels de plus en plus perfectionnés, obéir au doigt et à l'oeil, apprendre en rentrant que mon chien avait été tué parce qu'il ne plaisait plus à mes parents, de par son comportement, et hurler en dedans devant l'acte monstrueux accompli. Il fallait se taire quand l'un de nous était frappé ou humilié. Il fallait taire la folie, celle dont on était les témoins. Se taire quand un jour mon père a parlé de suicide collectif parce qu'il ne voyait soudain plus d'issue à son projet immense. 

Mn_PERSO011.jpgCet homme avait une "mission" pour nous, sa "communauté", et pas question pour nous, ses enfants, de nous enfuir de cette responsabilité filiale. Nous devions, au mépris de notre chemin personnel, poursuivre son oeuvre et agrandir la communauté. Il prônait l'inceste entre frères et soeurs, prenant l'exemple des rois égyptiens qui pratiquaient cela il y a très longtemps pour ne pas se mêler à d'autres familles... Il espérait secrètement que nous nous marierions ensemble, mon frère et moi, et... il avait le même projet pour mes petits frère et soeur, qui avaient eux-même dix et quinze ans de moins que moi. Quand un homme très intelligent se met à défendre l'inceste, avec autant de véhémence que mon père le faisait, cela fait froid dans le dos et fige l'âme des enfants et des adolescents victimes de cette idée criminelle. Quand le monde extérieur fait si peur qu'un parent n'a plus que l'issue de marier ses enfants entre eux, la folie exprime son enfer le plus affolant. Heureusement, l'idée d'inceste n'est restée que dans le projet, que dans la terreur laissée dans nos âmes.k0210672.jpg

J’ai dû attendre d’être majeur pour sortir de cet enfer, enfermement moral et physique orchestré par un père insultant, coléreux et dictatorial. Mes seuls bonheurs était la musique, qui a été ma seule amie, et les livres de l’immense bibliothèque de mes parents, dans lesquels je découvrais le monde comme une fenêtre ouverte sur les autres, ces “autres” dénigrés par mon père. 

Ma grand-mère m’a avoué un jour qu’elle pleurait lorqu’elle venait nous voir, en ressortant de chez nous. Elle souffrait terriblement de voir notre père être si dur et méchant, si cruel. Elle pleurait mais elle était impuissante, car elle était réprimandé par mon père si elle avait le malheur de dire la moindre chose. Elle l’aimait et pour le garder, elle se taisait. Ma mère a fait pareil. Elle aimait tant mon père qu’elle n’a rien dit.

304969590.jpgDans notre cas, pour nous les quatre enfants de cette famille, personne n’a bougé, personne ne s’est inquiété, personne n’a demandé de compte à mes parents sur la façon d’éduquer leurs enfants. Quand mon père m’a jetée dans les orties pour me fortifier, c’était près de la maison... Il y avait des voisins. J'avais six ans. Quand mon frère cadet pleurait et hurlait, il y avait des voisins. Quand mon père nous insultait et nous terrorisait, il y avait des voisins. L’école n’est jamais venue non plus pour voir où nous en étions et la société ne s'est pas demandé pourquoi, à la campagne comme en ville, des enfants ne vont pas à l’école.

La famille savait mais s’est tue, car dans ces affaires, la dénonciation dans son propre clan est mal vécue. Les grands-parents ont des liens avec les parents. C’est encore leurs petits dans le coeur et ils préfèrent penser que cela va passer. Que le temps arrangera tout, que le Ciel se chargera du reste.Mn_9a.jpg

Comme pour toi, Dylan.

Comme pour mes frères et ma soeur.

Comme pour moi.

www.casafree.com.jpegSache que nous nous en sommes tous sortis, que nous nous sommes reconstruits, que nous avons travaillé sur nos cauchemars, que nous sommes solidaires les uns des autres... et que bien que des nuages hantent notre enfance, nous sommes devenus des adultes responsables, battants, solides, libres de penser par nous-mêmes, enthousiastes et heureux de vivre.

Je te souhaite d’y arriver aussi et de trouver la force en toi de “pardonner” à tes parents, c’est-à-dire de leur laisser ce qu’ils t’ont fait et de vivre libéré de ce poids si énorme. Je te souhaite de trouver d’autres personnes qui t’aimeront comme tu le mérites et d’ouvrir les pages du monde avec bonheur et mille surprises heureuses.

Je t’envoie plein de bisous et de pensées ensoleillées.

 

Chloé Laroche

 

P.-S. : Voici ce que j'ai écrit dans un autre article sur mon enfance et mon adolescence... 

J’ai passé mon enfance dans une liberté enfermée, une sorte d’enfermement ouvert sur l’intérieur. Mon père nous a élevé, mes frères, ma soeur et moi, dans un univers à part, au coeur du monde “normal” qui continuait de tourner.

Il y a six ans, je l’ai vu si triste, son dernier fils quittant le foyer parental. Il n’était pas triste... il était anéanti. C’était tout un monde qui s’effondrait. Son monde. Et moi, sa fille, je regardais impuissante le naufrage d’un navire qui s’abîme. Moi aussi, j’ai quitté le navire, il y a quelques années.... il y a plus de vingt ans. Cela n’a pas été sans fracas, sans chantage affectif paternel et sans culpabilité sous-jacente d’avoir abandonné un père exclusif et persuadé que ses enfants allaient reprendre le flambeau des “Amaranthes”, cette civilisation originelle que nous étions sensés faire renaître. J’étais une “traître” pour la communauté, terme qui remplaçait chez moi le mot “famille” et j’ai dû porter cela durant des années.

Se libérer de l’enfermement pour suivre son propre chemin et faire ses propres choix est une tâche périlleuse, quand on sort de dix-huit années de prison mentale, prison où on nous répétait que les autres étaient médiocres et couraient à leur perte spirituelle par ignorance, bêtise humaine, nivellement par le bas et médiocrité générale. Ce qui m’a sauvée, c’est que dans mon coeur vivait une étoile à laquelle j’ai suspendu ma vie et qui me disait d’aimer les autres, d’aimer l’humanité, de ne pas juger autrui avec désinvolture ni mépris, mais de tendre la main à cet autrui qui était pour moi un frère sur la terre, même inconnu.

Je me souviens alors que j’étais petite... un jour, je devais écrire un texte sur le Dieu sans Nom. Ce dieu-là était une divinité sans pitié, punissant tout parjure et manquement à ses promesses. Divinité inaccessible aussi. On m’avait appris que tous les dieux avaient leur importance. Aphroditè, Ariadnè, Dionysos, Poseïdôn, Gaïa... tous les dieux d’une civilisation originelle qui devait renaître grâce à notre famille, choisie entre toutes. Mais pourquoi c’est tombé sur nous, bon sang !!! Mon père était sensé recevoir l’enseignement par écrits inspirés, écrits qu’il nous faisait lire. Nous étions les “descendants” d’un peuple qui était “autre”. Ce mot “autre”, est ancré dans ma chair et ma mémoire, comme une marque de fer rouge.

Tous les dimanches, nous fêtions une divinité. Chacune représentait une face de l’univers, un mystère des mythes de l’humanité. Chez nous, il n’y avait ni radio, ni télévision. L’école était bannie. L’instruction se faisait par correspondance ou par mes parents, pendant l’école primaire. Car l’instruction est obligatoire, mais non la scolarisation. Nous étions bien isolés, comme un bijou dans son écrin. L’écrin cependant n’était pas tendre. Pour fortifier ses enfants, mon père tirait profit de méthodes spartiates : douches froides le matin, stations aux coins des murs comme punition, pas un mot ou un rire jaillissant de la norme communautaire, chapitres dignes des meilleures monastères, privations de repas, corrections, épreuves sportives poussées et situations d’indépendance limites pour des enfants, comme une descente de rivière seuls en kayak. J’ai même vécu à l’âge de six ans le fait d’être jetée dans un buisson d’ortie par mon père. Ce qui a donné au passage de l’adolescence de l’anorexie passée sous silence... dont je me suis sortie par la force du mental.

Mon père était très sévère. Nous avions peur de lui. Ma mère le laissait faire. Par amour. Par amour pour lui. À l’âge de dix-sept ans, il m’a frappée sévèrement pour me faire avouer que je fréquentais des gens au lieu d’aller à la bibliothèque. Le peu d’amis que j’avais, je les protégeais de la vindicte paternelle. Vivre sans amis, sans cinéma, sans un minimum de liberté, avec interdiction de manger un aliment cuit est plutôt difficile.

Mon père, ce jour-là, m’attendait donc dans le salon. Mon frère m’avait prévenu à mon arrivée qu’il était très fâché contre moi car notre mère ne m’avait pas trouvée à la bibliothèque où je devais être. Ce jour-là, je m’étais évadée vers un monde ami, une amitié secrète connue de moi seule. J’avais en rentrant le coeur plein de partage, de sourires, de bonheur d’oiseaux libres, de nuages légers dans un ciel bleu espoir. Mais mon père m’attendait. Il attendait cette fille “traîtresse”, cette fille pleine de mensonges, de cachotteries, cette fille qui aimait autrui, cette enfant attirée par le reste du monde, si abject aux yeux paternels.

J’entre donc dans l’appartement. Ma mère se pousse dans un coin. Mon père m’attrape et me fait mal. Il a des yeux terribles. Je voudrais oublier ces yeux, ne les avoir jamais vus ainsi. Il me demande de lui dire où j’étais. Il veut des noms. Même sous la torture, je n’aurais pu parler, ni ne voulais dénoncer. Il m’a frappée. J’avais peur. Il me menaça de me jeter par la fenêtre, de me casser le nez. Ses yeux étaient si sombres. Il ne savait plus ce qu’il faisait, c’est sûr. Mais moi, j’étais là, avec ma frayeur, mes ecchymoses, ma tension grimpée à vingt-et-un. Je pensais mourir. Ma mère n’a pas bougé ce jour-là. Seul mon frère cadet est intervenu, mais il a reçu une claque violente et s’est retrouvé dans sa chambre.

Moi, je me suis retrouvée, excommuniée par mon père, chez ma Grand-mère paternelle Christiane, ma seule confidente et amie depuis tant d’années. Elle a pansé les blessures de mon âme et soulagé mes ecchymoses.

J’ai pardonné à mon père depuis, parce que je l’aime. À ma mère aussi, pour son silence, parce que je l’aime aussi. Et puis, ils ont changé, ils ont évolué, ils ont pris conscience, pris du recul, avec le temps et les années.

Mais voilà, pour en revenir à quelques lignes plus haut, je suis enfant et j’écris sur ce fameux Dieu sans Nom. Il me fait peur. Je pense : “Peut-être me punira-t-il si je ne poursuis pas la mission de mon père ? Peut-être que jamais je ne pourrais vivre ma vie, puisque je dois donner ma vie et mon âme à l’oeuvre immense de cette résurgence d’un peuple. Mon père a bien dit que ce serait un crime envers lui de la part de ses enfants s’ils ne continuaient pas son oeuvre et ce projet d’envergure.”

“Peuple immense s’avance lentement”, comme dans une chanson du Père Duval. Ce peuple vivait de façon originelle sur cette Terre, d’après mon père. Cela se passait à l’origine des Temps. Il y avait la tribu des Véridiques, celle des Silencieux et celle des Accomplis. Ils mangeaient tous crus, ayant banni de leur alimentation toute cuisson par le feu et toute dénaturation quelconque. Ce peuple respectait la terre comme les Indiens d’Amérique le faisaient. Ils voyaient dans la nature mille divinités qu’ils honoraient et faisaient de chaque saison, de chaque solstice et équinoxe, des passages initiatiques à fêter en communauté.

Nous vivions ainsi et je dois dire que malgré la solitude, l’isolement, la sévérité paternelle et le fait de manger totalement cru, j’ai vécu des moments merveilleux dans la nature, en communion totale avec les éléments de l’eau, du feu... Lorsque nous allumions des feux de camp dans la nuit, sous les étoiles, lorsque nous chantions l’hymne au soleil à son coucher ou à son lever, quand nous fabriquions un igloo dans la neige immaculée, quand nous partions en montagne camper sous l’orage. Plus tard, nous nous évadions régulièrement en kayak et en canoë toute une journée sur un lac. Nous dressions un autel avec des pierres et nous disions des textes pour de nombreux dieux, honorant la nature et l’univers. Nous ne fêtions pas Noël, ni n’avions de cadeaux. Quand il le fallait, à certaines fêtes, nous faisions nous-mêmes nos dons, avec le travail de nos mains.

Mon père écrivait et couchait sur le papier des centaines de “souvenirs” de cette civilisation disparue, comme si une vague datant du déluge avait remué le plus profond de son âme. Il a ramené des milliers de pages d’Originel, de mythologies sans nombre datant de l’époque des Titans et même bien avant, selon sa croyance personnelle, bien avant aussi que Zeus n’occupe l’Olympe. D’ailleurs, ce dieu-là ne faisait pas partie de notre paysage spirituel. Il faisait partie des “dieux modernes” introduits plus tard, paraissant sans intérêt dans le monde antique retrouvé par mon père.

Nous étions six sur un bateau, sauvés des eaux d’un continent perdu, pour retrouver la vie d’un peuple d’antan, guidés par un père amoureux fou de la Terre, qu’il avait pris comme mère. Dans ce bateau, je manquais terriblement de liberté, comme si le monde paraissait inaccessible. Du coup, j’ai beaucoup lu, très tôt, dès l’âge de huit ans, dévorant les dizaines d’ouvrages de la bibliothèque familiale, de Rousseau à Maupassant, en passant par tout le reste imaginable.

Je comprends pourquoi en prison, on peut se sentir libre dans sa tête comme Diego, dans la chanson de Michel Berger. C’est parce que dans sa tête, on voyage, on explore le monde, la psychologie humaine, le labyrinthe de la vie. On ne se sent plus seul. C’est ainsi que l’écrivain, à travers ses écrits, tend une main solidaire au lecteur qui le lit. Quand on lit, on est deux au moins. Il y a celui qui a écrit et celui qui reçoit l’écrit. Et puis, ensuite, interviennent les témoignages, les personnages, toute la richesse du récit, qui nous emporte vers la multiplicité et le partage avec le reste du monde.

Tout travail de création est ainsi et c’est en cela que la création est fantastique, car à travers la chanson, la musique, la sculpture, le cinéma, la photo, la peinture, le dessin, la danse... la solidarité tend la main à celui qui est seul, triste, emprisonné, meurtri parfois, cabossé par la vie, déçu, désespéré, au bout du rouleau.

C’est pour cela que j’écris.

Chloé L.

 

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Voir le lien et l'article qui explique tout ce que Dylan a vécu :

http://tf1.lci.fr/infos/france/faits-divers/0,,4285122,00...

 

Maltraitance - 

Enfant séquestré : la barbarie mise à nu :

 

• Un couple a été mis en examen et écroué jeudi à Millau pour avoir séquestré et maltraité son fils de 7 ans vraisemblablement pendant plusieurs années.

• Le petit garçon n'avait jamais été scolarisé et vivait dans une pièce noire sur un matelas imbibé d'urine.

 

 - le 06/03/2009 - 08h12

   

“Il s'appelle Dylan. Il a 7 ans. Et il a vécu un véritable calvaire. Il "était enfermé depuis plusieurs années dans une pièce qui ne comportait qu'un matelas imbibé d'urine avec un sommier, sans jouets ni meubles", a déclaré jeudi le procureur de la République de Millau, Patrick Desjardins. "Cette chambre ne pouvait être éclairée et verrouillée que de l'extérieur. Les volets étaient constamment fermés. Ce petit garçon vivait dans des conditions pires que dans une cellule de prison et ce depuis plusieurs années", a-t-il ajouté. "Le dénuement total de ce petit garçon a atteint un point extrêmement rare et grave", a-t-il estimé.

 

Le père et sa compagne ont été mis en examen jeudi après-midi pour "privations de soins par ascendant", "abandon moral ou matériel d'un mineur" et "non respect d'obligation scolaire". Le père, âgé de 42 ans et maçon de profession, est également poursuivi pour "violences habituelles sur mineur de  moins de 15 ans". Il a été écroué. La mère est quant à elle également mise en examen pour non-empêchement de ce délit. Son placement en détention provisoire est en cours d'examen. 

   

Signalement lors de la naissance d'un deuxième enfant :Quant à Dylan, il a été placé avec son petit frère dans une famille d'accueil et Dylan fait l'objet d'examens médicaux complémentaires. Les services sociaux avaient commencé à s'intéresser à ce couple, un homme de 42 ans et une femme de 35 ans, lors de la naissance de leur deuxième petit garçon en août 2008. Un signalement avait été effectué auprès de la juge pour enfants de Rodez. Des investigations et le refus des parents de se rendre aux convocations ont conduit les policiers à intervenir au domicile du couple au centre de Millau. Ceux-ci ont découvert un "enfant très affaibli physiquement, manifestement intelligent mais sans aucune éducation", selon le procureur de la République.

   

Le petit garçon, déclaré à la naissance, n'avait jamais été scolarisé. L'enquête pour maltraitances évidentes liées à des négligences et déficiences éducatives se poursuit pour déterminer d'éventuelles violences physiques pour lesquelles "de fortes suspicions existent". 

 

Les voisins sous le choc :Rue Ladoux, les voisins ont appris l'arrestation avec stupeur et exprimaient  leur incompréhension. "C'est un enfant qu'on apercevait de temps en temps. Il ne tenait pas en  place, plutôt turbulent, mais rien ne laissait penser qu'il était maltraité. Pas  de traces évidentes de coups en tout cas", a déclaré leur voisin, Charles. "C'était un petit hyperactif. Parfois, je l'entendais crier surtout l'été  quand ses parents dînaient dehors, mais de là imaginer un tel drame...", a  raconté une autre voisine souhaitant garder l'anonymat.

 

Encore sous le choc, consterné, le voisin qui habite juste au-dessus du couple soupçonné d'avoir séquestré Dylan n'a jamais rien entendu de suspect ni soupçonné des maltraitances de la part de gens qu'il décrit comme "pas très sociables". Pas de cris, pas d'appel au secours de la part de l'enfant qu'il connaissait "de vue", assure cet homme de 30 ans. "On ne le voyait pas souvent. Le peu de fois que je l'ai vu, il avait l'air hyperactif", dit-il, précisant l'avoir aperçu "cet été une ou deux fois", dans le jardin derrière la maison, une demeure ancienne de deux étages, à cinq minutes du centre-ville. Ses parents "disaient qu'il était suivi par un centre social, qu'il suivait des cours par correspondance", ajoute-il.”

(Texte de LCI)

 

12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


....................................1947079007.jpg


73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Mon fils l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html

 

et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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