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20/10/2017

Mes textes d'amour, d'épreuves, de courage et de sourires à travers musique, espoir, transformations, poésie et résilience.

LA CHANCE D'UN AMOUR

ARC-EN-CIEL ------------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,

 

 

 

La beauté d'un cycle
Sur la pente des couleurs
Se reflète dans mon éternité
D'amour minuscule
Et la puissance du mouvement
D'un regard complice
Me permet de relier
Tous les cailloux
De la misère de mon silence violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,
Afin de me souvenir
Que suivre la route
De l'amour arc-en-ciel
Me remplit de soleil.

 

Chloé L

 

 

----------------------------------RÉSILIENCE -------------------------------

 

L'écume des jours
de ma vie assassinée
reprend goût au sel
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j'ai tout jeté à la mer
mon passé et les mots durs

 

Chloé L

 

 

 

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LA CHANCE NÉE

EN MAIRIE ------------------------------ (histoire vraie)

 

Un jour un homme et une femme ont pu s'aimer et même se marier car le père de cette femme qui était juif a été sauvé par une secrétaire de Mairie.

"Non, il est hors de question que je mette une étoile jaune sur votre pièce d'identité," s'exclama la secrétaire.

Ce monsieur avait répondu à l'ordre des Nazis de se rendre en mairie afin de faire apposer cette étoile obligatoire sur les papiers d'identité, du fait de son origine.

Il ne savait pas que cette étoile était celle de la mort et qu'elle allait le condamner à une mort certaine, ainsi que tous les siens.

La secrétaire de Mairie a su désobéir aux ordres et a sauvé ainsi des dizaines de familles en Isère. Elle travaillait à Saint Martin le Vinoux.

La fille du juif sauvé a pu garder la vie sauve et tomba amoureuse, donnant la vie à deux beaux enfants. Elle voulut plus tard remercier cette femme et demander une plaque d'hommage pour elle, mais la maladie en a décidé autrement, la renvoyant vers le ciel.

C'est pour cela que j'écris aujourd'hui afin de terminer sa volonté car j'ai eu la chance de rencontrer un ange : son mari, cet homme qui sans cette secrétaire de Mairie n'aurait pas rencontré son grand amour.

 

 

 

 

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LE MUSICIEN ET
L'HOMME POLITIQUE___________

(Poème adressé à l’ensemble des hommes et des femmes
politiques, de quelque parti qu’ils ou qu’elles soient)




Dans la rue un musicien
Rencontra un beau jeune homme
Qui le prit pour un vieux chien
Et lui lança une pomme

Cet homme gagnait beaucoup
En gouvernant notre ville
Il avait un fier bagout
Sachant bien manier ses billes

Il se nommait politique
Maire et très vite ministre
Souriant de cent critiques
Évitant les grands yeux tristes

Ce matin-là vraiment chaud
Il déposa sa cravate
Sa veste et son blanc chapeau
Et sortit son jeu de cartes

Un roi de pique sortit
Et il pensa à son coeur
Puis à tous ses ennemis
Verdissant soudain de peur

Car il entendait un sonviolon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
Qui l’entourait de partout
Bondissant comme un ballon
Il pensa devenir fou

Le violon était si clair
Qu’il nettoya ses erreurs
L’homme fit donc marche arrière
Pour faire notre bonheur

Il brûla mille factures
Faux papiers et cent mensonges
Vendit toutes ses peintures
Pour que tous les pauvres mangent

Il donna son argent sale
Blanchi par la sombre drogue
Pour embaumer de pétales
La naissance d’un grand orgue

Puis il enleva sa veste
Pour jamais ne la tourner
Ayant sauvé le seul reste
De toutes ses qualités

Depuis ce matin il sut
Qu’une pomme toute nue
Peut bien faire à notre insu
Triompher l’homme des rues !

Chloé Laroche

 

http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-musicien-et-...

 

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COEUR GLACÉ

EN MILLE MORCEAUX ------------------

 

Toi dont le compagnon
Est mort dans tes bras
Quel espoir te reste-t-il
Au bout du chemin meurtri

Tu ne savais pas en roulant
En empruntant cette route
Que le verglas te l'arracherait
Que la mort vous guettait

Elle t'a plongée dans le coma
D'où tu es sortie en vie
Mais le coeur arraché
Tu as cherché ton chéri

En pleurs tu as découvert violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
La terrible absence
De celui que tu aimais
Près de ses cendres, tu penses

On te l'a dit puis redit
Que tout cela est venu
Sans aucune faute de ta part
Le verglas nous met à nu

Mais ton âme est écorchée
À tout jamais effondrée
Tu te reconstruis pas à pas
Votre amour vit en toi sans faillir.

 

Chloé L

 

 

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DIAGONALE

D'UNE REINE ------------------------ (à Myriam)

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Elle s'en est sortie, Myriam.

Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile.

Mais le coup fatal du plongeon de l'opération la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie.

 

Chloé L

 

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DANS LES VALLONS

DE MON VIOLON ------------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

À toi l'enfant qui écoute mes sons
Je t'offre le coeur de la vie offerte en cordes
À toi l'ami qui nage en plein froid
Dans les remous rouges de l'existence
Je t'offre mon violon afin de te sauver des eaux
Toi l'enfant, tu plonges dans les volutes du bois
Et toi l'ami, tu t'accroches à mes éclisses
Puis soudain vous vous retrouvez sur la barque
D'un lac d'où sort la belle dame au chevalet d'ancre
Encre que j'inscris dans la résonance de mon instrument
Frotté à jamais par vos voix mêlées à l'archet pernambouc
Je vous emmène en un voyage au coeur du bois d'érable.

 

Chloé L

 

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SI TON MONDE

EST PÂLE ----------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

 

Si ton monde est pâle
Va chercher le feu
Qui embellira ton âme
Jusqu'à rejoindre le soleil

Une étoile est morte
Mais revit la lumière
En un autre monde
Sans pleurer la mort

On traverse des déserts
Puis reviens l'espoir
De s'habiller de pourpre
Jusqu'au fond des abîmes

Un jour la mer est là, devant
Qui balaye le pire de l'impuissance
De nos illusions castrées
De nos roses écrasées

Si ton monde est pâle
Éclate ton coeur et crie
Pour que s'arrache le firmament
Et que vive ton être

Une étoile s'est tue
À jamais sur le sable
Renversée par une vague
Choc sans retour

Mais cette vague l'a portée
Au-delà d'elle-même
Pour que jamais l'ombre
Ne l'entraîne vers la pâleur

d'un univers terne et triste.

 

Chloé L

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20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

19/03/2012

Cri d'horreur devant la tuerie de Toulouse. Mes condoléances et mon soutien à la communauté juive de France et aux familles des victimes.

thumbnail-2.aspx.jpegCe matin, chers lecteurs, il s'est passé quelque chose d'horrible devant une école de Toulouse.

Un homme de trente ans, professeur d'hébreu, a été abattu avec ses deux enfants de six et trois ans. Une fillette de dix ans, la fille du Directeur de l'école, a aussi été tuée près d'eux. Un adolescent est grièvement blessé.

Le tueur a poussé l'horreur à poursuivre les deux jeunes enfants et à les achever.

Parce qu'il étaient juifs.

Devant une école juive.

La France entière est sous le choc et j'adresse mes plus sincères condoléances à toute la communauté juive et aux familles des victimes, aux parents des enfants et à l'épouse du professeur.

Que Dieu accueille ces victimes innocentes et punisse comme il le mérite le responsable de leur mort horrible.

Je pense aussi aux trois militaires tués par le même homme à Toulouse et Montauban et à leurs familles.thumbnail-4.aspx.jpeg

Chloé LAROCHE

05/01/2012

Mon hommage de violoniste à Yehudi Menuhin, musicien de la Paix et humaniste en sagesse, créateur d'humanité.

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Je choisis en ce début d'année de vous offrir quelques phrases, quelques morceaux choisis de Yehudi Menuhin, immense violoniste et grand sage.

Il a écrit "Le Violon de la Paix" et cet ouvrage me touche beaucoup. C'est un recueil de citations tirées de son livre originel : "Le voyage inachevé".

Je suis violoniste aussi, comme vous le savez, et comme les violonistes des peintures de Chagall, j'aime la terre autant que le ciel et j'aime faire raisonner les étoiles, comme les faire résonner.yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

J'ai eu la chance étant enfant d'entendre ce grand homme jouer à Grenoble, sur une scène en solo. Il était l'incendiaire innocent de la vie et de l'espoir et traversait le monde entier pour attiser le brasier de l'amour de l'humanité grâce à l'amour de la musique, transmetteur formidable d'une énergie infinie qui se propage invisiblement. J'ai bénéficié de cette énergie et je l'en remercie, poursuivant le chemin d'un Archet pour la Paix depuis plusieurs années avec mon violon, fidèle compagnon de route.

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"Un violoniste est une structure vivante tendue entre les aimants du soleil et de la terre. De même que seule une corde tendue peut vibrer, de même avant de vibrer, le corps d'un violoniste doit se sentir tendu vers le haut." (Yehudi Menuhin)

"Nous ne savons pas ce que sera l'avenir, mais nous savons ce que nous souhaitons qu'il soit, et cela doit rester notre but." (Yehudi Menuhin)

"Quelle serait la tâche d'un être cosmopolite et de musique si ce n'est de porter du pollen de fleur en fleur, inséminer, disséminer, tisser des réseaux et construire de fragiles ponts ? Telle est restée ma mission." (Yehudi Menuhin)yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

"Pour la nuit du nouveau millénaire en 2000, nous serons à Robben Island avec Mandela. Jouer le Requiem de Mozart, c'est confesser nos fautes." 

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(Yehudi Menuhin)______________________________________yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,


______________ Toute sa vie, Yehudi Menuhin fut lié aux Tziganes (dont 500 000 disparurent dans les chambres à gaz), et solidaire de la cause des minorités._________________  

"Les Tziganes sont parmi les derniers nomades qui restent encore au monde. Le nomade et sa famille sont mariés aux étoiles et à la terre." (Yehudi Menuhin)


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Je lui avais offert mon poème, ce poème :



VIOLON DE VIE_______ yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,


Arc d'amour

Violon au coeur pur

Tu sillonnes les âmes

Pour que la joie rayonne

En roses rouges de vie


Arc de vieyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

Flèche touchant la sève

Pour ramener aux racines

Le ciel des rêves

S'abreuvant au Soleilyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,


Arc du Soleil

Archet de lumière

Tu viens des étoiles

Nous parler de la trêveyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

En rosée de paix


Arc de paix

Tu caresses nos ouïesyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

Transperçant les êtres

Jusqu'au chant intime

Du violon intérieur


Arc de l'intérieur

Tu nous offres l'ultime

Pour dépasser les rêvesyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,

En leur rendant l'espoir

Réalité de l'amour.



Chloé LAROCHE____________________________yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart,


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Mes sites de violoniste________ :


http://letrioodyssee.voila.net

http://violonistenciel.voila.net


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Petit mot pour Madame GELSY ___________


Madame Gelsy, qui tient un blog d'auteur sur internet, avait écrit un article en 2007 en découvrant mon site de violoniste "violonistenciel.voila.net". Le voici :

http://motsetcouleurs.blogspot.com/2007/10/bleu-ebloui.html

MERCI GELSY ET QUE MES LECTEURS DÉCOUVRENT VOTRE SITE MAGNIFIQUE AVEC VOS TEXTES ET UNE POÉSIE EXTRAORDINAIRE SORTIE TOUT DROIT DE VOTRE PLUME.

Heureuse Année à vous en créations et belles expressions de l'Âme.

Chloé yehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozartyehudi menuhin,violoniste,soliste,juif,tzigane,paix,violon,violon intérieur,le violon de la paix,prodige,don musique,musique,concertiste,actualités,monde,hommage,russe américain,humaniste,sage,yoga,enesco,persinger,bloch,22 avril 1916,live music now,art,france,planète,poésie,mémoire,violon de vie,classique,mozart,mandela,requiem mozart_____________________




 

17/10/2010

Le film «Elle s’appelait Sarah» raconte l’histoire d’une petite fille capturée avec ses parents dans le cadre de la rafle du Vel’ d’Hiv’ et a fait surgir les larmes de toute la salle.

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Bonsoir à tous et toutes,89889d54cbb435ae.jpg

 

Ce mercredi soir, le 13 octobre, j’ai invité des amis d’OVS (du site «onvasortir.com») pour aller voir le film : «Elle s’appelait Sarah», qui raconte l’histoire d’une petite fille capturée avec ses parents dans le cadre de la rafle du Vel’ d’Hiv’. Ce film a fait surgir les larmes de toute la salle et nous étions à la sortie tous très secoués par ce que nous venions de voir.  

J’ai été personnellement très émue et bouleversée par ce film. L’histoire de tous ces déportés a résonné avec l’histoire de mon grand-père résistant et déporté dans trois camps de concentration, mutilé de guerre. Il s'appelait Jean-Louis Laroche. 19512041.jpg

Je vous donne le lien d’un texte qui résume en peu de mots ce que je pense :
http://rannemarie.wordpress.com/2010/07/16/le-16-juillet-1942-la-france-raflait/

«Les 16 et 17 juillet 1942, 1129 hommes, 2916 femmes et 4115 enfants ont été arrêtés par la police française et enfermés dans l’enceinte sportive du Vélodrome d’hiver. Simultanément 1989 hommes et 3003 femmes, couples sans enfants et célibataires, étaient arrêtés et enfermés dans le camp de Drancy.

Dans les camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers, les enfants en bas-âge – environ 3000 – ont été brutalement séparés de leurs parents qui furent déportés les premiers. Les enfants furent transférés à Drancy et déportés entre le 17 et 31 août 1942. La quasi-totalité des 13 152 raflés furent déportés.»

Quand on se demande ce qu’aujourd’hui on peut faire, ce qu’à l’époque on aurait fait....  Je réponds : allez voir le site d’Éducation sans Frontières :
http://www.educationsansfrontieres.org.

19512045.jpgIl y a sur ce site des centaines de pétitions pour aider des familles entières à ne pas être expulsées et ...

Allez voir aussi les sites parlant des Cercles de Silence qui s'organisent maintenant chaque mois dans la plupart des villes de France. Ces cercles silencieux d'inconnus qui se rassemblent sans parler existent pour manifester le désaccord citoyen face aux expulsions massives d'étrangers.

Ils permettent d'exprimer notre mécontentement face à la politique d'expulsion des étrangers et face à la violence faite contre de nombreuses familles expulsées où parfois des parents sont arrachés à leurs enfants et vice versa. Des pères sont mis dans l'avion de force sans jamais revoir leur enfant gardé en France ou leur femme... enceinte ou sur le point d'accoucher. Alors, vous serez peut-être au prochain rendez-vous du 20 octobre à Grenoble place Félix Poulat, les futurs Cercles de silence étant au même endroit les 17 novembre et 15 décembre, toujours de 18 h à 19 h.resizer.jpg

"Un cercle du silence, pour faire quoi ?" Des personnes de tous bords politiques ou apolitiques se réunissent et témoignent de leur mécontentement sur le sort de nombreuses familles étrangères expulsées ou enfermées dans des camps de rétention où on trouve aussi des enfants, des bébés, etc. attendant une expulsion. Imaginez un grand cercle de plein de gens inconnus qui restent là en silence, en entraide à des personnes qui n'ont pour seul tort de ne pas être nés en France et dont personne ne veut.... Des familles dont les enfants pour beaucoup sont nés en France.

____ Et voici pour poursuivre mon article le témoignage d’une rescapée du Vel’ d’Hiv’, Anna Traube : http://www.akadem.org/sommaire/themes/histoire/1/2/module_908.php

162771.jpgAvec mes amis ovésiens, nous avons partagé ce film : "Elle s'appelait Sarah" et nous avons tous été très choqués devant le destin terrible de milliers d’êtres humains, enfants, hommes et femmes. L’horreur est présente encore dans nos mémoires et dans notre histoire, si proche, si terrible de souffrances.9f20f2fd696c5514.jpg

Jacques-Henri, un ami ovésien (ovésien signifiant "inscrit sur le site OVS") m'a envoyé ce texte que je me permets de partager avec vous, tant il est poignant et véridique :

"On sait que seuls les témoignages, les évènements, certains films sont un plaidoyer contre la barbarie... Et que le silence de ceux qui ont survécu est aussi un message... Très modestement voici le mien qui rejoint ta sortie sur le silence :

Avons-nous écouté le silence de ceux qui, une fois revenus des camps après la shoah, témoignent intimement l’indicible condition de leur survie. Cette culpabilité monstrueuse qui les ronge, celle d’avoir survécu, alors même que tous leurs proches ont disparu dans d’atroces souffrances. Ce silence drape de son voile, imperméable à tout mot, cette vérité d’avoir été un être humain aux prises avec une telle horreur. Chaque acte de folie d’hommes, de femmes, individuel ou collectif, est un patrimoine dont nous avons tous la charge. Ces actes qui nous dépassent, nous renvoient inlassablement à cette blessure originelle, presqu’animale. L’humanité, en chacun de nous, nous pousse à refuser cette folie, cette vérité brutale, contre laquelle notre volonté d’Amour se heurte. Ce silence là, nous révèle toute l’étendue de la barbarie dont l’homme est capable."99d4c3ac0d317786.jpg

e43f2b423ff34e96.jpgUne de mes amies ne trouvait pas le sommeil mercredi soir après ce film. Il est difficile de trouver le repos devant tant d'horreur et de cruauté. Tous ces enfants arrachés à leurs parents et la douleur de tous ces êtres humains, c'est terrible et cela interroge tellement sur ce dont est capable l'humanité, dans le bien comme dans le pire du mal ...

19512039.jpgChacun devant ce film, nous avons pensé à nos enfants.... à la déchirure que nous aurions vécu de voir des policiers arracher notre enfant à notre vie, comme ça, en une seconde, se voir mourir et savoir que notre enfant va mourir, pour une idéologie monstrueuse...      

Je prie pour que jamais on n'ait à revivre cela.

Sur la terre, des personnes vivent encore ça dans certains pays. Qu'ils soient protégés et sauvés de toutes les barbaries.

Je vous remercie pour votre lecture de mon article.

Et je pense à Mina dont le grand-Père a fait la Seconde guerre mondiale.

Ce grand-Père était arabe, d'origine nord-africaine, et il a été enrolé dans les armées françaises. Quel honneur lui a t-on fait ici.... ?

Aucun honneur, il est mort dans l'indifférence générale. Comme tant d'autres qui ont donné leur vie et sur qui on crache dessus parce qu'ils sont étrangers à la France.45714a22a5357cd8.jpg5248a5a201aa9fd2.jpg553865ca1aacc076.jpg

Chloé Laroche

01/06/2009

Ma fille est en fugue depuis une semaine. Mon récit de maman face à cette situation. Rencontres avec la police et appel au 116 000, numéro créé pour les enfants disparus et les fugues. Ma réflexion aussi sur le divorce et les sans-papiers.

CAJ0015.jpgBonjour à tous et toutes,

Ce n’est pas facile pour moi aujourd’hui de venir écrire ce que j’ai à vous dire, mais je me dis qu’un écrivain, c’est comme un chanteur ou un acteur de théâtre. Il doit continuer d’écrire comme ces derniers continuent de chanter ou de jouer leur rôle sur scène, même quand ils vivent quelque chose de difficile. Donc j’écris aujourd’hui pour porter un témoignage pour d’autres parents et peut-être aider d’autres familles dans ce cas-là, vivant la fugue d’un enfant, d’un adolescent.

Ma fille est en fugue depuis une semaine. Elle a été déclarée immédiatement à l’Hôtel de police.

J’ai appelé aussi le 116 000, numéro concernant les disparitions d’enfants ainsi que les fugues. Une dame m’a écoutée et a pris tous les renseignements. Elle m’a dit qu’un juriste de leur équipe allait me rappeler.

Il l’a fait dès le lendemain. Il m’a donné quelques conseils, notamment celui de chercher à savoir si ma fille a bien été inscrite au Fichier des Personnes Disparues. Puis, de demander de la localiser au portable, pour savoir si elle est toujours dans la région ou si elle partie. “Nous ne pouvons l’exiger, car c’est le Procureur qui prend cette décision. Les policiers ne peuvent prendre la décision seuls. Et sachez que ce n’est pas comme dans les films : on ne localise pas quelqu’un au numéro et à la rue mais au quartier et à la ville.”

AA026170.jpgLe jour même, je me rends à l’Hôtel de Police où j’arrive à l’accueil. “Bonjour Monsieur. Je suis attendue au Service des fugues..” -”C’est quoi ça ?” me répond un jeune policier, qui soutient mon regard et écoute ma réponse de façon peu avenante et froide. “Allez vous asseoir, je vais appeler.”

Je monte ensuite à l’étage, attendue par un policier du Sercice des fugues.
-"Bonjour Madame, asseyez-vous, qu’est-ce qui vous amène ?
-C’est pour ma fille qui a fugué. Mais vous devez être au courant...
-Non, pas forcément, car c’est la Brigade des mineurs qui a dû prendre votre première déclaration.
-J’ai amené des photos et des informations pouvant vous aider. Et puis, je voudrais savoir si vous avez inscrit ma fille au Fichier des Personnes Disparues...
-Votre fille est-elle coutumière du fait ? A-t-elle déjà fugué ?
-Oui, Monsieur.
-Dans ce cas-là, on ne l’inscrira pas. Parce que nous n’avons pas envie de l’inscrire pour la désinscrire. Car ensuite il faudra encore la réinscrire pour la désinscrire. Non, Madame. Elle est coutumière du fait.
-Et pour le portable ? Ferez-vous une recherche pour la localiser ?
-C’est la même chose. Et puis votre fille, elle doit être par là. Elle n’aura pas quitté la ville...
-Qu’en savez-vous ? Elle est déjà partie à Marseille avec une copine. Nous sommes allés la chercher à Lyon, d’où la police nous a appelés, car elles ont été interceptées dans un train.
-De toute façon, à mon niveau, je ne prends pas cette décision et je ne pense pas qu’on le demande. Votre fille a fugué, elle n’a pas été enlevée... Elle n’est pas en danger comme d’autres qui disparaissent.
-..........
-Je suis désolé, Madame.”

imm024_23A - copie.jpgJe quitte l’Hôtel de Police.

Décontenancée, je rappelle le soir-même le 116 000. Un monsieur écoute mes doléances et me dit qu’il va essayer de joindre le juriste, lequel me rappelle dans l’heure.1891453218.jpg

-"Madame, vous êtes tombée sur un policier incompétent. Nous avons l’habitude. Cela arrive parfois. Mais ne baissez pas les bras. Ils n’ont pas le droit de vous refuser l’inscription au Fichier des Personnes Disparues. Vous allez y retourner demain matin et vous tomberez sur quelqu’un d’autre. Avec un peu de chance, cette nouvelle personne saura vous aider.
-Merci beaucoup, je vais faire ainsi.”

SO001457.jpgLe lendemain, je retourne à la Police. Une charmante policière est à l’accueil . Mais j’attends un moment car un jeune couple est en démêlé avec elle, en la présence d’un enfant de quatre-cinq ans.

C’est déchirant, car ils sont en désaccord sur le lieu où le père doit prendre son fils le jour même. Il insiste lourdement et tient tête à la policière qui fait de son mieux pour lui expliquer qu’il faut voir l’intérêt de l’enfant avant tout. Et l’intérêt de l’enfant est de ne pas voir ses parents se déchirer devant la police. Il était presque l’heure du repas et cet enfant ne savait même pas ce qui l’attendait.

Quand les parents sont partis, l’enfant s’est agrippé à sa mère, en criant : “Je ne veux pas aller avec lui, je veux rester avec toi.”

La mère est partie la tête basse, en retenant ses larmes. J’ai pleuré, très remuée de voir ça.

La policière a dit : “On ne peut imaginer ce que les enfants endurent dans ces situations. J’en sais quelque chose. Mon fils est en analyse à l’âge de trois ans, après une séparation difficile.”

Je tire mon chapeau à cette jeune policière qui a servi de médiateur et qui est restée impassible extérieurement.

À l’accueil, elle gère beaucoup de situations et il lui faut beaucoup de cran.

images.jpegQuant au sujet des séparations... et en pensant aux parents d’Élise, tiraillée entre la Russie et la France... je donnerais l’exemple de mon frère benjamin, qui a une fille au Québec. Quand il a divorcé avec sa mère, cette dernière est retournée au Québec avec leur fille, encore très petite. Mon frère a eu l’intelligence de laisser cette enfant vivre en paix avec sa mère. Il n’a pas fait d’enlèvement ni de pression. Il est allé la voir quand il pouvait et garde depuis un contact avec elle, en sachant qu’un jour sa fille passera du temps avec lui. Je pense qu’un enfant ne peut être balotté entre deux pays, entre deux personnes qui se déchirent. Un enfant a besoin de son père et de sa mère, mais dans certaines situations, peut-être vaut-il mieux que l’un pense à la paix de l’enfant, au fait qu’un enfant a besoin de stabilité, de repères... de voir que ses parents ne sont pas en guerre.images-1.jpeg

Pour en revenir à mon problème et à ma fille en fugue... je suis reçue donc par une policière très compétente ce jour-là, dans un autre étage.

Je lui explique ce qui se passe. La dame qui semble avoir de l’expérience me prend très au sérieux et me propose de rentrer les coordonnées de ma fille dans le Fichier des Personnes Disparues. Je suis soulagée. Elle accepte aussi ma demande de localisation de ma fille par son portable, en me disant que ça prendra un peu de temps, vu le week-end de la Pentecôte. Elle me dit que malgré tout, c’est moins inquiétant comme disparition que des jeunes qui disparaissent en laissant des menaces de suicide, comme dernièrement. Elle a essayé d’appeler ma fille sur le portable, mais sans succès.43133.jpg

Cela fait une semaine aujourd’hui que ma fille est partie et elle raccroche à chaque fois que quelqu’un essaye de la joindre. Pour la première fois, elle refuse toute communication et échange verbal. Je lui ai envoyé des sms et des messages très gentils, lui demandant de revenir et de penser à ses cours du collège, à son avenir qu’elle met en péril, à sa situation de papiers pour laquelle je me bats et pour laquelle je passe en appel au mois de juin.

Dernièrement, Rachel, venant du Cameroun et passant son bac, a reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire français) le jour de ses dix-huit ans... comme Yvan, venu de Colombie. Ils étaient tous deux élèves au lycée Jules Ferry à Paris. Ils se sont alors battus comme des lions pour avoir leurs papiers, soutenus par le Réseau d’Éducation sans Frontières, par leurs professeurs, par leurs copains.

Rachel et Yvan témoignent dans le film de Marion Stalens : "Invitation à quitter la France". Voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/?article8293).


Rachel exprime tout le bonheur qu’elle ressent d’avoir la chance d’être en France. Elle est heureuse de pouvoir être française et de se sentir accueillie par ce pays qu’elle aime. Elle veut faire des études pour être une grande avocate. Afin aussi de retourner en Afrique et d’aider les siens. Le fait d’avoir des papiers lui donne cette liberté de retourner dans son pays et lui enlève cette angoisse de devoir se cacher.

Se cacher comme Rachel Ségal, qui était petite fille juive, et qui a été cachée par une famille française, pendant la Seconde guerre mondiale. “Ce que je vois aujourd’hui dans les expulsions d’étrangers, dit-elle dans le film, ressemble étrangement à ce que j’ai vécu. La loi du chiffre, la froideur devant des cas différents de familles vivant parfois depuis de longues années en France, des enfants nés en France et mis dans des charters. Des parents menottés, des pères embarqués laissant leur famille derrière eux. Des jeunes couples séparés. Il faut réagir quand on atteint l’intolérable.”

Voilà, je pense à ma fille et j’attends qu’elle revienne, un poids dans le coeur... énorme.imm024_23A.jpg

 

Je t'aime, ma fille, et depuis l'Afrique où nous nous sommes vues pour la première fois il y a six ans, un arc-en-ciel d'amour nous unit. Je comprends que tu cherches ton autonomie mais tu as encore besoin de ta famille, de nous, de suivre tes cours... et nous aussi, nous avons besoin de savoir où tu es et de te voir.

imm005_4A - copie.jpgTon petit frère te demande et est inquiet comme nous tous.

 

Chloé LAROCHE

 

Commentaires :

Je suis heureuse car ma fille a été retrouvée ce matin. Elle a fugué durant onze jours. Je suis soulagée. Elle va bien. Merci pour votre soutien. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.06.2009

 

___________________ À propos du numéro 116 000 :

Voici un extrait de l’article d’Aurélie BEAU -lu sur www.lyon-webzine.com-concernant le 116 000 : “Maintenant, toutes les victimes de disparition d'enfants en Europe ont un numéro commun : le 116 000. Il est gratuit, disponible 24h/24, 7 jours sur 7 et valable dans dix pays de l'union européenne : la Belgique, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie. Maintenant, tous ces pays sont reliés en réseaux et mettent leurs compétences en commun en cas de disparition. Le 116 000 propose plusieurs services. C'est tout d'abord une écoute et un soutien pour les familles. C'est aussi et surtout un accompagnement dans les démarches judiciaires et administratives. Parfois, les familles se retrouvent désemparées. Les bénévoles de SOS Enfants disparus sont formés pour les aider et les conseiller. C'est que la situation devient inquiétante. Le nombre de disparitions d'enfants en France a nettement augmenté en 2008. On note 48 277 inscriptions de mineurs au fichier des personnes recherchées, plus de 47 000 fugues, 855 disparitions inquiétantes, 360 enlèvements parentaux. Le nombre d'appel à SOS Enfants disparus a augmenté de 6,35% par rapport à 2007. L'association a traité 1741 appels en 2008, 7421 en quatre ans.” (extrait du site http://www.lyon-webzine.com/societe/event-4634-116-000-alerte-en...disparus.html)_________________________

 

Soyez fortes les mamans, je sais que c'est très difficile mais elles vont revenir !!!!! et pour les enfants, je vous dis : reste près de ta maman le plus longtemps possible car quand elle sera plus là, tu vas regretter !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! croyez-moi !

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

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et même, ça ne se fait pas de laisser sa maman comme ça !!!!! c'est si bon UNE MAMAN que le bon dieu en a voulu UNE !!!!! garde toi ça dans la tète

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

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ça, c'est pour les mamans. Peut-être que si les enfants partent c'est parce qu'ils en ont marre et peut-être que vous ne les laissez rien faire ou..... je ne sais pas, je ne connais pas la famille de tout le monde. Mais je crois qu ils partent et ils se disent : je vais la faire souffrir, comme elle ne me laisse rien faire, je vais partir faire ce que je veux, et elle va se rendre compte que j'en ai marre de son attitude avec moi...

Ecrit par : elisa | 26.06.2009

 

___________________________________________ Réponse de Chloé :

 

Élisa, merci beaucoup pour vos trois commentaires de ce matin. 

La différence entre la fugue d'un enfant et celle d'un adolescent est grande. Je l'ai compris par la réaction de la police et par les explications de certains sites psy. Une fugue à dix ans ou seize ans (comme ma fille) n'a pas le même poids, et puis il y a aussi des milliers de raisons à une fugue. Certains fuguent pour une rencontre sur internet (là, il y a des raisons de s'inquiéter !), ou parcequ'ils sont violés et maltraités (et là, on peut se poser la question de ce fait dans la fugue d'une jeune enfant), ou parce qu'ils se mettent volontairement en danger pour se prouver qu'ils sont grands (une sorte d'initiation au moment de l'adolescence), ou parce qu'ils étouffent comme vous dites et qu'ils veulent connaître la liberté de tout pouvoir faire (mais on est vite limité, en tant que fugueur... quand on s'aperçoit qu'on est obligé de se cacher et qu'on ne peut avancer sans argent, sans nourriture et sans toit)... ou ils fuguent parcequ'ils en ont marre du collège, des contraintes, des devoirs, des règles, de l'hygiène, du monde tel qu'il est. La fugue de ma fille l'a fait réfléchir. De mon côté, en tant que maman, douze jours sans savoir où elle était, c'est très dur. J'avais l'impression que ma vie était en arrêt, un poids dans le coeur. Beaucoup d'inquiétude et aussi le vide du silence total. On ne sait pas quand on va revoir notre enfant. C'est l'inconnu total. On imagine le pire, on ne sait avec qui il est, chez qui il dort, si on ne lui fait pas de mal. La fugue est une épreuve pour les parents. Quand ça dure douze jours, c'est difficile, mais je pense aux parents qui n'ont jamais revu leur enfant, ou bien au bout d'un an... C'est le cauchemar. Un trou béant dans le coeur. Le néant qui parasite la vie. Si vous êtes un jeune en fugue et que vous me lisez, donnez des nouvelles à vos parents (mail, sms, appel, message, lettre) ou appelez un ami proche de la famille pour dire que vous êtes en vie, que tout va bien pour vous, que vous rentrerez bientôt, que vous vivez cette expérience comme une nécessité mais que vous aimez vos proches. Et puis... si vous êtes partis parce qu'il se passe des choses inacceptables dans votre famille, alors ne restez pas seul avec ça. Parlez-en à la police, aux associations d'aide aux Victimes : elles font des permanences dans les commissariats. Appelez le 119, numéro où vous pouvez tout dire, tout raconter de ce que vous vivez et ils vous aideront. Mille pensées. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.06.2009

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bonjour

j'ai été très touchée par vos messages, car je subis en ce moment cette situation. Ma fille (vient d'avoir 18 ans) elle est partie avec une copine à Paris (nous sommes de Bordeaux) on ne sait où elles sont exactement .....!
juste qu'elles avaient préparé leur départ : des copains à elles (sur internet) leur ont trouvé soit disant un appartement, ...elle m'envoie un texto le soir pour me dire que tout va bien.....mais nous sommes dans l'angoisse tous les jours.......J'espère qu'elle va se raisonner et revenir..

MERCI

Ecrit par : chenu | 12.09.2009

 

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Bonjour et merci de votre commentaire laissé aujourd'hui sur mon blog. J'espère que votre fille va revenir vers vous. Dans votre cas, elle est majeure et peut, par cette décision de s'installer à Paris, vouloir montrer qu'elle souhaite devenir autonome et qu'elle peut se débrouiller seule. Après, il est certain qu'elle peut tomber sur de mauvaises fréquentations mais là, il faut en fait lui faire confiance. Si elle a de la réflexion, de la jugeotte comme on dit et que vous la connaissez débrouillarde et apte à se défendre psychologiquement, alors vous pouvez être sereine. Quand j'ai eu dix-huit ans, mes parents ont fait le contraire que la situation que vous me dépeignez. Ils sont partis vivre sur l'île de la Réunion, nous laissant seuls avec mon frère en France, un frère de 17 ans. J'ai dû travailler tout en finissant mes études et apprendre à gérer ma vie seule. Nous sommes restés sans les revoir durant deux années. Ils sont rentrés mais nous ne sommes jamais retournés avec eux. Nous étions devenus des adultes autonomes, aptes à choisir et à diriger notre vie. Nous avons rencontrés des difficultés, des privations, des embuches, de mauvaises gens voulant profiter de notre naïveté de jeunes, mais nous nous sommes sortis de tout.

Faites confiance à votre fille et pensez que vous avez au moins un sms tous les soirs. C'est déjà ça, bien que ce ne soit pas satisfaisant pour une maman inquiète, je sais bien.

Je profite de vous répondre pour rappeler les règles de sécurité qu'a donné Madame Brigitte SIFFERT, Directrice départementale de la sécurité publique à Châteauroux, ville où a été enlevée une jeune fille de 17 ans sauvée in extrémis. 

Voici son commentaire et ses recommandations :

"Cette jeune fille a eu beaucoup de chance. C'est le résultat d'un énorme sang froid de sa part et aussi d'une très belle collaboration entre services de police. Selon les premiers éléments de l'enquête, Amélie n'aurait pas subi de violences pour monter dans la voiture. Les deux individus ont utilisé une ruse, disant apparemment qu'ils travaillaient pour l'Unicef et qu'ils avaient besoin d'un coup de main. La jeune fille, peut-être un peu naïve, n'a rien vu venir. Elle n'était pas préparée à ce genre de chose et n'a pas su dire non. ATTENTION : Ne jamais monter dans une voiture avec un inconnu."

Alors que ce genre d'affaires, aux issues parfois bien plus dramatiques que celle-ci, se multiplie ces dernières semaines, la commissaire principale Brigitte SIFFERT rappelle quelques consignes de base : 

Que faire si l'on est accosté par quelqu'un en voiture ?
"Que l'on soit un garçon ou une fille, il ne faut JAMAIS monter dans une voiture avec un inconnu. Quelque soit le prétexte invoqué. Encore plus si la personne dit être en détresse ou mourante car ce type d'agresseur profite de la crédulité des jeunes pour faire d'eux une proie. A Châteauroux, qui est pourtant une ville très tranquille, la jeune fille ne doit son salut qu'à l'incroyable chance qu'elle a eu de pouvoir communiquer avec son téléphone". 
Que faire si la personne insiste ? 
"Il faut prévenir ses parents, faire du bruit, crier, courir... tout ce qui peut faire attirer l'attention sur vous". 
Les jeunes filles doivent-elles se méfier d'autres types de situation ?
"Il faut toujours se méfier des inconnus. Et je recommanderai aux femmes d'éviter de se trouver seules dans des endroits isolés, comme de faire un footing en forêt". 
Quand les parents doivent-ils parler de ce genre de risque à leurs enfants ? 
"Le plus tôt possible. Dès qu'ils sont en âge de comprendre en fait. Quitte à dramatiser un petit peu les faits Ce qu'il faut aussi, c'est leur parler de faits réels qui sont arrivés pas loin de chez vous. Et de bien expliquer que cela n'arrive pas qu'aux autres, malheureusement".  

Recevez mes meilleures et sincères salutations.

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 12.09.2009

24/04/2008

Le violon juif d'Esther. Nouvelle de Chloé Laroche écrite à partir de l'histoire vraie d'une famille juive tuée par les Nazis en 1942.

448521972367fafe.jpgNOUVELLE ÉCRITE PAR CHLOÉ LAROCHE en 1994, alors qu'elle était enceinte de sa fille Océana... Nouvelle extraite de son ouvrage introuvable aujourd'hui : "Les Semences de l'Après-Vie".

(les peintures illustratives sont de Marc CHAGALL)

CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS____________________________________________


_________________ Nouvelle n°13 dédiée à ma fille.


Préface de Chloé Laroche :

J'ai écrit ce qui suit à partir d'une histoire vraie. Une famille juive s’est réellement cachée des Allemands jusqu’en septembre 1942 dans le Nord de la France ; personne n’a su ensuite ce qu’ils étaient devenus jusqu’à ce qu'un certain Monsieur Patrick Burgel habite une maison hantée du nord de la France ; il apprit alors qu’une famille -une fillette et ses parents- avait été massacrée dans sa demeure par les Nazis, pendant la seconde guerre mondiale ; il aida les trois fantômes à se libérer en retrouvant leur ménorah : candélabre juif à sept flammes. J’ai entendu avec émotion son témoignage en mai 94, dans l’émission “Mystères”, sur TF1, alors que j’étais enceinte de ma fille ; cet homme venait de publier un livre : “La maison qui n’oublie pas.” Je me suis mise à écrire la nouvelle suivante le soir même de l’émission ; je me sentais poussée intérieurement à le faire, comme si j’étais scribe du Ciel. J’ai écrit les cinq derniers chapitres deux ans plus tard, en avril 96, et... peu de temps après, je tenais enfin le livre de Patrick Burgel entre les mains, offert par un ami.

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______________________LE VIOLON JUIF D'ESTHER _____________





Esther parle :

-C’est une histoire terrible, qui s’est passée en 1942 ; j’étais une fillette, et pourtant aujourd’hui je suis morte. Je souriais autrefois à la vie et aujourd’hui c’est dans la mort que je souris ; je vis dans un autre monde et c’est grâce à l’amour de Dieu et à celui des vivants que je suis libre... Car la mort ne libère pas forcément et beaucoup de défunts errent dans la souffrance en attendant que l’amour d’un humain les aide à partir libre. Mon âme a attendu quarante-cinq ans, jusqu’en 1987, pour gagner sa liberté... comme l’Humanité a attendu l’année 1945 pour conquérir sa Paix ! Cela a été long... comme un accouchement de la Sérénité arrachée à la douleur sans fin d’un monde en détresse.

J’ai dû attendre durant tant d’années une naissance à la mort pour pouvoir enfin mourir à la vie ! C’est ainsi qu’en 1945, trois ans après ma mort physique, j’ai vécu la Libération du monde sans pouvoir être libre moi-même ; en effet, j’étais retenue sur Terre par les terribles souffrances que les Nazis nous infligèrent, à moi et à mes parents, durant cette nuit horrible où nous mourûmes.

Voici l’histoire de ma libération, vécue en 1987.

Ecoutez !



I.


85c8c834d4211dec.jpgDans une grande maison en France, tout semblait tranquille. Pourtant un chat rôdait ; il avait peur. Il avait aperçu trois êtres vaporeux, comme enveloppés dans du coton ; ce n’était pas des humains mais ils avaient une apparence humaine.

Il tenta de se rapprocher mais soudain, l’un des êtres, plus petit de taille, se précipita vers lui pour l’attraper.
Le chat, très effrayé, fit un bond, toutes griffes dehors, et sauta au sommet du meuble le plus haut ; de là-haut, il pouvait contempler la scène, scutant les pensées de ce personnage mystérieux.

“C’est bien une petite fille, un enfant d’humain !”, se dit-il en son for intérieur.
“Mais que fait-elle ici, dans cette maison ?!”

L’armoire, sur laquelle il était tapi, se mit soudain à vibrer, marmonnant quelques mots d’un bois vieux de cent ans : “Si tu savais, cette pauvre petite, l’enfer qu’elle a vécu ici en une nuit !
Je suis condamnée à rester figée, mais si j’avais pu, j’aurais fracassé le crâne de ses bourreaux, et je l’aurais sauvée, elle et ses parents !!”

A ces mots, des larmes perlèrent sur les murs de la maison ; l’eau des pleurs semblait couler de tous côtés.

Le chat sentit tout à coup la souffrance et l’horreur l’assaillir de toutes parts comme s’il devenait prisonnier d’un monde construit par la haine et la déchéance humaine ; il prit alors ses pattes à son cou et fila si rapidement hors de la maison qu’il en oublia de refermer la porte !



II.


Ce jour-là, un vieil homme saltimbanque passa devant la grille de la maison ; il portait son violon sous le bras et paraissait chercher un endroit pour dormir. Il remarqua de loin que la porte principale de la maison était ouverte et se risqua à l’intérieur de la cour.

C’était une belle maison, avec un jardin autour ; rien ne semblait troubler la tranquillité des arbres, respirant au soleil du crépuscule.

Pourtant, le vieil homme sentit quelque chose de pesant, comme si la baguette du chef d’orchestre s’était alourdie du poids des fautes de tous les musiciens. “Peut-être que pour Dieu, c’est pareil, se dit-il. Il dirige le monde comme une immense symphonie et voilà que les hommes provoquent des guerres et font des monstruosités, l’empêchant de guider le monde avec sérénité et alourdissant Sa baguette du plomb des fusils !”

Cet homme s’appelait David et il connaissait bien les horreurs de la guerre, car toute sa famille était morte dans un camp de concentration nazi.

85289b2b2670de6c.jpgLui-même avait été torturé et les nazis l’avaient obligé à jouer de son violon pour accompagner ses amis jusqu’à leur mise à mort. Lorsqu’il y pensait, et il y repensait souvent, son âme devenait la corde sensible de tous les regards de ces êtres anéantis par l’horreur ; il ressentait en lui la détresse infinie de ces êtres humains massacrés par d’autres humains. Il se souvenait de ces immenses monticules de lunettes, de chaussures et de vêtements que ces monstres avaient amassés, preuves horribles des crimes atroces proférés contre l’Humanité.

En arrivant devant la porte de cette maison, David avait l’âme emplie de visions apocalyptiques de cette terrible guerre qu’il avait vécue sous le feu des balles.

Il frappa doucement à la porte entrouverte de cette silencieuse demeure, mais n’obtenant pas de réponse, il s’engagea sur le seuil et en dévisagea l’intérieur.

Les murs semblaient garder en eux un lourd secret, laissant transpirer un silence qui ne ressemblait en rien à celui qu’on peut goûter après avoir écouté une symphonie de Mozart... C’était comme si un trio d’instrumentistes à cordes était enfermé dans un placard sans pouvoir tirer l’archet pour jouer !

David fit quelques pas dans la pièce principale et posa l’étui du violon sur la table ; mais, comme si une voix lui demandait de jouer, il reprit l’étui pour l’ouvrir et en sortit son instrument, ainsi que l’archet magique.15d34f125f980318.jpg

Le vieil homme tendit les crins de la baguette et se mit à jouer une très ancienne mélodie juive, tout en fermant les yeux ; il imaginait un voile bleu envahir la demeure à travers les notes de sa musique venue d’ailleurs.

Il sentit soudain quelque chose frôler son épaule, comme un gant de velours, une main d’enfant qui se sent rassuré ; il ouvrit alors les yeux et aperçu le chat qui l’écoutait sur le seuil de la porte. David le regarda et lui dit : “Tu es donc le gardien du seuil, mais es-tu ce gant de velours qui m’a frôlé tel un rayon de soleil ?”00b399e188c48e18.jpg

Le chat ne répondit pas, mais il s’approcha de David et flaira le violon avec beaucoup d’attention, comme s’il y retrouvait les odeurs d’un monde connu.

David reprit alors son violon et joua quelques phrases de “La jeune fille et la mort” de Schubert... Pourquoi jouait-il ce morceau ? Il ne le savait pas... mais un musicien est quelqu’un qui communique avec d’autres mondes par le canal des sons qui le transportent sur d’autres dimensions.

2cd705a2315020f8.jpgSi David avait eu les yeux du chat, il aurait pu voir, assise près de la table, une fillette enveloppée d’un voile d’azur cotonneux, et, accrochées à ses yeux, il aurait découvert deux larmes de cristal irisées d’arc-en-ciel.

Le soleil s’était couché et le musicien, ne voyant aucun maître des lieux arriver... remit son violon dans sa boîte et chercha un lit afin d’y laisser reposer ses membres fourbus ; il ne tarda pas à s’endormir, l’étui de l’instrument lui servant d’oreiller et le chat ronronnant à ses côtés.



III.


Le lendemain, David s’éveilla, caressé par les rayons du soleil printanier. Après s’être étiré avec le chat, il descendit dans la pièce dans laquelle il avait joué la veille ; mais quelle ne fut sa surprise d’apercevoir par la fenêtre un jeune homme assis dans le jardin, avec une palette à la main. David sortit et vint le saluer. “Vous êtes bien matinal... et que peignez-vous donc ?”

L’homme, qui n’était pas en fait si jeune, le dévisagea et lui dit : “Que faites-vous là ?... Personne n’ose plus entrer dans cette maison depuis des années. Les gens ont peur des fantômes, mais en réalité les habitants du village ont surtout peur de leur conscience, car à l’époque, c’était pendant la guerre... peut-être auraient-ils pu éviter ce drame affreux, en intervenant au mépris du danger... et je dirais... au mépris de leur vie... car, Monsieur, mérite-t-on la vie lorsqu’on laisse des innocents mourir alors qu’ils ne méritent pas la mort... De toutes façons, personne ne mérite la mort... La mort est naissance et ne peut être châtiment ! La mort est départ mais non pas néant !...”.

David ne répliqua pas car il eut peur d’arrêter le flot de paroles de cet homme étrange, qui semblait bien connaître ce lieu... Il porta ses yeux sur la toile que l’homme peignait et eut un recul d’admiration... On y voyait des anges, des violonistes volant dans le ciel et des couples d’amoureux se tenant par la main dans des couleurs décrochées de la palette universelle.

e0e8c3738fbbcc56.jpg“Oui, Marc Chagall fut mon maître ; voici quelques années, il avait dit : “ J’essaye de peindre au maximum avec le coeur, dans la fraternité du coeur”. Il disait qu’il n’avait pas peur de la mort : “-Je voudrais seulement pouvoir faire ce que je veux faire”, avait-il dit en 1966. Mais voyez-vous, Monsieur, certains êtres sur Terre n’ont pas la chance de faire tout ce qu’ils voudraient faire, certains par manque de temps, d’autres par manque de courage, par paresse ou par peur... et puis certains parce que la mort les emporte jeunes... Ainsi, dans cette maison, une fillette est morte ; on lui a ôté la vie et son âme en souffre... Mon maî-tre Chagall avait dit : “Malgré toutes les misères du monde, il y aura toujours des enfants qui aimeront la pureté malgré l’enfer des hommes... Il y aura toujours des couleurs pures, de la mus-ique, de la poésie pures.” C’est pourquoi je suis là... Je peins pour l’âme de cette fillette, je peins pour la pureté qu’elle aime... et je peins pour qu’un jour son âme soit libre et rejoigne la Lumière de l’Au-Delà. Mon maître, lui, nous a quittés il y a deux ans, en 1985, et je sais qu’il est Là-haut, car il m’inspire ; je l’aime tant ; je voudrais tant que cette petite fille le rejoigne là-bas, lui qui disait avant sa mort : “Je suis un enfant d’un certain âge !””

David n’osait pas l’interrompre ; il pensait, en écoutant le peintre, à ces anges que peignait jadis Fra Angelico ; il se demanda soudain si tous les anges avaient des ailes.

“Toi aussi, tu peux être un ange pour une personne que tu aimes, même en faisant partie du monde des humains ; tu pourrais être son ange gardien et alors tu serais prêt à donner ta vie pour elle. Les humains ne connaissent que trop rarement la capacité infinie de l’Amour qui est en eux ; je parle de l’Amour qui donne, qui offre, qui pardonne, qui supporte, qui élève, qui sauve. L’Amour, on peut le donner à travers la peinture, les couleurs, la musique, un violon, un accordéon, un mot, une phrase, un sou-rire, un coup d’aviron dans l’eau d’une rivière, un but marqué dans une cage de football...”.

A ces mots, David se souvint d’un ami... foudroyé par un éclair, sur un terrain de jeu, en plein match de rugby. “Quelle chose étrange que la mort”, se dit-il. “Elle peut venir nous chercher à tout moment !”

“Oui, dit l’inconnu, mais la mort est belle, lorsqu’elle est vécue dans la sérénité ; c’est un passage vers un autre monde, une porte de sortie et d’entrée. Ce qui fait peur aux hommes, c’est l’inconnu, le vide, le néant... qu’ils imaginent après la vie ; mais pourquoi la vie aurait-elle une fin lorsqu’on sait que l’univers lui-même est infini... et qu’il n’a de limites que parceque la pensée a ses limites... je veux dire... la pensée des humains. Oui, Monsieur, pourquoi la vie aurait-elle une fin et pourquoi a-t-on fait de la mort... un mur, alors qu’elle est porte ? Ce qui est grave sur la Terre, c’est qu’en plus du mur, on a mis des fils de fer barbelé dessus, en croyant s’approprier la mort des autres... Pensez aux camps de concentration nazis, pensez à cette fillette et à ses parents qu’on a torturés ici, avant de les tuer, pensez à toutes ces horreurs de la guerre qu’on retrouve à toutes les époques !!”.9f703a4a0bedbc86.jpg

Soudain, l’être étrange se tut, s’arrêta de peindre et regarda fixement le vieux musicien : “Je vous en prie, j’ai encore de l’espoir, je crois encore à la pureté, pour elle, pour cette petite fille, pour ses parents... Allez chercher votre violon et, ensemble, nous allons semer des fleurs de paix dans le jardin de la mort”.

David silencieusement s’exécuta et alla chercher son violon.
Laissant couler les notes de l’archet, il s’harmonisa aux couleurs du peintre ; l’union de ces deux êtres enveloppa la maison d’une brassée d’amour qui monta tout droit vers les étoiles comme une prière.


IV.


Esther :

-Je ne saurais pas dire combien de temps ils sont restés ainsi dans le jardin à jouer et à peindre... Mais c’était si beau que mes parents et moi avions l’âme apaisée, comme si de cette pureté naissante pouvait naître notre liberté.

J’avais envie de crier comme le Roi de Ionesco :
“Vous tous qui êtes morts avant moi, aidez-moi !”

37b119148f4d99e5671f0722e8f6c947.jpgOui ! Aidez-moi à partir dans ce pays de l’Au-Delà. Montrez-moi le chemin, donnez-moi la clé qui ouvre le monde des morts, montrez-moi la barque qui fait traverser le Fleuve de l’Oubli.
Oui, c’est celà, je veux oublier, me détacher des souffrances de cette nuit horrible où nous sommes morts, mes parents et moi.
Dussé-je effrayer des humains encore en vie... il faut qu’ils sachent que nous sommes là et que nous avons besoin de leur aide !

“Petite fille, petite âme perdue, nous sommes là, nous allons t’aider.”

Mais oui, une voix venue de l’autre monde, j’entends bien une voix venue de l’autre monde ! Où êtes-vous, qui êtes-vous, vous allez nous aider, n’est-ce-pas ?...

Le miracle s’est réalisé : la pureté qui s’est élevée vers le ciel, à travers la musique et la peinture réunies, est arrivée à destination... Une femme voilée de blanc et auréolée de lumière se tient devant moi, pauvre petite âme perdue, et se met à me parler :

“Je m’appelle Hanna... Je suis morte pendant la guerre, en déportation. Mais, avant ma mort, j’ai été contactée par des Anges, durant dix-sept mois. Nous étions quatre, quatre artistes hongrois dont trois juifs. Seule Gitta a survécu et elle a transmis tous les messages des anges dans des livres(*) qui sont aujourd’hui connus du monde entier. Je suis venue pour te donner la clé qui te permettra de te libérer et de nous rejoindre... Vous serez sauvés lorsque les sept flammes auront été allumées, comme un arbre de vie dont on cueillerait les sept fruits pour en offrir un à chaque règne de la nature... L’Homme se trouve au milieu des règnes, liant les pierres, les plantes et les animaux avec les anges, les chérubins, archanges, séraphins, toutes populations lumineuses et Dieu. L’Etre Humain est la flamme de l’Amour et le coeur de la Lumière ; mais cela seulement s’il sait être un pont dans la Création ; s’il détruit le pont et construit des failles, alors il court droit à sa destruction... En effet, si des branches de l’Arbre de Vie venaient à mourir, l’Humanité n’aurait aucun sursis ! Polluer les océans, massacrer des espèces animales, se servir de l’énergie atomique... sont autant de failles qui coupent l’Homme de la Création. Le fait que tu sois morte dans la terreur et la souffrance a créé des failles entre toi et le monde créateur... des failles dans le pont du Créé et du Créateur : voilà pourquoi toi et tes parents avez besoin de reconstruire ce pont de la Lumière et de l’Amour pour rejoindre le monde des Anges et la demeure du Père Céleste...
Voilà donc la clé des Anges : vous serez sauvés lorsque les sept flammes de l’Arbre de Vie seront allumées, et, souviens-toi, petite fille, qu’une grande soeur nommée Anne Franck, qui t’attend là-haut depuis Mars 1945, écrivait avant sa mort : “Dieu ne m’a pas abandonnée et ne m’abandonnera jamais !” N’oublie jamais cela et trouve vite la Clé.
Pense toujours que l’Humanité est la Flamme du milieu, au coeur des Sept flammes qu’il vous faudra allumer. ADIEU !”

(*) “Dialogues avec l’Ange” et “Les Dialogues tels que je les ai vécus” de Gitta Mallasz (Ed. Aubier)

L’apparition s’évanouit au milieu d’une pluie de lumière ; Hanna n’est pas restée longtemps, mais pour moi, petit fantôme, cela m’a paru être une éternité... Elle aussi avait dû souffrir à sa mort.

Lorsqu’elle me l’a racontée, dans une confidence silencieuse des âmes, j’ai eu la vision de son cauchemar : des femmes dont on avait arraché les vêtements se serraient nues dans des wagons à bestiaux et elles mouraient ainsi, privées de nourriture et de so-leil ; chaque jour, des femmes S.S. venaient ouvrir la porte pour en sortir les cadavres. Hanna est morte ainsi et elle a rejoint les Anges sur le Pont qu’elle avait construit avec eux en communiquant avec leur règne durant dix-sept mois.

Hanna était juive, comme moi, mais elle était blonde, avec les yeux bleux ; grâce à son physique, elle aurait pu être sauvée mais elle a choisi la voie de la vérité : “Non, je ne suis pas aryenne, je suis juive !”, avait-elle répondu aux S.S.

Mon père aussi, la nuit de notre mort, avait pris le chemin de la vérité... choisissant de se taire sur les personnes qui nous avaient parlé de cette maison, cachette qui servaient de passage en zone libre pour les juifs.

Tous les faits rapportés ici sont réels... Les morts d’Hanna et de cette famille juive se sont produites ainsi, dans l’horreur.

La nuit où nous sommes arrivés, les allemands nazis avaient déjà investi les lieux et, toute la nuit, le village a entendu nos cris... jusqu’aux silences de l’agonie...

Mais je ne peux plus parler... comme si un étau me serrait la gorge, jusqu’à broyer mon âme...19fe7a309d4832d4.jpg

La souffrance est une faille qui coupe tous les ponts nous reliant à l’harmonie universelle et l’horreur est comme un couperet sectionnant le fil d’Ariane dans le labyrinthe de la vie cosmique.



V.


Son père la retrouva roulée en boule sur elle-même, tel un hérisson dont les seuls armes sont ses piquants... piquants de détresse et de terribles souffrances.

La petite fille lui expliqua ce que Hanna lui avait révélé :
“Allumez les Sept flammes de l’Arbre de Vie et vous serez sauvés”.

L’homme-fantôme réfléchit et se concentra sur le chiffre Sept : “Sept... sept jours de la semaine... les sept couleurs... les sept notes de la gamme... les sept couleurs... de l’arc-en-ciel... les sept planètes de notre système solaire... Dans l’Ancien Testament, le chiffre Sept est utilisé 77 fois... C’est un nombre magique... Salomon construisit le Temple en sept ans... Elisée éternua sept fois et l’enfant ressuscita...Voyons, pourquoi les Sept flammes de l’Arbre de Vie ?... Comment les allumer ?
Il nous faut l’aide d’un humain, mais comment arriver à attirer son attention sur notre problème ? Le Ciel le guidera sûrement vers nous, car, lorsqu’Il donne des clés, Il envoie aussi les verrous pour pouvoir ouvrir les portes !... Soyons confiants !”3874148f07a5a700.jpg


Il avait raison en effet, car, ce jour-là, un homme fut attiré par la maison.

Il cherchait depuis quelque temps un endroit à la campagne pour sa famille : sa femme, sa fille et lui ; il aperçut depuis la route une demeure qui semblait respirer la paix, entourée d’arbres et de verdure .
Il pensa en son coeur : “Cet endroit sera parfait pour nous ! Mais il est sûrement déjà habité...!?”... Il remarqua que les volets étaient fermés et que, malgré le froid naissant, aucune fumée ne sortait de la cheminée.

Soudain, il vit venir sur la route un homme qui tenait un chevalet sous le bras et qui, au vu des taches de couleurs sur ses vêtements et ses mains, paraissait être un peintre...

“Cette maison semble vous intriguer, lui lança l’artiste. Elle n’attend qu’une seule chose : qu’une personne la fasse revivre en vivant dans son giron. Peut-être que cette personne, c’est vous !?
Elle est inoccupée depuis des années et vous y seriez le bienvenu. J’y vais moi-même de temps en temps pour lui tenir compagnie afin d’entretenir les couleurs de l’espoir mais je suis prêt à vous céder le flambeau si vous vouliez rester auprès d’elle !”

Devant tant d’insistance et se voyant découvert dans ses secrets désirs, l’inconnu sourit doucement au peintre et lui dit :

“Oui, il me plairait de vivre ici ! Il y a quelque chose d’indicible en ce lieu qui m’attire étrangement et que je ne saurais expliquer...”. Et il ajouta en riant : “En tout cas, si je devais devenir maître des lieux, vous y seriez toujours le bienvenu pour peindre... J’aime les artistes car ils sont les étoiles des Cieux de la Joie... Ils nous font oublier nos soucis en semant des fleurs multicolores dans nos vies... avec leurs pinceaux, leurs instruments de musique, leurs stylos et leurs rêves.”

Le peintre sourit mystérieusement et, d’un Merci humble et discret, prit congé du futur maître des lieux... Il avait fait son devoir d’Ange et savait déjà que cet homme inconnu était prédestiné à aider la famille fantôme, prisonnière de cette demeure “inhabitée”.


VI.


326aaaeae8c2cd98.jpgCet homme inconnu s’appelait Gabriel et sa femme se nommait Marie. Ils emménagèrent dans la Maison sans savoir qu’elle était hantée... par des êtres torturés à cause d’un évènement terrible vécu dans ce lieu ; ils avaient une fille qui s’appelait Elodie ; ils étaient heureux de venir habiter en ce lieu, sans se douter qu’il y avait déjà ici des locataires invisibles.

Or, une nuit, la petite fille vint réveiller ses parents en leur disant qu’elle avait été sortie de son sommeil par des pleurs d’enfants. “Je croyais que mon ange-gardien pleurait mais... il dormait profondément”, leur dit-elle.

Cela se reproduisit de nombreuses nuits, jusqu’au jour où la petite fille vit une forme au pied de son lit ; elle eut peur car la forme sanglotait et ses larmes tachaient de sang le plancher ; elle appela ses parents mais, lorsqu’ils arrivèrent, tout avait disparu.

Gabriel et Marie s’inquiétaient beaucoup de voir leur fille faire des cauchemars... et avoir des hallucinations ! Ils ne savaient plus quoi faire pour la rassurer et la calmer... Enfin, un matin, Gabriel se mit à se poser des questions et se rappela sa rencontre étrange avec le peintre, avant leur venue dans cette maison... Ce dernier lui avait parlé de “flambeau à céder”, de “couleurs de l’espoir”... Espoir... pourquoi espoir ? Ce peintre savait quelque chose ... Gabriel devait donc le retrouver... mais où le chercher ?

Il partit pour cela vers le village et demanda aux habitants s’ils connaissaient un peintre.

“Oui, le fou qui vit sous le pont de la rivière !
-Le pont de la rivière ? Quelle rivière ?
-La rivière qui traverse le village. Le pont relie les deux moitiés ; continuez plus loin. Si vous avez de la chance, vous trouverez le fou sur le pont, en train de peindre !”

Gabriel poursuivit donc son chemin et aperçut au loin le peintre devant son chevalet. Une pluie fine se mit à tomber et un arc-en-ciel traversa le ciel de part et d’autre ; il semblait former les cordes d’un instrument de musique dont le peintre était l’archet accroché au chevalet d’un violon de lumière.

553865ca1aacc076.jpgL’homme aux couleurs sourit en voyant arriver Gabriel.
“Vous voyez cet arc-en-ciel. Il a sept couleurs. Si vous le décrochiez du ciel, la paix reviendrait dans l’esprit de votre fille !
-Pourquoi dites-vous cela, lui demanda Gabriel, et puis comment savez-vous pour ma fille ?
-Je le sais, Monsieur, parceque j’ai vu des larmes d’enfant briller dans vos yeux et que ces larmes sont celles d’un père qui s’inquiète pour son enfant.
-Et pourquoi un arc-en-ciel lui rendrait-il la paix !?
-Parce que l’arc-en-ciel est un pont magique que nous donne le ciel pour résoudre nos problèmes. Celui-ci est venu pour vous. Sachez le décrochez... et en extraire la quintessence... la septessence, dirais-je !
-Vous êtes fou pour me parler ainsi !? Que ferais-je d’un arc-en-ciel ?... en admettant encore que je puisse le décrocher ?!
-Je ne suis fou que pour une catégorie de personnes... qui hier ont laissé mourir une famille. Les fous ne sont pas toujours ceux que l’on croit !
-Quelle est cette histoire ? Que voulez-vous dire ? Que s’est-il passé dans cette maison ?
-Je vais vous le dire... Une famille juive s’est abritée dans cette maison pendant la seconde guerre mondiale. Des allemands les ont surpris. Ils ont torturé le père, qui n’a pas voulu cacher qu’ils étaient juifs, et ils l’ont tué, ainsi que sa femme et leur petite fille... qui portait le prénom d’Esther. Ils sont morts dans de terribles souffrances et leurs âmes restent enfermées dans le passé terrible qui les a condamnés. Votre fille sentira leur présence tant que les sept flammes de l’arc-en-ciel n’auront pas été allumées...497fae6cab3ad1da.jpg
Elodie signifie Chant de Dieu sur la Terre ; son chemin est celui des Anges musiciens qui font descendre du Ciel la musique des étoiles pour semer des fleurs sur les routes goudronneuses des humains ; aujourd’hui il y a une petite Elodie libre de chanter, votre fille, qui souffre de voir sa soeur des étoiles, Esther, condamnée au silence. Trouvez les sept flammes et faites que leur lumière soit le Chant qui reliera à nouveau le Ciel et la Terre, les morts et les vivants, les Anges du Paradis et les Humains vivant l’Enfer sur Terre.”

Gabriel réfléchit et dit au peintre : “Ces sept flammes, comment vais-je les allumer et où le ferai-je ?”
Le peintre, en contemplant l’arc-en-ciel de lumière, lui répondit :
“Il y a un violon dans cette maison. Trouvez-le et portez-le au musicien qui est venu ici, avant votre arrivée. C’est un violoniste et il connait le sens des sept notes de la gamme musicale. Peut-être vous éclairera-t-il ! Mes couleurs se joindront à ses sons pour faire jaillir les sept flammes !”

Gabriel se recula soudain car des yeux du peintre sortait du feu et deux ailes transparentes de pureté se joignirent dans son dos comme pour la prière d’un ange descendu tout droit de l’Amour.

“Tu t’appelles Gabriel. Moi, je suis l’ange venu t’annoncer l’Espoir et te donner le Courage de sauver des âmes. Elles ont besoin de toi ! Nous, les Anges, pouvont donner le souffle d’agir aux humains... mais nous ne pouvons agir à leur place.
Toi, Gabriel, tu vas agir ! En ces temps terribles du Nazisme, nous avons trop souffert de devoir nous résigner et attendre. Nous ne pouvions arrêter le gaz et éteindre les fours crématoires. La main humaine est parfois lourde, si lourde de plomb que nous ne pouvons agir sur votre monde... en balance avec le nôtre si léger.

Le Nazisme, c’est l’histoire d’un homme fou qui s’est érigé en gourou d’un peuple... Il s’est entouré de quelques disciples convaincus par ses théories ; ils devaient sauver l’Humanité, comme tant d’autres gourous sur la Terre ; seuls les “élus” resteraient vivants... N’est-ce-pas là une théorie encore à la mode dans beaucoup de groupes actuels et de sectes diverses ? De plus, sacrifier des races entières, juive, tzigane et autres, n’est-ce-pas là aussi une terrifiante action en résonnance diabolique avec l’hécatombe des Indiens d’Amérique ! Le peau-rouge n’était pas un individu... aux yeux de beaucoup de blancs ; il était seulement la cellule d’un corps à abattre, un corps “primaire” et “sauvage”, celui de la nation indienne.... Seulement, les blancs ont oublié que la mémoire du corps emplit entièrement la cellule ! Ainsi, la mémoire des Indiens, celle des Juifs et celle de chaque peuple bafoué sur la Terre dans ses Droits ne s’éteindra pas tant que le
dernier être humain vivra encore.

Parce que le Corps en question, c’est l’Humanité toute entière : nous sommes tous frères et toutes nos cellules sont soeurs !

af4c55c1d39efb6e.jpgDieu meurt chaque fois que meurt un Sitting Bull, un Martin Luther King, un Gandhi, un homme, une femme ou un enfant.

Va, Gabriel, et sauve les âmes de cette famille juive prisonnière de la haine.”



VII.


Gabriel partit donc à la recherche du violoniste, “un vieil homme nommé David”, lui avait dit le peintre.

Celui-ci lui avait d’ailleurs donné son propre nom : il s’appelait Michel-Ange...

Gabriel ne savait pas où chercher le musicien, aussi fit-il confiance à l’Ange, le sachant tout proche de lui, malgré qu’il fut devenu invisible.

Il avançait dans les rues du village lorsque soudain un homme désespéré se jeta sous ses yeux par la fenêtre ; l’homme tomba mais ne se tua pas. Gabriel courut vers lui et lui prit la tête entre les mains.
“Pourquoi avez-vous fait cela ?”
L’homme tourna la tête en direction de l’Ange invisible et dit : “Je ne crois plus en rien. Je suis perdu. J’ai trop de poids sur ma conscience. Personne ne peut comprendre... Il y a des années, j’ai laissé faire un crime horrible. Une petite fille est morte avec ses parents... dans la maison qui se trouve de l’autre côté de la rivière. C’est moi qui avait prévenu les Nazis que cette famille allait venir se réfugier dans cette demeure... Et j’ai tout entendu... mais j’ai laissé faire. Je ne voulais pas cela, je ne voulais pas... A l’époque, je collaborais avec les Allemands par intérêt personnel mais je n’avais pas imaginé ce que j’ai entendu cette nuit-là ! Aujourd’hui, je ne peux plus vivre avec ce poids. Le ciel ne veut même pas de moi là-haut... Comment vais-je soulager ma conscience ?”

L’Ange parla alors à l’âme du désespéré :
“Le lendemain du crime, tu t’es rendu sur les lieux du drame. Dis ce que tu as vu. Parle. Libère ta conscience. Dieu le Tout-Puissant est un dieu de pardon... mais le pardon se mérite. Ce n’est pas un plat tout cuit qui se réchauffe en un clin d’oeil.Tu as commis une faute infiniment grave. Parle donc. Rattrape ton coeur qui s’est flétri de honte et arrose-le de repentir et de transformation. Dis ce que tu sais.”

c90df419ba310756.jpgL’homme parla donc et Gabriel l’écouta, étonné, mais attentif au moindre mot du désespéré :
“Le lendemain, je suis allé dans cette maison. C’était terrible. Des larmes de sang coulaient sur les murs. Sur la table, il y avait un violon. Il semblait phosphorescent et rougeoyait comme une braise consumée par un feu de colère. De l’intérieur de l’instrument sortait une mélodie, telle une plainte si profonde qu’un couteau se planta dans mon coeur. Je chancelai et m’évanouis. Lorsque je revins à moi, j’étais dans la cave de la maison. Une femme vêtue de noir me regardait. Un candélabre allumé par sept flammes brûlait et une petite fille en blanc jouait sur le violon que j’avais remarqué en entrant dans la maison. Je voulus fuir car j’avais peur, très peur. Mais la femme en noir me saisit par le bras et me dit : “Nous sommes morts par votre faute et votre lâcheté, dans d’atroces souffrances. Nous ne pourrons être délivrés de ce cauchemar et reposer en paix que lorsque ce candélabre aura été allumé -chose que je suis pour l’instant seule à savoir- en présence des sept sons de ce violon, en présence des sept couleurs de l’arc-en-ciel, ainsi qu’en présence de...”... Je n’entendis pas la fin car tout s’évanouit et je me réveillai... croyant avoir rêvé. Pourtant, près de moi, il y avait le violon !... Je l’ai pris sous mon manteau et depuis je l’ai toujours gardé. Je me souviens de tout cela comme d’un rêve mais seulement comme d’un rêve, inaccessible et mystérieux.”



VIII.

Esther :

-Je me souviens de ce violon dont je jouais lorsque j’étais encore en vie. Ce violon était toute ma vie car il était le prolongement de mon coeur. Lorsque nous avons fui avec mes parents, c’est la seule chose que j’ai emmenée avec moi. Pour moi ce n’était même pas une chose, ni un objet ; c’était un pont vivant qui me reliait à l’univers et sur ce pont glissaient des notes magiques. Chaque note contenait toutes les couleurs de la vie et pourtant chaque note avait sa couleur.

345a03af01c819c6.jpgJe me souviens que lorsque mes parents m’ont proposé de faire du violon, j’ai tout de suite dit oui... parceque je voulais faire de la musique, peu m’importait l’instrument. Mais, pour tester ma détermination, ils m’ont demandé de choisir entre mon chien et... le violon ; leur raison était que “l’achat d’un violon était coûteux et qu’il fallait pour en acheter un... revendre mon chien de pure race”. A l’époque, j’avais un chien que j’adorais ; mais j’avais aussi le don de lire dans les pensées de mes parents, aussi je savais qu’ils ne me l’enlèveraient pas ! Je leur ai donc répondu que je préférais apprendre le violon et que pour cela j’acceptais de me séparer de mon animal. Finalement... ils m’ont offert un violon et j’ai gardé mon chien ! Malheureusement, mon chien est mort quelques temps plus tard... J’ai eu beaucoup de peine mais dans mon violon, en son âme, j’ai senti l’âme de mon chien. Une petite fille m’a dit un jour : “Ton violon, il est comme ton chien, il te suit partout !” J’ai souri... parce qu’elle avait tout compris sans le savoir.

J’ai appris à aimer la musique à travers mon violon. Je dévorais les notes et les partitions, telle une âme assoiffée d’amour et d’harmonie ; puis j’ai appris à aimer le violon au travers de la musique ; et cet instrument est devenu si proche de mon âme qu’elle l’a adopté comme une partie d’elle-même.

Un jour, mon violon s’est mis à me parler :
“Petite Esther, ne laisse jamais personne te violenter et poser des mains d’adulte pervers sur ton coeur pur ; j’ai connu une petite fille qui apprenait le violon sur mes cordes et qui a été obligée durant des années de subir le martyre que lui infligeait son professeur, c’est à dire des baisers sur la bouche ; il l’obligeait à se taire et un jour elle voulut se jeter sous une voiture ; puis son cauchemar s’arrêta enfin et elle essaya de tirer un trait... un coup d’archet, sur ce viol... Viol d’un violon brisé dans l’âme d’une fillette à l’enfance assassinée... Cri de l’absurde dans les cordes d’un violon sacrifié à l’innocence... Elle voulait m’abandonner car elle ne pouvait me toucher sans penser à ces moments de négation intérieure, d’oubli mortel, de conscience ensevelie ! Mais j’avais la mission de l’aider et, dans un sursaut de force vivante, elle m’a enfin regardé... comme le radeau seul capable de la sauver ! Elle a fait de moi le violon le plus heureux car elle m’a rendu mon âme à travers la sienne !”

Mon violon m’a donc parlé ainsi un jour et puis il s’est tu pour toujours ; il est aujourd’hui entre les mains de l’homme qui nous a donnés aux Nazis. Ma mère s’est entretenu avec cet individu après notre mort mais il croit que c’est un rêve... Seulement, de ce rêve dépendent la libération de nos âmes et le salut de la sienne.

Comme du rêve de Martin Luther King dépend la survie de l’Humanité !


IX.


Gabriel secoua l’homme désespéré qui venait de lui raconter son rêve.
“Qu’as-tu fait du violon ? Où l’as-tu mis ? Tu dois me le dire !”

L’homme sourit tristement et lui dit : “Il est dans ma maison... mais des fleurs ont poussé dedans. Personne ne pourrait en jouer à cause de la mousse et du lierre qui l’ont envahi !...
-Comment cela ?! Les fleurs n’ont jamais empêché un violon de vibrer !”

Le personnage qui venait de parler avait une voix forte et assurée. C’était David, le violoniste, qui arrivait sur les lieux, poussé par le “hasard”, ce phénomène mû par une chose plus forte que lui... la coïncidence.
-Allons le chercher, ce violon ! Il saura bien nous guider à travers les pétales et l’humus de ses cordes !”

Gabriel atteignit la maison de l’homme et monta les marches à la suite du violoniste ; celui-ci brandit le violon verdoyant enlacé de lierre et de capucines.

e0bfc490ea62ca4e.jpgLa tension était telle que l’instrument se mit à vibrer et à rougeoyer si fort que David dût le poser sur la table... Les fleurs s’épanouirent et se fanèrent en un clin d’oeil... Le lierre sécha... La mousse et l’humus disparurent... lorsque soudain une explosion interne bouleversa le violon. L’Univers semblait revivre le Big-Bang au centre de la caisse de résonnance et des sons fusaient de partout. Enfin un seul son demeura et le violon de bois se transforma en violon de cristal. Personne n’avait jamais vu cela !

C’était un pur joyau... où la transparence était ciselée dans l’équilibre des harmoniques ! La lumière traversait le son... qui avait pris naissance dans la matière ! L’accouchement venait d’avoir lieu et le bébé semblait déjà être un vieux sage venu du tréfonds de l’Univers pour apporter la paix, l’harmonie... et l’Amour entre les êtres.

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X.


Gabriel saisit le violon de cristal, émerveillé, et dit à David : “Ce violon, je le sais, sauvera cette famille juive, prisonnière dans ma maison. Mais il manque l’archet... Comment allons-nous faire pour le trouver ?”

David réfléchit et alla chercher son propre étui de violon ; il en sortit un archet à la hausse de nacre... Un poulain semblait galoper sur la fine baguette, à travers la mèche délicatement tendue au bois de pernambouc... Le musicien fit glisser le crin de son archet magique sur les cordes d’acier.

Un arc-en-ciel jaillit de l’ensemble et une musique divine s’éleva. David paraissait transformé intérieurement ! Son corps entier vibrait de mille ondes de joie et d’espérance ; toutes ses cellules souriaient de bonheur et cette allégresse se transmit à ceux qui l’écoutaient jouer.

Il se dirigea vers la maison hantée et Gabriel le suivit ainsi que Michel-Ange ; tous ceux qui les rencontrèrent suivirent le cortège et s’arrêtèrent à l’entrée de la demeure. Elle semblait attendre cet instant ; en effet les murs se mirent à vibrer harmonieusement, en unisson avec l’instrument de cristal, et les volets claquèrent soudain à un rythme stupéfiant !

Les oiseaux s’arrêtèrent de chanter puis reprirent de plus belle. Marie et Elodie, la petite fille de Gabriel, ouvrirent la porte à David, Gabriel et Michel-Ange.

Celui-ci avait un pinceau à la main, tel un archet magique : sa palette était comme un violon aux mille couleurs du soleil dans le ciel des humains. Il commenca à couvrir les murs de nuances mélodieuses et de roses d’aurore dignes des plus beaux flamands... On aurait dit qu’il semait des fleurs à travers sa peinture et que des centaines de colibris venaient emplir la maison grâce à ses gestes de créateur.b4c577137f139c00.jpg

David et Michel-Ange couvrirent ainsi tous les murs d’harmonies sonores et picturales... Enfin ils descendirent au sous-sol et là... une chose étrange se produisit ! Un candélabre semblait les attendre, éteint mais serein d’espérance... Un bible ouverte s’offrait à la lecture et une main invisible en tournait les pages, jusqu’au moment où elles demeurèrent immobiles.

8e4e482fe9cbd516.jpgGabriel se mit alors à lire puis entonna le chant de sa lecture sacrée. David l’accompagnait avec le violon de cristal et l’archet nacré. Michel-Ange, de son côté, traçait mille arc-en-ciels sur les murs et l’espace de la cave. Soudain, tous les arcs de lumière se rejoignirent, formant le sceau de Salomon sur le sol : une étoile à six branches... dont la septième était au centre !

A cet instant, les flammes du candélabre s’allumèrent... Elles étaient sept... Sept personnes se tenaient dans la pièce : il y avait Gabriel qui lisait et psalmodiait, David qui jouait, Michel-Ange qui peignait, Marie qui priait, Elodie qui souriait, l’homme désespéré qui pleurait... et le chat qui méditait.

Sept êtres réunis pour la libération de trois âmes... Sept êtres qui ne voyaient pas Esther, son père et sa mère, les remercier à genoux... sauf peut-être le chat... l’Ange... et la petite fille qui souriait !

Enfin... ils virent tous... trois colombes s’envoler du centre de l’Etoile de David inscrite au sol en lettres d’or et d’arc-en-ciel ; ils virent avec émotion sept roses s’épanouir sur les branches de l’Etoile ainsi qu’en son centre.99cf426f49cb231c.jpg

Ils virent des larmes de rosée tomber du violon de cristal qui explosa dans un concert de voix angéliques semées des cieux ; l’archet nacré demeura dans les mains de David qui le posa au centre du sceau de Salomon.

Les sept êtres présents dans la pièce se donnèrent la main autour de l’étoile. C’est ainsi que le nom de “ Constellation de la Pléiade” fut donné à la maison ressuscitée... Chacun sait que l’étoile la plus importante de cette constellation aux sept flammes se nomme Alcyone... ce qui signifie “la Paix”.

La Bible était ouverte sur la Vision de Zacharie : “Ces sept-là (les sept lampes) sont les yeux de Yahvé : ils voient par toute la terre.”

Les sept flammes s’éteignirent doucement mais dans le coeur de chacun elles ne moururent jamais.

Dieu voyait à travers leurs yeux et le mal ne pourrait plus jamais se répéter... Les crimes nazis ne pourraient plus jamais enfermer les consciences.

Car Dieu ne peut accepter le mal que Ses yeux voient !

L’Humanité non plus... ne peut accepter et, pour cela, la Paix doit toujours régner sur la Terre .9465f575054394f8.jpg


___________________________________________ Chloé LAROCHE

 

CE TEXTE EST PROTÉGÉ, AVEC TOUS DROITS RÉSERVÉS, NON AUTORISÉ À LA REPRODUCTION.

 

Marie est broyée
Dans les machines froides
Des âmes nazies

La Vierge pleure sans fin
Sur les horreurs humaines__________ haïkou de Chloéef57f2e9970194c2.jpg

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MERCI À MARC CHAGALL POUR SES 14 tableaux.

La photo avec le violon est celle de mon fils prise par moi-même en 2005.

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"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles dans ses 13 prochains articles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas." (extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES.... chloe.email@laposte.net___________ Merci d'avance !

 
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