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09/10/2017

Violon, loup et baskets... et autres textes de Chloé Laroche. Poésie, rêves, réalité, humanisme et réflexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DIAGONALE D'UNE REINE

 

Elle s'en est sortie, Myriam. Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile. Mais le coup fatal du plongeon de l'opération du sein la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie, les pires souvenirs de son cancer.

 

Chloé Laroche

 

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RÊVE OURSON

 

Je me trouve dans une grande maison avec mon fils de douze ans. Il se trouve tout en bas et je suis en haut.

À travers une lucarne, j'observe la Voie Lactée et je reconnais la Grande Ourse et son chariot d'étoiles.

Je me laisse prendre dans la constellation galopante et je traverse l'univers qui me décharge soudain de tous mes soucis.

-Ne t'inquiète pas petite mère. Nous aussi on a des soucis avec vous les humains. Ce n'est pas parce qu'il te répond mal que tout est perdu. Ton fils a de la colère envers la vie, c'est tout.
-De la colère ?
-Oui, cette colère qu'il avait quand son père est décédé du cancer. Et puis ce cancer qui a emporté aussi sa grand-mère. Aujourd'hui c'est toi qui est atteinte aussi. Il a peur de te perdre.
-Comment le rassurer ?
-En te battant, en lui disant que tu l'aimes et que tu seras toujours là pour lui, comme nous on est là pour toi, invisibles mais présents.
-Donc, peut-être alors que je vais mourir aussi...
-Oui mais cela n'est pas grave. Les humains meurent tous un jour. L'important est d'être comme un soleil, briller à fond, donner de toute ton âme, aimer très fort, embrasser pleinement la vie."

Je me réveille soudain et j'entends mon fils m'appeler. Je descends les escaliers mais un ours est là. J'ai peur pour mon fils. Peur pour moi de ne pouvoir le protéger alors qu'il a encore besoin de moi. L'ours grogne, il est très menaçant. Il me dit que je vais peut-être mourir mais mon fils sera épargné. Mon fils grandira et deviendra un adulte. Le cancer est un ours mais si j'arrive à le dompter, peut-être que je serai toujours la maman que je souhaite rester afin d'accompagner mon enfant jusqu'à l'autonomie.

Finalement, j'arrive à parler à l'ours qui sort par la porte de derrière. Il part dans la forêt et me laisse en vie. Mon fils ne l'a pas vu mais quand il me voit, il se jette dans mes bras.

-Maman, je t'aime. Tu sais cette nuit j'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé qu'un ours te mangeait et qu'une grosse boule roulait vers moi pour m'écraser mais qu'une étoile arrivait du ciel pour détruire la boule. Et toi tu sortais de l'ours toute vivante. Ce n'était plus un cauchemar, c'était beau, maman."

Alors j'ai embrassé mon fils très fort et on a eu plein de larmes irisées de soleil.

 

Chloé Laroche

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21/02/2016

Invitation sur mon nouveau site et hommage à Élise BOGHOSSIAN. Photo de mon trio et ma signature à la librairie l'Or du Temps le 26 mars 2016 à Grenoble.

Bonjour à tous et toutes,

 

Je vous informe de la création de mon site :

 

http://chloelaroche.e-monsite.com

 

Vous y trouverez régulièrement mes dates d'intervention en violon et signatures de livres.

Ainsi que des articles de presse et des photos.

 

Et des textes comme celui-ci :

 

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Exemples de solidarité en France et dans le monde, actes de solidarité et personnes exemplaires, mises à l'honneur par Chloé Laroche.

 

 

13 février 2016

 

Je vous présente aujourd'hui Élise BOGHOSSIAN, médecin acupunctrice à Paris et en Irak. Elle est un ange bénéfique pour de nombreuses personnes. Elle part tous les mois former d'autres médecins en Irak et s'occuper du dispensaire créé là-bas. Elle soulage des femmes violées et torturées par Daech, réfugiées près des montagnes. Des personnes vivent là-bas, au bout du monde, dans des immeubles délabrés, ouverts aux quatre vents, dans le froid et la pénurie. Cette femme y va tous les mois et s'occupe du peuple des Yazidis, décimé par l'organisation terroriste. 

Dans l'émission donnée aujourd'hui sur France 2, en l'hommage d'Élise, une jeune fille témoigne : "Le chef de Daech est venu au village. Il a dit : "Vous avez quinze jours pour vous convertir." Mais ils sont revenus très vite devant le refus des Yazidis ; ils ont tué les hommes et ils ont emmené les femmes, les ont violées, vendues, données, offertes." La jeune fille témoigne : "Ils ont pris une petite de sept ans, l'ont violée à huit personnes. J'emmènerai ces images dans la mort. C'est épouvantable, horrible. J'ai assisté à ce viol."

 

 

Élise BOGHOSSIAN a écrit un livre  

 

"Au royaume de l'espoir, il n'y a pas d'hiver - Soigner en zone de guerre".

 

MERCI  de lire cet article sur Élise :

 

 http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2015/11/06/elise-boghossian-acupunctrice-a-paris-et-en-irak_4804644_4497186.html

 

LIEN sur l'émission d'Antenne 2 

 

http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-2/13h15/13h15-du-samedi-13-fevrier-2016_1302547.html

 

 

9782221190272fs

 


En savoir plus sur http://chloelaroche.e-monsite.com/pages/lumieres-sur-des-personnes-solidaires.html#6rpUOlGaTcCsyZcj.99

 

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PHOTO

 

Le trio du Violon Soli-Terre pour notre concert en plein air du 1er janvier 2016 à CROLLES (Isère), dans le parc Paturel, en plein air.

 

Avec Chloé Laroche, Louis Tomas et Marc Parisi.

 

 

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En savoir plus sur http://chloelaroche.e-monsite.com/pages/souvenirs-de-moments-partages-avec-chloe-laroche.html#Ld62klCWHgSqmTEK.99

 

_________ ET PUIS :

 

 

Je suis en rencontre-signature sur Grenoble

 

  •  le 26/03/2016 à 15:00
  •  
  •  L'Or du Temps, librairie - Grenoble 
  •  
  •  entrée gratuite et 5 % sur le livre
  •  
  •  Durée : 3 h

 

 

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Chloé LAROCHE est invitée par la Librairie L'Or du Temps à Grenoble à rencontrer ses lecteurs et les clients de la librairie afin de présenter son livre : "Solidarité Puissance Toi", le samedi 26 mars à partir de 15 h.

 

Le samedi 30 janvier, elle avait été invitée à la VINA, 12 place Notre Dame à Grenoble, par François-Marie PÉRIER, pour une autre rencontre autour de son livre et un petit concert avec lectures de textes en hommage à GANDHI.


En savoir plus sur :

http://chloelaroche.e-monsite.com/agenda/prenom-en-concert.html#lb1sRl7mrTL6WVAY.99

 

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24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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16/10/2014

Lettre à toi qui a envie de partir là-bas en Syrie.... Mais reste donc là ! Il y a tant à faire. Regarde cette femme, maman des SDF de Grenoble...

Lettre à toi qui a envie

de partir là-bas en Syrie...

Mais reste donc là ! Il y a tant à faire.

Regarde cette femme, maman des SDF de Grenoble...

 

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Tu es jeune et j'ai à te parler. Et d'ailleurs, même si tu es plus vieux... je te parlerai.

Tu veux partir là-bas te battre... Quitter la France pour aller te battre en Syrie.

Pour moi, ce serait du suicide, un gâchis total de ta personne alors qu'il y a tant à faire ici.

Tu réponds à un appel religieux peut-être, à une envie de te battre pour arrêter un conflit qui a ôté la vie à tant de civils innocents... mais chaque religion ne demande t'elle pas de vivre le partage et l'amour, et non la guerre et le sang ? Se battre au côté de ceux qui veulent la violence et le terrorisme, est-ce compatible avec ta soif de justice et de paix ?

Aujourd'hui, j'ai rencontré une femme à Grenoble. Elle a quatre-vingts ans, elle est malade mais tous les jours, elle parcoure les rues de sa ville pour aider les sans-abris.

Elle les loge, les nourrit, leur achète le nécessaire pour vivre et leur trouve même du travail, comme pour cet homme à qui elle a trouvé un emploi de serveur place Grenette.denyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivain

Elle a acheté un four à micro-ondes et divers meubles à un ancien sans-abri qui avait trouvé une petite chambre. Un jour, elle a dit à un homme perdu : "Demain, habille-toi bien et attends-moi." Quand Denyse est arrivé, elle ne l'a pas reconnu, tellement il s'était mis sur son trente-et-un, si beau et fringuant. Elle l'a présenté à un nouveau travail et depuis, il est sorti d'affaire.

Dernièrement, elle a rencontré une jeune fille étudiante qui restait assise par terre à côté d'un sans-abri.

-Mais que fais-tu là, toi ?

-Je suis amoureuse de cet homme...  

-Oui, mais, par amour, tu ne vas pas couler avec lui, te laisser aller à cette vie ?

-Si, car je l'aime !"denyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivain

Alors Denyse se demande comment elle va pouvoir la sauver de là.

-Je vais l'appeler", me dit-elle, alors que je la ramène de l'hôpital dans mon taxi sanitaire. "Je lui dirai que je reviens de l'hôpital, que j'ai besoin d'elle, car j'ai trop mal, et elle viendra."

Et puis elle me raconta comment elle avait essayé de sauver une chienne de trois ans des abus d'un sans-abri. Celui-ci lui faisait faire des petits sans arrêt, afin de les revendre. Elle était épuisée, au bord de la mort. Denyse a prévenu la SPA ; ils lui ont prodigué des soins mais c'était trop tard, la chienne est finalement décédée.

denyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivainDenyse ne s'arrête jamais d'aider, de se préoccuper de ceux qui sont dans la souffrance et le besoin. Mais dans son coeur vit une grande douleur : son petit-fils de sept ans est mort en faisant de la luge à Lans-en-Vercors.

Dans la déchirure extrême de son coeur de grand-mère orpheline, Denyse a perdu plus de quinze kilos en un mois. th-95.jpeg

Malgré ce choc immense, traversant cette terrible épreuve avec courage et détermination, Denyse poursuit son chemin au coeur de sa ville, en faisant le bien autour d'elle.

Son fils, prenant exemple sur sa mère, parraine sept enfants dans le monde, envoyant de l'argent pour leur scolarité et pour qu'ils mangent à leur faim.

Denyse a réussi à persuader des membres de sa famille -restaurateurs- de donner les restes des plats non utilisés aux Restos du Coeur. Elle est fière de me dire qu'ils ont accepté et que cela fonctionne dorénavant, grâce à son action.denyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivain

Alors, toi qui veux partir si loin pour faire le bien, reste parmi nous et ouvre tes mains et ton coeur sans prendre l'avion. Garde ta vie là où elle se trouve car ton chemin est ici, près des tiens, dans ton village, ta ville, là où le Ciel t'a placé. 

Pourquoi partir pour revenir dévasté, traumatisé par des images, des scènes horribles qui t'empêcheront d'accomplir ce pour quoi tu es né ?

J'espère que ma lettre aura su te convaincre de ne pas écouter les sirènes charmeuses d'Internet et de Facebook et qu'elle t'aura donné l'envie de poursuivre le chemin tracé par Denyse. Cette femme va un jour prochain quitter notre terre pour rejoindre la Terre des Anges, alors il faudra des personnes comme toi pour prendre sa relève.

Quand les sans-abris et sans-domiciles-fixes rencontrent Denyse dans la rue, ils l'appellent Maman tout au fond de leur âme et portent leur main sur le coeur. C'est cela l'amour véridique et la véritable religion de l'humain, réelle humanité en vérité.

Sincèrement,denyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivaindenyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivain

Chloé Larochedenyse,sdf,sans-abri,aide,compassion,amour,don,maladie,offrande,partage,syrie,letrre,partir,guerre,internet,facebook,religion,islamiste,paix,france,actualité,jeune,combat,voyage,jeunesse,politique,restos du coeur,vie,courage,maman,deuil,enfant,luge,accident,grenoble,isère,résilience,existence,ange,témoignage,taxi,ambulance,écoute,admiration,quatre-vingts ans,route,confidences,écrivain

 

 

 

 

 

15/07/2014

Du désir de l'univers que nous soyons vivants... Du désir de la femme d'enfantement et de porter la vie. De notre raison d'être.

th-9.jpegUn jour, un membre de ma famille m'a appris que je n'avais pas été désirée.

Pas désirée par mes parents, c'est-à-dire pas attendue, pas programmée.

Pur fruit du "hasard".

Cela m'avait alors donné un coup sérieux au moral. Comme un coup d'épée au coeur de ma vie d'existant, d'existante.

C'est comme si une personne avait pénétré le destin pour venir me révéler un secret enfoui dans les entrailles de mes parents.

Cela ressemblait à un vol de secret de naissance.

Car au fond, qui peut dire que notre mère ne nous désirait pas ? 

Qui peut dire à quel point elle nous désirait ou non, pour finalement nous porter et nous mettre au monde, pour finalement laisser passer la vie et nous offrir à la temporalité ?

Combien de femmes tombent enceintes, même sous pilule, ou enfantent au mépris de toutes les réserves et de tous les interdits ? Au mépris même de la demande de leur mari ne souhaitant pas d'enfant.

La vie s'impose à travers la femme et le destin s'accomplit afin d'accueillir le bel enfant de l'innocence.

Une phrase m'a sauvée un jour, beaucoup plus tard, entendue et recueillie dans un film. Je l'ai gardée comme un trésor, pierre précieuse que je vous livre ce soir :

"Tu es peut-être un accident pour ta mère mais tu n'es pas un accident pour l'humanité. Nous venons au monde pour une bonne raison."

Ce que je garde aussi en moi comme un présent, c'est que ma mère m'a dit un jour : "Ta naissance a été l'un des plus beaux jours de mon existence, un très beau cadeau, dont je me souviendrai toute ma vie."

Aujourd'hui, elle est décédée, mais je sais que sa vie à elle demeure un grand cadeau aussi, par le don qu'elle m'a fait de son ventre et de ses bras. Même si elle n'a pas su me protéger contre mon père.

 

Chloé Laroche


P.-S. : mon frère vient de sortir son livre "Vainqueur des ténèbres", aux éditions RIC, relatant l'histoire de la famille dans laquelle j'ai grandi. Ce livre est extraordinaire, tant par le talent de son écriture que par la véracité d'un récit poignant et véridique.

LA RÉALITÉ EST BIEN PLUS DÉMENTE QUE LA FICTION

Phryxos Durand, Vainqueur des ténèbreséditions RIC, 2014, 388 pages, ISBN 979-10-92986-29-7

http://www.phryxos.com/premiere_couv.jpg

 

17/03/2014

Mon hommage à Florent Charreyre, hautboïste paraplégique. "Quelle chance j'ai d'avoir tout ça !". Mon article écrit pour son courage, sa volonté et sa passion de la vie et de la musique.


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k7630037.jpgIl était une fois un jeune homme qui roulait  en scooter un jour de novembre 1992. Une voiture le renversa et sa vie bascula à jamais. Florent se retrouva dans un fauteuil et ne remarchera plus.

Le jeune Florent Charreyre a alors quinze ans et il voit sa vie se fermer d'un coup devant lui, avec comme seul espoir les deux roues de son fauteuil. Ses rêves et ses projets semblent stoppés net. Cependant, il s'accroche à la vie et ses parents l'accompagnent et le soutiennent au maximum de leurs forces.th-106.jpeg

Un jour, alors qu'ils vont voir un médecin pour Florent, une dame parle avec eux dans la salle d'attente. Elle est généreuse, elle est pianiste. Elle réussit à avoir sur Paris un rendez-vous pour Florent avec un excellent  médecin. Elle invite chez elle le jeune homme, qui a grandit depuis son accident et est maintenant majeur.k10877415.jpg

Il monte donc à Paris depuis Clermont-Ferrand avec sa maman. La pianiste leur demande que Florent apporte son hautbois. Car Florent joue du hautbois admirablement, après des années d'études au Conservatoire clermontois, auprès de son excellent professeur : Alain Blanc-Brude. Ce dernier n'a pas hésité à pousser les murs du centre du rééducation de son élève talentueux pour venir lui donner ses cours, après son accident.

isp0802384.jpgAprès être rentré du rendez-vous médical sur Paris, Florent sort son hautbois à l'invitation de la pianiste, qui semblait vraiment être un ange pour lui. Elle l'emmena alors dans un autre univers où ils jouèrent durant plusieurs heures sans s'apercevoir du temps qui passait. Florent était métamorphosé et comprit soudain que la musique était son avenir. C'est à ce moment-là qu'il décida de devenir un professionnel dans la musique.

Il travailla d'arrache-pied et passa le concours d'entrée au Conservatoire National Supérieur de Paris. Il réussit le concours  après deux échecs avec brio et avec l'unanimité du jury, ce qui est formidable et extraordinaire pour un musicien. On lui avait dit auparavant de progresser afin de pouvoir jouer avec un pianiste à 442 Hertz, son intonation étant légèrement trop basse. Il a réussi  grâce à sa volonté et à des heures de travail à monter le son de son instrument à la force de son souffle, afin d'être à la même hauteur que le piano. th-108.jpeg

Et puis, devenu professionnel dans le hautbois, il fut repéré très vite par un grand chef d'orchestre japonais qui avait le projet de constituer un grand orchestre pour une ville détruite par le  tremblement de terre : Kobe. Ce grand chef se nomme : Yutaka Sado. L'orchestre a réunit des musiciens du monde entier, tous recrutés sur concours en 2005, et a pour nom :  le "Hyogo Performing Art Center Orchestra". Son chef a cette idée profonde de penser que la musique apporte un baume à ceux qui souffrent et un grand apaisement.

th-107.jpegDans la même pensée, Seiji Ozawa, chef d'orchestre japonais, a dit ceci en parlant de l'importance de la musique face à la souffrance :

"Face à la souffrance personnelle et collective, la musique est à la fois impuissante et nécessaire. Je me souviens que deux semaines après le 11 Septembre, j’avais donné un concert à Carnegie Hall, à New York. Il s’agissait du Requiem de Berlioz. À la fin, le public était en larmes et en prière, ne pouvant quitter la salle. Comme les musiciens, d’ailleurs.

J’ai vécu la même expérience après le tremblement de terre de Kobe : le public adresse une sorte de demande cérémonielle à la musique, parce qu’elle touche au plus profond de l’humain, dans la joie comme dans la catastrophe. Irrémédiablement marqué par Hiroshima et Nagasaki, le Japon vient de vivre une nouvelle catastrophe nucléaire. Je veux croire, je suis sûr que mon pays va tout faire pour trouver une nouvelle énergie alternative au nucléaire et entraîner la planète à sa suite…". (interview de "La Croix" / 3/07/2011)_____________________


1394760.jpegDepuis 2006, Florent est hautboïste soliste dans l'orchestre philharmonique de Kyoto.

Il a rencontré une japonaise qui se nomme Kanako et vient d'avoir un petit garçon nommé Lyou.

Je lui souhaite beaucoup de bonheur et de poursuivre une longue carrière, à cet homme fantastique nommé Florent qui s'est exprimé ces derniers temps en ces termes : "Quelle chance d'avoir tout ça ! Je suis devenu un battant grâce à cet accident."

Florent, voici donc pour toi l'hommage de la violoniste que je suis. Je partage avec toi la résilience d'un parcours peu commun et jonché d'épreuves. Mais la musique nous accompagne, fidèle, intègre et véritable baume du coeur.th-102.jpeg


Chloé LAROCHE


Lire aussi :


http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/puy-de-dome/clermont-ferrand/2013/12/17/paraplegique-depuis-lage-de-15-ans-florent-est-aujourdhui-hautboiste-solo-au-japon_1805154.html


http://www.la-croix.com/Culture/Musique/Seiji-Ozawa-chef-d-orchestre-Face-a-la-souffrance-la-musique-est-impuissante-et-necessaire-_NG_-2011-07-03-685169




01/12/2013

Hommage à Adélaïde, un an, retrouvée morte fin novembre sur la plage de Berck.

Hommage à Adélaïde

______________________ retrouvée fin novembre sur la plage de Berck.th-47.jpeg


Elle n'avait que quelques mois et s'appelait Adélaïde. Elle se trouvait dans la vague qui montait et là-bas, au loin, brillait un phare. Elle s'est noyée sans sa maman. Elle a crié et puis s'est tu.

th-40.jpegElle a regardé la lumière au loin et a laissé l'ombre derrière elle. Un ange est venu la chercher. Il était beau et avait de grandes ailes. Adélaïde s'est dit qu'elle ne serait plus seule dans le froid glacial, dans l'eau et dans la nuit.

L'ange a touché son corps. Il était froid et raide. Adélaïde avait pris son autre corps, celui des étoiles, celui que seuls les anges peuvent voir. Elle était belle dans les bras de l'être lumineux.th-44.jpeg

Elle savait que sa mère l'avait déposée sur la plage comme on dépose un trésor au fond de la mer, après un naufrage. Sa maman était comme ces bateaux ivres qui n'ont plus de gouvernail ni de capitaine. Les sirènes avaient pris sa mère et la petite Adélaïde serrait les doigts de l'ange dans sa petite main. th-37.jpeg

La marée avait pris sa vie et le ciel l'accueillait désormais comme une petite princesse. Le bateau ivre s'écrasa sur les rochers et sa maman fut retrouvée au bout du cap de Mauvaise Espérance.

th-43.jpegElle avait préféré sacrifier sa fille pour vivre une histoire d'amour sereinement, ayant brisé le lien maternel que son coeur maudissait.

Adélaïde avait erré dans la nuit si longtemps, sombrant dans les vagues si doucement. L'eau l'avait étouffée. Le ciel maintenant la protégerait à jamais, pour toujours.


Chloé Laroche


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La photo de la mère et l'enfant est un tableau de Robert Pascale :

http://www.livegalerie.com/Peinture,mere_et_enfant,ROBERT_Pascale,97391.html

 


28/11/2013

À toi petit garçon tué, assassiné sauvagement par ton papa, lequel est hospitalisé d'office en hôpital psychiatrique depuis le drame.

À TOI PETIT

GARÇON TUÉ_____________

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(4 ans, décédé fin novembre 2013 à Toulouse)



Je suis choquée par ta mort brutale

Et voudrais te dire tous mes regrets

Pour ta vie arrachée, pour ces coups donnés

Devant des témoins impuissants


th-23.jpegJe suis choquée par ton terrible décès 

Projeté par ton père du haut d'un toit

Tabassé, massacré, exécuté, mort

Je pense à ta mère effondrée


Je suis choquée par cette violence

Qui emporte des enfants, des bébés 

Comme l'ogre emporte Petit Poucet

Dans la forêt du sombre inconscientth-21.jpeg


Je suis choquée par ta vie déracinée

Petit garçon qui ne verra pas le Père Noël

Que les anges prennent bien soin de toi

Je vous en prie là-haut : prenez-bien soin de lui


... et emplissez ses petits souliers de toutes nos pensées, nos regrets, notre amour, nos larmes d'humains impuissants devant la vague violente.th-22.jpeg


Chloé LAROCHE


http://www.midilibre.fr/2013/11/25/toulouse-un-pere-arrete-apres-la-mort-de-son-fils-de-4-ans,787979.php

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Kristale a écrit ceci en commentaire le 26/11/2013

et j'aurais écrit la même chose... en enlevant le mot "haine"


"je viens de lire que des témoins ont vu ce bourreau balancer ce petit ange par dessus un parking, puis venir le récupérer pour l'achever en le cognant sans cesse sur le trottoir, ET PERSONNE N'A BOUGE!!!!!!! ils ont laissé faire, ce petit amour est mort la tête fracassée ET PERSONNE NE BOUGE, mais j'ai de la haine, de la haine, existe t-il encore sur cette terre des humains, si j'avais été témoin j'aurai tout essayé pour enlever cet enfant de ce monstre et je suis une femme, plus personne ne fait, il est plus facile de laisser des messages de condoléances sur ces petits enfants martyrs que de les sauver, j'ai vraiment de la haine."



13/09/2013

Vous rencontrez des difficultés à sortir votre enfant ou votre adolescent du monde virtuel et de l'ordinateur. Vous vous sentez démunis et ne savez comment faire. Mettez des limites techniques.

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Bonsoir à tous et toutes,


th-5.jpegVoici une astuce et des conseils pour les parents qui n'arrivent pas à trouver de solutions pour leurs enfants pré-ados et même pour les huit-dix  ans...


Être accro à l'ordinateur et au virtuel, cela peut commencer tôt, alors, parents, prenez les devants, avant de vous retrouver face à des adolescents déconnectés de la réalité sans que vous n'ayez rien vu.


enfant,adolescent,dépendance,ordinateur,jeux vidéos,site,internet,éducation,limite,contrôle parental,écran,préférences système,mac,pc,parent,accro,insomnie,limitation,horaires,équilibre,sport,nature,santé,angoisse,témoignage,youtube,vidéos,influence,méfiance,prévention,maman,détresse,virtuel,réalité,perdre piedSans interdire l'ordinateur à vos enfants, mettez des limites : il existe sur votre ordinateur (voir dans "Préférences système") la possibilité de créer des sessions, une pour chaque membre de la famille avec un mot de passe à chacun, sauf que pour votre enfant ou votre jeune, vous limiterez -dans sa session- l'ordinateur à une heure par jour (par exemple), durant la semaine et à des horaires précis, par exemple avant 19 h, en utilisant le "contrôle parental" que vous trouvez dans "Préférences système", à la case "Comptes".th-4.jpeg


Après la fin de votre restriction, sa session se fermera automatiquement, sans les cris et les supplications que vous connaissiez pour le faire sortir de l'ordinateur, devant les vidéos sans fin de jeux enregistrés sur Youtube par exemple, avec une abondance de gros mots enregistrés en direct par une bande de jeunes dégénérés.


Le week-end, vous pouvez lui accorder un peu plus, une heure et demi entre 10 h et 19 h par exemple.th-8.jpeg


Bien sûr, vous avez un mot de passe général qui contrôle tout l'ordinateur (en tant que "administrateur", selon le terme informaticien). Mes informations concernent le MAC (étant sur un ordinateur Mac), mais vous devez retrouver ces applications sur votre PC. Si vous n'y arrivez pas, demandez conseil à un informaticien ou à un ami éclairé.


Dans la session que vous aurez créé à votre enfant, installez lui Google Earth, afin de lui faire connaître la planète et ses trésors, ainsi que des sites éducatifs et ludiques intelligents... dont vous mettrez les liens en faisant glisser l'icône de chaque site choisi sur son écran. C'est un cadeau que vous lui faites ainsi, en lui indiquant d'autres sources d'intérêts offerts par internet. À vous de lui accorder alors plus de temps (un quart d'heure, vingt minutes, trente minutes), pour qu'il aille explorer d'autres intelligences pouvant nourrir son être profond.th-6.jpeg


th-7.jpegLes enfants et ados ont besoin de ces limites, sinon ils sortent du monde réel et parfois ne se lavent même plus, ne veulent plus aller à l'école et ne se couchent plus. Si les parents souhaitent garder un équilibre pour leurs enfants chéris, qu'ils réfléchissent bien à l'impact du monde virtuel sur eux et les protègent en leur indiquant que la nature extérieure existe, avec l'herbe, les balades, la musique, la lecture, un bon lit, les amis réels, les conversations entre potes les yeux dans les yeux, les sports, etc.th-9.jpeg


  Chloé Laroche________________________


Ps : n'hésitez pas à témoigner dans les commentaires (voir ci-dessous, après l'article) et à nous donner, à mes lecteurs et à moi-même, vos conseils et difficultés. 


Info : ce blog totalise chaque mois en moyenne entre 400 et 600 lecteurs. Je vous remercie de me lire aussi nombreux.

 

09/06/2013

Hommage à Annie Morel qui vient de nous quitter. Grande violoniste et femme d'exception.

annie morel adieu violoniste isère

 

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Annie, 


Je viens te dire adieu.

J'ai travaillé avec toi et nos deux violons au Trio Odyssée depuis 2008.

Étienne nous avait rejoint avec son piano en 2009.

Nous en avons fait des concerts ensemble et tracé des chemins sur les routes de la musique.188660021.JPG

Tu étais toujours enthousiaste et si pleine d'énergie à produire des sons harmonieux avec nous, à travailler des heures durant pour monter un programme de musiques du monde entier.

5-picture4.jpgNous avons joué à l'Heure Bleue en 2010, puis à Romans, chez Jean-Claude Bidaux, pour le festival Escapades, et encore au Gîte de la Molière, enfin à la Villeneuve pour les 40 ans du quartier avec tous les enfants des écoles, en juin 2012, et puis aussi à la Salle Berthet pour la journée de la Femme en 2012, et chez des particuliers avec des rencontres musicales pleines de charmes pour honorer les invités. 

Nous avons aussi joué ensemble par deux fois au Rio Gris en l'église du Genevrey près des Saillants du Gûa, pour le Fest-Art, en 2011.Mn_30.jpg

Tu as eu une carrière musicale très riche, puisque tu as accompagné

les plus grands :

 

 

Laurent VOULZY, Patrick BRUEL, AZNAVOUR et de nombreux artistes de variétés.

Tu as fait partie de l'orchestre des Champs-Élysées dix années et tu étais l'une des deux violonistes du grand Quatuor de Minuit à Paris.

k2191706.jpgTu as laissé derrière toi cette belle carrière de concertiste pour te consacrer à tes enfants, ta famille et tes élèves de la classe de violon à Crolles. 

Tu es une belle âme et je t'aimais énormément.isp0802384.jpg

Sois sereine et va vers le pays de lumière et d'amour.

J'adresse toutes mes sincères condoléances et toutes mes pensées de force et de courage à tes parents, tes trois enfants et ton mari.

Tu nous manqueras au-delà de ce que tu peux imaginer.

Chloé

 

 

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Pour des souvenirs avec Annie :

http://letrioodyssee.voila.net/


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http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/album/mon-trio-le-trio-odyssee/


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12/04/2012

Mon blog a quatre ans... Partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Au travers des enfers dont on peut se sortir, offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis.

MON BLOG A QUATRE ANS_____________


Il y a quatre ans exactement, quand j'ai démarré ce blog, je vivais un cauchemar, pas le premier de ma vie, loin de là, mais là, en avril 2008, arrivaient de nouvelles épreuves.

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Je me suis fait frapper dans mon taxi par un handicapé mental psychotique lourd que je conduisais et qui était assis à côté de moi au volant. J'ai été par deux fois frappée sur la même course, dont l'une sur l'autoroute, avant d'atterrir aux Urgences et après avoir maîtrisé le véhicule à 110 km/heure. Puis quelques jours après, j'ai reçu d'autres coups violents donnés par le  même individu placé cette fois à l'arrière du taxi, sur ordre du patron. Aucune mesure de protection n'avait été mise en place, malgré les avertissements  d'un médecin.

Ma plainte n'a jamais abouti, le Procureur jugeant peut-être que l'on ne porte pas plainte contre un handicapé mental. Ce n'était pas mon propos d'avoir gain de cause contre une personne handicapée, mais surtout de faire prendre en compte que cet individu pouvait être dangereux et avait besoin de soins appropriés, vérité que ses parents ne voulaient pas entendre, me traitant d'incapable et de menteuse.

J'ai perdu mon travail dans les jours suivant ces agressions. Le père de mon fils est décédé cinq jours après, le 7 avril 2008, sur la table d'opération où il devait être libéré d'une tumeur cancéreuse.

Trois jours après naissait ce blog...

Ce terrain d'écriture et de communication m'a permis de renouer le fil de ma vie aux fils de mes lecteurs, lien ténu mais solide représentant le monde, la vie et la compréhension d'autres personnes, dans le désert que je traversais alors, avec un enfant de trois ans, mon fils devenu orphelin de père, et deux jeunes orphelines dont je m'occupais.

Ce blog m'a permis de tendre la main -à travers mon coeur brisé- vers d'autres douleurs, d'autres résiliences, d'autres chemins de croix.anniversaire,blog,résilience,femme,agression,handicap,taxi,ambulance,chauffeur,protection,choc,violence,chômage,emploi,mort,deuil,société,actualité,force,vie,courage,maman,paradis,enfer,espoir,avenir,communiquer,écrire,partager,silence,enfant,amour,altruisme,sensibilité,résistance,raymond aubrac,lucie aubrac,souffrance,offrande,don

Je souffre encore des coups reçus, du chômage revécu malheureusement depuis en 2010, après un nouvel emploi reperdu, sur fond de harcèlement moral et après avoir vu partir un autre patron, très apprécié et viré sans pitié par le rachat d'une grosse boîte. Je souffre de ce monde si plein de cruauté et de violence, de toutes les utopies envolées sur l'espoir d'une humanité perdue et de ces blessures béantes que sont les deuils et les absences définitives de ma première fille, du père de mon fils, d'amis et amies partis si vite là-haut, de ma famille sans vie. 

Je souffre de constater combien l'innocence est crucifiée, combien les enfants peuvent souffrir en ce monde, torturés, tués et maltraités... malheureux et seuls, bien souvent, la parole baillonnée.

Mais offrir nos souffrances est la finalité de nos existences. Offrir et s'offrir à l'espoir, à la vie. Penser aux vies envolées comme des colombes  vers le ciel béant de joie et d'amour.

bul0167.jpgJe crois que le mieux est de partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Je crois qu'au travers des enfers dont on peut se sortir, on doit offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis intérieur à ceux qui souffrent encore.

C'est la raison de ce blog.

Malgré tout, il faut garder la flamme de l'espoir intacte, comme l'ont fait les Survivants des Camps de Concentration.

Comme nous l'ont enseigné inlassablement Lucie et Raymond AUBRAC. "Au-delà des sacrifices de la Résistance, ce qui laisse une trace c'est l'espoir", disait Raymond AUBRAC SAMUEL.


Chloé LAROCHE

 

23/01/2012

Lettre à une jeune femme, un jeune homme... ne respectant pas leur mère. Propos sur le respect aux parents. Ma réflexion sur l'attention envers ceux qui nous ont élevés, envers celle qui nous a portés.

À toi homme ou femme qui ne regardes pas ta mère,

À toi qui ne la respectes pas,

À toi qui lui manques de respect,

À toi qui profites de ta mère,

 

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Ta mère est âgée, dépressive ; elle n'a pas fait, à ton sens, les bons choix dans la vie ; elle se plaint tout le temps. Alors tu t'en plains et tu ne veux pas la voir. Tu ne supportes pas de devoir la rencontrer.parents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage

Pourtant, elle souffre. Elle est seule. Sur quelle épaule peut-elle trouver du réconfort, dans quels yeux ? Que lui donnes-tu, toi sa fille, pour qu'elle ne se plaigne plus de sa vie ? 

Devenir vieux ou vieille n'est pas si facile, on devient aussi très seul ou seule, selon, délaissé de tous, oublié par la famille, la société, comme un déchet qui a servi, comme un rebut qu'on mettrait au grenier ou à la cave, ou bien dans une maison de retraite, pire dans un mouroir.

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À toi, jeune homme, qui prends ta mère pour une bonne, lui criant dessus et lui donnant des ordres, parfois lui tapant dessus, te trouves-tu honnête en te regardant dans une glace ? Te trouves-tu à ton avantage d'être humain ? Je pense plutôt que tu pourrais faire partie de la race des crocodiles aux dents longues et à la mâchoire acérée. Avec juste les yeux qui sortent pour satisfaire ton intelligence étriquée de progéniture pourrie par une société d'égoïsme et d'égocentrisme. 

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Les mères ont assez pleuré durant des millénaires... Aussi, je remercie d'avance tous ceux qui ont encore le bonheur d'avoir leur mère vivante de lui accorder votre regard, votre attention et votre respect.

parents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageCar vous lui devez la vie avant toute chose. Votre maman va partir certainement avant vous. Sa vie est déjà bien avancée. Que lui avez-vous redonné en bonheur, en plaisir, en considération d'elle-même ?

Chloé LAROCHEparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partageparents,respect des parents,attention,parentalité,vieillesse,abandon,respect,amour,famille,insolence,irrespect,profiter,s'incruster,regard,isolement,solitude,âge,âgé,dépression,maison retraite,retraite,délaissé,considération,éducation,sacrifice,choix,juger,non jugement,protection,présence,enfant,adulte,mère,maman,bonheur,plaisir,ensemble,partage




 

13/09/2009

Lettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants. Les mamans et familles monoparentales face à la crise.

1803915.jpgLettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants.

 

Madame,

 

Vous avez des idées noires et désespérées dans un monde où il est de plus en plus difficile d’avancer, dans un monde où l’égoÏsme et la solitude des plus faibles s’amplifie.1823001.jpg

Je vous écris car vous me paraissez en danger moral et dans une grande détresse. Vous élevez seule vos enfants et devez faire face à la crise, aux factures, à votre travail, à l‘éducation de vos enfants. Une éducation rendue plus difficile d’années en années, étant donnée la demande accrue de repères, de rassurance et de limites à donner aux enfants, lesquels sont confrontés au monde actuel et à la violence visible jusque dans les images, à l’insécurité d’un monde qui offre déjà beaucoup d’angoisses aux adultes pour ne pas être en reste auprès des enfants.F76-283304.jpg

PAA195000029.jpgLes enfants sentent bien dans notre époque qu’ils vivent dans l’insécurité. Les couples divorcent, se séparent ; les familles éclatent et les enfants vont de gardes alternées en gardes partagées, offrant tant de bonne volonté d’adaptabilité à chacun de leur parent désireux de les avoir près d’eux. Ils sentent bien aussi que le travail manque, que notre terre est en survie pour cause de pollution.

Si vous les quittez en les abandonnant à leur vie alors que vous entrez dans la mort, que feront-ils ?

Et si vous les quittez en les abandonnant tout en poursuivant votre vie, comme ces deux mamans qui ont laissé leurs enfants pour un homme, comme elles auraient laissé des petits chats au beau milieu d’une rivière. La rivière de la vie n’est pas moindre. Elle est identique aux dangers d’un flot ravageur et aride de douceur.

Les enfants ont besoin de vous, de votre tendresse, de votre amour qui leur dit que vous serez toujours là pour eux. Ils en sont sûrs comme le soleil se lève le matin. Ils voient votre sourire et sont suspendus à votre coeur. Alors ils peuvent se construire et grandir sereinement.

Vos enfants ont besoin de vous et personne ne pourra vous remplacer. Ces enfants sont la Terre de demain et ce qui se passe entre eux et vous est très important pour l’avenir.

bxp51165.jpgVotre dépression n’est pas inéluctable. Le désespoir peut être consolé. Ne restez pas seule. Je vous conseille d’appeler dès que possible l’un des numéros suivants :

-Cap Écoute : le 0800 333 435 (9 h - 21 h) ou le 04 72 33 34 35

-Sos Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (12 h - 24 h)

-Sos Amitié : le 0800 066 066

-Croix-Rouge Écoute : le 0800 855 855k0402990.jpg

-Suicide Écoute : le 01 45 39 40 00

-Numéro national d’aide aux victimes : le 08 842 846 37

-Sos Suicide : le 01 40 50 34 34

 

Vous vous sentez mal car vous êtes au coeur de la bataille, comme le seul soldat survivant d’un bataillon. Vos amis vous ont lâchée ou bien la vie les a éloignés. Votre famille se compte sur les doigts d’une main mais préfère penser à sa propre survie plutôt que de vous soutenir et de vous épauler.

PAA150000070.jpgLa société actuelle, la conjoncture économique, l’évolution rapide du monde moderne ne contribuent pas à aider les personnes comme vous qui se retrouvent à batailler au quotidien. On parle par exemple d’aider les ménages afin qu’ils accèdent plus facilement à la propriété. Ainsi : vous avez un loyer, de plus en plus élevé ; vous décidez d’acheter un logement, le moins cher possible, afin d’arrêter de donner des loyers à un propriétaire. Les banques vous proposent un prêt sur 25-30 ans... dont le montant de remboursement mensuel est égal ou même inférieur à votre loyer. Mais, malheureusement, vous avez un refus de prêt de toutes les banques car vous avez trois enfants à charge et un petit revenu en CDI !

“Nous sommes vraiment désolés, Madame.” Vous entendez cette phrase et vous retournez payer votre loyer à vie. Vous venez de comprendre alors que le capitalisme donne à ceux qui possèdent et que vous n’êtes rien, juste bonne à payer le propriétaire qui s’en fiche que vos fenêtres laissent passer assez d’air et de froid pour faire grimper vos notes de gaz et d’électricité vers des sommes vertigineuses.BLD041812.jpg

C’est là qu’intervient la taxe Carbone. Taxe de ci, taxe de là, passage à l’euro qui a multiplié parfois de cinq à dix le prix de nos achats, perte du pouvoir d’achat, etc. Madame, je comprends votre raz-le-bol mais il va falloir vous accrocher et observer aussi les côtés positifs. Cette année, les ménages de la France d’en bas ont reçu deux fois 200 euros de la part du Gouvernement, plus une aide en chèques CESU emploi-service de 200 euros aussi. Souvenons-nous que nous bénéficions des allocations familiales et d’une aide pour la rentrée scolaire. On a des bons de vacances pour emmener les enfants une semaine en camping durant les congés. Imaginez que vous n’ayiez rien de tout cela, ni d’allocations logement non plus. Je pense que pour s’en sortir, il faut regarder vers le soleil même s’il y a une épaisse couche de nuages.

1821201.jpgÀ part tout ça, vous êtes seule et cette solitude vous pèse. Vous avez cherché un compagnon, démarrant cette quête au début avec espoir et conviction. Mais le monde actuel déteint aussi sur les relations humaines, après avoir repeint le paysage de la planète en tableau sombre pollué.

Vous avez rencontré des hommes dont le coeur est rongé par le doute, la dépression, le manque de confiance en l’amour, un passé douloureux, l’envie de vivre pour soi sans avoir d’embêtements (dans leur tête, embêtements = enfants, surtout les vôtres) et... finalement, vous êtes seule sur le bord de la route, débarquée de plusieurs liaisons et le coeur broyé par une montagne d’égocentrisme et de goujaterie. Le champ de roses que vous aviez dans le coeur a été moissonné par la batteuse des ruptures à répétition. Combien de fois avez-vous entendu : “Si tu étais seule sans enfant, je poursuivrais avec toi.” ? Et quand vous avez décidé de ne plus mêler votre vie sentimentale à votre vie familiale, vous vous êtes aperçue que l’homme qui acceptait cela ne vous apportait que la sensualité de quelques moments et rien d’autre. Cet homme-là  se met à culpabiliser au bout de quelques temps et vous quitte en disant que vous méritez de trouver un homme total avec qui vous pourriez refaire votre vie car finalement, vous êtes trop demandeuse de partager du temps qu’il n’a pas ou qu’il n’a pas la volonté de donner.1996086.jpg

Vous avez mille coups au coeur et c’est là qu’un ami vous appelle en vous demandant de laisser vos besoins d’être en couple de côté ainsi que vos désirs de femme. C’est là aussi qu’il vous propose de faire partie d’un groupe, de son groupe, de sa secte. L’amitié, il n’y a rien de telle ! Une main tendue pour sauter dans la dépendance d’un groupement : sortir de sa solitude pour s’oublier à jamais et plonger dans la fraternité illusoire de ceux qui pensent détenir seuls la vérité.

1789927.jpgMadame, tenez bon sur votre île déserte. Votre île finira par rencontrer le continent ou bien un bateau échouera-t-il dans une de vos criques. Vous devez rester forte car quand la montagne s’écroule, elle entraîne avec elle des millions de petits mondes, d’oasis de végétations et de paradis terrestres. Ces petits mondes sont vos enfants et ils ont besoin que vous restiez solide et forte. Pour cela, il faut rompre l’isolement et aller chercher de l’aide morale. Il vous faut prendre votre téléphone afin d’appeler les numéros que je vous ai précédemment donnés (en choisir un) et de déverser le trop plein de vos émotions de colère, de rancune et de tristesse.

images.jpegHier, lors du 11 septembre, nous avons commémoré l’événement terrible des attentats des deux Tours jumelles de New York. Des centaines de personnes sont restées coincées dans ces Tours jusqu’à la destruction finale des deux bâtiments. Mais une femme et treize pompiers se sont réveillés dans les décombres de la Tour Une, tous miraculés parmi les cadavres. Ces pompiers, avant que la tour ne s’effondre, étaient en train de descendre les étages pour se sauver quand ils ont rejoint une femme en détresse, Joséphine. Ils ont alors décidé de lui venir en aide en la soutenant pour descendre les marches de l’immense Tour Une. La Tour Deux s’était déjà effondrée et ils savaient que le temps était compté pour eux. Leur chef est allé chercher une chaise dans les bureaux pour faciliter le portage. La Tour s’est alors effondrée. Ils ont tous survécu, sauvés par cette femme qu’ils avaient aidée jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que là où ils se trouvaient au moment de l’effondrement, une bulle s’était faite autour d’eux par la configuration du bâtiment et des parois disloquées.images-2.jpeg
bn296063.jpg

Alors, Madame, écoutez-moi : trouvez votre bulle et soyez le pompier d’autres personnes qui ont besoin de vous. Vous verrez qu’une main qui se tend vers l’autre n’est jamais seule. S’il n’y a pas d’humain en face, il y aura un ange et cet ange vous enverra la force et le courage nécessaires. Il saura ouvrir les portes devant vous et donner du pain à vos enfants si vous n’avez plus rien. Cet ange peut être un bénévole du Resto du coeur ou de tout autre secours. Ne craignez jamais de manquer ou de vous retrouver à la rue. Faites les démarches nécessaires car dans toute descente aux enfers, une dé-marche peut éviter la Marche fatale. Répondez aux courriers, demandez de l’aide, laissez fierté et orgueil de côté. N’attendez pas que les huissiers arrivent. Avant, vous avez des recours et des possibilités d’arrangements.

BLD054288.jpgMadame, j’espère que cette lettre vous aura fait du bien et vous retiendra ici-bas, dans notre monde où la nature qui nous entoure est encore belle et souriante. Allez la voir et regardez la beauté qui se dégage des arbres, des paysages et des chemins si mutiples offerts aux carrefours de la vie.

Je vous embrasse.

Chloé Laroche

 

Ce 12 septembre 2009.

 

 

Commentaires

Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie. 
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sur) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois. 
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009

_____________________________________________

Merci Lolotte. Votre message fait chaud au coeur et cela aidera cette femme et bien d'autres qui sont dans la solitude et le désarroi. Je prépare un article pour ce soir... ou demain. Plein de pensées. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 17.09.2009

 

 

 

29/06/2009

Mon garçon est venu pour la plus grande joie de ses soeurs adoptives. Mon poème à mes enfants.

à Yourdine, Julia, Yacinthe et Océana______

bxp26695.jpgMES ENFANTS SONT MES AMOURS, MA CHAIR, MA BATAILLE

 

 

 

 

Mes enfants sont mes amours

Ma chair, ma bataille

Ils sont les étoiles

De mon ciel intérieur

Et quand les nuages arrivent

Ils sont le soleil et la lune

Réunis en un feu d'artifice

De bonheur et de joies

 

En sept ansM05-463697.jpg

Ils sont arrivés

Comme un nouveau printemps

Avec des coquelicots

Et des roses

Avec des sourires

Débarqués d'autres univers

D'orphelinats et de mon ventre aussi

 

73980169.jpgJ'étais en deuil

D'un autre enfant

Leur grande soeur

Petite fille de trente mois

Mon coeur était sous terre

Gros comme une larme

Telle un torrent perdu en mer

Mère orpheline d'Océana

 

Puis ma main s'est tenduek0751255.jpg

Vers deux âmes abandonnées

Sans parents, sans amour

Tristes, esseulées, sans espoir

Elles m'ont appelée Maman

Et je les ai accueillies

Dans ma vie retrouvée

De mère au coeur vivant

 

images-2.jpegJe leur ai donné ma vie

Sans plus penser à la mienne

Mais qu'y avait-il de plus beau

Que ce don, tout ce temps

Pour une enfant handicapée

Qui avait besoin de rassurance

Pour une enfant d'Afrique

Marquée par le sort et les larmes

 

Julia a connu la renaissanceimages-6.jpeg

En nous rejoignant en France

Après huit années en Roumanie

Sans parler, sans entendre

Yacinthe, elle, a vécu la solitude

D'un coeur sensible, le sien

Se battre sans la présence des siens

Survivre en voyant des horreurs

 

flr111.jpgJe les ai portées chaque nuit

Tous les jours dès leur arrivée

Dans mon coeur un avion

Les a déposées pour toujours

Mon amour pour elles

A fait refleurir la confiance

Elles se sont épanouies

Au fil de leur nouvelle vie

 

Jusqu'au jour sombre où j'ai dormiu19719105.jpg

Comme s'endormit la Belle au Bois dormant

De ne plus être une femme

De ne plus vivre ma propre vie

Jusqu'au jour où mon chemin

M'a parlé d'un enfant à porter

Un enfant de ma chair

Me portant la lumière

 

k0339386.jpgMon chemin m'a parlé

Du sens profond de ma vie

Porter un enfant

Comme on porte le monde

Tout au fond de ses cellules

Dans un chant infini

Mon garçon Yourdine est venu

Pour la plus grande joie de ses soeurs

 

Ils savent tous les troisimages-4.jpeg

Qu'ils ont une soeur aînée

Que son corps repose

Dans le petit jardin

D'une tombe fleurie

Ils savent que son amour

Leur a permis d'être réunis

Sur le chemin de ma vie

 

images-7.jpegNous allons ensemble

Sur les chemins verdoyants

Dans les tempêtes et les remous

Mais les mots sont là

Ils savent qu'aucun secret

Ne vient hanter notre présent

Ils savent que nos racines

Tiennent bon, du passé à l'avenir.

 

Le 29 Juin 2009.images-3.jpeg

 

Chloé Laroche

 

 

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07/06/2009

Je pense à toutes les mères en ce jour, notamment à celles qui pleurent, en deuil de leur enfant ou en baby blues, en éloignement de leur enfant ou en souffrance, en difficulté matérielle ou en désert affectif.

images-2.jpegBonjour à tous et toutes,

 

En ce jour, nous fêtons les mamans.k0441790.jpg

Les mamans du monde entier. La mienne, celle de la mienne, la tienne, la sienne, la nôtre.

Mais il y a des mamans aujourd'hui qui n'ont pas fêté cette fête parce que personne ne leur a souhaité.

Car certaines mères sont seules. Abandonnées de tous, même de leurs enfants...

... Des enfants grands, adultes, qui en veulent à leur mère, pour diverses raisons : problèmes d'héritage, problèmes de l'enfance, difficultés à respecter l'éducation des petits-enfants donnée par les parents, ressentiments envers une mère qui ne les a pas protégés étant enfants, rancune envers une mère qui est partie en laissant ses enfants, incompréhension basée parfois sur des malentendus ou des mensonges de l'entourage.

bxp64901.jpgCertaines n'ont plus leur enfant parce qu'il est mort. Elles ressentent un immense vide au creux de leur âme, jusqu'au plus profond de leurs cellules. Elles souffrent seules et, au bout de plusieurs années, personne ne se souvient qu'elles pleurent ce jour-là, comme tous les autres jours de l'année.images-4.jpeg

Certaines mères aussi vivent en accompagnant leur enfant handicapé, enfant ou adulte. Parfois, il n'y a aucune communication possible, dans le cas du handicap mental, et parfois aussi, l'enfant grandit sans bouger, sans marcher, sans parler. Le courage qu'il faut à ces mères est digne de la création des montagnes. Elles sont fortes pour deux, pour trois, pour mille actes de la vie quotidienne. Parfois il y en a qui se suicident, ou qui veulent arrêter l'enfer du handicap, en suicidant leur enfant. Mais beaucoup poursuivent. Elles poursuivent avec l'énergie du désespoir. Avec l'amour de leur enfant né de leur chair, de leur coeur crucifié.

images-5.jpegEt puis il y a les mères qui vivent la difficulté de devenir maman. Elles le sont mais elles n'y arrivent pas. Elles ont besoin d'aide. Parfois elles en ont conscience et elles demandent du soutien. Elles vont alors en unité "mère-enfant". Mais certaines se suicident pour ne pas sombrer avec leur enfant. Pour ne pas lui faire du mal, dans le malaise profond qu'elles vivent en face de lui. Je donne des informations plus loin pour aider ces mamans en détresse.
bull_index.gif

alloparentsbebe.gifJe pense aussi aux mères qui ont des difficultés financières, à celles qui travaillent mais sans arriver à joindre les deux bouts. Je pense à celles qui n'auront jamais le RSA car il faut qu'elles poursuivent le père de leur(s) enfant(s), lequel les a menacées si elles demandaient une pension. Elles ne font donc pas de démarches judiciaires pour garder une harmonie acceptable... afin de garder le père avec ce qu'il a à donner (du temps pour ses enfants, parfois) et n'ont de ce fait aucun jugement à présenter à la CAF, donc elles n'auront pas d'aides ni de RSA. De toute façon, le RSA n'est que le changement de nom du RMI et de l'Allocation de parent isolé, entre autres aides existant avant.

 

u13434912.jpgJ'embrasse toutes ces mères, celles qui gardent le courage de se battre chaque jour pour leur famille, pour rester debout et dignes, moralement fortes, physiquement aussi... pour assumer le travail, les enfants, le ménage, les courses, la cuisine, la lessive, les papiers, les dossiers, l'autorité parentale conjointe ou non, les factures, leurs handicaps personnels, le logement et les loyers, la solitude, les soucis, les maladies, les pannes, etc.

 

images-7.jpeg

J'embrasse aussi les mères qui sont en combat contre un homme qui les bat ou qui les a battues. Certaines ont quitté ce compagnon violent qui l'a été aussi parfois avec les enfants. Mais certaines aussi perdent le combat et se retrouvent privées de la garde de leurs enfants, par décision de justice. Certaines doivent faire de la prison à cause d'une décision incompréhensible, leur compagnon ayant été défendu au delà du possible. Je pense à cette maman qui s'est suicidée après un jugement en la faveur du mari, contre l'avis de toutes les associations sociales et les instances de défense des enfants. Elle a vu son compagnon avoir la garde de son enfant, au mépris de tous les avertissements. Aujourd'hui, elle est morte et cet enfant ne peut souhaiter bonne fête à sa maman.images-8.jpegimages-9.jpeg

BCP042-43.jpg

 

J'embrasse aussi toutes les mères qui n'y arrivent plus, qui ont des idées noires, désespérées, et je leur dis qu'il faut poursuivre car la vie est imprévisible. Elle donne des épines puis après arrivent les roses. Le soleil revient un beau jour. Alors gardons le parapluie du bon moral, du courage, de la ténacité, de la patience, du calme, de l'humour, de la confiance, de l'amour.

Chloé LAROCHE

 

 

images-1.jpeg________________________________ Pour information :

 

www.maman-blues.org est le site consacré à la Difficulté Maternelle.

"On ne naît pas mère, On le devient... C'est un long parcours qui retrouve un trésor laissé de côté depuis l'enfance, constitué pendant l'enfance : la mère est un secret d'enfance." Jean-Marie Delassus


"Événement éminemment physiologique, la Maternité s'accompagne également de remaniements psychiques qui changent radicalement l'être de la femme.
Devenir mère est un voyage intérieur, un retour en soi qui s'accompagne parfois de bouleversements sensibles et imprévus.
C'est une traversée d'une rive à une autre, d'une femme à une mère qui peut prendre du temps et nécessiter un accompagnement spécifique.

Nous avons donc souhaité que les aléas émotionnels et psychiques de la maternité ne restent pas sans avoir eux aussi un lieu d'expression et de partage, en complément de leur nécessaire accompagnement par les services de santé.

Une femme sur 10 serait touchée par ce tremblement de mère !

Avertissement : ce site ne saurait en aucun cas se substituer à un avis ou suivi médical.
www.maman-blues.org se place résolument du côté des mères et des parents, dans un esprit de soutien, de solidarité et de partage de leur histoire et leurs souffrances.
Les conseils ou adresses que nous pouvons être amenés à formuler dans le cadre des échanges sur notre forum de discussions ne peuvent remplacer ceux émis dans le cadre d'un suivi médical."

 

 

10/04/2009

Un an de blog ! J'écris pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.

Blog visité 45 764 fois depuis sa création le 10 avril 2008, avec 7804 visiteurs au cours du dernier mois, en mars 2009. Ce blog est tenu par Chloé Laroche, écrivaine iséroise et violoniste, conductrice-accompagnatrice de personnes handicapées et âgées. Elle a choisi de partager avec vous gratuitement sur le net ses livres, ceux qui sont épuisés dans le commerce et ceux qui ne sont pas encore édités. Elle offre ici ses textes, sa pensée, ses réactions face à l'actualité, son entraide pour les parents qui comme elle ont perdu un enfant ou qui comme elle ont adopté un enfant venu d'ailleurs ou handicapé.

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images-7.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd’hui, mon blog a un an.

Il est beaucoup lu et consulté.

 

J’en suis heureuse car je le fais pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.images-5.jpeg

Un homme m’a dit ceci, lorsque je lui ai parlé des crimes et des viols commis par les quatre parachutistes de Toulouse en 1989 : “Tu sais, tous les soirs, il y a des femmes qui se font violées. Là, maintenant, pendant qu’on parle. Tu ne changeras rien. J’ai renoncé depuis longtemps à changer le monde et à combattre pour un monde meilleur. Je vis, c’est tout. Je pense à moi.”

Jean-Yves, je sais que je ne changerai pas le monde. Le monde avance, il évolue.images-10.jpeg

Il est chargé de violences, d’atrocités, de guerres, de pauvreté, de faim, de crise.

images-8.jpegIl est beau aussi. La planète est belle. Les forêts. Les arbres sous la rosée. L’orage qui illumine la montagne. Les gentianes qui s'épanouissent tout en haut des sommets.

Et puis... l’ours blanc qui se bat contre un destin qui risque de l’emporter et des hommes impuissants devant la fonte des glaces, devant l’évolution d’un monde en essor industriel.

664998.jpgLe monde est beau devant l’enfant qui naît, le bébé qui grandit, l’enfant qui découvre le monde auprès de ses parents heureux et amoureux. Le monde est beau quand la mariée dit oui à son mari sans être forcée à le faire. Quand la femme fait l’amour avec un homme dans le respect mutuel et non dans la prise d’une forteresse féminine par un homme avide de pouvoir et de violation d’un territoire intime.

Le monde est beau quand les hommes peuvent communiquer et parler entre eux dans la résolution des conflits, au lieu de se tuer entre eux  et de violer des femmes et des enfants pour assouvir des instincts de domination d’un peuple sur un autre.

“Dénoncer est un acte citoyen”. Aussi, je dénonce dans mon blog et je parle. Je dénonce la cruauté et la violence. Je dénonce l’indifférence. Je défends la solidarité, l’entraide, la compassion, l’aide humaine.

i9.jpgJe défends les papas expulsés, arrachés à leurs enfants, leur femme. Je défends les familles expulsées, les enfants arrachés à leurs classes d’écoles françaises. Je me réjouis des combats gagnés, comme celui mené pour la famille de Jacques, 7 ans, qui a déjà vu deux fois en 18 mois ses deux parents enfermés en camp de rétention avant l’expulsion définitive. Celle-ci a été enrayée, Dieu merci. Voici l’appel du 29 mars faite pour eux par le Réseau d’Éducation Sans Frontières : “Mme Zengh et Monsieur Lin ont été tous deux arrêtés hier matin sur leur lieu de travail. Ils vivent en France depuis maintenant 10 ans. Comme nous tous, ils travaillent et déclarent leurs impôts. Et surtout, ils souhaitent élever leur fils Jacques en toute sérénité, parmi nous, et avec nous. Jacques a suivi une scolarité tout à fait normale : on le connaît depuis la petite section de maternelle à l’école 61 Vitruve et a intégré le 16 Riblette en ce début d’année scolaire avec ses copains en CP. C’est un bon élève, apprécié des enseignants et c’est un bon copain.” Jacques a retrouvé ses parents, après une bataille de mails, faxs, et de réactions de nombreux militants.images-1.jpeg

Mais combien d’enfants voient leur père expulsé ? Combien sont nés en France et  doivent partir dans un pays inconnu et dangereux pour leur famille ?!! Combien d’enfants vivent le traumatisme de l’écartèlement d’une famille, dont certains membres sont renvoyés de France... ou bien le déracinement brutal, assorti d’un arrachement aux sièges de leur école, à leurs camarades, à leur maison... ?

1604707744.jpgEn cette année, j’ai gagné une bataille personnelle et familiale. Je viens d’obtenir la nationalité française pour la petite roumaine handicapée dont je m'occupe depuis 2001, Julia. Elle a maintenant 16 ans et la France l’a acceptée comme une citoyenne, ce qui est une excellente nouvelle pour son avenir et le risque oublié maintenant d’une expulsion à l’âge de la majorité. Julia va bien et poursuit ses progrès grâce à l’IME qui l’accueille. Elle commence à travailler un peu, une demi-journée par semaine, pour des travaux d’artisanat, à sa demande. Elle ne parle toujours pas, sauf pour quelques mots ; la difficulté orale demeure. La question de son avenir s’est posé dernièrement, puisque son autonomie va être restreinte, étant donné son handicap mental. Elle n’est pas autonome, sauf dans un cadre précis. Elle ne peut sortir seule et n’a pas conscience seule des dangers. C’est une immense chance que Julia ait pu avoir sa place dans un IME, étant donné le nombre d’enfants handicapés qui ne peuvent bénéficier d’accompagnement et d’aide spécifique, adapté à leur handicap.

D’autre part, je poursuis pour ma fille du Bénin le combat pour l’adoption définitive dont j’ai parlé dans la catégorie “Adoption, parentalité, handicap”. J’ai fait appel de la décision de cet automne et je suis convoquée en juin avec mon avocate. Je vous tiendrai au courant de tout cela.1262767637-1.jpg

1474423421.jpgEt puis, mon fils Yourdine a maintenant quatre ans. Après une varicelle sortie ces derniers temps, il va bien. Il grandit sereinement, même si la tristesse l’envahit parfois depuis la mort de son père il y a un an. Je parle avec lui de ce départ, mettant des mots sur les larmes, sur les colères parfois, sur cette colère d’enfant qui sort en agressivité. L’inéluctabilité de la mort est tellement effrayante pour un petit d’homme qu’il est parfois nécessaire de revenir sur les faits et de mettre des mots sur les maux. Maux de l’âme, mots d’un deuil difficile, silence d’une absence et souvenirs d’un corps sans vie. Pour moi, c’est difficile aussi, car au-delà des mois d’attente d’un homme absent de notre vie... c’est le père de mon fils qui s’est absenté pour toujours. Les souvenirs hantent parfois mon coeur et quand j’ai dit dernièrement à Yourdine que je suis triste aussi, il m’a demandé pourquoi. “Parce que j’aimais ton père, que nous nous sommes aimés et que c’est grâce à cet amour que tu es arrivé.” 575383478.jpg

1328905394.jpgIl y a aussi ma fille Océana qui est partie si vite il y a douze ans. Elle me manque tant. images-4.jpeg

i15-1.jpgIl y a un an, j’ai commencé ce blog car j’étais dans un désert et un cataclysme d’évènements qui s’accumulaient. Cela a commencé par des agressions reçues d'un jeune homme autiste dans mon taxi, en mars 2008, qui me frappe violemment alors que je le conduis à son IME. Le 2 avril 2008, à la suite de ces violences et de deux arrêts de travail, mon contrat de travail est rompu. Le même jour, mon compagnon, un homme avec qui j’étais depuis trois mois me quitte. Brutalement. “Ta vie est trop difficile.” Puis plus tard, il s’explique : “Tu perds ton travail. Tu te fais frapper par cet handicapé mental. Et puis cette fille handicapée, dont tu t’occupes et pour laquelle tu t’es engagée, c’est trop difficile. Je ne supporte pas. Je sais, c’est lâche... Sans parler de ton autre fille adoptive dont l'adolescence la rend malmenante envers toi... Il n’y aurait pas tout ça, je serais resté. Je t'aimais vraiment.” Cet homme était en plein divorce, avec quatre enfants. Quelques semaines auparavant, il était très mal dans son coeur et sa tête. Je l’ai soutenu. J’ai vu ses larmes, écouté sa douleur, cru en notre rencontre. Et puis, il s’est réparé à mes côtés, a repris confiance en lui, et ce jour d’avril, il est parti.

images-2.jpegLe 7 avril, l’oncle de Yourdine m’appelle. “Il est mort. Sur la table d’opération.” Le père de mon fils est mort. Ce fut un choc. Un choc aussi d’annoncer cette mort à mon fils âgé alors de trois ans. Un choc de l’amener près du corps étendu. Un choc de voir partir dans l’immensité la rose perdue d’un amour défunt. De rester sur terre le seul parent d’un enfant, seule moitié responsable d’une vie.images-2.jpeg

 

Aujourd’hui, cela fait un an.

images-6.jpegEt je choisis de parler de Abir Al Janabi, jeune fille irakienne de 16 ans. Pour dénoncer sa mort, son viol, ses viols, son calvaire. Pour que le monde sache. Pour que le monde ne se voile pas la face. Pour qu’il pleure. Pour qu’il se souvienne d’Abir et de sa famille assassinée par des soldats américains. Des soldats malades de la haine. Malades comme les quatre parachutistes qui ont violé et tué en 1989 deux femmes et une enfant (voir mon article d’hier).

Voici ci-après un article relatant la mort et le calvaire de cette jeune femme.

Je suis immensément peinée de ce qu'elle a dû endurer, immensément triste pour cette jeune femme et toute sa famille massacrée.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé Laroche

 

_______________________________ Archives Droit International ONU________________

Atrocités Américaines en IRAK : Le crime de Mahmoudiya.

 

Des soldats us-américains ont planifié durant une semaine le viol d'une jeune fille iraquienne de 16 ans, Abir Al Janabi, son assassinat et celui de sa famille :

“Trois mois après les faits, un nouveau crime perpétré par des soldats usaméricains en Iraq a été révélé au grand jour. Des soldats ont violé une jeune fille iraquienne avant de l'assassiner avec trois membres de sa famille, dont un enfant, dans une zone située à 9 Km au nord de Mahmoudiya (sud de Bagdad).

 

Les premières investigations de l'armée usaméricaine ont révélé la barbarie du crime, perpétré au mois de mars dernier, avec préméditation, puisque préparé durant une semaine, ce qui expose les auteurs à la peine de mort, selon un officier usaméricain.

 

L'agence Associated Press a indiqué le samedi 1er juillet 2006, sur la foi des déclarations d'un responsable usaméricain proche de l'enquête « que les soldats s'étaient introduits dans la maison d'une famille arabe sunnite, avaient séparé la femme de trois membres masculins de la famille, l'ont violée puis brûlée vive à l'aide d'un liquide inflammable en vue de camoufler le crime, puis tué les autres membres de la famille ».

 

Le responsable, qui a réclamé l'anonymat, a indiqué aussi que les soldats ont étudié les victimes durant une semaine et qu'ils avaient prémédité leur forfait ». Un autre haut responsable militaire usaméricain, qui lui aussi a réclamé l'anonymat, a révélé que l'une des victimes était un enfant et que l'affaire a été éventée au cours d'une séance de discussion de routine, indiquant qu'un soldat avait reconnu son rôle dans les faits et qu?il a été appréhendé.

 

Un crime d'opportunité

 

Le même responsable reconnaît que le crime semble être le fruit d'une «certaine opportunité», puisque les soldats impliqués n'ont pas subi l'attaque d'éléments armés, mais avaient tout simplement remarqué la femme, qu'ils ont ensuite violé et assassiné, au cours de leurs précédentes patrouilles. Un soldat non impliqué dans l'affaire a apporté son témoignage : il avait aperçu ses compagnons lors de la préparation de leur forfait, puis une fois celui-ci commis, remarqué leurs habits ensanglantés. Des responsables usaméricains ont reconnu qu'ils étaient au courant des assassinats des membres de la famille, mais croyaient que c'était le fait des violences interconfessionnelles.

 

Les premières soupçons se sont orientés vers deux soldats de la 502ème Division d'Infanterie, aperçus le 12 mars avec du sang sur leur tenue après le crime, attribué à l'époque à des hommes armés de la région. Mais un officier de police de Mahmoudiya, le capitaine Ihsane Abderrahmane, a indiqué qu'il avait reçu le lendemain du crime, le 13 mars, un rapport accusant les soldats usaméricains de l'assassinat de la famille iraquienne dans la zone de Khassir Abiad, proche de Mahmoudiya. Le porte-parole des forces usaméricaines a déclaré pour sa part dans un bref communiqué diffusé le vendredi 30 juin, que le général James Thorman, le plus haut gradé militaire usaméricain dans la région de Bagdad, a demandé à la direction des enquêtes criminelles de l'armée d'entreprendre une enquête systématique, un jour après les révélations faites par deux soldats.

 

La peine capitale

 

À propos de la peine encourue par les auteurs des faits, au cas où ils seraient confondus, l'agence AP dit que les soldats risquent la peine de mort selon le code pénal militaire usaméricain. Les responsables militaires usaméricains déclarent que les 4 soldats impliqués dans cette affaire ont été désarmés et mis aux arrêts dans une base militaire proche de Mahmoudiya. L'armée usaméricaine a déclaré que les soldats impliqués dans ce crime, appartiennent à la 502ème Division d'Infanterie à laquelle appartenaient les deux soldats faits prisonniers (par la Résistance, NDT) et dont les corps avaient été retrouvés le 19 juin, trois jours après leur capture. Les deux corps portaient les traces de supplices et l'un d'eux avait la tête coupée. Il semblerait, selon les militaires usaméricains, que cette situation avait fait naître un sentiment de culpabilité chez l'un des soldats de cette division, ce qui l'a poussé à révéler ce crime le 22 juin dernier.

 

Cette affaire est la plus grave que connaissent les soldats usaméricains après celle qui a conduit 14 d'entre eux, la semaine dernière, à être accusés de meurtres de civils iraquiens. De nombreuses autres affaires du même genre font l'objet d'enquêtes, tels que le meurtre de 24 civils à Haditha le 19 novembre 2005, en représailles à la mort d'un soldat dans l'explosion d'un engin, le meurtre avec préméditation de trois détenus dans la province de Salaheddine, l'assassinat d?un soldat iraquien au cours de son interrogatoire à Al Kaïm?.

 

Sur le plan politique, la députée iraquienne Safia Chebli, apparentée au groupe de Iyad Allaoui, a réclamé le 4 juin le questionnement du premier ministre Anouar Malki sur l'affaire du viol de la jeune Abir, ainsi qu'une enquête iraquienne indépendante. Le ministre de la justice quant à lui, a demandé l'intervention du Conseil de Sécurité pour lever l'immunité des troupes usaméricaines, estimant que c'est l'impunité dont profitent leurs soldats face à la justice iraquienne qui les encourage à commettre de tels crimes. En voyage au Koweit, le Premier ministre a déclaré pour sa part qu'il allait engager une enquête indépendante sur cette affaire.

 

Le témoignage accablant d'un voisin de la famille martyre

 

Le viol de nobles femmes iraquiennes par la soldatesque usaméricaine, est devenu monnaie courante dans la prison de Abou Ghraïb mais aussi dans la grande prison qu'est devenu aujourd'hui l'Iraq. Le crime que nous relatons ici a dépassé par son horreur, son ignominie et sa barbarie tout ce qu'on peut imaginer en la matière.

 

Le correspondant de Mafkarat Al Islam dans la région de Mahmoudiya, ville sunnite au sud de Bagdad, a rapporté qu'une force usaméricaine, composée de 10 à 15 soldats, a pénétré dans la maison de Kacem Hamza Rachid Al Janabi. Ce dernier est né en 1970, travaille comme gardien au dépôt de pommes de terre appartenant à l'État et y réside avec son épouse et ses quatre enfants : les deux filles, Abir (la brise), née en 1991, et Hédil, née en 1999 et les deux garçons : Mohamed (1998) et Ahmed (1996).

 

Les soldats usaméricains commencèrent par arrêter le mari Kacem, son épouse, Fakhria Taha Mohsen et leurs deux filles Abir et Hédil, les deux garçons étant encore à l'école. Il était 14 heures. Ils conduisirent les parents et la petite Hédil dans une même pièce et les exécutèrent à bout portant. Le père a reçu 4 balles dans la tête, la mère 5 balles dans le ventre et le bas-ventre et Hédil a été atteinte à la tête et à l'épaule. Puis ils conduisent Abir dans la pièce voisine, la déshabillent dans un coin et la violent à 10, à tour de rôle. Dès qu'ils accomplissent leur forfait, ils la frappent avec un objet tranchant sur la tête, selon le rapport d'autopsie, puis mettent un coussin sur son visage pour l'étouffer et y mettent le feu.

 

Le voisin de la famille martyre ajoute : « Une heure après les coups de feu, j'ai aperçu de la fumée qui s'échappait de la maison et j'ai vu les soldats partir précipitamment pour encercler la zone avec des éléments de la Garde nationale fantoche. Ils nous informent que des terroristes d'Al Qaïda se sont introduits dans la maison et ont tué toute la famille. Ils nous empêchent de pénétrer dans la maison. J'ai informé l'un des gardes que j'étais un voisin et qu'il me fallait voir les membres de la famille pour informer El Hadj Aboul Kacem le patriarche, du sort de son fils et de sa famille. C'est ainsi que l'on me laissa pénétrer à la maison.

 

En rentrant, j'ai trouvé le père, sa femme et leur fille Hédil, sans vie, baignant dans leur sang, sans aucune réaction quand j'ai touché les corps. Le sang continuait à couler et sortait de la pièce. Puis je suis rentré dans la deuxième pièce où se trouvait Abir. Le feu continuait à se dégager de ses cheveux, de sa bouche et de sa poitrine. Elle était dans un état indescriptible : ses habits étaient retroussés vers le haut et son soutien-gorge déchiré. Le sang continuait à couler d'entre ses jambes bien qu'elle fût morte depuis plus d'un quart d'heure et malgré le feu dans la pièce. J'ai compris qu'ils l'avaient violée : elle était couchée sur le visage, son arrière-train soulevé, les pieds et les mains liés. Je n'ai pu me retenir et j'ai pleuré. J'ai vite éteint le feu qui avait consumé une partie de sa tête, son visage, ses seins et ses cheveux et je l'ai couverte d'un bout de drap. J'ai réfléchi un peu à la situation et je me suis dit que si je parlais et protestais, ils allaient m'arrêter. J'ai donc gardé le silence et je suis sorti de la maison sans rien dire pour pouvoir témoigner en temps utile.

 

Au bout de trois heures les soldats d'occupation ont encerclé la maison et ont répandu la rumeur que la famille avait été assassinée par des terroristes parce qu'elle était chiite. Personne n'a évidemment cru à ce bobard parce que tout le monde se connaît et que la famille était bien connue de tous comme une famille des meilleurs sunnites. Face à cette situation, les forces d'occupation ont procédé juste après la prière du Maghreb au transfert des quatre corps des victimes à la base militaire usaméricaine, puis le lendemain à l'hôpital de Mahmoudiya, en donnant à son administration leur première version des faits. Le même jour, en compagnie des proches de la famille, nous avons pris les corps des suppliciés à l'hôpital et avions procédé à leur inhumation par la grâce d'Allah. »

 

Briser le silence

 

Le témoin ajoute : « Nous avons décidé de ne pas nous taire et avons demandé aux moujahidine de la région de réagir en urgence. C'est ainsi qu'ils ont monté une trentaine d'opérations contre les forces d'occupation en deux jours, faisant plus de quarante morts parmi les soldats usaméricains. Mais cela ne suffisait pas à nous calmer et nous nous sommes adressés aux médias, en commençant par la chaîne Al Arabiya, qui est puissante en Iraq. Personne ne nous a cru, estimant qu'ils tiraient leurs informations des communiqués officiels usaméricains et ne pouvaient s'engager dans une affaire qui les dépasse. C'est le correspondant officiel de Al Arabiya en Iraq, Ahmed Assalah en personne qui nous l'a dit. Nous nous sommes adressés à des journaux de Bagdad qui nous ont éconduits, parce que nous étions sunnites comme les victimes innocentes de ce drame. Les combattants nous ont conseillé la patience en nous promettant que le sang et l'honneur de Abir et de sa famille seraient vengés comme ils le méritaient. »

 

Craintes fondées

 

Le voisin continue son récit : « Le 9 mars 2006, la mère d'Abir est venue me demander si je pouvais héberger sa fille avec les miennes parce qu'elle craignait pour elle. Cela ne m'a pas étonné et j'ai évidemment accepté. Les soldats de l'occupation, disait-elle, lui jetaient des mauvais regards quand elle sortait pour conduire les vaches au pré et qu'elle passait par un contrôle usaméricain situé à 15 mètres de la maison paternelle. Mais dans mon for intérieur, j'ai pensé que les craintes de la mère étaient mal fondées, la fille étant chétive et avait à peine 16 ans. Je n'ai jamais pensé que les criminels exécuteraient leur crime en pleine journée. ».

 

Le témoin ajoute : « Les forces d'occupation sont venues vendredi dernier - un jour avant que le correspondant de Mafkarat Al Islam se rende sur les lieux du crime - et ont ordonné aux habitants d'exhumer le corps d'Abir pour des analyses. Ils m'ont demandé aussi de rester à leur disposition en tant que témoin, ce que je ferai et je suis prêt à aller n'importe où pour faire éclater la vérité.

 

Rappelons que Mafkarat Al Islam a été la première agence d'information à révéler ce nouveau crime des forces d'occupation.”

 

Sources : aljazeera.net, islamonline.net et Mafkarat Al Islam (Islam Mémo)

 

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en citer les sources et les auteurs.

 

 

________________________________ Séminaire sur la violence à l’encontre des femmes____________

Ce samedi 22 novembre, de 13 à 17h, un séminaire se déroulera à l'Université Libre de Bruxelles au sujet de la violence contre les femmes. La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

 

Historique :

"Le 25 novembre 1960, au nord de la République Dominicaine, trois corps sans vie de femmes ont été retrouvés au bord d’un gouffre. Ces cadavres étaient ceux des sœurs Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabel, toutes trois militantes du mouvement clandestin de Résistance contre la dictature de Trujillo.

Ce dernier a déclaré qu’il s’agissait d’un accident de circulation. Mais, très vite, on a compris que les sœurs avaient été violées avant d’être tuées. Le massacre des sœurs Mirabel a fait un grand scandale en République Dominicaine et a développé le mouvement de résistance. Au bout d’un an, la dictature a été renversée par le mouvement anti-Trujillo.

Les sœurs Mirabel sont devenues le symbole de la lutte pour les libertés. En 1981, les femmes d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont réunies à Bogota, en Colombie. Elles y ont déclaré le 25 novembre «Journée Internationale de la Lutte contre la Violence Sexuelle faite aux Femmes».

En 1999, la journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies.

 

La violence contre les femmes se passe partout dans le monde

En Irak, Abir, une fille de 15 ans, a été violée puis brulée vive par des soldats américains. Amineh a été lapidée en Afghanistan par les seigneurs de guerre. En Iran, Kheirieh a supplié d’être pendue au lieu d’être lapidée.

Pendant que dans une banlieue à Paris Sohane, 18 ans, était brulée pour «l’honneur» familial par les membres masculins de sa famille, Marjan, 16 ans, s’immolait par le feu en Iran pour éviter de devoir se marier avec un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Somara, au en Pakistan, est décédée à cause de brûlures au troisième degré sur 80% de son corps - elle n’a jamais voulu affirmer que c’était son mari qui était responsable.

Au Kurdistan, une guerre se déroule et les femmes kurdes et turques en sont les premières victimes. A côté du mal et de la misère engendrée par la guerre, ces femmes ont aussi à subir les crimes d’honneur, les mariages forcés et la violence au sein de la famille.

En Somalie, une fillette de 7 ans, Kolsoom, a hurlé de douleur pendant son excision. Elle a hurlé aussi fort que Maryam, 9 ans, dans son lit nuptial. Dans différentes régions du Congo, toute une génération de femmes se fait horriblement mutilée par la violence sexuelle des troupes rebelles aussi bien que des troupes gouvernementales. Dans beaucoup de villages, plus aucun enfant ne naîtra.

En Suède, Fadimeh a été tuée par son père et son frère. En Belgique, on peut lire chaque jour dans les journaux des rapports dramatiques de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, souvent avec leurs enfants. Elles partagent le sort de la poète afghane Nadia. Aux Etats-Unis, Lisa et Joyce ont été violées et tuées par des inconnus.

Pendant que Nathalie attend ces clients dans un bordel d’Amsterdam, un bateau plein d’esclaves sexuels arrive d’Europe de l’Est dans le port de Hambourg. Des femmes sans-papiers n’ont souvent d’autre choix dans les villes européennes que d’être exploitées sexuellement, de mendier ou de travailler comme domestique, souvent sept jours sur sept, du matin jusqu’au soir et cela pour un salaire de misère.

Au cours de la période de sanctions économiques des Etats-Unis contre l’Irak, plus d’un million de femmes sont décédées. Dans le même temps, plus de 4 millions de femmes ont perdu la vie à cause des guerres, surtout en Afrique. Dans la Bosnie en guerre, toujours au même moment, des milliers de femmes se sont faites violées par des soldats.

 

Séminaire sur la violence contre les Femmes et sur la manière d’y résister

La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

Avec la crise financière et le drame de la crise alimentaire qui existent déjà, avec la crise économique à l’échelle mondiale qui arrive à toute vitesse, la situation ne va pas s’améliorer. Avec des pénuries sans cesses plus pénibles, la lutte pour les moyens disponibles va encore augmenter et, comme toujours, ce sont les plus faibles économiquement - les femmes, les immigrés, les plus vieux et les jeunes,… - qui vont devoir trinquer. Avec le chômage et la pauvreté qui augmentent, encore moins de femmes qu’aujourd’hui vont être dans la capacité de se construire une vie indépendante.

Mais tout cela ne se passera pas sans lutte. Une lutte contre la violence à l’encontre des femmes - qui prend déjà place dans différents endroits du monde - mais aussi une lutte contre les conditions de vie inhumaines que nous offre le système de profit, le capitalisme. Une lutte de femmes et d’hommes issus de la classe ouvrière et des couches pauvres contre les mauvaises conditions de travail et contre les salaires de misère, contre la pauvreté, l’analphabétisme, le chômage et l’esclavagisme, qui touchent relativement plus de femmes que d’hommes.

Ce samedi 22 novembre après-midi, des femmes combattives de différents pays veulent partager les histoires de lutte des différents continents, s’en inspirer et se stimuler à renforcer l’unité dans la lutte contre toute forme de violence. Nous ne pouvons l’emporter que si nous nous réunissons pour lutter conséquemment pour une société sans exploitation, sans oppression, sans violence et sans discrimination.

La lutte contre la violence, l’exploitation et l’oppression est une lutte que les femmes ne savent pas gagner à elles seules. Car pour vraiment en finir avec cette situation, il faut renverser le système actuel qui est basé sur le pouvoir, la rapacité et la course aux profits pour le remplacer par une société basée sur l’égalité et la coopération. Tous ceux - femmes et hommes - qui s’impliquent dans cette lutte et qui veulent discuter avec nous sont plus que bienvenus à ce séminaire."

 

Il faut unir la résistance !

Solidarité pour un monde sans violence !

 

15/03/2009

Une future maman d'origine algérienne m'a écrit, désespérée. Elle vit un cauchemar et attend son enfant dans la peur d'être expulsée et privée de son bébé.

Bonjour à tous et toutes,

Dernièrement, nous avons fêté le Jour de la Femme.

Sur ce blog, c'est tous les jours FÊTE pour les femmes, mais dans le sens de dénoncer les situations difficiles qu'elles vivent.

Car c'est beau d'honorer la femme, encore faut-il la respecter au quotidien.

images-4.jpegJ'ai choisi aujourd'hui de vous transmettre le message d'une femme algérienne, Leila, qui vit un calvaire et qui m'a écrit dernièrement pour demander de l'aide et avoir un soutien moral, ainsi que pour témoigner de son angoisse d'être expulsée alors qu'elle attend un enfant d'un homme français.images.jpeg

 

Voici la lettre de Leila, envoyée le 12 mars :

"Bonjour Madame. Je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite à un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent. Cet homme me faisait du chantage par rapport aux papiers et m'a obligée aux pires des perversions. J'ai porté plainte pour violences conjugales et viol. Cette dernière a été classée sans suite, le motif étant qu'il n'y avait pas de témoin lors des viols !!!!! Mon ex mari avec qui je suis séparée a demandé un divorce pour faute. Cela fait deux ans que ça dure ; il se fait passer pour victime et m'accuse d'être venue pour les papiers. De plus, il a écrit à la Préfecture ; de ce fait, j'ai reçu un OQTF validé par le TA ; le motif était que les algériennes ne bénéficient pas de loi sur les violences conjugales.images-5.jpeg

Actuellement, je vis en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois ; mon copain a fait une reconnaissance anticipée et j'ai très peur d'être expulsée dans cet état. Cela serait terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c'est un drame. J'aime beaucoup mon copain et je ne veux pas être séparé de lui. Beaucoup de gens me disent que, dès que mon bébé sera au monde, je serai expulsée et le bébé restera avec son père. C'est horrible de faire cela à une mère. Je ne comprends pas pourquoi mon ex mari a tous les droits, sous prétexte qu'il a la nationalité française, de toutes les façons il en était conscient car il me répétait souvent : "Tu n'es qu'une arabe ici. Tu n'as aucun droit." Et il avait raison. Je ne veux pas être séparée de mon bébé. De quel droit on me le prend ? C'est moi la victime dans l'histoire." LEILA

 

J'ai répondu à Leila ces mots :

images-2.jpegBonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org

Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous. C. L.

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Leila, vous êtes coincée dans une situation difficile, cornélienne, entre un mari qui vous fait du tort et qui pousse le vice à aller en Préfecture pour vous causer des ennuis terribles... et dans la relation concubine avec un français, situation que votre pays d'origine réprouve. Vous attendez un enfant et vous avez peur que la France vous demande de rentrer au pays en gardant votre enfant. Il faut se renseigner clairement sur cette menace dont on vous a parlé... d'être expulsée sans votre bébé, ainsi que sur les soutiens que vous pouvez trouver pour vous protéger dans cette situation, en contactant les associations de défense de femmes et le Réseau d'Éducation sans Frontières, dont j'ai donné le site plus haut.images-3.jpeg

Si des personnes pouvaient témoigner et nous aider dans la situation de Leila, qu'elles laissent des commentaires sur cet article. Merci infiniment.

Chloé Laroche

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Commentaires

Bonsoir, je vous remercie mille fois madame, c'est vrai je suis très désespérée par ma situation, je ne vis plus, merci d'avoir donné de l'importance à mon récit, je me sens moins seule, je suis suivie par le RAJFIR ; ils me disent d'attendre la naissance de mon bébé mais j'ai peur. Le Préfet a cru mon mari et n'a rien pris en considération concernant mes plaintes et mes mains courantes. Le Tribunal administratif a validé sa décision car le Juge a dit qu'à 28 ans je peux vivre en Algérie sans ma famille, et il prétend que je n'ai aucun élément par rapport aux menaces faites par ma famille. Comment lui apporter les éléments de menaces verbales, je suis à bout de force ..

LEILA

le 15.03.2009

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2177-44.jpgLeila,


Je suis touchée par votre message lu ce soir. Vous êtes à bout de forces mais tenez bon. Soignez-vous pour votre bébé, cet enfant que vous attendez. Reposez-vous, mangez normalement, soyez sereine dans votre coeur. Votre bébé doit arriver quand ? Des dizaines de personnes, des centaines... vont lire votre histoire... et même si personne n'écrit, toutes les pensées d'amitié et d'espoir pour vous arriveront jusqu'à vous. De toute façon, beaucoup de gens se mobiliseront au moment venu pour que vous restiez en France et que jamais, au grand jamais, on ne vous sépare de votre bébé, ce qui serait une chose horrible. Ce n'est pas une chose possible, aussi n'y pensez plus et concentrez-vous sur votre grossesse, sur votre enfant qui ressent chaque angoisse et ce calvaire que vous vivez. Parlez-lui et rassurez-le en lui chantant des chansons, des chansons douces.

Grosses bises.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.03.2009

 

___________________________________ LEILA :

 

Merci de me rassurer, vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'août , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore là, j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent, le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres. Je considère que je mène une guerre , ma seule arme c'est que je maîtrise la langue de ce pays et je peux me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venue pour les papiers alors je dois me justifier 1000 fois. J'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac, une licence, et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par là a commencé mon cauchemar. Il faut dénoncer la dépendance des femmes venues dans le cadre d'un regroupement familiale et cette soumission est encouragée par les préfets qui donnent raison au mari violent quelque soit les circonstances, sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. Mon ex mari m'a violée de la plus ignoble des façons, je ne souhaite à aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c'est un double viol.

Merci d'être là, madame, votre blog est très bien, j'avais posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ("retourne dans ton pays", etc.....) mais vos réponses me donnent la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Ecrit par : LEILA | 16.03.2009

 

Le 16 mars 2009______________________ Chère Leila,

 

Vous êtes très courageuse et vous allez y arriver. Votre petit va naître au mois d'août, comme moi... un petit lion. Ma fille était lion aussi.

Je vous embrasse très fort et vous envoie plein de courage et de force. Merci pour vos gentils mots et vos compliments.

Chloé

___________________________________________ Le RAJFIR :

Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des Femmes de Paris 163 rue de Charenton 75012 Paris - tél. 01 43 43 41 13 - fax 01 43 43 42 13

E-MAIL : rajfir@wanadoo.fr

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SUITE DES COMMENTAIRES :

Bonjour, merci de prendre de mes nouvelles, je n'ai pas osé vous contacter. Pour ma situation rien n'a changé et le Préfet m'a envoyé un courrier pour que je quitte le territoire et si je ne le fais pas je risque l'emprisonnement mais je prends le risque, il ne mesure pas les conséquences sur moi et mon bébé si il me revoit dans cette situation ; il a osé même écrire que je peux ne pas retourner avec mes parents , et que l'Algérie est grande, il ne sait pas que renvoyer une femme enceinte d'un francais dans un pays musulman est un crime ... alors qu'ici je vis avec mon compagnon qui a reconnu l'enfant. J'ai demandé la protection à la France mais on ne me l'a pas accordé .
En ce qui concerne la plainte que j'ai déposé contre mon ex mari pour violences conjugales, j'ai subi une expertise psychiatrique qui a déduit que je suis crédible, donc j'ai rendez vous au commissariat le 19 mai pour une audition mais j'ai peur de me faire embarquer pour ma condition de sans papier ; heureusement je serai accompagnée de l'avocate de l'association RAJFIR et du père de mon bébé, donc j'essaye de ne pas stresser mais c'est dur.
Je suis enceinte de 6 mois et ma grossesse se déroule bien , ce petit ange me donne que des joies , c'est une petite fille qui s'apellera LINA .
Je voulais tellement vous donner de bonnes nouvelles mais ce n'est pas le cas , j'ai essayé de contacté le RESF à plusieurs reprise par email et téléphone et pas de réponse ou si une personne répond elle m'oriente vers une autre qui ne donne pas suite , peut être jugent-ils que mon histoire est sans intérêt ou vraiment compliquée , on me dit seulement que je serai pas expulsée après la naissance et que tout est possible avant , ce n'est pas trés rassurant ..........
En tous les cas je vous remercie de votre intérêt , vraiment ça me touche profondément .

Ecrit par : leila | 12.05.2009

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Chère Leïla,
Oui, j'étais inquiète de ne pas avoir de vos nouvelles, aussi j'ai écrit sur votre e-mail. Je suis heureuse que vous m'ayiez répondu et de savoir où vous en êtes. Je suis inquiète pour vous et espère que tout va s'arranger. Je suis désolée que vous n'arriviez pas à joindre le Réseau d'Éducation sans Frontières. Si un membre du réseau nous lit, qu'il prenne contact avec moi et je ferai le relais avec vous. Je vais de mon côté essayer de les joindre. Gardez le courage et aussi la force dans l'amour de votre bébé et de votre compagnon. Je pense à vous et espère que le 19 mai, tout se passera bien. Je vais refaire un article pour vous. Il faut qu'on entende ce que vous vivez. Je vous embrasse. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.05.2009

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je vous remercie de tout mon coeur .

Ecrit par : leila | 13.05.2009

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FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUI SE RACONTE!!on a pas entendu le mari français!!..leila prkoi as tu accepté d'épouser par deux fois un français , sachant que ta famille est contre!!

Je suis moi même accusé de violence conjugale avec des fausse declarations chez le medecin des calomnies imvraisemblable de lapart de ma cher femme narcisique hystérique paranoyaque aqui g fait tellment confiance!!: je lui ai donné mon nom,ma vie!! compte joint, liberté de sortir , travailler!!
et a cause de ce RAFJIR ELLE A CRU QU4AU BOUT DE 6mois de présence en france elle a tout les droits!!
elle parle déja de convention franco algerienne!!de partage de bien!! 
elle a pleuré auprès de tout lemonde m'a fait passé pr un tiran!! alors ke c archi faux.mais DIEU EST AVEC MOI
ELLE EST DANS LA MERDE JE DIVORCE EN ALGERIE ET ELLE VA SE VOIR RETIRER SON TITRE DE SEJOUR ET JE VAIS L4ATTAQUER PR FAUX ET USAGE DE FAUX ET DIFFAMATION§§
C TELLMENT BEAU UNE CARTE DE Sé jour pr une femme sans scrupule comme elle et DIEU sait y en a un paquet!!!!
je sais ttes foiskil ya des femmes honnetes mais.....ou sont elle!!? les gens oublient kil ne sont e de passage sur terre!!
DIEU EST CAPABLE DE VOUS PUNIR MM SI VOUS AVEZ VOTRE CARTE DE SEJOUR!!! mm si vous avez tt l'or du monde!!!
enfin je dis vigilence!!!!laissez les sentiments de coté! et svp un peu d'objectivité!!!
les affabulateurs existent,les opportunistes comediens aussi..je ne t'accuse pas directement leila mais j'ai des doutes!! prkoi vouloir absoulemnt rester en FRANCE PRKOI DEUX FOIS AVEC DES FRANçais sachant ke tes parent sont aps d'accord..c pas du rasicmee et sa ne me regarde pas!!tu veins d'une socienté sensée etre conservatrice avec des valeurs differente? bref......que DIEU SOIT AVEC TOI SI TA CAUSE EST JUSTE SINON SACHE KE TOUT SE PAYE DS LA VIE

Ecrit par : ALI | 02.07.2009

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Bien fait pour toi!

il faut réfléchir avant d'agir! tu fais la victime, mais on sait que c'est faux! ton petit manége ne marche pas avec tout le monde! (madame du blog va surement pas afficher mon opinion) tu es prête à toute Leila pour rester en France.. tu vas contre l'avis de tes parents! ça fait bien en France de se plaindre des sociétés arabes, anti droit de la femme etc... Il suffit que tu soit arabe ou d'origine,femme, que tu dises que ta famille te fait ci et ça, et OPPP comme un miracle , on vous croit, on vous plaint, on veut vous aider etc.... tu es pathétique, dégoutante! arrêtes de manipuler les gens! et essaye d'être honnête! tu verra la vie sera beaucoup plus simple pour toi!

Ecrit par : eric | 06.07.2009

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Éric, au contraire, je laisse votre message, pour que chacun lise vos mots inhumains envers une femme que vous ne connaissez pas et qui attend un enfant pour le mois d'août d'un homme qu'elle aime et qui l'aime, un français oui, mais avant tout, un homme qui va devenir père et qui aime cette femme.
Leïla a été traumatisée et déçue par son mariage avec un français, l'homme contre qui elle se bat. Mais aujourd'hui, elle souhaite être heureuse et avait des craintes, quand elle m'a écrit, sur le fait de pouvoir rester ici avec sa nouvelle famille, son bébé et l'homme qu'elle aime. Vous n'avez pas à l'insulter. C'est ignoble ! Vous dites d'elle qu'elle est "dégoûtante". C'est vous qui l'êtes en réalité, dans vos propos. Quelle est votre motivation ? Le racisme, la discrimination, le machisme, la colère envers une femme, la haine des arabes, des femmes arabes, des étrangers globalement ? Qu'est-ce qui peut vous inciter à laisser un message sur mon blog de cet ordre, pour une femme dont vous dites qu'elle manipule ? Leïla est avant tout une femme, une maman enceinte, une citoyenne de ce monde où nous vivons vous et moi... alors pourquoi tant de haine ?!!!!!!!! Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.07.2009


10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


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73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Yourdine l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html


et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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