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16/09/2019

Adieu à mes lecteurs... ici, sur ce blog, hébergé par 20 minutes.fr. Idées pour poursuivre avec vous.

 

 

Bonsoir à tous, 

 

Ce blog va être fermé définitivement fin novembre, par demande du site hébergeur qui a décidé de clôturer tous les blogs hébergés sur 20minutes.fr, dont le mien.

C'est beaucoup de tristesse pour moi... qui ai fait vivre ce blog depuis 2008, avec vous qui me lisez.

Il a été aussi un soutien pour de nombreuses personnes traversant chloé laroche,violoniste,écrivain,maman,témoignage,livres,sincérité,vérité,résilience,franchise,adieu,blog,fermeture,décision,site 20minutes,tristesse,deuil,courage,aide,soutien,lecteur,randonnée,montagne,groupe,cancer,mort enfant,marches adaptées,vie,dynamisme,chemin,isère,épreuve,solidarité,grenoble,des épreuves.

 

Je vous donne rendez-vous sur ma page Facebook :

https://www.facebook.com/chloe.laroche.33

 

Et je vous donne mon mail :

ac.laroche38@gmail.com

 

L'adresse postale pour me joindre est :

Association "Ô Chêne de Chloé"  

9, rue Simon Nora / 38000 Grenoble 

 

Si je trouve un autre hébergeur pour mon blog, je vous le ferai savoir, bien sûr.

 

Voici aussi mes derniers livres, si vous souhaitez les commander, par mon mail.

 

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1 -"Le livre qui avait fin ou le voyage de Yémima" (roman)

203 pages, 10 euros

 

2 -"Il en ailes, Elle en île - Quand un couple traverse le cancer"

(témoignage, textes et photos)

68 pages, 8 euros

 


3 -"Un violon rugit sur la mer"

(textes et poèmes engagés)

87 pages, 11 euros

 

4 -"À la rencontre d’un chemin nommé Solidarité" (essai et témoignage)

324 pages, 13 euros

 


Et… « Sur les chemins de L’Aurore / Témoignages de familles endeuillées d’un enfant » - livre auquel Chloé a contribué par des textes, poèmes, co20190615_104541.jpgnte et dessins.

Édition : l’association LOCOMOTIVE à Grenoble.

128 pages. 15 euros

 

———Commandes pour chaque livre, à faire par mail ou par voie postale à :

ac.laroche38@gmail.com ou
tagora@laposte.net

ou par courrier à : « Ô Chêne de Chloé »
9, rue Simon Nora - 38000 Grenoble

(en indiquant le nombre d’exemplaires souhaités, vos prénom et nom, vos demandes de dédicaces précises pour des personnes de votre choix, votre adresse et code postal plus votre téléphone)

La réponse à votre demande par mail comprendra l’adresse où poster votre chèque, plus les frais de port à ajouter pour l’envoi.

 

---------------------- Il y a aussi mon association et Club de marches adaptées : "Ô Chêne de Chloé", dans lequel j'emmène des personnes en soins de suite, avec des handicaps, ou sédentaires ayant envie de reprendre des marches douces, dans la région de Grenoble, trois à quatre fois par mois  :

 

https://www.helloasso.com/associations/o-chene-de-chloe

 

Page Facebook du Club "Ô Chêne de Chloé" :

https://www.facebook.com/ochenedechloe

 

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Voici aussi d'autres sites où me trouver :

 

 

Et j'ai aussi une chaîne Youtube : "Laroche Chloé"

 

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Je serai ravie d'avoir des courriers, des mails, des commentaires... de votre part.

 

À très vite !

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.com/condoleances-extreme...

28/11/2013

À toi petit garçon tué, assassiné sauvagement par ton papa, lequel est hospitalisé d'office en hôpital psychiatrique depuis le drame.

À TOI PETIT

GARÇON TUÉ_____________

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(4 ans, décédé fin novembre 2013 à Toulouse)



Je suis choquée par ta mort brutale

Et voudrais te dire tous mes regrets

Pour ta vie arrachée, pour ces coups donnés

Devant des témoins impuissants


th-23.jpegJe suis choquée par ton terrible décès 

Projeté par ton père du haut d'un toit

Tabassé, massacré, exécuté, mort

Je pense à ta mère effondrée


Je suis choquée par cette violence

Qui emporte des enfants, des bébés 

Comme l'ogre emporte Petit Poucet

Dans la forêt du sombre inconscientth-21.jpeg


Je suis choquée par ta vie déracinée

Petit garçon qui ne verra pas le Père Noël

Que les anges prennent bien soin de toi

Je vous en prie là-haut : prenez-bien soin de lui


... et emplissez ses petits souliers de toutes nos pensées, nos regrets, notre amour, nos larmes d'humains impuissants devant la vague violente.th-22.jpeg


Chloé LAROCHE


http://www.midilibre.fr/2013/11/25/toulouse-un-pere-arrete-apres-la-mort-de-son-fils-de-4-ans,787979.php

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Kristale a écrit ceci en commentaire le 26/11/2013

et j'aurais écrit la même chose... en enlevant le mot "haine"


"je viens de lire que des témoins ont vu ce bourreau balancer ce petit ange par dessus un parking, puis venir le récupérer pour l'achever en le cognant sans cesse sur le trottoir, ET PERSONNE N'A BOUGE!!!!!!! ils ont laissé faire, ce petit amour est mort la tête fracassée ET PERSONNE NE BOUGE, mais j'ai de la haine, de la haine, existe t-il encore sur cette terre des humains, si j'avais été témoin j'aurai tout essayé pour enlever cet enfant de ce monstre et je suis une femme, plus personne ne fait, il est plus facile de laisser des messages de condoléances sur ces petits enfants martyrs que de les sauver, j'ai vraiment de la haine."



25/05/2011

Le film "The Tree of Life" de Terrence Malick a mérité sa palme d'or au festival de Cannes. Une oeuvre grandiose et bouleversante de poésie, de profondeur et de sens donné à nos vies.

 

 

1770313.jpgLe film "The Tree of Life" de Terrence Malick a mérité sa palme d'or au festival de Cannes.

En effet, c'est une oeuvre grandiose et bouleversante de poésie, de profondeur et de sens donné à nos vies.

Je l'ai vécu comme un hommage à une maman qui a perdu son enfant. Cette femme est montrée dans la grâce de celle qui supporte tout, qui accepte tout, qui apporte amour et tendresse à ses fils.

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En face de la grâce se trouve la nature dans toute sa beauté brute et parfois violente se retrouvant dans la création du monde, dans la mort et la vie qui se forme et surgit sur la planète, dans les actes aussi d'un mari sévère et autoritaire, rigide et aride en tendresse.

L'arbre de la vie est un symbole se retrouvant dans de nombreuses traditions et exprimant l'évolution de la vie à travers le tronc, les branches, les fleurs et les fruits de l'arbre. Il nous rappelle aussi l'importance de nos racines, de ce qui nous relie à notre famille, de la façon dont on a été élevé et ce qu'on en a fait.

k3639311.jpgDevant la maison de cette famille de trois enfants se tient un arbre gigantesque dans lequel les frères se retrouvent pour grimper et s'amuser.

On vit dans ce film toute la souffrance de ces enfants soumis à la sévérité de leur père, très rigide et excessif dans ses exigences. On comprend que ce père vit pour ses ambitions et pour que ses enfants deviennent parfaits et ne ressemblent pas forcément à leur maman, car dit-il : la gentillesse n'aide pas à réussir.

L'enfant pleure devant l'univers, dans son impuissance à se protéger d'un père malfaisant, impuissant à protéger sa mère, et pris dans l'étau d'une violence qu'il sent monter en lui, jusqu'à souhaiter la mort de ce père.

Il crie à Dieu devant la mort d'un copain noyé dans la piscine, lui disant : "Si tu n'es pas bon, pourquoi le serais-je ?"20110522PHOWWW00144.jpg

De son côté, sa mère pleure en s'écriant après son fils mort, exprimant à Dieu son désespoir, son Lacrimosa, comme la Vierge pleure sur l'Humanité meurtrie. Devant la création du monde, de la terre et des océans, cette maman cherche son fils, se disant qu'il est entre les mains de Dieu, mais cette vie qu'elle a senti dans ses entrailles n'est plus et le vide est entré en elle.

k1558334.jpgCe film est une ode à cette mère, à toutes les mères orphelines de leur enfant décédé, à la grâce de toutes les femmes, à la grâce de ces mamans qui offrent leur vie, toute leur énergie, pour élever leurs enfants, chaque jour, leur lisant des histoires, chaque jour les protégeant, chaque jour les comprenant et leur pardonnant aussi leurs petites bêtises.

Mais on sent aussi la violence pesante des mots, des silences conjugaux, des regards glacials, de la haine qui fait place à l'effroi au sein du couple, de la soumission de la femme devant l'homme qui se sert de sa force pour maîtriser les révoltes de cette mère qui cherche à protéger ses enfants.Tree-of-Life-12-180x240.jpg

On ressent les regrets de cet homme, de ce père, qui a d'immenses talents de musicien, et qui a sacrifié cette vie d'artiste afin de devenir chef d'entreprise, sacrifiant tout pour assouvir sa soif de réussite et de possession de biens.

Et on comprend toute l'histoire de Job dans ce film, figure biblique qui se plaint d'avoir tout perdu alors qu'il est croyant… On comprend que les épreuves ne sont pas des punitions mais qu'elles arrivent aussi à ceux qui ne les méritent pas. On comprend que la vie est perpétuel changement et que nul n'est éternel, que la vie n'est pas un hasard et que l'amour est plus fort que la mort. On comprend que l'univers peut donner et reprendre et que rien n'est un dû. On perd son travail, sa maison, ses enfants… et on n'est plus rien.

Tree-of-Life-9-180x240.jpgSauf si on continue d'aimer, de donner, de partager, d'espérer, d'avancer.

Je remercie Terrence Malick de m'avoir fait ce cadeau en visionnant son film car à travers les vagues de l'océan en furie, à travers les planètes en fusion, à travers les larmes de cette maman, j'ai retrouvé ma fille chérie perdue depuis quatorze années dans l'immensité d'une mort brutale.

Et j'ai revécu mon enfance à travers les yeux de ces jeunes garçons, me terrant de peur devant un père tyrannique et une mère nous protégeant à peine, soumise et traumatisée elle aussi, dans une famille coupée des autres, dénuée d'amis.CB047623.jpg

Je comprends que nombre de personnes n'aient pas pu poursuivre la vision de ce film jusqu'à la fin car il émet une telle tension émotionnelle, il renvoie à tant de schémas de violence, qu'il faut pouvoir tenir bon pour ne pas être renvoyé dans le tréfonds de notre vécu jusqu'aux larmes de notre propre enfance.1978857547.JPG

Un homme a dit en quittant la salle : "J'ai aimé ce film, mais il me dérange, je ne sais pas pourquoi."

Dans l'histoire de ce spectateur existe sûrement une souffrance qu'il doit découvrir pour pouvoir avancer, un deuil, peut-être la mort d'un frère, une soeur qui n'a pas survécu, une mère en deuil d'un précédent enfant, un non-dit sur une mort dans la famille, des conflits entre ses parents, des violences dont on ne se souvient pas forcément mais qui existent dans un coin et ressurgissent en vous comme un volcan insidieux.

u28743726.jpgThe Tree of Life est une oeuvre qui nous relie à nos racines et qui offre nos vies au ciel par les branches de la vie qui s'élance par-delà nos souffrances et nos épreuves.

Un piano joue dans l'ombre et se referme à jamais sur une lumière qui se rallume, lumière bleue devant l'océan.

Tree-of-Life-2-180x240.jpgChloé LAROCHEpr26396.jpgk3662964.jpgk0542963.jpgIS244-048.jpg
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06/11/2010

Dieu seul sait si la mort d’un ange peut en sauver d’autres... L'histoire d'une maman orpheline de sa fille, dont la mort a été offerte pour deux vies.

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES...chloe.email@laposte.net. Merci d'avance !

Cette nouvelle est la cinquième du livre de Chloé LAROCHE : "les Semences de l'Après-Vie"_______________________________

 

 

2e0c38b4dd3c1378.jpgLe

Don

de

Flore

 

____________ Nouvelle n° 5 de Chloé LAROCHE416500fd42b96950.jpg


CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS


La Vierge pleure
Des chapelets de roses
Qui tombent du Ciel

(haïku de Chloé L)

 

“On ne meurt pas chacun pour soi,
mais les uns pour les autres,
ou même les uns à la place des autres.”

(Soeur Constance dans le “Dialogue des Carmélites”
de Georges Bernanos)





92fa763a1950b944.jpgLes fleurs exhalent un parfum capable de traverser notre monde pour rejoindre celui de nos morts ; elles touchent ainsi leur âme ouverte à l’amour des aimés de la Terre.

Une maman avait compris cela et plaçait devant la photo de sa fille décédée des fleurs odorantes ; elle savait que leurs parfums traversaient mille espaces pour porter son amour à son enfant chérie.

Cette mère s’appelait Flore et sa fille portait le nom d’Eglantine ; sa tombe était toujours couverte de mille fleurs, fleurs de printemps et fleurs d’hiver.99393a71542ed8ba.jpg

Là où se trouvait Eglantine depuis l’âge de ses trois ans, elle percevait des odeurs de courage, de force, de beauté, de douceur et tout l’amour que lui transmettait sa maman à travers les fleurs.

Un jour, alors que le soleil était caché depuis longtemps derrière les nuages et qu’il faisait froid, Flore s’était rendue malgré tout sur la tombe de sa fille ; elle lui avait apporté un joli bouquet multicolore qu’elle avait placé délicatement dans un vase.

15158330c108d452.jpgSon coeur était lourd, ce jour-là, si lourd qu’elle n’arrivait pas à pleurer ; ses larmes restaient accrochées aux parois de son âme écorchée.

Soudain, un rayon de soleil illumina la tombe et un sourire brilla dans le visage d’Eglantine, dont la photographie irradiait la stèle ; les larmes coulèrent sur le visage de Flore, telle une rosée d’aurore aux doigts de roses.

Elle se mit à parler à haute voix : “Mon Dieu, si vous m’écoutez, prenez ma vie. Je Vous la donne en échange de la vie d’un enfant d’Algérie... pour qu’il ne soit pas tué. C’est horrible, ce qu’il se passe là-bas ! Si ma vie peut en sauver une, alors prenez-la et laissez-moi rejoindre ma fille... Je Vous laisse la décision de ma mort, brutale ou par longue maladie.”421576f1d30948fa.jpg

Flore souffrait en effet au plus profond de son être de savoir qu’en Algérie, des enfants, des femmes, des hommes innocents étaient massacrés par milliers sans que personne ne puisse empêcher ces crimes perpétrés par les terroristes...

Elle ne savait pas si Dieu l’écouterait mais si elle pouvait sauver un seul enfant de cette horreur, ce serait pour elle le paradis... et elle retrouverait sa fille peut-être plus vite que prévu.

1b3c0a4a72b2948a.jpgDix ans plus tôt, elle était allée en Algérie, à Blida ; elle avait fait la connaissance d’une grande famille... si hospitalière que la jeune femme aurait souhaité devenir l’une des leurs ! Une femme, notamment, l’avait prise en affection et lui avait offert un bracelet avec deux serpents d’argent qui se regardaient ; Flore avait toujours gardé ce présent comme un signe d’amitié entre leurs deux peuples, un signe de paix ; or, depuis la vague d’atrocités des crimes terroristes en Algérie, elle s’inquiétait terriblement pour cette famille de Blida et toutes les familles de ce pays... un pays meurtri et ensanglanté par les corps de ses bébés assassinés et égorgés devant les yeux de leurs propres mères !...

Ce jour-là, Dieu entendit sûrement l’offre de son don car la maman d’Eglantine se piqua à une rose ; Flore n’était pas vaccinée contre le tétanos ; elle tomba gravement malade et rejoignit sa fille au Ciel quelques jours plus tard.

On apprit peu de temps après qu’une enfant de sept ans avait été la seule rescapée d’un terrible massacre qui eut lieu en Algérie, au moment de la mort de Flore.b367296ff4aca39c.jpg

La maman de cette enfant remercia le Ciel de l’avoir sauvée...

On sut aussi qu’au même moment, un jeune enfant de trois ans avait survécu, seul et unique être vivant, après le crash d’un avion en Asie.

94ea97b8fa62c344.jpgPeut-être que Flore avait sauvé deux enfants, l’un en Orient, l’autre en Occident, comme Jésus avait lui aussi souffert sur la Croix par ses deux bras écartés en acte d’amour et de don à l’Humanité.

Peut-être que sa fille, par sa propre mort et à travers le don de sa mère, avait sauvé aussi un de ces deux enfants... Dieu seul sait si la mort d’un ange peut en sauver d’autres... En tout cas, les Anges, eux, doivent sûrement le savoir !

7ee27f4a9bb8ed22.jpgDepuis le décès de Flore, des personnes avisées disent que sur la tombe de la mère et de l’enfant viennent très souvent un homme très âgé, au faciès asiatique, accompagné d’un vieil homme de type arabe... Ils apportent à chaque fois des branches d’églantine, qu’ils déposent de chaque côté de la sépulture de Flore et de sa fille.00a34fe98499f7fc.jpg0c73501ed8b700a2.jpg

Ces personnes disent qu’ils représentent sur la Terre les larmes des Sages descendus de la maison des pleurs qui se trouve c66e0593449202d6.jpgdans l’Arc-en-Ciel.

Chloé LAROCHE

________________________________

 

 

Le soleil vivant
Respire sur la terre
Le parfum des fleurs

(HAÏKU DE CHLOÉ L)

 

________________________ Ce texte est protégé et ne doit pas être recopié ou utilisé sans l'accord de l'auteur.

Ouvrage déposé. ______________

"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles dans ses 13 prochains articles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas." (extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________

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NOTA :

-La photo de la tombe est celle de Jacques BREL :  sa tombe est dans le cimetière d’Atunoa sur l’île  d’Hiva Oa,

là où Gauguin repose aussi.

-LES DEUX DESSINS DE FEMMES PROVIENNENT DE LA GALERIE DE FARID BENYAA :

http://www.farid-benyaa.com/cartes_voeux_algerie/cartes_f...

Contact



Adresse Galerie d'art Alger - Peinture Algérie

14/02/2009

Amorversaire de ma fille en ce jour. Quelques mots sur ma vie. Mes enfants et l'amour pour mon ange envolée. Paroles d'une maman face à la crise et à certaines décisions politiques sur la famille.

Bonsoir à tous et toutes,

 

images-1.jpegMa fille OCÉANA est partie il y a douze ans et son amorversaire est aujourd'hui. Elle me manque et mon coeur saigne comme chaque jour depuis son départ. Ma raison de poursuivre le chemin est l'amour qu'elle a laissé dans mon coeur et que je redonne autour de moi, à travers ces deux enfants que j'ai recueillies, à travers mon fils qui est né il y a quatre ans, son petit frère, à travers l'accueil que j'ai démarré d'un jeune en réinsertion et en reconstruction intérieure, qu'une association m'a confié.images.jpeg

Ma vie est un chemin de roses bordé d'arbres aux regards silencieux qui m'encouragent, un chemin de solitude sur un bateau parfois accosté par d'autres bateaux, certains en perdition qui viennent trouver la force de retrouver leur chemin, d'autres en perte de vitesse qui me regardent traverser l'océan sans m'accoster, se disant que ma trajectoire est bien trop téméraire dans ses engagements.

images-4.jpegJe regarde le monde, j'observe la crise, j'écoute, je réagis, je prends partie, je défends, je pétitionne, je me bats, j'écris, je travaille avec coeur, je fais les courses, j'approvisionne mon petit monde en choisissant les prix les moins chers, je lis, je m'informe, je pleure, je ris, je souris au soleil qui se lève chaque matin, je suis scandalisée par certaines décisions politiques, je suis déçue, je gère mon loyer et mes factures, je suis parfois fatiguée, je me lève toujours le matin, j'aime mes enfants, je conduis en évitant les grilleurs de feux rouges, ceux qui ne respectent rien.

La crise ne me fait pas peur vu qu'avant je vivais avec peu et qu'aujourd'hui, cela n'a pas changé.

Que le Président veuille diminuer la durée du congé parental me hérisse car j'ai choisi, après avoir donné naissance à mon fils, de prendre trois années de congé parental et je suis heureuse de l'avoir fait, même en vivant avec peu d'argent. Je l'ai vu grandir, j'ai été présente dans ses premières années, je lui ai donné le sein durant neuf mois, je l'ai emmené se promener, je l'ai vu se réveiller le matin et j'étais là pour ses repas. J'ai joué avec lui et l'ai accompagné à la garderie deux fois par semaine, pour qu'il s'adapte au monde et aux autres enfants. C'était mon choix et n'en déplaise à Monsieur Sarkozy... ma carrière ne s'en est pas trouvée affectée, puisque j'ai retrouvé un travail... puis un deuxième, suite à l'agression subie lors du premier. Je suis en CDI maintenant et le choix que j'ai pu faire, à la suite du congé maternité, de prendre un congé parental est pour moi très précieux.canada-1390113497-1130888.jpg

Voilà, c'était quelques mots en ce jour de la SAINT VALENTIN où ceux qui sont seuls le sont encore plus et je vous offre ci-dessous le poème d'une mère en deuil de son enfant.

Je remercie tous les lecteurs de mon blog et ceux, qui silencieux, suivent mon chemin et mes combats.

Chloé

 

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_________________Poème d'une maman en deuil de son enfant ____________

 

"JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas si j'ai réussi à surmonter, je ne le surmonterai jamais.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il est mieux là où il est maintenant, il n'est pas ici auprès de moi.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il ne souffre plus, je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, à moins que vous aussi vous ayez perdu un enfant.

JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas de guérir, le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser.

JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que Dieu n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous êtes désolés.

JE VOUS EN PRIE, dites moi simplement que vous vous souvenez de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.

JE VOUS EN PRIE, laissez moi simplement parler de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, mentionnez le nom de mon enfant.

JE VOUS EN PRIE, laissez-moi simplement pleurer."

 

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Commentaires

Bonjour à toi !
Je viens de découvrir ton site.
Je voulais prendre quelques instants pour venir te souhaiter mes sympathies pour la perte de ton enfant.

Je sais exactement ce que tu vis.

J'ai perdu, le 14 février 2009, mon mini bébé. J'étais à 23 semaines et 1 jour, j'ai des contractions qui ont commencé et j'ai dû accoucher de mon bébé qui a été en vie durant 1 heure.

Je me demande si on est capable de vivre après une aussi grosse perte... au lieu de sur-vivre?

Je tiens à te faire un câlin virtuel même si nous ne nous connaissons pas du tout.

Une maman qui a très mal
Elizabeth

Ecrit par : Elizabeth | 02.03.2009

 

Merci pour le poème, tout est exact, j'ai vraiment envie de rajouter, ne me dites pas Soyez fort, je ne comprends pas pourquoi je devrais être fort !

Ecrit par : Lionel | 06.03.2009

 

J'ai été très touchée par vos messages, Élizabeth et Lionel. 
Élizabeth, je pense à vous et à votre bébé.
Vous êtes au milieu de la rivière en plein courant et c'est cela "sur-vivre" : arriver à retrouver les bords, plus calmes... d'où on regarde cet endroit où l'on était quand on essayait de surmonter les flots, les larmes sans fin et la peine immense qui nous submerge.
Je vous envoie plein de pensées et de roses.
Sincèrement vôtre,
Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 07.03.2009

 

 

22/12/2008

Je pense dans cette attente de Noël aux parents du petit Yannis, enfant décédé dans une voiture. "Non, il n'y avait rien à condamner".

 

Bonsoir à toutes et tous,

 

MEDFR05250.jpgJusqu'à présent, je n'ai pas parlé du procès du papa pharmacien du petit Yannis, décédé dans la voiture de son père à Pont-de-Chéruy. J'ai dans mon coeur beaucoup de peine pour cet homme qui porte une terrible croix et dont on a montré la culpabilité sur toutes les coutures. Ceux qui n'ont pas perdu d'enfant ne peuvent imaginer l'enfer que vit cet homme et sa femme. C'est incommensurable. Ils vivent le néant dans leurs cellules. Le néant à vif marqué au fer brûlant de la réalité. Alors, donner à cet homme quelques mois de prison avec sursis fait pour moi partie de l'absurde de l'humain. La justice est impuissante devant le destin, devant l'impensable de l'oubli d'un enfant dans une voiture, devant la vie actuelle qui transforme les gens en robots, en mécaniques robotisées du stress et de la rentabilité, humains hyper-actifs cloisonnant chaque domaine de leur vie.

J'ai lu ceci, écrit par un avocat, Gilles Devers, qui tient comme moi un blog sur le site de 20 minutes, blog dont l'adresse est : http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr

Il a écrit ce commentaire, suite à son article du 10 décembre 2008 :

"Enfant mort : sanctionner le père". Le voici :

 

"On ne commente pas les décisions de justice ?

Je vais me gêner ! Tout ce que demande le Code, c’est de ne pas les dénigrer. Ne pas confondre.

Alors notre vaillant tribunal de grande instance de Vienne a suivi les réquisitions. 8 mois avec sursis. Pas 7 ce serait trop faible, ni 9, ce serait excessif. Et pourquoi ? 

Dans une telle affaire, cette condamnation est une anomalie. 

Dire le père coupable, c’était déjà beaucoup. Le père qui adorait son enfant, qui ne vivait que pour lui. Le père qui ne pensait qu’à demain, le jour de la fermeture de la pharmacie, les vacances tant attendues, et enfin de belles journées à vivre, l’enfant sa maman et son papa. Avec cet enfant de deux ans, qui avait le plus bel avenir devant lui, avec lequel les parents se sentaient assez forts pour conquérir le monde s’il le fallait. Des années d’études, de travail, de constance. Enfin, depuis deux ans l’enfant était là. La vie recommençait. Et devant son sourire, devant ces liens qui se créent, devant ce sentiment de la confiance, tous les efforts trouvaient leur justification.PAA008000396.jpg

Alors, soudain, le piège d’un automatisme de la vie. Dans le petit village, où tout le monde se connait, un acte aussi incivilisé qu’un délit de fuite. Noter les coordonnées de ce sauvage qui se casse, prendre du temps, réconforter la victime, attendre les gendarmes. Reconstruire un peu, devant l’injure sociale du fuyard, cette vie de responsabilité à laquelle le papa croit tant.

Et après l’inexplicable. "Inexplicable", a dit le procureur. Comment requérir une peine, quand on ne sait expliquer ? Au nom de quoi embarquer la loi dans une telle galère ? C'est comme le PV : "On ne discute pas!"

Ce 15 juillet, le papa est déjà à demain. Tout ce qu’il y a de si beau à vivre, demain, tout ce qu’il reste à régler aujourd’hui, dans le monde des contingences, pour atteindre le monde de la vraie vie, le temps des vacances. Le souhait d'être hors contingences. Inexplicable? 

Par inattention ? Non, le père est le plus attentif de tous les pères. Je souhaite à tous les bébés du monde un père comme lui. Par occultation. Et il n’y a pas de faute par occultation. 

k0402959.jpgLe destin tragique de cet homme nous rappelle nos faiblesses. Nous nous croyons des héros, des costauds, des mecs. Nous voyons tous les jours célébré, dans un décor chancelant, l’idéal de l’homme parfait qui maitrise son destin, qui pense son amour, qui tous les soirs s’analyse à froid, comme s’il s’agissait de la résultante d’une démarche qualité.

J’ai en horreur ces conceptions, et elles sont aux antipodes de ce qu’est la réalité humaine. Un homme qui cherche à bien faire, qui veut se situer dans un monde si complexe, qui assume tout ce qu’il peut. 

Mais un homme fragile, vulnérable. Un vrai homme, un qui se trompe, reconnait ses erreurs et se redresse. Un homme qui connait le malheur et trouve les forces pour croire encore à la vie. 

Condamner cet homme ? Pourquoi ? Parce que la presse a parlé de cette affaire ? Misère de la pensée !

Condamner cette homme, c’est nous condamner tous. Car c’est dire qu’être faillible est une faute. Le tribunal applique le code, mais il doit lire le code à la lumière des réalités humaines. Dans cette affaire, il peut délivrer le plus beau message : une vie, c’est un parcours entre l’ombre et la lumière ; c’est la joie et les larmes ; ce sont des plaies, et des cicatrices. 

Non, il n’y avait rien à condamner, si ce n’est la nature humaine.
Le tribunal s’est égaré."   (Gilles Devers, avocat)

 

__________________________________________________________________________ Suite écrite par Chloé L :

 

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TROUVER LES FORCES pour croire encore en la vie....

Je le souhaite au papa de Yannis, à sa maman, aux parents de tous les enfants décédés qui pleurent des larmes de sang en cette veille de Noël.

Je pense AUSSI aux parents de ces enfants morts, brûlés dernièrement dans des incendies cruels et terribles, drames horribles de la mort brutale.

Je pense à tous les innocents emportés chaque année par des accidents domestiques, petits noyés, défenestrés, empoisonnés par des produits ménagers... Je pense à leurs parents, rongés à vie par la culpabilité de n'avoir pu empêcher le drame, la mort de leur enfant chéri.

Je pense à ma fille Océana, emportée par une maladie foudroyante, maladie qui a emporté cinq autres enfants depuis 1997 à Grenoble, sans que l'on ait d'autres explications que le mot "encéphalite foudroyante". J'ai ce poids que tous les parents d'enfants décédés ont, de se savoir survivant de leur enfant et aussi de n'avoir rien pu faire pour le sauver, de n'avoir pas secoué le médecin qui parlait de "grippe sévère", de n'avoir pas su protéger mon enfant de la mort... car pauvres humains... nous nous croyons parfois au-dessus du destin, maîtres vaniteux de nos destinées et de la destinée de ceux que nous aimons le plus.MEDFR05250.jpg

Chloé Laroche

 

 

02/11/2008

Ne pas laisser tomber les parents dans le deuil. Quand un enfant échappe à la protection de ses parents et disparaît à jamais. Larmes et résilience.

Mn_18a.jpgUne rivière coule et c’est l’Isère. Une enfant est tombée dedans, une petite fille nommée Kaytlin. Cela s’est passé près de chez moi, il y a un an et demi, le 22 avril 2007. Elle avait deux ans et s’est noyée. Échappée de la surveillance de ses parents, parents endeuillés à qui je pense très fort. Que tous les sapins du bord de l’Isère s’illuminent de mille guirlandes de larmes d’aurore pour cette petite fille qui s’est envolée comme un papillon vers le grand ciel immense.Mn_44.jpg

Mn_25b.jpgLes enfants sont si rapides et l’épée de Damoclès tout d’un coup s’abat sur les parents, à l’annonce du décès ou de l’accident de leur fille ou de leur fils chéri. Un enfant qui s'échappe et se fait écraser par une voiture, une fillette qui tombe de vélo, un enfant mort dans la piscine, dans la baignoire, dans une voiture exposée au soleil... un petit passager qui n’est pas attaché correctement pendant que ses parents roulent.... une chaîne autour du coup qui étrangle l'enfant, une bouteille ouverte sur un produit détergent mortel, une fenêtre ouverte quelques minutes, l’enfant monte sur la chaise... C’est ensuite le trou noir, le précipice au creux des tripes pour le papa et la maman. L’enfant disparaît dans une boîte noire avec ses rires, ses pleurs, ses regards, ses calins, ses petits mots. On referme le cercueil ou l’urne et... la solidarité doit commencer. Ne pas laisser tomber les parents dans le deuil. Les appeler au téléphone régulièrement, même s’ils s’isolent, même s’ils repoussent le monde extérieur. Supporter leurs pleurs, leur tristesse, leur colère aussi, colère normale. Comprendre la culpabilité d'être survivant... Survivre à son enfant est quelque chose d'insurmontable au début et insupportable tout au long d'une vie de parent orphelin. Leur apporter réconfort et aussi parfois à manger, surtout au début. Les accompagner au cimetière ou dans l’évocation des souvenirs de l’enfant absent à jamais. Cet enfant n’est pas parti un mois, deux mois, il est parti à jamais. C’est la déchirure d’éternité, blessure à vie, ouverte à vif.Mn_19a.jpg

Mn_30a.jpgNe jamais oublier ces parents, ni occulter leur existence. Même si ça fait mal. Une partie d’eux est morte et il sont en bascule entre deux mondes. Chacune de leurs cellules souffre et leurs larmes sont nécessaires. Ne leur reprochez jamais de laisser couler la rivière du chagrin. De toute façon l’eau coule... et la source reste. Quand ma fille Océana est partie il y a onze ans, emportée par une encéphalite foudroyante, une amie bien intentionnée m’avait secouée en me disant : “Il ne faut pas que tu pleures. Cela n’est pas bon pour ton enfant. Elle ne se sent pas libre et ne peut se dégager pour poursuivre son chemin d’âme.” Je crois au contraire que les larmes sont positives et nécessaires et que l’enfant qui meurt le sait. Et puis, les larmes n’ont jamais retenu personne car elles appartiennent à celui ou celle qui les produit.

Mn_30-1.jpgJe crois aussi que le fait d'être aidé dans cette épreuve est essentiel, je veux dire aidé aussi par un thérapeute. Aidé par l'écoute, dans l'expression verbale de sa colère et de sa culpabilité de n'avoir pas pu sauver ou protéger son enfant. Quelquefois, des parents en deuil se retrouvent sans estime de soi, effondrés sur eux-mêmes, sans projets, sans amour, vides de sens. Les encourager doucement à avancer, à retrouver un sens à leur chemin en intégrant leur enfant au plus profond de leur coeur, au plus profond d'un amour infini, moteur de résilience. 

Chloé LAROCHE

Post-scriptum : Je vous invite à aller lire mon article : "Il était une fois un couple qui pleurait la mort de leur enfant. Pour tous les parents en deuil, orphelins de leur enfant disparu. Liste d'associations de soutien et d'écoute.")

 

___________________ SUPPLIQUE à notre famille, à nos amis.

1 an, 2 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans... nous séparent du départ de notre enfant et nous, parents en deuil, avons besoin des autres.
Nous aimerions rencontrer de la compréhension dans notre entourage ; nous avons besoin de soutien.

Voici, tirés de la lettre des Amis Compatissants du Québec, quelques-uns de nos souhaits :

  • Nous aimerions que vous n'ayez pas de réserve à prononcer le nom de notre enfant mort, à nous parler de lui. Il a vécu, il est important encore pour nous ; nous avons besoin d'entendre son nom et de parler de lui ; alors, ne détournez pas la conversation. Cela nous serait doux, cela nous ferait sentir sa mystérieuse présence.
  • Si nous sommes émus, que les larmes nous inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous nous avez blessés. C'est sa mort qui nous fait pleurer, il nous manque ! Merci à vous de nous avoir permis de pleurer, car, chaque fois, notre cœur guérit un peu plus.
  • Nous aimerions que vous n'essayiez pas d'oublier notre enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins et autres cadeaux qu'il vous a faits. Pour nous ce serait le faire mourir une seconde fois.
  • Être parent en deuil n'est pas contagieux ; ne vous éloignez pas de nous.
  • Nous aimerions que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toutes les autres pertes; c'est la pire des tragédies. Ne la comparez pas à la perte d'un parent, d'un conjoint ou d'un animal.
  • Ne comptez pas que dans un an nous serons guéris ; nous ne serons jamais, ni ex-mère, ni ex-père de notre enfant décédé, ni guéri. Nous apprendrons à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.
  • Nous aurons des hauts et des bas. Ne croyez pas trop vite que notre deuil est fini ou au contraire que nous avons besoin de soins psychiatriques.
  • Ne nous proposez ni médicaments ni alcool ; ce ne sont que des béquilles temporaires. Le seul moyen de traverser un deuil, c'est de le vivre. Il faut accepter de souffrir avant de guérir.
  • Nous espérons que vous admettrez nos réactions physiques dans le deuil. Peut-être allons-nous prendre ou perdre un peu de poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaques. Le deuil rend vulnérable, sujet aux maladies et aux accidents.
  • Sachez, aussi, que tout ce que nous faisons et que vous trouvez un peu fou est tout à fait normal pendant un deuil ; la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant. Essayez de nous accepter dans l'état où nous sommes momentanément sans vous froisser.
  • Il est normal que la mort d'un enfant remette en question nos valeurs et nos croyances. Laisse-nous remettre notre religion en question et retrouver une nouvelle harmonie avec celle-ci sans nous culpabiliser.
  • Nous aimerions que vous compreniez que le deuil transforme une personne. Nous ne serons plus celle ou celui que nous étions avant la mort de notre enfant et nous ne le serons plus jamais. Si vous attendez que nous revenions comme avant vous serez toujours frustré. Nous devenons des personnes nouvelles avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations et de nouvelles croyances. Nous vous en prions, efforcez-vous de refaire connaissance avec nous ; peut-être nous apprécierez-vous de nouveau ?
  • Le jour anniversaire de la naissance notre enfant et celui de son décès sont très difficiles à vivre pour nous, de même que les autres fêtes et les vacances. Nous aimerions qu'en ces occasions vous puissiez nous dire que vous pensez aussi à notre enfant. Quand nous sommes tranquilles et réservés, sachez que souvent nous pensons à lui ; alors, ne vous efforcez pas de nous divertir.
___________________________________________

Commentaires

je me trouve dans cette situation, mon fils s'est suicidé le 9 juillet 2008, et depuis je suis seule au monde, malgré que je sois en couple (ce n'est pas le papa) ma soeur après m'avoir culpabilisée ne me parle plus alors que nous étions inséparable, j'ai 2 frères qui vivent leurs vie et ne s'occupent pas de moi et j'ai ma mère qui a changé, je suis au bord du précipice au secours, une maman au désespoir.

Ecrit par : raimondo | 03.11.2008

_____________________________________ Réponse de Clairisa :

reponse à Raimondo : ton témoignage me bouleverse Raimondo tu n'es pas responsable de la disparition de ton enfant, bien sûr il s'est trouvé dans une situation où personne ne pouvait l'entendre et il est allé jusqu'au bout......... je sais bien ce que tu ressens, ma Sophie me manque tant on se dit que demain on ne sera plus là, qu'on ne pourra pas, et puis , jour après jour, on lutte, pour notre entourage qui nous aime tant je te souhaite tout plein de courage, on ne sait jamais où on peut le trouver, mais on en a une réserve, bien cachée je t'embrasse, et je te répondrai si tu le souhaites
Ecrit par : clairisa
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merci pour cette supplique adressée à la famille...
mon Romain est parti il y a trois ans bientôt d'un maladie foudroyante à l'âge de 17 ans. ma mère m'a abandonnée le soir même du décès voulant tout diriger... qui souffrait, qui assisterait aux obsèques, qui allait m'entourer, qui passait à la maison, comment je m'habillais , comment je mangeais, alors je l'ai mise à la porte car c'était insupportable et là, toute la famille m'a lachée sur les dires de ma mère, après tout la mort d'un enfant c'est la vie il fallait que j'arrête mon "cinéma"... sans commentaire
j'ai fait bloc avec mes trois autres enfants, mes amis les vrais, avec mon compagnon ce fut l'horreur jusqu'à ce qu'il réalise que je ne vivais plus, mais survivais, je me suis sentie pelée
aujourd'hui, j'ai des personnes solides autour de moi, très aidantes, et les autres je m'en écarte
je ne respire plus comme avant, c'est fini, je vis pour mes enfants et pour qu'ils aillent bien je me force tous les matins d'paaller bien à l'extérieur
oui la vie continue mais si seulement les gens respectaient ce que l'on vit après le décès d'un enfant. le quotidien serait plus doux
courage à toutes ces mamans
ps : je suis certaine que nos enfants sont ailleurs, pas loin, en nous, partout

Ecrit par : brigitte | 15.01.2009

 

____________________ Réponse de Chloé, l'auteur de ce blog :

Brigitte, j'ai été très touchée de vous lire et de me rendre compte de cette situation que vous vivez, qui vous a arraché le coeur... et pourtant vous êtes là pour vos autres enfants, vous poursuivez votre route avec la conviction que votre fils n'est pas loin, vous arrivez à sortir et à remplir vos obligations quotidiennes. Vous êtes courageuse et je vous souhaite encore et toujours beaucoup de force, de la paix intérieure, de l'équilibre, de vous reposer aussi quand vous en ressentez le besoin, de penser à vous, de pleurer si vous en ressentez le besoin. Je vous embrasse. Sincèrement, Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 16.01.2009


 
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