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15/11/2012

POÈMES ANDALOUS CHOISIS PAR MES SOINS POUR CEUX QUI AIMENT ET CEUX QUI PLEURENT AUSSI...

Poèmes que j'aime, choisis par mes soins pour vous et tirés de l'ouvrage : "COPLAS, POÈMES DE L'AMOUR ANDALOU".

(ÉDITIONS ALLIA 1993)________________________________

 

 

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JE M'EN VAIS FLEURIR MA PEINE,

ET JE PLEURAIS SI LONGUEMENT

QUE FLEURIRENT TOUTES LES HERBES.

 

 

_________JE VEUX BÂTIR UN CHÂTEAU

SUR LA TÊTE D'UNE ÉPINGLE,

ET IL TIENDRA PLUS FERMEMENT

QUE N'A TENU TON AMOUR.amour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

 

____________SI LES LARMES QUE JE PLEURE

EN BRIQUES SE TRANSFORMAIENT,

AU MILIEU DE LA MER SALÉE

J'ÉDIFIERAIS UN CHÂTEAU FORT.

 

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TROIS FOIS JE PRIS L'ENCRIER ;

ET TROIS FOIS PAR TERRE

LE COEUR ME TOMBA.

 

_____________UN IMPOSSIBLE ME TUE ;

D'UN IMPOSSIBLE JE MEURS ;

IMPOSSIBLE EST D'ATTEINDRE

L'IMPOSSIBLE QUE JE VEUX.

 

___________AIME-MOI COMME JE T'AIMEamour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

ET TU ME VERRAS MOURIR

COMME LE CHRIST SUR LA CROIX.

 

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SI TU VEUX LE TUER, TU PEUX ;

MAIS COMME TU ES DEDANS

TU MEURS AUSSI EN LE TUANT.

 

__________LE JOUR QUE TU NAQUIS

UN MORCEAU DE CIEL TOMBA ;

JUSQU'À CE QUE TU MEURS

LE TROU Y RESTERA.

 

___________APPUIE-TOI À MON AMOURamour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

COMME LES SALAMANDRES

S'APPUIENT AU MUR.

 

________D'UNE CÔTE D'ADAM

DIEU CRÉA LA FEMME

POUR LAISSER AUX HOMMES

CET OS À RONGER.

 

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AU BORD DE LA FONTAINE

COMME CE FUT PRÈS DE L'EAU

LE COURANT L'EMPORTA.

 

______PAUVRE DE MOI QUI ME PLAINS

D'UN AMOUR QUI M'A TROMPÉ,

TEL QUI REGARDE LA PIERRE

APRÈS QU'IL A TRÉBUCHÉ !

 

_________DE TA FENÊTRE À LA MIENNEamour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

TU ME JETAS UN CITRON,

LE CITRON TOMBA DANS LA RUE,

LE JUS DANS MON COEUR.

 

__________S'ILS SE CHANGEAIENT EN ÉTOILES

LES BAISERS QUE JE T'AI DONNÉS,

RESSEMBLERAIT TON VISAGE

À UN PETIT CIEL ÉTOILÉ.

 

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IL FAUDRAIT QU'IL Y AIT

DILIGENCES PAR LES MERS

ET BARQUES SUR LES CHEMINS.

 

_____________ HIER TU M'AS DIT AUJOURD'HUI,

AUJOURD'HUI TU DIS DEMAIN,

ET DEMAIN TU ME DIRAS

QUE L'ENVIE T'A PASSÉ.amour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

 

______À LA MER S'EN FURENT MES YEUX

EN QUÊTE D'EAU POUR PLEURER,

S'EN REVINRENT SANS ELLE

CAR LA MER ÉTAIT SÈCHE.

 

________ON DIT QUE TU T'EN VAS LUNDI ;

VIENS T'EMBARQUER À MA PORTE ;

MES BRAS SERONT LES RAMES

ET MES LARMES LA MER.amour,couple,deuil,poème,andalou,espagnol,coplas poèmes de l'amour andalou,divorce,séparation,peine,douleur,aimer,larmes,souffrance,tristesse,désespoir,confiance,espoir,poésie,consolation,mots,maux,éternité,souvenir,nostalgie,bonheur,malheur,absence

 

_________NE PLEURE PAS MON COEUR,

NE SOIS PAS AFFLIGÉ :

CAR CE QUI FUT ET N'EST PLUS

C'EST QU'IL N'A PAS ÉTÉ.


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Poèmes choisis par mes soins et tirés de l'ouvrage

"COPLAS, POÈMES DE L'AMOUR ANDALOU"

(ÉDITIONS ALLIA 1993)________________________________________

 

 

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


....................................1947079007.jpg


73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Mon fils l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html

 

et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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