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25/10/2017

Je témoigne en tant que femme face au cancer du sein : annonce de la maladie, traitements, cheveux, ongles, douleurs, fatigue, peau, moral, partage de contacts... et tout le reste.

Bonjour à tous et toutes,cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

 

J'ai passé une mammographie de contrôle fin mars 2017, puis aussitôt une échographie et enfin, devant ces premiers résultats plutôt angoissants, un IRM a été demandé. Là, entre deux portes, la médecin du lieu m'a annoncé que c'était un cancer.

Cela a été rapide mais j'ai préféré cette annonce directe et spontanée que la suite, avec l'attente interminable et angoissante des résultats de la biopsie.

Ces résultats de biopsie ne sont donnés que par le médecin généraliste et donc il a suffi d'un pont de congé pour que cela prenne des proportions d'attente plutôt angoissantes. Le cabinet de mon médecin absent pour le pont a été assez intelligent pour accepter de me parler au téléphone. Je les remercie de cette attention.

Bon, mais les résultats ne furent hélas pas bons du tout, puisqu'on m'a détecté un cancer du sein HER 2 positif, assez profond et virulent.

Lorsque j'ai reçu la nouvelle définitive, j'ai vu le monde s'effondrer en moi, avec cette sensation de la mort qui ne rôde pas loin. Ma mère avait eu cette saleté et était décédée cinq ans plus tôt. Il a été difficile aussi de l'annoncer à mon fils de douze ans qui avait déjà perdu son père d'un cancer en 2008, à l'âge de trois ans.

En tout cas, l'annonce du cancer marque le début d'une course pour la vie, dans laquelle je me suis investie corps et âme.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Au final et très vite, j'ai été prise en charge au Centre Léon Bérard à Lyon, avec une décision d'opération en mastectomie, c'est-à-dire une ablation totale du sein.

Un mois après l'opération, l'équipe de médecins a décidé au vu des résultats sur prélèvements qu'il y aurait douze séances de Taxol en Chimiothérapie, une par semaine, avec le produit ciblé Herceptine une fois toute les trois semaines, plus un comprimé par jour d'Hormonothérapie sur cinq ans.

L'oncologue m'a dit que vingt ans plus tôt sans Herceptine, je n'aurais pas eu les mêmes chances de survivre. L'Hormothérapie donne cinquante pour cent de chances de ne pas récidiver. Cependant, quarante pour cent des femmes abandonnent en cours de traitement.

C'est pour cela qu'aujourd'hui, des soutiens se mettent en place de plus en plus pour soutenir ces femmes durant ces cinq années longues, face à la lassitude et aux effets secondaires.

Personnellement, dès mes deux jours d'hospitalisation pour la mastectomie, je me suis inscrite sur le site et forums des Impatientes car je me sentais très seule et terrifiée face à cette amputation. Ce sont des femmes qui discutent et échangent sur ce qu'elles traversent avant, pendant et après leur cancer.

www.lesimpatientes.com

Ce site et ces forums sont un soutien inestimable, plus l'accompagnement d'un psy, psychologue ou psychiatre... que vous pouvez consulter dès l'annonce de votre cancer. J'ai fait cette démarche de suivi et depuis, je vois ma thérapeute chaque semaine. Les bénéfices de ces consultations sur moi sont : baisse des angoisses, sérénité, acceptation, relativité, prise de distance, positivité gardée ou retrouvée, gestion de  sa maladie, avec aussi gestion du reste de sa vie et de son rôle  de maman, rassurance par le fait que l'on se sent compris et accepté.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

J'ai pris aussi rapidement un rendez-vous avec le Docteur Dransart qui est un excellent homéopathe sur Grenoble et qui a écrit de nombreux ouvrages sur la maladie et le cancer. J'ai pris de plus contact avec le Docteur Senellard à Gières car il est d'une grande écoute et très pertinent dans ses conseils, avec une aide en acupuncture, hypnose et aussi médecine générale avec homéopathie. Tout cela m'a beaucoup aidée et accompagnée et je les remercie pour tout cela.

Ils m'ont aidée pour tous les effets secondaires de la chimiothérapie ainsi que pour l'opération, pour le moral, pour les douleurs à l'estomac, pour la fatigue, pour les fourmillements dans les membres, pour les douleurs articulaires, pour les insomnies, pour les aphtes. Les Urgences m'ont aussi aidée lorsqu'au début du Taxol, des coups violents dans les jambes ont démarré, comme si on me cassait les tibias. De la codéine a été donnée. Le Tramadol prescrit après l'opération pour supporter les douleurs de la cicatrice ne suffisait pas.

Le Centre Léon Bérard a un service de suite qui m'a aussi accueillie en cours de chimiothérapie pour me refaire le Picc Line (le cathéter mis en place pour injecter les produits), car ils suspectaient une petite infection à l'entrée du Picc. Le Picc est un cathéter central qui entre dans le bras et est introduit sous anesthésie locale jusque vers le coeur dans la veine. Il y reste tout le temps du traitement. Il faut beaucoup le surveiller et aussi le désinfecter car il y a de grands risques pour le patient. L'équipe de Léon Bérard a été formidable et m'a beaucoup rassurée, ainsi que les infirmières passant à domicile depuis mon opération pour les pansements et la désinfection du Picc Line.cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Depuis le diagnostic et l'opération, j'ai beaucoup lu de témoignages de femmes ainsi que de livres expliquant le cancer. Les brochures données par la Ligue contre le Cancer sont très utiles aussi, sur différents sujets. Des antennes existent dans chaque ville. Beaucoup d'associations existent aussi.

Je partage à la fin de cet article de nombreux contacts sélectionnés pour vous et des références pouvant vous aider.

J'ai moi-même écrit un livre sur le couple traversant le cancer. Je le distribue gratuitement dans les Centres d'information et de soins contre le Cancer, grâce à l'achat du livre par de nombreux lecteurs et grâce aux dons de ceux qui souhaitent soutenir mon action de partage.

 

LIEN ULULE : http://www.ulule.com/livre-cancer/

Article : http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2017/10/05/mon-livre-sur-le-couple-traversant-l-epreuve-du-cancer-sort-cette-semaine-j.html

 

J'ai suivi dès le début du traitement de chimiothérapie les conseils des couches de vernis durcissant plus sombre sur les ongles, afin d'éviter l'effritement et la perte des ongles, ainsi que l'avis de raccourcir ma longue chevelure petit à petit, pour habituer mon entourage au fait de la perdre définitivement et pour m'habituer moi-même. cancer,sein,opération,témoignage,cheveux,coiffure,foulard,perruque,taxol,herceptine,hormonothérapie,ligue contre le cancer,soutien,ongle,vernis,perte cheveux,chimiothérapie,lymphocèle,couple,amour,mammographie,irm,biopsie,annonce,maladie,médecin,dransart,senellart,psy,impatientes,forum,cancer sein,her2,contact,parole,écoute,douleur,tramadol,codeine,léon berard,urgences,corps,transformation,épreuve,livre,picc line,cathéter,infection,soins de suite,récidive,oncologue,chirurgien,

Je n'ai pas voulu contribuer au trou de la Sécu en achetant une perruque, alors j'ai appris à nouer des foulards, comme expliqué sur ces liens :

 

https://www.pinterest.fr/lesfoulards/foulard-pour-chimio/

 

https://www.pinterest.fr/pin/513480794994775673/

 

Au fur et à mesure de mon article, vous voyez ma transformation avec les photos. J'ai toujours essayé de garder ma féminité pour mon moral et celui de ma famille, en me maquillant et en m'habillant avec soins, en gardant mes boucles d'oreilles et mes bijoux aussi.

C'est rassurant pour l'entourage de voir que nous nous battons même là-dessus, devant un moral fortement en baisse assez souvent. 

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Cela fait cinq mois que j'ai été opérée. Je souffre toujours d'un lymphocèle, malgré l'aide d'une kiné deux fois par semaine sur la cicatrice et le bras droit. Durant un mois après l'opération, on m'a fait des ponctions de la lymphe puis cela a été arrêté. Aujourd'hui, je cherche des solutions pour me soulager et arrêter cette collection de lymphe qui me gêne beaucoup.

Je vous souhaite beaucoup de courage dans cette épreuve du cancer qui transforme tellement le corps... ou pour le proche pour lequel, pour laquelle, vous lisez mon article.

Si vous avez la moindre question sur laquelle je peux vous aider, n'hésitez pas à m'écrire sur : ac.laroche38@gmail.com

N'oubliez pas de consulter ci-dessous, après la photo du turban, tous les contacts et références que j'ai récoltés pour vous, avec des associations, numéro d'écoute et ouvrages précieux.

 

Chloé Laroche

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OUVRAGES, TÉLÉPHONES, REVUES, FORUMS,

CONTACTS ET ASSOCIATIONS
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-Numéro « Écoute Cancer Soutien »,

créé par la Ligue contre le Cancer : service d’écoute et de soutien psychologique.

 

Des psychologues cliniciens vous proposent une écoute ponctuelle, attentive et active. Vous pouvez contacter ce service du lundi au vendredi de 9 heures à 19 heures, en composant le

n° 0 800 940 939

puis tapez 1.

 

Mais ci-dessous, vous trouverez aussi deux autres services :

AIDEA et la Permanence juridique.

Ainsi, après avoir composé le 0 800 940 939 (service et appel gratuits)
   

-Tapez 1 pour : Ecoute et soutien psychologique
    -Tapez 2 pour : AIDEA / Accompagnement à l'assurance emprunteur
    -Tapez 3 pour : Permanence Juridique

Accessible à tous, ce service téléphonique offre :
    

1-une écoute confidentielle et anonyme assurée par des psychologues ;
     2-un accès au service Aidéa : des conseillers techniques accompagnent les personnes malades dans leur demande de prêt dans le respect de la convention Aeras (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé).
  3-une permanence juridique où des avocats volontaires du barreau de Paris apportent des conseils juridiques adaptés aux difficultés rencontrées par les appelants.

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FORUMS, revues ET SITE

 

www.lesimpatientes.com :

 www.lesimpatientes.com/forums-cancer-sein :

 

Les forums et le site des Impatientes permet aux femmes atteintes par le cancer du sein de discuter et d'échanger sur de nombreux thèmes.

 

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La revue « VIVRE / LE MAGAZINE CONTRE LE CANCER », offerte par la Ligue contre le Cancer :

on peut s’y abonner pour cinq euros par an ou le télécharger sur : www.ligue-cancer.net

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La revue "ROSE MAGAZINE", journal semestriel gratuit, est la publication de l’association de patientes ROSE.

C’est LE magazine féminin du cancer.

On peut adhérer pour les soutenir et recevoir le magazine en envoyant 20 euros à : Rose Magazine, chez Bayard PRESSE, 18 rue Barbès - 92128 Montrouge Cedex // www.rosemagazine.fr

 

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LIVRES :

 

- « Anticancer du sein, prévenir et accompagner » du Docteur Arnal-Morvan et Martine Laganier, aux éditions Eyrolles.

- « LE NÉNUPHAR, Carnet de route avec un cancer », de Chloé RENAULT, éditions Marabout.

- « Mieux vivre son cancer du sein, le cahier d’exercices », par Stéphanie Honoré et son équipe (le cahier qui vous veut du bien).

- « Cancer du sein » (témoignage) de Stéphanie HONORÉ.

- « Renaître à la vie pour guérir d'un cancer » du Docteur Philippe DRANSART, aux éditions du Mercure Dauphinois. Voici son site aux nombreux ouvrages dont : « La guérison, une traversée… » : www.philippe-dransart.com. Ce médecin exerce à Grenoble et se dévoue auprès de ses nombreux patients afin de soulager leurs maux.

- «  Cancer du sein / Entre raison et sentiments » du Dr DOMINIQUE GROS.

- « J’ai un cancer du sein… et après » de Pascal Bonnier et Florian Launette.
C'est un livre de témoignages. Un livre qui dévoile les cancers du sein. Un livre qui raconte les cancers du sein de femmes atteintes et de femmes guéries. Comme jamais. C'est un livre qui montre les cicatrices, l'ablation, les reconstructions. Et le visage de ces femmes, leur offrande, l'espoir et la réalité de la vie qui se poursuit, de la vie encore plus belle.

- « Le cancer du sein : Des femmes témoignent », par les Docteurs CUZIN et GÉNOT. Ce livre donne la parole aux femmes atteintes d'un cancer du sein. Simples et directes, elles racontent un moment de leur vie, leur lutte contre la maladie, avec des mots du quotidien. Elles expriment sans tabou leurs émotions et leurs peurs, leurs questions sur la vie et son sens. Cette épreuve a fait jaillir en elles une force qui a modifié leur façon de voir la vie. Avec ce livre, notre vision sur le cancer du sein évolue. Ces témoignages montrent avec force que le cancer du sein peut se guérir, que vivre avec cette maladie est aujourd'hui possible. Ces paroles de femmes sont des messages d'espoir.

- « Un dessein animé », de Catrine Rouzly, éd. edilivre.com

- « Mon crabe et moi », d’Annick Lagrais, www.titanik.fr

- « Une traversée fragile », de Nathalie Feugueray, éd. edilivre.com

- « Ma victoire sur le cancer du sein, une saison de ma vie », de Christiane Landry, éd. Béliveau

- « Dans la Vallée des larmes », de Patrick Autréaux, éd. Gallimard
« Hors de moi », de Claire Marin, éd. Allia

-  Lien concernant le cancer de la prostate sur les ouvrages existants : http://homme-prostate.fr/livres_prostate.html

 

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ASSOCIATIONS :

 

« VIVRE, un autre regard sur le cancer » :

 

Groupe de parole à Grenoble : premier mardi du mois à 14 h.

Contact : 06 95 42 79 45

 

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« AGARO » :

 

47 rue Lachmann - 38000 Grenoble
TÉl : 06 12 17 27 11  / 06 46 85 14 82

Contact@agaro.org —————— www.agaro.org

Association grenobloise d’aide et de recherche en Oncologie.
  

-Développement de la recherche médicale clinique et scientifique en Cancérologie. Ces actions sont soutenues par des professionnels de santé et une attachée de recherche clinique (ARC).
 

-Soutien aux patients atteints de cancer en leur proposant des thérapeutiques non médicamenteuses complémentaires pendant et/ou après les traitements du cancer.

 

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« EUROPA DONNA » - Forum France :

 

Coalition Européenne contre le cancer du sein.

Objectif : Améliorer et encourager le dépistage, les traitements, la qualité des soins, soutenir la recherche sur le cancer du sein, l’information, le soutien psychologique et social.

14, rue Corvisart / 75013 PARIS // Tél. 01.53.55.25.18  
Site : www.europadonna.org

——— Contact à LYON : Elisabeth Marnier au 06 81 26 90 14
Mail : delegation.lyon@europadonna.fr
Site web : http://www.europadonna.fr/

 

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« VIVRE COMME AVANT » :

 

- Écoute, soutien moral pour les personnes opérées d'un cancer du sein et surtout pour celles qui ont subi une ablation du sein :

14 rue Corvisart / 75013 PARIS // Tél. 01.53.55.25.26

Site web : www.vivrecommeavant.fr

—Pour plus d’information sur Lyon : Mme Jacomy au 04 72 98 86 01—-

 

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"LA VIE AUTOUR" :

 


La Vie Autour est un guide intéractif des soins oncologiques de support pour que tous les patients puissent mieux vivre leur cancer au quotidien. Cette plateforme vous permet de voir en un clin d'oeil les différentes associations proches de vous. Une mine d'informations très utile pour être accompagné !

Site web : https://www.lavieautour.fr/

 

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« CANCER DU SEIN, RESTER FEMME, VIVRE BIEN » :

 

Maison des Associations / 67, rue St François de Sales / 73000 Chambéry / Tél : 04 79 33 95 77

Sophrologie, atelier ludique d'écriture, soins esthétiques et bien-être, relation d'aide et d’écoute, partages, actions locales pour Octobre Rose, marche/course Odysséa, soutien, chaleur humaine.

 

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« LOURDES CANCER ESPÉRANCE » :

Solidarité, service, partage, dialogue, visites aux malades, chaîne d'amitié. Pèlerinages annuels organisés grâce à des bénévoles.

Site : lourdescanceresperance.fr / TÉL : 05 62 42 11 91
À Lyon : 04 78 68 89 70 ——

 

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"LA MAISON DE LA VIE" :

 

Vous propose de passer une semaine durant votre rémission et après vos traitements, dans un château avec d’autres personnes, pour un formidable programme, afin de se donner le temps de la reconstruction.

www.maisondelavie.fr

 

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PHILIPPE :

 

Soulage, guéri, embelli la vie, remise en place sans toucher.

À Ozan (01 190), route de Chevroux, dans l’Ain, reçoit sans rendez-vous :

les samedis entre 9 h et 11 h, les lundis de 14 h à 17 h et les mercredis de 14 h à 17 h.

 

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« Des sommets pour Rebondir » :

 

Des femmes, des montagnes, des projets, de la solidarité, du bien être, du plaisir.

« Des sommets pour Rebondir a pour vocation de permettre à des femmes confrontées au cancer d’accéder à des activités de montagne, en privilégiant la convivialité et la solidarité. »

www.dessommetspourrebondir.com  

Email : desssommetspourrebondir@gmail.com

 

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« InPACT / Intermédiation pour des Projets d’Activités  :

Cancer et Travail » :

 

S’adresse en Rhône-Alpes aux personnes de plus de seize ans atteintes ou ayant été atteintes d’un cancer, volontaires pour travailler à leur propre plan d’action de maintien ou de retour à l’emploi.

Contact : coaction38@gmail.com / Tél : 06 95 73 69 74

 

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LES ESPACES DE RENCONTRES ET D’INFORMATION (ERI) :

 

Au nombre de 35 en France, c’est un espace où l’on peut se poser et échanger avec une animatrice, y trouver bientôt cet ouvrage, des livres et de nombreuses documentations sur les soins, sur l’esthétique durant le cancer, les perruques et foulards, les associations d’accompagnement, sur la sexualité pour l’homme et la femme, etc.

 

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"LES AMIS DU NÉNUPHAR" :

 

Association de soutien pour la diffusion gratuite du livre de Chloé Renault : « Le Nénuphar, carnet de route avec un cancer » et pour la création d’espaces accueillants d’échange autour du cancer et du rôle de l’entourage.

SITE : www.lesamisdunenuphar.fr

Pour le livre : www.lenenuphar.fr

 

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« TRIBU CANCER » :

 

www.maildenuit.com ou www.tribucancer.org

 

Soutien psychologique par email de nuit avec des professionnels à l’écoute pour les malades du cancer et leurs proches. Faire une demande par mail à : maildenuit@tribucancer.org. Permanence de nuit entre 21 heures et minuit.

 

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« ÉTINCELLE, RESTER FEMME AVEC UN CANCER » :


On y trouve gratuitement les services d’un nutritionniste, d’une esthéticienne, d’un psychologue, etc.

Association installée dans le centre de santé d’Issy-les-Moulineaux. Des antennes ont ouvert en Languedoc-Roussillon et Basse-Normandie.

www.etincelle.asso.fr

Tél. Région parisienne : 01 44 30 03 03
Tél. Languedoc-Roussillon : 04 67 58 94 23
Tél. Basse-Normandie : 02 31 34 97 92

09/10/2017

Violon, loup et baskets... et autres textes de Chloé Laroche. Poésie, rêves, réalité, humanisme et réflexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DIAGONALE D'UNE REINE

 

Elle s'en est sortie, Myriam. Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile. Mais le coup fatal du plongeon de l'opération du sein la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie, les pires souvenirs de son cancer.

 

Chloé Laroche

 

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RÊVE OURSON

 

Je me trouve dans une grande maison avec mon fils de douze ans. Il se trouve tout en bas et je suis en haut.

À travers une lucarne, j'observe la Voie Lactée et je reconnais la Grande Ourse et son chariot d'étoiles.

Je me laisse prendre dans la constellation galopante et je traverse l'univers qui me décharge soudain de tous mes soucis.

-Ne t'inquiète pas petite mère. Nous aussi on a des soucis avec vous les humains. Ce n'est pas parce qu'il te répond mal que tout est perdu. Ton fils a de la colère envers la vie, c'est tout.
-De la colère ?
-Oui, cette colère qu'il avait quand son père est décédé du cancer. Et puis ce cancer qui a emporté aussi sa grand-mère. Aujourd'hui c'est toi qui est atteinte aussi. Il a peur de te perdre.
-Comment le rassurer ?
-En te battant, en lui disant que tu l'aimes et que tu seras toujours là pour lui, comme nous on est là pour toi, invisibles mais présents.
-Donc, peut-être alors que je vais mourir aussi...
-Oui mais cela n'est pas grave. Les humains meurent tous un jour. L'important est d'être comme un soleil, briller à fond, donner de toute ton âme, aimer très fort, embrasser pleinement la vie."

Je me réveille soudain et j'entends mon fils m'appeler. Je descends les escaliers mais un ours est là. J'ai peur pour mon fils. Peur pour moi de ne pouvoir le protéger alors qu'il a encore besoin de moi. L'ours grogne, il est très menaçant. Il me dit que je vais peut-être mourir mais mon fils sera épargné. Mon fils grandira et deviendra un adulte. Le cancer est un ours mais si j'arrive à le dompter, peut-être que je serai toujours la maman que je souhaite rester afin d'accompagner mon enfant jusqu'à l'autonomie.

Finalement, j'arrive à parler à l'ours qui sort par la porte de derrière. Il part dans la forêt et me laisse en vie. Mon fils ne l'a pas vu mais quand il me voit, il se jette dans mes bras.

-Maman, je t'aime. Tu sais cette nuit j'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé qu'un ours te mangeait et qu'une grosse boule roulait vers moi pour m'écraser mais qu'une étoile arrivait du ciel pour détruire la boule. Et toi tu sortais de l'ours toute vivante. Ce n'était plus un cauchemar, c'était beau, maman."

Alors j'ai embrassé mon fils très fort et on a eu plein de larmes irisées de soleil.

 

Chloé Laroche

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05/10/2017

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine. "Il en ailes, Elle en île". Comment le commander et où le trouver ?

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine.

 

 

Il est possible de le commander afin de soutenir mon action.

 

Je le distribue gratuitement dans les Centres D'INFORMATION et associations de soutien et de soins des personnes atteintes par le cancer. Quand vous achetez un livre, je peux alors en donner deux.

 

INFO ----- au 10 décembre 2017, j'ai déjà pu distribuer gratuitement plus de 200 exemplaires, sur Grenoble et Lyon essentiellement -----

 

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« IL EN AILES, ELLE EN ÎLE ——-
                          Lorsque le couple traverse le cancer »

-avec de nombreux textes et

photos de paysages isérois

prises par l’auteur-

 

—————— 6 EUROS —————------

plus 3 euros pour les frais de port (pour un envoi jusqu’à deux livres)-----------------


Cet ouvrage est distribué gratuitement dans les centres et associations d'accompagnement des personnes atteintes par le cancer, ainsi que dans les hôpitaux et cliniques.

Pour un livre acheté par vos soins, au prix de six euros, je peux en distribuer deux gratuitement dans les centres spécialisés contre le cancer et vous recevrez votre exemplaire, si vous avez rajouté au montant trois euros de frais de port. Pour douze euros, vous recevrez deux livres et je pourrai grâce à vous en distribuer 4. Pour 24 euros et quatre livres pour vous, je pourrai en distribuer 8.

Vous avez aussi la possibilité de faire un don supplémentaire afin d’aider à l’impression et pour soutenir la distribution gratuite de mon ouvrage.


Voici le résumé de l'ouvrage :

 

Ce livre a été écrit par Chloé Laroche en quelques jours, après un rêve, durant son traitement de chimiothérapie contre le cancer de sein et après son opération, en 2017.

Son compagnon a vécu le cancer un an avant elle et a été opéré de la prostate. Chloé a souhaité par ce témoignage réel, issu et inspiré de véritables dialogues avec son conjoint, montrer combien le couple peut être désemparé mais aussi combatif et renforcé face à cette maladie.
 

C’est à force de communication et de dialogues que l’homme et la femme peuvent avancer sur le chemin difficile des traitements, de l’annonce de la maladie et du corps transformé.
 

Mais lorsque le cancer arrive dans une vie où les épreuves ont déjà fait leur chemin, à travers deuils et douleurs morales, comment faire pour croire encore en la vie, en la guérison et en l’avenir ?
 

Au travers de nombreux dialogues et pensées illustrés par ses propres photos prises lors de ses balades au sein de sa belle région du Dauphiné, Chloé Laroche essaye de vous apporter espérance et beauté des yeux, pour plus de sérénité dans le coeur et dans l’âme.

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ou par voie postale à l’adresse suivante en joignant votre chèque, fait à l’ordre de mon nom, Chloé Laroche, et en renvoyant le bon à découper ci-dessous ou bien en écrivant un courrier libre à :

Mr Parisi / Association « Les Amis de Marcorel » / 345, Chemin de l’Oursière - 38330 Saint Ismier

Pensez bien, s’il vous plaît, à rajouter trois euros pour les envois jusqu’à deux livres et à bien me donner votre adresse par mail.

 

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18/05/2008

Ultime adieu au père de mon fils, mort sur la table d'opération. Il était ambulancier comme moi.

Au père de mon fils...
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Tu es parti si vite, trop vite. Trop vite aussi de ma vie, de notre vie, il y a deux ans et demi. Tu es décédé brutalement ce lundi, d'un cancer au poumon... Parti sur une table d'opération qui était un espoir, mais qui a été ton dernier voyage. Nous nous étions rencontrés samedi dernier pour Yourdine, notre fils. Tu étais debout, bien vivant. Nous avons parlé. Je suis restée chez toi un moment. Il y avait ton amie, que je respecte. Tu avais perdu tous tes cheveux ; tu avais maigri à cause de la chimiothérapie. Tu étais heureux de voir notre fils qui a trois ans. Vous êtes allés au parc ensemble et puis le soir, je suis revenue. Nous avons encore parlé.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinAvant que nous ne quittions ton foyer, tu as mis soudain une cassette vidéo, sans rien dire. C'était l'histoire de Moïse, avec l'histoire imagée de la création du Monde. Je suis restée avec Yourdine, à regarder avec toi ces images de mers, d'océans, de volcans, d'univers... et j'ai pensé : "Ne me dis pas que tu vas rejoindre si vite la Création...". Je pensais à toi, à ton air grave, à ce côté médium que tu avais, à ce don de clairvoyance et de persuasion que j'ai connu en toi. Tu étais un poète, très inspiré.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

C'est toi qui m'avais dit un jour, dans les premiers temps où nous nous fréquentions :

"Chaque jour est un combat pour nos semblables. Les combats sont multiples mais se ressemblent tous. Le comble du combat de chacun d'entre nous est qu'il se trouve en notre âme, dans notre coeur. Et ce combat est unique en nous-mêmes."

Je notais ce que tu disais, car je sentais que cela venait de si haut... Et je t'ai aimé. Aimer au point de tout quitter, au point de venir vivre dans ta ville pour que nous demeurions ensemble, au point de te donner un enfant, au point de trouver un logement et de remuer ciel et terre pour nous trouver un nid... Le nid, je l'ai trouvé. Et puis, je t'ai attendu. Attendu.. Au début, les larmes ne font que des chapelets, et puis cela devient ruisseau et puis fleuve qui emporte tout. Il m'a fallu être forte, toute seule dans la vie. Tu ne m'aidais pas, même financièrement.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

Tu me disais que tu avais du brouillard dans la tête et qu'il te faudrait du temps. Que tu te battais avec toi-même. Qu'il y avait un mur à franchir et que tu cherchais le moyen de grimper dessus pour pouvoir nous rejoindre. Et puis, j'ai découvert un secret... un drame vécu dans ta vie, une déchirure connue de toi seul. Ton coeur déchiqueté par ce drame était enflé de mille larmes, que jamais tu n'as pu me montrer. Et moi, je portais ton enfant et je sentais ce poids, et je voulais savoir. Quand j'ai su, c'était trop tard. Le brouillard avait pris ta vie. La peur de t'engager plus avant. Tu ne voulais pas de contraintes et les promesses que tu m'avais faites se sont envolées dans la flamme du temps qui passe.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinEn octobre 2005, j'ai écrit ce texte pour toi :

J'ai mal
de cette traversée du désert
Mal à mon oasis... mal
D'un mur où derrière
reste un homme
Qui n'arrive pas
À passer le mur
C'est le père de mon fils..
Et j'ai mal de
cette traversée d'abandon
De ces pointillés de solitude
Où les roses de l'amour
meurent de soif
De n'avoir plus d'oasis
De ne pas comprendre
Le mur invisible
Du coeur d'un homme
Qui de pierre nous a perdu
Dans le désert des solitudes
Pourtant une femme...
A essayé de briser le mur
Cette femme, moi sans toi. 5285cb733375c130a25fb3ef740e22b8.jpg

Puis, en décembre 2005, tu es passé nous voir comme un soleil d'espoir. Notre fils avait neuf mois. Tu m'as promis ce jour-là de passer plus souvent. Yourdine t'avait retrouvé en une heure de temps et tu es parti en me donnant un baiser et la promesse de tes yeux. Ce fut le dernier et Yourdine est tombé malade de cette attente si longue, de sa demande d'un papa, le sien... papa qui ne revient pas.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl a toussé trois mois, comme si l'explosion de cette attente atteignait sa vie de petit homme et le souffle d'un fils qui a besoin de son père. En janvier 2007, tu es revenu sans prévenir et je t'ai fait comprendre que je voulais d'abord parler avec toi, avant que tu revoies ton fils, afin de poser les bases d'un équilibre pour Yourdine, mais tu l'as mal pris, envoyant même des pierres contre la vitre. Ce jour-là, j'ai eu peur et je voudrais que ce moment n'ait jamais existé, sachant ce que nous avions partagé et le lien fort qui nous unissait.

Et puis, en novembre 2007, tu es revenu dans la vie de notre enfant avec sagesse. Yourdine était si heureux de te retrouver. Il était fier de t'avoir comme papa. Tu lui manqueras beaucoup et pour moi, ton départ représente un grand vide dans mon coeur car tu étais le père de mon fils et ça, c'est sacré, devant l'Univers.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl y a trois jours, il t'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants. Yourdine t'a regardé un court instant. Il a vu tes yeux fermés et que tu ne parlais plus. Il m'a vu poser des roses près de ton corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance. Tu étais étendu sous un drap, à l'endroit où se trouvait Océana, ma fille que j'ai perdu il y a onze ans. C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de Yourdine. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin


Ce matin, nous t'avons dit adieu avec Yourdine, une dernière fois, avant qu'ils ne referment le cercueil. Et puis ils t'ont emmené vers ta dernière demeure, au cimetière, d'où tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.

Je parle à ton fils de ton départ avec des mots simples, des mots réels. Je le rassure, je lui dis que tu ne souffres plus, que tu l'aimes et que l'amour ne s'arrête pas. Je l'entoure de ma présence, de vie et de force... pour qu'il ait envie de manger, de s'amuser, de sourire à la vie. Il y a deux jours, il a repoussé son assiette en te réclamant. "Je veux mon Papa." Et puis il y a eu de sa part des gestes de colère, colère envers la vie. Lui dire qu'il a le droit d'être en colère, de pleurer aussi, d'être triste.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,souffrance,promesse,sacrifice,solitude,deuil,veuvage,recueillement,souvenir,pardon,vie,hommage,


Perdre son papa, c'est un grand vide dans le coeur, dans la vie. Aujourd'hui, pour lui, aller à la cérémonie, du haut de ses trois ans, c'était courageux. Mais il a vu toute ta famille, tes frères et soeurs, tout ce monde qui t'aimait. Les hommes aussi qui se sont tous rassemblés devant ton cercueil au cimetière pour prier en arabe, comme un salut céleste venu de l'humanité.

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Je te dis adieu et je te remercie de m'avoir donné cet enfant, ce beau petit garçon qui sourit à la vie et qui est curieux de tout. Depuis le mois de novembre, tu avais retrouvé une présence auprès de lui et il y tenait.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,

Que ton âme parte en paix rejoindre le Créateur.

Chloé

__________ Voir la fin de la page : "Sos d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble" où je parle aussi du départ du père de Yourdine :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/

sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html


La fleur blanche "berceau de Moïse" vient du site :

http://gardenbreizh.org/photos/berlugan/photo-127221.html

MERCI À SON AUTEUR : Berlugan.



22/04/2008

Accueil et opération d'une enfant roumaine, ma fille Julia. Présentation de l'association Sera. Handicap et amour.

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Soixante-dix-sept familles accueillent en France des enfants roumains, ayant besoin de soins médicaux et pour certains d’une opération. Elles les accueillent et les élèvent comme leur propre enfant, totalement bénévolement et avec tout leur coeur. La plupart sont handicapés, avec des problèmes de comportements, des problèmes de santé mentale ou physique, ou les deux, et des handicaps touchant la parole, la vue ou l’audition.

Julia est arrivée chez nous il y a six ans. Après neuf années passées dans un orphelinat en Roumanie, son étoile l’a conduite vers nous, sa nouvelle famille. Les deux personnes qui l’ont conçue et engendrée l’ont vraisemblablement abandonnée à la naissance à cause de ses malformations. Ses oreilles n’avaient pas fini de se construire extérieurement, indiquant une surdité partielle qui s’est avérée réelle. Elle n’avait pas de palais dans la bouche, empêchant le langage de s’épanouir, et une fente labio-palatine apparaissait aussi, dans le contexte du syndrôme de Franchesquetti.

Lorsque l’association nommée S.E.R.A. -dont le sigle signifie “Solidarité pour les Enfants Roumains Abandonnés”- nous a envoyé la photo de Julia et une fiche de renseignements sur elle, nous l’avons tout de suite adoptée dans notre coeur. Suite à notre accord, des membres de l’association sont venus nous voir pour nous rencontrer et découvrir nos personnalités, nos aspirations, notre demeure, la future chambre de Julia. Ils ont clairement placé notre attention sur le handicap de notre fille et sur le fait qu’elle n’aurait pas l’âge mental de son âge, mais un âge qui correspondrait à son passé, aux traumatismes vécues par elle, au fait qu’elle n’avait jamais été stimulée. “Ne serez-vous pas déçus ? Comment réagirez-vous devant la réalité de cette enfant ?”

Avec Marc, mon compagnon depuis six ans à l’époque, mon ex-mari aujourd’hui, nous avons répondu en ayant conscience de la situation. Je ne dirais pas... pleinement conscience, car sans vivre les choses, comment peut-on tout imaginer ? Et même en les vivant, on avance les yeux fermés comme un aveugle qui a ses yeux au bout des doigts et du coeur.

Pourquoi je dis cela ? Parce qu’aujourd’hui, nous ne savons pas ce qu’a exactement vécu Julia en orphelinat. Lorsqu’elle était bébé, est-elle restée dans son lit des journées entières ? Cela, je le crains fortement, au vu des rapports et des témoignages. Lorsqu’elle a grandi, elle n’est sûrement jamais sortie à l’extérieur afin de se promener avec les autres enfants. En effet, ses membres inférieurs étaient très faibles et sans aucun muscle, ce qui fait qu’elle trébuchait à chaque instant sur un chemin de pierres et qu’elle descendait difficilement les escaliers. Peut-être n’a-t-elle jamais eu non plus de livres, de jeux, de jouets... Elle ne savait pas tenir un crayon et n’avait jamais dessiné.

Et puis, a-t-elle été victime d’attouchements de la part d’adultes, comme on nous l’a fait craindre à son arrivée ? A-t-elle été rejetée ou exclue à cause de ses handicaps ? Était-elle enfermée dans une pièce unique toute la journée avec d’autres enfants ? N’avait-elle pour seule activité que le balancement sur elle-même, qu’elle faisait beaucoup en arrivant chez nous... On sait en tout cas qu’elle a grandi entourée seulement de bébés, sans stimulations, ni sorties.

Si je me pose toutes ces questions, c’est que cela existait couramment et existe toujours dans beaucoup d’orphelinats roumains, surtout ceux où étaient gardés les enfants “différents” et handicapés, exclus de la société dictatoriale de Ceaucescu. Il y avait aussi les enfants attachés dans leur lit. Et ceux qui ne mangeaient qu’une fois par jour... Dernièrement, l’association SERA a accueilli Denis, qui avait eu le nez rongé par un rat, alors qu’il n’avait que trois semaines. Désormais, il a un vrai nez, après trois opérations et une greffe, et il est retourné en Roumanie pour être accueilli dans une famille.

Lorsque Julia est arrivée chez nous, elle était comme une enfant “sauvage”, ayant grandi littéralement sur une autre planète et débarquant dans un monde totalement différent. Elle découvrait tout avec une curiosité immense et se saisissait de ce nouveau monde avec un appétit féroce. Elle nous a adoptés comme nous l’avons adoptée. Tout simplement, comme une place dans notre coeur qui était à prendre. Tout simplement comme une résonance de l’amour qui se rejoint, qui se retrouve.

Avec nous, elle a découvert la force de ses jambes, la marche, les arbres, la nature, le soleil, les animaux. Elle a découvert la joie d’avoir une famille, une chambre, des poupées, des jeux, des chats. Elle a découvert qu’elle pouvait manger à satiété, qu’elle avait manqué mais qu’elle ne manquerait plus de rien, qu’elle mangerait maintenant à sa faim. Elle a renoncé à se mordre et à taper dans les murs devant la moindre contrariété. Elle a compris que nous ne l’abandonnerions jamais, au bout de plusieurs semaines pendant lesquelles elle a fait de grosses crises de colère, hurlant, se mordant, se griffant... si l’un de nous quittait la maison.

Julia a accepté le bonheur offert chaque jour. Puis deux mois après son arrivée, elle a entendu enfin, grâce à un appareillage conçu pour ses oreilles. Elle est sortie alors du monde cotonneux dans lequel elle avait toujours vécu pour s’ouvrir complètement à la vie. À l’Hôpital, elle a été endormie complètement afin de détartrer toutes ses dents qui n’avaient jamais connu de brosses ni de nettoyage quotidien.

Après moultes examens, la grande opération eut lieu le treize mars de l’année 2002 : la création de son palais au sein de la bouche. Julia est revenue de la salle d’opération au bout de plusieurs heures, la bouche en sang. Elle avait aussi des points de suture sur la lèvre supérieure jusqu’à la narine gauche.

Le Professeur Raphaël, qui l’a opérée, a dû rouvrir la fente extérieure, fermée d’une mauvaise façon en Roumanie, et ôter une dent qui avait poussé au milieu, à l’intérieur. Il nous a confié “n’avoir pas vu cela depuis la guerre d’Algérie”. Le palais était désormais reconstruit par les deux parois réunies au coeur de la bouche de notre fille.

Julia a d’abord vomi tout le sang qu’elle avait avalée au cours de l’opération sous anesthésie. Elle s’est débattue et hurlait à chaque fois que les infirmières venaient lui nettoyer la bouche, les lèvres et les dents noircies par le sang. Il fallait la tenir fortement et même l’enfermer dans un drap pour l’empêcher de frapper les personnes soignantes.

Nous l’avons veillée jour et nuit, son père et moi, pendant les dix jours d’hospitalisation qui ont suivi. Elle a eu beaucoup de difficultés à remanger et à boire. Mais tant de visages se sont penchés vers elle pour l’encourager que la confiance en sa bouche a vaincu sa douleur. Ce séjour à l’Hôpital a été une véritable résurrection, une nouvelle naissance.

À deux pas, ma fille Océana était morte, en février 1997, dans le bâtiment d’en face. Je revoyais son corps inerte et froid. Cinq ans avant. Dans le même Hôpital. Mort brutale d’un enfant. Crucifixion de l’amour... Mais résurrection aujourd’hui d’un corps, celui de Julia. Début d’une nouvelle vie qui a redonné espoir à la parole pour une fillette qui n’a jamais pu parler.

Je remercie le Ciel pour ce combat, pour ce miracle de la vie où la mort d’un enfant a permis le chemin qui a mené un couple, le nôtre, à sauver un autre enfant, à l’arracher au désert grâce à l’association S.E.R.A... afin de lui donner les fleurs et l’oasis d’une vie nouvelle.

Le jour de ses dix ans, neuf mois après l’opération, Julia est venue mettre sa tête sur mon ventre en s’allongeant sur le divan près de moi. J’ai pensé alors au jour de sa naissance, à ce jour où elle est sortie du ventre de la femme qui l’a portée pendant neuf mois. J’étais émue de sentir l’abandon de Julia sur moi, comme un bébé que l’on pose sur sa mère au moment du premier cri. C’est ce que j’appelle la maternité de l’adoption... tous ces moments tissés qui créent le patchwork de l’amour.

Ce soir-là, à l’occasion des voeux échangés pour la nouvelle année, mon père m’a dit en me parlant de Julia : “Julia, de toute façon, elle est débile... Handicapée si tu préfères, mais débile est le mot.” Cela m’a fait très mal et j’ai réagi vivement en lui répondant que s’il était venu au spectacle de Noël monté par la classe de Julia, il aurait compris que Julia est tout sauf “débile”.

Je sais que Julia a des handicaps et qu’elle rencontre des obstacles, notamment pour apprendre à parler. On sent chez elle un grand retard de développement dû à toutes ces années pendant lesquelles elle a vécu repliée sur elle-même. La psychologue scolaire nous avait fait comprendre qu’en grandissant, Julia devrait intégrer un établissement spécialisé adapté à ses troubles. On nous a dit mille choses, dont une qui a résonné longuement : “Il se peut que Julia ne puisse jamais récupérer son retard d’évolution ni parler ni vivre plus tard en adulte autonome.”

Une amie, Annick, m’a dit très justement : “Tu sais, les gens sont méchants avec la différence. Et puis, il y a ceux qui ne veulent rien voir et qui continueront à te dire que Julia est tout à fait normale et qu’elle n’a pas de problèmes. Reconnaître la différence, c’est déjà l’accepter. La nier, c’est mettre un couvercle pour ne pas voir ce qui nous dérange.”

J’aime Julia comme elle est, exactement comme elle est, depuis l’instant où j’ai lu son dossier et regardé sa photo, deux mois avant son arrivée. Tout en lui donnant le maximum de chances d’évoluer dans sa nouvelle vie, je sais au plus profond de moi que mon amour pour elle ne changera pas et que j’accepte entièrement cet être, qui est devenu mon enfant, dans le devenir total de son destin. Je suis intimement persuadée que lorsque les choses doivent se faire, rien ne peut les arrêter. Il faut de la patience et parfois attendre que la vie se dénoue... Que le présent se mette en marche pour nous guider vers l’avenir.

L’association S.E.R.A., “Solidarité pour les Enfants Roumains Abandonnés”, par laquelle nous avons accueilli notre petite Julia est un mouvement humanitaire qui aurait tellement besoin de plus de familles pour soigner des enfants roumains en attente d’opérations, de soins médicaux et d’un entourage affectif salvateur.

Il faut pour cela des familles qui s’engagent à prendre en charge de A à Z la santé d’un enfant, son éducation, ses handicaps -qu’ils soient physiques ou mentaux-, et son entretien quotidien, au même titre qu’un enfant naturel. La Roumanie s’étant fermée à l’adoption depuis un certain temps, il faut trouver des familles qui sachent aimer leur enfant et ouvrir grand leur coeur, même si l’enfant ne porte pas encore leur nom, même si l’enfant n’est pas officiellement inscrit sur le livret de famille. Cela s’appelle l’amour inconditionnel...

Au contraire de l’amour conditionnel qui s’exprimerait ainsi : “Je ne pourrais t’aimer que si certaines conditions sont réunies. Si tu es handicapé, malade, sourd, aveugle, déficient mentalement, retardé psychiquement... comment pourrais-je t’aimer ?... Comment pourrais-je aussi m’investir auprès de toi si un juge n’a pas déclaré que tu es mon enfant ?!”...

Aujourd’hui, six ans après l’arrivée de Julia, je me bats en tant que tutrice légale de cette enfant pour qu’elle obtienne la nationalité française, afin qu’elle ne soit pas renvoyée en Roumanie à sa majorité. Dans ma lettre à la Juge des Tutelles, j’ai écrit ces mots : “Je demande pour Julia la nationalité française, car je suis très attachée à elle et je considère Julia comme mon enfant. Je ne voudrais pas qu'elle puisse m'être arrachée à l'âge de dix-huit ans, pour être renvoyée en Roumanie où son sort serait d'être mise en hôpital psychiatrique. Elle est arrivée en France à l'âge de huit ans et demi, après une enfance passée au sein d’un orphelinat roumain, dans des conditions d'enfermement terribles et une immense carence affective...” (extrait de ma lettre).

La Juge des Tutelles a accepté ma lettre et a eu un accord positif de tous les membres du Conseil de Famille. La décision du Conseil a été envoyé au Service de la Nationalité Française, qui a demandé par ailleurs différentes garanties sur l’identité de Julia et la mienne, et sur ses origines roumaines. Le dossier est en bonne voie. La seule épée de Damoclès qui demeure aujourd’hui est que Julia soit rapatriée en Roumanie à la demande de son pays, avec tous les enfants roumains accueillis dans les mêmes conditions qu’elle. Mais depuis le début, nous savons cela et nous gérons nos inquiétudes.

Monsieur de Combret, président de l’association SERA, m’a donné son sentiment sur l’accueil de Julia :

“Sans vous, que serait-elle devenue ? Elle aurait grandie et puis, comme beaucoup, on l’aurait placé à l’asile. Avec vous, Julia a déployé ses ailes de papillon et elle progresse sur le chemin d’une vie nouvelle, grâce à une chance incroyable d’épanouissement et de don d’amour. Vous aimez Julia et cet amour lui permet de prendre racine car elle sait que vous l’aimez comme elle est.”

Monsieur de Combret a fait un travail immense en Roumanie où il se rend chaque année. Cet homme se dévoue entièrement depuis 1990 à la cause des enfants roumains orphelins, handicapés et abandonnés dans des mouroirs, humanisant leur conditions de vie. Il a fait construire et rénover des orphelinats. Il a trouvé avec SERA des familles comme la nôtre en France pour sauver certains enfants et leur donner la chance de se sortir de l’enfer.

En 2004, neuf mille enfants étaient encore abandonnés durant l’année, la pauvreté étant la plupart du temps à l’origine de l’abandon, avec des mères souvent âgées de moins de vingt ans, illettrées et marginalisées. Des milliers d’adultes handicapés sont encore laissés à l’abandon, faute de moyens, et les associations SERA alliée à CARE ainsi qu’à “Vivre en Famille”... font le nécessaire pour apporter leur aide solidaire à la Roumanie et à ses enfants abandonnés. Ils favorisent le retour de certains de ces enfants dans leur famille, en aidant financièrement les parents démunis. Ils ont aidé ainsi, dans les orphelinats et dans toute la Roumanie, vingt-quatre mille enfants, dont ils ont amélioré le sort.

Depuis quatre ans, Julia a obtenu une place dans un IME, Institut spécialisé qui est adapté à son handicap. Elle est dans une classe de cinq jeunes correspondant à son niveau. Céline, son institutrice, ainsi que toute l’équipe, entourent Julia d’attentions et d’un programme pédagogique pointu avec orthophonie, psychomotricité, verbalisation, langage des signes, sports, stimulations diverses. Ils font un travail remarquable et je les en remercie infiniment.

Aujourd’hui, Julia a un petit frère né de ma chair, Yourdine, qui a trois ans, et sa soeur Yacinthe qui est arrivée un an et demi après elle, en avril 2003.

Chloé

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Je suis vraiment touchée par cette histoire de Julia ....
il y aurait tant à dire mais je crois qu'il y a surtout à faire !
je suis éducatrice spécialisée sur Lyon et je souhaite vraiment intervenir auprès de ces enfants roumains, pourriez vous m'indiquer quelques infos svp a savoir, comment je dois m'y prendre
j'ai perdu ma fille à la naissance l'année dernière et depuis, j'ai eu un petit garcon Kostia .... 
j'ai vraiment envie d'aider ces enfants

merci de me répondre 

marion

Ecrit par : marion | 22.08.2008


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L'HISTOIRE DE L’ASSOCIATION S.E.R.A.___________ Solidarité Enfants Roumains Abandonnés




- SERA (Solidarité Enfants Roumains Abandonnés) a été créée en 1990 pour mettre fin au scandale des abandons d'enfants en Roumanie.

- Au cours des seize années qui se sont écoulées depuis la disparition de Ceaucescu, des progrès ont été réalisés : en particulier, la loi qui organisait l'abandon des enfants a été abrogée et le droit de chaque enfant à une famille est désormais reconnu.

- Mais beaucoup reste à faire : les abandons n'ont pas cessé, et 50 000 enfants abandonnés s'entassent encore dans des orphelinats.


L'OBJECTIF :

L'objectif de SERA est de mettre fin à cette situation intolérable par trois moyens :
• la prévention de l'abandon ;
• la "désinstitutionnalisation" des enfants abandonnés ;
• l'humanisation des conditions de vie des enfants tant qu'ils sont dans les orphelinats.


LES ACTIONS :


- Pour la prévention de l'abandon, SERA a créé, en 1996, dans l'un des 41 Départements de Roumanie, le premier "service social" du pays. Grâce à celui-ci, une centaine de petits enfants ont pu échapper aux orphelinats dans l'année. Devant le succès de cette action, le gouvernement roumain a décidé, en 1997, de créer des "Directions de la Protection de l'Enfant" dans chaque Département. SERA contribue à cette importante réforme en subventionnant le fonctionnement d'une douzaine de ces Services.


- Pour la "désinstitutionnalisation" des enfants abandonnés. Depuis l'origine, SERA apporte une aide financière à des familles pour leur permettre de reprendre l'enfant qu'elles ont abandonné. En outre, SERA travaillait en étroite liaison avec les principales oeuvres d'adoption françaises, qui réalisaient chaque année une centaine d'adoptions. Depuis novembre 2000, l'adoption internationale est, hélas, interdite en Roumanie. Pour sortir néanmoins les enfants des orphelinats, SERA contribue à développer le placement familial :
5 000 enfants sont aujourd'hui dans des familles d'accueil rémunérées en Roumanie. SERA subventionne chaque année une centaine d'entre elles.

- Pour l'humanisation des conditions de vie des enfants, SERA intervient directement dans une trentaine d'orphelinats : équipement (chauffage, sanitaire, etc.), et fonctionnement (personnel éducatif et médical, nourriture, jouets, vêtements, etc.). SERA prend aussi médicalement en charge, chaque année, environ 150 enfants des orphelinats qui sont soignés dans les hôpitaux de Bucarest.


LES RÉALISATIONS DE SERA DEPUIS 1990 :

Au total, depuis 1990, SERA a contribué à améliorer le sort d'environ 24 000 enfants, qu'ils aient échappé aux souffrances des orphelinats ou que, dans les orphelinats, ils bénéficient de conditions de vie meilleures.


L'ALLIANCE AVEC CARE :

Depuis 2003, SERA s'appuie sur CARE, association de bienfaisance assimilée fiscalement à une association d'utilité publique (arrêté préfectoral du 28 octobre 1997), avec laquelle SERA a fusionné.

SERA
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10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


....................................1947079007.jpg


73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Yourdine l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html


et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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