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14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

07/10/2013

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. Réflexions sur l'amendement récent concernant la Résidence Alternée.

th-28.jpegBonsoir à tous et toutes,


L'association "SOS les Mamans" qui m'avait déjà contactée vient de m'alerter sur l'amendement de la Sénatrice Laborde qui a été adoptée au Sénat le 17 septembre, imposant la Résidence Alternée par défaut en cas de séparation des parents, dès lors qu'un seul parent la demande.

Cette association a peur que cette loi qui risque de passer en décembre pose de gros problèmes pour des enfants en bas âge ou dans des cas de souffrance familiale intense ou de violences conjugales ou pour des cas inadaptés à la résidence alternée.th-30.jpeg

Une avocate de Lyon a donné son point de vue sur le site Psychologies.com. J'ai trouvé sa réflexion très intelligente et je souhaite la partager avec vous :

 

"La garde alternée est à manier avec beaucoup de prudence. Le rôle de l'avocat est d'amener les parents à réfléchir aux implications concrètes de leur choix : distance école-lieux de vie, aspect matériel... On se rend souvent rapidement compte que le projet n'a pas suffisamment été réfléchi.th-27.jpeg

Nos interrogations pratiques remettent parfois en question le choix initial de parents qui n'arrivent pas à se projeter de manière concrète. En ce sens, nos questions les aident et peuvent leur éviter de se lancer dans une solution non viable sur le long terme ou toxique pour les enfants. On n'est pas là pour décider à leur place, mais pour les aider dans leur choix...

th-29.jpegUn de nos juges aux affaires familiales propose à certains couples indécis une "garde alternée à l'essai". Le juge renvoie l'affaire à six mois pour observer comment la garde alternée se met en place (ou ne se met pas). L'avantage de cette solution est que les parents reviennent en sachant généralement très clairement ce qu'ils veulent : « Ça a été l'horreur, nous avons très vite arrêté, le petit ne se sentait pas bien du tout... » ou au contraire, « Ce n'était pas la solution qu'on privilégiait, mais finalement on s'est organisé et ça fonctionne plutôt bien... »

La garde alternée ce n'est pas un concept, c'est du concret qu'il faut soumettre à l'épreuve du réel !" 

(Claire, avocate)

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Voici aussi un autre article que je vous invite à lire :

http://www.psychologies.com/Couple/Crises-Divorce/Enfants-et-separation/Articles-et-Dossiers/Garde-alternee-attention-danger-!#

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th-31.jpegLorsque je lis que des juges se permettent de choisir la garde alternée en disant aux parents qu'ils devront ainsi faire l'effort de mieux s'entendre, cela m'afflige, comme si les enfants devenaient l'otage d'une histoire d'amour terminée.

Pour moi, ce n'est pas une histoire de parents mais d'enfants. Ce sont les enfants qui devraient être écoutés ici et dont on devrait observer tous les signes d'angoisse et de mal-être. On ne peut forcer à tout prix -et sous prétexte de principes- le cours de la vie et de l'enfance. Il faut s'adapter à chaque cas familial et se donner le temps de la réflexion et de l'observation avant de placer les enfants dans des ruptures hebdomadaires successives et souvent angoissantes.

th-23.jpegLes plus petits ont besoin de leur père et de leur mère. La rupture est pour eux une épreuve immense, s'ils sont privés de l'un des deux. Il faudrait que l'enfant puisse garder un chez-lui référent en ayant la possibilité de voir l'autre parent tous les week-ends, le samedi ou le dimanche, plus les mercredis, avec un soir par semaine. 

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. C'est honteux d'imposer cela à des enfants, surtout aux bébés et aux plus jeunes enfants. th-26.jpeg

Voir cet amendement :

http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/808/Amdt_108.html


Avec mes meilleures pensées à vous tous, mes lecteurs fidèles ou ponctuels. Sachez que vous êtes environ quatre cents personnes à venir chaque jour me lire, voire plus à certains moments de l'année. Merci de me lire aussi nombreux et nombreuses.


th-16.jpegChloé LAROCHE


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Nota bene :

Lire la tribune de Bernard GOLSE : "À qui profite la résidence alternée ?" :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/14/a-qui-profite-la-residence-alternee_1618424_3232.html


29/09/2013

"On garde toujours la trace d'un amour, d'un absent"...

http://youtu.be/EHkn5bjm3nI

http://youtu.be/0-T_PZbQnVc

 

chloe_enfant.jpg___________________________À toi mon père, pour ton anniversaire le 29 septembre. Tu es parti dans l'autre monde, le 21 juin 2012, brûlé dans ta voiture, mais je sais que ton âme poursuit sa route. Elle est pour toi, cette chanson et ces deux vidéos, à toi qui a connu la pension très jeune et le déchirement de ne plus voir ta mère, à qui tu écrivais des lettres à pleurer...

Ces paroles me parlent ; elles sont miennes aussi.

 

Beau Malheur

d'Emmanuel MOIREpour_chloe.jpg

 

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Tu me dis que rien ne passe
Même au bout d'un moment
Qu'un beau jour c'est une impasse
Et derrière l'océan
Que l'on garde toujours la trace
D'un amour, d'un absent
Que tu refais surface
Comme hier droit devant
Tu me dis que rien ne sert
La parole ou le temps
Qu'il faudra une vie entière
Pour un jour faire semblant
Pour regarder en arrière
Revenir en souriant
En gardant ce qu'il faut taire
Et puis faire comme avant

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur...beau malheur

Tu me dis que rien n'efface
Ni la craie ni le sang
Qu'on apprend après la classe
Ou après ses 30 ans
On peut dire 3 fois hélas
Que personne ne l'entend
Comme personne ne remplace
Ceux qui partent pour longtemps
Tu me dis que vient l'hiver
Qu'on oublie le printemps
Que l'on vide les étagères
Qu'on remplit autrement
Qu'on se rappelle les yeux verts
Le rire à chaque instant
Qu'après tout la voix se perd
Mais les mots sont vivants

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Qu'il m'a fallu la peur pour être rassuré
Que j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Qu'il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Que j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur

Tu me dis que c'est un piège
Un jeu pour les perdants
Que le bateau est en liège
Et l'armure en fer blanc
Que plus rien ne te protège
Ou alors pas longtemps
Que c'est comme un sortilège
D'être seul à présent

Je peux seulement te dire
Je peux seulement te dire
Pour être rassuré
Avant d'être consolé
Pour ne plus rien cacher
Bien avant d'être apaisé

Il m'a fallu la peur pour être rassuré
Et j'ai connu la douleur avant d'être consolé
Il m'a fallu les pleurs pour ne plus rien cacher
Et j'ai connu la rancœur bien avant d'être apaisé
Tu ne sais pas encore ce que je sais par cœur
Ce que je sais par cœur... beau malheur
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21/04/2013

Pour les deux garçons qui dormaient dans la cave de leur père et belle-mère, dans la Seine-Saint-Denis.

Dix et douze ans

de larmes_________________

 

 

 

Vous dormiez à la cave

Deux garçons malheureux

Lamentable sort d'une famille

Sans repère ni mère

 

Sans repère ni mère 

Une belle-mère marâtre

Traitant son fils comme prince

Mais rejetant les deux autres

 

Mais rejetant les deux autres

Dix et douze ans de larmes

Dormant sur un matelas pourri

Ils ont été sauvés par l'aîné

 

Ils ont été sauvés par l'aîné

Qui est allé voir la police

Pour dénoncer la maltraitance

Les deux parents sous les verrous

 

Les deux parents sous les verrous

Plus de coups, plus d'humiliation

Les deux garçons vont enfin vivre

La vie gagne et le destin sourit

 

La vie gagne et le destin sourit 

Deux prisonniers de l'infâmie

Vous êtes libres de rire enfin

Libres de dormir dans un vrai lit

 

Libres de dormir dans un vrai lit

Sans recevoir de coups, sans pleurer

Vous avez été si courageux

Dix et douze ans de larmes.

 

Chloé Laroche



_________________________________________________________


http://www.lepoint.fr/societe/ils-faisaient-dormir-leurs-enfants-a-la-cave-21-04-2013-1657482_23.php

 

15/08/2012

L'église en ce 15 août nous a donné une "belle leçon" de tolérance, d'amour et d'ouverture... d'hypocrisie et de discrimination, en montrant du doigt les couples homosexuels, image de l'anti-famille.

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L'église en ce 15 août nous a donné une "belle leçon" de tolérance, d'amour et d'ouverture... d'hypocrisie et de discrimination.

L'église en ce 15 août a appelé tous les chrétiens à prier pour la famille... celle qui comprend un homme et une femme... mais surtout pas une famille d'homosexuel(le)s.homosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice

L'église en ce 15 août n'a pas parlé des familles mono-parentales qui élèvent seuls ou seules leurs enfants... ni des enfants orphelins qui pleurent dans les orphelinats et rêvent d'une famille, qu'elle soit constituée d'une femme et d'un homme, de deux femmes, de deux hommes, ou d'un homme seul ou une femme seule.

L'église a dit qu'il ne fallait pas faire passer les désirs des adultes avant l'intérêt des enfants à avoir deux parents, mais elle fait aujourd'hui exactement cela : faire passer la croyance et les dictats religieux avant le bien-être des enfants qui attendent de recevoir l'amour d'une famille.

Avoir deux papas, avoir deux mamans, c'est nettement mieux que de croupir dans un lieu sans tendresse, sans amour, abandonné de tous.

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Alors, je vous le dis, si deux hommes ou deux femmes veulent se marier civilement et adopter un enfant et l'aimer... alors je les soutiens et les soutiendrai, car ils (elles) sont des êtres humains et dignes d'être parents.homosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice


Chloé LAROCHEhomosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice,famille monoparentale,parentalité,désir,objet de désir,discours,pape,curé,prêtre,parent solo,père,mère,honte,peur,silence,églisehomosexuel,prière famille,15 août,mariage homosexuel,adoption par homosexuel,prier pour la france,adoption,famille,discrimination,catholique,assomption,évêque,hollande,président,politique,état,séparation église état,religion,mariage civil,homophobie,haine,hypocrisie,actualité,injustice


 

20/01/2012

Ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir pour un papa géorgien expulsé hier en double peine, marié à une femme lourdement handicapée et père de deux garçons nés en France.

Je partage aujourd'hui avec vous ma lettre ouverte au Préfet d'Eure et Loir. Mon blog est lu chaque jour par de nombreux lecteurs, entre 400 et 500. J'écris pour atteindre le plus grand nombre et faire réagir et agir ceux qui me lisent. Afin que ce pays retrouve sa dignité, soyons des acteurs d'humanité !        

Chloé L


OBJET DE MA LETTRE

Demander le retour en France de David Kuridze.

_______________________________________________________________


Monsieur le Préfet d'Eure et Loir,

 

Hier jeudi, vous avez ordonné et laissé faire quelque chose de terrible puisque vous avez piétiné les Droits de l'enfant en expulsant un père de famille.

Un des premiers droits des enfants est de pouvoir vivre avec leurs parents. 

Mon fils a sept ans dans un mois et a été privé par la mort de son papa il y a quatre ans. C'est la vie qui a frappé mais là, c'est vous qui frappez, avec brutalité et inhumanité, en expulsant un papa géorgien vers son pays. C'est beaucoup de souffrance pour un enfant de se retrouver privé définitivement de l'un de ses parents.

David Kuridze venait de terminer une peine de prison et devait rentrer chez lui pour s'occuper de sa femme Lali, handicapée à 80 pour cent, et de ses deux enfants de neuf et dix ans.

Vous avez préféré appliquer la double peine alors que le Président s'était engagé en 2004 dans une opposition catégorique à cette mesure terrible, qui condamne deux fois la personne, une fois par la prison, la deuxième fois par l'expulsion du pays où il a fondé famille et vie durable.

Luka et Zaza, les deux fils de David, sont nés en France. Pourquoi devraient-ils payer tout cela par leur peine, leur souffrance d'enfants orphelins, leur déchirure.

Monsieur le Préfet, vous savez comme moi que Monsieur Guéant a dépassé ses objectifs d'expulsions de plus de cinq mille étrangers, alors pourquoi ne pas laisser ces deux enfants innocents auprès de leur père ?

Je vous rappelle que la Convention des Droits de l'Enfant signés en 1990 demande ceci aux États :


« Les États parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré ».


 Monsieur le Préfet, je vous demande de faire revenir ce père en France afin qu'il puisse s'occuper de sa famille, de sa femme lourdement handicapée, de ses deux fils qui ont besoin de leur père pour construire une vie d'adulte saine et équilibrée.

Je vous fais confiance et m'adresse à votre esprit civique et humain.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Préfet, l'expression de mes sentiments républicains.

Chloé LAROCHE


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PÉTITION pour David Kuridze :

http://www.educationsansfrontieres.org/article40515.html


POUR ÉCRIRE AU PRÉFET :

 

Pour dire fermement mais sans injure ni diffamation ce que vous pensez de leur attitude à ces très hauts fonctionnaires :

 

 


Préfet d'Eure et Loir :lionel.beffre@eure-et-loir.gouv.fr
Secrétaire de la Préfecture d'Eur et Loir : blaise.gourtay@eure-et-loir.gouv.fr 
Préfet des Hauts-de-Seine : pierre-andre.peyvel@hauts-de-seine.gouv.fr
Secrétaire général de la préf. des Hauts-de-Seine : didier.montchamp@hauts-de-seine.gouv.fr 
  

 


29/11/2011

Mes pensées au petit Bastien, mort dans une machine à laver à trois ans, par la folie de son père.

1741858_7dc56cd6-194b-11e1-9093-00151780182c.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

Vendredi soir, près de Meaux,

il y a un petit Bastien qui est parti.

Il n'avait que trois ans.

Il aurait dû encore vivre.


Mais non, son père l'a mis nu dans une machine à laver.

On le pleure depuis qu'il est mort.


Et pourtant dans son village, chacun savait que le père roulait vite, buvait et ne mettait pas la ceinture aux enfants en voiture. Les gens s'inquiétaient mais ne savaient que faire. 

Bastien avait déjà tourné dans une machine à laver, selon sa soeur, et certains savaient qu'il était battu, notamment sa grand-mère. Il avait même été aperçu par les voisins sur le bord d'une fenêtre, abandonné dans une couverture, plus petit.


Sa mère Charlène était battue, maltraitée.

Elle n'a pas pu le sauver, son fils, 

de la maltraitance.

HRT1596.jpg

Elle a été mise en prison

pour non-assistance à son fils.

Elle n'a pas pu empêcher son mari de commettre l'irréparable.

Il aurait fallu qu'elle s'enfuie bien loin avec son enfant quand il était encore temps, quand elle voyait son époux, le père de son enfant, le mettre dehors au froid, l'enfermer deux heures dans un placard ou déjà le martyriser dans la machine à laver.

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Que mon article soit lu pour que d'autres femmes réagissent et ne laissent pas leur enfant se faire maltraiter jusqu'à être tué. Il faut savoir fuir malgré les menaces et les coups, malgré la peur et malgré la terreur.


La vie de votre enfant est si précieuse qu'il faut savoir demander de l'aide, qu'il faut savoir se faire aider et demander protection, avant l'irréparable. 


La mère de Bastien avait peur. Elle n'a pas protégé son enfant à cause de sa peur. Elle était battue comme son fils. Son compagnon avait déjà été condamné pour coups envers elle. Elle était fragile, délaissée aussi, et aurait certainement eu besoin d'être protégée et aidée, vivant sous la domination de cet homme et incapable elle-même de protéger son enfant. Bastien a eu la malchance de naître dans cette famille, entre un père qui ne voulait pas de lui et une mère lâche et non protectrice.


 

bastien,champenois,meaux,crime,enfant,maltraitance,violence conjugale,peur,violence,femme,mère,père,famille,mort dans un lave-linge,deuil,souffrance,actualité,france,douleur,enfant martyr,souffre-douleurOh ! Mère de douleur, les anges ne peuvent que pleurer

 devant tant de souffrance, devant tant d'horreur.

 


 

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 dans les bras de notre Mère à tous.bastien,champenois,meaux,crime,enfant,maltraitance,violence conjugale,peur,violence,femme,mère,père,famille,mort dans un lave-linge,deuil,souffrance,actualité,france,douleur,enfant martyr,souffre-douleur,femme battue,alcool,non-assistance à personne en danger,lâcheté,dépendance affective,aide,sos,soutien psychologique,procès,justice

 


bastien,champenois,meaux,crime,enfant,maltraitance,violence conjugale,peur,violence,femme,mère,père,famille,mort dans un lave-linge,deuil,souffrance,actualité,france,douleur,enfant martyr,souffre-douleurJe jouerai pour toi sur la montagne et les étoiles des neiges se souviendront comme tu étais un beau petit garçon, souffre-douleur

 

d'un père qui ne t'a pas voulu, qui ne t'a pas aimé.

 

Foto-JCC63DWX-1.jpg

 

Chloé LAROCHEbastien,champenois,meaux,crime,enfant,maltraitance,violence conjugale,peur,violence,femme,mère,père,famille,mort dans un lave-linge,deuil,souffrance,actualité,france,douleur,enfant martyr,souffre-douleur

28/12/2010

Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention depuis le 13 décembre, privé de sa famille.

beo03009.jpgURGENT ! Appel à fax/mail pour M. RAKOTOMALALA___

Son avion est prévu le 29 décembre !! Mais il va être arraché à ses jeunes enfants et à sa femme...


Merci d'envoyer fax/mails pour la libération de M. RAKOTOMALALA au Préfet de Paris.p_transports_pirogue_plantes_maroant.jpgk0541403.jpg

Faxer, mailer à la Préfecture de police de Paris
la lettre que je signe ci-dessous :

Fax : 01 53 71 67 23
Mail :
prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

 

p_petite_nounou_tana.jpgMonsieur le Préfet,


Hay Kathusca, 7 ans et Syrandi Georgio, 4 ans, ont passé tous les deux Noël sans leur père. Monsieur RAKOTOMALALA est en rétention à Vincennes depuis le 13 décembre. Monsieur le Préfet, vous en êtes responsable.


Nous avons appris l'arrestation et la mise en rétention le 13 décembre 2010 au centre de rétention de Vincennes 2 de Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA né le 22/08/1973 à Befalatanana à Madagascar.


Pour cette famille malgache qui a choisi de vivre en France parce que l'avenir était sombre chez eux après que la mère ait été molestée l'an dernier lors des troubles, Noël a été triste.k1870743.jpg


Entré en France le 18/07/2010, avec un visa, cet homme est venu rejoindre son épouse Mme RATEFIARIVONY Amdriamifidinirina Eliette épouse RAKOTOMALALA née le 16/03/19768 à Andriamanjaka, qui elle était en France depuis le 18/07/2009.

 

Sa plus grande crainte est que ses enfants doivent retourner à Madagascar qui les accueillera très mal.

 

k0634778.jpgLe couple a deux enfants qui s'appellent :


- ANDRIAMANJAKA Hay Kathusca née à Ankadifotsy Madagascar le 7/11/2003, scolarisée à l'école élémentaire 20 rue Falguière 75015 Paris en classe de CP


- ANDRIAMANJAKA Syrandi Georgio, né le 25/08/2006 à Befelatanana Madagascar

Scolarisé à la maternelle 149 rue Vaugirard 75015 Paris.


Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA a trouvé un travail de livreur pour faire vivre sa famille. Il n’avait fait encore aucune démarche pour demander un titre de séjour, attendant d’avoir une promesse d’embauche pour présenter un dossier.2cec9d394fb0e47e.jpg


k2668091.jpgMonsieur le Préfet, dans cette semaine de Noël nous vous demandons d’avoir un geste généreux, de faire libérer Monsieur Mamisoa Calixte RAKOTOMALALA et d’annuler l’Aprf (arrêté préfectoral de reconduite à la frontière) que vous avez pris à son encontre, afin qu’il puisse rejoindre son épouse et ses deux enfants de 7 ans et 4 ans qui ont besoin de leur papa.k0998598.jpg


En espérant que vous donnerez une suite favorable à notre demande, veuillez acceptez, Monsieur le Préfet, nos respectueuses salutations.


Chloé LAROCHE

et tous les membres d'Éducation sans Frontières, réseau libre, uni et solidaire.u10829291.jpgu10453855.jpgmoton459.jpg



"On ne sait plus quoi dire pour que les hommes, les femmes et les enfants arrêtent d'être des numéros d'un quota à atteindre. De grâce derrière vos décisions des drames se jouent. Un peu d'humanité c'est juste ce que nous réclamons, ce que je demande."
(Joscelyne Burgard)

________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

Sauf les deux photos de Madagascar (les deux enfants et la pirogue) qui proviennent du site : http://www.madareve.com et ont été prises par Christophe Leroy.


26/12/2010

Romain avait 17 ans et est mort dans un attentat en février 2007. Son père n'a pas été prévenu de son décès et l'a appris deux ans et demi après.

k0294806-1.jpgBonsoir à toutes et tous,

 

Il est des époques dans l'année qui font encore plus mal.

Comme les périodes de Noël... et des fêtes de fin d'année.k0507606-1.jpgk0028266.jpg

Mal à ceux qui souffrent de ne plus voir leur enfant.

Les parents qui pleurent leur enfant décédé et

aussi ceux qui ne peuvent voir leur enfant

car ils ou elles sont en prison

ou bien privés par l'autre conjoint

de la présence de leur enfant.

 

Le 26 février 2007, un jeune homme est mort dans un attentat et son père n'a pas été mis au courant. Il avait 17 ans et faisait partie du groupe de français tués en Arabie Saoudite ce jour-là. Il s'appelait Romain et mourut le lendemain, le 27 février.

Le Président de la République lui a rendu hommage à son enterrement et son propre père n'a pas été prévenu !

Nous sommes dans un pays de communication où les nouvelles se savent à la seconde et où les rumeurs vont bon train dès qu'elles veulent se frayer chemin, mais annoncer le décès d'un fils à son père a été impossible à la maman et à la famille maternelle ?!!!?

Le papa de Romain a appris sa mort deux ans et demi après.

k1673884.jpgCe fils lui a déjà manqué de longues années, à cause d'un divorce douloureux, mais le priver ainsi de dire adieu à son fils est d'une cruauté extrême.

Il est dommage que de nombreux pères soient privés de voir leur enfant, comme des mères sont, elles aussi, privées pour différentes raisons.

Des pères qui ne payent pas leur pension sont punis alors qu'ils sont dans une situation inextricable et peuvent se retrouver en prison.

Certains parents manipulateurs n'hésitent pas à raconter n'importe quoi sur l'autre parent pour le discréditer auprès des juges et cela est horriblement injuste.

Une femme s'est suicidée après une décision de justice en Isère il y a quelques années, la privant de la garde de ses enfants.

Un enfant a le droit de voir ses deux parents mais pas non plus dans n'importe quelles conditions.k0520229.jpg

Il est évident que si le père boit ou qu'il prend des crises de démence, ou bien qu'il délaisse ses enfants pour jouer sur internet... la justice l'autorisera à voir son fils accompagné dans une maison spécialisée comme il en existe à Grenoble, nommée la Passerelle.

Il est évident que si la mère se drogue et maltraite ses enfants, au point de ne pas les nourrir ou les soigner correctement... la justice se penchera sur le problème.

Parfois, il est nécessaire d'enlever un enfant à des parents malfaisants, maltraitants ou tout simplement fous, dénués de raison.

k0604362.jpgMais pas dans n'importe quelles conditions. Je pense que le placement peut être violent et que nombre d'enfants souffrent d'être placés puis déplacés, comme si les familles d'accueil ne devaient pas créer d'attachement ni de liens durables et continus.

Les enfants ont besoin de liens d'amour et d'affection qui perdurent dans le temps. Ils ont besoin de pouvoir s'attacher aux personnes qui les accueillent et de trouver de nouvelles racines, alors que les leurs ont été arrachées.

Et puis les parents doivent être aidés et accompagnés pour qu'à nouveau, ils puissent s'occuper de leur enfant.k0660097.jpg

Pour qu'ils comprennent que leur devoir est d'élever leur enfant avec soi, attention et respect et que c'est un être vivant, humain.

Pour qu'ils comprennent qu'au-delà du fait d'avoir été mari et femme, ils doivent rester des parents après un divorce et assumer à deux leur rôle de parents. Et ne pas évincer l'autre du couple parental.k1984682.jpg

Car il en va de l'équilibre de l'enfant qui ne souffrira jamais d'un divorce s'il sent qu'il est toujours aimé par ses deux parents... et qu'on le rassure : il n'est coupable en rien de la séparation de ses parents.

Chloé LAROCHE

PS : pour plus d'informations sur cette affaire concernant le papa de Romain, contacter le site http://fmcp.org/ et vous aurez accès au dossier directement en cliquant sur "Romain, décédé sans son père"

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FÉDÉRATION DES MOUVEMENTS DE LA CONDITION PATERNELLE

pour une responsabilité parentale égale en cas de séparation et de divorcek0035382.jpgk0583380.jpgk1750611.jpg
F.M.C.P. - 144 avenue Daumesnil, 75012 Paris

tél. 01 43 41 45 18 - fax. 01 40 04 94 95u14451222.jpg

Mail : info@fmcp.orgk0982848.jpg

____________________________________________________Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

 

 

 

 

25/01/2010

Une maman pleure ses deux enfants de 3 et 6 ans retenus en Tunisie. L'aîné se tape la tête contre les murs et le second réclame sa maman. Comment les gouvernements tolèrent-ils cela au bout de plusieurs mois ? Je soutiens Sabine BRUTO. Pétition en cours.

imagesVWLjBU.jpegBonsoir à tous et toutes,

J'ai été très touchée par le drame et l'appel au secours d'une maman désespérée, Sabine BRUTO.

Elle pleure ses deux garçons de 3 et 6 ans, qui sont retenus par leur père en Tunisie.

Les enfants souffrent aussi de cette situation, l'aîné se tapant la tête contre les murs.images4rOa3V.jpeg

Des enfants de cet âge ont besoin de leur mère. Ils ont besoin de sa tendresse, de sa présence, de son amour.

Une pétition a été créée pour elle et je vous invite à aller la signer sur le lien suivant :

http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=1dcab0f6ec3be32d2a0ef6fa1bc67e49

imagesjVF8z4.jpegJe souhaite aussi vous faire partager l'article tiré du site de Top-alerte.com, écrit par Lorène Russell et donné ci-après.

Que Sabine garde le courage de se battre car tout cela est long et peut amener au désespoir.629941_10549046-o.gif

Je lui donne tout mon soutien et j'invite le père de ses enfants à les faire revenir en France, dans leur intérêt.

Chloé Laroche

 

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"Il est urgent de médiatiser cette affaire pour faire libérer deux enfants français qui n’ont pas pu faire leur rentrée scolaire en France, le 2 septembre 2009, et enrayer la tentative d’aliénation parentale en cours."

COMMUNIQUE DE PRESSE du 6 novembre 2009 sur http://www.top-alerte.com :

"Sabine BRUTO et R.H. se sont mariés à FONTENAY-SOUS- BOIS le 15 janvier 2005. Deux enfants sont nés de cette union : imagesKPQw5r.jpeg

- Adam, le 12 septembre 2003 à Saint Maurice (94), - Alexandre, le 29 septembre 2006 à Saint Maurice (94).

Après avoir vécu quelques temps en TUNISIE, Sabine BRUTO est revenue vivre en France avec Adam (enceinte d’Alexandre) au mois de juillet 2006. Monsieur R.H. est resté en TUNISIE, Sabine BRUTO lui a toujours amené régulièrement les enfants pendant les vacances scolaires. Monsieur R.H. n’a jamais vécu en France.

Par requête enregistrée auprès du greffe du Tribunal de Grande Instance de CRÉTEIL (94) le 6 mai 2009, Sabine BRUTO a entamé une procédure de divorce. Les époux sont convoqués à l’audience de conciliation le 26 avril 2010. Monsieur R.H n’a pas supporté que sa femme le quitte et a décidé de se venger en prenant leurs enfants Adam (6 ans) et Alexandre (3ans) en otage.

Les enfants étaient en vacances en Tunisie, chez leur père depuis le 28 juin 2009. Sabine BRUTO devait venir les chercher le 6 août 2009. Depuis cette date, ils sont retenus de force à Djerba par leur Père qui détient leurs passeports.

C’est un enlèvement international pour lequel l’ État français est totalement concerné, les deux enfants étant français. Les violences psychologiques qu’Adam et Alexandre subissent actuellement par leur père sont intolérables pour un État de droit comme la France.

imagesN7YMqU.jpegCes enfants ont été coupés brutalement de leur famille, désocialisés, isolés, parachutés dans des écoles où ils ne comprennent pas un mot puisqu’ils parlent français, la langue de leur pays de naissance. Comment Adam peut-il apprendre à lire, écrire et compter dans de telles conditions ?

Cet enlèvement est une atteinte aux droits des enfants les plus élémentaires.

Notre pays se doit de les protéger et d’agir d’urgence pour qu’Adam et Alexandre rentrent en France et retrouvent la vie qu’ils ont toujours connue auprès de leur mère Sabine, de leur grand-mère, Brigitte Nagard.

Cela faisait trois ans et demi que Sabine vivait seule à Fontenay-sous-Bois sans aucune aide financière du père alors qu’il possède des biens et des moyens financiers importants dans son pays. Il apparaît aujourd’hui que c’était le début d’une stratégie pour isoler Sabine.

Cette mère courage a été menacée. Mu par son désir de vengeance, sans aucune considération pour ses enfants, son ex-mari a été jusqu’à lui dire qu’il avait un réseau qui le rendait intouchable et qu’il allait engager des procédures pour arriver à ce qu’il désirait allant jusqu’à préciser qu’il « paie » la police.

Il a été jusqu’à affirmer qu’il connaissait par le biais d'un amie, des gens ‘haut-placés’ en France, lui permettant par exemple de mettre Sabine et son entourage sur écoute…

Il a effectivement engagé une procédure pour obtenir la garde des enfants avec un droit de visite infime pour la mère. On peut effectivement se demander jusqu’où vont ses relations puisque qu’il a obtenu la garde provisoire, vendredi dernier ?

On peut également se demander comment l’ État français n’a-t-il pas encore réagi pour permettre à ces deux enfants, citoyens français d’être libérés de cette séquestration arbitraire.

Sabine, a réussi à rester auprès de ses enfants en Tunisie jusqu’au procès, qu’en sera-t-il désormais. Toute sa vie est en France : travail, logement, famille. Son ex-mari a organisé en Tunisie son total isolement sous forme de séquestration organisée pour l’entraîner vers un épuisement physique et mental plus où moins rapide sans parler des insultes et menaces de mort devant les enfants.

Le père manipule et menace Adam. Il lui confie des ‘secrets’. Il lui dit que s’il rentre à Paris avec sa maman, il ne verra plus son papa… Il le culpabilise et cultive son syndrome de l’abandon.

En présence d’un témoin, Adam a été contraint pas son père de dormir sur une serviette sale, lui disant que c’était la faute de sa maman s’il devait dormir sur le sol…

Il apparaît clairement dans ce dossier que le père œuvre uniquement par vengeance et qu’il mettra tout en œuvre pour exclure leur mère de leur vie.

Le terrorisme psychologique que Sabine BRUTO et ses enfants subissent, sera lourd de conséquences pour le devenir des enfants, si la France n’agit pas rapidement.images4Akpkn.jpeg

R.H. se sent intouchable et apparemment, il l’est ! Lors d’une des audiences, Sabine BRUTO n’a pas eu le droit à la parole. Monsieur R.H. s’est exprimé pour sa part à sa convenance, en arabe (Sabine Bruto ne parlant pas arabe…) L’avocate n’était pas présente.

Le juge s’est déclaré incompétent et conseille de saisir le Juge aux affaires familiales.

Étant donné la gravité et l’urgence de la situation, les enfants étant retenus contre leur gré en TUNISIE par Monsieur R.H., une procédure de référé avait été déclenchée en FRANCE afin qu’il soit statué sur les modalités d’exercice de l’autorité parentale. L’audience, devant avoir lieu en avril 2010, a été ramenée au 1er décembre 2009.

De son côté Monsieur R.H. a déclenché une procédure de divorce en Tunisie en date du 29 août 2009 alors même que les enfants étaient sous le coup de l’enlèvement et donc interdits de rentrer en France.

Par ailleurs il faut préciser que Sabine Bruto avait saisi en France, le Juge aux affaires familiales le 6 mai 2009, le mariage ayant été célébré en France, donc le magistrat tunisien aurait du se déclarer incompétent. Une audience de conciliation a eu lieu le 23 septembre, à laquelle Sabine ne s’est pas présentée sur les conseils de ses avocats, au regard de l’illégalité de la procédure.

Lors de cette audience et comme je vous le disais précédemment, le père a obtenu la garde provisoire avec pour Sabine, un droit de visite de 1 journée tous les quinze jours. A aucun moment, le magistrat n’a demandé des preuves sur la véracité des arguments du père.

Les enfants sont aujourd’hui totalement sous l’emprise de leur père et sont déjà confrontés à un processus dans lequel il a commencé à les programmer pour qu’ils haïssent leur mère sans que ce ne soit justifié. Ce processus porte un nom : aliénation parentale et les conséquences pour Alexandre et Adam ainsi que leur mère, parent victime, peuvent rapidement devenir dramatiques.

Le syndrome d’aliénation parentale a été mis en lumière par le psychiatre Richard Gardner. Il se manifeste en général chez la mère, toutefois, le cas se présente chez des pères aveuglés par la vengeance ou dans des cultures où la femme n’a traditionnellement aucun droit tangible.

C’est actuellement la situation vécue par Sabine BRUTO sur les deux plans !

imagesG2m87d.jpegJ’espère que vous serez sensible à cette douloureuse affaire et que vous pourrez la rendre publique." 


Lorène Russell

Experte Enfance Maltraitée
Fondatrice Association l’ENFANT BLEU
Fondatrice Association ELAVIE

Vendredi 27 Novembre 2009_______________ http://www.top-alerte.com/Urgent-enlevement-d-enfants,-affaire-Sabine-Bruto-a-Fontenay-sous-Bois_a67.html


http://www.mesopinions.com/detail-petition.php?ID_PETITION=1dcab0f6ec3be32d2a0ef6fa1bc67e49

http://www.top-alerte.com/URGENT-marche-de-solidarite-pour-les-enfants-de-Sabine-BRUTO-%E2%80%8F_a149.html

http://videos.tf1.fr/jt-20h/le-combat-d-une-mere-5594494.html

06/12/2009

Ma demande spéciale au Président de la République dans le cadre du débat sur l'Identité Nationale. Quatre enfants attendent que la grâce de Noël opère.

15290-18PS.jpgBonjour à tous et toutes,

Après une longue période de silence sur mon blog que je n’ai pu alimenter, je reviens vers vous pour poursuivre mon écriture de ce monde.

La raison est que j’ai déménagé et je n’avais plus accès à internet. J’ai le plaisir de vous annoncer que je vis toujours à Grenoble, ville merveilleuse entourée de verdure et de montagnes. J’ai juste changé de quartier et de rue. De voisinage aussi. Et je suis heureuse de pouvoir à nouveau reprendre la correpondance avec tous mes lecteurs.

Je reprendrai avec le sujet de l’Identité Nationale, qui titille la France depuis quelques temps.x11128900.jpg

Quand on se pose la question, en temps qu’individu, de son identité, on se recentre, on refléchit.

Qui suis-je, où vais-je, dans quel état j’ère ?

Dans quel état j’ère ? C’est bien la question aujourd’hui.

En effet, que penser en tant que français d’un état qui peut mettre à la porte du pays des parents d’enfants français ? Que penser d’un état qui fabrique des orphelins pour satisfaire les chiffres d’expulsion du Ministère de l’Immigration ?

Certains vont me répondre que “cest normal”, qu’il faut une “régulation”. J’appelle ça une régulation de l’égoïsme, de la discrimination, de l’étroitesse d’esprit et de coeur.

x14510161.jpgEn effet, comment expliquer qu’un père de famille marié depuis 2007 à une femme sourde et muette, Madame Allouche, soit expulsé vers la Tunisie comme un malpropre, tendant à faire penser qu’une femme handicapée ne peut éprouver de sentiments.. !!!? ... et que leur relation n’est qu’un mariage blanc ?!

Il y a un petit garçon au milieu de tout cela, au milieu de cette situation sordide. Il s’appelle Noufel. Il a onze ans et a écrit au Président Monsieur Sarkozy pour lui demander le retour de son papa, expulsé depuis le 7 mai 2009. Je vous invite à aller lire cette lettre et à lire aussi l’article qui l’accompagne. Voici le lien :1788034.jpg

http://www.educationsansfrontieres.org/article23840.html

Je pense aussi au petit Amine, dont le père Mohammed HAHROUR risque l’expulsion, et aussi à deux petites filles de deux ans et trois ans et demi, dont le père Kamal AKAYEV risque aussi l’expulsion. Elles risquent de se retrouver à l’ASE, car leur maman ne va pas bien, et cela peut se comprendre dans le contexte qu’ils vivent.

Je vous invite à lire toute la situation de ces trois enfants, à travers les articles donnés en fin de mon article, textes que j’ai reçu le 4 décembre du Réseau d’Éducation sans Frontières.

Je voudrais interpeler au sujet du débat sur l’Identité Nationale le Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy, en lui citant simplement des passages du célèbre livre : “Le Tour de France par deux enfants” écrit par Monsieur Bruno. Les mots du sous-titre étaient “Devoir et Patrie”.

L07-294345.jpgVoici ces passages : “Les enfants d’une même patrie doivent s’aimer et se soutenir comme les enfants d’une même mère”.

“Brave et chère jeunesse, va, cours porter à la patrie des coeurs de plus pour la chérir.”

“Nous tâcherons d’être dignes de la patrie et pour cela, nous aimerons par-dessus toute chose le bien, la justice, tout ce qui est grand, tout ce qui est généreux, tout ce qui doit faire que la patrie française ne saurait périr.”

PAA267000001.jpgAlors, au nom de ces valeurs de justice et de générosité, au nom de l’amour que l’on doit se porter, Monsieur Nicolas Sarkozy, et vous, Monsieur Besson, je vous demande de ne pas expulser Messieurs Mohammed HAHROUR, qui a un fils de onze ans, et Kamal AKAYEV, le papa des deux petites filles dont j’ai parlé plus haut.

Je vous demande la grâce que soit rapatrié au plus vite Monsieur Mohammed ALLOUCHE, le papa de Noufel, demeurant à Montrouge, ce petit garçon qui vous a écrit cette lettre bouleversante citée plus haut.u19044824.jpg

u15119882.jpgJe vous le demande comme une grâce de Noël pour ces quatre enfants qui méritent autant de la France que tous les enfants du monde... en premier lieu et Droit... de pouvoir avoir leur papa auprès d’eux.

En souhaitant une bonne et heureuse Fête au Président de la République, Monsieur Nicolas Sarkozy.

Chloé LAROCHE


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Textes envoyés par RESF
http://www.educationsansfrontieres.org :


“Deux appels urgents : l’un pour Kamal AKAYEV (de Bordeaux), père de deux fillettes qui peut être expulsé au Daghestan d’un jour à l’autre. Le second pour Mohammed HAHROUR, Egyptien d’Ivry (94), père d’un garçon de 11 ans.

Des nouvelles, pas bonnes, de Serguei expulsé vers l’Arménie où il est en danger. Sa petite fille a fêté son deuxième anniversaire sans son père. Denise B. qui a suivi toute l’affaire a adressé une lettre ouverte au préfet du Rhône M. Géraud. A lire et à faire lire http://www.educationsansfrontieres.org/article24481.html

1/ Kamal AKAYEV, père de deux fillettes, expulsable au Daghestan d’un jour à l’autre d’ici le 9 décembre
Kamel, originaire de Guély au Daghestan (capitale Makhatchkala), peut d’un jour à l’autre se retrouver expulsé à Moscou, capitale de la Russie à plus de 1600 kilomètres de chez lui… Erreur d’appréciation géopolitique du préfet du 64 ? C’est plus trivial. Il n’y a pas d’aéroport international à Makhatchkala et les policiers français dans le cadre de leur mission d’expulsion ne pourraient y avoir accès. C’est aussi plus subtil. Le Daghestan fait partie des 21 républiques « sujets » de la Fédération de Russie qui sont indépendantes sauf pour les questions de politique étrangère. Si la Russie voulait prendre le relais…, ce serait bon pour le respect des quotas d’expulsion du 64.
Kamal qui se trouvait dans la région de Pau pour les besoins de son employeur y a été arrêté et se retrouve depuis le 5 novembre dernier au Centre de Rétention d’Hendaye tous recours épuisés. Sa situation familiale est dramatique, son épouse, Anna, et ses petites filles sont sans ressources à Bordeaux.
Il vivait avec son épouse Anna au Daghestan dans la province de Guély qui touche à la Tchéchénie. Le Daghestan sert de repli aux forces tchétchènes, particulièrement dans cette région. Les habitants, islamistes soufies de tradition, y sont soupçonnés sans nuance de terrorisme islamiste du simple fait d’y vivre. Ce qui fut le cas pour Kamal et Anna qui suite à une perquisition et des brutalités sans nom se retrouvèrent l’un en prison, l’autre à l’hôpital. Ils ont réussi à fuir leur pays et sont arrivés en France en décembre 2005 où Tatouv qui manifestait déjà une résistance exceptionnelle est née en février 2006. Kamila a suivi en avril 2007.
La violence est revenue dans leur vie. Ils se sont vus refuser à deux reprises le statut de réfugié, faute de témoignages dit probants : les violences subies au Daghestan, ça n’était pas assez. Depuis le refus, l’état de santé de la maman s’est gravement détérioré.
Quelques jours à peine après le 20e anniversaire des droits de l’enfant, deux petites filles de 3 ans et demi et deux et demi, risquent à tout moment de se trouver privées de leur papa, et placées à l’ASE si leur mère va plus mal. Le renvoyer dans un pays qu’ils ont fui, Anna et lui, à la suite de traitements violents et injustifiés, c’est l’envoyer vers un inconnu insoutenable et plonger Anna et les enfants dans la plus grande détresse. Expulsé à Moscou, Kamal se retrouvera citoyen « sans propiska » - soit de deuxième zone -, contraint à nouveau à la vie d’un sans-papiers au sein cette fois de la Fédération de Russie. Au Daghestan, Kamal est activement recherché. La police des frontières de Moscou n’aurait qu’à terminer le travail, et Kamal pourrait bien plonger, lui, dans l’oubli.
Contact : resf 33 . 06 16 23  27 39

Pyrénées Atlantiques : Préfet Philippe Rey    philippe.rey@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax secrétariat du préfet : 05 59 98 26 44,
bureau des étrangers :Pierre Larroque-Laborde   
pierre.larroque-laborde@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.fr
Fax du bureau des étrangers : 05 59 98 26 42
Gironde : Préfet: M. Dominique Schmitt . Fax du préfet : 05 56 90 64 76 dominique.schmitt@gironde.pref.gouv.fr
prefet@gironde.pref.gouv.fr
Fax de la préfecture de Gironde :  05 56 90 60 67
secrétaire général de la préfecture : bernard.gonzalez@gironde.pref.gouv.fr
préfet délégué à la sécurité et à la défense : jean-marc.falcone@gironde.pref.gouv.fr

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr



2)  Expulsion imminente du père d’Amine, enfant d’Ivry-sur-Seine :

Monsieur Mohammed HAHROUR est enfermé dans le centre de rétention du Mesnil-Amelot pour être expulsé vers l’Egypte, son pays natal. En France depuis 1992 mais sans papiers, il est le père d’Amine HAHROUR, 11 ans, un enfant d’Ivry qui a fait toute sa scolarité à l’école Joliot-Curie. Cette année, il est entré en classe de sixième au collège Sœur Rosalie (Paris 5ème).
Une première tentative d’expulsion a échoué la semaine dernière. Depuis le 17 novembre, jour de l’interpellation, l’angoisse grandit chaque jour davantage pour Amine et sa mère, Hasna. Les parents d’Amine sont séparés après un divorce douloureux. Mais Amine a droit à ses deux parents, la Justice ayant accordé la garde à la mère et un droit de visite au père. Hasna, qui dispose d’une carte de résidente de dix ans, ne veut pas que son fils soit privé de son père.
Mais ces considérations humaines n’effleurent pas les autorités. Alors que nous venons de célébrer le 20ème anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, qui impose que dans toute décision administrative « l’intérêt supérieur de l’enfant » soit une « considération primordiale » (Art. 3-1), seule compte la politique du chiffre pour la préfecture du Val-de-Marne et le Ministère de l’Identité nationale.
Amine attend impatiemment son papa. De quel droit demander à ce garçon de 11 ans de renoncer définitivement à le voir, sauf à le rejoindre en Egypte, un pays qu’il ne connaît pas, qui n’est pas celui où il a grandi ? De quel droit demander à sa mère, pourtant autorisée à séjourner en France, de priver Amine de son père, sauf à s’exiler en Egypte ? Si le ministre de la rafle et du drapeau accomplissait son forfait en ajoutant Monsieur HAHROUR à son tableau de chasse, les parents d’élèves, les habitants d’Ivry, les enseignants ne lâcheraient pas l’affaire pour autant, jusqu’à ce qu’Amine retrouve son père.
L’« intérêt supérieur » d’Amine commande que les autorités remettent Monsieur HAHROUR en liberté et lui permettent de vivre non loin de son fils. Il commande aussi que la préfecture du Val-de-Marne le régularise. Mais apparemment, Monsieur BESSON et le prince de l’Elysée se sentent exonérés des considérations humanitaires, de l’« intérêt supérieur de l’enfant » et de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant dont nous venons de célébrer le 20ème anniversaire.

Si vous voulez exprimer votre indignation, poliment mais fermement, adressez-vous à la préfecture du Val-de-Marne et au ministère de la rafle et du drapeau:

Préfet du Val-de-Marne : M. Michel CALMUX
Fax 01 49 56 64 06  ou 01 49 56 64 10 / 01 48 99 38 04 / 01 49 56 60 13
michel.camux@val-de-marne.pref.gouv.fr
Cabinet du Préfet : 01 49 56 64 17
Madame Courcoul, chef de cabinet : 01 49 56 60 68
Fax 01 49 56 64 17
Philippe Chopin directeur de cabinet
Jean-Luc Névache  secrétaire général

Ministre de l’immigration
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr
fax :  01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Et là où se prennent les décisions  
Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

2/ Des nouvelles (2 décembre) de M. H. ADB  EL GAWWAD (dernier resf info)

Le JLD avait libéré M. ABD EL GAWWAD « pour manque de diligence de la préfecture à entrer en possession du laisser-passer mis à disposition par le consulat ». Mais le procureur avait fait appel.  Monsieur et son avocat ont fait un  recours contre cet appel, et ont gagné : victoire ! Trois très jeunes enfants (5, 4 et 2 ans) ont retrouvé leur père !! La régularisation reste à gagner.

3/ Le 20ème anniversaire de la CIDE (Convention internationale des droits de l’enfant) a été l’occasion pour RESF, à travers plus d’une vingtaine d’initiatives, de mener campagne pour le respect par l’Etat des droits de l’enfant. Retrouvez leurs échos :
A Marseille : http://www.educationsansfrontieres.org/article24188.html
A Lyon : http://www.educationsansfrontieres.org/article24437.html
A Paris : Six heures pour les droits de l’enfant au CentQuatre. Pour patienter avant le DVD, vous pouvez disposer :
- des enregistrements audio : http://www.educationsansfrontieres.org/radio
- l’intervention de Aminata Traoré, interpellant les politiques
http://www.dailymotion.com/video/xb946k_aminata-traore-le-22-nov-2009_news
et des photos de Jean Claude Saget  http://picasaweb.google.fr/lh/sredir?uname=saget78&target=ALBUM&id=5408125520823859393&authkey=Gv1sRgCJ6Fy7KZivTC0gE&feat=email

Cette dernière initiative (au CentQuatre) nous couté quelques sous et même un peu plus… Ce sont bientôt les fêtes, les dons, subventions, oboles, étrennes, etc… de ceux qui le peuvent seront les bienvenus (chèques à l’ordre de RESF, à envoyer à RESF/EDMP 8 impasse Crozatier, 75012 Paris)."

 

29/10/2009

J'écris ce jour pour les deux garçons tués en Isère par leur père. Je m'adresse aux parents en difficultés, pouvant être victimes de pulsions. Comment analyser ces pulsions et ne pas leur donner réalité.

 

images-1.jpegBonsoir à tous et toutes,

J’adresse toutes mes condoléances et mes pensées de tristesse à la maman des deux jeunes garçons assassinés par leur père à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère. Ils étaient âgés de sept et dix ans.images-10.jpeg

J’ai travaillé il y a quelques années dans leur école comme musicienne intervenante et j’adresse toutes mes pensées aux enseignants et aux camarades de ces deux garçons.

Voici ce que j'ai écrit pour ces deux enfants, pour leur mère et pour d’autres parents :

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images-18.jpegDeux enfants sont partis de cette terre brutalement, étouffés cette semaine par leur père... Un père qui venait d’être licencié, un père souffrant d’addiction aux jeux internet, un père vivant des conflits au sein de son couple.images-5.jpeg

Deux enfants sont partis et ils ne comprennent pas qu’un père puisse les aimer autant et les tuer ainsi. L’être humain révèle des monstres tapis dans l’ombre, qui se saisissent des moindres failles de la vie pour prendre le pouvoir sur une âme. Un licenciement et on perd pied. Plus d’estime de soi. On se sent inutile. La société nous rejette... alors on rejette. Tuer, c’est aussi se tuer.

Ce père s’est suicidé à travers ses enfants car il n’a pas su le faire contre lui. Il s’est saisi de leur vie, de ces vies qu’il a mises au monde. Il a préféré tout perdre et se perdre... se perdre puisque aujourd’hui, comment pourra-t-il porter cela jusqu’au bout sans souffrir atrocement ?images-4.jpeg

Il a suicidé son couple et sa compagne... Car comment arracher le coeur de sa femme si ce n’est en lui enlevant le fruit de ses entrailles ?

Beaucoup d’enfants partent ainsi et j’ai déjà parlé de ce problème dans mon blog à plusieurs reprises.

images-8.jpegQuand vous sentez monter une pulsion criminelle envers votre enfant, n’attendez pas de passer à l’acte. Demandez-vous si ce n’est pas vous que vous voulez tuer, demandez-vous ce qui se passe et pourquoi vous vous retrouvez à ressentir des pensées de ce genre (les causes peuvent être : solitude, désespoir, problèmes au travail, malaise profond, conflits, divorce, colère forte, propre enfance non résolue) et appelez immédiatement un numéro d’urgence. Sortez de la maison si nécessaire, courez à l’extérieur, mais ne passez pas à l’acte.

Voici des numéros à appeler :images-19.jpeg

-Le 112 (urgences)

-Le 15 (le Samu)

-Pour les parents d'un bébé : le 0800 00 3 4 5 6. C'est un Numéro Vert national, gratuit et anonyme. Allo Parents Bébé est ouvert du lundi au vendredi, de 10h à 13h et de 17h à 21h. L’équipe du 0800 00 3 4 5 6 garantit une écoute anonyme, disponible et personnalisée. Les écoutants sont des professionnels de la santé et de la petite enfance (psychologues, infirmières, puéricultrices) dotés d’une formation et d’une expérience reconnues dans le domaine de la périnatalité.images-17.jpeg

-Le 119 (le numéro d'aide pour la protection des mineurs a été élargi depuis cet l'été pour aider les parents dépassés dans leur rôle, à reprendre le contrôle de la situation)

images-3.jpeg.-APF Ecoute Parents : 0800 800 766 : Un nouveau numéro vert "par et pour" des parents d'enfant en situation de handicap.

-Ecoute Parents Enfants 0 800 835 792, numéro vert anonyme et gratuit (sauf portables).

-Un numéro vert national anonyme et gratuit 0800 235 236, géré par l'Ecole des Parents et des Educateurs d'Ile de France. Tous les jours de 8h à minuit. ...

_______________________________________

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Je souhaite que des parents en difficulté puissent lire mon article et ainsi éviter un drame car ce n’est pas le premier drame de ce genre qui se produit. Je me souviens de cette jeune maman de vingt ans qui a tué son petit car elle était seule et complètement paniquée. Des dizaines de parents infanticides sont en prison pour une souffrance qu’ils n’ont pas su gérer et qui a causé la mort de leur enfant chéri.

Au lieu de juger, essayons de comprendre et d’aider d’autres parents en détresse avant qu’il ne soit trop tard. La politique de nos sociétés est l’individualisme et l’égocentrisme. Des mamans se retrouvent seules à tout gérer alors que dans des sociétés comme l’Afrique, elles sont entourées et aidées.images.jpeg

Les pulsions peuvent arriver sur une crise de panique, sur une pulsion de suicide et de désespoir, sur des problèmes à gérer paraissant insurmontables.

Je souhaite que les parents en difficultés qui me lisent affichent les numéros ci-dessus sur leur bureau afin d’être en mesure d’appeler rapidement en cas de besoin.

Car vous pouvez penser être à l’abri de pulsions. Sauf que quand la pulsion est là, c’est trop tard.

Quand elle arrive, l’urgence de se battre contre elle est bien là. Afin d'éviter tout drame.images-6.jpeg

images-14.jpegChloé LAROCHE

 

 

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Commentaires :

Vous pouvez lire aussi ma lettre du 13 septembre intitulée : "Lettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours...".

Il y a d'autres numéros que vous pouvez appeler en cas de besoin, que je rajoute ici ; certains fonctionnent la nuit, ce qui n'est pas le cas de tous !!

-Cap Écoute : le 0800 333 435 (9 h - 21 h) ou le 04 72 33 34 35

-Sos Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (12 h - 24 h)

-Sos Amitié : le 0800 066 066

-Croix-Rouge Écoute : le 0800 858 858

-Suicide Écoute : le 01 45 39 40 00

-Numéro national d’aide aux victimes : le 08 842 846 37

-Sos Suicide : le 01 40 50 34 34

BON COURAGE À TOUS.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 01.11.2009

 

Voici de nombreux numéros d'écoute pour ceux qui en ont besoin :

-Sida Info Service : 0 800 840 800 (n°vert) 24h/24h 7j/7 - (n°vert) 9h-23h 7j/7 
-Hépatites Info Service : 0 800 845 800
-Sida Info Droit : 0 801 636 636 (n°azur) mardi-mercredi-jeudi: 16h-20h vendredi: 14h-18h
-VIH info soignants : 0 801 630 515 (n°azur) lundi au vendredi: 17h-21h samedi et dimanche: 14h-21h
-Ligne de Vie (accompagnement): 0 801 037 037 (n°azur) lundi au vendredi: 17h-21h
-Drogue Info Service: 0 800 23 13 13 (n°vert) 24h/24h 7j/7 
-Ecoute alcool : 0 811 91 30 30 (n°azur) 14h-02h 7J/7
-Ecoute cannabis : 0 811 91 20 20 (n°azur) 8h-20h 7J/7
-Cap écoute : 0 800 33 34 35 (n°vert) lundi à vendredi : 9h-21h
-Fil santé jeunes :0 800 235 236 (n°vert) 8h-00h 7J/7
-Ecoute, sexualité, contraception : 0 800 803 803 (n°vert) lundi à vendredi : 9h30-19h30 samedi: 9h30-12h30
-Samu social : 115 (n°vert) 24h/24h 7j/7

Numéro Vert : appel gratuit
Numéro Azur : coût d'une communication locale

- 01 44 93 44 93 : Inter service parents (en semaine)

-01 44 49 29 30 : Fil info jeunes

-01 53 24 67 67 : SOS racisme

-01 42 40 20 42 (jour) ou 01 44 52 03 34 (nuit) : Paris ados services

-01 45 22 17 98 : Lutte contre les sectes

-0 800 202 223 : Violences et racket, ne pas se taire (appel gratuit)

- le 113 : Drogues Alcool Tabac Info Service (appel gratuit et anonyme 24h/24) 

-0 800 802 984 : SOS violence à l'école (appel gratuit)

- le 114 : contre le racisme, si l'on est victime ou témoin d'un acte raciste (appel gratuit et anonyme)

-0 803 309 310 : Viol femmes information

-0 810 098 609 : SOS détresse INAVEM (numéro AZUR)

- 01 43 38 57 13 : Stop la violence

- 01 45 39 40 00 : Suicide écoute

- 01 45 88 18 00 : Paris aide aux victimes

- 0 800 232 600 : Réseau accès aux soins gratuits

- 01 58 41 24 24 : Maison de Solenn (Cochin)

Ecrit par : Chloé Laroche | 01.11.2009

 

 

 

16/08/2009

Je vous salue Marie... Pour tous les enfants morts à cause de l'inconscience humaine, de la folie et de la haine ancrée dans les cellules survenant telle un cyclone.

images-6.jpegJe vous salue Marie

Par tous les enfants morts

Près de leur mère, de leur père

Par ces deux enfants

Tués par leur maman

À Nice, le onze août

... pour Teddy et Lisa

Trois ans et demi et deux ans

 

Ils sont morts noyésk1948260.jpg

Par des mains devenues folles...

De ces mains qui les ont choyés

Dans un sourire immense

Dans le ventre d'une mère

Ils avaient grandi

Mais l'océan les a repris

Dans les larmes d'un père

 

images-1.jpegUn père dont le chagrin

Ressemble au tsunami

Quand la femme devient furie

Tempête terrible

Force monstrueuse de vie

Et de mort fulgurante

Vague sans retour

Suicide de sa propre chair

 

Je vous salue Marieimages-2.jpeg

Par ce nouveau-né retrouvé mort

Cadavre jeté dans une poubelle

Près de Cornillon-Confoux

Par sa mère peut-être atteinte

Du déni de grossesse

Terrible découverte

D'une naissance non vécue

 

images-5.jpegJe vous salue Marie

Par cette fillette de sept mois

Tombé d'un quai de port d'Erquy

Dans son landau échappé

À la surveillance de ses parents

Un frein oublié, une négligence

Et la mort est là qui rôde

Au mépris de l'amour

 

Je vous salue Marieimages.jpeg

Par une douce maman

Qui entend des paroles de mort

De la bouche de sa fille ado

"Dans la tombe Maman

Quand tu seras

Je serais heureuse"

Temps méprisables !

 

u17124213.jpgJe vous salue Marie

Par ces deux jumeaux de dix ans

Tués par leur frère adolescent

D'un coup de fusil dans leur sommeil

La Corse s'est réveillée meurtrie

Leurs parents morts aussi

Le jeune ne sait pas pourquoi

La mort est passée par lui

 

Je vous salue Marieimages-4.jpeg

Par cet enfant de deux ans

Laissé seul par sa mère

Dans son lit, pour sa sieste

Pendant deux heures et demi

Retrouvé inconscient à Bezons

Et brûlé on ne sait pourquoi

Comment ? Pourquoi ?

 

u18977811.jpgJe vous salue Marie

Par ce petit garçon de cinq ans

Laissé de l'autre côté de la route

Par sa maman qui a traversé sans lui

Une voiture l'a renversé

"PRENDRE UN ENFANT PAR LA MAIN

... Pour l'emmener vers demain"

Un geste qui peut éviter l'Hôpital Necker et la tombe.

 

Chloé LAROCHE

 

 

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images-8.jpegJE VOUS SALUE MARIE ________ de Georges Brassens

 

"Par le petit garçon qui meurt près de sa mère
Tandis que des enfants s'amusent au parterre
Et par l'oiseau blessé qui ne sait pas comment
Son aile tout à coup s'ensanglante et descend
Par la soif et la faim et le délire ardent Je vous salue, Marie.

Par les gosses battus, par l'ivrogne qui rentre
Par l'âne qui reçoit des coups de pied au ventre
Et par l'humiliation de l'innocent châtié
Par la vierge vendue qu'on a déshabillée
Par le fils dont la mère a été insultée Je vous salue, Marie.

Par la vieille qui, trébuchant sous trop de poids
S'écrie: " Mon Dieu ! " par le malheureux dont les bras
Ne purent s'appuyer sur une amour humaine
Comme la Croix du Fils sur Simon de Cyrène
Par le cheval tombé sous le chariot qu'il traîne Je vous salue, Marie.

Par les quatre horizons qui crucifient le monde
Par tous ceux dont la chair se déchire ou succombe
Par ceux qui sont sans pieds, par ceux qui sont sans mains
Par le malade que l'on opère et qui geint
Et par le juste mis au rang des assassins Je vous salue, Marie.

Par la mère apprenant que son fils est guériimages-9.jpeg
Par l'oiseau rappelant l'oiseau tombé du nid
Par l'herbe qui a soif et recueille l'ondée
Par le baiser perdu par l'amour redonné
Et par le mendiant retrouvant sa monnaie Je vous salue, Marie."

 

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Commentaires

 

Bonjour Chloé,

Je suis outrée de voir que des gens irresponsables, ayant tout perdu (dignité, conscience, esprit, lucidité, etc...) peuvent arriver à TUER. Comment peut-on en arriver là. Malgré que quelqu'un ait d'énormes soucis, on ne peut pas TUER sans réfléchir à son geste et à ses conséquences : ôter la vie de quelqu'un qui n'a pas demandé de mourir. Tellement de femmes demandent à choyer un enfant, aimer tout simplement.
Il y a tellement de solutions pour éviter de passer à l'acte (TUER). Demandez-vous : pourquoi je vais faire cela ? N'ai-je pas une autre solution ? A méditer.

Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 16.08.2009

 

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Oui, c'est terrible d'en arriver à commettre l'irréparable, mais je pense que nombre de personnes qui tuent dans "un instant de folie" sont malades, c'est à dire ont besoin d'être aidées, mais comme la plupart du temps, elles gardent tout en elles et ne parlent à personne de ces orages intérieurs.. un jour, cela fait un tsunami et elles tuent. Elles tuent leur enfant mais, en réalité, en premier, c'est elles qu'elles tuent. Car comment vivre après cela ? La maman de Nice qui vient d'être internée ne pourra jamais revivre quand elle sera guérie. La personne qu'elle est aujourd'hui sera morte et une autre vivra le reste de sa vie en survivant de la mort de ses enfants.

La nature humaine est complexe, comme l'univers, mais si on ne fait pas face à nos ombres en les reconnaissant, en les apprivoisant, en les sublimant... elles prennent notre âme. Cette maman n'a pas tué. En réalité, ce sont des forces inconscientes qui se transforment en pulsions incontrôlables. C'est pour cela qu'il est primordial de parler, d'écrire, de travailler sur son enfance, sur tous les coups reçus, sur les névroses, sur les rêves, sur son chemin de vie... L'âme, si on la force à prendre un chemin qu'elle ne doit pas... se distord et crée aussi de l'ombre. Si une personne se sent mal et pense faire le pire un jour, sous l'effet de pulsions qu'elle sent monter... doit impérativement aller en parler à un thérapeute ou bien appeler un numéro anonyme d'écoute, comme Cap Écoute. Parfois, il suffit de parler, de tout déverser, de pleurer, de se mettre à nu, de se rendre humble... et on sauvera son enfant, on sauvera les êtres chers que l'on aime, car cette pulsion de mort n'existera plus.

Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.08.2009

21/06/2009

J'ai écrit une histoire pour la Fête des Pères. Sur la paternalité, de son importance pour l'enfant, sur le silence et le mutisme à propos de l'existence d'un enfant, sur la séparation et le droit de garde.

 

PAA327000019.jpgAux pères du monde entier.

 

 

images-4.jpegMaréva pensait à une de ses amies, Milka. Cette dernière était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

 

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.images-5.jpeg

 

 

LE CONTE DU PAPA DES ÉTOILES----------

 

Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

 

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”images-3.jpeg

 

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

 

images-12.jpeg-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

 

Sa mère sourit et lui dit :

 

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

 

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :images-8.jpeg

 

-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

 

Le petit garçon attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

 

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

 

images-17.jpeg-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira : "Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Cet homme a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

 

L’enfant réfléchit et dit soudain : "Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”

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PAA186000054.jpgL’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

 

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

 

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était faite moine.images-7.jpeg

 

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

 

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière ! _______ FIN DU CONTE du Papa des Étoiles.

 

IS191-075.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

 

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.images-10.jpeg

 

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

 

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.PAA186000054.jpg

 

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

 

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

 

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

 

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

 

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

 

images-2.jpegGali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du papa de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.images.jpeg

 

Quelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Chloé LAROCHE

06/06/2009

Être un bon parent, un parent adulte, c'est quoi ? Je dresse la liste des comportements positifs et constructifs d'un parent responsable.


-Users-Anne_Chloe-Desktop-253221SDC.jpgBonjour à tous et toutes,

Je voulais depuis un moment faire un article sur les bons parents, sur les mauvais et les moyens. Je provoque volontairement car je sais qu’aussitôt, certains vont me dire qu’il n’y a pas de bons parents ni de mauvais. 

Alors je vais tout de suite donner le ton. J’ai vu encore ce matin, en roulant dans mon taxi, une petite fille de six ans non attachée, à l’arrière d’une voiture conduite par une femme. 

Il y a quelques jours encore, j’ai stoppé net de colère quand j’ai vu à l’avant d’une voiture en marche un bébé debout sur les jambes de sa mère. Ce bébé de quelques mois était appuyé sur le devant intérieur, au-dessus de la boîte à gants, donc juste près du pare-brise. Vous allez me faire croire que ce ne sont pas de mauvais parents ? Qu’ils sont juste négligents ? C’est bien cela le problème !! Quand je vois en sillonnant la ville des bébés l’été sans chapeau... et l’hiver sans bonnet, ça me donne envie de ramoner les parents.

Alors voilà, j’ai décidé de réfléchir et de faire une liste pour aider les parents à réfléchir eux-aussi.

Que font les bons parents, les parents responsables et adultes ?-Users-Anne_Chloe-Desktop-BLD065652.jpg

ILS............

-attachent leurs enfants dans la voiture, même pour une courte distance,
-veillent à les protéger du soleil et du froid, en leur mettant chapeaux, bonnets, crème solaire, lunette de soleil à la plage et sur la neige,
-veillent à leur hygiène corporelle (cheveux, surveillance des poux, coupage d’ongles, mains propres et lavées régulièrement, dents brossées tous les jours),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u21549466.jpg-proposent des horaires réguliers (repas, dodo, devoirs) et ne laissent pas leurs enfants veiller (jusqu’à ce qu’ils atteignent l’âge de veiller),
-sont conscient du fait qu’un enfant a besoin de dormir un certain nombre d’heures donc ils font en sorte que leur enfant se couche, en mettant en place un rituel : histoire à raconter, chanson, berceuse, calin, petite prière rassurante chassant les angoisses et les fantômes (à l’ange gardien, au Saint Esprit, au Créateur... pour ceux qui veulent),
-connaissent les dangers domestiques et appliquent une surveillance adaptée à l’âge de l’enfant (le bain, les fenêtres, les médicaments, la table à langer, les cacahuètes, les petits objets risquant d’être avalés, les cordons, les colliers et les chaînettes risquant d’étrangler, les sacs plastiques risquant d’étouffer, les escaliers, les casseroles risquant de brûler),
-vérifient l’eau du bain avant de baigner leur enfant (37 °C) et ne laissent jamais leur enfant seul dans le bain,
-savent qu’il faut seulement trois secondes pour qu’un enfant se brûle au 3ème degré avec de l’eau à 60 °C (la peau des enfants est très sensible), 
-testent la température du biberon avant de le donner à leur enfant et ne laissent jamais un enfant seul dans la cuisine,
-ne fument jamais en présence de leur enfant et ne laissent pas d’allumettes et de briquets ni de bougies allumées à la portée de leur enfant,
-ont conscience du danger des prises électriques, installent des cache-prises et apprennent à leur enfant à ne pas y toucher ni à jouer avec,
-ne donnent pas de médicaments à l’enfant pour dormir et ne secouent jamais leur bébé parce qu’il pleure,
-sont conscient du moment où ils peuvent déraper et savent se faire relayer, voire aider psychologiquement, lorqu’ils sentent qu’ils peuvent faire du mal à leur enfant par mal-être, malaise, fatigue extrême,
-Users-Anne_Chloe-Desktop-pr91988.jpg-surveillent leur enfant sur les aires de jeux et veillent à ce que ses vêtements ne risquent pas de l’étrangler en jouant (ceintures, écharpes, cordons, colliers, chaînettes)... Des enfants sont morts ainsi sur une balançoire ou un toboggan),
-ne laissent jamais un enfant seul dans une voiture ou près d’un point d’eau (piscine, lac, étang, mer)... Un enfant peut se noyer en quelques minutes, sans un bruit, même dans 20 cm d’eau,
-ne laissent jamais leur enfant seul avec des animaux, mêmes familiers, et lui apprennent qu’un animal peut avoir des réactions inattendues et dangereuses, lui rappelant qu’on ne doit jamais surprendre un animal ni lui tirer les oreilles ou la queue ni approcher sa tête de celle de la bête,
-ne fument jamais et ne boivent jamais en étant enceintes, étant conscientes des séquelles que va supporter le bébé (retard mental, petit poids, gros problèmes de santé, débilité, handicaps divers, asthme, leucémie, etc),
-ne gâtent pas leur enfant et ne les adorent pas “matériellement” (en les couvrant de cadeaux au lieu de s’occuper d’eux, de jouer avec eux et de leur faire découvrir le monde),
-n’étouffent pas leur enfant pour le programmer comme un clone (sur-investissement pathologique), en l’obligeant à faire des activités (musique, sport, jeu d’échecs, compétitions à outrance, “il faut que tu sois le meilleur”, “tu dois réussir”,etc),
-laissent l’enfant rêver et lui apprennent à jouer seul, à écrire ou à lire, à retrouver les jeux de son âge, sans être dépendant de la télévision, de l’ordinateur et des jeux vidéos,
-lui expliquent que le tri sélectif est important et qu’il peut le faire depuis tout petit (exemple : mettre la bouteille de lait vide dans le sac destiné à la poubelle verte),
-apprennent à leur enfant à protéger la terre, à ne rien jeter par terre et dans la nature, à respecter l’eau, les rivières, la mer, à recycler les piles, à ne pas changer de portable tous les six mois, à utiliser du papier recyclé, à ne pas gâcher la nourriture,-Users-Anne_Chloe-Desktop-56381384.jpg
-savent que l’enfant a besoin de limites et de règles claires encadrant le quotidien, gardant cette pensée à l’esprit que tout cela le sécurise et lui évite des angoisses, 
-apprennent à l’enfant à respecter les autres, à pratiquer la politesse et l’entraide, mais aussi à savoir dire non aux adultes qui déraillent et à se protéger de leurs agissements et de leurs approches,
-n’acceptent pas de garder des secrets de famille concernant leur enfant sans lui en parler (sur ses origines, sa venue au monde, sa conception, son adoption, ses frères et soeurs, même décédés, le décès d’un parent, les grands-parents, etc),
-respectent l’amour et l’attachement de l’enfant à l’autre parent (père et mère), en se rappelant que chacun lui apporte un univers différent, ces deux univers faisant la construction de l’enfant,
-ne se battent jamais devant leurs enfants (coups, insultes, menaces, conflits, etc),
-Users-Anne_Chloe-Desktop-u13598153.jpg-essayent dans un divorce et une séparation de rester des parents dignes, en dehors des conflits du couple, et d’aménager la garde des enfants dans leur intérêt,
-ne déménagent pas à l’autre bout de la France ou à l’étranger quand il y a divorce car l’autre parent n’a pas à subir cela, ni l’enfant,
-ont le courage de protéger leur enfant si l’autre parent est dangereux (viols, maltraitance sur enfant, barbarie, attouchements sexuels, violences, etc) et préviennent dans ce cas les autorités, avec plainte déposée si nécessaire, sans avoir peur des représailles, sachant que des associations existent et peuvent protéger les familles en danger,
-n’acceptent jamais, au grand jamais, que l’autre parent maltraite les enfants, les viole, les enferme, les frappe, les violente, 
-ont conscience que l’enfant peut être détruit par des phrases de ce genre : “Quand mes filles sont venues au monde, elles ont tué ma vie. Elles auraient mieux fait de ne pas naître. Depuis, je n’ai que souffrance...”.. Dans ce cas-là, il vaut mieux que l’enfant parte dans une autre famille, une famille accueillante, une famille qui soutiendra l’enfant dans son évolution, son envie de grandir et qui lui donnera l’amour dont a besoin tout enfant pour se construire.

-Users-Anne_Chloe-Desktop-hmt008.jpg_______ Voilà, je crois que tout parent peut être un bon parent. S'il ne l'est pas, il peut le devenir, en sortant de l’ignorance, en s’informant, en se disant que devenir un parent adulte, cela s’apprend... en demandant conseil, en parlant, en sollicitant de l’aide, en lisant des livres sur le sujet, en appelant l’École des Parents pour se faire aider, soutenir, accompagner, en se faisant aider sur le plan psychologique pour parfois dépasser et régler un passé d’enfance personnelle douloureuse. Je crois que parfois un bon parent peut aussi déraper... dans un des 
points évoqués ci-dessus, mais dans certains cas, il faut être conscient que c’est la mort ou l’accident (quand il suffit d’une seconde pour que l’enfant se noit), voire une maladie grave qui est risquée dans la négligence ou l’incapacité (par exemple, dans l’addiction à la cigarette en étant enceinte ou devant l’enfant présent).

Voilà, peut-être pourrais-je aider un peu avec cet article. -Users-Anne_Chloe-Desktop-sf_n7z8427.jpg

Si vous avez d’autres idées ou des remarques à faire sur cet article, n’hésitez pas ! Je les rajouterai à ma liste.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé LAROCHE

21/04/2009

Rand était une jeune fille irakienne de 17 ans. Elle a été tuée dans un "crime d'honneur" par son père, pour être tombée en amour de Paul, soldat britannique.

 

 Pour RAND, assassinée par son père le 16 mars 2008

dans un "crime d'honneur"________________    

 

(voici Rand à droite, belle jeune fille de 17 ans)randOBS2704_228x259-1.jpg

 

 

u19211118.jpgRand, morte par amour

écrasée, foulée aux pieds, 

ceux de son géniteur

père monstrueux, ignoble


Rand mise au monde

et tuée pour avoir parlé

échangé, flirté, rêvé

avec un jeune homme


k0136037.jpgRand, tu étais la Virginie

de Paul, soldat britannique

l’ennemi en Irak

et ton père, sous couvert

de sauver “l’honneur”

a pris ta vie, aidé de tes frères

ton corps, jeté et couvert 

du crachat de tes oncles


L22-306138.jpgRand, la terre est si belle

et parfois si mauvaise

quand le coeur des hommes 

prend la couleur du diable

et que leur haine recouvre 

l’amour si rayonnant, si pur

de cette pureté des étoiles

qui meurent sans un motk0142028.jpg

 

Rand, je veux dire les mots

crier que tu n’es hélas pas seule

à avoir subi ce sort cruel

des filles sont tuées aussi

parce qu’elles ont été violées

alors tuées par leurs proches

pour laver l’honneur

d’une famille “blessée”

 

k0366550.jpgRand, que jamais plus

les crimes d’honneur

n’arrivent sur cette Terre

que jamais plus tes dix-sept ans

ne soient coupés de la terre

que jamais plus de pères

de frères et de cousins

ne tuent pour “laver”k0141553.jpg

 

devant les mères en pleurs

devant ces femmes qui ont donné la vie

devant ta mère qui a honte pour la Terre.

 

k0139394.jpgRand, repose en paix.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

_______________________________Article relatant les faits, ci-après :

 

IRAK, le 12 mai 2008.

 

Source : Extraits ci-dessous de l’article de Afif Sarhan et Caroline Davies pour The Observer via Dhimmi Watch.

Traduction par Bivouac-ID.

 

« Si j’avais su ce que ma fille allait devenir,

je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle ».

 

“Abdel-Qader Ali n’a qu’un seul regret : celui de ne pas avoir tué sa fille dès sa naissance. « Si j’avais su ce qu’elle allait devenir, je l’aurais tuée au moment même où sa mère a accouché d’elle » a-t-il déclaré sans la moindre trace de remords.

Deux semaines après que The Observer eut révélé la choquante histoire de Rand Abdel-Qader, âgée de 17 ans et tuée car elle avait le béguin pour un soldat britannique à Bassorah au sud de l’Irak, son père reste provocant. Assis dans le jardin de sa maison bien entretenue du district d’Al-Fursi de la ville, il demeure un homme libre, bien qu’ayant piétiné, étouffé et mortellement poignardé sa fille.

Abdel-Qader, fonctionnaire de 46 ans, fut d’abord arrêté, puis relâché après deux heures. Etonnamment, raconte-t-il, la police l’a félicité pour ce qu’il avait fait. « Ce sont des hommes, et ils savent ce qu’est l’honneur » a-t-il dit.

Rand, qui étudiait l’anglais à l’université de Bassorah, fut considérée comme ayant causé le déshonneur de sa famille après qu’elle se fut entichée d’un soldat britannique de 22 ans connu seulement sous le nom de Paul.

Elle est morte vierge, selon sa meilleure amie Zeinab. Et de fait, sa ‘relation’ avec Paul, qui commença alors qu’elle travaillait en tant que bénévole auprès de familles déplacées et que lui faisait la distribution d’eau, semble s’être limitée à des conversations à l’impromptu sur une période de moins de quatre mois. Mais la jeune et impressionnable Rand en était tombée amoureuse, et confia ses sentiments et rêveries à son amie Zeinab âgée de 19 ans.

Ce fut son premier béguin, et ce fut son dernier. Elle est morte le 16 mars après que son père eut découvert qu’elle avait été vue en public parlant à Paul, qui symbolisait l’ennemi, l’envahisseur et le chrétien. Alors qu’horrifiée, Leila Hussein, sa mère, appela les deux frères de Rand, Hassan 23 ans et Haydar 21 ans, afin qu’ils retiennent leur père Abdel-Qader tandis qu’il étranglait sa fille en écrasant sa gorge de son pied, ils participèrent à l’assassinat. Son corps recouvert d’un linceul fut alors jeté dans une tombe de fortune sans autre cérémonie, tandis que ses oncles crachèrent dessus de mépris.

« La mort était bien le moins qu’elle méritait » déclara Abdel-Qader. « Je n’ai pas de regret. J’avais le soutien de tous mes amis qui sont des pères, comme moi, et qui savent que ce qu’elle a fait est inacceptable pour tout musulman qui honore sa religion » ajouta-t-il.

« Je n’ai plus de fille maintenant, et je préfère dire que je n’en ai jamais eue. Cette fille m’a humiliée devant ma famille et mes amis. En parlant avec un soldat étranger, elle a perdu ce qu’une femme a de plus précieux. Les occidentaux s’en offusqueront peut-être, mais nos filles ne sont pas comme leurs filles qui couchent à droite et à gauche et sont parfois même enceintes sans être mariées. Nos filles doivent respecter la religion, la famille et leurs corps . »

« Je n’ai désormais plus que deux garçons. Cette fille fut une erreur dans ma vie. Je sais que Dieu me bénit pour ce que j’ai fait » déclara-t-il, la voix gonflée de fierté. « Mes fils sont de mon côté, ils se sont comportés en hommes en m’aidant à mettre fin à la vie de quelqu’un qui avait couvert nos vies de déshonneur ».

Abdel-Qader, un chiite, déclara qu’il avait été relâché par la police, car « tout le monde sait bien que parfois on ne peut pas ne pas commettre un crime d’honneur ». Froidement, il ajouta : « Les policiers étaient de mon côté durant tout le temps que je suis resté là-bas, et m’ont félicité pour ce que j’ai fait.»

Des sources indiquent que Abdel-Qader qui travaillait dans les services de santé s’est vu demandé de cesser son activité en raison de la mauvaise publicité. Il continue cependant de toucher son salaire.

Et selon un haut fonctionnaire de l’administration de Bassorah, il aurait touché une aide financière de la part d’un homme politique local afin de lui permettre de ‘disparaître’ en Jordanie quelques semaines, ‘le temps qu’on oublie l’affaire’, pratique habituelle dans la trentaine de crimes d’ ‘honneur’ qui ont été recensés depuis janvier.

Ce genre de choses est semble-t-il monnaie courante à Bassorah, que des milices contrôlent partiellement, surtout les districts de banlieue où vit Abdel-Qader.

Tandis que les forces gouvernementales et britanniques contrôlent le centre, on peut voir en banlieue des miliciens partout dans les rues ou aux points de contrôle qu’ils ont érigés. Ils ont également imposé des codes comportementaux très stricts aux gens de la banlieue, y compris les vêtements qu’il est permis de porter et les pratiques religieuses à observer. On rapporte que des hommes y ont eu une main coupée pour avoir volé, et que des femmes y ont été tuées pour s’être prostituées.

L’homosexualité est punie de mort, une condamnation qu’Abdel-Qader approuve avec enthousiasme. « J’ai prévenu mes deux fils. Ils finiront comme Rand s’ils se souillent dans une relation homosexuelle. Ces crimes méritent la peine de mort, la mort au nom de Dieu » déclara-t-il.”


 

26/03/2009

Je défends Yvan Colonna et juge que son procès est inéquitable et qu'il pose le problème de la bonne santé de la justice française.

images-13.jpegBonjour à tous et toutes,

 

J'ai signé la pétition proposée par le comité de soutien d'Yvan Colonna.images-15.jpegMn_76b.jpg

Je défends cet homme dans sa présomption d'innocence et dans le fait qu'il n'y a pas de preuves établies de sa culpabilité d'avoir tué le Préfet Érignac, que le procès s'est poursuivi en l'absence du prévenu et de ses avocats, lesquels sont partis car on ne voulait pas faire de reconstitution et parce que certains éléments du procès sont plutôt flous.

photo2.gifJ'ai choisi de vous donner des pistes pour mieux connaître cet homme, car on a peur de ce que l'on ne connaît pas et on juge facilement la personne qu'on a catalogué en monstre, sans se poser plus de questions. Voici donc la vie d'Yvan Colonna, telle qu'elle a été publiée sur le site du Comité de soutien d'Yvan : http://www.yvan-colonna.com

Avant, je vais vous faire partager la réaction suivante trouvée sur le site d'Yvan, écrite par Noëlle ; je la partage.

La solidarité est pour moi être solidaire aussi de ceux qui sont prisonniers injustement et de ceux qui servent de boucs-émissaires, ceux dont on peut dire qu'ils ne "sont pas des agneaux"... alors qu'ils sont des bergers !Mn_85a.jpg

Yvan est un berger, et même si cet homme n'est pas un agneau, qui peut le condamner aujourd'hui comme assassin ?

Chloé Laroche ______________________________

 

photo3.gifVont -ils oser et au nom de quoi ?

-26 mars 09-

 

"Entendront-ils la voix d´une justice "juste"?

Entendront-ils la voix sans cesse grandissante de l'opinion publique qui réclame l'impartialité ? 

Se rappelleront-ils ce passage de l'article 304 du Code de Procédure pénale : "L'accusé est présumé innocent et le doute doit lui profiter" ?

Le respect des Droits de l´homme et du citoyen exige un procès équitable et non pas un procès uniquement à charge qui restera un scandale politico-judiciaire !

Vont-ils oser et au nom de quoi ?"

Perrando Noëlle

 

_________________________________________photo1.gif

LA VIE D’YVAN :

Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Aiacciu dans une famille de trois enfants dont il est le cadet. La plus grande partie de sa scolarité s´est déroulée à Aiacciu, puis à Nice où ses parents, tous les deux enseignants, s´installent en 1975. Il y passera son baccalauréat, section D, puis obtiendra un Deug d´Education Physique et Sportive à l´Université de Nice. Après avoir fait son service militaire dans le corps des Pompiers de Paris, ce qui correspondait le mieux à sa nature sportive mais aussi altruiste, il a exercé pendant plusieurs saisons la mission de maître nageur sauveteur sur la plage de Carghjese. Ces activités ont été pour lui des expériences importantes qui lui ont apporté de grandes satisfactions sur le plan humain.

images-17.jpegProfondément attaché à la Corse, passionné par la vie rurale et montagnarde, il fait le choix du retour et de l´installation définitive dans l´île, et s´installe comme berger dans son village de Carghjese.

Il s´engage également au plan politique, en militant au sein d´une organisation nationaliste publique, et associatif, s´impliquant fortement dans la vie villageoise : le sport reste une passion, et il est à la fois joueur et entraîneur des enfants de l´équipe de Football de l´Association Sportive de Carghjese.

Il s´intéresse activement à toutes les luttes écologiques et sociales au plan local et international : un voyage à pied à travers l´Amérique du Sud sera pour lui l´occasion de découvrir un Continent et des peuples qui l´ont toujours fasciné.

Au plan personnel et familial, il partage la vie de Pierrette ; un enfant, Ghjuvan Battista, naît de leur union, en 1990.images-12.jpeg

A partir de là, Yvan consacre l´essentiel de son temps d´une part à son activité professionnelle qui s´est élargie et diversifiée (plus de 250 chèvres en association avec un de ses amis ; rénovation de l´oliveraie familiale ; conservation du « basilicu pestu » etc..), d´autre part à son rôle de père, qui a pour lui une importance majeure.

Ses choix de vie sont pour lui l´expression de sa fidélité à ses engagements militants et à ses convictions, qui mêlent indissociablement enracinement dans la terre de Corse et ouverture aux problèmes du monde."

 

349057970.3.jpeg________________________________________________ "Les masques sont tombés . . ." 

« Je n´accepte pas cette décision !...On considère que la vérité est dite mais seulement quand on m´accuse… J´ai compris !!! Vous ne voulez pas d´une reconstitution parce qu´elle vous gêne, parce que vous savez qu´elle m´innocentera… Je quitte ce procès… »

 

"Telles étaient les dernières paroles d´Yvan COLONNA devant la Cour d´Assises Spéciale de Paris. Une condamnation à la perpétuité sans l´ombre d´une preuve et malgré des témoignages qui l´innocentent, ce sera « sans lui » …

 

La reconstitution a été demandée sans relâche par la défense au cours de l´instruction, au cours du procès en 1° instance, et par 2 fois au cours du procès en appel. Refusé !

 

Pourquoi refuser un acte aussi essentiel dans une procédure criminelle de cette importance ? L´accusation et la famille Erignac savent depuis longtemps que le scénario figé en 99 qui consacrait la culpabilité d´Yvan Colonna, ne résisterait pas à l´examen, en présence des témoins oculaires, des membres du commando ayant accepté de participer, du balisticien et du médecin légiste…

 

La Cour d´Assises Spéciale de Paris est le bras armé de la raison d´état !

 

Devant une juridiction « normale » un acquittement serait inéluctable, la réalité du dossier d´Yvan Colonna aurait même imposé un non lieu après l´instruction si celle-ci avait garanti le respect des droits de la défense et de l´accusé…

 

Ce qui se passe à Paris dans une sorte de huis clos accusatoire contre Yvan Colonna, en son absence et celle de ses défenseurs, est indigne : on continue l´examen des faits et les auditions de témoins de façon unilatérale et non plus contradictoire comme si de rien n´était, avec l´aval de la hiérarchie judiciaire au plus haut niveau.

 

Il ne s´agit plus de justice mais de vengeance d´état, l´institution en a perdu toute crédibilité, toute légitimité à juger un homme que plus rien n´accuse !!"

 

LE COMITÉ DE SOUTIENimages-16.jpeg

htpp://www.yvan-colonna.com

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Commentaires

"J'ai des reproches à faire à Yvan. Quand j'ai décidé de franchir le pas de la violence clandestine, j'ai espéré qu'il ferait partie de notre groupe. J'en ai voulu à Yvan Colonna de ne pas y être allé avec nous pour être cohérent avec son discours, plutôt que d'avoir laissé les jeunes comme Didier Maranelli et Martin Ottaviani monter au charbon." Pierre Allessandri lors du dernier procés de Yvan pour expliquer qu’il avait accusé Yvan Colonna jusqu’en 2003.
Pierre, Alain Ferrandi ont identifié Yvan comme le tireur et Martin Ottaviani et Jeanine Ferrandi ont reconnu pour le premier les avoir transporté jusqu'au lieu du crime et pour la seconde les avoir hébergés durant la nuit de l'assasinat. Tous ont retiré leurs aveux avec avocats devant le juge d'instruction jusqu'en 2003 à ma connaissance.
Yvan Colonna n'est il qu'un dégonflé qui n'assume pas ses actes et les laisse assumer par d'autres comme le sous entend Pierre?
Luigi

Ecrit par : luigi | 26.03.2009

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Merci Luigi. Dans votre commentaire, il y a des mots qui laissent à penser que ce n'est pas Yvan le dégonflé, mais ceux qui ont menti et ont porté des faux témoignages puis ont retiré leurs aveux. Qui se dégonfle ?! Le Pierre que vous citez a choisi de franchir un pas, "le pas de la violence clandestine". Qu'il reproche à Yvan de n'avoir pas fait comme lui : de franchir ce pas, ne rend pas Yvan coupable d'un crime. Cordialement, Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.03.2009

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Oh Luigi !!! Vous portez le même prénom que mon père mais s'arrête là la ressemblance !!! En effet, lui, en scrutant le regard droit d'Yvan Colonna, aurait tout de suite reconnu l'homme innocent ! Je pense que pour être incapable de lire dans un regard, c'est que vous n'avez pas reçu l'éducation que l'on inculque en Sardaigne et en Corse, Belliggeddù ! Vous y auriez appris le respect des autres et notamment à ne pas accuser qui que ce soit à tort et à travers !!! Nous sommes 1/2 million de personnes à avoir su faire l'analyse du déroulement de ces procès et de cette affaire et à en avoir conclu que tout a été faussé dès le départ et vous venez encore supputer des inepties !!! Regardez bien la photo sur laquelle il a son enfant dans ses bras ! Regardez-le ce père qui, le regard droit et fier, le sourire béat et heureux, tient dans ses bras la chair de son sang !!! C'est le regard droit, fier et digne d'un honnête homme qui n'a rien à se reprocher !!! Pas le regard d'un assassin !!! Basta cosi ! YVAN COLONNA EST INNOCENT ET NOUS LE SORTIRONS DE LA !!! E tù e le tuoi...Passa vià !!!

Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 27.03.2009

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Tout mon soutien à Yvan Colonna et à sa famille.

Voici ce que j'essaie de mettre en commentaire sur les blogs ou autres sites traitant de cette parodie de justice; mais peut-être cela ne passera t-il pas (confers les modérateurs) :

Yvan Colonna était condamné d'avance dès lors que le ministre de l'intérieur de l'époque, violant le principe sacré de la présomption d'innocence, a osé déclarer "nous avons trouvé l'assassin du préfet Erignac".

Ce grand démocrate, qui n'est pas à une forfaiture près (l'actualité nous le prouve malheureusement souvent) s'appelait Nicolas Sarkozy, celui qui est devenu président de la République de par la bêtise d'un peuple moutonnier séduit par les sirènes d'une propagande sécuritaire populiste et l'état lamentable d'une gauche caviar qui nous a prouvé sous Mitterrand qu'elle n'avait pas de leçons à donner en matière d'immoralité, de corruption, de rapacité et d'incompétence ...

Cela me fait penser au superbe film de Jim Sheridan : "Au nom du père" (1994) qui raconte l'histoire vraie des "quatre de Guildford", des "coupables" fabriqués de toute pièces par une police plus soucieuse d'obéir aux pressions politiques qu'à la recherche de la Vérité ! Le film est poignant : ils firent une 15 aine d'années de prison (le père mourut en prison) sur des aveux soutirés sous la pression -limite torture- policière et le policier qui fut responsable de leur emprisonnement est toujours en liberté bien qu'il ait soigneusement caché, dès le début, des éléments qui auraient permis d'innocenter complètement les "coupables"...
Le flic responsable de cette "erreur" judiciaire n'a jamais été inquiété. Scandaleux !!!

Cela me fait penser à l'affaire des "Irlandais de Vincennes" (1982) dans laquelle des "grands" flics (Barril et Prouteau) de la cellule anti terrorisme de l'Elysée (Mitterrand) ont monté de toutes pièces un dossier pour faire accuser des innocents.
Eux aussi n'ont jamais été inquiétés plus tard (au contraire, promotions etc.)

Cela me fait penser à l'affaire des sabotages SNCF (novembre 2008) dans laquelle on a voulu rendre coupables neuf pauvres bougres, plus ou moins en rupture de société, dont le seul tort est de critiquer notre si merveilleuse société - et son chef (crime de lèse-majesté) et de ne pas penser "politiquement correct". Je crois qu'il n'y en a plus qu'un seul en prison, la justice sarkozyenne s'acharnant sur lui pour lui faire passer le goût de penser librement. Sous Sarkozy, oser penser différemment est devenu un crime !!!

Cela me fait penser à ce britannique qui fit je ne me souviens plus combien d'années de prison (on vient d'en parler aux actualités) et que des tests ADN prouvant son innocence viennent de libérer. Aux actualités, ils ont dit qu'il a reçu un chèque de 50 euros de dédommagement !

.............

Ecrit par : Sevin-duret | 29.03.2009

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Bravo Christina j'adhère complètement a ce que tu écris. Honte à ceux qui portent des accusations à tort et à travers ; ce ne sont pas des corses ceux là. Chez nous comme chacun le sait on est intègre, on ne balance personne quoi que ça puisse nous coûter, Yvan lui est un vrai corse fier de ses convictions on peut d'ailleurs voir où ça le mène u tintacciu. J'apporte mon soutien à Yvan et à sa famille pour tout leur courage. Que justice soit enfin faite et que le coupable soit un homme et se dénonce. forza Yvan j'espère que tu pourras bientôt retrouver les tiens et ton île qui t'est si chère.

Ecrit par : Nathalie | 01.04.2009

12/12/2008

Je souhaite offrir cette histoire pour toutes les mamans et les papas en cet attente de Noël. Pour le bonheur de tous les enfants du monde. Parentalité et sérénité.

 

ange_berceau.jpgTrois Aigles

pour une mère

à  Chalais___________________________

 

Conte de Chloé Laroche pour tous les pères et les mères du monde. Pour les mères qui ont peur d'être mère, pour celles qui veulent être mère toute seule, pour celles qui attendent un enfant et celles qui n'arrivent pas à aimer le leur. Pour les papas qui se sentent mis à l'écart, pour ceux qui ont peur d'être père, pour ceux qui voudraient comprendre les réactions de désarroi de leur femme devenue mère.

 

 

Mn_30.jpgDans l’église de Chalais,  le silence fut rompu.  Une femme était entrée en pleurant. Elle s’assit sur les derniers bancs, loin derrière Sogyal et Maréva. C’était une femme enceinte. Sans se concerter, le couple en recueillement se mit à prier pour cette âme en souffrance. Le choeur vit un rayon de soleil se poser sur les murs en pierre dépouillée. La corde de la cloche vibrait doucement, comme si des ailes invisibles indiquait l’arrivée d’un ange voulant devenir être humain. La montagne proche ne disait mot. La Chartreuse était muette. Seules les moniales laissaient imaginer la neige immaculée des cimes de l’hiver tombant sur les arbres centenaires de leur parc.Mn_1.jpg

Au bout d’un moment, la femme en pleurs s’approcha d’eux et demanda à Maréva si elle avait un mouchoir ; Maréva avait un petit carré en soie rose hérité de sa grand-mère couturière ; elle le sortit de son sac et le donna à la jeune maman qui s’essuya les yeux avec vigueur.

Celle-ci la remercia et lui dit :

-Vous savez, je vis une situation très difficile... J’ai besoin de me confier et j’ai envie d’en parler avec vous. Vous me paraissez très gentille et capable aussi de m’apporter un début de réponse. Voulez-vous marcher dehors un moment avec moi ?”

Maréva aussitôt se leva et accepta d’accompagner la jeune femme à l’extérieur, laissant un baiser de rose sur les lèvres de Sogyal qui demeura en prière dans l’église.

Les montagnes étaient belles, imposantes de légèreté tranquille, comme si leur sort pesait moins lourd que la destinée des humains.

-Comment vous appelez-vous  ?” demanda Maréva à son interlocutrice.

-Mon nom est Galathée. Je suis en réalité très bouleversée car je vais subir un avortement. J’attends un bébé dont j’ai peur de devoir assumer la vie seule, son père m’ayant abandonnée. J’ai peur aussi de prendre une décision que je regretterai ensuite. J’ai une amie qui a subi deux avortements assez jeune et qui, quinze après, reconnaît que cela pèse très lourd dans sa vie, dans son ventre, au plus profond d’elle-même. Je ne sais que faire. Comment pourrais-je élever seule cet enfant... Vous en avez, vous, des enfants ?”

ange_ange_nuage2.jpgMaréva sourit tristement et dit : “J’ai un fils au ciel. Il s’appelle Coranit . Il a pris un virus. Son médecin a cru d’abord que c’était une forte grippe. Mais c’était un virus mortel que la médecine d’aujourd’hui n’arrive pas à arrêter, même détecté tout de suite...

-Mais c’est horrible ! Je suis désolée pour vous... Vraiment désolée. Et moi qui vient vous parler d’avortement ! Non, je préfère vous laisser tranquille...

-Galathée, je vous en prie, restez. Je souffre, mais la souffrance que vous ressentez, je la ressens aussi, car vous êtes maman déjà dans votre coeur. Asseyons-nous ici, près de cet arbre, sur le banc. Je vais vous raconter une histoire... Votre bébé aussi écoute. C’est un conte qui m’est venu un jour pour une amie. Écoutez.

 

Il était une fois une jeune fille qui avait soif d’amour. Elle ne mangeait presque rien ; elle avait seulement besoin d’amour ; elle avait besoin de l’eau fraîche et limpide de l’amour. Or ses parents s’inquiétaient beaucoup parce qu’elle ne mangeait presque plus.

Elle était triste aussi, car elle ne trouvait pas tout l’amour dont elle avait besoin pour survivre. Ses parents avaient cultivé pour elle un grand jardin, mais ce qu’elle attendait, c’était un océan d’amour, un immense parc verdoyant sans palissades et sans tondeuses à gazon.

Enfin un jour, elle rencontra un garçon qui versa dans son coeur des torrents de bonheur ; elle crut trouver en lui une source d’amour infini et elle souhaita lui donner ce qu’une femme peut donner de plus précieux à un homme : un enfant.ange_ange_fleur3.jpg

Mais lorsque le jeune homme apprit que la jeune femme était enceinte de lui, il s’échappa de sa vie, comme une rivière de son lit. Cela créa de terribles inondations dans le coeur de sa compagne, qui ne voulut plus garder son enfant ; dans le fond de son âme, elle le rejetait... comme s’il était la cause du tarissement de sa source d’amour... comme si elle n’était plus capable d’aimer.

C’est alors qu’elle alla voir le vieux sage de la tribu afin de lui parler de son désir de ne pas poursuivre sa grossesse. Elle lui parla d’avortement, d’interruption, de soulagement, de déception, de découragement...

ange_art_ange.jpgLe vieil homme hocha la tête et lui dit : “Cet enfant est le fruit de l’Arbre de Vie ; il est la fleur de deux branches, le lac de deux rivières. Même si une des deux rivières s’écarte de son lit, comme l’a fait le père de ton enfant, le lac continue d’exister ! Ton enfant est ce lac et il existe déjà, là, au creux de ton ventre. Il est tout petit mais il vit. Il est en toi la source de tout Amour. C’est la plus belle chose qui puisse t’arriver d’avoir cet enfant. C’est la plus belle des créations... C’est comme si, d’un coup de baguette magique, tu étais la fée qui fait jaillir de terre une source qui deviendra rivière, torrent ou océan. Cet enfant aura pour toi l’amour infini dont ton âme a besoin. Il ne te trahira jamais, sauf, bien sûr, si tu dévies le cours de sa vie... Un torrent qu’on essaye d’endiguer peut parfois créer des surprises ! Mais tu sauras donner à ton enfant tout l’amour de la Terre, pour que sa vie puisse s’écouler dans la paix et la sérénité ; tu auras le respect et l’écoute de son chemin.

Il a choisi de prendre sa source en toi... Sois digne de lui donner le lit de la meilleure des rivières. Mais ne tarit pas cette source, non ! Ne la détruit pas ! Tu ne le regretteras jamais... et cette source deviendra un jour cet océan d’amour dont tu as tant rêvé.”

La jeune femme embrassa les genoux du vieil homme sage ; des larmes brillaient dans ses yeux... Elle décida de garder son enfant et elle fut la maman la plus heureuse du monde... et la plus comblée aussi, car en réalité, elle attendait deux enfants : une fille et un garçon, deux petites rivières qui l’aimèrent si fort tout au long de sa vie que son coeur ne fut plus jamais asséché.

Après la venue au monde des deux enfants, une fontaine d’amour intarissable avait jailli de la source de leur mère, au carrefour des chemins de la Vie.

De son coeur s’écoulaient l’eau pure de l’Espoir, le lait immaculé de la Paix, le vin doré de la Joie et l’huile verdoyante de l’Amour.

Tous les habitants de la contrée où elle vivait venaient guérir leur âme en buvant à cette source miraculeuse.

ange_ange_temple3.jpgLes femmes qui ne pouvaient pas avoir d’enfants s’y rendaient et leur rivière stérile donnait naissance à de merveilleux bébés ; les hommes qui n’avaient pas de bonnes graines pouvaient de nouveau semer ; enfin les enfants tristes d’être nés repartaient chez eux avec des myosotis, des roses, des fleurs d’églantine et du muguet plein le coeur.

Mais un jour, la source se tarit et le mince filet d’eau qui en sortait encore avait malheureusement été empoisonné. Les deux enfants de la jeune femme-fontaine s’inquiétèrent beaucoup pour la santé de leur mère, aussi décidèrent-ils d’aller voir le vieux sage de la tribu.

 

Celui-ci leur dit : “Il vous faut trouver le pommier le plus vieux de l’histoire du monde et prendre les pépins de l’un de ses fruits afin de les semer dans la source miraculeuse du coeur de votre maman. Il y a dans ces pépins le secret de la Vie et la Mémoire du monde qui guérit... Allez et trouvez cet arbre !”

Les deux enfants partirent donc et traversèrent de nombreux pays. Ils rencontrèrent des personnages étranges, des gens énigmatiques, des magiciens venus d’ailleurs...

Ainsi, une fée voulut les marier parce qu’elle souhaitait les lier à tout jamais à son domaine... mais une sorcière les sauva en les emportant sur son balai ; puis un roi voulut les enchaîner car il souhaitait leur laisser le royaume de l’amour en héritage or un lutin les sauva en les enlevant sur un âne couvert de clochettes.

Enfin, un moine voulut les enfermer, car il n’était pas convenable pour lui qu’un garçon se promène avec une fille, seuls dans la nature... à la recherche d’une pomme venue d’un paradis lointain. Heureusement, un chevalier les sauva en les enlevant sur un cheval couvert de lumière d’or.

-D’où vient cette lumière, ô Chevalier ?” demanda le garçon.

-Elle vient du pays où l’Impossible est possible”, répondit l’étrange cavalier.

-Est-ce que c’est un pays où l’on pourrait trouver le plus vieux pommier de l’histoire du monde ?

- Oui, c’est un pays où les mères isolées et les pères sans femme élèvent seuls leurs enfants, malgré les difficultés... C’est un pays où les pauvres arrivent à vivre, malgré la faim et le dénuement...

ange_ange_fleur3.jpgC’est un pays où l’on peut sauter à l’eau pour sauver quelqu’un, même si on ne sait pas nager, et où l’on peut trouver en une seconde d’éternité la force d’apprendre à nager... pour sauver celui qui se noie. C’est un pays où il est possible à tous de lutter contre l’injustice, contre l’indifférence, contre la drogue, contre la pollution, contre la violence... car chacun devient responsable au sein de sa ville, de son village, de sa famille ; chacun devient adulte devant la Vie, face à la liberté d’agir qu’elle propose... C’est un pays, enfin, où celui qui verrait des brigands proposer de la drogue à un enfant... n’hésiterait pas à foncer vers eux, laissant la main de l’impossible courage opérer son oeuvre d’amour et de justice ! Voilà le pays d’où vient la lumière d’or de ma monture !

-Pouvez-vous nous y emmener ?” lui demanda la petite fille.

-Vous pouvez y aller sans moi ! Le roi Soleil disait : “Pour venir à bout des choses, le premier pas est de les croire possibles.” Votre mère, avant votre venue au monde, a cru en votre existence et elle vous a gardés pour la vie. Mais elle est malade aujourd’hui, car il lui manque la soif qu’elle avait avant de vous accueillir : il lui manque la soif de la connaissance, il lui manque la soif d’apprendre et de redonner au monde ce qu’elle sait. Trouvez les pépins sacrés et cette soif reviendra, pour son salut.”

Alors les deux enfants s’assirent au bord d’une rivière ; ils se donnèrent la main et pensèrent très fort au pommier si précieux.

-Me voici, je suis là ! Que me voulez-vous ?” C’était un petit pommier qui les interpellait ainsi ; il était couvert de fruits rouges et appétissants.

-Tu es un arbre bien trop jeune pour nous... Nous recherchons un très vieux pommier, un pommier millénaire, le premier de tous les pommiers !

-Je le représente sur la Terre car celui que vous cherchez se trouve dans une autre dimension, en un autre temps, dans un autre monde. Vous ne pourriez pas y arriver avant très longtemps,” leur dit l’arbre. “Aussi, prenez un de mes fruits et emportez ses pépins. Ils donneront la soif d’Amour  et de Connaissance  à tous ceux qui boiront à la source de votre maman. Ils donneront aussi aux hommes et aux femmes le désir de mettre au monde des enfants... Ces parents sauront AIMER  leurs descendants et leur APPRENDRE  que le monde est grand et beau !”

C’est ainsi que la fontaine miraculeuse se remit à couler car la soif était revenue dans toute la contrée et dans le coeur de la jeune femme ; cette maman comblée devint la reine du pays où l’Impossible est possible, où l’Amour est possible jusqu’à l’impossible des limites de l’Univers et où le don de sa source intérieure est toujours possible !”

Maréva s’arrêta de parler et prit la main de la jeune femme qui pleurait doucement. Mais cette fois, c’étaient des larmes de paix et de sérénité qui s’écoulaient et non plus des larmes de peur et d’angoisse. Elles restèrent là un long moment, bercées par le battement d’un coeur d’enfant qui était heureux... car il savait désormais qu’il allait vivre.

ange_miroir.jpgL’enfant qui jouait dans le ventre de Galathée allait venir au monde. Il verrait bientôt les montagnes, le ciel, les yeux bleus de sa maman, ses cheveux blonds, ses ongles roses comme l’aurore, sa bouche de coquelicot épanoui.

Maréva, en tenant la main de Galathée, avait pensé à une de ses amies, Milka. C’était une jeune maman qui n’avait rien dit de sa maternité au propre père de son enfant. Cet homme ne savait pas que cette femme avait attendu un fils de lui ni qu’elle avait accouché ni que son enfant grandissait. Ils s’étaient rencontrés, lui et elle quelquefois, mais n’avaient jamais vécu ensemble. Ils ne se voyaient plus depuis un an et le papa ignorant ne se doutait de rien.

Un jour, Maréva envoya à Milka un conte qu’elle avait écrit pour lui exprimer l’importance qu’a un père dans la vie de son enfant. Il mériterait d’être lu par toutes les mères, par toutes les femmes, pour les pères... Voici le conte du Papa des étoiles.

---------- Un matin d’automne, une femme sut qu’elle avait un petit bébé dans son ventre mais elle ne voulut pas en parler au papa. Et puis l’enfant est arrivé ; il est né et sa mère lui a dit :

-Je suis ta maman mais tu as aussi un papa ; il n’est pas là car il est à des années-lumière de savoir que tu existes ! Mais un jour, tu le retrouveras et tu sauras que c’est lui, ton papa.”

Bien sûr, le bébé a écouté ces paroles et il les a retenues. Aussi, un soir, alors qu’il avait grandi, il demanda à sa maman :

-Papa vit sur quelle étoile ? Des années-lumières, ça fait loin... Comment faire pour le retrouver ?”

Sa mère sourit et lui dit :

-Pourquoi serait-il sur une étoile ? Il est là, tout près de toi, dans ton coeur. Appelle-le, parle-lui, dis-lui que tu l’aimes dans le secret de ton jardin et envoie-lui un signe. Il te répondra !”

Alors l’enfant alla dans un champ, cueillit le plus petit des myosotis et dit à son papa, dans l’étoile de son coeur :

ange_ange_debout.jpg-Papa chéri, que je voudrais connaître, à qui je voudrais faire des bisous... Si tu m’aimes, envoie-moi un myosotis comme signe de reconnaissance. Montre-moi que tu n’es pas sur une étoile dans le Ciel, mais bien sur la Terre !”

Il attendit longtemps un signe et puis un jour le facteur apporta une carte postale... Il y avait de jolis myosotis sur cette carte.

-Maman, demanda l’enfant, qui t’a écrit cette carte ?

-C’est un ami qui me dit qu’il est moine dans un monastère. Sur la carte, il a écrit une belle phrase : “Les étoiles ne sont pas si loin lorsqu’on sait les aimer !”

Le visage de l’enfant s’éclaira :

-Maman, peut-on aller le voir ? Il est loin d’ici ? Et puis c’est quoi “moine” ?”

Sa mère répondit, une flamme dans les yeux :

-Il a choisi d’être moine... Cela veut dire qu’il vit à l’écart du monde pour se rapprocher de Dieu dans la paix de son coeur.”

L’enfant réfléchit et dit soudain :

-Alors, pour vivre près de son père, il a renoncé à tout... Je veux aller vivre avec lui, parce qu’on m’a dit que Dieu, c’est le Père de tous les hommes, et comme c’est le père de ton ami moine, il sera aussi mon papa !”ange_bart_ange.jpg

L’enfant, depuis ce jour-là, ne mangea plus ; il refusait de s’alimenter et sa maman était désespérée ; elle ne savait plus que faire... Lorsque soudain, un beau matin, il reprit goût à la vie, au soleil, à sa maman. Celle-ci ne comprenait pas, jusqu’au jour où il lui offrit un bouquet de myosotis en lui disant :

-Mon papa a trouvé la paix de son coeur près de son père, mais comme son Père, c’est aussi le mien... c’est comme si j’étais près de mon papa. Notre Père à tous les deux, c’est aussi ton papa, et Il t’aime, comme je t’aime aussi, Maman !”

Sa mère fondit en larmes et serra son enfant dans ses bras. Plus tard, elle l’emmena en Grèce, à la rencontre de l’étoile qui s’était fait moine.

Le jeune garçon fut heureux car il put réunir son Père du Ciel et son père de la Terre !

Les étoiles ne sont pas si loin, lorsqu’on sait les aimer ! On sait toujours où les trouver, même si cela met des années... lumière !

 

ange_ange_lune.jpgEn réalité, lorsque l’amie de Maréva, Milka, reçut ce conte et le lut, elle le déchira et le mit à la poubelle car elle s’était fermée définitivement à l’idée que son fils puisse voir son père.

Elle en voulait à cet homme pour diverses raisons et ne pouvait s’empêcher de se venger en le privant d’être papa. Elle n’avait pas compris que la relation d’un homme et d’une femme ne se mélange pas à la relation qu’ils ont avec leur enfant.

Cependant, un jour, son enfant ne voulut plus manger car, à l’école, ses camarades de classe lui parlaient de son père absent, invisible, inconnu ; ils lui montraient en fait du doigt le vide effroyable de cette place manquante du père ; la plupart des parents de ses petits copains étaient séparés mais ils continuaient à voir leur père, même si c’était pour la majorité un week-end toutes les deux semaines.

Milka s’inquiéta pour son petit Gali et l’emmena chez le pédiatre. Celui-ci parla quelques instants seul à seul avec le petit garçon.

-Que se passe-t-il, Gali ? Pourquoi ne manges-tu plus ?

-C’est que mon père me manque. Il n’est pas là et donc je n’ai pas faim. À  l’école, les autres me parlent de mon papa alors j’y pense beaucoup.

-Tu sais, Gali, ton père est quelque part. On va en parler à Maman tous les deux, tu veux bien ?

-Oui, je veux bien. Mais il voudra bien de moi ?

-Oui, Gali, ne t’inquiète pas. Je suis sûr qu’il te porte à l’intérieur de son coeur en secret.”

Gali poussa un soupir et sa maman revint dans la pièce. Elle écouta le médecin et ils parlèrent ensemble du père de Gali ; le petit garçon était suspendu aux lèvres de sa mère ; la vie semblait revenir en lui ; il exultait d’espoir.

ange_ange_eclairant.jpgQuelques temps après, Milka retrouva le père de son fils et lui annonça qu’il était papa. Mathis fut si heureux qu’il alla crier sa joie dans la rue. Il rencontra Gali et le reconnut comme son enfant. Il le prend désormais avec lui tous les mercredis et un week-end sur deux. Le petit garçon est en pleine santé. Il a retrouvé enfin l’autre moitié de sa vie.

Maréva, depuis sa rencontre à Chalais avec Galathée, était devenue très amie avec la jeune maman ; le jour de son accouchement, elle accourut à son chevet ; le père de l’enfant avait été prévenu mais il ne vint pas. Une petite fille est née ce jour-là ; sa maman la nomma Sarina, ce qui signifie petite princesse.

Galathée était si heureuse de recevoir cette enfant dans sa vie qu’elle proposa dès le lendemain à Maréva d’être la marraine de sa fille.

-C’est grâce à ton aide, au conte que tu m’as enseigné à Chalais, que j’ai choisi de garder Sarina. Ma vie a désormais changé. Je suis mère maintenant et heureuse d’avoir donné la vie. Je ressens que je ne suis plus pareille, que des forces nouvelles m’envahissent, que des sentiments différents emplissent mon coeur. Est-ce que cela va durer ? J’ai peur de trop pleurer dans quelques jours.”

Maréva lui répondit : “Être maman, c’est comme un tremblement de terre. Tout change et tout changera encore car l’enfant nous fait grandir, évoluer, nous métamorphoser au fur et à mesure de sa propre croissance. À l’âge de deux ans déjà, le bébé qu’il était s’est totalement transformé. À l’âge de dix ans, l’enfant change encore et cela chaque année puis vient l’adolescence et l’adulte se transforme toujours. La vie est faite de métamorphoses, alors que l’on voudrait parfois qu’elle demeure figée, qu’elle soit éternelle dans l’instant... Je vais te dire un autre conte. C’est l’histoire des trois Aigles protecteurs des mères. Il a déjà aidé beaucoup de mamans désespérées, qui avaient peur de leur nouveau rôle de mère ou qui avaient l’impression de ne pouvoir aimer leur propre enfant. Ce conte t’aidera à la transformation de toi-même en tant que fille de ta mère à devenir la mère de ta fille..

 

ange_ange_nuage2.jpg____________Un jour, une fillette remarqua un livre dont le titre était : “Le bébé est une personne”. Elle aimait lire et allait souvent à la bibliothèque ; elle trouva donc cet ouvrage dans un des rayons et le lut tout entier, en un seul jour.

 

Cependant, la nuit suivante, elle n’arriva pas à dormir ; en effet, un des chapitres lui revenait toujours en mémoire : celui de la “maman-assassine”. Cette femme avait tué sa fillette comme si elle s’était tué elle-même, comme si elle avait sacrifié le meilleur d’elle-même...Elle expliquait dans le livre que personne ne pouvait comprendre jusqu’où la folie pouvait mener... et que personne ne la comprenait.

 

La fillette, après avoir lu cela, essaya pourtant de comprendre...  mais elle n’y arriva pas. Cette lecture la bouleversait car elle avait toujours pensé que les parents ne pouvaient faire que du bien à leur enfant et que “être maman” est quelque chose de si beau que personne n’a le droit d’y toucher !  Dans un des chapitres elle avait lu aussi que c’est une dame, Françoise Dolto, qui avait découvert que tout enfant qui naissait devait être un jour adopté par ses propres parents... “Je crois, disait-elle, qu’on a trop dit que la naissance c’était quelque chose de facile... Il faut comprendre qu’on n’est pas une mauvaise maman si, à un moment donné, pendant les jours qui suivent la naissance, on se dit : Ce bébé-là, en ce moment, franchement, ce n’est pas mon problème. Moi, je suis très triste, et j’ai besoin de régler des comptes avec moi d’abord, pour continuer, un jour peut-être, à pouvoir rencontrer mieux cet enfant-là que, tout compte fait, je ne connais pas.” ange_baby_ange.jpg

 

ange_ange_jardin.jpgLa petite fille repensait sans arrêt à tout cela et ne trouvait pas le sommeil...

 

Aussi, le lendemain, elle alla trouver son Grand-Père, dans la forêt, et lui demanda pourquoi il existe des mamans qui font du mal à leur enfant et pourquoi il y en a qui refusent leur bébé à la naissance. Son pépé réfléchit longuement et lui dit ceci :

 

-Ma petite fille, être maman, c’est comme un ciel bleu sans nuages. Tout le monde croit que c’est toujours comme ça, mais il peut y avoir des nuages, des tempêtes aussi, du grand vent...et quelquefois même des ouragans. Pourtant, derrière, le ciel est toujours bleu. En général, tout le monde pense que, pour une femme qui vient d’avoir un enfant, tout est forcément toujours rose... mais une naissance, c’est un véritable tremblement de terre, qui permet à de merveilleuses montagnes de vivre, mais quelquefois, ce sont des volcans qui se réveillent avec l’enfant qui naît. ange_baby_ange.jpg

Ainsi, cela arrive parfois, certaines femmes ne veulent plus voir leur bébé après la naissance ; elles le refusent soudain comme une branche coupée de l’arbre. Et puis, il y a celles qui font du mal à leur enfant... ; en réalité, c’est à elles-mêmes qu’elles font ce mal... Il faut beaucoup les aimer, pour qu’elles puissent à leur tour aimer leur bébé. À toutes ces femmes meurtries, à celles qui veulent abandonner ou donner leur enfant, à toutes celles qui ont peur d’être mamans...  il faut leur dire avec les mots du coeur que leur enfant est comme un ange venu pour qu’elles apprennent à s’aimer, comme jamais leur propre mère ne les a aimées et acceptées. Ces femmes en veulent au monde entier pour différentes raisons et elles n’arrivent pas à devenir mères, car, devenir maman, c’est faire fi de son passé et offrir sa vie, son ventre et tout son amour... pour l’Avenir.”

 

La petite fille remarqua :

-C’est comme une rivière bloquée par un barrage... L’eau de l’amour ne peut pas rejoindre la mer, alors cela crée des raz-de-marées ou des inondations.”`

Son Grand-Père lui répondit :

ange_baby_ange.jpg-C’est vrai, tu as raison. En fait, toutes les mamans du monde aiment leurs enfants, même si certaines montrent le contraire. Pour détruire les barrages, il faut apprendre à toutes les femmes à pardonner à leur mère, à leur père aussi ! Ainsi, l’eau du pardon enlèvera tous les nuages. Il faut apprendre à toutes les femmes que leur bébé est le fruit de leurs entrailles... mais qu’elles ne sont que la porte par où passe un ange. Leur enfant n’est pas une partie d’elle-même : il est un tout aux yeux de tous ! Lorsque la porte se referme, après l’accouchement, une fenêtre s’ouvre dans le coeur des mamans pour que le papillon s’envole... et que le petit ange grandisse dans le ciel bleu.”

La fillette s’exclama soudain :

-Moi, quand je serai grande, j’aurai un bébé, et il y aura plein de fenêtres dans mon coeur. Je ne l’enfermerai pas car je lui offrirai la Terre entière pour qu’il puisse la découvrir ! Dans mon coeur, il y aura aussi une grande rivière et un beau ciel bleu... parce que j’aime ma maman et que j’apprendrai à toutes les petites filles à aimer et à comprendre leurs mères... car être une maman, ce n’est pas facile !

-Oui, ma petite fille, lui dit soudain sa vieille Grand-Mère, qui avait tout entendu. Être maman, c’est une grande aventure. Il faut du courage, de la volonté, de la patience, de la générosité et une mer d’amour... Et surtout, il faut savoir écouter son bébé, car il porte en lui toute la sagesse du monde et tout le bleu des océans ; il est comme une petite personne qui comprend tout... et de cela il ne faut pas avoir peur : il faut lui parler, avec les mots de la douceur, et même lui demander pardon, si cela est nécessaire. Il a besoin de vérité et de franchise, car il n’est pas un paquet jeté à la mer... qu’on recueillerait seulement avec précaution ! De précautions, il a besoin, mais surtout d’attentions, de respect, de douceur, de vérités saines dites par son papa et sa maman. Il a besoin d’être rassuré, d’être aimé, d’être respecté... comme chaque mère a aussi besoin de l’être.”

 

La petite fille  alla embrasser sa Grand-Mère et lui dit dans le creux de l’oreille :

-Je t’aime, Mamie, parce que tu es la mère de ma maman et que, dans l’arbre de mon coeur, tu représentes mes racines. C’est important qu’elles tiennent bien et qu’elles soient solides... pour les tremblements de terre !”

Sa Grand-Mère lui répondit : -

Écoute, ma petite fille, écoute le conte des trois Aigles... Ils te porteront vers l’Amour.”

 

La petite fille ferma alors les yeux et écouta, le dos contre un arbre, celui de son âme ouverte au monde.

La Grand-Mère parla en ces termes :

-Il était une fois une maman qui voulait mourir parce qu’elle était triste et désespérée. Un jour, elle décida d’aller à la rivière ; avant de se jeter dans le courant, elle regarda le soleil ; mais la lumière l’aveugla et ses yeux se mirent à pleurer.

Les larmes ne s’arrêtaient pas de couler et une rivière d’eau salée se forma, rejoignant la rivière d’eau douce ; celle-ci, étonnée de trouver dans son lit un goût d’eau salée, demanda à la maman :

-Pourquoi pleures-tu ainsi, petite mère ? Et pourquoi as-tu envie de te jeter dans mes bras ? N’as-tu personne qui pourrait te serrer dans ses bras ? N’as-tu point de mère, de mari, de compagnon, de frère ?”

La jeune femme répondit :

-Non, rivière, je n’ai personne qui me protège et me soutienne.  Comment pourrais-je élever un enfant dans la solitude du désert de mon coeur ? Je suis si asséchée, j’ai tant pleuré de souffrances, j’ai subi tant d’affronts... que mon âme est recroquevillée dans un coin de mon coeur, comme une biche blessée. Je suis dans la peine et je vis dans la peur, mais personne ne rassure mes pas... J’aime mon enfant mais j’ai aussi peur de lui, j’ai peur pour lui, j’ai très peur d’être une mère, j’ai peur d’en être une mauvaise... Pourtant je l’aime plus que moi-même !”

La rivière lui parla alors en ces termes :

ange_ange_glamour.jpg-Bien sûr que tu l’aimes plus que toi-même et c’est pour cela que tu ne feras jamais de mal à ton enfant. Te tuer aujourd’hui et le priver ainsi de son unique maman serait lui faire beaucoup de mal... Pense toujours à cela ! Il est vrai aussi que tu l’aimes trop comme toi-même, comme une partie de toi, alors que déjà, lorsqu’il était dans ton ventre, il était autonome ! En fait, tu l’as perdu en accouchant, lorsqu’il est sorti de ton ventre... et tu as peur de le perdre une seconde fois !... Voilà pourquoi tu as peur de lui, de sa liberté intrinsèque, et que tu as aussi peur pour lui, peur qu’il reparte ! Tu as peur aussi d’être une mauvaise mère mais, en fait, c’est à toi que tu veux tout ce mal... et la preuve en est que tu es là, en train de m’écouter, tout en haut d’un pont d’où tu voulais sauter. Ce n’est qu’une peur... et toutes les peurs ne sont que des fenêtres que les princesses, tenues prisonnières dans leur donjon, utilisent pour s’échapper, aidées par le prince gardien de leur vie profonde. Toi, petite mère, tu es une de ces princesses, alors trouve les clés de tes fenêtres et sors de ta prison par la grande porte, celle de la libération de ton âme.”

La jeune femme écouta les dernières paroles de la rivière et courut jusqu’à l’un de ses rivages ; elle se pencha vers la terre et ramassa trois cailloux blancs qu’elle serra très fort dans ses mains. Puis elle lança un des cailloux dans la rivière et dit :

-Voici la clé de ma première fenêtre. Cette clé s’appelle le Pardon et le verrou qu’elle ouvre se nomme la rancune.”

Le caillou, en touchant l’eau, se transforma en aigle, qui lui parla en ces termes :

-On peut en vouloir à son enfant d’avoir bouleversé le ciel de notre vie, par le tremblement de terre de sa venue, aussi est-il nécessaire de se pardonner à soi-même... et de pardonner à son enfant cette intrusion parfois non désirée mais acceptée... Il est nécessaire de lui demander pardon pour tous ces sentiments, qu’ils soient minuscules ou bien gigantesques.”

 

La jeune mère lança le deuxième caillou et dit :

-Voici la clé de ma deuxième fenêtre. Cette clé porte le nom de l’Amour et le verrou qu’elle ouvre s’appelle l’égoïsme.”

Le caillou se transforma en un aigle différent du premier, mais tout aussi lumineux, qui lui dit :

-Beaucoup de personnes ne veulent pas d’enfants parce qu’ils pensent à eux seuls, à leur petite vie tranquille, à leur liberté. Un enfant, c’est un raz-de-marée dans le pays sec des coeurs égoïstes. Mais c’est aussi un puits d’amour dans l’oasis des coeurs généreux. Devenir  parents, c’est apprendre à donner comme le soleil donne sa lumière. C’est apprendre à aimer par-delà ses limitations, ses barbelés intérieurs, ses paravents et ses para-soleils.”

 

Enfin la jeune femme lança le dernier caillou dans la rivière, en disant :

-Voici la clé de ma troisième fenêtre. Cette clé s’appelle la Joie et le verrou qu’elle ouvre porte le nom du désespoir.”

Au moment où le caillou toucha l’eau, un troisième aigle s’élança au-dessus de l’onde pure, en criant :

-Avoir un enfant est une joie immense ; pourtant, tant de mères pleurent de tristesse dans les jours et les mois qui suivent l’arrivée de leur enfant ! Cette tristesse provient du vide qu’elles ressentent en elles ; elles viennent de perdre le rêve de leurs entrailles : il est devenu réalité, comme un bateau se retrouvant dans l’embouchure d’une rivière. Toutes les rivières arrivent dans la mer ou dans l’océan, et c’est une joie immense d’accueillir dans l’estuaire la goutte d’eau qui a germé dans la source et qui est devenue vaisseau de lumière, porteur d’âme. La joie d’une mère est aussi grande que son désir d’accompagner la goutte de la source jusqu’à la haute mer. Chaque enfant est une goutte dans l’océan de l’Univers ; chaque enfant est une rivière riche d’espoirs pour l’Avenir ; chaque enfant est un Soleil qui donne ses rayons à la Terre qui l’a nourri.”

 

ange_ange_trio.jpgLorsque le troisième aigle eut fini de parler, ses deux frères le rejoignirent et enlevèrent la jeune maman dans le ciel de l’espérance ; elle avait ouvert la porte du donjon des mères aux larmes amères et elle put s’envoler au-dessus des nuages de son désespoir vers le Soleil d’Amour de son bébé bleu aux doigts roses.

Au moment du crépuscule, alors que le Soleil laissait la Terre se reposer, le premier des aigles déposa aux pieds de la mère comblée une fleur d’un rouge flamboyant nommée Clémence ; le second déposa sur le coeur de la jeune femme une fleur d’un vert éclatant appelée Patience et le troisième déposa sur la tête de la maman une fleur d’un bleu océan portant le nom de Confiance.

Enfin, avant de s’envoler vers l’infini azuré, ils donnèrent à la jeune mère le prénom de Florence, réunissant en son sein les trois fleurs de l’Amour... qui ouvrent et parfument l’âme des mères de toute la Terre.”

 

Maréva, en terminant ce conte, fit le geste de la rose qui s’ouvre et déposa sur le coeur de Galathée un parfum que seuls les Anges pouvaient sentir. La jeune mère fut très émue. Elle prit sa fille Sarina dans les bras et la serra tendrement.

-Tu m’as donné quelque chose avec cette histoire qui me donnera à jamais la force d’être maman jusqu’au bout de ma vie,” exprima Galathée avec émotion. “À moi de t’offrir quelque chose... Je ressens que Coranit est dans chacune de tes cellules et que tu le portes en toi. Nous portons l’univers en nous... Tu étais maman et tu l’es toujours. Mais aujourd’hui tu es la maman de tout le monde. Tes chansons et tes contes sont les rayons que ton coeur donne avec amour pour tous ceux qui t’écoutent. Il faudra toujours chanter et quand tu pleures, chanter aussi pour que tes larmes deviennent source.”

 

Le dimanche suivant, Sogyal et Maréva retournèrent dans l’église dénudée du monastère de Chalais. Ils restèrent là longtemps... à contempler la lumière du soleil qui psalmodiait sur l’autel en mille rayons d’arc-en-ciel. Cette fois, il n’y avait personne qui pleurait.

ange_ange_deploy_.jpgTrois aigles majestueux planaient au-dessus du Couvent des Dominicaines. Des moniales en promenade les remarquèrent avec surprise et s’exclamèrent :

-Un enfant est né ! Les rois mages s’envolent dans le ciel de l’Esprit... Les trois rois de Royauté intérieure où chaque enfant qui naît est un petit prince ou une princesse.”

 

Chloé LAROCHE        ______________

Cette nouvelle et ces contes sont protégés et édités dans le livre de Chloé (livre épuisé pour l'instant) intitulé "Un homme et une femme au coeur des Alpes"...... ISBN : 2-9516004-1-0 / Éditions L'ÂME DU CIEL.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

17/09/2008

Mon hommage à Emmanuel Multeddo, instituteur assassiné à Bastia en Corse en se rendant dans la classe où l'attendaient ses jeunes élèves.

 

Aujourd'hui, à Bastia, il y a une marche silencieuse. 

Aujourd'hui, en Corse, la colère ronge les coeurs et des enfants n'ont plus d'instituteur.

Ils pleurent Emmanuel Multeddo, leur professeur des écoles, assassiné d'une balle en plein coeur, en se rendant dans sa classe de CM2.

Mn_64a.jpgPersonne ne sait qui a commis cet acte odieux.

Personne ne sait pourquoi Emmanuel a été tué.

Cet homme a deux enfants qui pleurent un père.

Toute une classe le pleure, orpheline de leur maître aimé, bien-aimé.

Musicien et guitariste, il savait les emmener au pays des rêves, les faire danser et chanter, venu des étoiles avec un morceau de bois enchanté.

Musicien et homme de spectacle, tu savais enchanter les enfants qui adoraient faire du théâtre avec toi. Ton sourire savait encourager chacun à montrer ses talents cachés et à donner le meilleur de soi.

Mn_12b.jpgJe voudrais dire ici que le métier d'instituteur est un merveilleux métier mais difficile aussi. Emmanuel avait cette passion qui fait qu'un professeur a tant de coeur pour s'occuper d'une classe entière qu'il arrive à dépasser les difficultés d'éducation, les problèmes d'autorité, le travail de préparation énorme dans ce métier, la prise en charge de vingt-cinq à trente enfants alors que certains parents en ont déjà assez d'un.Mn_47.jpg

 

Emmanuel, rejoins le pays des rêves avec ta guitare et joue pour les étoiles et les petits anges.

Personne ne t'oubliera et ton meurtrier sera retrouvé.

Que tes deux filles soient réconfortées, que ta compagne soit entourée et que tous les tiens soient sûrs que la France et le monde entier sont émus de ton départ, toi qui remplissais ton rôle d'enseignant avec autant de coeur.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

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Commentaires

Le soldat, l'ouvrier et le maître.

Il était une fois un royaume sur lequel régnait sans partage un petit Roi. Juché sur ses talonnettes, le petit Roi demandait à ses sujets de travailler plus pour vivre mieux quitte à se tuer au travail. Et ce qui devait arriver arriva. Trois de ses sujets ont été tués dans leur travail. L'un était soldat, l'autre ouvrier et le troisième maître d'école. Le soldat et l'ouvrier étaient nés dans l'île Intense, l'ouvrier travaillait dans l'île des Francs et le maître travaillait dans l'île de Beauté. 

Comme tous les soldats, le soldat fut un jour envoyé à la guerre au pays des Barbus par le petit Roi aux ordres de l'Empereur du Monde. Son métier était de tuer les ennemis, mais en prenant le risque d'être tué à son tour. Et c'est ce qui arriva, hélas. Le petit Roi qui l'avait envoyé au combat sentit tout l'avantage qu'il pouvait retirer de ce drame. Aussi, chapelle ardente au pays des Barbus, obsèques nationales près du tombeau de feu l'Empereur des Francs et funérailles dans l'île Intense. furent organisées sous la houlette du petit Roi. Il paraît même que le porte-mitre de l'île Intense se déplaça pour l'occasion…Et les gazettes de France et de Navarre furent remplies de sanglots plus hypocrites les uns que les autres sur la mort du petit soldat. 

Quelques jours plus tard, un ouvrier, natif de l'île Intense, comme le soldat, périt lui aussi dans un accident du travail. Mais comme il ne tuait personne et oeuvrait dans les sous-sols obscurs de l'île des Francs, sa mort n'intéressa point le petit Roi. Il ne pipa mot. Pas de chapelle ardente, encore moins d'obsèques nationales mais une montagne de complications pour faire venir reposer son corps dans son île natale.

Pendant le même été boréal, un maître d'école se rendait au travail pour éduquer des enfants de l'île de Beauté. Mal lui en prit, car les Cagoulés veillaient et le firent vite passer de vie à trépas. Les Cagoulés ne sont pas inquiétés par les soldats du petit Roi car ils ont carte blanche pour animer l'île de Beauté… à condition de respecter les courtisans du petit Roi. Que croyez-vous qu'il se passât pour le défunt maître d'école ? Point de chapelle ardente, point d'obsèques nationales. On subodore que ce triste individu qui osait faire métier d'éduquer les enfants a été inhumé quelque part, mais les gazettes furent muettes sur un sujet aussi méprisable. Le petit Roi se tint tout aussi coi cette fois.
Moralité ? Mais non, il n'y a pas de moralité au royaume du petit Roi.


Charles Durand - Le Brûlé - Saint-Denis

N.B. : toute ressemblance avec des faits, des personnes ou des lieux existants ou ayant existé ne peut être que fortuite.

Ecrit par : durand | 01.10.2008

 

16/07/2008

Pour l'enfant décédé oublié par son père dans une voiture. Pour tous les papas pris dans l'hyperactivité. Ma réflexion sur l'oubli des enfants et les tueries des familles. Numéros verts et urgences familiales.

Ce matin, j’ai été bouleversée d’apprendre le décès d’un petit garçon de deux ans et demi, Yanis, oublié hier dans la voiture par son père, à Pont-de-Chéruy dans le Nord-Isère. Petit homme mort lentement sous la chaleur écrasante de 45 degrés dans le véhicule fermé à double-tour. 1730744766.jpg Petit homme qui a vu la mort rôder et puis l’emmener, en se demandant ce que faisait son papa. Un papa pris par le tourbillon de la vie, en hyper activité de pharmacien. Comme le papa de la toute jeune Noémie, oubliée dans la voiture en juin 2007, à Béziers, morte en quelques heures sous le soleil brûlant. Enfants morts de l’oubli d’un papa, comme ce cas il y a déjà quelques années, où le père avait oublié son enfant car cela sortait de sa routine habituelle, parce que c’était la mère qui l’amenait habituellement à la crèche.

La mère hurle dans son coeur, dans son âme, devant la mort de son enfant. Le père fautif, lui, est écrasé à vie par ce poids effarant d’un oubli vertigineux. Ces mères et ces pères brisés à jamais par un drame incompréhensible, drame des choses qui arrivent dans un monde qui va trop vite, drame de l’amour qui se casse en mille morceaux devant la colère de la mère endeuillée, qui reste là à ne rien comprendre au drame de cet oubli effarant. 1730744766.jpg

On accable ces papas mais peut-être ceux-là souffrent-ils de trous noirs mentaux dûs à une activité débordante, à des soucis écrasants, à une hyper-activité où la place n’existe plus pour la surveillance et la protection des enfants... tels des chasseurs dont la mission est inscrite dans les gênes de l’homme depuis le début des âges, les enfants étant depuis les origines laissés en garde à la femme. Chasser, nourrir la famille, braver les dangers pour protéger les siens : certains hommes peuvent être si concentrés sur ce rôle qu'ils en arrivent à oublier qu'ils ont un enfant à regarder, surveiller, garder, protéger, mettre à l'abri. On accable ces papas mais qui aurait le droit de juger...

Un trou noir voulu dans le destin ?

Peut-être était-ce inscrit... Un accident, pourquoi il se produit ? Par négligence ou par oubli, par hasard ou par ennui. Dégoût de sa vie, fuite par l’oubli, oublier son bébé. S’oublier soi-même à travers son enfant, comme un acte posé d’un mal-être invisible.

D’autres posent des actes définitifs conscients, comme ce père qui vient de se pendre avec ses deux fillettes de deux et sept ans, près de Compiègne... dans la maison de son ex-compagne dont il était séparé depuis deux ans. Il a choisi délibérément de quitter cette vie avec ses enfants. Comme un chasseur de vie qui, n’ayant plus l’amour, se retrouve dépossédé de sa mission et préfère sacrifier sa descendance, au mépris de la vie à venir.

J’ai déjà parlé dans un de mes articles des hommes qui tuent leurs enfants et leur femme suite à une séparation ou un divorce. C’est effarant comme la liste s’allonge... Dans ma région, à Bougé-Chambalud : trois enfants tués par leur père, lequel s'est suicidé ensuite, en 2006. À Saint Siméon de Bressieux : un informaticien isérois de 48 ans a tué les trois enfants de sa femme avant de se suicider. L’homme avait menacé de mort sa compagne, qui a réussi à s’enfuir et se réfugier chez des voisins. Quand elle a voulu revenir, la maison était en feu et ses enfants issus d’un premier lit (5, 6, 17 ans) tués par balle. Le meurtrier a épargné le bébé de 18 mois dont il était le père. Aux Abrets en 2006 : Nicolas, 10 ans, tué par son ex-beau-père, lequel voulait se venger de la mère de l’enfant.... . Antoine a été retrouvé dernièrement flottant entre deux mondes, après avoir été jeté sciemment dans un lac par un homme qui avait “aimé” sa maman, petite Anne aide soignante, retrouvée morte assassinée, baignant dans son sang et frappée à mort par son ex-compagnon. En janvier 2008, un homme s’est défenestré, à Metz, avec le fils de sa compagne âgé de deux ans, suite à une rupture... Maxime Giasson Saint-Hilaire, 7 ans, a été abattu d’un coup de fusil de chasse le 27 septembre 1998 à Montmagny, au Québec, par son père adoptif, Pascal Giasson, 23 ans, quelques semaines après sa séparation d’avec la mère de l’enfant. Quelques jours plus tard, au Québec, le 30, par influence probable du drame précédent.... Myriam Chrétien, 6 ans, et Audrey, 3 ans, ont été abattues à coups de fusils de chasse à Hull par leur père René Chrétien, 32 ans. Celui-ci “bénéficiait de la garde alternée et est passé les chercher à une date indue, à l’école et à la garderie, soi-disant pour les amener en camping”.

Pourquoi les enfants payent-ils un si lourd tribut dans ce bas-monde ? Parce qu'ils sont issus de deux personnes, dont l’un s’appelle la mère et l’autre le père. Deux êtres façonnés par des sentiments et des comportements humains, qui impliquent l’erreur, l’erreur humaine, et des choix aussi, le choix de construire ou de détruire, le choix de partir ou celui de mourir, le choix de fuir la vie et ses responsabilités ou celui d’assumer. Deux êtres façonnés par des forces qui dépassent parfois l’entendement comme la force d’amour et la violence liée aux passions, comme aussi le chaos vécu dans le chômage, l’hyperactivité, le surendettement, la peur de tout perdre, le divorce.

La vie ne tient qu’à un fil... et les parents devraient garder cela à l’esprit, marqué au fer rouge... Le fil de la conscience, celle de protéger son enfant à tout prix, la conscience de penser à lui avant soi, la conscience de préférer rester à la maison avec son bébé plutôt que de le laisser dans une voiture la nuit pour aller danser en boîte, la conscience d’installer une protection autour de sa piscine pour éviter les 500 noyades annuelles d’enfants, la conscience d’accepter que la vie change et que l’autre nous quitte, la conscience de devoir protéger les enfants des conflits parentaux, la conscience d’arriver à oublier ses soucis pour ne penser qu’à l’enfant et à sa survie (survie = ne pas l’oublier dans une voiture ou sur une aire d’autoroute), la conscience de soi-même qui fait que si l’on a besoin d’aide psychologique, on ne reste pas tout seul à gérer ses problèmes... car les problèmes peuvent devenir monstres et un humain est bien seul devant les monstres de la haine, de la peur, de l’oubli, de la dépendance.

J’écris ce chapitre aujourd’hui en hommage à tous ces enfants décédés, oubliés, tués... et aussi pour dire à tous les papas et les mamans :

La vie est dure, pas facile ; elle demande des sacrifices, un renoncement à l’égoïsme quand on a des enfants... mais si on sent qu’on dérape, qu’on ne va pas bien, qu’on n’en peut plus, qu’on ne va plus se contrôler, qu’on va vers le pire, qu’on oublie des pans de sa vie et qu’on risque d’être négligent.... alors allez consultez... parlez à quelqu’un... prenez le téléphone et parlez anonymement.

Voici des numéros qui pourront vous aider à diminuer la cocotte minute et le stress de la vie accumulé :

-Cap éCOUTE : n° vert 0800 33 34 35 (gratuit)
et aussi le 0472 33 34 35

-SOS Suicide (écoute anonyme de toute souffrance) :
01 45 39 40 00

-Numéro gratuit d’écoute anonyme pour les Parents, Adolescents et Professionnels de l’éducation :
0 810 659 009 (numéro azur) ...

-Croix-Rouge Écoute Parents-Enfants :
0800 85 88 58 (de 10 h à 22 h et week-end : de 10 h à 20 h)


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L’enfant par lequel j’ai écrit ce chapitre, décédé hier dans une voiture fermée en plein soleil, est arrivé dans une oasis d’eau, rafraîchi par des Anges, qui lui ont expliqué qu’il s’était déshydraté sous le soleil, à la suite d’une terrible bêtise de Papa, que son heure était venue et que ses parents allaient devoir faire l’immense chemin de pardon, le papa à lui-même et la maman au papa, afin de poursuivre leur chemin sans ce petit garçon né de leur amour. L’endroit est plein de fontaines et de fraîcheur où l’enfant désaltère son âme, dans la paix et l’acceptation d’un destin dont il ne dit rien, car il sait -là où il est maintenant- que chacun sur terre doit mourir. Il a pardonné à son père l'oubli de sa vie. La colère est sans effet sur le temps, sur l'amour, sur la naissance et la mort.

Petit garçon, petit Yanis, je t’envoie de gros bisous et je souhaite force et courage à tes parents.

Je souhaite aussi force et courage à toutes ces mamans qui ont perdu un enfant ou plusieurs tués par un ex-compagnon, dans toutes les horribles situations dont j’ai parlé plus haut.

Et j’exhorte les papas à appeler les numéros ci-dessus, avant qu’il n’arrivent au pire. Cela concerne les mamans aussi, car il y a celles qui tuent leur enfant et celles qui ont failli le faire mais qui sont allées se faire aider, en en parlant, en cherchant de l’aide... au lieu de commettre l’irréparable par désespoir, fatigue extrême et malaise incommensurable.

Bien à vous,

Chloé L



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Commentaires

AP - Mardi 22 juillet, 21h52 :


CHALON-SUR-SAONE - "Une fillette de trois ans a été retrouvée morte mardi en fin d'après-midi par son père, qui l'avait oubliée dans sa voiture stationnée au soleil à Saint-Marcel (Saône-et-Loire), a-t-on appris auprès du substitut du procureur de la République de Chalon-sur-Saône, Thierry Bas.

Le père a été placé en garde à vue à l'hôpital de Chalon-sur-Saône où il a été admis en état de choc. L'autopsie de la fillette doit avoir lieu mercredi matin et les enquêteurs tenteront d'entendre le père le même jour si son état le permet, a-t-il ajouté.

Selon M. Bas, "l'enfant a passé toute la journée dans la voiture de 9h jusqu'à 16h30. Ce (mardi) matin, le père devait emmener sa fille chez la nourrice mais pour une raison qu'on ignore, il est allé travailler. Quand il a repris sa voiture en fin de journée, il ne s'est aperçu de rien. C'est en récupérant son fils à la crèche qu'il a vu sa fille inanimée à l'arrière", a-t-il expliqué.

Selon le magistrat, le père s'est ensuite rendu à la caserne des pompiers de la commune qui ont tenté en vain de réanimer l'enfant. Les parents de la fillette, sous le choc, ont été admis au centre hospitalier de Chalon-sur-Saône.

La semaine dernière, le 16 juillet, un drame similaire s'était produit à Pont-de-Chéruy (Isère). Un petit garçon de deux ans et demi oublié par son père pendant plusieurs heures dans une voiture garée en plein soleil, dans le centre-ville, est mort de déshydratation."

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COMMENTAIRE de BABOU :

Au sein de mes collègues, amis et famille, tout le monde est terrifié. Tout le monde accable ces papas (et ces mamans) qui "oublient" leurs enfants en pleine canicule dans une voiture. Les cas sont de plus en plus nombreux depuis 2-3 ans en Belgique, France, Pays-Bas... 
Je voudrais soutenir ces parents qui, après ces drames, n'auront plus de vie, plus assez de larmes pour pleurer, et personne sur qui rejeter la faute !!! Que EUX, tous seuls, avec leur immense souffrance et le mépris des autres ..... Le monde est devenu tel, que je remercie le ciel d'avoir des ados de 14 et 16 ans. Car dans l'état d'esprit dans lequel je me retrouve aujourd'hui, dans ce monde de fous, je me dis que.... aïe aïe, je ferais quoi de mes deux tous petits anges en bas-âge ?? On court, on s'inquiète pour son couple, son job, les finances,... On perd les pédales... on prend des médocs pour dormir, on en reprend pour être en forme, on se dit qu'il va y avoir une nouvelle guerre mondiale ... On meurt.... 
Je soutiens de tout coeur ces parents effondrés.... et j'embrasse tous les petits anges qui boivent aux fontaines dans un monde meilleur , un monde que ces papas et mamans auraient sûrement bien eu envie de leur offrir..
.

Ecrit par : babou2505 | 26.09.2008

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18/05/2008

Ultime adieu au père de mon fils, mort sur la table d'opération. Il était ambulancier comme moi.

Au père de mon fils...
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Tu es parti si vite, trop vite. Trop vite aussi de ma vie, de notre vie, il y a deux ans et demi. Tu es décédé brutalement ce lundi, d'un cancer au poumon... Parti sur une table d'opération qui était un espoir, mais qui a été ton dernier voyage. Nous nous étions rencontrés samedi dernier pour notre fils. Tu étais debout, bien vivant. Nous avons parlé. Je suis restée chez toi un moment. Il y avait ton amie, que je respecte. Tu avais perdu tous tes cheveux ; tu avais maigri à cause de la chimiothérapie. Tu étais heureux de voir notre fils qui a trois ans. Vous êtes allés au parc ensemble et puis le soir, je suis revenue. Nous avons encore parlé.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinAvant que nous ne quittions ton foyer, tu as mis soudain une cassette vidéo, sans rien dire. C'était l'histoire de Moïse, avec l'histoire imagée de la création du Monde. Je suis restée avec notre fils, à regarder avec toi ces images de mers, d'océans, de volcans, d'univers... et j'ai pensé : "Ne me dis pas que tu vas rejoindre si vite la Création...". Je pensais à toi, à ton air grave, à ce côté médium que tu avais, à ce don de clairvoyance et de persuasion que j'ai connu en toi. Tu étais un poète, très inspiré.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

C'est toi qui m'avais dit un jour, dans les premiers temps où nous nous fréquentions :

"Chaque jour est un combat pour nos semblables. Les combats sont multiples mais se ressemblent tous. Le comble du combat de chacun d'entre nous est qu'il se trouve en notre âme, dans notre coeur. Et ce combat est unique en nous-mêmes."

Je notais ce que tu disais, car je sentais que cela venait de si haut... Et je t'ai aimé. Aimer au point de tout quitter, au point de venir vivre dans ta ville pour que nous demeurions ensemble, au point de te donner un enfant, au point de trouver un logement et de remuer ciel et terre pour nous trouver un nid... Le nid, je l'ai trouvé. Et puis, je t'ai attendu. Attendu.. Au début, les larmes ne font que des chapelets, et puis cela devient ruisseau et puis fleuve qui emporte tout. Il m'a fallu être forte, toute seule dans la vie. Tu ne m'aidais pas, même financièrement.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

Tu me disais que tu avais du brouillard dans la tête et qu'il te faudrait du temps. Que tu te battais avec toi-même. Qu'il y avait un mur à franchir et que tu cherchais le moyen de grimper dessus pour pouvoir nous rejoindre. Et puis, j'ai découvert un secret... un drame vécu dans ta vie, une déchirure connue de toi seul. Ton coeur déchiqueté par ce drame était enflé de mille larmes, que jamais tu n'as pu me montrer. Et moi, je portais ton enfant et je sentais ce poids, et je voulais savoir. Quand j'ai su, c'était trop tard. Le brouillard avait pris ta vie. La peur de t'engager plus avant. Tu ne voulais pas de contraintes et les promesses que tu m'avais faites se sont envolées dans la flamme du temps qui passe.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinEn octobre 2005, j'ai écrit ce texte pour toi :

J'ai mal
de cette traversée du désert
Mal à mon oasis... mal
D'un mur où derrière
reste un homme
Qui n'arrive pas
À passer le mur
C'est le père de mon fils..
Et j'ai mal de
cette traversée d'abandon
De ces pointillés de solitude
Où les roses de l'amour
meurent de soif
De n'avoir plus d'oasis
De ne pas comprendre
Le mur invisible
Du coeur d'un homme
Qui de pierre nous a perdu
Dans le désert des solitudes
Pourtant une femme...
A essayé de briser le mur
Cette femme, moi sans toi. 5285cb733375c130a25fb3ef740e22b8.jpg

Puis, en décembre 2005, tu es passé nous voir comme un soleil d'espoir. Notre fils avait neuf mois. Tu m'as promis ce jour-là de passer plus souvent. Notre bébé t'avait retrouvé en une heure de temps et tu es parti en me donnant un baiser et la promesse de tes yeux. Ce fut le dernier et notre fils est tombé malade de cette attente si longue, de sa demande d'un papa, le sien... papa qui ne revient pas.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl a toussé durant trois mois, comme si l'explosion de cette attente atteignait sa vie de petit homme et le souffle d'un fils qui a besoin de son père. En janvier 2007, tu es revenu sans prévenir et je t'ai fait comprendre que je voulais d'abord parler avec toi, avant que tu revoies ton fils, afin de poser les bases d'un équilibre pour notre enfant, mais tu l'as mal pris, envoyant même des pierres contre la vitre. Ce jour-là, j'ai eu peur et je voudrais que ce moment n'ait jamais existé, sachant ce que nous avions partagé et le lien fort qui nous unissait.

Et puis, en novembre 2007, tu es revenu dans la vie de notre enfant avec sagesse. Notre fils était si heureux de te retrouver. Il était fier de t'avoir comme papa. Tu lui manqueras beaucoup et pour moi, ton départ représente un grand vide dans mon coeur car tu étais le père de mon fils et ça, c'est sacré, devant l'Univers.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl y a trois jours, il t'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants. Notre fils t'a regardé un court instant. Il a vu tes yeux fermés et que tu ne parlais plus. Il m'a vu poser des roses près de ton corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance. Tu étais étendu sous un drap, à l'endroit où se trouvait Océana, ma fille que j'ai perdu il y a onze ans. C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de notre petit. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin


Ce matin, nous t'avons dit adieu avec lui, une dernière fois, avant qu'ils ne referment le cercueil. Et puis ils t'ont emmené vers ta dernière demeure, au cimetière, d'où tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.

Je parle à ton fils de ton départ avec des mots simples, des mots réels. Je le rassure, je lui dis que tu ne souffres plus, que tu l'aimes et que l'amour ne s'arrête pas. Je l'entoure de ma présence, de vie et de force... pour qu'il ait envie de manger, de s'amuser, de sourire à la vie. Il y a deux jours, il a repoussé son assiette en te réclamant. "Je veux mon Papa." Et puis il y a eu de sa part des gestes de colère, colère envers la vie. Lui dire qu'il a le droit d'être en colère, de pleurer aussi, d'être triste.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,souffrance,promesse,sacrifice,solitude,deuil,veuvage,recueillement,souvenir,pardon,vie,hommage,


Perdre son papa, c'est un grand vide dans le coeur, dans la vie. Aujourd'hui, pour lui, aller à la cérémonie, du haut de ses trois ans, c'était courageux. Mais il a vu toute ta famille, tes frères et soeurs, tout ce monde qui t'aimait. Les hommes aussi qui se sont tous rassemblés devant ton cercueil au cimetière pour prier en arabe, comme un salut céleste venu de l'humanité.

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Je te dis adieu et je te remercie de m'avoir donné cet enfant, ce beau petit garçon qui sourit à la vie et qui est curieux de tout. Depuis le mois de novembre, tu avais retrouvé une présence auprès de lui et il y tenait.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,

Que ton âme parte en paix rejoindre le Créateur.

Chloé

__________ Voir la fin de la page : "Sos d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble" où je parle aussi du départ du père de Yourdine :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/

sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html

 

La fleur blanche "berceau de Moïse" vient du site :

http://gardenbreizh.org/photos/berlugan/photo-127221.html

MERCI À SON AUTEUR : Berlugan.

 

 

 
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