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23/08/2016

Ma proposition de familles d'accueil en France pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asiles. Les politiques demeurent tièdes sur cette question et les solutions tardent à se mettre en place.

Mon dernier article à lire... pour ne pas oublier ceux de l'hiver prochain, ceux qui dormiront dehors, ceux qui ont parcouru tant de chemin pour fuir l'horreur de leur pays.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je suis blogueuse depuis de longues années, bientôt dix ans avec vous, et aussi écrivain engagée pour la solidarité.

J’ai écrit et fais éditer l'année dernière : « Solidarité puissance toi » pour dire que nous pouvons être chacun un phare d’entraide et un maillon de solidarité pour nos concitoyens.

Je suis dans ma vie de tous les jours taxi-ambulancière, très sensible aux domaines de la santé et du handicap. Je rencontre et transporte chaque jour des personnes touchées par des accidents très graves de la vie et par la maladie. Mes patients se battent pour la vie et pour reconquérir la liberté de se mouvoir et d'être heureux comme avant. Parfois, ils ne retrouvent pas leur vie d'avant mais ils travaillent à repartir dans une deuxième vie différente, souvent même plus riche encore en explosions de vie et en amour de l'existence restante.

Je suis aussi très sensible aux problèmes d’accueil des sans-abris et des migrants, aux enfants vivant dans la rue aussi ; une centaine d'enfants n'ont pas eu de véritable toit l’hiver dernier à Grenoble. Le numéro d’appel d’urgence, le 115, a dû refuser sans arrêt de l’aide aux appelants, les places d’accueil manquant cruellement. Les écoutants sont obligés de répondre par la négative à 98 pour cent des appels de détresse. Chaque jour, le 115 de l'Isère reçoit entre 60 et 150 appels. C'est un véritable drame social et humain.

En outre, je suis préoccupée par le fait que le Gouvernement reste sourd à la réalité suivante : quatre-vingt-deux pour cent (82 %) des Français sont favorables à l’accueil des migrants sur notre sol, par exemple dans des familles d’accueil volontaires. Rien ne se fait dans ce sens ou alors du bout des lèvres. J'ai par exemple compris que c'était "politiquement correct" d'aider une famille de réfugiés dans une commune ; j'ai entendu ceci de la bouche d'une élue d'une commune iséroise. "Cela fait bien politiquement, tu comprends". On prête un logement, on laisse les bénévoles faire le boulot et puis tout le monde est content. Et toutes les autres familles de réfugiés et de demandeurs d'asile : celles qui restent sur le pavé, celles qui pourraient trouver refuge chez des français généreux et ouvrant leur porte ?

Pourtant, sachez que l’État français donne de l’argent aux migrants lorsqu’ils ont le droit de rester sur notre sol comme réfugiés, et aussi en attendant d'avoir un statut de réfugié, mais personne ne se dit : « Tiens, tel migrant pourrait donner une partie de ce qu’il reçoit à une famille d’accueil et ainsi, nombre de familles accepterait de recevoir ce migrant afin qu'il ait un toit et qu'il soit mieux intégré dans notre pays."

Puisque le demandeur d’asile touche trois cent quarante-trois euros par mois (343), aide appelée allocation ATA et donnée lorsqu'il n'y a pas de place d’hébergement offert par l’État, je propose qu’il reverse à une famille l'aidant à favoriser son insertion en France deux-cent cinquante euros par mois (250) pour les divers frais d'accueil, de nourriture et d'hébergement. Car rappelons-nous que les plus grands coeurs sont ceux des plus pauvres et des moins riches. 

Je propose aussi que la Mairie de commune de chaque famille d'accueil de réfugié ou demandeur d'asile reverse cent euros par mois d’hébergement à cette famille, sachant que les Mairies reçoivent une aide de mille euros par migrant reçu dans la commune. Cela permettrait de trouver une logique équitable et de résoudre le problème de l’accueil dans notre pays. En sachant que chaque famille candidate serait suivie régulièrement par un passage d’éducateurs et de psychologues.

Il faut savoir que le migrant demandeur d’asile ne reçoit, s’il est en Centre d’accueil, que trois euros par jour. Cela signifie que le reste de son aide ATA revient au Centre d’hébergement, soit 250 euros. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec des familles d’accueil pouvant proposer un accueil à la maison ? Je vous rappelle que le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à 350 millions d’euros par an, alors si on en est là, à voir des personnes croupir dans la rue ou dans des bidonvilles de fortune près des grandes villes, c’est que l’État a peur politiquement de s’engager face à des partis xénophobes et nationalistes.

Il est plus simple évidemment de continuer de fermer les yeux sur tous les migrants morts en Méditerranée, plus de dix mille à ce jour, ou de donner de l'argent à la Turquie pour garder les "indésirables" ailleurs. Il est plus simple de vider les camps de fortune des migrants afin de les voir éparpillés comme un troupeau sur lequel on tire dessus à bout portant. Il est si simple de devenir indifférent à une tente en plein Paris ou à une mère dormant dans une cabine téléphonique avec son bébé.

Il est aussi si simple de me répondre : "Comment ??? Tu veux prendre l'argent donné aux réfugiés. Cela ne se fait pas !!"

-Ah bon, tu préfères voir les migrants dans la rue, toi, sans avenir, sans toit, sans école ??

 

Chloé Larochemigrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

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Liens importants à consulter :

 

http://missingmigrants.iom.int/

http://ada-grenoble.org/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/09/16/29003-20150916ARTFIG00326-rsa-apl-cmu-ces-aides-dont-beneficient-les-migrants-en-france.php

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

http://www.leparisien.fr/international/migrants-plus-de-10-000-morts-en-mediterranee-depuis-2014-selon-l-onu-07-06-2016-5863307.php

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/82-des-Francais-sont-favorables-accueil-des-refugies-18386?prehome=0

04/02/2014

Éthique, justice et morale en notre monde actuel... Réflexions sur les réseaux sociaux et l'actualité, sur les sanctions, la prison et les nouveaux justiciers. Pensées sur les deux jeunes revenus de Syrie.

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Hier, on apprenait que la vidéo d'un petit chat jeté à plusieurs reprises contre un mur était livré sur internet par un jeune de vingt-cinq ans... Cet individu est donc un homme déjà constitué, pas un jeune garçon.

Aujourd'hui, on apprend que quatre jeunes mineurs, de douze à seize ans, ont humilié un homme handicapé mental dans un parc de Fontaine, près de Grenoble.

J'écoute une radio nationale et qu'entends-je : "Des personnes ayant commis certains faits sont arrêtées grâce à l'intervention de membres inscrits sur les réseaux sociaux. Allons-nous vers la création de nouveaux justiciers sur les réseaux sociaux, de ceux qui n'hésitent pas à donner les noms de ceux qui font des choses qui déplaisent... Et sommes-nous tous appelés à SUBIR la dénonciation sur Facebook, sur Twitter ou ailleurs?"

Je me suis dit que l'animateur de cette radio devenait fou, tout simplement, ou complètement décalé, ou bien simplement inconscient.

Il défend visiblement par ses propos la notion de liberté et de protection des individus, même lorsque ceux-ci commettent des délits... En effet, les actes que j'ai cités tout au début de mon article s'appellent bien des DÉLITS, faits interdits par la loi.

L'acte de dénoncer n'est pas "dénoncer" au sens de ceux qui ont livré des personnes juives -lors de la Seconde guerre mondiale- à la déportation et à la haine nazie ; cette forme-là de dénonciation est condamnable car elle n'existait que pour nuire à autrui. Par contre, dénoncer les auteurs d'un délit est louable et tout à fait recommandable puisque cela vise à défendre les victimes d'un acte odieux et à arrêter les auteurs de ce fait afin qu'ils ne continuent pas dans cette voie.

Le jeune homme qui a jeté le petit chat avec haine et violence, avant de poster sa vidéo filmée sur internet, a pu être arrêté et a recueilli un an de prison ferme. Le seul problème : est-ce que la prison est une solution dans un cas comme le sien où il ne sait même pas pourquoi il a fait ça... N'aurait-il pas été préférable de lui donner trois cents heures d'intérêt général dans un refuge pour animaux ? Il aurait nettoyé les box des animaux et aurait appris beaucoup de choses sur la sensibilité de ces êtres. Avec un suivi psychiatrique obligatoire en parallèle, cela lui aurait permis de soigner son mal-être.

Notre société est prompte à juger sans se remettre en question et à mettre à la marge ceux qui dévient. Ainsi, lorsque deux adolescents partent en Syrie pour rejoindre l'armée djihadiste et les centaines d'européens déjà partis pour rallier la rébellion syrienne, on juge ces jeunes sans vergogne et sans essayer de comprendre ; on les met en garde-à-vue pour ensuite les punir sévèrement. Les deux lycéens pourraient être poursuivis pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et éventuellement être placés en détention provisoire". D'après certains journalistes, "malgré leur excuse de minorité, ils risquent dix ans de prison et 225 000 euros d'amende."

Ces deux lycéens ont quinze et seize ans. Pourquoi sont-ils partis là-bas ? Peut-être que leur sensibilité de jeunes a parlé dans cet acte perdu d'avance, dans un monde où nous sommes si impuissants devant les guerres et les violences vues à la télévision. Ils ont été tout simplement récupérés par des groupes islamiques oeuvrant en France, comme des adeptes sont récupérés par des sectes. On s'est servi de leur jeunesse, de leur naïveté et de leur désir de combattre pour la paix, la justice et pour de nouvelles valeurs de solidarité. Alors, maintenant que ces deux jeunes sont revenus, ce n'est sûrement pas eux qu'il faut juger, car ils ne sont que les victimes de manoeuvres manipulatrices servant à recruter de nouveaux soldats gratuits pour une cause floue et extrêmiste.

Quant aux réseaux sociaux et à Facebook, c'est très bien qu'il y ait à l'intérieur -comme inscrits et participants- des personnes aimant la justice et attentives à révéler tout ce qui pourrait être un délit, mais le mieux serait que les dirigeants de ces sites fassent le ménage en amont, lors de la parution de certaines pages, vidéos ou propagandes, ce qui n'est pas effectué, en vérité et à leurs grands torts.

Chloé Laroche

13/11/2013

Présente à la cérémonie du 11 Novembre pour célébrer l'Armistice et honorer la mémoire de mon Grand-Père déporté, résistant et mutilé de guerre.


th-49.jpegCe lundi 11 Novembre, j'étais présente à la cérémonie de commémoration du 11 novembre à Crolles, concernant
l'Armistice de la Première Guerre mondiale.
 
 
 
En tant que petite fille de Jean-Louis Laroche, résistant et déporté dans trois camps de concentration, mutilé de guerre et fait prisonnier le 11 novembre 1943 dans la rafle de Grenoble (400 déportés) par les Allemands... j'étais présente en sa mémoire et en la mémoire de tous ceux qui sont tombés pour que nous soyons là, à vivre en Paix. WP_20131111_013.jpg


Mon grand-père a fait partie de tous ces grenoblois courageux qui sont descendus dans la rue le 11 novembre 1943 "pour crier à la face du monde leur amour de la Justice et chanter leur espoir de Liberté", malgré la présence des Allemands. Ils étaient près de six cents manifestants mais quatre cents hommes ont été déportés à la suite de cette rencontre héroïque.

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WP_20131111_012.jpgLe discours du Maire nous a rappelé que toute personne ayant la haine au coeur se trouve dans une impasse. Il a rappelé que les valeurs de la liberté d'expression, de la fraternité et de la paix, contre toute haine et tout racisme, nous conduit sur un chemin serein. Il a rappelé aussi que la mémoire du Passé doit relier mais ne doit pas diviser.


Je pense à ces propos entendus dans les Grandes Gueules sur RMC Radio, insupportables : "On s'en fout de ce qui s'est passé durant cette période de la Première Guerre"... et ..... : "Choisir le berceau, non la tombe"... Expression employée dans l'émission pour dire qu'il "vaut mieux parler du présent et du futur que du passé".

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Cependant, nous avons un devoir de mémoire, pour que ces faits de guerre ne se reproduisent pas, pour que la Seconde Guerre ne revienne jamais avec ses fantômes oubliés au fond de nos consciences, pour que les révisionnistes ne gagnent pas en disant que tout cela n'est jamais arrivé et qu'on aurait peut-être exagéré les chiffres des morts, des six millions de juifs tués par les Nazis dans les camps de la mort, plus les 50 millions de morts tombés au combat durant la Seconde Guerre mondiale et les 19 millions de morts durant la Première Guerre Mondiale.


Que la Paix demeure.... en sachant que deux générations ont déjà grandi depuis la dernière Guerre... sans guerre mondiale.th-45.jpeg


Chloé Laroche_______________


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Consulter :


 

http://www.tracesdhistoire.fr/resources/

Digests+Deportes+Isere+1.pdf



http://www.ordredelaliberation.fr/

fr_ville/grenoble.html_______


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Pour mon Grand-Père qui était présent ce jour-là du 11 novembre 1943 :


Article de Claude MULLER :

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

Nous sommes tous nés le 11 novembre 1943 avec les Résistants Grenoblois

"Ce jour-là, les Grenoblois rendent hommage au courage de centaines de Résistants qui, le 11 novembre 1943, ont osé manifester dans les rues de leur ville, bravant la présence des Allemands. Ce peuple s'est levé pour crier à la face du monde son amour de la Justice et chanter son espoir de Liberté.
Malheureusement, ils n'avaient pas encore pris la mesure de la férocité de la Gestapo. Encerclés, regroupés, parqués et exposés sur une place de la ville, 600 hommes et femmes l'ont trop vite appris. Trois jours plus tard, 400 hommes seront déportés vers les camps de Buchenwald, Dora et Mauthausen. Près de 7 sur 10 n'en reviendront pas.

Derrière les barbelés où ils ont été parqués immédiatement après la manifestation les patriotes Grenoblois sont sévèrement gardés. Un fusil-mitrailleur avec ses servants a été installé. C'est grâce au télé-objectif d’un audacieux photographe que ce document unique a pu être saisi. Photo Les Allograges - Archives Auguste Celse

Maurice Hugelé


Maurice Hugelé était l'un d'eux. Revenu de Buchenwald en mai 1945, il a tout au long de sa "deuxième" vie témoigné de cette horreur dans les écoles, les usines, les commémorations et partout où il le pouvait.
Pendant longtemps il a présidé l’Amicale des déportés du 11 novembre 1943. Chaque année, il revenait là ou les Allemands les avaient raflés, pour dire "plus jamais ça !"
Aujourd’hui disparu, je lui laisse la parole, non sans une certaine émotion.

Nous sommes place Pasteur, le 11 novembre 2009.

"Si nous nous exprimons et témoignons encore, ce n’est pas pour évoquer les souffrances passées, ou pour nous plaindre, mais pour faire réfléchir et tirer des leçons afin que nul n’ait plus jamais à connaître ce que nous avons vécu.
Leçons d’humilité, car, quelles que soient les positions que certains aient pu occuper devant la barbarie, nous étions tous des numéros, des anonymes, bons seulement à être utilisés jusqu’à épuisement total au service de la machine de guerre nazie.
Leçon d’humanisme, car, rien n’est plus insupportable que de subir l’esclavage et les humiliations que nous avons vues et connues. Le respect de l’être humain, sans distinction aucune, doit être une règle. Seule la solidarité, nous en sommes conscients, avec en plus un peu de chance, nous a permis de revenir.

Discours de Maurice Hugelé Place Pasteur, à Grenoble

Notre vie est maintenant bien avancée, notre regard reste lucide, mais nous constatons que les avancées sociales de 1945 sont remises en cause, elles permettaient pourtant de gommer certaines disparités, surtout au niveau des plus faibles ou des moins chanceux.
Elles contribuaient à établir un équilibre forgeant la cohésion nationale nécessaire dans les périodes difficiles, comme celle que nous traversons.
Nous remarquons en revanche que l’individualisme gagne du terrain, créant un climat de ségrégation et de crainte. L’autre est le concurrent, il faut l’écarter !
La conscience d’appartenir et contribuer à l’essor de notre nation fait place à la recherche de profits rapides, laissant sans ressources des milliers de personnes.
Ce n’était pas l’idéal recherché par ceux qui, ayant subi ou non notre sort, ont fait de leur mieux, pour que notre pays, avec la liberté retrouve la place qui était et devrait rester la sienne
Nos convictions restent vives, c’est la raison pour laquelle nous essayons d’expliquer, à ceux qui ont envie de comprendre, qu’il n’est pas inutile de tirer les leçons du passé."

Je publie ses mots en espérant que son discours traversera le temps et les générations à venir."
Claude Muller

http://claudemuller.blog.lemonde.fr/2011/11/08/nous-sommes-tous-nes-le-11-novembre-1943-avec-les-resistants-grenoblois/

 

07/10/2013

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. Réflexions sur l'amendement récent concernant la Résidence Alternée.

th-28.jpegBonsoir à tous et toutes,


L'association "SOS les Mamans" qui m'avait déjà contactée vient de m'alerter sur l'amendement de la Sénatrice Laborde qui a été adoptée au Sénat le 17 septembre, imposant la Résidence Alternée par défaut en cas de séparation des parents, dès lors qu'un seul parent la demande.

Cette association a peur que cette loi qui risque de passer en décembre pose de gros problèmes pour des enfants en bas âge ou dans des cas de souffrance familiale intense ou de violences conjugales ou pour des cas inadaptés à la résidence alternée.th-30.jpeg

Une avocate de Lyon a donné son point de vue sur le site Psychologies.com. J'ai trouvé sa réflexion très intelligente et je souhaite la partager avec vous :

 

"La garde alternée est à manier avec beaucoup de prudence. Le rôle de l'avocat est d'amener les parents à réfléchir aux implications concrètes de leur choix : distance école-lieux de vie, aspect matériel... On se rend souvent rapidement compte que le projet n'a pas suffisamment été réfléchi.th-27.jpeg

Nos interrogations pratiques remettent parfois en question le choix initial de parents qui n'arrivent pas à se projeter de manière concrète. En ce sens, nos questions les aident et peuvent leur éviter de se lancer dans une solution non viable sur le long terme ou toxique pour les enfants. On n'est pas là pour décider à leur place, mais pour les aider dans leur choix...

th-29.jpegUn de nos juges aux affaires familiales propose à certains couples indécis une "garde alternée à l'essai". Le juge renvoie l'affaire à six mois pour observer comment la garde alternée se met en place (ou ne se met pas). L'avantage de cette solution est que les parents reviennent en sachant généralement très clairement ce qu'ils veulent : « Ça a été l'horreur, nous avons très vite arrêté, le petit ne se sentait pas bien du tout... » ou au contraire, « Ce n'était pas la solution qu'on privilégiait, mais finalement on s'est organisé et ça fonctionne plutôt bien... »

La garde alternée ce n'est pas un concept, c'est du concret qu'il faut soumettre à l'épreuve du réel !" 

(Claire, avocate)

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Voici aussi un autre article que je vous invite à lire :

http://www.psychologies.com/Couple/Crises-Divorce/Enfants-et-separation/Articles-et-Dossiers/Garde-alternee-attention-danger-!#

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th-31.jpegLorsque je lis que des juges se permettent de choisir la garde alternée en disant aux parents qu'ils devront ainsi faire l'effort de mieux s'entendre, cela m'afflige, comme si les enfants devenaient l'otage d'une histoire d'amour terminée.

Pour moi, ce n'est pas une histoire de parents mais d'enfants. Ce sont les enfants qui devraient être écoutés ici et dont on devrait observer tous les signes d'angoisse et de mal-être. On ne peut forcer à tout prix -et sous prétexte de principes- le cours de la vie et de l'enfance. Il faut s'adapter à chaque cas familial et se donner le temps de la réflexion et de l'observation avant de placer les enfants dans des ruptures hebdomadaires successives et souvent angoissantes.

th-23.jpegLes plus petits ont besoin de leur père et de leur mère. La rupture est pour eux une épreuve immense, s'ils sont privés de l'un des deux. Il faudrait que l'enfant puisse garder un chez-lui référent en ayant la possibilité de voir l'autre parent tous les week-ends, le samedi ou le dimanche, plus les mercredis, avec un soir par semaine. 

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. C'est honteux d'imposer cela à des enfants, surtout aux bébés et aux plus jeunes enfants. th-26.jpeg

Voir cet amendement :

http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/808/Amdt_108.html


Avec mes meilleures pensées à vous tous, mes lecteurs fidèles ou ponctuels. Sachez que vous êtes environ quatre cents personnes à venir chaque jour me lire, voire plus à certains moments de l'année. Merci de me lire aussi nombreux et nombreuses.


th-16.jpegChloé LAROCHE


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Nota bene :

Lire la tribune de Bernard GOLSE : "À qui profite la résidence alternée ?" :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/14/a-qui-profite-la-residence-alternee_1618424_3232.html


27/12/2012

Nuit de Noël, messe à la Villeneuve dans les quartiers d'une cité nommée Grenoble. Quand la nuit prend la terre et la guerre des pays, seul l'amour peut ramener le soleil.

k0034337.jpgBonsoir à tous et toutes,images-13.jpeg


Lundi soir, je me suis rendue avec mes enfants à la messe de veillée de Noël dans le quartier de la Villeneuve de Grenoble.

L'Espace 600, salle de spectacle et de théâtre de la Villeneuve, avait été réquisitionné et généreusement prêté pour cette rencontre inoubliable.

images-10.jpegInoubliable à mes yeux car cette messe fut un modèle d'humanisme et de rappel de diverses qualités humaines et laïques, comme l'hospitalité à l'étranger, la compassion pour la souffrance des hommes de toutes couleurs et de toutes origines, l'accueil aussi de la souffrance des endeuillés et des victimes des violences urbaines.

Le prêtre, Jean Deries, qui a choisi de vivre sa retraite dans ce quartier, a dit de belles paroles, ressemblant à l'église que j'aime, celle qui parle d'amour et d'accueil, de partage et de solidarité, celle qui crée des ponts et non des murs.

tlc8e1lr.jpgL'équipe de Malherbe et Villeneuve avait préparé des chants magnifiques avec une belle équipe de musiciens, agrémentés de diapositives, avec des mises en scènes avec  les enfants. Une tente avait été montée sur la scène pour rappeler que des personnes n'ont toujours pas de toit et que des familles expulsées vivent dans la rue. Le Père Deries n'a pas hésité à parler des Roms, des réfugiés expulsés par tous, qui ne trouvent refuge nul part, tel Marie et Joseph qui n'ont pas été reçus non plus dans la salle commune mais dans l'étable. Jésus avait été placé dans une mangeoire, premier berceau d'un bébé divin.images-12.jpeg

Cette messe a rappelé toutes les vertus de l'hospitalité envers les étrangers, de l'ouverture de notre pays aux réfugiés, et du fait de pouvoir les recevoir dans la dignité et sans rejet. 

images-3.jpegIl nous a été rappelé aussi que la marche blanche effectuée dans nos quartiers pour Sofiane et Kévin avait été la marche d'un peuple de paix et d'amour, de soutien aux familles endeuillées et de lutte contre la violence par un esprit de pardon et de non-violence voulue par les parents des deux jeunes assassinés.

Les évangiles ont été écrits, mais comme l'a dit si bien le prêtre ce soir de Noël, c'est à nous aujourd'hui de poursuivre leur écriture en vivant en témoins de lumière, en témoins de paix et d'amour.Conference-sur-la-fin-du-monde-vue-depuis-l-Antiquite_1_illustrationEtab.jpg

Je ne rapporte pas ici ces paroles seulement pour les chrétiens mais pour tous les hommes qui croient aux qualités et valeurs humaines. L'amour des autres, l'amour du bien et de l'honnêteté, ainsi que l'hospitalité et la solidarité, n'ont pas besoin d'étiquettes et de drapeaux religieux ou spirituels pour exister et se partager.

800px-Crèche_provençale.jpgCe sont des valeurs laïques, je dirais même républicaines et civiques, qui nous aident à faire vivre un quartier, une ville, un pays, une famille.

Pendant ce temps-là, à Notre-Dame de Paris, l'homélie disait ceci, prononcée par Monseigneur André Vingt-Trois :

"Comment oublier ce soir les peuples massacrés et dispersés par les guerres qui ensanglantent le globe... ? Comment oublier nos frères chrétiens d'Orient, soumis à des pressions diverses et, parfois, à la persécution ouverte ? Comment oublier les "laissés pour compte" de notre société, premières victimes de la crise économique, qui vivent d'expédients, refoulés sur les marges des rendements financiers ? Comment oublier enfin dans cette nuit où la sainte famille ne trouve pas de place dans la salle commune de l'auberge, les immigrés qui errent à travers nos pays opulents sans trouver de place dans nos nations, nos entreprises et nos foyers, nos esprits et nos coeurs ?

Non, la nuit n'est pas seulement symbolique, elle est bien réelle. L'humanité vit bien dans le pays de la mort, même si elle essaye de l'oublier."


images-11.jpegOui, l'humanité traverse des temps difficiles et très


douloureux. Des peuples entiers sont terrassés par la


guerre et la destruction, sans que d'autres ne puissent


intervenir, comme en Syrie. Cette impuissance est très


difficile et une colère sourde monte sur la planète


envers les peuples qui bloquent l'énergie de solidarité,


envers leurs gouvernants surtout, pour ne pas nommer


la Chine et la Russie.


u15025134.jpgLes jeunes aussi sont touchés par le


phénomène internet, nouveau loup sorti des


bois pour entrer dans l'ordinateur et dévorer


les innocents. Nombre de parents se trouvent


démunis face à ce phénomène grandissants et


les prédateurs sont nombreux à se saisir de ces nouvelles portes


d'entrée vers la chair fraîche.


La banalisation des fugues et de nouveaux comportements chez


nos jeunes font que même la police ne s'inquiètent plus de


disparitions d'adolescents, laissant faire la nature et refusant de


déployer les grands moyens, comme pour ces deux jeunes filles


disparues depuis trois semaines et dont les parents très inquiets


sont sans nouvelles. Cela m'a rappelé bien sûr ce que j'ai vécu en


juin 2009 lors d'une longue fugue de ma fille. Il a fallu que je


bataille pour que la police inscrive ma fille sur le fichier des


personnes disparues.


Voir mon article : http://sosmaman.20minutes-

blogs.fr/archive/2009/06/01/ma-fille-est-en-fugue-depuis-une-

semaine-mon-recit-de-maman.html


Je vous parle de ceci car Noël est le jour où les familles se


rassemblent, se retrouvent, et les parents de 


Camille Lauran, 16 ans, et Geneviève Euvrard, 17 ans...


n'ont pas eu cette joie. 42929448-4f5c-11e2-8edb-f21234471230-493x328.jpg


Je pense très fort à eux car je connais l'angoisse

des parents qui ne savent où se trouve leur

enfant et, en cette période des Fêtes, je leur

témoigne mon entière sympathie et toute l'espérance de

retrouver ces deux jeunes filles qui ont co-voituré du Puy-en-Velay jusqu'à

Toulouse... puis ont disparu totalement.


Il y a une semaine, leurs parents écrivaient au Procureur en ces

termes :

«Nous avions demandé à vos services de bien vouloir faire paraître leurs photos dans la presse nationale afin que la population puisse transmettre des indices aux enquêteurs. Vous avez refusé par deux fois. Faudrait-il que leurs noms apparaissent dans la rubrique nécrologique pour que vous accédiez à cette demande?»

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"La nuit n'est plus symbolique, elle est bien


réelle"... 


Heureusement, la nuit se termine un jour pour 

 

voir




apparaître l'aurore... Quand l'espoir apparaît, la nuit se




termine pour voir s'éloigner les cauchemars et venir le




soleil, pour voir naître l'enfant en nous comme une




nouvelle étoile pour toute l'année qui commence.

 


Chloé LAROCHE

 







 

 
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