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27/08/2016

Je suis d'accord avec le Conseil d'État concernant sa décision envers le burkini. Laissez les femmes s'habiller comme elles le souhaitent.

 

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Je suis d'accord avec le Conseil d'État et sa décision d'hier à propos du burkini, décision sage essayant de calmer le jeu et les esprits surchauffés à ce sujet.

J'en ai discuté aujourd'hui avec un ami qui est handicapé et a déjà beaucoup souffert. Il connait  par son épreuve d'AVC les priorités de la vie et de ce qui demeure essentiel. Il m'a dit : "Personne n'a à dire à une femme comment s'habiller. Tout cela est un faux problème. Il y a des choses plus graves à traiter." Je suis d'accord avec lui sur la liberté de s'habiller comme on veut. Nous sommes depuis ce débat national la risée de nombreux pays sur ce sujet. La liberté se trouve où lorsqu'on voit une femme avec burkini se faire arrêter sur la plage ?

burkini,conseil d'état,tolérance,politique,france,risée,monde,liberté,religion,signe,vêtement,pudeur,baignade,mer,plage,femme,homme,corps,nudité,choix,loi,amende,policeIl faut retrouver la paix de vivre ensemble, d'accepter que l'autre ne soit pas comme soi. Sinon, nous allons nous retrouver à nous regarder à couteaux tirés et des incidents comme celui d'hier se feront nombreux : un jeune homme s'est fait arracher sa croix en pleine rue.

Cette femme secouriste ci-dessous porte un burkini mais pourrait vous sauver la vie. Ce maillot de bains a un rapport avec la pudeur de la femme, pas avec son intégrité. Respectons cela et arrêtons les amalgames dangereux pouvant nous porter vers l'intolérance.  

Aujourd'hui, dans les Grandes Gueules sur la radio RMC, un animateur a osé dire : "Imaginez que j'agresse une femme portant le burkini parce qu'elle crée chez moi une agression directe par la vue de ce vêtement. Qui sera fautif ? Elle ou moi ? Hé bien, ce sera elle, car elle aura créé un désordre public."

Je lui réponds à cette Grande Gueule de RMC que ce sera lui le fautif et tous ceux qui montent en épingle toute cette histoire sur le burkini. La loi a déjà interdit la burqa, alors pourquoi ne pas laisser les femmes qui le souhaitent se baigner en étant couvertes ? Le burkini laisse voir le visage et la seule chose est que le corps est couvert, ainsi que les cheveux. Cela déplait-il aux messieurs de ne pouvoir voir le corps des femmes à leur aise et de dénigrer celles qui n'ont pas envie de se montrer ?

 

Chloé Laroche

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LIEN :

 

http://www.huffingtonpost.fr/2016/08/14/burkini-australie-international_n_11507734.html

 
 
 

INTERNATIONAL – Alors que le débat sur le burkini agite l'opinion publique en France, avec deux maires ayant pris récemment un arrêté municipal l'interdisant sur leurs plages, un pays dans le monde a su particulièrement l'intégrer sur ses rivages: l'Australie.

Afin de permettre à ses coreligionnaires de pouvoir elles aussi s'adonner aux joies de la plage, tout en respectant leurs convictions, c'est une musulmane australienne qui avait ainsi inventé le "burkini" dès 2007, croisement entre le bikini sexy et la stricte burqa.

"Je la regardais jouer: elle portait un voile, une chemise longue et des pantalons. Et, par dessus tout, elle avait enfilé le maillot et la jupe de son équipe. Je me suis dit: 'Mon Dieu, on doit pouvoir faire quelque chose'": c'est en regardant sa nièce jouer au netball (sorte de basketball) qu'Aheda Zanetti avait décidé de concevoir elle-même une tenue qui serait à la fois pratique et "religieusement correcte".

"Un si grand nombre de filles et de femmes ne pouvaient pas pratiquer de nombreux sports, dont la natation... Il n'y avait rien de vraiment pratique pour elles... Le tissu, la conception... ça n'allait pas", expliquait la Libanaise d'origine.

Cette mère de quatre enfants, qui n'a jamais porté la burqa, avait d'abord conçu un haut qui reliait un voile à une chemise, avant de se lancer dans des tenues de sport plus complètes et de jeter son dévolu sur les maillots de bain.

Dans un pays où la plage est une véritable "culture", que ce soit pour le surf ou la simple baignade, il y avait "un vide qu'il fallait combler", selon Aheda Zanetti.

Des commandes dans le monde entier

La styliste crée alors le "burkini": un costume de bain en polyester, d'une rigoureuse couleur noire, qui enveloppe l'ensemble du corps, des cheveux jusqu'aux chevilles.

Et à l'époque, sa société "Ahiida", installée dans une banlieue de Sydney, reçoit alors des centaines de commandes, venues de toute l'Australie mais également de l'étranger. Neuf ans après, le succès est toujours au rendez-vous. "Maintenant, nous avons des ventes partout dans le monde, et quand ils (des pays) l'interdisent comme au Maroc, cela va quand même très bien pour moi, explique-t-elle à Newsweek. Les gens l'achètent juste pour chez eux."

En 2007, année coïncidant avec le centenaire des Surfeurs sauveteurs en mer d'Australie, Aheda Zanetti avait également sorti un burkini rouge et jaune, aux couleurs des sauveteurs.

Pour la jeune Mecca Laalaa (en photo ci-dessous), 20 ans, cela a été le déclencheur qui l'a convaincue de rejoindre le programme d'entraînement des maîtres-nageurs. "Ce que je portais pour nager m'empêcher de m'impliquer dans des activités nautiques... Pour moi, le burkini signifie que plus rien ne peut m'arrêter", témoignait-elle à l'époque.

burkini australie

Et le nouveau "maillot" avait reçu la bénédiction du mufti d'Australie, le cheikh Taj Aldin al-Hilali, dans un pays où les musulmans sont 300.000 sur une vingtaine de millions d'habitants.

En France, le 28 juillet, le maire Les Républicains de Cannes, David Lisnard, avait pris un arrêté disposant que "l'accès aux plages et à la baignade sont interdits à toute personne n'ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d'hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime". Une semaine plus tard, le maire, lui aussi LR, de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, avait pris à son tour un arrêté interdisant la baignade en burkini sur les plages de sa commune.

14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

01/12/2013

Hommage à Adélaïde, un an, retrouvée morte fin novembre sur la plage de Berck.

Hommage à Adélaïde

______________________ retrouvée fin novembre sur la plage de Berck.th-47.jpeg


Elle n'avait que quelques mois et s'appelait Adélaïde. Elle se trouvait dans la vague qui montait et là-bas, au loin, brillait un phare. Elle s'est noyée sans sa maman. Elle a crié et puis s'est tu.

th-40.jpegElle a regardé la lumière au loin et a laissé l'ombre derrière elle. Un ange est venu la chercher. Il était beau et avait de grandes ailes. Adélaïde s'est dit qu'elle ne serait plus seule dans le froid glacial, dans l'eau et dans la nuit.

L'ange a touché son corps. Il était froid et raide. Adélaïde avait pris son autre corps, celui des étoiles, celui que seuls les anges peuvent voir. Elle était belle dans les bras de l'être lumineux.th-44.jpeg

Elle savait que sa mère l'avait déposée sur la plage comme on dépose un trésor au fond de la mer, après un naufrage. Sa maman était comme ces bateaux ivres qui n'ont plus de gouvernail ni de capitaine. Les sirènes avaient pris sa mère et la petite Adélaïde serrait les doigts de l'ange dans sa petite main. th-37.jpeg

La marée avait pris sa vie et le ciel l'accueillait désormais comme une petite princesse. Le bateau ivre s'écrasa sur les rochers et sa maman fut retrouvée au bout du cap de Mauvaise Espérance.

th-43.jpegElle avait préféré sacrifier sa fille pour vivre une histoire d'amour sereinement, ayant brisé le lien maternel que son coeur maudissait.

Adélaïde avait erré dans la nuit si longtemps, sombrant dans les vagues si doucement. L'eau l'avait étouffée. Le ciel maintenant la protégerait à jamais, pour toujours.


Chloé Laroche


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La photo de la mère et l'enfant est un tableau de Robert Pascale :

http://www.livegalerie.com/Peinture,mere_et_enfant,ROBERT_Pascale,97391.html

 


 
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