Avertir le modérateur

30/10/2011

Polisse, un film sur la Police dont on ne ressort pas les yeux secs mais le coeur en miettes.


polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeBonjour à tous et toutes,

 

Voir le film POLISSE est une obligation dans notre monde parfois trop policé, je veux dire trop poli par absence de réaction devant la misère de certaines familles, misère affective, misère pécunière, misère du deuil, du divorce, de la pédophilie.

 

Ce film est profond, d'une vulgarité absolue, de celle qui retrace la vérité vécue par les enfants violés, victimes d'un père, d'une mère, d'un malade sexuel, d'un enseignant, d'un grand-père. Il exprime la détresse de nombreux parents et n'oublie pas celle des policiers en prise avec leur métier, ayant eux-mêmes leurs propres vies.

 

Il raconte le quotidien de la Brigade de Protection des mineurs et a été tourné en accord avec la réalité de faits vécus réellement dans la Brigade. Sa réalisatrice est Maïwenn Le Besco qui nous offre un film grandiose par sa beauté humaine mais qui nous laisse en larmes à la fin du film, lorsque la vie bascule, celle d'une femme qui a donné sa vie pour un métier qu'elle aime, alors que l'enfant qu'elle a arraché à un pédophile se remet à être heureux, malgré ses blessures.polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

Polisse est joué par des acteurs excellents, des acteurs comme Karin Viard ou Joey Starr, d'une justesse sans faille, avec une perfection sur le métier de policier qui atteint son apogée à une période, une époque, où ce métier est si durement touché par les suicides, par le manque de moyen, par une escalade de la violence et des maltraitances sur les enfants.

 

Lorsqu'on est conscient que ce que nous montre ce film n'est qu'un petit morceau de glaçon du iceberg de tout le malheur humain et des souffrances des enfants, alors on essaye encore de croire en l'humain mais aussi en l'Éternel vers lequel on se tourne en colère.

 

polisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angeCar quel ange peut accepter qu'une fillette de onze mois ait le vagin défoncé à cause de viols faits par son père depuis des mois ?

 

Les anges ne peuvent pas grand chose, ils ne peuvent que sauver des personnes au cas par cas, comme les policiers le font tous les jours. Et moi, je suis là pour les soutenir. Soyons nombreux.

 

Chloé LAROCHEpolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,angepolisse,maiwenn le besco,karin viard,joey starr,cinema,brigade des mineurs,police,cannes,festival,film,pédophilie,maltraitance,ange

 

 

 __________________________________

 

Et voici les propos recueillis par Charlotte Pudlowski

pour "20minutes" :

 

Thierry Boulouque, commissaire divisionnaire de police, chef de la Brigade de protection des mineurs à Paris, a donné à 20Minutes son avis sur le film «Polisse», de Maïwenn, qui raconte le quotidien d’une Brigade de police pour Mineurs...

"Quelle a été votre réaction après avoir vu le film?
C’est un film que nous avons tous aimé, à la brigade parce qu’il montre nos affaires avec beaucoup de pudeur et de réalisme, alors qu’elles sont rarement évoquées. Que ce soit dans la presse et a fortiori dans la fiction, c’est rare que l’on entende vraiment parler des violences faites aux jeunes.

 

C’est un tabou?
Oui, très fort. Nos affaires sont difficilement racontables, elles confinent à l’insupportable. Quand il s’agit d’enlèvement, il peut y avoir une certaine médiatisation. Mais ce que nous traitons au quotidien, comme l’inceste, la maltraitance, les agressions sexuelles au sein de familles ou en extra-familial, c’est très dur à raconter. Quand on parle d’une affaire à un collègue, on s’entend parfois dire «ahhhh mais arrête de raconter tes horreurs». C’est difficile de raconter ce que les gens ne veulent pas entendre.

 

La fiction est justement un bon moyen d’y parvenir?
Oui, parce que cela met une sorte de filtre. La réalité est sous-jacente. Le film met en lumière la difficulté de notre travail dans l’audition des mineurs victimes. Il y a la difficulté par rapport au contexte familial, le fait que la parole d’un enfant de 3 ou 4 ans n’est pas la même que celle d’un adolescent… Mais c’est aussi un film avec sa fiction. Les gens de la brigade sont un peu présentés comme des névropathes, alors que l’on est à l’image de la population. Mais on traite des affaires particulières, et l’on a affaire qu’à des victimes. Ce qui est intéressant c’est aussi  la séparation difficile entre la vie professionnelle et la vie privée, la première contamine parfois la seconde, cela rend les relations familiales plus complexes parfois et c’est très bien montré dans le film. Qui nous donne une reconnaissance dont on est fiers.

On voit aussi parfois des blagues de policiers, à bout. Le rire fait aussi partie du quotidien de la brigade?
Il y a un rire de tension, de sidération. Il est hors de question de se moquer des victimes, ils viennent chez nous, on doit s’occuper d’eux. Mais on peut sourire parfois entre nous, de nos affaires. Quand on est tout le temps dans des affaires de violence, à caractère sexuel, on a besoin de raconter nos histoires et d’en rire. C’est un rire cathartique. 

 

Polisse sensibilise aussi la population à ces souffrances des mineurs?
Oui, mais ce n’est pas le fond du film. Il montre moins la souffrance qu’il ne la laisse imaginer, sauf pour deux cas particuliers, lorsqu’une mère est séparée de son enfant, et lorsqu’une autre veut protéger sa fille contre son père.

 

La fidélité du film à la réalité est totale?
C’est le premier film, selon moi, qui envisage vraiment notre activité. Certains aspects ne sont évoqués qu’en pointillé, comme la pédopornographie, les prédateurs sur internet etc. Ce qui manque  un peu, c’est la préparation du travail. Pour toute audition, on réfléchit, on prépare. Et puis ce sont les conséquences aussi. A la fin du film, on retrouve une touche d’optimisme, un enfant abusé sexuellement devient premier à la gym. C’est une renaissance. Mais la renaissance n’est pas toujours facile. Jean Cocteau disait que «l’enfance sait ce qu’elle veut, elle veut sortir de l’enfance». Là les enfants veulent en sortir pour échapper à la maltraitance, c’est l’image que l’on retient en voyant ces enfants parfois résignés, résolus à l’idée de s’en sortir. Mais s’en sortir avec beaucoup de bleus."

 

Propos recueillis par Charlotte Pudlowski pour "20minutes".
 

 

 

 

25/09/2011

N'oublions pas le calvaire d'une femme policier violée en 2007 et suicidée en 2011. Pourquoi la proposition de payer le taxi aux femmes policiers n'a retenu aucun crédit, raillée par le Gouvernement ?

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéBonjour à tous et toutes,

 

En 2007, une femme policier a été violée en sortant de son travail.

Son travail n'était pas innocent dans ce fait terrible, puisqu'elle était policière.


Elle était jeune et travaillait en Seine Saint-Denis.

 

Vous vous imaginez ? Elle a été très choquée et détruite dans sa chair et son honneur.

Cette année, en juillet 2011, elle s'est suicidée en se jetant d'un pont.

Le pont Saint Michel...

 

Un journaliste a écrit cette coquille : "en se jetant d'un point".

 

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéPoint final d'une vie qui a trop souffert.

Mutation vers Toulouse.

Vie de famille détruite.

Combat pour la garde de ses enfants.

 

Combat d'une femme qui travaillait 

et voulait sauver sa vie de mère, 

en ayant dans la chair 

la morsure terrible d'un viol.

 

Dans les six semaines avant ce viol,police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualité

une autre policière avait été agressée au même endroit

et violée par deux hommes.

 

Crime terrible contre celles qui font leur travail de paix et de défense de la population.

 

Ségolène Royal avait alors proposé au Gouvernement qu'il y ait la possibilité d'un abonnement aux taxis pour que les femmes policières puissent rentrer en paix et en sécurité chez elles.

 

Mais elle n'avait ramassé que des railleries, des quolibets et des éclats de rire.

 

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéComme quoi, la vie d'une femme policière ne vaut rien aux yeux de certains. Beaucoup de vies ne valent rien aux yeux de beaucoup de personnes.

 

On préfère aujourd'hui répondre à Madame Royal : "L'argent, vous le prendrez où ?"

 

On préfère rembourser aux grandes fortunes le trop perçu en millions d'euros grâce au bouclier fiscal mis en place ; on préfère payer des stades immenses qui ne servent à rien, on préfère autoriser la vente de bijoux qui valent cent cinquante mille euros et les laisser porter par des dames sans coeur et dénuées de conscience. On préfère laisser des chefs d'entreprise gagner tous les mois des sommes indécentes ou bien donner à un footballeur une somme si exorbitante qu'un ouvrier ne gagnera jamais en toute une vie de labeur.

 

Payer un taxi pour protéger la vie d'une policière, ce n'est pas cher payé.police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualité

Aujourd'hui, deux enfants dont un petit garçon pleurent leur maman.

Aujourd'hui, une policière n'est plus.

Les taxis ne sont pas chers au regard d'une vie.

Une vie qui a donné la sienne pour protéger ses concitoyens,

en choisissant ce métier.

 


Que la paix soit sur l'âme de cette femme de 35 ans et dans la vie de sa collègue violée par deux hommes au même endroit, ainsi que sur l'âme d'une autre policière qui s'est suicidée deux jours avant à Cagnes-sur-Mer, Nelly, 39 ans, en 2007.


Rappelons-nous :

 

"Chaque année, il y a cinquante suicides de policiers. Horaires variables, objectifs chiffrés, mutations difficiles à gérer, dureté du métier, violence accrue, sous-effectifs, manque de moyens, heures supplémentaires, pression du résultat, frustration pour ceux qui ont le souci du devoir : tout ceci concourt à la dépression des policiers.

 

Cette semaine, trois policiers se sont donné la mort en deux heures de temps, le 22 septembre. L'un des trois hommes a tué sa femme juste avant de se donner la mort.

 

Douze mille appels ont été reçus en trois mois au Centre d'appel d'écoute des policiers."

 

Chloé LAROCHE

12/03/2010

J'écris en hommage au policier dans le coma, attaqué avec des pierres au cours d'un contrôle routier à Épernay, dans la Marne.

"Après avoir été victime d'un jet de pierre lors d'un contrôle routier à Epernay (Marne), un policier est toujours plongé dans un coma artificiel. Agé de 50 ans, ce gradé a fait plusieurs malaises avant d'être hospitalisé. Atteint d'un traumatisme crânien, il a été plongé dans un coma artificiel, son état s'étant brusquement dégradé ces dernières heures."

Le 10 Mars 2010.policier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droitimages5T7MzN.jpeg

______________________________________________________________________________________________________________________

 

imagesynCaaS.jpeg________________ J'ÉCRIS POUR CE POLICIER CAR IL NE PEUT PLUS S'EXPRIMER.

IL FAISAIT SON TRAVAIL ET IL A PAYÉ DE SA SANTÉ POUR DES P'TITS CONS QUI NE SAVENT PAS QUOI FAIRE DE LA LEUR.

J'AI ÉCRIT CE POÈME POUR QU'IL REVIENNE À LA VIE, AFIN QU'IL POURSUIVE SON CHEMIN.

CAR LES MOTS ONT LA MAGIE DES RÊVES ET LA FORCE DE LA VIE.

___________________________________________________________________________________________________

 

  policier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droitPris pour cible _______________


Quand je me terre
Loin de mes congénères
Le silence arrive comme loup
Et j'écoute le bruit des houxdefault5ZtQXq.jpeg

Quand je me tais
Le coeur secret
Que je n'ai rien à dire
C'est qu'il n'y a plus à sourire


imagesVeovZN.jpeg

Alors je déchire les cordes
Des violons muets en hordes
Et ils jouent à nouveau
Des symphonies sur l'eau


Puis je prends ma pirogue
Et j'écoute le long bug
Celui du monde qui gémit
À force de retenir ses cris

policier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droit


Finalement je reviens
À la vie qui jamais ne s'éteint
Avec des envies d'échanges
De mots d'anges....

imagesd4eZ45.jpeg


Dits par ceux qui ne se taisent pas
Car se taire, c'est replier ses ailes


Mais j'ai été pris pour cible

Policier innocent au cielpolicier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droit


Reviendrai-je du coma vivant

Dans lequel mon destin m'a plongé impuissant

Par la faute d'une arme de haine et d'horreur

Utilisée par des êtres humains sans coeur.


Chloé Laroche___________policier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droit
policier,police,violence,silence,coma,vie,mort,brutalité,contrôle routier,poème,taire,ange,combat,actualité,peur,métier difficile,révolte,injustice,deuil,tristesse,hommage,attaque,justice,suicide,malaise,vocation,sacrifice,pensées,famille,force de l'ordre,autorité,droit

 



Je vous annonce que ce policier est sorti du coma depuis et qu'il est vivant. ________________________________________________________________

images1Tqk5h.jpegCOMMENTAIRES de nombreux policiers :

 

Madame,
Au nom du "blog de police", un groupe de discussion sur la réalité du métier des forces de l'ordre sur Facebook, qui regroupe près de 5000 policiers :
Merci de ce très beau texte.
Tout simplement.

Ecrit par : Marc Louboutin | 12.03.2010

________________________________________________________________

Merci pour lui, très beau poème et qui réchauffe le coeur de voir que des gens nous apportent leur soutien...

Ecrit par : Sébastien GRELLET | 12.03.2010

________________________________________________________________imagesQsfzFb.jpeg

Merci infiniment pour ce très beau texte, puisse-t-il un jour le lire lui-même !
Merci pour tout.

Ecrit par : Laëtitia BOULEAU | 12.03.2010
________________________________________________________________


Merci à toi pour ce texte magnifique.

Claude

Ecrit par : sousbrigadier | 12.03.2010

________________________________

 

RÉPONSE DE CHLOÉ LAROCHE :

imagesRZbykc.jpeg

Merci à tous les policiers qui m'ont envoyé plein de messages de remerciements pour mon texte. Le métier de policier est loin d'être facile et il ne faut pas oublier que les policiers rendent service à chacun de nous car ils sont très souvent dans l'aide aux autres plutôt que dans la répression... dans laquelle la population les imagine. Ils sont près de ceux qui subissent des violences, ils protègent les victimes et défendent les lois. Alors, que ce policier dans le coma ne soit pas mort du silence de ceux qui se taisent ou ont la haine.

Amicalement à tous, Chloé Laroche


12.03.2010

________________________________________________________________

Un grand MERCI pour le soutien moral que vous nous apportez.
Olivier, Gardien de la Paix (ou plutot de ce qu'il en reste...)

Ecrit par : SAKESYN Olivier | 12.03.2010
________________________________________________________________images9y27Vx.jpeg

Au nom de tous mes collègues, je tiens à vous remercier Madame de ce joli poème qui réchauffe le coeur et qui nous touche particulièrement

Ecrit par : BERTHAULT | 12.03.2010

________________________________________________________________

Merci pour ce joli texte, et merci pour votre soutien, policier et papa comme ce collègue, nous avons besoin du soutien des citoyens pour lutter contre cette délinquance de plus en plus violente à notre égard... En espérant que l'état de santé de notre frère d'arme se stabilise... Et que la justice soit rendue sans état d'âme avec ce type de voyou !!!

Ecrit par : benoît | 12.03.2010
________________________________________________________________

Belle écriture, un souffle d'espoir, un sourire .. sur un sujet si grave !
Merci à vous

Ecrit par : cat | 12.03.2010
imagesVM8sY0.jpeg________________________________________________________________


Merci beaucoup Madame, pour notre collègue. Si seulement plus de citoyens exemplaires comme vous êtes nous soutiendraient nous serions plus fort dans notre combat qui est avant tout d'assurer la sécurite de nos citoyens, merci encore.

Ecrit par : Tony perus | 12.03.2010

________________________________________________________________


Merci à toi, de penser à notre collégue, il en a besoin de cette chaleur humaine et de penser à nous par la même occasion. Je pense aussi à son épouse, ses enfants, ses parents. Et aux miens, si nous étions dans la même posture. J'aime ce métier, mais de plus en plus, je sens l'amertume me gagner face à cette bande d'incapables, incapables de gérer la sécurité de leurs "policiers", policiers qui leur font des tapis rouges lors de leur déplacement, alors que ceux-ci ne veulent pas voir " du bleu ". Vivement le changement! c'est vous civils, citoyens qui feront le changement en réagissant ainsi, en soutenant notre métier ingrat.
Merci Chloésf_n7z8427.jpg.

Ecrit par : ludo | 12.03.2010

________________________________________________________________

12/01/2010

Mon hommage à des hommes qui n'ont pas hésité à se jeter dans l'eau glacé pour sauver des personnes accidentées. De la vie à la mort. Mes pensées pour Hakim et ses parents en deuil.

imagesxbcDR5.jpegBonsoir à tous et toutes,

Depuis le premier de l’An 2010, plusieurs événements m’ont interpelée, dont certains sont des exemples de solidarité. Ils font écho à l’article que j’avais écrit sur les héros d’aujourd’hui et sur le héros qui sommeille en nous et ne demande qu’à oeuvrer.

Randy Kiener, à 16 ans, n’a pas hésité à se jeter dans le Canal du Midi à plus de deux heures du matin pour sauver450_F200MAR.jpg Christophe, un jeune père de 35 ans, tombé avec sa voiture dans une eau glaciale. L’Aude peut être fière de cet adolescent qui a sauvé un papa et par là même une famille de trois enfants du deuil et des larmes éternelles.images6efqZv.jpeg

h-20-1876726-1262962635.jpgEddy Devauchelle est un habitant de la Somme qui a sauvé en ce début janvier une femme enceinte et son enfant de la noyade. La jeune femme était coincée sous une voiture renversée dans la rivière. Eddy n’a pas hésité à plonger et à la dégager. Son mari le suppliait de la sauver et à deux, ils l’ont sortie de l’eau. Eddy a fait les premiers secours et a secoué les gens autour qui ne bougeaient pas, pétrifiés par la scène. Aujourd’hui, cette femme est vivante et elle porte toujours son bébé. Eddy est discret et affirme qu’il a fait son devoir de citoyen.

Le devoir de citoyen : le devoir de tout humain qui est solidaire de la communauté des hommes, de ceux qu’il ne connaît pas mais dont il est proche, aussi proche que si c’était son frère ou sa soeur.

images4686bX.jpegJe me sens proche depuis le début de la famille du policier écrasé par deux cambrioleurs fin décembre. Cet homme de 51 ans a vu un énorme 4x4 se diriger vers lui avant de voir se consumer ses dernières heures. Deux hommes étaient à l’intérieur et n’ont pas hésité à tuer un autre homme avec ce véhicule volé. Les policiers font un métier difficile et même si la population leur en veulent pour les contraventions et l'autorité mal perçue, il faut se rappeler qu’ils nous protègent aussi et qu’ils élucident beaucoup d’affaires de drogues, criminalités, violences diverses, pédophilie, accidents de la route, etc. Mes pensées vont vers la famille de ce policier et à son fils.

Je me sens proche aussi de Hakim et de ses parents, qui pleurent un fils de 18 ans. Il était lycéen dans l’établissement scolaire Darius Milhaud en Val-de-Marne, en classe de BEP vente. Il est mort pour rien de trois coups de couteaux. Cet après-midi, une marche s’est déroulée pour lui et des dizaines de roses ont célébré son souvenir, à travers toutes les larmes de ceux qui l’aimaient. Son corps va être emmené en Tunisie et je respecte la volonté de ses parents et de sa famille qui souhaitent lui donner sépulture dans le pays de ses ancêtres.imageshcJphN.jpeg

images.jpegJe m’élève contre tous ceux qui sont indignés qu’au bout de trois générations en France, des familles osent emmener les corps de leurs enfants défunts pour les enterrer ailleurs, dans les pays d’Afrique Noire ou du Nord, dans le sol de leurs ancêtres. Une dame s’est exprimée ainsi ce matin dans l’émission de Jean-Jacques Bourdin sur Rmc, en disant que ça suffisait et qu’il fallait arrêter d’accepter ce genre de pratiques, que c’était impensable de ne pas enterrer ces jeunes ici. Mais, Madame, si vous étiez une seconde à la place de ces parents qui viennent de perdre leur fils, leur enfant, vous vous figeriez sur place de douleur et vous regretteriez avec honte ce que vous avez osé émettre sur les ondes. Perdre un enfant est un ouragan dans une vie. Les parents en deuil perdent leur bonheur, la joie de leur vie, et leur souffle est enterré avec leur enfant. Ils vivent mutilés toute leur vie et portent cette croix comme une épreuve invisible et terrible, comme un sacrifice intérieur qu’ils ne peuvent qu’accepter, en attendant de rejoindre le fruit de leur chair.

Madame, il y a bien une chose qu’on peut respecter, ce sont les rites qui entourent la mort et le départ d’un être humain. La famille endeuillée est respectable et n’a pas à subir les affronts de ceux qui au nom d’une identité nationale garderaient les morts sur notre sol en leur interdisant de prendre l’avion pour leur dernier repos. Alors qu’à contrario, on oblige des étrangers à embarquer dans des avions vers leur pays d’origine, alors qu’ils ont des enfants nés en France et bien vivants ! Des pères sont régulièrement expulsés de France au nom de ceux qui militent pour une identité nationale uniforme, sans couleurs et sans âme.

imagesYTXlrw.jpegFaut-il attendre que les gens meurent pour les retenir ?imagesIVKrXI.jpeg
Pour apprendre que les troisièmes générations issues de l’immigration ont besoin de leur parents et qu’il est inhumain de les séparer de leur père, de leur mère.

Pour respecter leur peine et le deuil de leur chagrin éperdu d’amour, amour éteint à jamais... sauf dans le coeur explosé de leur vie d’humain qui continue.

Chloé Laroche

30/09/2009

Démission contre harcèlement et enfer au travail. Partir ou mourir : c'est parfois un choix nécessaire. Mes propos sur les suicides d'employés de France Télécom, d'enseignants, de policiers, d'agriculteurs et de salariés au bout du rouleau.

roses.jpg

 

k0134461.jpgVous êtes le VINGT-QUATRIÈME SUICIDÉ de l’entreprise France Télécom. Il y a eu vingt-quatre suicides depuis février 2008. Certains se demandent pourquoi on parle autant de vous alors qu’on ne relate pas chaque suicide de policiers, d’enseignants ou d’agriculteurs et pourtant il y en a.

Certains se demandent pourquoi vous ne démissionnez pas au lieu de sacrifier votre vie jusqu’à la mort et comment vous pouvez en arriver là.

Ainsi le “Voyageur” a écrit ces mots que je vais citer, lus dans les échanges du Grain de Sel de Culture Forum : “Vraiment là il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout : comment peut-on se flinguer à cause d'un boulot, alors qu'il y a une solution bien plus simple et moins radicale qui s'appelle démission ? En ce qui me concerne, chaque fois que je me suis retrouvé dans une situation professionnelle trop stressante et en proie à toutes sortes de pressions, je leur ai tout simplement claqué la porte en leur disant d'aller se faire mettre (pour rester poli), quitte à me retrouver au RMI pendant 6 mois ou plus, il y a suffisamment d'aides sociales qui ne cherchent qu'à vous aider à vous remettre sur les rails, et à moins d'être vraiment le roi des abrutis on finit de toute manière par retrouver un autre boulot, peut-être à moindre salaire mais c'est toujours mieux que la mort !”k0041590.jpg

k0274162.jpgCher Voyageur, il est vrai que la démission peut éviter le pire dans une situation professionnelle impossible à vivre... seulement dans la conjoncture actuelle, retrouver un emploi est un challenge, un défi impossible pour certains, selon l’âge et selon le métier. Et puis, avant de rebondir vers autre chose, on a la tête dans le sac... On est choqué, cassé par le harcèlement, les brimades, les changements brutaux, les ordres inhumains passés sans ménagement, les reproches injustifiés, les manipulations mentales faites par les chefs sur les employés afin de les faire plier et de leur montrer qu’ils sont les plus forts.

Mais, Voyageur, je vais aller dans votre sens...

Je peux révéler ici quelque chose d’important et de vérifié, après avoir personnellement conversé avec un juriste averti sur la question, que PLUS VOUS RESTEZ dans un emploi où vous subissez tout cela, PLUS VOUS AUREZ DU MAL à retrouver un autre emploi et à être assez solide et combatif, car l’énergie passée dans une lutte vous enlève l’énergie pour un autre combat.

WDWO14.jpgJe crois que c’est important pour les salariés qui me lisent de savoir cela. Ne pas se permettre de laisser des plumes, de tomber dans la dépression et de casser son intégrité ainsi que le respect de soi. Si vous pensez ne pas retrouver de travail dans votre domaine, qui vous empêche de changer de secteur ? Je suis bien passée de professeur à chauffeur ambulancier puis taxi pour personnes handicapées. J’ai bataillé, je me suis formée, j’ai poursuivi, j’ai rebondi. Aujourd’hui, je suis assez diplômée pour ne pas me laisser marcher sur les pieds et ne pas laisser un chef me manquer de respect. Je sais que je retrouverais du travail.k0775383.jpg

Sinon, au pire, je ferai autre chose. Assistante maternelle, famille d’accueil pour personnes âgées, etc. Il y a des secteurs qui recherchent. Il faut penser que pour s’en sortir, on doit sortir du cadre, penser autrement, se dire qu’on se met parfois des barreaux aux fenêtres ou qu’on laisse l’autre en mettre... l’autre s’appelant chef, supérieur hiérarchique, contremaître, patron, directeur.

Je pense que le suicide n’est PAS UNE MODE, comme je l’ai entendu dire en plus haut lieu... Affirmer que dans l’entreprise France Télécom, on se suiciderait pour faire comme les collègues précédents est une insulte grave envers les morts, envers ceux qui ont “choisi” cette issue fatale, envers ceux qui ont pointé de leur décès le disfonctionnement de leur travail.k0129994.jpg

roses-1.jpgL’enseignant qui se suicide indique par sa mort qu’il est insupportable que l’État puisse les séparer de leur famille durant une à trois années, avec des décisions D’AFFECTATION de postes allant à l’encontre des demandes de chacun. Des couples se séparent à cause de cette politique, cette politique de l’Éducation Nationale qui est d’utiliser les enseignants comme des pions sur la carte de France. “Je t’envoie là, à l’autre bout de la France... Je m’en fiche que tu aies des enfants ou que ta compagne tombe enceinte dans ta première année d’enseignement. Et puis que tu sois marié, je m’en contrefiche. Tu es là pour bosser, pas pour t’amuser.”

POL-015.jpgDes policiers se suicident car leur métier est éprouvant. Ils doivent obéir à des ordres au doigt et à l’oeil. Ils vivent la violence tous les jours et doivent rester stoïques et forts durant toute leur carrière. Ils sont confrontés à des drames, voient des cadavres et se trouvent en face de la souffrance humaine à chaque minute. Seraient-ils des demi-dieux pour pouvoir encaisser tout cela sans que cela les affecte au fil des ans ?!!

Des agriculteurs se suicident car leur métier les place dans un désert affectif insupportable, en plus des pressions sur leur travail, des difficultés de charges financières et un emploi du temps omniprésent dans leur vie.

Que penser de ce suicide collectif des producteurs de lait qui jettent leur lait ou le donnent ? Ils sont acculés au désespoir mais au lieu de passer à l’acte individuellement, ils le font collectivement et courageusement, car quand on est au courant des charges et dépenses professionnelles qu’ils ont à payer chaque mois, on peut se poser la question : comment vont-ils pouvoir y  arriver sans rentrer d’argent ? Que vont-ils devenir à la suite de cette grève où l’or blanc est noyé dans les sillons d’une société de profit ?images.jpeg

 

wpecartecoeur4.jpg

 

Je rends hommage à tous les salariés, à tous les travailleurs, à tous les artisans et professions indépendantes qui luttent pour s’en sortir.

PAYSAGE-IMAGE.jpgJe rends hommage aux vingt-quatre personnes salariées de France Télécom qui se sont donné la mort.

Je rends hommage à tous les suicidés des différents corps de métier qui ont été détruits dans leur travail par des dirigeants sans humanité et uniquement intéressés par le profit et le rendement.

Je voudrais dire aux chefs qui me liront qu’il n’y a rien de tel qu’un salarié heureux. Le respect, le dialogue, la consultation préalable de chacun, l’écoute des demandes humaines (repas pris normalement, amplitudes et horaires normaux, respect des mères et pères de famille dans leurs obligations et leur vie de famille), la prise en compte du mérite de chacun sans reproches injustifiés, la balance entre l’effort du salarié et le respect de sa vie familiale, le fait de savoir gérer une équipe en formant une solidarité et une cohésion au lieu de générer des jalousies, des dénonciations, des coups bas entre collègues : tout cela peut former un cocktail intéressant pour que le mot “harcèlement au travail” n’apparaisse jamais dans l’enceinte d’une entreprise.00821AP08090.jpg

BCP004-09.jpgBien sincèrement à tous,

Chloé Laroche

_______________________________________

Voir l'article du Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/29/apres-un-nouveau-suicide-france-telecom-suspend-le-principe-de-mobilite_1246718_3234.html

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu