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02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


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Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

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_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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17/12/2010

Il était une fois une petite fille enfermée par son père dans une tour. Elle ne s’appelait pas Raiponce mais lui ressemblait beaucoup.

15445-68MV.jpgJe vais vous raconter l’histoire vraie d’un conte de fée.

 

Il était une fois une petite fille enfermée par son père dans une tour. Elle ne s’appelait pas Raiponce mais lui ressemblait beaucoup. C'était moi.Unknown-1.jpeg

 

Elle ne pouvait aller dans le monde sans qu’elle entende des paroles blessantes de son père sur le monde extérieur.

 

Et il l'empêchait de créer des liens, la gardant à la maison et ne lui permettant pas d'aller à l'école.

 

gs325069.jpgIl lui faisait vivre un autre monde, un monde créé de ses propres rêves, de sa folie, de ses propres blessures. Il disait qu'ils devaient faire revivre une race perdue comptant sur leur présence ici-bas pour recréer un nouveau monde écartant celui qui était présent.

 

Mais la petite fille avait dans le coeur l’amour des autres et plein de fenêtres dans son être profond ouvertes sur les autres hommes, les autres femmes et les enfants.k2230670.jpg

 

Et c’est cela qui l’aida à tenir et à s’échapper un jour de sa tour.

 

Mais elle garda dans son coeur les traces de coups et les insultes d’un père qui ne respectaient pas la pureté et l’innocence de ses enfants, voulant noircir leur âme et leur inculquer la haine d’autrui. Elle garda dans son coeur à jamais indélébiles les pleurs et les cris de son frère, à jamais les sourires perdus d'une enfance meurtrie.

 

k2308981.jpgSon père ressemblait à cette mère abusive ayant volé la princesse Raiponce à ses parents. Cette mère tentait à chaque fois qu’elle voyait sa fille de la maintenir sous son joug et de faire en sorte de lui faire perdre toute confiance en elle. Mais la jeune fille était bien plus forte et puisait cette force dans sa propre âme, reconnaissant en secret la beauté du monde et cette liberté qu’elle retrouva un jour et qui ornait son être tout entier.

 

Notre jeune fille, à l'âge de dix-huit ans, regarda le monde en face et se construisit un chemin où la peur n’était plus de mise et où elle devint la reine de son propre destin, oubliant toute la culpabilité d’un père qui disait mourir si elle ne l'alimentait pas de sa présence et de l’offrande de sa vie à sa mission erronée.

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La jeune fille devint femme et dut se libérer de l’image de ce père pour trouver son prince mais elle resta enfermée dans l’amour de ce père et dans cette tour dont il fallait qu’elle se libère. Tour invisible qui lui faisait toujours rencontrer des enfermeurs de liberté et des destructeurs de sa propre confiance.k0200760.jpg

 

Elle dut faire un gros travail pour se libérer de cette tour et de son passé afin de rencontrer une personne qui ne serait plus un geôlier.

 

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009021.jpgUn jour, bien plus tard, elle rencontra un homme enfermé lui-même dans une tour depuis des années. Alors elle renversa les rôles et se fit prince pour aller voir sa princesse et lui rendre visite le plus souvent possible.

 

Elle s’émut de cet homme qui avait eu les mêmes souffrances qu’elle et qui n’avait pu de toute sa vie sortir de sa tour, enfermé par sa mère par mille sortilèges l’empêchant d’être libre.Unknown-2.jpeg

 

Il l’attendait à sa fenêtre et était heureux de la retrouver. Elle était heureux de grimper jusqu’à chez lui mais lui n’arrivait pas à sortir de sa tour et à lui dire qu’un jour, il viendrait chez elle.

 

k0737017.jpgAlors il étouffait et comme il était un homme, il s’en voulait mais restait enfermé dans sa tour. La princesse étouffait aussi et ils se disputaient car le feu brûlait de deux enfances terribles qui avaient créé un couple insoluble.

 

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La princesse n’hésitait pas à aller chercher son prince jusque dans sa tour intérieure quand parfois il refusait son amour, leur amour, quand il disait que tout cela ne servait à rien.051006.jpgUnknown-6.jpeg

 

La jeune femme s’était tant battue dans sa vie pour acquérir sa liberté et pour briser la tour infernale où son père l’avait placée... qu’elle avait toujours la force de revenir même quand son prince la décevait ou ne voulait plus de ses baisers, dans les moments de refus extrêmes de la vie qu'il traversait.

 

C0028194.jpgElle comprenait que lorsque l’enfant a été brutalisé, battu, privé, humilié... l’homme qui grandit garde des séquelles à vie. Elle-même avait vécu les mêmes choses, parfois on lui avait tapé la tête contre les murs, parfois on l’avait privée de manger, parfois on l’avait humiliée à en mourir... mais elle avait pu s’enfuir un jour, à la force de son étoile.

 

Et elle était là, au pied de cette tour d’un homme qui ne voyait plus son étoile et qui même parfois ne voyait plus l’énergie de cette femme qui grimpait le voir et qui l’aimait.

 

Jusqu’au jour où elle eut un accident de parcours et elle ne put venir le voir.

Il ne reçut donc plus jamais de visites.

Elle pensait peut-être le voir mais elle ne vit jamais personne venir.u16966675.jpg

 

Car les tours sont telles que les êtres sont prisonniers de leur passé.

 

Et l’homme resta seul jusqu’au jour où soudain il se dit que le monde

pouvait être plus beau que les nuages intérieurs, se demandant aussi si sa belle était encore vivante.

 

bxp63152.jpgIl arriva à la retrouver et à lui montrer que son enfant intérieur était guéri et qu’il s’était libéré de l’emprise d’une mauvaise sorcière qui l’avait ensorcelé par sa haine du monde et par la peur de tout : sa propre mère.

 

Ils s’aimèrent de nouveau et la jeune femme n’eut plus jamais de tour à grimper ni de bisous à mendier à son chéri.k0873873.jpg

 

Chloé LAROCHEpr77000.jpg

 

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images). Sauf les six dessins du film Raiponce qui proviennent du film lui-même des productions © Walt Disney Studios Motion PicturesUnknown-5.jpeg France.Unknown-4.jpeg

25/06/2009

Lettre ouverte de soutien à Florence Cassez, enfermée pour soixante ans au Mexique, alors qu'elle n'a fait qu'aimer un homme qui s'est avéré être un bandit.

flo_cafe.jpgFlorence Cassez,

J'ai entendu ce matin, dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, votre voix déchirant l'espace et le temps, nous annonçant que la décision du Mexique est de vous enfermer soixante ans et que cela équivaut pour vous à une mise à mort.images-6.jpeg

Vous êtes prise dans une tourmente sans mesure, comme un petit esquif emporté par le tumulte d'une tempête qui le dépasse. Les témoignages contre vous ne tiennent pas debout. Confondre une blonde et une rousse est énorme pour un témoin et nous ne parlerons pas de toutes les inepties du dossier d'accusation vous accablant. Des intérêts politiques, des réserves aussi entre grands personnages... créent l'oeil du cyclone dans lequel vous êtes prisonnière.

Les murs de votre prison ne sont rien au regard des murs de la conscience humaine, murs qui s'élèvent contre l'innocence, murs d'incohérences, murs d'impuissance, murs de soumission entre chefs d'états, murs de mensonges et d'intérêts inavouables des témoins et dites victimes.

images-3.jpegLe seul tort que vous avez eu a été d'aimer un homme peu recommandable, mais le saviez-vous ? Ce seul lien d'amour a fait que la police est venue vous chercher et vous a cuisinée dans une camionnette, afin de vous faire avouer. Aimer un homme peut ouvrir la porte sur l'inacceptable, sur d'autres portes comme celle qui s'est refermée derrière vous, à tout jamais, comme on vous l'a signifié.

Florence, je vous ai entendue désespérée ce matin et comment pouvez-vous être autrement, après cette sentence définitive. Mais je voudrais que vous gardiez espoir, car le monde évolue, les gens se battent pour vous... aussi, dans votre prison, gardez une fenêtre ouverte sur le monde invisible, celui qui a le pouvoir sur les choses de la vie et le destin. Votre esprit est une fenêtre ouverte sur le monde, sur ceux que vous aimez... et personne ne peut vous enlever la liberté de penser, de rêver, d'écrire, de croire, d'espérer encore.florence-cassez-oculto.jpg

Je vous embrasse très fort et place votre lien de site et votre pétition ici, afin de faire connaître à mes lecteurs ce combat à mener pour vous, chère Florence.banner_flo.jpg

Tenez bon. La force est en vous.

Chloé LAROCHE

 

Le lien de votre site : http://www.liberezflorencecassez.com

 

____________________________ PÉTITION____

Le texte de la pétition est à envoyer à l'adresse ci-dessous, signée et datée :

 

ASSOCIATION FLORENCE INNOCENTE

14 Route Nationale

62660 BEUVRY


Lettre pétition pour la libération d'une innocente, Florence Cassez.

 

Monsieur le Président de la République,

Depuis près de deux ans, Florence Cassez est emprisonnée au Mexique pour un délit qu'elle n'a pas commis.

Aucune injustice, nous le savons, notamment celles infligées à nos compatriotes à l'étranger, ne laisse insensible l'homme et Le Chef d'Etat que vous êtes.

Son procès, en cours depuis mars 2006, n'est à ce jour pas encore clôturé, malgré les demandes incessantes de son avocat.

Nous formons le voeu qu'il vous soit possible d'intervenir auprès des autorités mexicaines pour que Florence Cassez soit enfin libérée après des épreuves qui n'ont que trop duré.

Par avance, ses parents, sa famille, ses amis, et tous ceux que son sort a émus, vous en expriment leur profonde et respectueuse reconnaissance.

***************SIGNER LA PETITION*************

Envoyer un mail à soutien.florence@hotmail.fr

avec votre NomPrénom et votre adresse signer la pétition

 
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