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05/10/2017

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine. "Il en ailes, Elle en île". Comment le commander et où le trouver ?

Mon livre sur le couple traversant l'épreuve du cancer sort cette semaine.

 

 

Il est possible de le commander afin de soutenir mon action.

 

Je le distribue gratuitement dans les Centres D'INFORMATION et associations de soutien et de soins des personnes atteintes par le cancer. Quand vous achetez un livre, je peux alors en donner deux.

 

INFO ----- au 10 décembre 2017, j'ai déjà pu distribuer gratuitement plus de 200 exemplaires, sur Grenoble et Lyon essentiellement -----

 

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« IL EN AILES, ELLE EN ÎLE ——-
                          Lorsque le couple traverse le cancer »

-avec de nombreux textes et

photos de paysages isérois

prises par l’auteur-

 

—————— 6 EUROS —————------

plus 3 euros pour les frais de port (pour un envoi jusqu’à deux livres)-----------------


Cet ouvrage est distribué gratuitement dans les centres et associations d'accompagnement des personnes atteintes par le cancer, ainsi que dans les hôpitaux et cliniques.

Pour un livre acheté par vos soins, au prix de six euros, je peux en distribuer deux gratuitement dans les centres spécialisés contre le cancer et vous recevrez votre exemplaire, si vous avez rajouté au montant trois euros de frais de port. Pour douze euros, vous recevrez deux livres et je pourrai grâce à vous en distribuer 4. Pour 24 euros et quatre livres pour vous, je pourrai en distribuer 8.

Vous avez aussi la possibilité de faire un don supplémentaire afin d’aider à l’impression et pour soutenir la distribution gratuite de mon ouvrage.


Voici le résumé de l'ouvrage :

 

Ce livre a été écrit par Chloé Laroche en quelques jours, après un rêve, durant son traitement de chimiothérapie contre le cancer de sein et après son opération, en 2017.

Son compagnon a vécu le cancer un an avant elle et a été opéré de la prostate. Chloé a souhaité par ce témoignage réel, issu et inspiré de véritables dialogues avec son conjoint, montrer combien le couple peut être désemparé mais aussi combatif et renforcé face à cette maladie.
 

C’est à force de communication et de dialogues que l’homme et la femme peuvent avancer sur le chemin difficile des traitements, de l’annonce de la maladie et du corps transformé.
 

Mais lorsque le cancer arrive dans une vie où les épreuves ont déjà fait leur chemin, à travers deuils et douleurs morales, comment faire pour croire encore en la vie, en la guérison et en l’avenir ?
 

Au travers de nombreux dialogues et pensées illustrés par ses propres photos prises lors de ses balades au sein de sa belle région du Dauphiné, Chloé Laroche essaye de vous apporter espérance et beauté des yeux, pour plus de sérénité dans le coeur et dans l’âme.

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VOTRE COMMANDE  :

 

Vous pouvez commander par mail :  ac.laroche38@gmail.com… en vous inspirant du bon de souscription ci-dessous,

ou par voie postale à l’adresse suivante en joignant votre chèque, fait à l’ordre de mon nom, Chloé Laroche, et en renvoyant le bon à découper ci-dessous ou bien en écrivant un courrier libre à :

Mr Parisi / Association « Les Amis de Marcorel » / 345, Chemin de l’Oursière - 38330 Saint Ismier

Pensez bien, s’il vous plaît, à rajouter trois euros pour les envois jusqu’à deux livres et à bien me donner votre adresse par mail.

 

—————— En vous remerciant infiniment pour votre soutien et vos commandes.

 

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Bon de commande :

Je commande 1 exemplaire (6 euros)  (entourer votre choix) ou
2 exemplaires (12 euros)  / 3 exemplaires (18 euros) / 4 exempl. (24 euros)

Plus ? …….

Je souhaite faire un don de………. et recevoir ……..  exemplaires.

ENVOI

-à venir chercher sur Grenoble au Mel's Café, place Gustave Rivet,
ou à Domène ou bien Saint Ismier (merci d’entourer votre choix)
ou
-à envoyer à votre adresse (ajouter 3 euros de frais de port jusqu’à deux livres)

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Votre nom et prénom :

Votre téléphone :

Votre email :                                                  

Votre adresse postale :
 

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LE LIVRE :

 

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04/02/2014

Éthique, justice et morale en notre monde actuel... Réflexions sur les réseaux sociaux et l'actualité, sur les sanctions, la prison et les nouveaux justiciers. Pensées sur les deux jeunes revenus de Syrie.

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Hier, on apprenait que la vidéo d'un petit chat jeté à plusieurs reprises contre un mur était livré sur internet par un jeune de vingt-cinq ans... Cet individu est donc un homme déjà constitué, pas un jeune garçon.

Aujourd'hui, on apprend que quatre jeunes mineurs, de douze à seize ans, ont humilié un homme handicapé mental dans un parc de Fontaine, près de Grenoble.

J'écoute une radio nationale et qu'entends-je : "Des personnes ayant commis certains faits sont arrêtées grâce à l'intervention de membres inscrits sur les réseaux sociaux. Allons-nous vers la création de nouveaux justiciers sur les réseaux sociaux, de ceux qui n'hésitent pas à donner les noms de ceux qui font des choses qui déplaisent... Et sommes-nous tous appelés à SUBIR la dénonciation sur Facebook, sur Twitter ou ailleurs?"

Je me suis dit que l'animateur de cette radio devenait fou, tout simplement, ou complètement décalé, ou bien simplement inconscient.

Il défend visiblement par ses propos la notion de liberté et de protection des individus, même lorsque ceux-ci commettent des délits... En effet, les actes que j'ai cités tout au début de mon article s'appellent bien des DÉLITS, faits interdits par la loi.

L'acte de dénoncer n'est pas "dénoncer" au sens de ceux qui ont livré des personnes juives -lors de la Seconde guerre mondiale- à la déportation et à la haine nazie ; cette forme-là de dénonciation est condamnable car elle n'existait que pour nuire à autrui. Par contre, dénoncer les auteurs d'un délit est louable et tout à fait recommandable puisque cela vise à défendre les victimes d'un acte odieux et à arrêter les auteurs de ce fait afin qu'ils ne continuent pas dans cette voie.

Le jeune homme qui a jeté le petit chat avec haine et violence, avant de poster sa vidéo filmée sur internet, a pu être arrêté et a recueilli un an de prison ferme. Le seul problème : est-ce que la prison est une solution dans un cas comme le sien où il ne sait même pas pourquoi il a fait ça... N'aurait-il pas été préférable de lui donner trois cents heures d'intérêt général dans un refuge pour animaux ? Il aurait nettoyé les box des animaux et aurait appris beaucoup de choses sur la sensibilité de ces êtres. Avec un suivi psychiatrique obligatoire en parallèle, cela lui aurait permis de soigner son mal-être.

Notre société est prompte à juger sans se remettre en question et à mettre à la marge ceux qui dévient. Ainsi, lorsque deux adolescents partent en Syrie pour rejoindre l'armée djihadiste et les centaines d'européens déjà partis pour rallier la rébellion syrienne, on juge ces jeunes sans vergogne et sans essayer de comprendre ; on les met en garde-à-vue pour ensuite les punir sévèrement. Les deux lycéens pourraient être poursuivis pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et éventuellement être placés en détention provisoire". D'après certains journalistes, "malgré leur excuse de minorité, ils risquent dix ans de prison et 225 000 euros d'amende."

Ces deux lycéens ont quinze et seize ans. Pourquoi sont-ils partis là-bas ? Peut-être que leur sensibilité de jeunes a parlé dans cet acte perdu d'avance, dans un monde où nous sommes si impuissants devant les guerres et les violences vues à la télévision. Ils ont été tout simplement récupérés par des groupes islamiques oeuvrant en France, comme des adeptes sont récupérés par des sectes. On s'est servi de leur jeunesse, de leur naïveté et de leur désir de combattre pour la paix, la justice et pour de nouvelles valeurs de solidarité. Alors, maintenant que ces deux jeunes sont revenus, ce n'est sûrement pas eux qu'il faut juger, car ils ne sont que les victimes de manoeuvres manipulatrices servant à recruter de nouveaux soldats gratuits pour une cause floue et extrêmiste.

Quant aux réseaux sociaux et à Facebook, c'est très bien qu'il y ait à l'intérieur -comme inscrits et participants- des personnes aimant la justice et attentives à révéler tout ce qui pourrait être un délit, mais le mieux serait que les dirigeants de ces sites fassent le ménage en amont, lors de la parution de certaines pages, vidéos ou propagandes, ce qui n'est pas effectué, en vérité et à leurs grands torts.

Chloé Laroche

16/07/2013

Du transport des enfants et mineurs en ambulance et de la responsabilité des chauffeurs. Mon témoignage véridique sur la profession d'ambulancier et la déontologie de ce métier passionnant.

Bonjour à tous,


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En fait, on nous confie des enfants, c'est vrai ; des enfants handicapés, handicapés physiques ou mentaux, des jeunes atteints de graves maladies, des enfants allant en Centres Médico- Psychologique ou en rééducation d'orthophonie ou de kinésithérapie.

J'en ai souvent transporté et j'en transporte encore. C'est parce qu'on nous fait confiance, en tant qu'ambulanciers et professionnels de l'accompagnement routier médical. Les parents, les établissements hospitaliers, les patrons nous font confiance.

Nous devons effectivement être à la hauteur de cette confiance puisque nous devenons un adulte responsable de l'enfant qu'on nous confie, que ce soit au niveau de la sécurité routière, de la bonne mise de la ceinture de sécurité et du fait de protéger l'enfant lorsqu'il entre et descend du véhicule.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Nous sommes aussi responsables de l'enfant qui peut nous confier des secrets, secret de famille ou confidences de coeur lourd. Nous avons le devoir de le soutenir et de l'écouter, voire de signaler des faits graves le concernant... auprès des autorités judiciaires, médicales et administratives, selon l'article226-14 du code pénal - article 44 du code de déontologie médicale. Les faits peuvent englober toute maltraitance, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence ayant des conséquences préjudiciables à l'enfant pour sa santé et son développement physique et psychique.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Et puis, parfois l'enfant ne parle pas, ce qu'il convient aussi de respecter.

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Il faut savoir que des ambulanciers ont pu, en transportant des enfants handicapés mentaux, s'en occuper avec bien peu de considération ou de respect, pensant que ces enfants ne parlent pas ou sont diminués intellectuellement et émotionnellement. Ils ont pu leur hurler dessus par rapport à leur comportement mais c'est totalement contraire à la déontologie de notre métier. J'ai été témoin occasionnellement du mauvais comportement de collègues, bien que ce soit un fait rare, mais pas exceptionnel. Il n'y a pas que des personnes exemplaires dans notre profession, et parfois, des ambulanciers n'ont aucun coeur et font ce métier par obligation et nécessité de manger.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Comme il y a un grand turn-over dans le métier et que seuls ceux qui ont vraiment la vocation arrivent à rester... pensons qu'un certain nombre de chauffeurs ambulanciers peuvent manquer de patience et parfois de conscience professionnelle. C'est un métier où nous faisons aussi beaucoup d'heures, alors certains peuvent faire passer leur stress de conduite et de route sur les patients transportés et donc sur les enfants.

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Je me souviens aussi d'une jeune autiste de treize ans que je transportais et qui donnait de grands coups sur le tableau avant de la voiture et dans la portière. Il fallait que je lui parle pour la rassurer et ma voix l'apaisait... Tout cela en conduisant et en assurant la sécurité !ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Une collègue m'avait confié que cette jeune s'était enfuie une fois de la voiture sur un pont. Elle avait dû lui courir après, laissant le véhicule. Ce dernier ne fermait pas de l'intérieur et lorsque ma collègue en a parlé au patron que j'avais alors... il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à se débrouiller et que ce n'était pas son problème, en tant que patron !!!

J'ai aussi transporté un jeune paraplégique adolescent dont je mettais le fauteuil dans le coffre. Il commençait à avoir des besoins sexuels et me mettait à chaque fois la main sur la cuisse, alors que je conduisais. Il essayait de me caresser. Je lui expliquais à chaque fois que non, il ne fallait pas faire cela, que c'était interdit. ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Un jour, une collègue d'une boîte qui n'existe plus, est arrivée en pleurant. Un patient s'était masturbé à côté d'elle, sans qu'elle n'ait pu rien faire ni l'empêcher. Elle en était traumatisée. Sa réaction a été tout à fait normal, dans une situation gravissime. Nous sommes au service d'autrui mais nous n'avons pas à tout accepter, sous prétexte que ceux que nous transportons nous manquent de respect. Un adolescent autiste presque adulte m'a frappée alors que je le conduisais, en 2008. Ma plainte est toujours sur le bureau du Procureur, classée parmi toutes les autres, irrecevables et incongrues... Normal, les parents de ce jeune ne voulaient pas entendre parler de traitement médicamenteux, aussi valait-il mieux dire comme ils l'ont fait que je n'avais "pas assez d'autorité" et que je manquais de compétence !

Toujours est-il que j'ai évité par deux fois l'accident et que leur fils est toujours vivant ! J'ai juste essuyé de violents coups dans le dos, le cou et l'épaule droite.

Ceci pour conclure que quoi qu'il se passe, l'ambulancier doit juriquement et dans les faits amener l'enfant ou le jeune mineur à bon port, sans accident et sans traumatisme moral.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Quant à l'ambulancier, il lui reste le choix d'aller voir un bon psy pour vider son sac ou sa boîte à gants.

Chloé LAROCHE


À lire :

http://www.secourisme.net/spip.php?article174

http://sos-ambulanciers.forumactif.com/t172-les-responsabilites-de-lambulancier

 

 

 

 

 

 

16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




19/05/2011

Comment vivre en restant nous-mêmes, en conservant notre authenticité, notre vérité profonde. Mes propos sur l'art, la créativité, le choix sexuel, la nature, la beauté de la vie, le respect des autres.

P1040940 - copie.JPGBonjour à tous et toutes,

 

Pourquoi la vie serait-elle seulement belle ? La vie est ce qu'on doit vivre. Parfois c'est dur, douloureux... mais il faut garder le cap car on peut un jour sortir du tunnel et trouver une belle île où se reposer ainsi que de jolies fleurs. La nature nous apporte l'embellissement de notre âme. Si nous la regardons et accueillons sa beauté en nous, elle y met des graines et ses graines font les fleurs de notre coeur. Quand le jardin d'espoir en nous est cultivé, il nous aide à résister et à affronter les tempêtes de notre chemin.

Pour affronter les tempêtes de notre chemin, il faut garder à l'esprit que la vie est un combat, combat d'énergies, combat de mobilisation de nos énergies, combat du guerrier invisible en nous, combat de nos possibilités contre l'inertie, combat des forces vives pour assurer l'intégrité de notre vie et de celle de notre planète.

Florence Legat, championne de ski, confirme ce propos en déclarant qu'il ne faut jamais lâcher prise  : "En montagne, si on lâche prise, on se casse la gueule, alors ne lâchez pas prise. La vie est un combat. "k0479156.jpg

Ne pas abandonner nos idéaux, savoir écouter notre âme et notre coeur, avancer dans l'honnêteté de son destin. Paulo Coelho a dit : "Combien de fois abandonnons-nous notre chemin, attirés par l'éclat trompeur du chemin d'à côté ?"

Être nous-même et le rester, rester fidèle à nos aspirations profondes demande une écoute attentive de notre être intérieur. Vivre ses rêves, les réaliser et pour cela passer à la pratique, se recentrer sur notre chemin, nos ressentis, nos intuitions.

Pour ce qui est de retrouver l'authenticité de notre parcours, il y a mille et unes façons de l'accomplir. Ainsi un homme qui s'appelait Bruno a quitté un jour sa femme pour un homme. Il avait 33 ans. Il lui a dit : "Je t'aime mais je te quitte". Cet homme se sentait mal dans sa vie avant de partir. Il avait la conscience agitée et avait du mal à trouver le sommeil. Quand il a fait son choix et est parti pour vivre sa nouvelle vie, il a retrouvé toute son énergie et un sang neuf a coulé dans ses veines. Il avait à nouveau des projets, des envies.

k1761111.jpgUne nuit, j'ai entendu cet autre témoignage dans l'émission de télévision "Toute une histoire" avec Sophie Davant, l'expérience très intéressante d'un couple.... L'homme a révélé un jour à sa femme qu'il était homosexuel…. mais ils sont restés ensemble dans la même maison. Chacun a retrouvé un partenaire et les quatre vivent sous le même toit, avec deux appartements séparés juste par des portes. Les enfants du couple n'ont pas eu besoin de déménager et de changer leurs habitudes. Simplement, ils vivent une semaine sur deux chez le père puis chez la mère. Mais la mère peut aller tous les soirs embrasser ses enfants. Et elle boit le café avec le nouveau compagnon de son ex.

La psychologue trouvait cela bien pour les enfants et elle a ajouté que cela peut se faire lorsque la tension du désir n'est plus mais que seul l'affectif demeure, dans l'amitié et le respect de la parentalité de chacun. J'ai trouvé ce témoignage intéressant pour vivre l'ouverture et la tolérance. Et aussi parce que ces personnes ont trouvé le respect sur leur chemin quant à leur vérité profonde.

Oui, être en accord avec soi est déjà de se sentir exister et d'être pleinement incarné dans son corps, son âme et sa vie. ÊTRE ET PENSER. Parfois, des personnes ne sont pas tout à fait incarnées et ont l'impression d'être décalées ou pas à leur place. Il faut alors qu'elles se mettent à la terre, qu'elles vivent leur corps et le mettent au sport, qu'elles prennent le vert, ainsi le mental arrêtera d'être le singe de la farce….. et puis : "Quoi qu'il arrive, il dépend de moi d'en tirer du bien". Epictète1815654.jpg

Unknown-1.jpegCréer aussi afin de donner la parole à notre être créateur, à nos talents qui dorment à l'intérieur et qui ne demandent qu'à émerger et exister. J'ai déjà vu des personnes d'un certain âge demander à démarrer le violon et j'ai eu un élève qui avait 70 ans. Il était si heureux de travailler son instrument et fier de pouvoir jouer de cet instrument dont il était amoureux, de cette musique qu'il pouvait faire sortir de des doigts comme une magie de la vie, comme un peintre qui mélange les couleurs pour le bonheur de nos yeux, comme Chagall qui nous fait rêver dans la poésie de ses tableaux.

145440.jpgJe n'oublie pas ceux qui se sont jettés corps perdus dans l'art et ont tout misés sur leur sensibilité mais sont tombés comme des anges perdus dans ce monde abrutissant parfois. Je pense à mon amie Marhèse avec qui je présentais un spectacle Poésie et Musique dans les années 90. Elle était un modèle de vie, d'enthousiasme, de dynamisme et de créativité.... mais le passé l'a rattrapée et elle a fini coincée entre médicaments psychotropes et alcool... Un jour elle a été retrouvée morte chez elle ; elle était tombée depuis plusieurs jours, sous le poids de l'alcool et de la dépression. Combien de femmes boivent sans qu'on le sache.... car elles ont honte et restent avec ce secret bien caché mais sans pouvoir se faire aider ?

Elle regarde le cielUnknown-1.jpegUnknown-2.jpeg

qui est en elle

et voit voler dans ses rêves

le papillon de son âme

 

Il est bleu l'admirable

le merveilleux

cet avenir dont elle rêve

à la couleur océan

 

Cet océan que nos frères

ont pollué sans retour

verra t-il un jour

la couleur des papillons

qui ont bercé notre enfance ?

 

 

Chloé LAROCHE

10/03/2011

La maltraitance sur un enfant, c'est quoi pour vous ? Aujourd'hui, je vous parle de la maltraitance perverse invisible, celle qui ne se voit pas, celle qui jure qu'elle n'existe pas.

jp2007_04148.jpgLa maltraitance sur un enfant,c'est quoi pour vous ?

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Des coups, des privations de nourriture ?

Des comportements violents de la part d'un parent ou de toute personne ayant autorité ?

 

Oui, la maltraitance, c'est ça, mais c'est aussi bien autre chose.

Il existe la maltraitance psychologique, celle qui ne se voit pas.

Celle qui se cache derrière une éducation dite autoritaire.

 

k0210672.jpgIl est facile de dire : "Moi, je l'élève à la dure. Je mets une laisse courte".

Comme si l'enfant était un chien !!k1149706.jpg

 

Certains donc mettent une laisse longue et permettent à leurs enfants tant de choses que ceux qui mettent une "laisse courte" s'indignent.

 

Parmi ceux qui mettent une laisse courte et qui le revendiquent, il y a ceux qui étranglent l'enfant dans l'irrespect de sa personne, comme de ne pas entendre quand il souffre, quand il a mal... comme l'insulter, le faire taire alors qu'il demande de l'aide.

 

k1020871.jpgDire à l'enfant : "Casse-toi" alors qu'il cherche ta main.

Lui demander de "dégager" méchamment alors qu'il a besoin de toi.

Lui dire "faire ta gueule" alors qu'il s'est fait mal et qu'il souffre, voilà de la maltraitance.

Lui dire quand il va mal :  "qu'il va peut-être mourir et que tout le monde meurt un jour", oui c'est de la maltraitance.

Sans parler des gestes insidieux de mettre sa main avec insistance au niveau du sexe d'un petit garçon, même par-dessus le pantalon. C'est toucher le corps d'un enfant et lui faire parvenir le message qu'on a le droit de toucher son corps, sans parler des mots pervers qui peuvent accompagner ce geste malsain.

Ouvrir une fenêtre près de l'enfant et lui dire : "C'est pas grave si tu tombes".

Jouer avec le danger et tenter le diable pour que l'enfant ait peur tout au fond de lui.

Laisser un enfant avoir peur sur une bouée qui s'éloigne loin du bord.

 

La maltraitance est une attitude perverse qui consiste pour certains adultes à prendre plaisir de voir souffrir. Certains enfants malheureusement ne parleront jamais et ne diront pas ce que cet adulte leur fait vivre.k0399527.jpg

 

L'enfant ne se sent plus protégé et doit prendre sur lui pour résister intérieurement à ces assauts brutaux et invisibles à l'oeil nu.

 

Les bébés ne parlent pas et il est si facile de les insulter de "connard" en rigolant. Mais le bébé comprend l'énergie de mépris et de perversité qui se dégage d'une simple insulte répétée à son encontre.

 

k2041785.jpgMalheureusement, des enfants vivent cela.

Que faire ?

 

Que ces adultes se soignent pour qu'un jour ces enfants ne deviennent pas des pervers incontrôlables, avec tant de colère en eux que la haine devienne plus forte que la raison et l'amour de leurs proches.u14837207.jpg

 

Chloé LAROCHE

 

logo.gif_________Le 119, numéro gratuit pour signaler toute maltraitance sur enfant.

 

 

Nota bene ____________________________ Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits.

 

22/03/2009

Deux anniversaires : la mort du père de mon fils et la date d'arrivée de ma fille d'Afrique. Réflexions sur le deuil d'un enfant, sur le cancer, sur l'adoption, sur l'adolescence, sur la responsabilité d'être parent.

augustine berger 200.jpg

 

Cela va faire un an, le 7 avril, que le père de mon fils est décédé.

Mon fils, ce matin, me raconte que “quand il était bébé, son père l’a emmené dans une forêt. Une grande forêt avec des monstres, des araignées, des serpents.”

Il ajoute : “Un monstre a attaqué mon papa. Il lui a envoyé une grosse boule."

Je l’écoute et je lui demande si c’est un rêve qu’il raconte... Je m’aperçois que c’est la réalité, sa réalité qu’il décrit.

La forêt, c’est la vie.

Le père aide son enfant à traverser la vie, avec ses monstres, ses embûches, sa jungle, ses requins, ses tigres, ses araignées, ses fleurs magnifiques.

Mon fils voudrait revoir son père mais ce n’est pas possible.marguerite 200.jpg

La mort dans sa dimension inéluctable est difficile à comprendre pour un enfant.

Pour l’adulte, la mort d’un être aimé est déjà si difficile, avec sa cohorte de tristesse, de colère, de culpabilité, de résilience plus ou moins bien réussie.

Je dis à mon fils que le monstre dont il me parle est le cancer. Je lui dis ce mot terrible, ce mot que mon fils à quatre ans comprend.

Le cancer, la maladie.

Mon fils met ensuite des mots sur la réalité que je viens de lui dire : “Mon papa, il fumait beaucoup. On lui a envoyé une boule.” Comme un boulet, une boule, la tumeur qui tue. “Mon papa a été à l’hôpital. Puis il est parti au ciel.”

heureuses paques 200.jpgIl a dit ces mots et puis il a eu une attitude d’offrande avec les mains tournées vers le ciel.

Personnellement, je suis en colère qu’on puisse rentrer dans une clinique pour se faire opérer et que le chirurgien percute l’artère en voulant enlever une tumeur, tumeur si grosse finalement que le papa de mon fils s’est vidé de son sang devant l’équipe médicale.

Mon fils est dans la jungle et il n’a plus que sa maman pour traverser l’enfance.

Pourvu qu’il n’y ait plus de boules.

Mais sa grand-mère, ma mère, en a une. Je le sais depuis deux mois.

Maudit cancer.

bouquet 06 12 200.jpg

 

 

therese 200.jpgCela va faire six ans le 5 avril que j’ai ramené ma fille adoptive de son pays d’Afrique.

Elle m’a adoptée et je l’ai adoptée dès le premier jour.

Elle savait qu’elle resterait avec nous et que ce serait une nouvelle vie.

Et puis, dernièrement, sa propre réalité a jeté cette réalité à la mer. Jetant sa nouvelle mère avec.

Dans sa réalité d’aujourd’hui, réalité d’adolescente... elle ne reconnaît pas m’avoir appelée Maman. Elle ne se souvient plus de cette rencontre d’amour, de cette confiance d’enfant qui est heureuse de prendre l’avion pour une nouvelle vie.1099R-6475.jpg

Elle ne se souvient pas de sa vie en orphelinat, comme cette vie était difficile.

Elle nous regarde avec des yeux sombres, comme des voleurs d’enfant, voleurs d’une histoire sacrée entre une enfant et sa famille biologique.

Mais nous ne sommes pas des voleurs.

Nous étions sincères et désireux d’aimer cette enfant dite orpheline.

Elle a grandi entourée et choyée dans notre famille.

Mais il est difficile d’accepter l’amour quand on a été abandonné.

Alors, on se cabre comme un poulain, on heurte ceux qui nous aiment, on malmène les limites, on pousse ses parents, on les insulte, on fugue, on va jusqu’à la violence et jusqu’à prendre des risques par une prise d’autonomie trop précoce.

Ma fille s’est cabrée, oui.

00020565.jpgCette semaine, quand je suis sortie d’une réunion avec elle et des éducateurs... j’étais lessivée et je me suis dit que nombre de parents qui souhaitent adopter seraient dégoûtés de l’adoption en voyant cela, en voyant par où des parents adoptifs peuvent passer, en voyant ma colère devant les mots d’une éducatrice m’interpellant : “Mais madame, de toute façon, c’est vrai, vous n’êtes pas sa mère.” Elle a expliqué qu’aux yeux de ma fille, je n’étais clairement pas sa mère... biologique. Ce jour-là, j’ai parlé comme une lionne, comme une louve... relatant la réalité d’une adoption devant ma fille, insistant pour donner ma version des faits, de la réalité de mon voyage en Afrique, de ma rencontre avec ma fille... niée effrontément par celle-ci devant tous.

“Madame, c’est votre réalité. Votre fille a sa réalité. Ce n’est pas forcément la bonne mais ce qu’elle dit exprime ce qu’elle refoule, ce qui est caché, ce qui n’est pas l’apparence des choses.” Oui, en tant que parent, il faut apprendre à regarder derrière les apparences, derrière une insulte, derrière un uppercut des règles établies, derrière la violence d’un enfant, d’un adolescent. Savoir rester au niveau de l’adulte, prendre du recul, garder son calme, croire en la relation, ne pas voir la haine quand il y a regard de haine mais voir encore l’amour derrière. Pour ne pas être rejetant mais toujours présent, avec un repère d’éducation pour l’enfant, le jeune, l’adolescent... qui a besoin qu’on ne BAISSE PAS LA GARDE.

sf_060524_0749.jpgNombre de parents adoptifs rencontrent des problèmes à l’adolescence de leur enfant. Ce dernier peut malmener la relation pour voir jusqu’où ses parents sont capables de l’aimer, sans jamais l’abandonner quoi qu’il fasse. Il peut aussi être très insultant, voire violent physiquement, car les racines de ses origines sont présentes au plus profond de ses tripes et que ces racines demandent à être entendues. Elles demandent au jeune devenant adulte, petit arbre devenant grand... de descendre au plus profond de soi, dans la mémoire la plus ancienne, afin de s’ancrer assez fortement pour affronter l’avenir, cet avenir où le jeune adulte doit s’autonomiser.images-2.jpeg

Tout parent vit le départ de son enfant... et même les adolescents non adoptés peuvent malmener leurs parents. La violence existe aussi dans le comportement des enfants biologiques. Je pense d’ailleurs qu’il est nécessaire d’apprendre très tôt à l’enfant qu’il est interdit de lever la main sur son parent. C’est un interdit essentiel. S’il n’est pas bien intégré, cet interdit ne le sera plus lorsque l’enfant deviendra adolescent et se pensera alors tout puissant.

 

1099R-5028.jpgMon propos est de dire aux familles qui souhaitent adopter de poursuivre sur leur lancée et de croire en leur projet. Chaque enfant est différent et l’aventure de l’adoption est passionnante autant que l’enfantement, l’accouchement et la parentalité biologique.Mn_PERS003.jpg

Nous ne faisons pas des enfants pour nous mais pour permettre à un être de grandir et de s’autonomiser un jour dans l’harmonie, dans le respect des autres et de soi , dans une confiance en lui et en ses capacités. Capacité de rebondir, d’intégrer les épreuves, d’affronter la vie et ses impondérables, d’aimer l’autre dans l’harmonie hors de la dépendance et de la souffrance infligée ou subie.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

07/10/2008

Je m'élève contre les propos pseudo-spiritualistes de Brigitte Lahaie à propos d'une femme renversée sur un passage piéton.

Bonjour,

 

J'ai entendu l'autre jour, en conduisant mon taxi-ambulance pour aller chercher un patient, les propos d'une auditrice se confiant à Brigitte Lahaie, laquelle, sous couvert de sexologie et d'aide affective par l'écoute, se met à la psychologie. C'est intéressant mais là, j'ai bondi dans ma voiture.

Mn_87.jpgL'auditrice en question avait été renversée sur un passage piéton par un automobiliste et reprochait à son mari d'avoir laissé filé ce dernier aux Urgences alors qu'elle aurait eu besoin de dire à cet homme ce qu'elle ressentait, c'est-à-dire sa colère, sa peur, sa surprise, ses questionnements sur cet acte grave pour un conducteur. Elle se disait trahie et déçue par son mari, qui n'avait pas respecté sa demande. Brigitte Lahaie lui a dit : "Oui, c'est un fait que vous vous sentiez trahie et pas respectée.... Mais essayez de travailler sur ce fait qu'on vous ait renversée sur un passage piéton... Cela peut vouloir dire qu'on cherche à vous faire comprendre que vous devez changer de route, tout simplement. Car rien n'arrive par hasard. Se faire renverser ainsi doit vous inciter à vous questionner sur votre vie et à prendre des décisions sur la direction à prendre, symboliquement." 

Je suis choquée que Brigitte ait pu donner cette explication pseudo-spiritualiste à cette dame victime d'une personne qui l'a renversée. Des dizaines de piétons sont renversés en France. Certains en meurent. Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des papas, des personnes poursuivant leur chemin tranquillement. Happés par des automobilistes qui se croient tout seul, sans respect, sans regard pour le fragile piéton. Vous allez aussi leur dire qu'ils devraient réfléchir au signe de la vie que leur a apporté cet incident et dans leur au-delà, pour ceux qui sont morts, leur dire : "Hé bien, oui, vous deviez changer de route.... Ben, vous avez bien réussi !" Mn_69.jpgAllez dire cela aux parents des enfants renversés par une voiture et dont le corps allongé repose au fond d'un cimetière. Allez dire cela à la maman qui va porter ses larmes et ses fleurs sur la tombe de son enfant déchiqueté par une voiture meurtrière. Allez dire à cette maman ce que j'ai pu entendre à la mort de ma fille : "Votre fille est partie pour vous faire avancer, pour vous donner une épreuve nécessaire."

Mn_88.jpgArrêtez donc de penser que le monde tourne autour de notre nombril et que les évènements arrivent parce qu'on les attire. Arrêtez, chers penseurs du Nouvel Âge, de baratiner les gens en leur disant que c'est de leur faute s'ils ont des épreuves et puis de dire que bientôt, ceux qui seront prêts vont passer dans une autre dimension. Ce sont des propos entendus dernièrement et relayés sur internet. Avec le monde qui va mal et la France qui part en déconfiture, beaucoup croient en ces idées absurdes. Je vous en conjure, restez les pieds sur terre. Respectez les victimes et n'allez pas encore leur dire qu'elles ont vécu une agression ou un accident parce qu'elles devaient comprendre quelque chose ou changer de direction. Parfois, c'est vrai... mais arrêtons cette psychologie narcissique et culpabilisante, basée sur des croyances nébuleuses.

Les épreuves qu'on a... personne n'a le droit d'en tirer des conclusions.

Je pense à cette femme renversée, au choc qu'elle a eu... et je suis peinée pour elle.

Peinée pour tous ceux qui ont perdu un proche de cette façon.

Et automobilistes... ralentissez aux passages piétons et laissez passer les âmes à pied. Prenez soin des enfants qui marchent dans la rue, par un respect des yeux attentifs et de la pédale de votre véhicule. Ralentissez en ville et dans les villages. N'accélérez pas aux feux.

Mn_67.jpgEt ... Brigitte Lahaie, se faire renverser à un passage piéton... je ne vous le souhaite pas. Et surtout jamais qu'on vous dise que c'est un signe pour que vous changiez de trajectoire dans votre vie.

Chloé L.

 
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