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23/08/2016

Ma proposition de familles d'accueil en France pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asiles. Les politiques demeurent tièdes sur cette question et les solutions tardent à se mettre en place.

Mon dernier article à lire... pour ne pas oublier ceux de l'hiver prochain, ceux qui dormiront dehors, ceux qui ont parcouru tant de chemin pour fuir l'horreur de leur pays.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je suis blogueuse depuis de longues années, bientôt dix ans avec vous, et aussi écrivain engagée pour la solidarité.

J’ai écrit et fais éditer l'année dernière : « Solidarité puissance toi » pour dire que nous pouvons être chacun un phare d’entraide et un maillon de solidarité pour nos concitoyens.

Je suis dans ma vie de tous les jours taxi-ambulancière, très sensible aux domaines de la santé et du handicap. Je rencontre et transporte chaque jour des personnes touchées par des accidents très graves de la vie et par la maladie. Mes patients se battent pour la vie et pour reconquérir la liberté de se mouvoir et d'être heureux comme avant. Parfois, ils ne retrouvent pas leur vie d'avant mais ils travaillent à repartir dans une deuxième vie différente, souvent même plus riche encore en explosions de vie et en amour de l'existence restante.

Je suis aussi très sensible aux problèmes d’accueil des sans-abris et des migrants, aux enfants vivant dans la rue aussi ; une centaine d'enfants n'ont pas eu de véritable toit l’hiver dernier à Grenoble. Le numéro d’appel d’urgence, le 115, a dû refuser sans arrêt de l’aide aux appelants, les places d’accueil manquant cruellement. Les écoutants sont obligés de répondre par la négative à 98 pour cent des appels de détresse. Chaque jour, le 115 de l'Isère reçoit entre 60 et 150 appels. C'est un véritable drame social et humain.

En outre, je suis préoccupée par le fait que le Gouvernement reste sourd à la réalité suivante : quatre-vingt-deux pour cent (82 %) des Français sont favorables à l’accueil des migrants sur notre sol, par exemple dans des familles d’accueil volontaires. Rien ne se fait dans ce sens ou alors du bout des lèvres. J'ai par exemple compris que c'était "politiquement correct" d'aider une famille de réfugiés dans une commune ; j'ai entendu ceci de la bouche d'une élue d'une commune iséroise. "Cela fait bien politiquement, tu comprends". On prête un logement, on laisse les bénévoles faire le boulot et puis tout le monde est content. Et toutes les autres familles de réfugiés et de demandeurs d'asile : celles qui restent sur le pavé, celles qui pourraient trouver refuge chez des français généreux et ouvrant leur porte ?

Pourtant, sachez que l’État français donne de l’argent aux migrants lorsqu’ils ont le droit de rester sur notre sol comme réfugiés, et aussi en attendant d'avoir un statut de réfugié, mais personne ne se dit : « Tiens, tel migrant pourrait donner une partie de ce qu’il reçoit à une famille d’accueil et ainsi, nombre de familles accepterait de recevoir ce migrant afin qu'il ait un toit et qu'il soit mieux intégré dans notre pays."

Puisque le demandeur d’asile touche trois cent quarante-trois euros par mois (343), aide appelée allocation ATA et donnée lorsqu'il n'y a pas de place d’hébergement offert par l’État, je propose qu’il reverse à une famille l'aidant à favoriser son insertion en France deux-cent cinquante euros par mois (250) pour les divers frais d'accueil, de nourriture et d'hébergement. Car rappelons-nous que les plus grands coeurs sont ceux des plus pauvres et des moins riches. 

Je propose aussi que la Mairie de commune de chaque famille d'accueil de réfugié ou demandeur d'asile reverse cent euros par mois d’hébergement à cette famille, sachant que les Mairies reçoivent une aide de mille euros par migrant reçu dans la commune. Cela permettrait de trouver une logique équitable et de résoudre le problème de l’accueil dans notre pays. En sachant que chaque famille candidate serait suivie régulièrement par un passage d’éducateurs et de psychologues.

Il faut savoir que le migrant demandeur d’asile ne reçoit, s’il est en Centre d’accueil, que trois euros par jour. Cela signifie que le reste de son aide ATA revient au Centre d’hébergement, soit 250 euros. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec des familles d’accueil pouvant proposer un accueil à la maison ? Je vous rappelle que le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à 350 millions d’euros par an, alors si on en est là, à voir des personnes croupir dans la rue ou dans des bidonvilles de fortune près des grandes villes, c’est que l’État a peur politiquement de s’engager face à des partis xénophobes et nationalistes.

Il est plus simple évidemment de continuer de fermer les yeux sur tous les migrants morts en Méditerranée, plus de dix mille à ce jour, ou de donner de l'argent à la Turquie pour garder les "indésirables" ailleurs. Il est plus simple de vider les camps de fortune des migrants afin de les voir éparpillés comme un troupeau sur lequel on tire dessus à bout portant. Il est si simple de devenir indifférent à une tente en plein Paris ou à une mère dormant dans une cabine téléphonique avec son bébé.

Il est aussi si simple de me répondre : "Comment ??? Tu veux prendre l'argent donné aux réfugiés. Cela ne se fait pas !!"

-Ah bon, tu préfères voir les migrants dans la rue, toi, sans avenir, sans toit, sans école ??

 

Chloé Larochemigrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

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Liens importants à consulter :

 

http://missingmigrants.iom.int/

http://ada-grenoble.org/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/09/16/29003-20150916ARTFIG00326-rsa-apl-cmu-ces-aides-dont-beneficient-les-migrants-en-france.php

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

http://www.leparisien.fr/international/migrants-plus-de-10-000-morts-en-mediterranee-depuis-2014-selon-l-onu-07-06-2016-5863307.php

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/82-des-Francais-sont-favorables-accueil-des-refugies-18386?prehome=0

27/12/2012

Nuit de Noël, messe à la Villeneuve dans les quartiers d'une cité nommée Grenoble. Quand la nuit prend la terre et la guerre des pays, seul l'amour peut ramener le soleil.

k0034337.jpgBonsoir à tous et toutes,images-13.jpeg


Lundi soir, je me suis rendue avec mes enfants à la messe de veillée de Noël dans le quartier de la Villeneuve de Grenoble.

L'Espace 600, salle de spectacle et de théâtre de la Villeneuve, avait été réquisitionné et généreusement prêté pour cette rencontre inoubliable.

images-10.jpegInoubliable à mes yeux car cette messe fut un modèle d'humanisme et de rappel de diverses qualités humaines et laïques, comme l'hospitalité à l'étranger, la compassion pour la souffrance des hommes de toutes couleurs et de toutes origines, l'accueil aussi de la souffrance des endeuillés et des victimes des violences urbaines.

Le prêtre, Jean Deries, qui a choisi de vivre sa retraite dans ce quartier, a dit de belles paroles, ressemblant à l'église que j'aime, celle qui parle d'amour et d'accueil, de partage et de solidarité, celle qui crée des ponts et non des murs.

tlc8e1lr.jpgL'équipe de Malherbe et Villeneuve avait préparé des chants magnifiques avec une belle équipe de musiciens, agrémentés de diapositives, avec des mises en scènes avec  les enfants. Une tente avait été montée sur la scène pour rappeler que des personnes n'ont toujours pas de toit et que des familles expulsées vivent dans la rue. Le Père Deries n'a pas hésité à parler des Roms, des réfugiés expulsés par tous, qui ne trouvent refuge nul part, tel Marie et Joseph qui n'ont pas été reçus non plus dans la salle commune mais dans l'étable. Jésus avait été placé dans une mangeoire, premier berceau d'un bébé divin.images-12.jpeg

Cette messe a rappelé toutes les vertus de l'hospitalité envers les étrangers, de l'ouverture de notre pays aux réfugiés, et du fait de pouvoir les recevoir dans la dignité et sans rejet. 

images-3.jpegIl nous a été rappelé aussi que la marche blanche effectuée dans nos quartiers pour Sofiane et Kévin avait été la marche d'un peuple de paix et d'amour, de soutien aux familles endeuillées et de lutte contre la violence par un esprit de pardon et de non-violence voulue par les parents des deux jeunes assassinés.

Les évangiles ont été écrits, mais comme l'a dit si bien le prêtre ce soir de Noël, c'est à nous aujourd'hui de poursuivre leur écriture en vivant en témoins de lumière, en témoins de paix et d'amour.Conference-sur-la-fin-du-monde-vue-depuis-l-Antiquite_1_illustrationEtab.jpg

Je ne rapporte pas ici ces paroles seulement pour les chrétiens mais pour tous les hommes qui croient aux qualités et valeurs humaines. L'amour des autres, l'amour du bien et de l'honnêteté, ainsi que l'hospitalité et la solidarité, n'ont pas besoin d'étiquettes et de drapeaux religieux ou spirituels pour exister et se partager.

800px-Crèche_provençale.jpgCe sont des valeurs laïques, je dirais même républicaines et civiques, qui nous aident à faire vivre un quartier, une ville, un pays, une famille.

Pendant ce temps-là, à Notre-Dame de Paris, l'homélie disait ceci, prononcée par Monseigneur André Vingt-Trois :

"Comment oublier ce soir les peuples massacrés et dispersés par les guerres qui ensanglantent le globe... ? Comment oublier nos frères chrétiens d'Orient, soumis à des pressions diverses et, parfois, à la persécution ouverte ? Comment oublier les "laissés pour compte" de notre société, premières victimes de la crise économique, qui vivent d'expédients, refoulés sur les marges des rendements financiers ? Comment oublier enfin dans cette nuit où la sainte famille ne trouve pas de place dans la salle commune de l'auberge, les immigrés qui errent à travers nos pays opulents sans trouver de place dans nos nations, nos entreprises et nos foyers, nos esprits et nos coeurs ?

Non, la nuit n'est pas seulement symbolique, elle est bien réelle. L'humanité vit bien dans le pays de la mort, même si elle essaye de l'oublier."


images-11.jpegOui, l'humanité traverse des temps difficiles et très


douloureux. Des peuples entiers sont terrassés par la


guerre et la destruction, sans que d'autres ne puissent


intervenir, comme en Syrie. Cette impuissance est très


difficile et une colère sourde monte sur la planète


envers les peuples qui bloquent l'énergie de solidarité,


envers leurs gouvernants surtout, pour ne pas nommer


la Chine et la Russie.


u15025134.jpgLes jeunes aussi sont touchés par le


phénomène internet, nouveau loup sorti des


bois pour entrer dans l'ordinateur et dévorer


les innocents. Nombre de parents se trouvent


démunis face à ce phénomène grandissants et


les prédateurs sont nombreux à se saisir de ces nouvelles portes


d'entrée vers la chair fraîche.


La banalisation des fugues et de nouveaux comportements chez


nos jeunes font que même la police ne s'inquiètent plus de


disparitions d'adolescents, laissant faire la nature et refusant de


déployer les grands moyens, comme pour ces deux jeunes filles


disparues depuis trois semaines et dont les parents très inquiets


sont sans nouvelles. Cela m'a rappelé bien sûr ce que j'ai vécu en


juin 2009 lors d'une longue fugue de ma fille. Il a fallu que je


bataille pour que la police inscrive ma fille sur le fichier des


personnes disparues.


Voir mon article : http://sosmaman.20minutes-

blogs.fr/archive/2009/06/01/ma-fille-est-en-fugue-depuis-une-

semaine-mon-recit-de-maman.html


Je vous parle de ceci car Noël est le jour où les familles se


rassemblent, se retrouvent, et les parents de 


Camille Lauran, 16 ans, et Geneviève Euvrard, 17 ans...


n'ont pas eu cette joie. 42929448-4f5c-11e2-8edb-f21234471230-493x328.jpg


Je pense très fort à eux car je connais l'angoisse

des parents qui ne savent où se trouve leur

enfant et, en cette période des Fêtes, je leur

témoigne mon entière sympathie et toute l'espérance de

retrouver ces deux jeunes filles qui ont co-voituré du Puy-en-Velay jusqu'à

Toulouse... puis ont disparu totalement.


Il y a une semaine, leurs parents écrivaient au Procureur en ces

termes :

«Nous avions demandé à vos services de bien vouloir faire paraître leurs photos dans la presse nationale afin que la population puisse transmettre des indices aux enquêteurs. Vous avez refusé par deux fois. Faudrait-il que leurs noms apparaissent dans la rubrique nécrologique pour que vous accédiez à cette demande?»

amour.jpg


"La nuit n'est plus symbolique, elle est bien


réelle"... 


Heureusement, la nuit se termine un jour pour 

 

voir




apparaître l'aurore... Quand l'espoir apparaît, la nuit se




termine pour voir s'éloigner les cauchemars et venir le




soleil, pour voir naître l'enfant en nous comme une




nouvelle étoile pour toute l'année qui commence.

 


Chloé LAROCHE

 







 

31/01/2011

Situation monstrueuse aux Pays-Bas. Une mère morte d'avoir trop erré avec trois enfants orphelins. Rendez-vous demain à Paris. Appel du Réseau RESF.

2_a0fb8e8899.pngBonjour à tous et toutes,

2_a0fb8e8899.pngJe suis désolée d'avoir été si longue à refaire un article. Me revoici en tout cas.

Je suis touchée par ce qui arrive à cette famille dont la maman vient de décéder.

Sa photo est celle que vous voyez juste près de mon texte.

Elle avait 34 ans et est morte à Rennes début janvier d'avoir erré dans la rue avec ses trois enfants, entre la France et les Pays-Bas.

Aujourd'hui, le papa est enfermé aux Pays-Bas, et on ne reconnaît pas sa paternité, devant l'absence de certificats.

C'est ainsi qu'un petit bébé orphelin de sa mère grandit sans son père, dans un hôpital en France, ainsi qu'un enfant de treize ans et un autre de deux ans qui se retrouvent en famille d'accueil.

La famille d'accueil elle-même, d'origine mongole, est en demande d'asile. "Cette famille n’a pas les moyens d’assumer la charge de trois enfants. Si les services sociaux décident de placer les gamins ailleurs, ils vont être traumatisés… Quoi qu'il arrive, la situation ne sera pas vivable très longtemps !"

Venez donc nombreux demain à l'appel suivant :

Le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

Merci à tous pour cette famille.

IS098R8YB.jpgEn mémoire de la maman, Alta MING, qui ne méritait pas cela, de mourir ainsi, si jeune, et de n'avoir pas été prise en charge et accueillie correctement.977734.jpgk3894199.jpg

Chloé LAROCHE

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____________________________________________

Article du RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES :

13 ANS, 2 ANS, 3 SEMAINES : LEUR MÈRE EST MORTE, LEUR PÈRE EN RÉTENTION

(ARTICLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article34112.html)

 

"C’est la situation monstrueuse que les lois contre les immigrés et l’acharnement des brutes qui nous gouvernent aux Pays-Bas comme en France font subir à trois enfants de 13 ans, 2 ans et trois semaines.

Amarjargal GANAA et Alta MING, un couple de Mongols, demandent l’asile aux Pays-Bas en 2007. Déboutés, ils rejoignent la trop longue cohorte des réfugiés sans papiers. Leur fils Ulaaka (né en 1997) les rejoint. En juillet 2008, nait à Rotterdam un second enfant, Amarbayasqalan. Alta Ming est arrêtée le 25 juin 2010 et placée en centre fermé aux Pays-Bas. Le 28 octobre, le père, Amarjargal GANAA est également arrêté. Enceinte et malade, Alta est libérée le 20 novembre 2010. Les autorités néerlandaises lui donnent 48 heures pour quitter le pays. Amarjargal GANAA est maintenu en rétention pendant que sa femme et ses enfants sont chassés. Ils se réfugient en France, à Rennes, où vit une petite communauté mongole.

Hébergés tant bien que mal par leurs compatriotes, dormant parfois dans la rue, Alta et ses enfants sont brinqueballés d’hébergements d’urgence en hôtels miteux. Elle s’épuise. Le 4 janvier, elle décède à l’hôpital de Rennes, à l’âge de 34 ans. L’enfant qu’elle porte peut être sauvé. Prématuré, il est encore hospitalisé. Les deux aînés sont recueillis provisoirement par une famille mongole sous le contrôle de l’ASE. Le plus grand est scolarisé au Collège des Hautes Ourmes à Rennes.

Leur père, Amarjargal GANAA, a été présenté le 18 janvier à un juge néerlandais qui a décidé la prolongation de sa rétention. Il exige un document attestant la paternité pour le libérer !

Pour l’heure, les documents exigés de façon bureaucratique ne peuvent pas être produits. Mais les enfants, eux, existent bien. Au-delà des vérifications légitimes de l’identité des uns et des autres et des nécessaires précautions, des mesures d’urgence s’imposent. A commencer par la libération du père, Amarjargal GANAA, et l’autorisation de séjour indispensable pour qu’il retrouve ses enfants à Rennes. Avec l’aide et, bien entendu, la vigilance de l’ASE.

C’est pourquoi le Réseau Education sans frontières, la Cimade, le Gisti et le MRAP 35 appellent à un rassemblement
le mercredi 2 février à 14 heures 30
devant l’ambassade des Pays-Bas, 7 rue Eblé, à Paris 7° (métro Duroc).

La famille d’accueil et les enfants du couple seront présents, accompagnés de leurs soutiens et d’une partie de la communauté mongole rennaise, venus de Rennes en autocar, pour exprimer leur indignation face à la situation révoltante dans laquelle on maintient cette famille."


Voir à ce sujet :

  • Medias - Le Télégramme - Le Télégramme de BrestOrphelin de mère, un bébé mongol attend son père
    mercredi 26 janvier 2011
  • Medias - AFP - Agence France PresseUn bébé mongol de 3 semaines, casse-tête pour la France et les Pays Bas
    mercredi 26 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Trois orphelins mongols attendent leur père, retenu aux Pays-Bas
    jeudi 20 janvier 2011
  • Le Mensuel de Rennes / Mingaltai, trois enfants, demandeuse d’asile, morte d’avoir trop erré
    samedi 8 janvier 2011
    _____________________________________________________________
    ___________________________________________________________________ AJOUT DERNIÈRES NOUVELLES DE CHLOÉ LAROCHE :


    15 février 2011____________________   SUPER NOUVELLE :

    HOURRA !!!!!!!!!!!!

    (http://www.educationsansfrontieres.org/article34420.html)

    LES ENFANTS GANAA ONT RETROUVE LEUR PERE… REGULARISE !

    "Ulaaka (13 ans) et Amarbayasqalan (2 ans), les fils aînés d’Amarjargal GANAA, ont retrouvé leur père lundi 7 février vers 9 heures à l’aéroport Charles De Gaulle. Le plus jeune des enfants, né prématurément le 4 janvier, est toujours hospitalisé. Accueilli d’abord à Roissy par ses enfants et leur famille d’accueil, une députée européenne, des militants RESF et des caméras de télévision, Amarjargal était attendu à Rennes par plusieurs dizaines de soutiens et la presse.

    Ce matin, il a été reçu en préfecture d’Ille et Vilaine. Une autorisation provisoire de séjour lui a été délivrée en attendant la carte Vie privée et familiale qu’il obtiendra dès qu’il aura un passeport.

    Le voilà donc tiré d’affaire… du moins sur le plan administratif, parce que, pour le reste, les autorités néerlandaises et françaises coalisées ont tout fait pour dévaster sa vie ! Il vient de passer trois mois d’internement en centre fermé, sa femme est morte d’épuisement en accouchant de leur troisième enfant après avoir elle-même été enfermée cinq mois en rétention, suivis de six semaines d’errance à Rennes avec ses deux enfants, à la rue ou dans des hébergements précaires.

    Mais cette issue, qu’on n’ose qualifier « d’heureuse » compte tenu des circonstances, n’est en rien l’effet d’un quelconque sens de l’humanité des autorités néerlandaises et françaises. Les Pays-Bas n’ont libéré Amarjargal GANAA et la France ne l’a accueilli que parce que la situation tragique des trois enfants, orphelins de mère et privés de père, abandonnés à Rennes, commençait à faire scandale. A Rennes, bien sûr, où la mobilisation s’est immédiatement mise en place, mais aussi au niveau national. Un rassemblement prévu devant l’ambassade des Pays-Bas qui, visiblement, ne savait plus comment se dépêtrer de cette affaire, n’a été annulé que lorsque les autorités néerlandaises et françaises se sont enfin mises d’accord pour qu’Amarjargal GANAA soit libéré et accueilli en France.

    Au-delà de la situation particulière de la famille Ganaa, on ne peut manquer de souligner l’attitude cynique de gouvernants qui s’emparent de chaque fait divers tragique pour faire leur auto-promotion mais se taisent honteusement devant les drames qu’occasionne leur politique démagogique contre les immigrés."


21/04/2010

SOS pour une famille vivant depuis 10 ans en France : Écrivons tous pour que Mr et Mme LE puissent rester ici avec Jade, leur fille scolarisée en France.

pe0060147.jpgBonsoir à tous et toutes,

Ce soir, je vous demande de faire un petit courrier dont le modèle est donné ci-dessous afin d'aider une famille venue du Vietnam à rester en France.moton459L1gp2U.jpg

Ils sont présents sur notre sol depuis 10 ans et ont une fille qui s'appelle Jade et qui est scolarisée depuis plusieurs années ici, dans notre pays des droits de l'Homme.imagesvzDh5A.jpeg

Ils ont trouvé un employeur mais la France refuse de régulariser leur situation. Elle souhaite les renvoyer dans leur pays, où Jade ne connaîtra plus les conditions d'enseignement dont elle bénéficie aujourd'hui.

Pourquoi s'acharner ainsi sur une famille ? En effet, Monsieur LE a été arrêté et placé en centre de rétention pour étranger....

Lui qui s'est tant battu pour regrouper sa famille, qu'il n'a retrouvée qu'en 2004... PDC1150.jpg

Monsieur Besson, pourriez-vous faire preuve de plus d'humanité dans la course aux chiffres, dans la course à l'expulsion que vous faites au mépris de l'humanité et des familles ?

Chloé Laroche

 

P-S : Merci à vous, mes chers lecteurs, de signer la pétition pour la famille LE :

http://www.educationsansfrontieres.org/article17758.html

 

______________________________________URGENT : Appel à fax/mail pour empêcher l’expulsion de M.LE, en rétention à Lyon, malgré ses 10 ans de vie en France. Les coordonnées de la préfecture auxquelles adresser ses messages (celles du Ministère et de l'Elysée) sont en fin de message______________________________________________________________________



pe0060132.jpg "Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale,

plus encore un droit qui s’applique à toutes les familles,

qu’elles soient ou non en situation régulière".

(Phrase d'Éric BESSON, MINISTRE)_____________________________________________________________ imagesUnQMx4.jpeg



COMMUNIQUÉ DU RÉSEAU D'ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES (RESF) :

"Ils sont en France depuis longtemps, une petite fille scolarisée et même des promesses d’embauche mais cela ne suffit pas !

Mr et Mme LE et leur fille Jade ne doivent pas être obligés de quitter le territoire français.

Les familles viennent en France pour différentes raisons, mais elles ont en commun de ne pas avoir d’autres choix que de quitter leur pays pour vivre dans des conditions dignes.

C’est en 1999, il y a 10 ans, que Monsieur LE est arrivé en France après avoir quitté le Vietnam, son pays où il n’arrivait plus à faire vivre sa famille de son métier de pêcheur.

Séparé de sa femme et de son enfant, il a tout tenté pour regrouper sa famille, et c’est en 2004 qu’ils ont pu se retrouver.

A partir de là, Madame et Monsieur LE n’ont eu qu’un souhait, celui de pouvoir construire en France un avenir meilleur à leur fille Jade. Depuis, ils n’ont cessé de faire les démarches nécessaires à leur régularisation.

Scolarisée depuis 5 ans en France, Jade s’est admirablement intégrée. Les enseignants de son école sont satisfaits de ses résultats, et elle maîtrise parfaitement la langue française.

Pour construire l’avenir de leur famille, Monsieur et Madame LE ont cherché un contrat de travail. Aujourd’hui c’est chose faite, ils ont trouvé un employeur prêt à les embaucher, mais ils ont reçu une réponse négative à leur demande de titre de séjour et on leur demande de quitter le territoire avant le 5 février 2009.

Pourquoi détruire leur avenir, construit avec tant de persévérance ?

Il est temps après dix ans d’incertitudes et d’angoisse que cette famille puisse vivre dans la dignité et le respect des droits humains en France."


imagesNhWssb.jpegModèle de courrier :



Monsieur le Préfet de l'Isère, Le TA de Lyon vient de rejeter la demande de Mr LE et confirme votre décision de l'expulser M. Le arrivé en France depuis 11 ans réunit pourtant tous les critères demandés par l'administration pour une régularisation par le travail et la CGT a déposé leur dossier en préfecture au mois de juillet 2009.

En ordonnant l'arrestation de Mr LE , pour la première fois, la Préfecture de l'Isère outrepasse les accords qu'elle avait signés avec la CGT, accords tacites qui stipulaient que toute personne ayant un dossier en attente pour régularisation par le travail, ne pouvait pas être reconduite à la frontière.

Je vous demande , Monsieur le Préfet, de recevoir au plus vite une délégation organisée par le syndicat CGT, le RESF 38 et les associations iséroises de soutien aux sans papiers qui rassemblés ce lundi 19 avril devant la Préfecture n'ont pu vous faire part de la situation de Mr LE et de sa famille.

Je vous demande de régulariser Mr LE afin qu'il puisse vivre de son travail en France auprès de sa femme et de sa petite fille Jade.

Recevez, Monsieur Le Préfet, l’expression de mes sentiments citoyens les plus déterminés.


albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

etrangers-public@isere.pref.gouv.fr

Tel 04 76 60 33 08 / Fax 04 76 60 33 60



Ministre de l’immigration :

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00

Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr

Secrétaire général : stephane.fratacci@iminidco.gouv.fr

Frank.supplisson

fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00

Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr

Matignon :

http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Et là où se prennent les décisions

Elysée fax : 01 47 42 24 65

http://www.elysee.fr/ecrire/index.html

Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

claude.gueant@elysee.fr


mardi 20 avril 2010.

24/01/2010

Internement d'enfants réfugiés kurdes échoués sur les plages corses, AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ. Je demande leur libération en tant que citoyenne française.

imagesgEKE5u.jpegBonsoir à tous et toutes,moton8.png

Ce soir, je suis choquée d'apprendre que 38 enfants kurdes -dont 5 nourrissons-... après trois mille kilomètres d'un voyage inoui... se retrouvent en camp de rétention avec leurs parents, derrière des barbelés.

Arrêtons cela ! C'est inhumain. Les Droits de l'Enfant, les Droits de l'Homme chers à notre pays sont bafoués, foulés aus pieds de nos politiciens, de nos gouvernants. J'entends certains dire : "Ils n'ont qu'à pas venir". Et vous, vous iriez vivre dans leur pays ? S'ils fuient et prennent autant de risque au cours de ces voyages de demande d'asile, c'est qu'il y a une raison.images1e6dHb.jpeg

Si Jésus revenait et qu'il était un de ces enfants, que penserait-il de l'accueil de notre pays, de la compassion, de l'hospitalité, du respect qu'on doit aux petits. Comme il disait : "Prenez garde de ne scandaliser aucun de ces enfants car ce sont les anges qui seront scandalisés et leur colère sera grande."imagesAiDHvp.jpeg

images4wKTKr.jpegRendez-vous compte ! Ces enfants ont connu la faim, la peur, des embarcations fragiles, l'abandon sur des plages inconnues, l'effroi de leurs parents, la terreur d'être pris, le sacrifice financier qu'il ont dû faire pour partir, 3000 km de voyage et ce qu'on leur offre ici, c'est une prison !!!

Je ne peux accepter cela, en tant que citoyenne française, en tant que maman et votante.

La peur de certains d'être envahi par les pays alentour, la peur que l'identité nationale soit entachée d'un esprit venu d'ailleurs ne peut nous entraîner à ce point vers le dégoût d'être français, vers la honte d'appartenir à une nation qui enferme des enfants demandeurs d'asile et ayant fui une dictature.

imagesfTziUA.jpegQue ces enfants et ces bébés soient libérés et traités dignement, ainsi que leurs parents.

Chloé Laroche

______________________________________________ RENDEZ-VOUS DONNÉ DEMAIN LUNDI 25 JANVIER à 9 h 30 DEVANT LE TRIBUNAL D'INSTANCE À LYON : TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème).

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COMMUNIQUÉ RESF et CIMADE du 23 janvier 2009 et du 24 janvier _______________

"Internement d'enfants en masse AU MÉPRIS DE TOUS LES PRINCIPES DE DROIT ET D’HUMANITÉ :

124 réfugiés kurdes parmi lesquels il y aurait 38 enfants dont 5 nourrissons abandonnés sur une plage corse se retrouvent dès ce soir enfermés dans des centres de rétention administrative un peu partout en France (Lyon, Rennes, Marseille, Lille... ) Que font ces enfants enfermés en rétention ? Leur place n'est pas derrière les barbelés des centres de rétention, pas plus que de leurs parents. Une fois de plus les droits élémentaires de l'enfant ne sont pas respectés. Ceux des parents non plus qui devraient avant tout pouvoir faire une demande d'asile.

La multiplicité des associations chargées des centres de rétention entrave la vision globale du suivi de ses familles. Il faut les libérer et permettre à leur famille comme à l'ensemble des réfugiés d'être accueillis dignement sur le territoire.

RESF sera présent, avec d'autres, dans les tribunaux qui devraient logiquement les libérer."

__________ De la Cimade, du 24 janvier 2010 :

"Ils viennent de Qamishi, d'Amouda au kurdistan syrien... Nous avons manifesté cet après-midi devant le C.R.A. pour leur libération et avons pu rencontrer la famille Jaloud avec leurs deux bébés Hévi et Avin, parmi la vingtaine internés kurdes-syriens.

Souffrances habituelles : persécutions, discriminations, violences d'un régime dictatorial où il ne fait pas bon faire partie d'une minorité. Souffrances au cours d'un périple de 3000 km à travers la Syrie, la Jordanie, l'Egypte, la Lybie, Syrie, la Tunisie. Autocar, voitures, rafiots pourris. Tarif 6000 euros par adulte et 3000 euros par bébé.

Ça suffit comme ça !

Demain nous serons dans la salle d'audience (JLD) pour soutenir ces familles !

124 personnes, dont 29 femmes et 38 enfants, dont un grand nombre seraient des Kurdes de Syrie, ont été débarqués sur une plage de Bonifacio en Corse. Au lieu de leur permettre de faire une demande d'asile dans la procédure normale (21 jours pour déposer le dossier) et de les accueillir dans un Centre d'Accueil pour Demandeurs d'Asile, les représentants du gouvernement leur ont notifié un Arrêté de Reconduite à la Frontière (APRF) et un placement en Centre de Rétention Administrative (CRA). Ils peuvent y déposer une demande d'asile, mais en procédure d'urgence qui doit être faite dans un délai de 5 jours et qui sera traitée par l'OFPRA dans les 96h après réception par ce dernier.

Une vingtaine d'entre deux sont arrivés aujourd'hui au CRA de Marseille et passeront devant le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) demain après-midi.

Mais avant même d'écouter les raisons de leur exil, la mise en rétention de ces personnes est révélatrice d'une crispation grandissante de ce gouvernement à l'égard de tout ce qui est "étranger". Cette réaction vis-à-vis de ces personnes est plus qu'inquiétante dans le climat actuel du nauséabond débat sur l'identité nationale.

C'est pourquoi nous appelons à manifester contre ce qui représente pour nous un déni du droit d'asile. Par ailleurs, depuis le début des opérations, des informations différentes et contradictoires circulent en provenance des autorités. Cette stratégie ressemble à celle qui est utilisée en situation de guerre, pour empêcher le camp adverse de s'organiser, et en l'occurrence gêner au maximum la capacité de mobilisation et de protestation de la société civile. Ces techniques de manipulation sont inacceptables en démocratie ; elles sont révélatrice du fait que notre gouvernement se situe dans une démarche de "guerre aux étrangers”, véritable xénophobie officielle.

Nous exigeons leur libération !"

moton365.png_______________________________________________ VOIR LE SITE :  http://www.educationsansfrontieres.org

TÉMOIGNAGE : visite des réfugiés kurdes enfermés au CRA Saint Exupéry à Lyon
par Michèle François - RESF :


"Ce dimanche matin, nous étions une soixantaine de personnes devant le Tribunal d'Instance, l'information ayant circulé hier que les 3 familles Kurdes de Corse enfermées au CRA St Ex allaient passer devant le JLD ce matin : une trentaine de militants et une trentaine de Kurdes dont quelques femmes et enfants. Des médias étaient également là : RTL, M6...

Nous avons alors appris que le passage devant le JLD des 10 personnes n'aurait pas lieu aujourd'hui, mais demain lundi matin.
Rendez-vous donné pour demain lundi matin à 9h30.

Plusieurs personnes, dont je fais partie, sont alors allées au CRA pour rendre visite aux familles : Ammar de la LDH et moi + 2 Kurdes et leurs 3 enfants + radios et M6. Ces 2 pères de famille Kurdes, originaires de Syrie, nous ont expliqué qu'ils faisaient partie du millier de Kurdes qui avaient débarqué à Fréjus en 2001. Ils avaient alors pu faire leur demande d'asile (sans passer par un CRA!), obtenir le statut de réfugié, et la nationalité française. Ils nous ont donné des explications sur la situation des Kurdes en Syrie : un recensement dans les années 60 aurait abouti à enlever la nationalité syrienne, et donc le droit de circuler librement, de travailler, à beaucoup. Un incendie prémédité dans un cinéma, dans les mêmes années, aurait aussi abouti à la mort de 300 enfants kurdes.

Nous avons pu faire 2 visites. Les enfants n'ont pas été autorisés à rentrer; pourtant une petite fille avait emmené une poupée à donner et aurait bien aimer la donner elle-même.
Nous avons rencontré un couple d'une trentaine d'années, avec son garçon et sa fille de 6 ans et 4 ans et demi (famille Juan) , et un autre monsieur (Mr Jamchid) qui est venu avec sa femme. La 3ème famille (famille Ahmed) est enferméé au CRA avec 2 petites filles entre 6 et 7 ans aussi.

Résumé (pour l'orthographe, c'est pas sûr, sûr..) :
- Famille JUAN Ismaïl (2 enfants)
- Famille AHMED Mohammed (2 enfants)
- Couple JAMCHID Ali

Ils sont fatigués comme on peut l'imaginer après un périple éprouvant pendant lequel ils ont eu faim et soif, et pendant lequel les enfants ont beaucoup pleuré. Le seul sourire des enfants est venu quand nous avons donné la poupée à la petite fille. Les adultes n'ont aucun vêtement de rechange et seraient contents d'en recevoir. Les enfants ont reçu des vêtements de rechange du CRA. Ils sont arrivés avec RIEN. Les flics les harcèlent d'interrogatoires pour leur faire dire d'où ils viennent et par quelles routes. La seule chose qui les intéresse sans doute : remonter les filières et comprendre comment leurs super-dispositifs censés refouler les migrants et les faire enfermer avant leur arrrivée en France ont pu dysfonctionner! Les journalistes étaient ausi très intéressés pour savoir d'où ils viennent et comment, le sensationnel un peu. On a essayé d'orienter leur attention plutôt sur les conditions de "l'accueil", la rétention, et pour les Kurdes la situation des Kurdes en Syrie et autour.
Nous avons compris que les familles ont déjà rencontré Forum Réfugiés et vu qu'ils ont demandé l'asile. Par contre, nous n'avons pas vu de recours contre les APRF.

Important : Les familles enfermées à Lyon veulent avoir des nouvelles de leurs proches dont elles ont été séparées sans ménagement. Mr et Me Jamchid veulent savoir où est leur neveu (17-18 ans). Merci de faire suivre les infos.

CONCLUSIONS :


Valentin1.jpg- RENDEZ-VOUS DEMAIN LUNDI MATIN AU TRIBUNAL D'INSTANCE POUR LE JLD A 9H30. (rue Servient. Tram Servient-Mairie du 3ème)

LES KURDES DE CORSE DOIVENT TOUS ETRE LIBERES !

- RENDEZ VISITE AUX FAMILLES SI VOUS POUVEZ, EN APPORTANT SI POSSIBLE VETEMENTS ADULTES, JOUETS POUR LES ENFANTS.

- IL Y AURA UNE AUDIENCE AU TA PLUS TARD CAR UN RESPONSABLE DE LA POLICE NOUS A BIEN CONFIRME QUE TOUS ONT UN APRF DELIVRE PAR LE PREFET DE CORSE DU SUD.
JE SUGGERE QU'ON APPELLE A UN VRAI RASSEMBLEMENT DEVANT LE TA CE JOUR LA, faisant de cette façon plus qu'un simple accompagnement, vu l'importance de l'affaire (déni du droit d'asile + systématisation de l'enfermement comme 1er accueil comme en Lybie, au Maroc, à Lampedusa ou à Malte ...)."

Michèle François.

Dimanche 24 janvier 2010.

_____________________________________ DES NOUVELLES :

article_kurdes.jpgVoir l'article suivant à consulter sur le site 20minutes.fr :

http://www.20minutes.fr/article/379006/A-la-Une-La-justice-remet-en-liberte-une-vingtaine-de-clandestins-kurdes.php

 

 
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