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09/11/2017

VIOLENCE INSTITUTIONNELLE - Phobie Scolaire - Je partage avec vous le texte d'Agnès GUILLAUBY ainsi que les références du livre et site de l'association PHOBIE SCOLAIRE.

Bonjour à tous et toutes,

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Il existe aujourd'hui pour de nombreux parents en désarroi, avec un jeune en souffrance psychique, une association :  "Phobie Scolaire" qui a une page Facebook sur laquelle les parents peuvent s'entraider et être soutenus, afin de mieux accompagner leur enfant. Voici ci-dessous leur livre que vous pouvez commander pour vous aider.

Il y a aussi un site de l'association :

http://www.phobiescolaire.org/

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Et je partage aussi avec vous ce texte lu dans le groupe fermé du groupe Facebook officiel de Phobie Scolaire. Avec la permission de l'auteure, je vous le transmets ci-après.

Bonne lecture à tous et un grand courage aux parents en difficulté.

Chloé LAROCHE

 

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VIOLENCE INSTITUTIONNELLE☀️

 

Texte et réflexions d'Agnès GUILLAUBY,

(retransmis du groupe Facebook de Parents d'enfants souffrant de Phobie Scolaire)

 

 

Tous les parents que nous sommes accompagnons nos enfants et nos ados lors de leurs consultations, parfois dans des cabinets privés et bien souvent à l’hôpital ou dans un CMP.

À la lecture de tous les témoignages sur le Facebook de l’association, je remarque que nombre de parents se sentent incompris, désemparés, parfois agressés par des commentaires faits par les médecins ou les thérapeutes, sans parler des réactions du corps enseignant, mais ça, c’est encore un autre débat. Nous en faisons souvent les frais.

En tant que parents, nous sollicitons ces services de soins pour nos enfants afin de les aider à se sortir de cette situation de blocage et d’enfermement qu’est la phobie scolaire ainsi que les autres troubles qui y sont associés. Nous-même venons chercher de l’aide, un soutien afin d’aider nos enfants à retrouver leur bien-être perdu.

Le problème auquel nous sommes souvent confrontés est celui d’une forme de violence institutionnelle à peine visible mais bien présente et dont nos enfants pâtissent et nous avec.

Qu’entend-on par violence institutionnelle ?

C’est une violence invisible mais bien là. Par violence on se réfère le plus souvent à des atteintes qui supposent un contact physique. On parle aussi de plus en plus des violences psychologiques, celles que l’on peut subir au sein d’un groupe d’individus, familiale, professionnel ou plus malheureusement à l’école. Nos enfants en savent quelque chose. Toutefois, on reste très silencieux sur la question des violences provoquées par l’institution.

Par institution on désigne là un organisme créé par l’Etat pour servir l’organisation de la société par l’éducation, le soin, la justice, la culture etc... On parle donc d’un groupe d’individus organisés régis par un système dispensant un enseignement, des soins ou d’autres choses visant à procurer du mieux-être et améliorer la condition des gens. Ce ne sont plus des actions isolées. La plupart des institutions auxquelles je fais allusion ont été créées dans un but de service. Lorsque je parle de service, il ne s’agit pas d’une relation d’assujettissement mais d’une relation de réciprocité.

Je sollicite un soin, on m'apporte une réponse et une solution en fonction du problème soulevé, également en fonction des moyens pouvant être mis en œuvre.

Le domaine du soin nous concerne directement étant donné la situation de souffrance de nos enfants.

Dans bien des cas, cela fonctionne plutôt bien. Là où ça déraille et où commence la violence institutionnelle, c’est lorsque à l’issue d’une consultation, d’une demande d’aide, on en ressort plus brisés qu’on y est arrivé, c’est lorsqu'on a le sentiment d’être stigmatisé par la personne même qui est sensée vous apporter de l’aide par une attitude de mépris ou de refus. C’est lorsqu’au lieu de vous apporter une aide humaine, on vous oppose un fonctionnement institutionnel rigide ou obsolète.

Je citerais les propos de Jacques Pain, professeur des sciences de l’éducation : "L’institution, omniprésente dans notre société, règle et prédéfinit l’objet et le comportement des personnes. Les violences institutionnelles, à dimension pénale ou « infra-invisible » ne sont pas le fait des seules personnes. Elles sont toujours liées, en totalité ou en partie à l’institution elle-même et à ses dysfonctionnements de "personne morale"… Enfin, il faut dire que la plupart des violences institutionnelles ne se font pas à l’insu des personnes. Tout ou partie du personnel est au courant et les tolère, pour des raisons ou des intérêts personnels de « maintenance »."

Voilà en substance ce qui nous arrive, une incompréhension, des incompétences qui se retranchent derrière des principes institutionnels de fonctionnement, un manque d’écoute pour cause d’agendas de consultations overbookés, des jugements de valeurs, des consultations de pédopsychiatrie faites par des masses d’internes plein de bonnes volontés mais peu rodés à affronter la complexité de certaines situations.

Pendant ce temps, nous parents, nous nous débattons seuls avec nos enfants, l’institution parfois rajoute des problèmes aux problèmes en faisant des signalements en dépit du bon sens, en préconisant des solutions inadaptées, en générant des situations encore plus anxiogènes pour nos enfants. Dans la somme des difficultés générées par la violence institutionnelle, il y a aussi le manque d’écoute du patient à qui on répond par des « il faut » « y’a qu’à ». Nouvelle incantation thérapeutique ? On est aussi confrontés à des petites affaires d’égo ou d’orgueil, je ne sais pas trop comment appeler ça, lorsque le médecin référent n’admet pas que le patient puisse ne pas être satisfait de la qualité de soins et fait tout pour le dissuader de changer d’établissement pour se soigner ailleurs.

Le résultat de cette violence institutionnelle subit par nos enfants et nous les parents, c’est qu’un temps précieux est perdu, beaucoup d’énergie et d’argent. Nos enfants se trouvent en grande situation de vulnérabilité et nous aussi par la force des choses.

Si je me permets d’écrire ce texte, c’est pour vous encourager à garder le cap et ne pas vous laisser démonter par ces atteintes. On lit souvent sur la page Facebook de l’association qu’il faut laisser souffler nos enfants. C’est tout à fait vrai mais on s’oublie soi-même. Je pense à l’aune de l’expérience qu’en pleine tourmente il faut se poser, s’accorder un temps de recul lorsqu’on se sent dépossédé de ses propos, pas écoutés voir méprisés. Au fond de chacun d’entre nous on sait ce qu’il faut faire et ce qui est juste pour nos enfants et pour faire la part des choses il faut, dans l’ouragan trouver l’œil du cyclone (image parlante par les temps qui courent).

Reprendre des forces, c’est important aussi pour se réapproprier sa dignité de parents meurtrie par ces institutions qui peuvent parfois être maltraitantes, dire ce qu’on pense et assumer le désaccord quand on sent que l’angle de soins, les solutions proposées ne conviennent pas à notre enfant, ne pas perdre de vu que souvent certains soignants jouent et entretiennent un certain conflit de loyauté en nous car à la base nous les respectons et leur faisons confiance puisqu’on les sollicite.

Fort heureusement, le tableau n’est pas tout noir, il y a aussi des gens à l’écoute compétents qui n’abordent pas la pratique du soin dans un rapport de domination mais de réelle collaboration avec pour seule visée, l’intérêt de nos enfants.

Voilà la somme des réflexions dont je voulais vous faire part et ce, non pas pour dénoncer les institutions mais mettre en lumière ce problème de violence institutionnelle afin que chaque parent que vous êtes ne se braque pas contre le système mais sache en repérer les dysfonctionnements et surtout ne pas en être victime. Faites confiance à vos sentiments et votre bon sens.


Texte d'Agnès GUILLAUBY

 

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29/09/2015

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure et ne veux me serrer la main...

 

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux me serrer la main...th-4.jpeg

Je dis que tant que je vivrais, je n'accepterais pas ce genre de bêtises et te planterai mon regard dans le coeur en te disant que je suis aussi pure que toi...

La pureté résidant dans mon âme et toutes les cellules de mon corps passées à tabac par les multiples épreuves de la vie, le pureté venant du ventre de ma mère expulsant ma vie vers un nouveau ciel...th-31.jpeg

À toi qui dis qu'en tant que femme, je suis impure, et ne veux m'embrasser...

Je dis que tant que je vivrais, ma pureté existera dans le seul fait que je sois venue au monde au même titre que toi, homme qui pense être supérieur à la femme, mais te rappelle-tu toi-même que tu viens d'une femme ?

Sorti de son ventre, comment ne pas penser que tu puisses être aussi impur que moi ou bien aussi pur... dans la lumière de l'humanité rayonnante de beauté, d'amour et de joie ?

 

Chloé Laroche

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19/08/2014

Mon défi à la solitude, mal de nos contrées perdues, mal du siècle, maladie des coeurs et des vies isolées même dans la foule...

Défi à la solitude_________________2011 01 16 019 yourdine.jpg


Solitude, quand tu nous tiens, mal du siècle envahissant tous nos couloirs, toutes nos maisons et nos foyers.... Solitude du couple qui va mal, solitude de celui qui est là sans être là, de celle qui dort à côté de celui qui n'est pas vraiment là, solitude de l'ouvrier qui fait un travail difficile sous le regard neutre d'un patron non bienveillant mais plutôt dans l'avidité du gain, solitude sur la route de celui qui conduit et qui a envie de dormir mais ne peut s'arrêter sous la pression de son entreprise, solitude de celle qui vend son corps à de nombreux hommes pour ne pas que sa famille ait des ennuis, solitude de celui qui dort dans sa voiture après le travail, de celle qui vit dans la rue avec son enfant, solitude de cet homme qui vient de perdre son bébé et sa femme dans un accident de voiture, solitude de cette dame âgée qui a perdu ses deux enfants et les pleure dans le secret de son coeur, accident de voiture et cancer, solitude de celle qui vit seule son traitement de chimiothérapie sans en parler à sa famille, solitude maudite des célibataires qui ne trouvent pas chaussure à leur pied, comme ce monsieur au terme de sa vie, handicapé, qui me dit ne pas avoir d'enfant ni s'être jamais marié, avec une tristesse infinie au bord des yeux, solitude pour ce jeune homme qui me dit qu'il a trop peur pour aimer, qu'il a laissé passer des jeunes filles souhaitant être avec lui mais par trop de passé douloureux, lui a reculé, donc solitude encore par trop de protection, choix sans concession de liberté pour un bien-être solitaire.P1180905.JPG02012011126 - copie 3.jpg



Mais non, solitude, tu ne gagneras pas, car nous mettrons de l'amour, de la solidarité, de l'entraide dans nos vies et plus jamais un malade ne restera tout seul chez lui sans nouvelles en rentrant de l'hôpital, plus jamais une mère isolée ne restera seule durant des jours sans soutien à élever son bébé comme sur une île déserte au coeur de la ville égoïste, plus jamais un homme ne se pendra avec ses enfants pour ne pas avoir assez parlé, pour avoir rompu le fil de l'humanité, plus jamais un enfant ne restera tout seul chez lui pendant que ses parents travaillent, avec la télévision comme seule gardienne, plus jamais une personne handicapée ne se retrouvera avec ses désirs étouffés par pauvreté d'amour, par interdiction de caresses en obligation d'exclusion, plus jamais la solitude ne prendra de coeur en otage, laissant le soleil d'autrui entrer dans tous les coeurs .solitude,deuil,vieillesse,amour,accident,seul,tristesse, désespoir,entraide,solidarité,défi,changement,regard,autrui,compassion,attention,aimable,amabilité,tact,amitié,générosité,valeurs humaines,humanité,espoir,maison de retraite,ambulancier,âge,vieux,jeune,mort,sdf,argent,pauvreté,handicap,couple,désamour,divorce,peur,refus,aimer,désir,cancer,


Chloé Laroche

13/02/2014

Vous devez être informés que la mémoire des soldats morts ne supporte pas l'évocation de la paix ou de l'amitié entre les peuples. Quand la guerre se fait politique et cause définitive, loin des armistices.

th-95.jpegBonsoir à tous et toutes,

 

Je suis désolée de vous apprendre ce soir que mon concert pour la Paix proposé le 8 mai 2014 à 15 h au Mémorial des Troupes de Montagne de la Bastille à Grenoble n'a pas trouvé une issue favorable, après ma demande auprès de l'Armée.th-96.jpeg

J'avais téléphoné en janvier à Monsieur Gazzano, Conservateur du Mémorial, afin de lui exposer mon projet de concert, dans le cadre des commémorations 2014. Je lui avais dit être la petite-fille d'un résistant de Grenoble, mutilé de guerre et déporté dans trois camps. Je lui ai dit combien la Paix avait son importance et se devait d'être honorée et fêtée le 8 mai, jour de l'Armistice. Monsieur Gazzano m'a donné son accord oral immédiatement et spontanément.

th-102.jpegMais, a-t'il subi des pressions ? A-t'il eu peur de donner à la Paix trop de place, telle une colombe devenant aigle ou corbeau ? Toujours est-il qu'il m'a rappelée en me disant que mon projet ne pourrait se faire... 

-Pourquoi ce refus, lui répondis-je, déçue et étonnée.

-Parce que ce lieu est un lieu de mémoire pour les 150 000 morts des Troupes de montagne morts pour la Patrie et que votre violon n'a pas sa place là-haut...

-Ah bon, parce que vous pensez que la guerre n'a pas comme finalité la Paix ? Vous pensez donc que tous ces soldats décédés n'ont pas combattu pour la Paix et n'avaient pas ce but en leur coeur : d'arrêter une guerre terrible ?

-Bien sûr, mais vous ne pouvez y jouer, car ce lieu est un lieu de mémoire. Vous proposiez aussi des chants sur l'amitié et la solidarité entre les peuples... Ce n'est pas acceptable... 

-Ah bon, mais vous ne vous souvenez peut-être pas qu'il y a là-haut un lieu appelé le Mur de l'Amitié et qu'il est inscrit le mot Paix en plusieurs langues, avec un morceau du phare de Sein comme symbole de la Paix retrouvée ???

-De toute façon, cela est risqué de proposer ce genre de choses en ce moment, c'est trop risqué politiquement.

-Hé bien, vous risquez plus de problèmes à refuser ce genre de choses que de l'accepter, car c'est comme refuser à une colombe d'apporter un brin d'olivier un jour d'Armistice...

-Bon écoutez, je vais en parler... Nous avons une réunion très vite et je vous répondrai par écrit.th-99.jpeg

..........


J'ai donc attendu une réponse reçue le 13 février.

La voici, écrite par Monsieur Gazzano :

"Madame, ..... Vous vous proposiez de faire un concert "violon solo et solidaire" pour la Paix, à l'occasion des commémorations 2014, au Mémorial National des Troupes de Montagnes du Mont Jalla à Grenoble ; nous ne pouvons donner une suite favorable à cette demande.

Le site du Mémorial National des Troupes de Montagnes est dédié à honorer les 150 000 morts des Troupes de Montagne morts pour notre Patrie, auxquels sont associés ceux qui sont décédés en montagne et, par respect pour leur Mémoire, nous ne pouvons autoriser des manifestations sortant d'un cadre strict du cérémonial prévu.

Je pense que sur la région grenobloise vous pouvez trouver très facilement un autre site calme et propice à votre concert."

......th-101.jpeg


Je ne proposais pas un concert pour faire joli ou pour égayer mes congénères mais pour honorer la Paix et l'Armistice de la Seconde guerre ainsi que de la Première guerre mondiale. Je suis persuadée au fond de mon coeur, puisqu'ayant déjà joué en ce lieu... que les soldats morts et défunts assassinés en cet endroit de la Bastille de Grenoble ainsi que dans toutes les montagnes des Alpes sont heureux d'entendre un violon jouer au milieu des gentianes ensanglantées.

th-86.jpegAussi, je me rendrai le 8 mai devant le mur de l'Amitié. Comme me l'a demandé Monsieur Gazzano, je ne jouerai pas au Mémorial mais  devant le morceau du phare de Sein, face au mot "Paix" écrit en plusieurs langues.


Chloé LAROCHE

 

 

20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

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L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

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Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


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