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26/09/2013

Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé.


Bonjour à tous et toutes,

 

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L'enseignement public ne sait comment gérer cela, préférant baisser la tête plutôt que de réagir sainement  et de voir les choses en face.

Je vais vous parler d'un cas réel, de l'histoire véridique d'un jeune garçon habitant l'agglomération grenobloise, au sein d'un quartier non défavorisé.

L'enfant se trouvait en classe de Cinquième et s'est trouvé aux prises avec un groupe de jeunes de Troisième qui l'empêchaient de prendre le car, en lui volant sa carte de bus. Ils lui mettaient la tête dans la cuvette des WC, sans parler d'autres humiliations subies par ce pauvre enfant devenu le souffre-douleur de jeunes collégiens en manque de sensations détestables.

Il a subi tout ceci durant sept mois et finalement se mit a vouloir mourir, ne trouvant d'issue que dans le geste final et désespéré du suicide.

Aujourd'hui, il a réussi à en parler et ne va plus à l'école. Il ne peut plus retourner au collège, tellement traumatisé par les faits vécus. Ses parents, intelligents et à l'écoute de leur enfant, l'ont inscrit au CNED, centre d'enseignement par correspondance, et il poursuit sa scolarité ainsi et a de très bonnes notes.enseignement public,école publique,école privée,harcèlement,enfant,collège,primaire,phobie scolaire,souffre-douleur,violence,peur,cned,fuite,changement,agression,camarade,professeur,instituteur,classe,enseignement par correspondance,écoute,bienveillance,enfants sur-doués,difficulté scolaire,punition,exclusion,arles,enfant pendu,porte-manteau,icare,témoignage,parent,inquiétude,délinquance,inspection académique,mairie,service scolaire,changement d'école,refus,rentrée scolaire,désarroi,étonnement,révolte,finance,aide,compréhension,écoute des parents,souffrance morale,humiliations,silence

Au final, ce jeune a dû s'exclure de son collège et s'écarter de tous ses camarades, vivant un isolement certain. Mais que deviennent les autres jeunes qui ont eu ces comportements terribles et destructeurs avec lui ?

Au primaire aussi, nous rencontrons des choses similaires... À la Villeneuve, mon fils, en classe de CP, a été aux prises avec des plus grands dans la cour de récréation et des enfants lui ont baissé son slip et l'ont humilié avec des moqueries. Mais bien sûr,  rien n'a été fait. À la limite, c'était "de sa faute". J'en ai déjà parlé précédemment. 

En fin d'année scolaire, alors que j'avais déménagé non loin de Grenoble, dans une zone non défavorisée, mon fils a réintégré l'école publique. Le dernier jour de l'école, le 5 juillet 2013, mon fils a été entraîné à l'écart lors d'une pause, à l'abri du regard des adultes. Là, des camarades l'ont insulté : "T'es un gros con", "Tu sais même pas travailler", etc. Certains l'ont plaqué contre le mur et un camarade l'a giflé. On lui a aussi tapé sur les doigts avec une raquette. Mon fils travaille bien et est un très bon élève, ceci pouvant susciter des jalousies.

Il est parti en pleurs auprès d'une dame de l'école. Mon fils a été très traumatisé par cet évènement et choqué, au point qu'il ne voulait pas retourner dans cette école. Les vacances n'ont rien changé à sa détermination de ne plus pouvoir y aller, ayant la peur au ventre.

Le soir même, l'école était fermée pour les grandes vacances et après une longue réflexion, j'ai demandé un changement d'école au service scolaire de la Mairie. Les responsables m'ont convoquée et m'ont entendue, me donnant l'espoir de pouvoir mettre mon fils dans une classe ouverte pour accueillir de nombreux nouveaux arrivants dans la commune.

J'ai attendu leur réponse définitive et la veille de la rentrée, je n'avais pas de réponse ni le nom de la nouvelle école. J'appelle à la Mairie et là, on m'annonce que non, il ne changera pas d'école, que sur décision de l'Inspection, de la Mairie et des Directeurs d'école, mon fils devra dès le lendemain prendre son CE2 dans la même école !!

Nous étions le 2 septembre, à 15 h 30. Mon fils rentrait le 3, à 8 h 30. J'étais au travail. Que faire ? Annoncer à mon fils que ma demande était rejetée ?? Voir une rentrée gâchée par un refus de mon fils d'aller à l'école, prévoir des cris et des pleurs ?

J'ai décidé de contacter par téléphone l'enseignement privé, ne voyant aucune autre solution. J'ai donc appelé une école, la seule dans mon secteur, et la directrice m'a invitée à venir le soir-même pour finaliser l'inscription. Le lendemain matin, mon fils entrait dans sa nouvelle école, une petite école de quatre-vingt-dix enfants, entre maternelle et primaire. C'est une école très pédagogique, dans laquelle les enseignants réfléchissent au fait d'être bienveillants envers les enfants, accompagnant les élèves en difficulté tout en prenant en compte les enfants doués et ayant des capacités hors du commun. Il existe diverses nationalités dans cette école, dont l'enseignement est basé sur la tolérance et le respect des différences.

Je ne parlerai pas bien sûr du coût généré par ce choix, car je préfère ce sacrifice relatif pour le bien-être de mon fils et en faveur de son épanouissement scolaire. Il est évident qu'en tant que maman solo élevant seule mon fils, l'aspect financier peut peser lourd, mais je crois qu'il y a des priorités.

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Cette institutrice a pu se sentir débordée et excédée par son caractère débordant. Peut-être aurait-elle pu gérer cette situation et aurait-elle pu accompagner de plus près ce garçon, si elle avait pu avoir une aide, une autre personne la secondant dans la classe. On demande aux professeurs des écoles d'offrir un enseignement général à leur classe, mais que fait-on des élèves qui s'ennuient parce qu'ils ont déjà compris avant les autres et que fait-on des enfants en grande difficulté scolaire et familiale ? Une classe n'est pas un pain qu'on malaxe avec de la farine alliée aux oeufs et à l'eau. L'enfant a droit à l'écoute et à un accompagnement personnalisé, en rapport avec ses capacités.

Quarante-cinq minutes pour rejoindre le ciel, c'est le temps qu'il a fallu à Icare pour s'approcher du soleil et toucher la chaleur dont il avait sûrement besoin.


Chloé LAROCHE


P.-S. : cet article est la suite de mon témoignage-réflexion du 20 février 2013.

En voici le lien :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html


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13/09/2008

Une femme s’est tuée le jour de la rentrée scolaire au moment de la mesure d’expulsion de son logement. Elle avait 33 ans et trois enfants. Son cadet venait de rentrer en maternelle.

Bonsoir,

 

 

Mn_106b.jpgJe souhaite ce soir que vous sachiez que le jour de la rentrée, le 2 septembre, beaucoup de papas et de mamans ont eu la joie de voir rentrer leurs enfants à l’école.

Beaucoup d’enfants attendaient avec impatience de connaître leur nouvelle maîtresse, leurs nouveaux professeurs, leur nouvelle cour de récréation...

Mais trois enfants n’ont pas eu le bonheur de serrer dans leurs bras leur maman au retour de l’école.

Ils n’avaient plus de maison... et plus de maman.

Elle avait sauté. Morte. Détruite. Effacée. Ulcérée.

Elle s’appelait Morgane. Elle a sauté du quatrième étage et son agonie a duré après sa chute. L’huissier venait de sonner chez elle pour l’expulser de son logement HLM, à Istres.

Avant de sauter, elle a regardé la cour de l’école de son petit garçon de quatre ans qui venait de faire sa rentrée en maternelle.

Morgane était allongée sur le sol. Quelqu’un lui tenait la main.

C’est alors que tous ont entendu l’huissier qui se penchant une minute sur la balcon, a dit : “Allez, on continue, on commence par la cuisine.” Car une expulsion, c’est aussi un déménagement.

La personne n’est plus rien. La famille n’existe plus. Les affaires sont expulsées comme tout sens d’humanité.

Morgane avait une dette de dix mille euros de loyers impayés.

Cette femme de trente-trois ans s’est trouvée acculée dans un désespoir que même le regard de son petit dernier de dix-huit mois, galopant derrière elle, n’a pas pu retenir.Mn_115b.jpg

Ses deux jeunes enfants sont maintenant chez leurs grands-parents.

Combien d’enfants vont encore payer de leurs regards apeurés la triste condition de leurs parents expulsés ?

Combien d’enfants vont devoir rentrer à l’école avec la peur au ventre de ne pas retrouver leur mère, leur père, leur logement ?

Combien de mères, de pères... vont vivre l’humiliation et le désespoir de se voir retirer le minimum nécessaire pour élever leur famille : un toit, de quoi manger et dormir ?

Combien de mères, de pères... vont devoir penser à la mort, au suicide... pour s’évader de ce monde barbare qui les empêche de vivre... et parfois même retire la garde des enfants à des parents pauvres et sans revenus ? Car sans logement, la société a bonne conscience d’annoncer aux parents : “Vous n’avez plus rien, donc on vous retire tout.”

Cruelle vision de ces personnes (huissiers, juges, magistrats, etc...) qui, si ça se trouve, vont à la messe le dimanche, se regardent encore dans une glace sans broncher et embrassent leurs enfants le matin en leur disant : “Bonne journée, je vais travailler.”

Cruel travail que cet emploi qui consiste à ôter un toit à des humains. Cruel emploi qui consiste à enlever des murs les dessins d’enfants et à sortir les jouets et les petits lits.

À l’endroit où est tombée Morgane, une étoile saigne. Un ange pleure toutes les nuits à cet endroit. Trois enfants aussi sanglotent dans la nuit, doucement dans leur lit. Les enfants de Morgane.

Chaque année : plus de 100 000 décisions d’expulsions sont prises. Près de la moitié sont assorties d’un commandement de quitter les lieux. Plus de 20 000 autorisent le recours à la force publique aux fins de les exécuter. 10 000 expulsions réelles ont lieu au final chaque année.

En France, beaucoup d’associations et de personnes conscientes du problème et de la barbarie de ces pratiques luttent pour demander l’arrêt des expulsions.

Mn_33b.jpgJe le demande aussi, solennellement, pour Morgane et ses enfants : que les expulsions de logement soient interdites et que le droit d’avoir un toit soit une évidence pour chacun.

Chloé Laroche

 

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Commentaires

Que Dieu te bénisse Chloé, ce témoignage me bouleverse, me prend aux tripes. Combien tu as raison en dénonçant notre société merdique où le respect de l'être humain n'existe plus, tout cela me révolte et me fait détester, haïr le monde politique qui a laissé faire et donné le "pouvoir" entre les mains mafieuses des pseudos financiers qui placent l'argent volé aux peuples dans des "paradis fiscaux": le monde à l'envers. N'ayez crainte, viendra un jour où nous nous révolterons contre ces puissances maléfiques qui font de nos vies de l'esclavage. Paix à l'âme de cette Mère qui n'en pouvait plus et je souhaite de tout coeur que ses enfants vengeront un tant soit peu leur Maman, ce jour viendra.......

Ecrit par : bruno | 14.09.2008

 

Merci Bruno pour ce que tu m'as écrit ce matin.... Oui, ce jour viendra. Chloé

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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