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07/10/2013

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. Réflexions sur l'amendement récent concernant la Résidence Alternée.

th-28.jpegBonsoir à tous et toutes,


L'association "SOS les Mamans" qui m'avait déjà contactée vient de m'alerter sur l'amendement de la Sénatrice Laborde qui a été adoptée au Sénat le 17 septembre, imposant la Résidence Alternée par défaut en cas de séparation des parents, dès lors qu'un seul parent la demande.

Cette association a peur que cette loi qui risque de passer en décembre pose de gros problèmes pour des enfants en bas âge ou dans des cas de souffrance familiale intense ou de violences conjugales ou pour des cas inadaptés à la résidence alternée.th-30.jpeg

Une avocate de Lyon a donné son point de vue sur le site Psychologies.com. J'ai trouvé sa réflexion très intelligente et je souhaite la partager avec vous :

 

"La garde alternée est à manier avec beaucoup de prudence. Le rôle de l'avocat est d'amener les parents à réfléchir aux implications concrètes de leur choix : distance école-lieux de vie, aspect matériel... On se rend souvent rapidement compte que le projet n'a pas suffisamment été réfléchi.th-27.jpeg

Nos interrogations pratiques remettent parfois en question le choix initial de parents qui n'arrivent pas à se projeter de manière concrète. En ce sens, nos questions les aident et peuvent leur éviter de se lancer dans une solution non viable sur le long terme ou toxique pour les enfants. On n'est pas là pour décider à leur place, mais pour les aider dans leur choix...

th-29.jpegUn de nos juges aux affaires familiales propose à certains couples indécis une "garde alternée à l'essai". Le juge renvoie l'affaire à six mois pour observer comment la garde alternée se met en place (ou ne se met pas). L'avantage de cette solution est que les parents reviennent en sachant généralement très clairement ce qu'ils veulent : « Ça a été l'horreur, nous avons très vite arrêté, le petit ne se sentait pas bien du tout... » ou au contraire, « Ce n'était pas la solution qu'on privilégiait, mais finalement on s'est organisé et ça fonctionne plutôt bien... »

La garde alternée ce n'est pas un concept, c'est du concret qu'il faut soumettre à l'épreuve du réel !" 

(Claire, avocate)

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Voici aussi un autre article que je vous invite à lire :

http://www.psychologies.com/Couple/Crises-Divorce/Enfants-et-separation/Articles-et-Dossiers/Garde-alternee-attention-danger-!#

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th-31.jpegLorsque je lis que des juges se permettent de choisir la garde alternée en disant aux parents qu'ils devront ainsi faire l'effort de mieux s'entendre, cela m'afflige, comme si les enfants devenaient l'otage d'une histoire d'amour terminée.

Pour moi, ce n'est pas une histoire de parents mais d'enfants. Ce sont les enfants qui devraient être écoutés ici et dont on devrait observer tous les signes d'angoisse et de mal-être. On ne peut forcer à tout prix -et sous prétexte de principes- le cours de la vie et de l'enfance. Il faut s'adapter à chaque cas familial et se donner le temps de la réflexion et de l'observation avant de placer les enfants dans des ruptures hebdomadaires successives et souvent angoissantes.

th-23.jpegLes plus petits ont besoin de leur père et de leur mère. La rupture est pour eux une épreuve immense, s'ils sont privés de l'un des deux. Il faudrait que l'enfant puisse garder un chez-lui référent en ayant la possibilité de voir l'autre parent tous les week-ends, le samedi ou le dimanche, plus les mercredis, avec un soir par semaine. 

L'enfant ne peut vivre à mon sens chaque semaine la rupture renouvelée avec l'un de ses parents. C'est honteux d'imposer cela à des enfants, surtout aux bébés et aux plus jeunes enfants. th-26.jpeg

Voir cet amendement :

http://www.senat.fr/amendements/2012-2013/808/Amdt_108.html


Avec mes meilleures pensées à vous tous, mes lecteurs fidèles ou ponctuels. Sachez que vous êtes environ quatre cents personnes à venir chaque jour me lire, voire plus à certains moments de l'année. Merci de me lire aussi nombreux et nombreuses.


th-16.jpegChloé LAROCHE


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Nota bene :

Lire la tribune de Bernard GOLSE : "À qui profite la résidence alternée ?" :

http://www.lemonde.fr/idees/article/2011/12/14/a-qui-profite-la-residence-alternee_1618424_3232.html


06/11/2012

Parfois on peut aider quelqu'un à un moment de sa vie, puis il part sans se retourner... Parfois on peut aimer aussi et... Quand deux ponts se rejoignent.

Quand deux ponts se rejoignent_______________passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,



Parfois on peut aider

quelqu'un

à un moment de sa vie

puis il part 

sans se retourner

 

Parfois on peut aimer

une personne

très longtemps

puis elle part

sans se retourner

 

Alors il faut se dire

qu'il, qu'elle

était comme une étoile filante

 

passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,Ils nous ont permis 

de faire un voeu

un geste d'amour

de tout donner

le don sans retour.

 

Ces personnes nous ont pris

comme un pont, pour un pont,

et ont laissé des empreintes

qui nous marqueront 

à jamais

 

Passage d'infini.


passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,Et puis il y a ceux qui restent

qui nous aident à repriser le pont

lorsqu'il est cassé

rompu d'avoir trop donné 


Il y a ceux qui donnent

eux aussi

sans réserve.


passeur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,Quand deux ponts se rejoignent...

beauté généreuse des âmes

humaines, simplement humaines.


Chloé Larochepasseur,lien,accompagnement,pont,aide,soutien,soulager,autrui,amour,amour inconditionnel,chagrin,peine,amour,séparation,tristesse,traces,infini,éternel,souvenir,absence,fin,partir,silence,blessure,communication,souffrance,

 

 

23/06/2009

Sur la route de mon taxi, à Grenoble, je croise des regards. Voici l’histoire de ces regards, regards d’enfants, d’adultes, d’hommes et de femmes.

 
 
images-1.jpegAu cours de mes trajets professionnels en taxi, véhicule dans lequel je transporte des personnes handicapées mentales et physiques, je croise des dizaines de regards.images-3.jpeg

Aujourd’hui, j’ai croisé le regard d’un ouvrier sur un chantier fermé au public. Il travaille dur sous le soleil et construit ce qui sera le toit de futurs habitants. Moi, je circule sur les routes, libre et curieuse de chaque virage, de ce qui m’attend après. Lui, il grimpe d’étage en étage, admirant l’ouvrage de ses mains, le fruit de ses efforts répétés, de son obéissance aux ordres précis de gestes minutieux.

images-7.jpegSouvent, je croise le regard d’un enfant marchant seul le long de la route, le regard gai ou triste selon l’enfant. Parfois il va à l’école, parfois va faire une course. Je suis étonnée de voir que des enfants de très jeunes âges vont à l’école tous seuls.

L’autre jour, en arrivant dans le quartier de l’Abbaye, j’ai croisé le regard d’un petit garçon de cinq-six ans. Il était assis sur le bord du trottoir, le cartable sur le dos, les pieds posés sur la chaussée. Il était 17 h 45 !! Je me suis arrêtée et lui ai demandé ce qu’il faisait assis au bord de la route. “Que fais-tu ici tout seul ? Ne reste pas ici. C’est dangereux !” Il me montre sa maison vide. Il attend ses parents. Des jeunes de la cité semblant le connaître lui crient : “Ne reste pas là sur la route, petit.”images-5.jpeg

Il y a ce regard d’une personne âgée qui a du mal à marcher et qui me sourit lorsque je la laisse passer. Ce regard d’une femme entourée d’enfants, avec un bébé dans une poussette et un petit dans un porte-bébé, plus des enfants encore autour. Regard du monde qui tourne et qui avance.
`
images-2.jpegJe rencontre le regard d’une femme voilée d’un hijab que je viens de laisser passer. Je me suis arrêtée pour elle alors que personne ne la laissait traverser. Elle me regarde et me remercie d’un grand sourire. Je me dis qu’elle est sage. Elle ne porte qu’un voile simple qui laisse voir son visage et son sourire, voile qui n’est ni le niqab ni la burqa. Elle porte le hijab et semble bien dans sa peau. Elle aimerait peut-être porter le niqab mais elle se dit que c’est plus raisonnable ainsi dans un pays où la plupart des femmes sortent les cheveux nus et les jambes à l’air. Peut-être travaille-t-elle et a-t-elle un poste qui lui donne la satisfaction de tenir son rôle dans une 
société où elle a sa place, même voilée.images-8.jpeg

J’ai croisé aussi le regard d’un homme qui avait cinq portables. Un dans chaque poche et trois dans la voiture. Vous ne me croyez pas ? Je vous dis qu’il existe. Il vit à Grenoble. C’est un voyageur. Les kilomètres qu’il fait chaque semaine dans le monde entier sont une toile d’araignée qu’il tisse sans que les femmes qu’il rencontre n’y prennent garde. 

images-6.jpegJ’ai croisé le regard d’un autre homme qui criait au volant : “Tu ne comprends pas le français ? C’est fini entre nous, terminé. Je suis volage. L’amour, ça me fait peur. Dégage de ma vie.” Et puis j’ai suivi le regard de la femme de l’autre côté de la route. Elle traversa, hagarde, en manquant de se faire renverser. Parfois, quand l’amour s’arrête brutalement, quelles raisons de vivre restent-ils ? Le sentiment de n’être plus rien, la route qui continue sans nous, l’humiliation des paroles redoutables et cruelles, la réalité d’un ventre vide dont un homme a pris l’espace durant quelques mois, s’enfuyant en laissant le vide et le néant, le mépris d’un coeur effondré sur lui-même.

Heureusement, un autre regard croise le mien. Celui d’un mendiant. Il vient vers moi et me demande de l’argent, alors que je suis arrêtée à un feu. Je vois sur son panneau : “trois enfants à nourrir.” Je cherche quelques pièces et lui donne. Je me dis que j’ai de la chance d’avoir un travail et de quoi nourrir mes enfants. 

Je me souviens de cet autre regard dans le magasin où je suis allée dernièrement. Une dame âgée de type gitan me regarde fixement dans un rayon. Elle tient dans la main un paquet de farine. Son regard se fait insistant. Elle tend le paquet vers moi de loin. Elle n’a toujours rien dit. Son regard m’appelle. Je m’approche. Elle me montre le prix. Il lui manque soixante centimes. Je lui donne. Elle repart contente avec son paquet.images-4.jpeg

Un autre regard me marque. Celui d’une femme qui s’est confiée à moi. Amoureuse d’un homme, elle ne supporte plus de vivre avec sa fille majeure qui vit sous le même toit. Cette fille ne la respecte pas. L’atmosphère devient lourde, conflictuelle ; c’est l’enfer dans son foyer. Son compagnon ne veut pas intervenir. Il laisse faire. Alors cette femme en tombe malade. D’une vraie maladie. Son regard aperçu une première fois a changé. Il est sombre, sans la flamme. Je parle un moment avec elle. Une étincelle apparaît à nouveau. Elle me fait la bise. Un moment d’amitié fait revenir le soleil.

images.jpeg“Nous nous reverrons”, m’a-t-elle dit.

Je rends hommage à tous ces regards, à toutes ces personnes croisées, à tous mes clients transportés, enfants, adolescents et adultes, à la population grenobloise que je côtois chaque jour.

Parfois je manque de me faire tuer... comme l’autre jour, à Sassenage. Un homme a grillé un stop. J’ai pu m’arrêter. Et puis ce jour dernièrement où un jeune fou a pris un rond-point en sens inverse, se mettant à ma droite, alors que je l’évitais à gauche. Il m’a narguée d’un regard inconscient et sot. Tout comme ce jeune homme qui est venu sur moi avec sa mobylette, traversant une ligne blanche en face de moi pour me provoquer. Ces regards sont pleins de violence et je préfère les reléguer au rang de l’imbécilité et d’une conduite hors-la-loi. Seulement, d’une conduite hors-la-loi, ils peuvent devenir criminels, comme ce motard roulant sans permis à Marseille et qui a heurté le 13 juin une maman enceinte de huit mois et son fils de deux ans, qui rentraient de la plage de Corbières. Ils sont morts tous les quatre, car cette femme portait des jumeaux. Le papa a été hospitalisé dans un état de choc moral indescriptible. 

Le regard que je tends à cette famille détruite est empli d’une immense tristesse. Je leur envoie à tous les cinq mes pensées les plus émues.

Chloé LAROCHE

01/10/2008

Le massacre des roses de l'amour. Poème pour ceux et celles qui délaissent l'amour sans préavis, par peur et par lâcheté.

Mn_16.jpg"Je veux rester 

Maître d'oeuvre 

De ma vie,"

 

a dit un jour un monsieur

à une dame qu'il aimait.......

 

"Aussi je te quitte

car je t'aime

et ainsi je demeure décideur".

 

Même si... êtreMn_10.jpg

maître d'oeuvre

cela veut dire

fouler aux pieds

les roses de l'amour

les mains enlacées

les mots tendres

les regards échangés.

 

Mn_22.jpgDes maîtres d'oeuvres

Il y en a plein le monde

Mais ils ne construisent pas

Ils détruisent sans relâche

Semant la discorde, le néant

Et les larmes amères

 

Des maîtres d'oeuvres

Il y en a plein l'époque

"Maîtres de leur vie"

En égoïsme solitaire

Au mépris des sentiments 

Et du respect de l'autre

 

Des maîtres d'oeuvreMn_25.jpg

Il y en a plein la Terre

Jouant avec les coeurs

Multipliant les conquêtes

Éphémères chimères

De sourires narcissiques

 

Maîtres d'oeuvre

En construction de mirages

Gardez votre triste monde

Où l'amour, le vrai, est absent

D'où l'amour, le vrai, s'est enfui 

Jusqu'au bout du désert nu

 

Des âmes meurtries.

 

Chloé


Mn_19.jpgPS : J'avais écrit ceci le 8 août : Je pense à cette femme qui pleure dans la nuit, à cet homme aussi... Ils ont perdu leur aimé(e)... parti(e), séparé(e), divorcé(e). Ils n’ont plus de goût à vivre, pensent ne plus jamais pouvoir aimer. Il y en a plein comme ça. Ils écrivent dans des sites psy pour témoigner de leur douleur, de leur chagrin. Ils s’entraident et se soutiennent. Mais il y a ceux qui restent seuls chez eux, ceux qui en ont marre de leur vie. Ils ne veulent pas mourir, juste échapper à ce manque horrible de l’autre. J’ai envie de leur dire qu’une porte se ferme et qu’alors une autre s’ouvrira.


Achille a témoigné d’Amsterdam : “Le serpent change de peau mais pas de nature. C'est la haine et le désir de vengeance qui engloutit toute chance d'aimer ou de faire un autre pas. Il y a peu de gens honnêtes sur terre, alors je dis soyons tout simplement très rationnels la prochaine fois et ne faites jamais confiance à qui que ce soit même s'il (elle) partage votre lit ou votre vie pendant des années. Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui la malice qu'il ne sent point en lui.”

Un coeur noble ne peut soupçonner en autrui la malice qu’il ne sent point en lui... Les mensonges, la dissimulation, les tromperies, la trahison, la perversité, le sadisme, l’égoïsme, la froideur, la manipulation, l’indélicatesse... font beaucoup de mal entre deux êtres, dans l’amour.

Benblash a 23 ans, il vit à Montélimar et a écrit ceci : “Je viens de me faire larguer... aujourd'hui même. Je m'étais pourtant juré qu'on ne m'y reprendrait plus, et pourtant... j'aime cette fille plus que tout au monde, et malgré ça, elle me quitte. Jamais une douleur ne sera aussi grande que celle laissée par un chagrin d'AMOUR, ce sentiment de solitude, de mal-être, la confiance en soi perdue et toutes ces questions qui se posent... pour digérer une rupture, pas d'autre moyen que d'attendre, attendre et attendre encore. Reprendre petit-à-petit goût à la vie, se relever et à nouveau regarder devant soi. On a beau se raisonner, se dire que ça va s'arranger, parfois ça marche, d'autres pas... mais comme dit le dicton : "Ce qui ne tue pas, endurcit". Il nous faut donc être plus fort que le chagrin pour ne pas nous laisser envahir par lui, se dire que finalement, si cette personne tant aimée est capable de nous faire autant de mal, c'est qu'elle n'en valait pas la peine et qu'elle ne nous aimait pas vraiment... sinon, pourquoi nous ferait-elle pleurer...?”. 

Je terminerai en vous offrant ces paroles de Amaruh, à Düsseldorf en Allemagne :  “Plaie d'amour n'est pas mortelle mais souvenez vous : “Plus haut le singe monte plus la chute sera dure", donc lorsque votre branche casse, c'était tout simplement pas la bonne branche, changez de branche ou au pire changez d'arbre lorsque vous vous en remettrez car on s'en remet toujours avec le temps.”

Je souhaite à tous et toutes beaucoup de courage car la vie n’est pas un long fleuve tranquille. La tempête s’abat sur vous en une seconde : une pierre lancée, un arbre qui tombe, un deuil, une séparation, une tornade, une disparition, un meurtre, un accident de la route ou dans la maison, une noyade, une agression, une maladie... et c’est la fin du bonheur. Mais il vous reste la vie et il faut reprendre son bâton et poursuivre le chemin car un jour ou l’autre, tout le monde meurt... et l’heure de chacun sonne au moment où c’est écrit. Il faut juste l’accepter.
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05/09/2008

Coup de colère routière de la part d'une professionnelle ambulancière. Propos sur la conduite, le handicap, le respect du code, la nouvelle loi sur le clignotant, la sécurité sur la route.

Bonjour,

 

Quand je vois dans mon métier de conductrice-accompagnatrice pour personnes handicapées ou âgées, alors que je roule toute la journée ou presque... quand je vois régulièrement des incivilités au volant, je suis en colère.

Mn_85.jpgJ'observe en effet régulièrement des feux rouges grillés par des automobilistes, des accélérations aux feux oranges, des conducteurs qui vous collent à l'arrière sur l'autoroute, des enfants non attachés voire debout se mettant à la fenêtre, certains même assis devant sans ceinture. Sans parler de ceux qui roulent sans feux ou qui tournent sans mettre de clignotants. Sans oublier aussi ceux qui doublent toute une file de voitures sur une ligne blanche... ou qui en pleine ville vous font une accélération digne de Fangio.796082542.jpg

Mn_107b.jpgJe me souviens de ce petit garçon décédé sur un passage piéton à Grenoble, entre 1998 et 2000, dont on n'a pas retrouvé le conducteur meurtrier qui l'avait renversé. Délit de fuite d'une voiture R19 verte. Je me souviens de tous ces piétons tués par une voiture, tous ces écoliers morts en allant à pied à l'école, toutes ces mamans renversées avec leurs enfants et les vélos massacrés en pleine course... petit garçon à vélo encore dernièrement tué sous les yeux de son père.

Dans mon métier, je vois des personnes lourdement handicapées à la suite d'un accident de voiture, d'un accident de moto ou de vélo. Ils poursuivent leur vie avec courage et volonté, se rendant en rééducation plusieurs fois dans la semaine afin de progresser ou de se maintenir dans ce qu'il leur reste en mobilité. Ils ne marcheront jamais plus, ne feront plus de vélo, n'auront jamais plus de relations intimes pour certains.

Mn_81.jpgEn plus, comme leur femme ou leur compagnon les quittent la plupart du temps... ils se retrouvent seuls. Combien m'ont raconté cette histoire... "Je ne veux pas d'un légume," lui a dit sa compagne juste après l'accident. Cet homme a tout perdu. Son métier qu'il ne peut plus gérer, ses passions de vie, son amour, ses projets. Certains perdent même la présence de leur famille... qui ne les supporte plus ainsi. Le handicap fait peur à beaucoup de personnes et la pensée d'euthanasie n'est pas loin dans l'esprit de certains proches... comme une certaine belle-fille qui est allée voir le médecin d'un homme handicapé, lui demandant combien de temps il lui restait à vivre. Le médecin horrifié lui a répondu : "Il n'y a que l'héritage qui vous intéresse !!!!!". Depuis, fils et belle-fille se tiennent à l'écart de ce malheureux qui non seulement a perdu l'usage de ses jambes et de ses bras... mais en plus pleure tous les jours ses petits enfants tenus à l'écart.Mn_84.jpg

Mn_TRA005.jpgJ'ai vu dans mon métier des personnes handicapées suite à un accident de moto... véhicule au combien fragile pour celui qui est dessus. Je vous en prie, automobilistes, faites attention aux motos. Une règle d'or : si vous avez une moto devant vous, restez éloigné suffisamment derrière elle et puis, surveillez vos rétroviseurs et ne freinez jamais brutalement devant une moto... car eux n'ont pas les freins pour vous éviter et s'arrêter aussi bien que vous.

Donc, surveillez ce qui se passe derrière, devant et sur les côtés. Les rétroviseurs servent à cela. Freinez à l'approche d'un feu, ce qui vous permettra de vous arrêter quand le feu passe à l'orange.303261918.jpg

Mn_TRA015.jpgEt puis, à l'arrivée dans un village, mettez-vous systématiquement en troisième, à cinquante à l'heure, voire quarante, en pensant aux enfants qui pourraient traverser. Trente, c'est bien aussi. Car, quand un petit enfant court et s'échappe, se jetant devant votre voiture, il vous faut rouler à petite vitesse pour pouvoir freiner et lui sauver la vie.

Un dernier mot, pour ceux qui ne savent pas encore : le 1er octobre, en plus du triangle et du gilet obligatoires, il y a une nouvelle loi qui vous coûtera trois points sur votre permis si non respect. Si vous ne mettez pas le clignotant lorsque vous tournez, doublez, évitez... cela vous coûtera vingt-cinq euros et ... trois points. Énorme, mais intéressant pour le respect des autres automobilistes.

C'était le cadeau du jour... car ceux qui sont au courant, seront les premiers avertis.... n'est-ce-pas ?!!..... et garderont les points de leur précieux permis.

Au final, je voudrais vous rappeler que la route est dangereuse et puis aussi de laisser vos rancoeurs et vos colères à la portière, afin de rester maître de vos pédales, et de ne pas prendre la route pour un terrain de boxe ou pour défouler son trop plein de... tout.1437798926.jpg

Mn_106.jpgBonne conduite à tous et toutes. Et rappelez-vous d'attacher vos enfants dans la voiture, même pour vingt mètres. Ainsi que sur les vélos car j'ai encore vu dernièrement des enfants assis dans un siège vélo sans être attachés et sans casque. Un papa emmenait même son jeune fils assis devant lui sur le guidon du vélo. Se rend-il compte du risque qu'il fait prendre à son enfant en cas de choc et d'accident ?!! Son enfant n'est pas retenu et de plus, il risque un traumatisme crânien irréversible.

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

13/06/2008

Ma solidarité envers cette femme assassinée dont on a retrouvé le tronc flottant dans une valise.

Bonjour,

Beaucoup de sujets me font réagir dans l'actualité et je suis très sensible aux appels au secours lancés.
Mais certains ne verront jamais leurs cris entendus.
Je pense à cette femme dont on a découpé le corps. Horrible destin dont on peut se demander s'il vient d'un amour mutilé, d'un pervers maléfique, d'une vengeance sortie de l'enfer, d'un martyre sans nom.
Je pense à ses proches qui ne savent pas que c'est elle, retrouvée sur cette rivière nantaise, partie pour son dernier voyage, sans sépulture, sans honneurs, sans adieu... et qui la cherchent encore, l'attendant parmi toutes les disparitions d'adultes.
Quelqu'un l'a placée dans une valise... car elle voulait partir, s'enfuir de sa vie. On l'en a empêchée et elle en est morte comme tant de femmes assassinées pour une rupture, pour un divorce, pour un refus d'aimer.
J'ai envoyé beaucoup de pensées à cette femme car son corps morcelé n'a pas de repos et demande de l'aide.

Chloé

 
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