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22/11/2013

Je prends la défense des ambulanciers, touchés par une nouvelle mesure de hausse de taxe risquant de les prendre à la gorge.

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 Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé grand chose sur internet au sujet du nouveau problème que traverse la profession des ambulanciers, à part l'article de "Bien Public" ci-dessous... Le problème en question étant le passage de sept à dix pour cent de taxe TVA ... ce qui génèrerait  quarante pour cent de perte d'emplois (13 mille emplois) et à terme la fin des VSL, véhicules sanitaires légers...

C'est gravissime pour la profession, cette profession que j'ai choisie par vocation il y a plus de dix ans,  métier sur lequel on tape souvent  en le taxant de nid à profiteurs, de générateur du trou de la Sécurité Sociale et autres "jolis" surnoms.

Voici un texte que je viens d'écrire sur un article de détracteur : "L'ambulance joue les taxis" ....ambulance,ambulancier,mécontentement,taxe TVA,loi,politique,métier,fin du VSL,taxi,profession,sanitaire,hôpital,santé,sanitaire,handicap,maladie,cancer,dialyse,témoignage,ambulancière femme,portage,dos,douleur,difficile,route,danger,risques,l'express,bien public,médecin,bon de transport,cent pour cent,mutuelle,sécurité sociale,intérêt public,

Je leur ai répondu ceci : 

Vous exagérez.... Facile de tirer sur l'ambulance.... Vous avez pensé au risque que les ambulanciers prennent chaque jour sur la route, ces salariés et ces patrons de petites entreprises qui accompagnent à longueur de journée des personnes malades, handicapées et âgées ? C'est un service qu'ils rendent à la société pour des personnes souvent très fatiguées par leurs traitements.

À propos des soi-disants ambulanciers qui font du taxi à deux, je peux témoigner sur le cas d'un monsieur âgé ramené après sa dialyse. Il ne quitte pas la dialyse sur un brancard mais sur ses deux jambes. Cependant il n'a plus la force de remonter chez lui, au deuxième étage sans ascenseur. Il faut donc envoyer une ambulance car dans un Vsl ou un taxi médicalisé, il n'y a qu'une personne qui peut aider. Nous le portons à deux, en chaise. Je suis une femme de 47 ans et je peux vous dire qu'au niveau du dos, on prend. Alors, avant de balancer toujours sur notre corps de métier, évaluez d'abord le service que nous rendons à la société.

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Chloé LAROCHE

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L'article en question de l'Express... qui tire sur l'ambulance

est : http://www.lexpress.fr/actualite/economie/l-ambulance-

joue-les-taxis_718709.html#y9BkTHfy8j5RQ3hg.99

Et voici l'article qui nous comprend et nous défend : 

http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/19/alain-sugu...

REJOIGNEZ SUR FACEBOOK le mouvement : "Ambulanciers de France".

30/09/2009

Démission contre harcèlement et enfer au travail. Partir ou mourir : c'est parfois un choix nécessaire. Mes propos sur les suicides d'employés de France Télécom, d'enseignants, de policiers, d'agriculteurs et de salariés au bout du rouleau.

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k0134461.jpgVous êtes le VINGT-QUATRIÈME SUICIDÉ de l’entreprise France Télécom. Il y a eu vingt-quatre suicides depuis février 2008. Certains se demandent pourquoi on parle autant de vous alors qu’on ne relate pas chaque suicide de policiers, d’enseignants ou d’agriculteurs et pourtant il y en a.

Certains se demandent pourquoi vous ne démissionnez pas au lieu de sacrifier votre vie jusqu’à la mort et comment vous pouvez en arriver là.

Ainsi le “Voyageur” a écrit ces mots que je vais citer, lus dans les échanges du Grain de Sel de Culture Forum : “Vraiment là il y a quelque chose que je ne comprends pas du tout : comment peut-on se flinguer à cause d'un boulot, alors qu'il y a une solution bien plus simple et moins radicale qui s'appelle démission ? En ce qui me concerne, chaque fois que je me suis retrouvé dans une situation professionnelle trop stressante et en proie à toutes sortes de pressions, je leur ai tout simplement claqué la porte en leur disant d'aller se faire mettre (pour rester poli), quitte à me retrouver au RMI pendant 6 mois ou plus, il y a suffisamment d'aides sociales qui ne cherchent qu'à vous aider à vous remettre sur les rails, et à moins d'être vraiment le roi des abrutis on finit de toute manière par retrouver un autre boulot, peut-être à moindre salaire mais c'est toujours mieux que la mort !”k0041590.jpg

k0274162.jpgCher Voyageur, il est vrai que la démission peut éviter le pire dans une situation professionnelle impossible à vivre... seulement dans la conjoncture actuelle, retrouver un emploi est un challenge, un défi impossible pour certains, selon l’âge et selon le métier. Et puis, avant de rebondir vers autre chose, on a la tête dans le sac... On est choqué, cassé par le harcèlement, les brimades, les changements brutaux, les ordres inhumains passés sans ménagement, les reproches injustifiés, les manipulations mentales faites par les chefs sur les employés afin de les faire plier et de leur montrer qu’ils sont les plus forts.

Mais, Voyageur, je vais aller dans votre sens...

Je peux révéler ici quelque chose d’important et de vérifié, après avoir personnellement conversé avec un juriste averti sur la question, que PLUS VOUS RESTEZ dans un emploi où vous subissez tout cela, PLUS VOUS AUREZ DU MAL à retrouver un autre emploi et à être assez solide et combatif, car l’énergie passée dans une lutte vous enlève l’énergie pour un autre combat.

WDWO14.jpgJe crois que c’est important pour les salariés qui me lisent de savoir cela. Ne pas se permettre de laisser des plumes, de tomber dans la dépression et de casser son intégrité ainsi que le respect de soi. Si vous pensez ne pas retrouver de travail dans votre domaine, qui vous empêche de changer de secteur ? Je suis bien passée de professeur à chauffeur ambulancier puis taxi pour personnes handicapées. J’ai bataillé, je me suis formée, j’ai poursuivi, j’ai rebondi. Aujourd’hui, je suis assez diplômée pour ne pas me laisser marcher sur les pieds et ne pas laisser un chef me manquer de respect. Je sais que je retrouverais du travail.k0775383.jpg

Sinon, au pire, je ferai autre chose. Assistante maternelle, famille d’accueil pour personnes âgées, etc. Il y a des secteurs qui recherchent. Il faut penser que pour s’en sortir, on doit sortir du cadre, penser autrement, se dire qu’on se met parfois des barreaux aux fenêtres ou qu’on laisse l’autre en mettre... l’autre s’appelant chef, supérieur hiérarchique, contremaître, patron, directeur.

Je pense que le suicide n’est PAS UNE MODE, comme je l’ai entendu dire en plus haut lieu... Affirmer que dans l’entreprise France Télécom, on se suiciderait pour faire comme les collègues précédents est une insulte grave envers les morts, envers ceux qui ont “choisi” cette issue fatale, envers ceux qui ont pointé de leur décès le disfonctionnement de leur travail.k0129994.jpg

roses-1.jpgL’enseignant qui se suicide indique par sa mort qu’il est insupportable que l’État puisse les séparer de leur famille durant une à trois années, avec des décisions D’AFFECTATION de postes allant à l’encontre des demandes de chacun. Des couples se séparent à cause de cette politique, cette politique de l’Éducation Nationale qui est d’utiliser les enseignants comme des pions sur la carte de France. “Je t’envoie là, à l’autre bout de la France... Je m’en fiche que tu aies des enfants ou que ta compagne tombe enceinte dans ta première année d’enseignement. Et puis que tu sois marié, je m’en contrefiche. Tu es là pour bosser, pas pour t’amuser.”

POL-015.jpgDes policiers se suicident car leur métier est éprouvant. Ils doivent obéir à des ordres au doigt et à l’oeil. Ils vivent la violence tous les jours et doivent rester stoïques et forts durant toute leur carrière. Ils sont confrontés à des drames, voient des cadavres et se trouvent en face de la souffrance humaine à chaque minute. Seraient-ils des demi-dieux pour pouvoir encaisser tout cela sans que cela les affecte au fil des ans ?!!

Des agriculteurs se suicident car leur métier les place dans un désert affectif insupportable, en plus des pressions sur leur travail, des difficultés de charges financières et un emploi du temps omniprésent dans leur vie.

Que penser de ce suicide collectif des producteurs de lait qui jettent leur lait ou le donnent ? Ils sont acculés au désespoir mais au lieu de passer à l’acte individuellement, ils le font collectivement et courageusement, car quand on est au courant des charges et dépenses professionnelles qu’ils ont à payer chaque mois, on peut se poser la question : comment vont-ils pouvoir y  arriver sans rentrer d’argent ? Que vont-ils devenir à la suite de cette grève où l’or blanc est noyé dans les sillons d’une société de profit ?images.jpeg

 

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Je rends hommage à tous les salariés, à tous les travailleurs, à tous les artisans et professions indépendantes qui luttent pour s’en sortir.

PAYSAGE-IMAGE.jpgJe rends hommage aux vingt-quatre personnes salariées de France Télécom qui se sont donné la mort.

Je rends hommage à tous les suicidés des différents corps de métier qui ont été détruits dans leur travail par des dirigeants sans humanité et uniquement intéressés par le profit et le rendement.

Je voudrais dire aux chefs qui me liront qu’il n’y a rien de tel qu’un salarié heureux. Le respect, le dialogue, la consultation préalable de chacun, l’écoute des demandes humaines (repas pris normalement, amplitudes et horaires normaux, respect des mères et pères de famille dans leurs obligations et leur vie de famille), la prise en compte du mérite de chacun sans reproches injustifiés, la balance entre l’effort du salarié et le respect de sa vie familiale, le fait de savoir gérer une équipe en formant une solidarité et une cohésion au lieu de générer des jalousies, des dénonciations, des coups bas entre collègues : tout cela peut former un cocktail intéressant pour que le mot “harcèlement au travail” n’apparaisse jamais dans l’enceinte d’une entreprise.00821AP08090.jpg

BCP004-09.jpgBien sincèrement à tous,

Chloé Laroche

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Voir l'article du Monde : http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/29/apres-un-nouveau-suicide-france-telecom-suspend-le-principe-de-mobilite_1246718_3234.html

18/09/2009

Je viens de recevoir un refus pour une adoption prononcée en 2002. Ma fille adoptive arrivée en France depuis 2003 n'est toujours pas reconnue comme citoyenne française et comme mon enfant. Ma colère de mère et de salariée aussi.

Bonsoir à tous et toutes,


u10494630.jpgVous savez que depuis de longs mois, je me bats pour finaliser l’adoption de ma fille venue du Bénin en 2003.

J’ai fait des articles précédemment que vous pouvez consulter dans la catégorie “Mes confidences de mère adoptive et biologique”.u17165509.jpg

L’adoption plénière n’ayant pas été acceptée par le Tribunal de Nantes neuf mois après l’arrivée de cette enfant sur le sol français, j’avais décidé devant la complexité administrative de demander une adoption simple.

Je l’ai demandée en 2007 et un refus m’a été notifié par le Tribunal de Grenoble en 2008, alors que le Juge des Tutelles avait donné son accord lors d’un Conseil de famille et que l’enquête de la Brigade des Mineurs sur ma personne s’était révélée favorable.

Depuis, j’ai fait appel et une audience s’est tenue en juin. Malheureusement hier, j’ai reçu le refus des Juges.images.jpeg

Sur le seul motif que les parents biologiques de ma fille seraient peut-être probablement vivants...

Le directeur de l’orphelinat de Takon où se trouvait ma fille au Bénin certifie que les parents sont décédés et qu’il a vu les certificats de décès. De plus, le Ministère nous a fait parvenir en juillet 2008 un papier officiel certifiant que ma fille est bien orpheline et que ce sont son oncle et sa tante qui l’ont recueillie puis abandonnée en orphelinat.

Tous ces gens sont-ils des menteurs ? Le monde de l’adoption serait-il miné au point qu’après m’être occupée d’une enfant depuis 2003 -six années- on me notifie officiellement que je ne suis rien pour elle.

00008LR-U.jpgDes Juges se permettent de renier une adoption prononcée au départ. Ils livrent sans aucun état d’âme un lien d’adoption au néant absolu. Et je ne parle pas dans le vide. Puisque la seule réalité est que ma fille était en orphelinat et que je l’ai retirée de là pour lui apporter amour, affection, sécurité affective et familiale, nourriture adaptée et tout ce qu’on peut apporter à un enfant, avec l’éducation, les sorties, les limites qui aident à se construire, les repères pour grandir, l’accompagnement vers l’autonomie de l’enfance à l’adolescence. Le néant absolu est de dire : “Il n’y a aucun doute sur le fait que vous éleviez cette enfant mais nous n’avons pas à entériner un lien affectif.”

Ma fille était une enfant déjà grande à son arrivée en France. Elle croyait qu’elle aurait la nationalité française, que la France l’accueillerait, que j’étais sa mère adoptive pour de vrai. Elle m’a appelée Maman... et depuis, j’ai entendu des phrases détestables de la part d’autorités comme : “Mais, Madame, vous n’avez aucune existence juridique auprès de cette enfant. Vous l’élevez mais vous n’êtes pas sa mère officiellement.” C’est rude, extrêmement difficile à vivre.

Je vis ce refus comme une négation de l’adoption, de tout cet espoir mis depuis 2002, de toutes ces batailles pour donner une identité à ma fille, un nom, le mien avec le sien, pour qu’elle ait la nationalité française.bxp135192.jpg

Elle est adolescente aujourd’hui et elle aurait besoin plus que toute chose d’avoir cette reconnaissance de son statut d’enfant adopté, adopté par une famile, des parents et aussi par un pays, celui des adoptants, la France.

images-1.jpegComment la France a pu, par le biais de la Mission Internationale de l’Adoption, accepter que ma fille pose le pied dur le sol français... et s’en laver les mains aujourd’hui en me disant : “Nous, on ne peut rien faire pour vous aider aujourd’hui. Vous avez les cartes en mains et nous ne pouvons plus intervenir. Les Juges vont bien comprendre votre situation.”

Pendant plusieurs mois, à l’arrivée de ma fille en 2003, en attendant que le Tribunal de Nantes accepte le jugement d’adoption prononcé au Bénin... l’adoption était considérée comme officielle et nous étions respectés comme les parents adoptifs. Et puis est donc venu le refus du Tribunal. Que faire ? La Mission Internationale de l’Adoption s’est défaussé alors au téléphone en nous disant qu’ils nous avaient “prévenus”, que le dossier ne leur paraissait pas net. C’est faux puisqu’ils ont délivré le Visa, visa obligatoire pour qu’un enfant étranger puisse être adopté et venir en France. Personne ne nous a aidés ensuite. L’avocat consulté a baissé les bras, se révélant sans ressources.

A0003839.jpgJ’en veux donc à la Mission Internationale de l’Adoption basée à Paris qui est un grand service rattaché au Ministère des Affaires Étrangères. J’en veux aussi au Service de l’Adoption qui nous a délivré l’agrément puis a effectué un contrôle après l’arrivée de ma fille, nous confirmant dans notre statut de parents adoptifs, mais sans nous aider concrètement pour la suite de l’adoption, à part pour voir un psychologue.

La Ministre Rama Yade avait promis une aide et une facilité dans les procédures d’adoption, mais là, j’avoue que je suis extrêmement déçue par la dureté des Juges et leur inhumanité. Je suis déçue de voir qu’on peut laisser une mère adoptive et son enfant dans ce désarroi administratif et national... puisque concrètement ma fille n’a pas d’identité française. À sa majorité, l’État pourrait la renvoyer au Bénin.

À part l’idée d’une grève de la faim et un recours possible demandé sur la décision d’hier... donnant un peu d’espoir à la situation, je suis dans le désarroi et ma fille est triste.u13993913.jpg

Quand à côté de ça, les choses se passent mal au travail avec des propos injustes, des mensonges et des façons de me parler dignes du harcèlement moral, il faut rester drôlement forte pour continuer à sourire et à y croire. J’aime mon travail qui est un travail de service aux personnes handicapées et âgées mais si les cadres sont inhumains au point de me demander de “fermer ma gueule en réunion”, c’est très difficile de poursuivre dans un métier qui demande de l’entraide, de la compréhension et beaucoup d’humanité. Je déplore que des personnes fassent du profit sur le marché TPMR (Transport des Personnes à Mobilité Réduite) en prenant les employés pour des pions et des robots, ne reconnaissant pas leur valeur mais leur reprochant vertement des broutilles comme de téléphoner à un établissement pour pouvoir le trouver et avoir des indications sur son adresse... sachant que le seul but de cet appel était d’aller chercher un enfant transporté pour la première fois, sachant aussi que la direction n’avait fourni aucune adresse, à part la ville et la moitié du nom !!px075051.jpg

Les employés ont droit au respect et à la considération de leur vie. On ne peut dire ainsi à une maman salariée que : “on s’en fout que tu aies des enfants, tu es là pour travailler”. Travailler le dimanche, être d’astreinte toute la journée en étant payé juste les heures roulées, commencer très tôt sans avoir vu son enfant se lever, ne pas pouvoir aller le chercher à l’école... Que de sacrifices non reconnus... Se recevoir ensuite des mensonges et des reproches injustifiés est plutôt humiliant et c’est un comportement indigne de celui qui se considère comme mon chef.

Il m’a dit qu’il attendait ma démission. Le médecin m’a arrêtée pour harcèlement, stress important et choc moral après un échange très dur avec mon chef.

C’est la crise, alors certains resteraient quand même et se tairaient, mais dans mon cas, je vous donnerai la réponse plus tard.

Merci de continuer à être fidèles à mon blog.

Avant de vous quitter, je voudrais vous faire part d’une action pour le petit Chama Dieumerci qui risque maintenant d’être expulsé avec son papa (voir mon article écrit le 30 août et celui du 3 septembre).

Un homme nommé Thierry a créé le site suivant : http://www.dieumerci.frchamaveronique_massenot.jpg
pour Chama Dieumerci et son papa. Ils sont en danger d’expulsion du territoire français. Thierry propose une action à laquelle vous pouver tous participer : se prendre en photo avec le dessin de Chama ci-contre et envoyer votre photo à Thierry à l’adresse mail : chamadieumerci@gmail.com. Il y a ainsi des dizaines de personnes qui ont déjà envoyé leur photo pour l’opération “NOS BRAS POUR CHAMA”.

3928722449_49751d1ffc_m.jpgJ’ai envoyé cette photo avec la phrase : “Chama est dans mon coeur et je donne mes bras pour le retenir en France.”

Puisse-t-il poursuivre son CP en paix, dans le calme et la sérénité, et rester ici en France avec son papa.

Plein de pensées à tous et toutes. N'oubliez pas : photographiez-vous avec le dessin de Chama dans les bras et envoyez vite votre photo pour montrer que vous êtes solidaire de la situation de ce petit garçon qui n'a plus que son papa, ayant été abandonné par sa maman. Son pays est ici. Il doit rester dans notre pays.

Chloé Laroche

18/03/2009

"Je m'en fous de ta vie"... Ce sont les gentils mots d'un collègue de travail à mon encontre. Récit d'une employée sur la relation solidaire au travail.

 

ENTRAIDE, SOLIDARITÉ, CRISE.

(Mon blog a été visité 42 063 fois depuis sa création en avril 2008, avec 2249 visiteurs en août, 4034 en septembre, 5248 en octobre, 5437 en novembre, 5505 en décembre, 6359 en janvier 2009, 5157 en février, 4103 du 1er au 18 mars.)

 

images-17.jpegBonjour à tous et toutes,

À la veille d'une grève importante en France, je souhaite vous proposer ce témoignage vivant, en tant que salariée d'une entreprise et employée adepte de la solidarité entre collègues.images-11.jpeg

Voici mon récit :

Il y a quelques temps, un collègue m'appelle et me demande de faire un transport à sa place. J'en avais un à faire sur Grenoble et lui me proposait d'aller sur Lyon, pour emmener une personne handicapée dans un hôpital. J'ai été obligée de refuser car c'était pendant les vacances scolaires et j'aurais dû faire garder mes enfants beaucoup plus longtemps car ce transport m'aurait fait rentrer tard. En fait, ce collègue devait faire garder son propre enfant et me demandait de faire ce transport pour rester auprès de lui. 

Quinze jours plus tard, un soir, alors que nous nous croisions dans un établissement où nous faisons chacun une tournée d'enfants handicapés, je lui demande s'il peut ramener deux sièges autos rehausseurs pour jeunes enfants, dont j'avais eu besoin pour deux petits et qu'il fallait ramener au dépôt. Mon collègue a fait la tête mais il les a pris quand même.

Ce lundi, je lui redemande ce service mais il me montre qu'il n'est pas content, aussi je me débrouille seule pour les sièges.

images-12.jpegLe lendemain, on se croise et il me dit : "Tu as un boulot. Tu n'as qu'à le faire." Il commence à moraliser en me disant qu'en plus c'est très bien que j'aille au dépôt car je peux laver mon véhicule. Je lui ai dit que je lavais régulièrement mon véhicule et qu'il n'avait pas à me parler ainsi, que j'étais seule avec mes enfants et que le soir, je devais aller chercher mon fils, que si je lui demandais ce service de temps en temps, c'était pour m'aider dans mon organisation et pour que les autres collègues aient les sièges au dépôt pour d'autres enfants à transporter.

Il m'a répondu tout net : "Je m'en fous de ta vie !"images-8.jpeg

Sur ces mots qui m'ont fait mal, j'ai tourné les talons et je suis partie.

Pour moi, la solidarité dans la vie et entre les collègues est très importante.

Je suis choquée de voir que la crise renferme certaines personnes sur leurs propres intérêts et que l'égoïsme individuel prévaut sur la solidarité et l'entraide, sur la gentillesse et l'ouverture à l'autre.

images-10.jpegDans la même journée, j'ai aidé un autre collègue à sortir des véhicules du hangar. Quand je peux, j'aide. Du coup, pour les clients transportés, le bénéfice est là aussi. Car la solidarité rejaillit sur eux. Sortir de son véhicule et tenir une porte à un client transporté qui marche avec des béquilles, au lieu de le laisser sortir seul du véhicule et entrer dans son immeuble... me paraît important. Parler cinq minutes avec une personne agée qu'on raccompagne parce qu'elle est si seule tout le temps et que cela lui fait du bien d'avoir un peu de compagnie. Faire le plein de la voiture pour le collègue suivant, même si c'est déjà tard et qu'on a envie de rentrer. Si chaque fois qu’un collègue nous demande un service, on lui dit qu’il n’a qu’à faire son travail et se débrouiller seul parce qu’il est payé pour ça... dans quelle société avance-t-on ?

Quel est l’avenir de la vie professionnelle, sans parler du reste ?

Nous traversons une crise, sur le plan collectif et individuel, aussi je crois qu’il faut demeurer solidaire et dans l’entraide, car nous ne vivons pas chacun sur une île déserte et si l’égoïsme gagne du terrain, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.images-16.jpeg

images-9.jpegL'entraide face à la crise, c'est se demander comment l'autre vit et quel besoin il a. L'entraide face à la crise, c'est un sourire, une écoute, une parole avenante et gentille. L'entraide face à la crise, c'est arrêter d'avoir peur pour soi mais se dire qu'il y a des solutions à tout problème et que rebondir, ce n'est pas rebondir seul mais avec les autres, car les autres, c'est l'humanité. Les autres, c'est soi puissance des millions.

Chloé Laroche

 

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06/06/2008

Un salarié sur 6 se plaint de comportements hostiles de ses collègues

  Mépris, critiques systématiques du travail effectué voire propos dégradants... Une part non négligeable des salariés se sentent maltraités au travail. Une vaste enquête de la Dares fait le point.
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"17 % des salariés français se disent l'objet de comportements hostiles de la part d'une ou plusieurs personnes dans leur travail. C'est l'un des principaux résultats qui ressort de la vaste enquête menée par les médecins du travail auprès de 50 000 salariés pour le compte de la Direction générale du travail et la Dares. Cette part passe à 25 % si l'on prend en compte les comportements hostiles auxquels les salariés ont pu être confrontés dans un poste antérieur. Trois grandes catégories de comportements hostiles sont distinguées :

 Le déni de reconnaissance du travail, où la personne voit ce qu'elle fait injustement critiqué ou saboté. 8,9 % des salariés sont concernés dans leur poste actuel.

 Les comportements dits méprisants, où la personne est volontairement ignorée ou est la cible de propos désobligeants. Ils concernent 6,5 % de la population salariée.

 Les atteintes dégradantes, où le salarié est la cible de propos avilissants, de sous-entendus sur sa santé mentale ou d'avances à caractère sexuel. 1,9 % des répondants se déclarent victimes de ce type de comportements.

 

 
Les différents comportements dits hostiles en entreprise
 
  Comportement Part de salariés victimes au moins une fois dans leur carrière (en %) Part de salariés victimes dans leur poste actuel (en %)  
  Le déni de reconnaissance du travail 14,0 8,9  
  Critique injustement votre travail 12,2 7,7  
  Vous charge de tâches inutiles ou dégradantes 4,3 2,7  
  Sabote votre travail, vous empêche de travailler correctement 3,7 2,3  
  Les comportements méprisants 10,6 6,5  
  Vous ignore, fait comme si vous n'étiez pas là 7,8 7,1  
  Tient sur vous des propos désobligeants 10,0 6,0  
  Vous empêche de vous exprimer 5,7 4,5  
  Vous ridiculise en public 3,9 2,0  
  Les atteintes dégradantes 3,1 1,9  
  Laisse entendre que vous êtes mentalement dérangé(e) 1,2 0,9  
  Vous dit des choses obscènes ou dégradantes 2,0 1,3  
  Vous fait des propositions à caractère sexuel de façon insistante 0,6 0,1  
  Au moins un comportement hostile 24,8 17,3  
 
Source : Dares, mai 2008
 

 

Les femmes et les jeunes plus concernés

Toutes les populations de l'entreprise ne sont bien évidemment pas touchées de la même manière par ces phénomènes. Les femmes se déclarent légèrement plus souvent concernées que les hommes (18 % contre 16,8 %). Elles sont plus spécifiquement la cible de comportements méprisants : elles sont ainsi significativement plus nombreuses à se déclarer ignorées, non écoutées voire ridiculisées. Les professions peu qualifiées sont également plus sujettes à ce type de comportements (18 % des employés administratifs, 18,2 % des employés de service et 18,6 % des ouvriers non qualifiés, contre 16,4 % des cadres).

Les jeunes de moins de 30 ans et dans une moindre mesure les quinquagénaires souffrent plus fréquemment de ces problèmes (plus de 19 % des jeunes et 17,3 % des seniors). La Dares note enfin que les comportements hostiles se font plus rares dans les petites structures : seuls 14 % s'en plaignent dans les établissements de moins de 10 salariés contre 20 % dans ceux de 50 à 200 salariés.

 

Des comportements liés à l'organisation du travail

Une certaine organisation du travail dans l'entreprise semble être corrélée à une forte récurrence de ces comportements hostiles. Ainsi, un rythme de travail surveillé de près par la hiérarchie, des interruptions fréquentes qui viennent perturber le travail du collaborateur, un déficit de moyens ou de formation pour accomplir les tâches sont souvent dénoncés par les personnes se déclarant sujettes à des comportements hostiles.

De même, la Dares souligne une corrélation entre l'occurrence de ces comportements et l'état de santé du collaborateur. Si en moyenne 12 % des salariés jugent leur santé mauvaise, ils sont 20 % parmi ceux qui dénoncent aussi des comportements méprisants, 22 % parmi ceux qui s'estiment victimes d'un déni de leur travail et 34 % parmi ceux qui se disent confrontés à des atteintes dégradantes. Enfin, se déclarer sujet à des comportements hostiles est plus courant lorsqu'on est confronté à des risques psycho-sociaux forts, à savoir une charge de travail ressentie comme pesante, un manque de latitude au niveau de la prise de décision et un déficit de soutien social (voir encadré ci-dessous)."

Extrait du site : http://www.journaldunet.com

 

 
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