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24/04/2019

Témoignage pour un petit ange, mort noyé à Lovagny, dans les Gorges du Fier, le lundi de Pâques.

Témoignage, Lovagny (Haute-Savoie).
 
Aujourd'hui, j'ai appelé les pompiers pour un adolescent de onze ans qui est tombé par accident dans des gorges où l'eau bouillonnait, à vingt mètres en dessous de moi ; le drame s'est passé dans les Gorges du Fier, à Lovagny, en Haute-Savoie.
 
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Petit ange rose
Tu traverses les rivières
Sans penser au pire
 
 
 
Lundi 22 avril 2019.
 
Je venais d'écrire ce haïku, assise sur un banc. Pourquoi ai-je écrit cela... Je venais de le poster sur ma page Facebook, à 15 h 15, avec ce petit ange photographié le matin même au Château de Montrottier, à Lovagny.
 
Je continuais d'écrire, lorsque soudain, j'entends des cris venir du bas, à vingt mètres en-dessous, vers le torrent et les Gorges du Fier très dangereuses, avec des à-pics tombant dans l'eau rapide et froide, tout au fond d'un canyon creusé depuis des siècles.
 
C'est en entendant les cris de la famille que j'ai appelé les Secours. À 15 h 30. Une autre dame essayait d'appeler aussi. Le premier appel est tombé sur un 18 qui sonnait occupé. J'ai aussitôt raccroché et rappelé. Le pompier de permanence d'urgence du 18 a aussitôt décroché et m'a gardée longuement au téléphone, me demandant de rejoindre au plus près le lieu de l'accident.
 
J'avais déjà dévalé la pente puis j'ai rejoint le lieu du drame, en passant de roches en rochers. C'était très impressionnant et je n'étais pas chaussée pour cela. Les parois au-dessus de l'eau étaient vertigineuses. Un faux pas eut été fatal.
 
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Le pompier voulait savoir au téléphone si l'enfant bougeait, respirait, s'il était inanimé, quels gestes avaient été fait pour le réanimer. Je criais à ceux de la passerelle au-dessus s'ils savaient quelque chose, s'ils voyaient l'enfant de là-haut. La falaise m'empêchait de voir ce qu'il se passait et à part plonger, personne ne pouvait rejoindre l'endroit où se trouvait le jeune adolescent et ses quatre sauveteurs.
 
L'enfant avait été récupéré mais était inanimé. Les quatre personnes ont tout tenté, mais ils n'avaient pas de terrain plat pour faire un massage cardiaque optimum. lovagny,drame,enfant,noyade,gorges,fier,annecy,accident,chute,sauvetage,héros,courage,parent,deuil,perte,chagrin,mort,décès,colère,résilience,absence,vivre,après,après-vie,monde,ailleurs,lumière,ange,humanité,solidarité,secours,premiers secours,hélicoptère,danger,froid,force,saut,famille,condoléances,hommage,pompiers,samu,gendarmerie,rapidité,réanimation,témoignage,femme,plonger,peur
 
Les Secours sont arrivés très rapidement sur les lieux, à l'endroit où je me trouvais, avec la Gendarmerie. Il y avait des médecins du Samu, avec un matériel pointu qui attendait le jeune garçon. Ils n'auraient pu aller plus loin, car aucun passage n'existait, à part une passerelle de soixante mètres de haut surplombant les gorges. Un hélicoptère survolait le torrent afin de pouvoir hélitreuiller l'enfant au plus vite.
 
Un sauveteur est parti très vite rejoindre l'enfant, en sautant dans l'eau glacée et tumultueuse. Il a aussitôt rejoint les quatre personnes ayant sauté avant lui et qui se trouvaient elles-mêmes prisonnières de ces gorges étroites et profondes, auprès de l'enfant.

Lorsque le jeune a été remonté, l'hélicoptère ne pouvait se poser où se trouvaient les Secours. Alors ces derniers sont tous remontés en haut, le plus vite possible, grimpant des pentes très glissantes puis l'escalier menant à la route, afin de rejoindre l'hélicoptère. Là, ils ont tout tenté pour ramener à la vie l'enfant, puis ils l'ont emmené à l'Hôpital d'Annecy.

 

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Mais ce soir j'apprends ta mort. Je suis si triste. Je pense à tes parents. Je pense aux personnes ayant sauté et ayant tout tenté pour te sauver. Ils ont ton visage dans la tête, tes yeux fermés, ton esprit veillant sur eux.
 
Je me vois il y a vingt-deux ans devant ma fille morte, foudroyée par un virus fulgurant. Je pense à ta mère, croisée lors de ma descente vers la gorge ;  elle avait les yeux hagards ; elle était terrifiée, affolée. La mort allait frapper son fils et elle le sentait. Elle avait peur de l'impensable et l'effroi s'abattait sur elle.
 
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Tu rejoins les enfants de tout le groupe d'Aurore, dont les parents en deuil de leur enfant ont écrit le livre : "Sur les chemins de L'aurore". Je te vois dans l'arbre de vie, avec ma fille Océana et tous les autres enfants.

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C'est quoi la mort ? Selon moi, rien qu'un passage par lequel chaque être humain va passer. Toi, cher enfant, tu y es. Personne ne peut en faire l'expérience s'il n'est mort et ... celui qui est vivant ne peut dire qu'il est mort. Pourtant des personnes ont témoigné qu'elles ont traversé la mort et sont revenues, en expériences de  NDE, pour dire qu'il existe un autre monde, d'amour et de lumière. Ils disent tous qu'ils reviennent sur terre pour deux choses primordiales : Aimer et Apprendre.

Mais un parent qui doit protéger son enfant, comment fait-il lorsque son petit lui échappe et que la mort le prend à lui ?

Il ne peut que souffrir, s'en vouloir dans toutes les cellules de son corps et ne plus s'autoriser de plaisirs.

Puis, au fil du temps, il comprend qu'il faut accepter l'inacceptable et offrir la vie de son enfant comme un don de soleil explosé, dont la lumière arrive jusqu'à nos vies et l'inonde.

Mais vous, vous la maman de ce garçon, comment allez-vous vivre cette terrible épreuve... Murée dans le silence, étourdie de colère envers le destin, envahie de souvenirs obsédants ou bien combattante pour votre fils aimé en votre coeur, combattante pour vos autres enfants ? Je pense très fort à vous, votre mari et vous, ainsi qu'à toute votre famille. lovagny,drame,enfant,noyade,gorges,fier,annecy,accident,chute,sauvetage,héros,courage,parent,deuil,perte,chagrin,mort,décès,colère,résilience,absence,vivre,après,après-vie,monde,ailleurs,lumière,ange,humanité,solidarité,secours,premiers secours,hélicoptère,danger,froid,force,saut,famille,condoléances,hommage,pompiers,samu,gendarmerie,rapidité,réanimation,témoignage,femme,plonger,peur
 
Sois, en paix, cher petit ange, et rejoins la Lumière des Anges. Je suis désolée que l'on n'ait pu te sauver. Chacun sur place a fait au mieux et certaines personnes ont pris de grands risques pour essayer de te ramener à la vie. Je leur rends hommage aujourd'hui.
 
Je n'oublierai jamais cette solidarité autour de toi et c'est cela qui m'aide à vivre aujourd'hui : l'entraide, l'amour des autres, la générosité à autrui, la main tendue, ma croyance en l'humanité. Tout cela doit porter tes parents, ainsi que ta vie d'ange parti rejoindre le monde d'Amour.
 
Chloé Laroche
 
 
 
 

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24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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Pour en savoir plus, cliquez ici : http://www.santenatureinnovation.com/condoleances-extreme...

08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



31/10/2013

Suite n° 3 des Scoops de Chloé ... Histoire d'une chatte nommée Astuce, le gala de Sambo du Péage-de-Roussillon, l'émission TOUS ENSEMBLE, la Journée Mondiale de l'AVC, l'Euro Sabre...

Voici la suite numéro 3 de quelques scoops pour vous, petites infos, témoignage direct et histoires vraies que je me fais un grand plaisir de partager avec vous chaque semaine... avec mes déductions et réflexions personnelles.

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A-.
 


th-44.jpegC'est l'histoire vraie d'une chatte que je vous raconte ce soir.th-15.jpeg

Une chatte qui s'appelait Astuce. Cette chatte faisait ses crottes partout dans la maison de son maître. Un jour, celui-ci en a eu assez et l'a mise dans sa voiture pour l'emmener très loin, afin de l'abandonner. Mais l'animal sauta de la voiture par la fenêtre, à une dizaine de kilomètres. Le maître rentra chez lui et attendit, sans trop y croire. Il n'attendait d'ailleurs rien.

Et puis, quinze jours plus tard, la chatte revint et fit son caca, en arrivant, sur le joli cahier d'un enfant de la famille du maître. C'était un beau cahier, empli de merveilleux dessins d'enfant. Le maître fut furieux. Mais il garda la chatte.

Cependant, elle resta toujours la même, faisant ses besoins partout. Alors, le maître prit un jour la chatte et la mit dans un petit carton. Puis il alla à cinquante kilomètres de là. Une rivière allait le séparer de la chatte. Il déposa la chatte dans un quartier riche et la laissa, puis rentra chez lui. Il ne revit jamais la chatte, mais se rappela toute sa vie qu'un jour, il l'a jetée dans la neige en lui faisant faire deux loopings et qu'elle plongea dans la matière blanche, sur ses quatre pattes ébahies. C'était l'histoire d'une chatte appelée Astuce qui savait ressembler à Spiderman, lorsqu'elle était lancée contre un mur, agrippant de toutes ses griffes le revêtement des parois.th-27.jpeg

(Je dédie mon histoire à tous les animaux martyrisés, mal-aimés et abandonnés).

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1001727_622582181118673_1940632751_n-1.jpgB-.


J'étais samedi soir dernier au Gala de Sambo du Péage-de-Roussillon, avec une première partie artistique sensationnelle, en la présence du groupe de danse des Coyotes Crew, de Alizee Trio avec Luc Garcia à la batterie, lequel n'a que douze ans et joue comme un chef, ainsi que Bastien Villon et son co-équipier Gwendal Peyzerat, excellent groupe et chanteurs.P1160377.JPG

Il y a eu aussi un défilé de mode sur les créations de Sébastien Réguillon, avec la participation des danseuses, danseurs et chanteurs, pour la marque Dragon Fashion Wear. Nous avons eu le privilège d'avoir une histoire du Sambo, sport qui est né de la Lutte, lutte que j'ai pratiqué moi-même au club de lutte de Hoche à Grenoble, après celui de l'avenue Jean Perrot.

P1160408.JPGMonsieur Jalabert, ancien grand lutteur, était présent et nous a expliqué les règles de la Lutte, avec un combat en direct. Puis les combats de Sambo ont pris le relais et ont terminé la soirée, soirée organisée par le Fight Club du Pays Roussillonnais et le Russian Style Fighting. Un des grands responsables du Sambo russe a dit ce soir cette belle phrase : "Nous faisons la paix entre nos pays dans le combat, à travers la rencontre du Sambo et de la Lutte."

P1160411.JPG

Nota : si vous voulez voir les photos que j'ai prises en plus net et en grand format, vous pouvez aller voir mon article de samedi soir sur ma page Facebook ....

https://www.facebook.com/chloe.laroche.33

 

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C-.

 

 

P1160349.JPGJ'aime l'émission "TOUS ENSEMBLE", rendez-vous hebdomadaire de la solidarité sur la TV, dans laquelle Marc-Emmanuel rassemble des bénévoles afin d'aider une famille à finir leur maison pour y vivre dedans. Cette émission montre à quel point les forces de l'entraide sont encore présentes dans notre monde voué souvent à l'égoïsme, l'individualisme et l'égocentrisme, et je dirais même plus à l'indifférence.P1160340.JPG

Dernièrement, les bénévoles ont aidé à la Rochelle une mère courage, Sandra, endeuillée par le décès de son compagnon, à terminer sa maison afin de pouvoir élever ses deux fils dans la sérénité.

J'ai remarqué en regardant cet épisode combien les femmes qui sont intervenues bénévolement ont été courageuses et dévouées ; j'ai remarqué notamment des femmes plombières.

Bravo à tous ces bénévoles. Bravo à l'énergie de Marc-Emmanuel qui orchestre tout cela.P1160342.JPG



 


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D-.

 

th.jpegLe 29 Octobre était proposée la Journée Mondiale de l'AVC afin de faire connaître au public les signes d'alerte de l'Accident Vasculaire Cérébral. Car c'est la rapidité d'intervention médicale qui permet au patient de s'en sortir... en cas d'attaque.

Dans mon métier de taxi médical, je transporte une personne qui a vécu une négligence grave de la part d'un médecin qui l'a laissé repartir de son cabinet avec un bras tout mou et sans vie.

Cette personne a fait un AVC aussitôt après et il est en rééducation depuis quatre années. Il ne pouvait plus parler, ne pouvait plus marcher et aujourd'hui, par la force de sa volonté, il arrive à avancer tout doucement sur une pente ascendante de progrès gagnés au prix de nombreux efforts.th-34.jpeg

Mais si le médecin en question avait eu en tête les signes précurseurs de l'AVC, c'est le Samu qu'il aurait dû immédiatement appeler et en extrême URGENCE !

Il y a des signes d'alerte contenus dans les AIT et prévenant un éventuel AVC que chacun devrait connaître par coeur pour aller directement aux Urgences afin de se faire traiter :

"Un accident ischémique transitoire (AIT) est un accident cérébral dont les symptômes parfois furtifs passent inaperçus. Pourtant, ils représentent de véritables signaux d’alerte puisque près d’un tiers des accidents ischémiques durables ou infarctus cérébraux sont précédés d’un tel épisode.

Les symptômes des AIT sont brefs et durent par définition moins de 24 heures :

-Paralysie d’un membre ou d’un côté ;
-Baisse brutale, unilatérale de la vision ou vision double ;
-Troubles de la sensibilité d’un membre ou d’un côté ;
-Troubles du langage, difficulté à parler ;
-Troubles de l’équilibre 
-Troubles de la compréhension."

Consulter : 

http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/avc/
sa_4726_avc_alerte.htm


cerveau-illustration_19668_w250.jpgJe vous conseille aussi cet excellent article, dans lequel Maxisciences donne la parole à Philippa Lavallée, neurologue au centre d’accueil et de traitement de l’attaque cérébrale à l’Hôpital Bichat à Paris : 

http://www.maxisciences.com/avc/avc-journee-mondiale-chaque-minute-compte-les-effets-sont-immediats_art10057.html

L'AVC en lui-même se détecte au début par trois signes importants :

  • Troubles de la parole (difficultés à trouver les mots ou à les exprimer).
  • Inertie d'un membre (perte de la motricité et de la force d’un bras, d’une jambe, ou de la totalité d’un côté du corps).
  • Paralysie du visage (déviation de la bouche).

"D’autres symptômes peuvent survenir comme des troubles de la vision, une perte d'équilibre, des pertes de connaissance, des nausées ou des vomissements, des maux de tête."

(voir l'article : 

http://www.e-sante.fr/accident-vasculaire-cerebral-avc-prevention-signes-alerte/breve/322)


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E-.


th-46.jpegEn regardant l'émission "Cauchemar à l'hôtel", j'ai appris que certains lieux pouvaient donner à manger à des clients, au sein d'un restaurant, des oeufs datant de deux mois et du saumon largement périmé... Tout cela pour faire des économies.

Philippe Etchebest est parti en mission dans un hôtel d'Aix-les-Bains afin de faire rentrer dans le droit chemin cet hôtelier qui depuis 1968 et à l'âge de 71 ans faisait tourner son établissement avec son équipe.th-13.jpeg

Les femmes de chambre ont appris avec Philippe à ne pas nettoyer les verres de la salle de bains avec l'éponge des WC. Laquelle éponge servait d'ailleurs à tout. Sans compter que la vaisselle n'était pas lavée à l'eau chaude ni avec du liquide-savon. 

th-47.jpegPhilippe Etchebest a réussi à remonter cet hôtel en y faisant entrer un ouragan de colère et de reconstruction. Un véritable Shiva en action !


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F-.


th-41.jpegEssayez un jeu pour apprendre à sauver les autres :

http://www.stayingalive.fr/


"Pour apprendre les bons réflexes et les bonnes techniques, Dassault Systèmes et Ilumens ont créé l'Expérience 3D Staying Alive. Jouant le rôle d'un témoin, vous avez 4 minutes pour réagir, appelez les services d'urgence, effectuer un massage cardiaque et utiliser un défibrillateur.

Staying Alive 3D a été lancé pour soutenir la Journée mondiale du cœur organisée par l'Organisation mondiale de la santé.

Alors que seulement 3% à 4% des personnes survivent à un arrêt cardiaque en France, ils sont près de 30% à Seattle, grâce à une formation de base enseignée à l'école et à l'installation massive de défibrillateurs dans les lieux publics, au travail ou simplement dans la rue. Les crises cardiaques se produisent principalement à la maison ou au bureau et, dans 80% des cas, sans personnel médical autour ce qui signifie que tout le monde (y compris les enfants) ont besoin d'être formés."

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G-. 

 


 

17493_575331609172464_411623680_n.jpgJ'étais à l'Euro Escrime à Meylan, au gymnase des Buclos, le 19 octobre. Mon fils participait au spectacle festif donné par les enfants des clubs présents, à travers une mise en scène orchestrée par Franck, leur professeur, à l'occasion du 20ème Gala d'Eurosabre.

 


Leur professeur avait imaginé un immense gâteau en carton d'où sortaient tous les jeunes élèves d'escrime et de sabre, se projetant tous ensemble hors du gâteau, sous une pluie fantastique de confettis. Ils ont ensuite saisi les drapeaux de différents pays afin de faire une haie d'honneur aux jeunes champions et championnes.

 

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Cette rencontre a été magique et très réussie. L'équipe régionale d'escrimeurs, d'escrimeuses et de porteurs de sabre est très dynamique et riche en jeunes espoirs.

La rencontre voulait donner une autre image de ce sport, qui est souvent victime d'un a priori BCBG et élitiste. Elle a réussi son pari... même si l'on sait qu'elle a coûté des milliers d'euros aux différents partenaires et à la municipalité, que l'on peut remercier pour ses efforts concernant ce sport.

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Je vous remercie de m'avoir lue et de vous tenir régulièrement informés de mes écrits.


Chloé LAROCHE


05/08/2009

"Tu t'es vu quand t'as bu ?"... Mon témoignage pour une jeune femme saoule retrouvée allongée par terre contre la fontaine de la Place Notre Dame hier soir à minuit, à Grenoble. Mon propos sur l'alcool et ses méfaits.

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Blog visité 64952 fois depuis avril 2008.

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Bonjour à tous et toutes,

 

images-2.jpegHier soir, je sortais d'une répétition de violon avec mon trio, au centre ville de Grenoble. Il était plus de minuit et je ne souhaitais pas m'attarder dans les rues désertes.

J'ai traversé la place Notre Dame où les cafés étaient encore ouverts avec une terrasse encore pleine de consommateurs.

Soudain, j'aperçois une forme allongée par terre, contre la fontaine de la place. Deux hommes s'affairaient près d'elle et semblaient ivres, bien plus qu'éméchés.images-9.jpegimages-6.jpeg

Il y avait à quelques pas une terrasse et personne ne bougeait pour porter secours à cette personne à terre.

Cela m'a beaucoup choquée et j'ai appelé le 112, pour avertir du danger de cette situation pour la personne à terre.

images-17.jpegLes pompiers m'ont demandé de me rapprocher de cette personne, en ayant entendu tout de même que j'étais seule et pas très rassurée. Je me suis approchée mais un des deux hommes m'a accueillie agressivement. J'ai dit que j'étais secouriste alors il s'est décalé et j'ai vu le visage d'une jeune femme, collé contre le sol, les yeux fermés. Elle était consciente mais vomissait et semblait vraiment mal.

Les pompiers m'ont passé le Samu et j'ai attendu un moment d'avoir un médecin en ligne. En attendant, le monsieur est devenu plus agressif envers moi, disant à la jeune femme que j'étais là et qu'on allait sûrement l'emmener aux Urgences. Alors elle a réagi et a montré à travers ses paroles une peur d'avoir "des ennuis". Elle s'est mise à grommeler agressivement. Elle a encore vomi et puis s'est levée difficilement et s'est appuyée sur l'homme pour partir de cet endroit. Le médecin m'a alors demandé de rentrer chez moi.images-12.jpeg

images-4.jpegEntre temps, personne n'a bougé. Je regardais les gens assis et indifférents.

Je suis rentrée avec mon violon et mes partitions, dans la rue de la Paix.

filles058p.jpgJe voudrais dire à cette jeune femme qu'elle s'est mise en danger hier soir et que chaque année en France 45 000 personnes meurent à cause de l'alcool.

Je voudrais que cette jeune femme entende cette phrase résonner : "Tu t'es vue quand t'as bu ??!" Je voudrais qu'elle ait conscience que des femmes sont violées à cause de l'alcool, que des femmes se mettent à faire des choses qu'elles regrettent ensuite, que des sites sont créés sur internet avec des photos de femmes saoules et que cela fait partie de certains fantasmes de pervers, que certains hommes aiment saouler les femmes pour les dés-inhiber et leur faire faire ce qu'ils veulent. Ensuite, les photos circulent en privé ou sur la toile.

images-3.jpegCe que je souhaite ajouter aussi est que les secours d'urgence ont bien changé, faute de moyens et d'effectifs. Un homme ayant travaillé au Samu dans les années soixante-dix m'a dit que dans un cas comme celui-ci, ils seraient venus tout de suite. Il a ajouté qu'ils n'ont pas eu conscience des risques qu'ils m'ont fait prendre. Au final, on ne sait pas ce qu'est devenu cette jeune femme et si elle est bien rentrée chez elle. Elle aurait été mieux aux Urgences. Mais les urgences d'aujourd'hui sont les urgences vitales, pas les autres.images-13.jpeg

Chloé LAROCHE

 

 

______________________ Informations sur l'alcool et ses dangers (extrait du site http://www.retourvital.com) :

 

Des seuils de dangerosité méconnusimages-11.jpeg

"Contrairement à ce que beaucoup de Français croient, il n'est pas nécessaire d'être physiquement dépendant de l'alcool ni de se « saouler » pour décéder d'un cancer ou d'une autre maladie causée par l'alcool. En effet, les seuils de dangerosité pour la santé de la consommation d'alcool déterminés par l'OMS sont de :

-deux verres par jour pour les femmes

-trois verres par jour pour les hommes

-quatre verres en cas de consommation occasionnelle

Au-delà de ses seuils, la consommation d'alcool devient rapidement dangereuse pour la santé, causant entre autres de nombreux cancers, maladies digestives et problèmes cardiaques. D'autre part, dans les cas suivants, toute boisson alcoolisée représente un risque :

  • pendant la grossesse et l'allaitement (en France, environ 1 000 cas de syndrome d'alcoolisme fœtal par an, qui se traduit par de nombreuses malformations pour l'enfant)images-21.jpeg
  • pour les enfants
  • quand on conduit un véhicule
  • pour les opérateurs de machines dans l'industrie
  • quand on exerce un travail qui nécessite de la vigilance
  • quand on prend certains médicaments
  • pour certaines maladies chroniques ou aiguës (hépatite virale, pancréatite, épilepsie…)

En France, les hommes qui consomment de l'alcool en consomment en moyenne 2,9 verres par jour, les femmes 1,7. Le nombre de buveurs qui dépassent les seuils de dangerosité représente 14 % des adultes pour les hommes, 4 % pour les femmes, soit au total 4,5 millions de personnes.

45 000 morts par an et 4,5 millions de Français en danger

La consommation d'alcool représente un risque majeur, en particulier pour les nombreux Français qui croient que le seuil de danger est plus élevé ou sous-estiment leur consommation. En effet, l'alcool est responsable d'environ 45 000 morts chaque année en France (soit 8 % de tous les décès) : 38 000 chez les hommes et 7 000 chez les femmes. En moyenne, l'alcool est à l'origine d'un décès sur 7 chez les hommes, contre 1 sur 33 chez les femmes.

La perte d'espérance de vie en cas de consommation excessive d'alcool est estimée à 1,2 ans. En mars 2000, un rapport publié dans « la documentation Française » estimait que la répartition des décès dus à l'alcool en France était la suivante :

Type de décès Total Hommes Femmes
Cancers* 16 000 14 000 2 000
Maladies digestives** 8 200 6 000 2 200
Maladies cardio-vasculaires 7 600 7 000 600
Accidents*** 7 100 6 000 1 100
Troubles mentaux 2 500 2 000 500
Maladies respiratoires 1 100 1 000 100
Autres 2 500 2 000 500
Total : 45 000 38 000 7 000

* lèvres, bouche, pharynx, œsophage, larynx

** dont cirrhoses du foie

*** de la route, du travail, domestiques, suicides

 

images-16.jpegLes risques de cirrhose du foie et d'accident sont bien connus de la majorité des Français, mais il n'en est pas de même des risques de cancers et de maladies cardio-vasculaires.

Pour ce qui est des maladies cardio-vasculaires, autant certaines études semblent montrer qu'une consommation modérée (un verre par jour par exemple) diminue les risques cardio-vasculaires, autant une consommation de plus de trois verres les augmente rapidement.

L'excès d'alcool crée également des carences en vitamines, ce qui diminue la résistance aux maladies.

L'association alcool – tabac est un facteur d'aggravation du risque, qui devient alors supérieur à la somme des risques de l'alcool et du tabac pris séparément.

Des conséquences sociales graves

La consommation trop importante d'alcool a également un effet destructeur pour la société, pour la minorité de buveurs excessifs qui deviennent dépendants et ne contrôlent plus leur consommation.

L'alcool est en effet responsable de nombreuses violences contre soi-même (suicides ou tentatives de suicides) et contre les autres (conjoints et enfants battus)."

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____________________________________boutaddurl.gif Le blog de Chloé LAROCHE est référencé sur internet par Actulab :

<a href="http://www.actulab.com/referencer-un-site.php" target="_blank" title="gratuit et sans contrepartie...">Référencement instantané</a>

 

05/05/2009

J’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. Dimanche soir, j'ai appelé le 15 car j'avais la grippe. Aujourd'hui, c'est la Journée du lavage de Mains. Voyons voir...

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Bonjour à tous et toutes,

 

images-1.jpegDimanche soir, j’ai été le témoin malgré moi de la défaillance médicale de ce pays. “Malgré moi”, parce que j’ai appelé le 15 en toute bonne foi et parce que j’étais vraiment malade et que je ne pensais pas être reçue ainsi.

Dans le cadre de la procédure décidée autour de la Grippe A dite “mexicaine”, il est normal et recommandé d’appeler le 15, quand on a les symptômes d’une grippe.

Seulement, si c’est pour que le 15 nous renvoie à une auto-médication, sans autre forme de surveillance, c’est un peu léger...

images.jpegPourquoi je dis cela ?200472983-001.jpg

 

Dimanche soir, j’avais donc tous les symptômes d’une grippe : fièvre importante, courbatures, grosse fatigue, mal de gorge, mal au cou.

J’appelle le 15 et j’explique mon cas.

La permanencière du Samu m’écoute, prend mes coordonnées et me passe un médecin, lequel m’écoute et me pose soudain une question :

-“Avez-vous été en contact dernièrement avec une personne rentrée du Mexique ou y êtes-vous allée vous-même ?”

-”Non, ai-je répondu, mais je fais un travail qui me porte à rencontrer beaucoup de monde alors je ne peux pas être sûre de n’avoir rencontré personne porteur du Virus. En plus, je n’ai pas eu la grippe de tout l’hiver... et je ne suis pas sujette à la grippe habituellement.

-Hé bien, me répond simplement le médecin, c’est simplement la grippe qui arrive. Prenez du Paracétamol, voilà tout !”

 

u10449904.jpgLa grippe qui arrive... et moi qui raccroche. Sans avoir eu le moindre suivi, sans qu’on m’envoie vers un médecin ou qu’on m’en envoie un, sans qu'on me parle de masque à porter, sans qu’on s’inquiète outre mesure.

J’ai passé une nuit d’enfer avec 39 de fièvre et plus, à suer et à prendre de l’Efferalgan, du Paragrippe, du Cuivre en Oligosol, de la Vitamine C, de la Propolis. Auto-médication active. Je ne vous dirai pas la suite le lendemain. Si, juste que... Je suis allée voir un médecin... mais il n'était pas sur la planète, lui non plus, de la vigilance active ! Pas de questions concernant l'étranger. Il m'a trouvée épuisée. Je me suis effondrée dans son cabinet... Il m'a mise sous antibiotiques. Et à l'arrêt.

En tout cas, j’ai eu cette nette impression en raccrochant le 15 que quand on n’a pas la place ni l’organisation pour faire face à une pandémie... on s’en lave les mains, on occulte, on rassure...

 

D’ailleurs, aujourd’hui, c’est la Journée du lavage de Mains.images-6.jpeg

 

Lavez-vous bien les mains (après un passage aux toilettes, avant de faire à manger, quand vous rentrez chez vous, etc) et jetez vos mouchoirs en papier après chaque utilisation dans les poubelles. Ainsi, vous aurez peut-être moins de chance de devoir appeler le 15, numéro qui s’en lave les mains.images-7.jpeg

 

Cela me rappelle d’ailleurs le 18 janvier 2008, lorque j’ai appelé le Samu de Grenoble alors que ma fille adolescente cassait tout chez moi et prenait une crise à faire peur. J’avais mon fils de trois ans avec moi et j’avais de quoi m’inquiéter. Démunie et impuissante, je les ai appelés. Le 15.

“Madame, c’est une question d’autorité. Vous lui jetez un verre d’eau à la figure ou bien vous la mettez dehors. Nous ne nous déplacerons pas.” Ce sont les mots du médecin. Je n’ai pu faire ni l’un ni l’autre. Si je lui avais envoyé un verre d’eau, elle se serait jetée sur moi et pour l’autre solution... elle est trop forte physiquement pour que je puisse la forcer à sortir si elle n’a pas envie de le faire.

 

images-10.jpegLe Samu s’en est lavé les mains encore une fois, pourtant ma fille aurait eu besoin d’une aide médicale ce jour-là. Et mon fils de trois ans qui a assisté à une scène épouvantable où ma fille menaçait de me faire tomber les armoires sur moi. Elle cassait tout. Elle hurlait. J’ai dû m’enfermer dans la cuisine avec mon petit mais elle est rentrée quand même. Tout ça parce que j’avais découvert qu’elle m’avait menti sur le motif d’une sortie et que la copine avec qui elle était sensée sortir ne sortait en réalité pas.

Je pense que quand un médecin entend qu’une personne est en crise et qu’il y a danger pour elle et pour son entourage, il doit arriver le plus vite possible pour qu’il n’y ait pas de victime ni de drame.... L’autorité a bon dos dans ce cas-là, quand une maman désespérée appelle !! C'est nul de lui répondre qu'elle est une mère et qu'en fait, c'est à elle seule de résoudre le problème...

 

Le jour du lavage de Mains, je fais mon ménage.

Ceci dit, je respecte le Samu et son personnel ainsi que tous les Centres 15 de France.

Mais comme partout, il y a des exceptions. Il y en a qui se lavent plus les mains que d’autres sur les problèmes médicaux des français.images-5.jpeg

D'ailleurs, je pense à l'État français, qui devrait donner plus de moyens aux Samus et aux médecins urgentistes.

À moins qu'Il ne s'en lave les mains.

 

Chloé LAROCHE

Complément : ce soir, je suis toujours malade. Très fatiguée, mal de gorge intense, antibiotiques sans effet, nausées. Je poursuis mon traitement, dont antibiotiques, homéopathie et je rajoute du chlorure de magnésium. Ce dernier aide le corps à se défendre en accroissant le pouvoir de défense des phagocytes (plus de 300 %). "La phagocytose (je vais citer Louis Pommier) est la propriété qu'ont certaines cellules de rechercher, d'englober et de détruire, en les digérant, des micro-organismes générateurs de troubles plus ou moins graves (microbes, virus) qui ont pénétré dans le sang." Acheter un sachet de 20 grammes de Chlorure de magnésium en pharmacie et dissoudre dans un litre d'eau, puis ajouter du citron et boire par petites quantités dans la journée. À renouveler si nécessaire. C'est le Professeur Paul Delbet qui a découvert ce merveilleux produit en 1915. La méthode s'appelle la Cythophylaxie. Pour en savoir plus : http://www.resurgence.be/pdf/Magnesium-qqpages.pdf

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PS : j'ai trouvé le texte suivant sur un site d'information au public. En lisant la partie "Que faire", je me suis rendue compte que je n'aurais jamais dû appeler le 15 (puisque je ne suis pas allée au Mexique) ni aller voir un médecin... puisqu'en étant grippé... on ne doit pas se trouver dans une salle d'attente : afin d'éviter la propagation du virus (c'est demandé dans la procédure)... Finalement, l'auto-médication, c'est bien !! Les animaux s'isolent quand ils sont malades. Les hommes vont faire pareil !!

 

Quels sont les symptômes de la grippe A (H1N1) ?

"Les symptômes de cette nouvelle forme mexicaine de grippe sont identiques à ceux de la grippe saisonnière : fièvre, courbatures, toux, fatigue, mal de gorge, écoulement nasal, éventuellement nausées, vomissements ou diarrhée. Pour l’instant, les cas confirmés ont présenté des symptômes modérés et leur vie n’est pas en danger. On manque d’informations sur les causes des décès observés au Mexique. La grippe mexicaine, comme toutes les grippes, peut être grave voire mortelle chez des personnes qui sont affaiblies par d’autres maladies (en particulier, respiratoires) ou par le grand âge."

Que faire si j’ai des symptômes qui évoquent la grippe ?

  • "Si vous avez des symptômes grippaux (fièvre, toux, courbatures, fatigue, mal de gorge, etc.) :
  • restez chez vous et évitez de vous rendre au travail ou dans des lieux de passage (transports en commun, écoles, centres commerciaux, etc.) ;
  • reposez-vous et buvez abondamment (eau, tisanes, jus de fruits, soupes) ;
  • si nécessaire, prenez un médicament contre la fièvre comme, par exemple, du paracétamol ;
  • couvrez votre bouche et votre nez avec un mouchoir jetable lorsque vous éternuez ou lorsque vous toussez, et jetez-le ensuite ;
  • lavez-vous les mains fréquemment et en particulier après avoir toussé ou éternué ;
  • prévenez votre entourage et demandez-leur de l’aide pour les tâches qui pourraient vous amener à être en contact avec d’autres personnes (faire ses courses, aller chercher ses enfants, etc.).

Si vous présentez des symptômes de grippe et que vous avez séjourné dans un des pays touchés par cette épidémie dans les 7 jours précédant le début des symptômes, contactez votre médecin traitant ou appelez le 15."

22/01/2009

Mon témoignage d'ambulancière et d'accompagnatrice de santé. Cancer, fin de vie, URGENCES, urgence de l'amour.

autres-fleurs-france-1268699042-1199071.jpgLA VIE EST COMME UNE ROSE.

Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines.

Cruelles parfois.

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1679,1143256345,4.jpgUn soir, en novembre 2002, dans les premiers temps où j'ai commencé mon métier d'ambulancière, je me suis arrêtée sur une vie : celle de Carmen.

Cette dame était en phase terminale d’un cancer de l’oesophage. Elle était maigre à faire peur. C’est le S.A.M.U. qui nous a demandé d’aller la chercher chez elle pour l’emmener aux Urgences...

Une âme crucifiée sur un regard qui n’était plus d’ici.

Arrivée à l’Hôpital, sa demande d’un médicament pour soulager sa souffrance a obtenu cette seule réponse :

-Madame, on vous a trouvé un lit dans une chambre seule. C’est déjà beaucoup. Alors, pour le reste, vous attendrez patiemment que les infirmières de garde vous visitent lorsqu’elles seront arrivées.”

V3030052.jpgCette dame était mourante et on lui demandait d’attendre son tour !?

Attendre sur un lit dans une chambre froide... Non pas froide mais sans chaleur, je veux dire... Sans couleurs aux murs, je veux dire... Sans soutien médical immédiat, alors que nous venions de l’amener en urgence le plus vite possible, passant aux feux rouges à travers la nuit tombée sur la grande ville...1679,1143256345,4.jpg

Pourquoi la fin de vie est-elle encore mise ainsi au rebut ? La réponse est simple : par manque de personnel, par manque de temps, par manque de disponibilité dans un service débordé à certains moments... Par manque de moyens.

Ce soir-là, on m’a refusé le droit d’emmener deux proches en même temps auprès d’elle. Deux parents : son mari et son frère... lesquels nous avaient accompagnés jusqu’aux Urgences. Une seule personne fut tolérée au chevet de cette femme. J’ai donc accompagné son mari auprès d’elle. Son frère est resté dans le sas d’attente...

autres-fleurs-saint-malo-france-1063863946-1221066.jpgAttente de la vie. Attente d’une mort attendue. Attente d’une blouse blanche qui se fait attendre. Attente d’une dame étendue là que je n’oublierai pas... Urgences de l’amour.images-1.jpeg

ADIEU CARMEN.

 

Quelques jours plus tard, le 13 Novembre 2002, je me revois dans l’ambulance et j’écris, à côté de Christophe, mon collègue ambulancier, qui conduit. Nous ramenons un homme qui a cinquante ans et qui a subi une réanimation cardiaque de vingt-quatre heures. Il a vu la mort de près mais aujourd’hui il vit.

La nuit tombe. Le médecin est à l’arrière, près du malade étendu sur le brancard. C’est ce que nous appelons un rapatriement médicalisé. Nous sommes partis vers treize heures et nous remontons du Sud de la France pour rapatrier le patient dans sa région.

autres-plantes-aubervilliers-france-1008235185-1227831.jpgCet homme miraculé ne se souvient plus de rien. Il était parti en promenade dans la Provence et il est tombé. Tombé comme le petit Prince dans le désert. Mais il tenait à sa rose, à la vie. Et la vie l’a retenu. La vie l’a gardé en elle.

La vie est comme une rose. Elle est fragile et solide à la fois. Elle a des épines. Cruelles parfois.images.jpeg

 

 

Ainsi la veille, nous étions allés chercher un monsieur de soixante-quatre ans qui était enfermé chez lui depuis quelques jours. Il avait vomi du sang et était dans un état très inquiétant. Il avait les yeux perdus dans le vide, qui ne cillaient plus. Il ne répondait plus aux questions. “Il vit un deuil”, nous ont dit ses voisins. “Il vit seul et, le voyant comme cela, nous avons prévenu le S.A.M.U.”

autres-fleurs-liege-angleur-belgique-1161416613-1218110.jpgNous l’avons porté jusqu’à l’ambulance. Je suis restée à l’arrière auprès de lui pendant le voyage. J’ai pris son pouls plusieurs fois, car son état m’inquiétait. Je sentais l’appel de la mort sur son visage, le masque d’une autre vie qui n’était plus la sienne. Il plongeait son visage dans l’oreiller et ses yeux restaient ouverts vers moi sans aucun mouvement, comme s’il ne restait plus rien dans la vie qui pouvait le retenir.50527,1150826227,6.jpg

Nous l’avons amené aux services des Urgences.

Christophe m’a regardée. Je l’ai regardé.

Le silence que nous avons échangé pour cet homme a témoigné du respect des vivants devant une âme en lambeaux de douleur.

1679,1143250237,19.jpgCet homme est mort peu après.

Je garderai son souvenir en héritage.

 

Chloé Laroche

(écrit à Grenoble, le 22 Janvier 2009).

 

 
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