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04/10/2017

Récit véritable concernant une maman et son fils de douze ans. Phobie scolaire et douleurs handicapantes. Absentéisme et signalement.

Ce témoignage raconte des faits véritables concernant une maman et son fils.

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Mon fils a aujourd'hui douze ans et depuis son entrée en sixième en 2015, des maux de ventre récurrents causent un absentéisme important.

Fin septembre 2015, il a été victime d'une humiliation de la part d'autres élèves en étant mis à demi-nu, son pantalon ôté, le reste descendu. Il a reçu un avertissement écrit sur son carnet de correspondance, car il a cherché à se défendre. "Dans ce cas, on ne se défend pas, on appelle à l'aide les adultes."

Cela a résonné avec une même scène vécue au CP, en cour de récréation, avec l'obligation imposée par des grands de manger de la terre et le pantalon descendu aussi devant tout le monde. Le Directeur l'avait rabroué devant les autres, comme si c'était lui qui avait montré son derrière intentionnellement.

Puis il y a eu le drame du Bataclan et le massacre à Paris. À la suite de cet attentat, les classes ont été prévenues du danger et des risques encourus dans les collèges. Un professeur a déclaré devant mon fils et ses camarades qu'il avait très peur lui-même. Cela a beaucoup choqué mon fils et a créé des peurs supplémentaires et des angoisses.

Le 10 décembre 2015, suite à des absences répétées, une date de rencontre au sein du collège nous a été proposée pour la mise en place d’un PAI (projet d’accueil individualisé).

La professeur principale, qui était professeur d’anglais, m’avait bien spécifié début décembre, que mon fils avait toujours un bon niveau et suivait malgré ses absences. Il arrivait à récupérer les cours et le retard à la maison. J’avais de bons retours de la part de plusieurs professeurs.

Des mots rassurants ont été prononcés lors de cette réunion du PAI envers mon fils et moi. L'équipe pédagogique et médicale présente savait que mon fils avait perdu son père à l'âge de trois ans et ses grands parents à sept ans (cancer et suicide) et que les deuils pesaient lourds dans son parcours de vie. Ils savaient qu’il avait été détecté porteur de précocité. Et aussi qu’il avait subi des actes d’humiliation et de harcèlement au cours de sa scolarité par trois fois.

Cette réunion a été riche en compréhension et échanges fructueux face à l’état de santé de mon fils, afin de prendre en compte sa fatigue, ses angoisses, ses insomnies et ses maux de ventre. Elle avait été pleine d’espoir pour mon fils qui a entendu la médecin scolaire le rassurer et lui dire que nous allions tous l’aider et l’accompagner et qu’il ne devait pas s’inquiéter.

L'assistante sociale du collège était présente aussi et a été plutôt sympathique et encourageante. Elle m’a même conseillé d’essayer plusieurs thérapies, comme l’hypnose et la sophrologie.

Nous sommes sortis de cette réunion très confiants et soulagés. Mon fils était apaisé aussi de voir que tout le monde s’harmonisait pour l’aider et le comprendre.

Puis, alors qu'il y avait eu tout de même deux semaines de vacances de Noël et peu de temps passé depuis le début de PAI, j’ai été convoquée au collège le 21 janvier 2016.

La médecin scolaire m'a annoncé sans aucun ménagement comme dans un tribunal, devant l'infirmière, l'assistante sociale et la Conseillère Principale d'Education... que mon fils était en "danger avec moi", que je voulais "le garder à la maison", que je faisais du "tourisme médical" en étant allée voir plusieurs médecins pour lui, que le PAI était fini avec l'arrêt immédiat de l'emploi du temps allégé et enfin qu'ils allaient faire un signalement.

Ces femmes m'ont reproché de me précipiter au Collège pour venir chercher mon fils en cas de douleurs : « Quand la Vie Scolaire vous appelle parce que votre fils a mal au ventre, vous venez de suite, trop vite. » J'ai répondu : "Ah bon, mais si je ne viens pas de suite, à cause de mon travail, le Collège me rappelle en me demandant instamment de venir chercher mon fils !!" Ils ont donc été témoins de nombreuses fois que mon fils avait donc bien mal, puisqu'on m'a demandé de nombreuses fois de venir le chercher.

L’infirmière renchérit alors avec mépris : «Vous pensez, l’autre jour, votre fils m’a répondu : « Cela ne sert à rien de prendre le médicament laissé au Collège : ça ne marche pas, j'ai toujours mal. »

Hé bien oui, c’est la parole d’un enfant ; il souffre ; il voit que personne ne le croit, même les médecins ; il en a assez de prendre des médicaments qui ne le soulagent pas et d'essayer des traitements. Il attend sa mère qui doit venir le chercher parce que les surveillants voient bien qu’il a mal, vraiment mal, et qu’ils ont appelé à la maison ou au travail de maman.

Au cours de cette réunion, la médecin scolaire a eu des mots très durs envers moi, employant un ton sec et péremptoire, n’acceptant aucune réponse de ma part, me renvoyant à ma chaumière aussitôt. Elle m’a accusée de vouloir garder mon fils chez moi. Alors que je travaille et qu’il me faut trouver des solutions de garde pour chaque absence !?

Le ton pris envers moi ne contenait aucun respect, bien au contraire. La médecin scolaire me reprocha avec virulence de n’avoir pas encore fait une certaine analyse médicale, prévue quelques jours plus tard. De quel droit se mêlait-elle à ce point-là du dossier médical, en en parlant devant toute l’équipe de Direction ?

De quel droit me dire ces mots : « Votre fils est précoce. Ces enfants sont assez intelligents pour manipuler l’entourage et faire croire à des maux, à des douleurs, qui ne sont là, somme toute, certainement que dans la tête. »

Cher lecteur, que feriez-vous, que diriez-vous si… alors qu’on a mis en place un projet d’accueil individualisé pour votre enfant qui souffre de maux physiques en classe de sixième, que diriez-vous qu’on vous convoque un mois après pour vous dire : « On arrête tout, votre enfant est en danger avec vous, on va faire un signalement, on demande une enquête sociale sur vous ».

Cela a été un véritable choc car quel temps a-t-on laissé à mon fils pour qu’il fasse ses preuves et puisse être vraiment aidé et soutenu ?

La professeur principale n’a jamais signé le PAI, ce qui est un grand manquement, et les professeurs n’avaient aucun représentant lors de la réunion du 10 décembre. Ils ont joué pourtant un rôle essentiel ensuite, puisque certains ont pris en compte immédiatement le PAI, comme le professeur de mathématiques, mais pas tous, puisque certains professeurs, à la date de la réunion du 21 janvier, ne s’étaient pas encore penchés dessus, ne sachant pas organiser les évaluations manquées ni les cours.

Ainsi un des professeurs m’a écrit le 9 février : « Vous avez bien fait de m’écrire car je ne me suis pas spécialement penché sur le PAI de votre fils. » Ce professeur avait eu des absences et voyait la classe de mon fils assez rarement.

Il était demandé dans ce PAI que mon fils ait un emploi du temps allégé, avec dix heures de moins par semaine de cours. Il était prévu aussi que les évaluations manquées puissent être faites à la maison, ainsi que les devoirs et certains cours à rattraper, en collaboration avec certains camarades de cours s’organisant pour aider mon fils lors de ses absences.

Mon fils a été absent à des moments où il aurait dû être présent car, en effet, les douleurs ne suivent pas le calendrier. Pourtant, je vous promets qu’il a fait tous les efforts possibles à faire les devoirs demandés et les cours à la maison. Cependant, même lors de ses absences permises par le nouveau calendrier, certaines évaluations ne lui ont pas été données, ceci étant dû au fait que certains professeurs n’avaient pas encore pris en compte le PAI. Il ne faut pas oublier non plus les deux semaines des vacances de Noël durant ce laps de temps, entre les deux réunions.

Lors de cette triste rencontre du 21 janvier, le manque d'évaluations faites m’a -au final- été reproché. On m’a dit : « C’est à votre fils de récupérer l’évaluation manquée à chaque fois auprès de chaque professeur. » Mon fils est plutôt timide et puis, il ne peut deviner qu’en son absence, une évaluation a été faite ! Je pense plutôt à un manque de coordination entre la Direction et les professeurs. En effet, même lors de ses absences permises par le calendrier, nombre de professeurs n'avaient pas noté que mon fils pouvait rattraper l'évaluation à la maison, dans des conditions d'examen prévues par le PAI.

Je suis donc partie de cette réunion… humiliée, laminée et meurtrie.

Mais ce n'est pas tout ce qui s'est passé ce jour-là du 21 janvier.

J'étais seule alors à élever mon fils mais heureusement, il y avait une personne sur qui je peux compter encore aujourd'hui : Marc, son "papé" d’adoption et son parrain, qui est à la retraite, à 75 ans et qui s’en occupe lorsque je travaille et que mon fils est malade. Le père de mon fils est décédé, alors qu’il avait trois ans. Cet homme -Marc- qui a adopté deux filles de Roumanie et du Bénin avec moi il y a maintenant quinze ans est mon ex-mari mais nous avons gardé un lien familial d’entraide pour les enfants.

Hé bien, l’après-midi même de cette réunion du 21 janvier, l’assistante sociale a voulu rencontrer mon fils seul, avec une personne de la Direction. Elle lui a dit qu’il ne devait pas appeler cet homme « Papé », car il n’était pas son grand-père. Elle lui a dit ne pas comprendre pourquoi il l’appelait comme cela. Elle l’a cuisiné sur diverses choses, notamment sur sa précocité aussi, et ses maux de ventre, en lui disant que tout cela était dans la tête et qu’il allait falloir gérer cela très vite pour venir en cours.

Suite à tout cela, mon fils et moi-même avons perdu la confiance et subi un processus destructif dans l’élan constructif dans lequel nous étions pour finir de mettre en place le PAI avec chaque professeur. Certains parents d’élèves m’ont beaucoup aidée encore pour récupérer les cours et poursuivre de notre mieux le PAI, mais en sachant que l’emploi du temps allégé avait été définitivement supprimé.

Concernant les absences de mon fils, j’avais toujours signé le cahier de correspondance et prévenu le Collège, mais il a dû y avoir des erreurs car, alors que mon fils avait été absent pour raisons médicales, ou bien pour être allé aux Urgences, ou pour voir un médecin, il était noté assez souvent « pour raisons personnelles » sur le rapport officiel.

Puis, lorsque le cahier de correspondance a été rempli jusqu’au bout, j’ai envoyé deux mails pour justifier des absences par écrit. Entre temps, j’ai reçu très vite début février deux courriers. L’un venant du Rectorat, Académie de Grenoble, me menaçant d’une amende de 750 euros pour absences « sans motifs légitimes ni excuses valables ». L’autre venant du Conseil Départemental, me convoquant pour le début de l’enquête sociale. Le signalement avait donc été effectué, malgré divers courriers de justifications que j’avais pu faire à la Direction.

Toutes ces personnes n’ont pas dû lire le contenu de la loi L 131-8, bien envoyée à tous les Principaux et Directions de Collège dans la circulaire n° 2014-159 du 24-12-2014 : «Conformément aux dispositions de l'article L. 131-8 du code de l'éducation, les seuls motifs réputés légitimes d'absence sont les suivants : maladie de l'enfant, maladie transmissible ou contagieuse d'un membre de la famille, réunion solennelle de famille, empêchement résultant de la difficulté accidentelle des communications, absence temporaire des personnes responsables lorsque les enfants les suivent. Les autres motifs sont appréciés par l'autorité de l'État compétente en matière d’éducation (…… ). Il est rappelé que les certificats médicaux ne sont exigibles que dans les cas de maladies contagieuses.»

Et toutes ces personnes n’ont sûrement pas lu ceci, texte faisant partie de la même circulaire : «L'absentéisme d'un enfant ou d'un adolescent est un sujet de préoccupation et d'inquiétude, voire de désarroi, pour les familles confrontées à ce problème. Il importe de les aider et de les accompagner afin de leur donner les moyens de réagir quand elles sont démunies et d'éviter ainsi qu'elles ne s'y résignent. L'absentéisme est un phénomène complexe qui peut résulter de différents facteurs. Ceux-ci peuvent être d'ordre scolaire : difficultés sur le plan scolaire (notamment passage d'un cycle ou d'un degré à l'autre, difficultés dans l'orientation, défaut d'adaptation à l'organisation scolaire, aux modalités d'évaluation), climat scolaire peu favorable (élèves victimes de violence ou de harcèlement, relations difficiles avec les personnels de l'établissement ou avec les autres élèves), mais ils peuvent aussi concerner le plan social, familial et de la SANTÉ. Face à l'ensemble de ces facteurs, il est donc nécessaire d'apporter des réponses diversifiées.»

Tout cela a été choquant et très humiliant pour moi, en tant que maman inquiète de la situation médicale et scolaire de mon fils.

J’ai donc répondu à l’Inspecteur d’Académie, écrit au Médiateur du Rectorat et me suis présentée aux convocations. La première réunion concernant l’enquête sociale s’est faite au sein de bureaux administratifs de la Direction Territoriale, avec une assistante sociale et une personne représentant le corps médical en relation avec le monde de l’enfance : une infirmière-puéricultrice.

J’ai été assaillie de multiples questions sur ma vie, mon fils, mes filles adoptives, ma grossesse, mes lieux de vie, etc. Ils savaient déjà beaucoup de choses, notamment les difficultés rencontrées avec ma seconde fille adoptive, avec qui nous avions rencontré des problèmes éducatifs liés à une adolescence très difficile et un peu normale suite à l’enfance au Bénin de ma fille, qui avait connu deux orphelinats. La liaison entre ces deux époques de ma vie, entre ma fille et mon fils, a été plutôt cruelle.

On m’a rappelé aussi la période de ma première fille, décédée à l’âge de deux ans et demi, en 1997, d’une encéphalite foudroyante.

Mon fils a été ensuite convoqué tout seul devant les dames de l’enquête sociale puis elles sont venues durant deux heures à mon domicile, me reposant encore beaucoup de questions personnelles, visitant la chambre de mon fils et essayant de comprendre ce qui s’était mal passé avec le collège, me demandant même quelles responsabilités j’avais dans tout cela.

Étant donné le courrier reçu avec la menace d’amende pour absences « sans motif légitime », j’ai écrit deux mails au Collège pour justifier d’absences non prises en comptes pour maladie, leur envoyant même des justificatifs. Mais après les vacances de février, j’ai reçu un mail venu de la Direction du Collège signé par toutes les personnes ayant signé le PAI, me signifiant que je ne devais plus écrire de mails au Collège et qu’ils ne me liraient pas.

Ils demandaient aussi à Marc de ne plus participer à la vie scolaire de mon fils, étant donné son absence de lien officiel et biologique avec mon fils. Ils n’ont en effet pas apprécié qu’il vienne déposer des devoirs de mon fils ainsi qu’une évaluation à rendre à deux professeurs, me disant qu’ils ne sont pas une « boîte aux lettres ». Il faut savoir que par ailleurs, on ne peut déposer ces devoirs nul part, ni à la Vie Scolaire, ni à l’accueil du Collège. Donc, ils refusent leur travail de liaison, de soutien et d’aide envers les familles. Ils refusent aussi que tout se passe bien entre les professeurs et les élèves. Dans ce mail, était écrit noir sur blanc qu’ils demandaient aux professeurs de ne plus m’aider, de ne plus me passer de cours ou devoirs et que le PAI était bel et bien terminé.

J’ai immédiatement appelé la Principale du Collège. J’ai pu parler à l’adjointe qui m’a dit que la Principale m’entendait en haut-parleur. Elles ont entendu ma parole et mon retour sur leur mail. Je suis restée très calme mais j’ai exprimé clairement mon désarroi, mon étonnement et mon mécontentement. La conclusion a été qu’ils avaient plus de 550 élèves à s’occuper et qu’ils ne pouvaient s’occuper de mon fils… Et que si la solution de finir la classe de sixième au CNED, par correspondance, était mienne, alors c’était bien la seule solution à proposer, pour terminer l’année dans la « sérénité ».

J’ai raccroché le téléphone et les évènements se sont précipités, mais sur plusieurs semaines, bien plus longuement que je ne le pensais. En effet, pour l'inscription au cours du CNED, il fallait l’accord de l’Académie de Grenoble, car c’était un arrêt de classe en cours d’année pour raisons médicales. Il fallait aussi au dossier le certificat médical d’un spécialiste. Il fallait être reçu par l'un des services de l'Académie de Grenoble, convocation à laquelle je me suis rendue.

J’ai été accueillie par deux dames très à l’écoute, dont le Médecin du Rectorat, qui ont pris sainement la décision d’un accord pour les cours au CNED, afin que mon fils vive la fin de sa classe de sixième dans l’apaisement.

Mon fils entre-temps voyait toujours un pédopsychiatre ainsi qu’un médecin du Centre anti-douleur qui lui a proposé des séances d’hypnose. L’adénolymphite dont il souffrait et qui avait été pris en compte depuis début juillet 2015 a été écartée par une spécialiste des intestins, ce médecin jugeant que cela durait depuis trop longtemps. Mais tout le monde n'est pas forcément de cet avis, les crises d'adénolymphite pouvant durer et reprendre par crises fortes et régulières.

Cette spécialiste a jugé qu’il ne fallait pas faire plus d’examens que ceux déjà faits (échographies, analyses de sang, de selles et d’urine) car la croissance de mon fils lui semblait bonne. Elle a plutôt énuméré dans son rapport ce qui pourrait faire penser à des maux de ventre psychosomatiques, dus à diverses choses, à des chocs dus aux deuils ou à la perte de son meilleur ami, ou bien à une humiliation collégienne vécue fin septembre. Pourtant, là encore, aucun diagnostic de phobie scolaire n'est encore posé.

Les douleurs de mon fils étaient très fortes, d’où la demande en octobre 2016 d’une deuxième échographie avec la mention « bilan de douleurs abdominales récidivantes ». Le 8 décembre, il a dû être conduit aux Urgences, où le médecin urgentiste a prescrit Débridat (déjà pris), Forlax plus X-Prep. Lorsque le pharmacien m’a supplié de ne pas donner l’X-Pred à mon fils, me disant que c’est très dangereux pour un enfant et que cela peut le vider, cela m’a donné matière à réfléchir sur le corps médical. J’ai remercié ce pharmacien et n’ai pas donné ce remède de cheval.

Mon fils a essayé nombre de traitements, entre Advil, Spasfon, Lactibiane, Débridat, Carbophos, Forlax, et de nombreux remèdes homéopathiques. Les anti-douleurs ne soulagent pas ses maux de ventre. Seuls deux remèdes l’apaisent : Belladonna et Colocynthis, en 9 ch, donnés par le Docteur Dransart. Si je raconte tout cela, c’est pour expliquer tout le paradoxe entre l’incompréhension passagère de l’Éducation Nationale et l’inquiétude de parents face aux douleurs d’un enfant qui ne simule pas. C’est toute l’angoisse d’une famille qui ne sait comment soulager son enfant mais qui se doit aussi d’honorer les obligations scolaires et les horaires des cours, devant un fils fatigué et souffrant d’insomnies dues à des douleurs durant plusieurs mois.

On m’a reproché aussi au Collège durant cette difficile réunion de janvier des absences des années précédentes, en primaire. Mon fils a souffert en primaire de fortes douleurs de croissance aux jambes et aux bras et a été victime aussi de gros problèmes dentaires, ce qui a donné aux médecins l’obligation de l’endormir pour faire une opération difficile.

L'enquête sociale m’a aussi demandé des comptes sur les changements d’écoles de mon garçon. J’ai pu leur expliquer pourquoi mon fils avait dû changer d’écoles en primaire, suite à des humiliations et des coups portés à mon fils, ainsi qu’un déménagement dû au fait que mon propriétaire vendait mon appartement en 2009 et, en 2013, pour un nouveau travail après un an et demi de chômage. Mon fils a fait ses trois dernières années en école privée, ce qui a été salutaire pour lui, car le niveau était élevé scolairement et, en tant qu’enfant précoce, c’est important d’être pris en compte dans son niveau et son appétit d’apprendre. 

Mon fils a mal vécu toute cette situation d'arrêt du PAI et la suite, même si j’ai essayé de minimiser l’enquête sociale auprès de lui, pour le protéger.

Ce que j’aurais souhaité par dessus tout, c’est qu’on laisse au PAI le temps de se mettre en place, pour mon fils, et qu’on ne m’ait pas traitée comme on m’a traitée, comme un danger pour mon enfant. La mesure d’enquête sociale a été très violente pour moi et pour mon fils. Cette décision est parmi les pires que j’ai connues dans ma vie. Au lieu de construire, cette Direction du Collège et cette médecin scolaire ont détruit.

J’ai appelé depuis des numéros d’aides aux parents. On m’a conseillé de saisir le Défenseur des Droits des Enfants et de voir un avocat. Une association m'a conseillé de saisir la MDPH et de faire reconnaître les problèmes de mon fils comme handicap, ce que j'ai fini par faire, avec l'aide d'un médecin, en juin 2017. Car lorsque les douleurs se répètent depuis longtemps, cela est considéré comme handicap et vous pouvez alors prétendre à des aides pour votre enfant et à avoir un regard différent de la part de la société éducative et administrative.

Ma revanche sur l'injustice est de partager mon vécu et l’histoire de mon fils avec vous tous, qui me lirez. Cela peut aider d’autres parents et faire réfléchir des professionnels de la Santé et de l’Éducation. Et si cela peut parvenir au Ministère de l’Éducation, j’en serais fort aise, vous répétant ici les paroles de mon médecin de famille, effaré devant l’établissement de certaines lois récentes sur l’absentéisme : «D’autres familles sont inquiétées depuis quelques temps, même avec des problèmes de santé justifiés de leur enfant, pour un absentéisme répété à cause de la maladie. J’ai dû faire une lettre pour une famille devant passer devant un juge pour le même problème que vous. On ne voyait pas cela avant. »

Au final et sans langue de bois, je poursuivrais mon article et ce témoignage en mettant le doigt sur le défaut de la Chef d’Établissement de mon fils qui n’a pas su mettre en oeuvre la dernière phrase du texte de loi suivant : «En cas de persistance du défaut d'assiduité, le directeur de l'établissement d'enseignement réunit les membres concernés de la communauté éducative, au sens de l'article L. 111-3, afin de proposer aux personnes responsables de l'enfant une aide et un accompagnement adaptés et contractualisés avec celles-ci. Un personnel d'éducation référent est désigné pour suivre les mesures mises en œuvre au sein de l'établissement d'enseignement.» Aucun personnel n’a été désigné pour suivre le PAI et accompagner les enseignants dans sa mise en place.

On a enfoncé très rapidement une mère déjà bien isolée et on a préféré ignorer le problème de santé au profit d’une suspicion sordide sur la famille, arrêtant de façon destructrice un projet d’accompagnement salutaire pour un enfant. Personne n’a eu cure de la sensibilité de mon fils qui a pris en pleine face l’arrêt de son PAI. Pourtant, il était question de sa précocité dans ce projet, avec une attention particulière demandée pour cette sensibilité caractéristique aux enfants précoces.

Dernière chose : quelle honte pour la médecin scolaire d'avoir appelé mon médecin de famille pour lui demander si le certificat médical envoyé fin janvier était un faux, produit par mes soins !! Un médecin scolaire donne sa priorité à aider les familles, pas à détruire un projet d'accompagnement. Il honore ses promesses faites à un enfant de comprendre ses maux et de l'accompagner dans le temps et la confiance.

Que s'est-il passé ensuite, à partir de mars 2016 ? Mon fils a donc été accepté au Cned réglementé sur l'avis favorable du Rectorat. La phobie scolaire n'avait alors été diagnostiqué par personne. Puis après un retour au collège et un début de cinquième où il a souffert de harcèlement moral de certains jeunes qui l'accusaient de feinter sur ses douleurs et de mentir, d'inventer, mon fils a fait un total blocage et un refus du collège.

Du coup, je l'ai inscrit au Cned en libre, c'est à dire en payant tout. Et j'ai fait une demande de Soins-études, dans un dispositif adapté, accueillant des élèves souffrant de phobie scolaire et de blocages les empêchant de suivre une scolarité normale .

Une place lui a été proposée en février 2017 et en mars il y rentrait avec très peu d'élèves en classe et une petite structure accueillante. On lui a demandé l'obligation de poursuivre les entretiens avec la pédo-psychiatre démarrés depuis longtemps déjà, obligation qu’il a respectée.

Malheureusement un cancer du sein avec HER2 positif m'est tombé dessus fin mars et une opération urgente a été déclenchée fin mai. Tout cela a contrarié la scolarité de mon fils qui a eu peur de me perdre et qui avait déjà perdu son père et ma propre mère du cancer. Malgré mes supplications, le dispositif s'est refermé pour lui début juin lors du conseil de classe.

Le diagnostic de phobie scolaire a été posé médicalement courant juin et la Mdph a reconnu un handicap de ce fait sur dossier médical et à ma demande. Mon fils a fait sa rentrée de quatrième dans un nouveau collège public. De mon côté je suis en traitement de chimiothérapie.

Il y a eu de telles absences pour maux de ventre et insomnies que j'ai insisté pour la mise en place d'un PAI ou d'un accompagnement mis en place pour mon fils. J'ai été convoquée à cet effet le 19 septembre par le médecin scolaire, par l'infirmière et l'assistante sociale du nouveau collège. Cette dernière avait déjà prévenu les services sociaux dès le deuxième jour d'absence et -le 19- elle m'a bien dit clairement que je risquais d'être convoquée par le Juge au Tribunal, après qu'elle en ait référé à son Chef de service, si rien ne rentrait dans l'ordre et si les absences ne stoppaient pas.

Cela m'inquiète beaucoup, surtout dans l'état actuel de ma santé. Je me sens très fatiguée, j'ai perdu un sein et la cicatrice me fait toujours mal, je n'ai plus de cheveux et des douleurs un peu partout. La médecin scolaire a proposé de son côté que mon fils arrive à venir en cours tous les jours à partir de 11 heures jusqu'aux vacances de la Toussaint. Et dans le cas où il ne viendrait pas, avec ces horaires, elle propose une hospitalisation. Aucun PAI n'a été signé.

Depuis deux semaines, depuis cette décision, mon fils a pu aller en cours seulement un jour sur deux. Mais il fait des efforts et je demande juste que personne ne vienne arrêter ce dispositif mis en place et qui devrait être reconduit par la mise en place d'un Projet éducatif personnalisé.

J'ai pris contact avec l'association des parents d'enfants et ados souffrant de phobie scolaire et avec la Maison des Adolescents, ainsi qu'avec l'association des parents d'enfants précoces.

J'espère trouver les professionnels qui m'aideront, ainsi que l'accompagnement adapté aux problèmes de mon fils.

 

Chloé Laroche

 


----- Voir mon autre article du 26/09/2013 :

"Harcèlement à l'école publique, phobie scolaire, exclusion volontaire, réalité d'enfants souffre-douleurs, témoignage d'une maman repartie dans le privé."

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/09/26/temp-666a1d2f920d73e49d3d77d33e253498-882444.html

 

et aussi celui du 20 février 2013, voir ci-dessous :

"L'école est pour tous, à quelques exceptions près... avec les moyens et personnels manquants. Mon témoignage de maman citoyenne gardant les yeux ouverts."

 http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2013/02/20/l-ecole-est-pour-tous-a-quelques-exceptions-pres-et-avec-les.html

 

Bonsoir à tous et toutes,

 L'année passée, au moment où Monsieur Sarkozy, encore Président, disait : "L'école est pour tous et doit s'adresser à tous les enfants", je vivais l'exclusion de l'école publique avec mon fils qui allait avoir sept ans.

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Quand on oblige un enfant à recopier le règlement de l'école à l'écart de tous, (pas le résumé mais celui qui s'adresse aux adultes), parce qu'il avait parlé à la cantine. Quand on laisse la violence s'installer dans la cour de l'école, au point que mon fils a vu son pantalon baissé et que la honte a été mise sur lui quand on a laissé croire que c'est lui qui montrait ses fesses... Quand un directeur prend à partie un enfant devant tous alors qu'il est déjà exclu par les autres. Quand les professeurs des écoles, n'ayant plus d'aides dans leur classe (Rased), laissent de côté un bon élève -qui du coup s'ennuie- pour s'occuper des nombreux enfants en difficulté de leur classe. Quand on abandonne un élève dans l'école alors que toute la classe part finaliser un projet de construction à l'extérieur, comme c'est arrivé pour mon fils, le jour où il a dû recopier le règlement de l'école, sans même le comprendre.

Mon fils est sorti de son école de la Villeneuve avant les vacances de février 2012 en pleurant et en disant qu'il ne voulait plus jamais retourner à l'école. Ce même enfant qui demandait à l'âge de deux ans d'aller à l'école et à trois ans d'apprendre à lire et écrire !

J'avais demandé depuis quelques temps de rencontrer la psychologue, proposant aussi un changement de classe pour mon fils, mais le temps a manqué à cette professionnelle et l'eau a coulé sous le pont de l'ennui, laissant le champ libre à la déception grandissant dans le coeur de mon fils.

Dernièrement, une conseillère familiale m'a confié son opinion que les parents devaient rester en retrait de l'école et de ce qui s'y passe, et qu'ils n'ont pas à s'opposer aux décisions et comportements du corps enseignant ni à donner leur opinion.

Je pense au contraire que nous sommes citoyens et qu'en tant que citoyens et parents, nous avons la responsabilité de prendre conscience d'un malaise existant au sein de l'école quand notre enfant souffre d'un état de fait. Si nous constatons des violences se poursuivant en cours de récréation, sans qu'un adulte n'intervienne -par faute bien sûr de manque de personnel-, si nous constatons que notre enfant est tombé et que personne ne nous a prévenu jusqu'au soir, laissant une plaie au crâne sans soins, prétextant qu'aujourd'hui, on ne doit rien soigner ni désinfecter, il est de notre devoir de parents d'agir et de signaler. Ce dernier fait s'est passé dans une école privée et il est véridique.

J'ai changé mon fils d'école et, au retour des vacances de février 2012, il a été reçu dans un nouvel établissement, dans une école privée accessible financièrement (je ne paye que quatre-vingt euros par mois). Il est arrivé dans une classe qui l'a très bien accepté ; mon fils a été accueilli par une maîtresse qui a su le rassurer sur l'école et sur le fait de pouvoir s'ouvrir de ses éventuelles difficultés avec d'autres enfants aux enseignants. Pouvoir accueillir la parole de l'enfant sans qu'il ait peur d'être puni, comme mon fils le vivait dans l'école précédente, et arrêter de punir tout le monde quand on préfère ne pas désigner un coupable. Quand on nous force à avaler de la terre comme mon fils en CP l'a vécu et qu'on est puni comme celui qui nous a humilié, parce que cela arrange le corps enseignant, c'est extrêmement injuste et destructeur.

Mon fils a rejoint une classe qui avait son niveau, avec beaucoup d'enfants ayant de l'énergie à revendre mais avec de l'avance pour la plupart. Il aime à nouveau l'école et a d'excellentes notes en CE1. Mais je dois dire que j'ai été amère d'entendre à propos de l'école publique qu'elle "existait pour tous", au moment où mon fils l'a quittée. Je pense que ce ne sont pas les rythmes scolaires qui sont à changer, mais plutôt l'encadrement des enfants, le nombre de personnel qualifié pouvant seconder les professeurs des écoles, les Rased à recruter en nombre, la formation IUFM des maîtres à remettre en route et des aides spéciales à mettre en place pour les enfants n'arrivant pas à apprendre à lire et à écrire.

Chloé LAROCHE

 

 

24/06/2015

Ma lettre aux parents d'Ayana, suite à la lettre de Jean-Marc Dupuis. Mon témoignage de maman orpheline face à la mort brutale de ma fille en 1997.

 

 

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Merci Jean-Marc Dupuis d'avoir écrit votre lettre (lettre que, chers lecteurs, vous trouverez ci-après... en-dessous de ma lettre) pour les parents d'Ayana. Merci Jean-Marc pour tout ce que vous écrivez aussi afin de protéger la santé de chacun d'entre nous.

Je voudrais écrire ceci aux parents d'Ayana, Julie et Jason :images-21.jpeg

Chers parents, j'ai vécu quelque chose d'un peu similaire en 1997 quand ma fille Océana, qui avait trente mois, est décédée en trois jours d'une encéphalite foudroyante. Elle avait reçu un vaccin en janvier après une varicelle. Le pédiatre a voulu la vacciner alors qu'elle venait d'avoir cette maladie. J'étais jeune à l'époque, j'ai laissé faire. Elle est décédée un mois après mais personne n'a voulu faire le rapprochement, étant donné qu'il y avait un virus de grippe très virulent et que ma fille l'a attrapé. Le pédiatre a attendu trois jours avant de donner des antibiotiques. Il était trop tard, le mal avait pris son cerveau, si vite. Par la suite, des liens ont pu être fait avec la résurgence grave de la varicelle réveillée par le vaccin, alliée à une grave complication de grippe. Mais tout cela est resté dans la tombe, au sein d'une supposition nébuleuse et sans véritables explications.

À l'hôpital, ma fille est tombée dans le coma, comme foudroyée. C'était le jeudi 13. Le lendemain matin, 14 février, les médecins nous ont dit : "On va devoir débrancher votre fille, son coeur bat mais son cerveau est mort. Vous n'avez rien à dire, nous le ferons." Le ciel nous est tombé dessus. je voyais ma fille vivre, respirer... et ils allaient la tuer. Une amie m'a appelée, m'a parlé doucement : "Laisse la partir, s'envoler, ne la retiens pas, c'est son heure de partir." C'est cela : accepter le destin, accepter que la mort emporte ceux que l'on aime, accepter l'impermanence pour chacun d'entre nous, accepter l'impuissance de ceux qui sauvent et qui protègent en général : les médecins, le corps médical.images-24.jpeg

Accepter qu'on me dise : "De toute façon, vous l'auriez amenée plus tôt, on n'aurait rien pu faire, on n'a pas de traitement pour ce qu'elle a, on est démunis." J'ai peigné ma fille une dernière fois, je l'ai habillée. C'est le 15 qu'ils ont débranché ma fille. Arrachement des entrailles, comme un pic dans le coeur et c'est à vie que mon ventre a vu un trou béant se faire en moi. Depuis, dix-huit ans ont passé, et je passe ma vie à donner, à aider, à tendre la main à autrui. J'ai adopté deux filles et j'ai eu un fils qui a dix ans maintenant. J'ai pu faire tout cela lorsque j'ai compris (très rapidement) que Dieu est le Dieu de tous, des vivants et des morts. Je vous explique : une maman qui perd son enfant ne le voit plus, ne le sent plus, elle ne sait pas où il est. C'est terrible, c'est un arrachement mortel. On a l'impression d'être entre ciel et terre, au bord de la tombe, en bascule d'éternité.Unknown-8.jpeg

Alors quand j'ai compris un jour en un éclair de lucidité que si Dieu existe, il existe pour les vivants mais aussi il protège les morts ; il s'en occupe, comme les anges s'en occupent, comme les entités de lumière s'en occupent, alors cela m'a rassurée. J'ai délégué aux forces de lumière et d'amour, j'ai accepté de renoncer à mon inquiétude profonde de maman et je suis entrée dans une certaine confiance. Je dis "certaine" car la peine est là, profonde, les larmes, l'absence terrible, les pensées obsédantes parfois -concernant les derniers jours avant le décès-, la culpabilité d'être encore vivant sans son enfant qui lui est mort, la colère de n'avoir rien pu faire, colère aussi contre les médecins, mais les médecins ne sont que la main du destin, implacable et frappeur.Unknown-7.jpeg

Je me suis reconstruite en écrivant un livre pour aider d'autres parents dans le deuil, puis d'autres livres, en créant plus tard un blog, en reprenant les concerts avec mon violon, en devenant ambulancière, en marchant en montagne et en emmenant des groupes avec moi vers les sommets, vers la vie, en choisissant l'adoption et de donner tout cet amour laissé au fond de moi à des enfants sans parents.

Je vous souhaite, Julie et Jason, beaucoup de courage. Votre petite Ayana vous protégera toujours sur votre chemin et vous protégera comme ma fille Océana me protège pour toujours et jusqu'à ma mort et bien au-delà.

Chloé Larocheimages-20.jpeg

 

 

 

 

 

______________  Lettre de Monsieur Jean-Marc DUPUIS :

 

Condoléances extrêmes aux parents d’Ayana

Pas de commentaire - 3 795 lecture

 

Chers amis,

Excusez-moi d’être direct, surtout sur un sujet si douloureux.

Mais vous, pensez-vous que vous pourriez trouver les mots justes pour réconforter deux jeunes parents qui se préparent à la mort de leur bébé ?

C’est ce qui est en train d’arriver à Julie Pitel et Jason Rivière, les parents de la petite Ayana. Leur bébé de sept mois est dans le coma depuis le 6 mai après avoir été vaccinée à l’Infanrix Hexa et au Prévenar [1].

Dimanche 21 juin, les médecins leur ont annoncé que le système de respiration artificielle qui maintient Ayana en vie va devoir être arrêté « dans six ou huit jours » [2]. En effet, ils estiment que son cerveau est « irrémédiablement détruit ».

C’est une épouvantable tragédie.

Moi-même qui ai perdu brutalement ma fille de 12 ans il y a peu, je me sentirais complètement démuni si je me trouvais face à ces jeunes parents.

Pourquoi ?

Parce que chaque cas est unique et je crois qu’il est impossible d’imaginer ce que ressentent des personnes dans un tel drame.

« Condoléances » est un mot qui vient de l’ancien français « condouloir », s’affliger avec quelqu’un [3].

« Je vous présente mes condoléances » veut dire « je souffre moi aussi avec vous du malheur qui vous afflige ».

Mais dans ce cas, j’aurais terriblement peur que mes paroles paraissent vaines, inutiles, et qu’elles ne les réconfortent pas, au contraire même : « Vous pouvez toujours parler, rien ne nous rendra jamais notre enfant ! », pourraient-ils me répondre, avec raison.

Et pourtant, même si je suis maladroit, je voudrais vraiment dire à Julie et Jason que je leur présente, sincèrement, mes plus extrêmes condoléances et je suggère à tous les lecteurs de Santé Nature Innovation qui le souhaitent de s’associer en ajoutant un mot en commentaire de ce texte.

Je voudrais qu’ils sachent combien je souffre pour eux et pour leur bébé. J’ai été bouleversé par le courage qu’ils ont montré à la télévision et depuis le début de cette affaire. Ils ont à peine 21 et 22 ans ! (vous pouvez par exemple voir le reportage ici)

Ce qu’ils sont en train de vivre, ils ne l’oublieront jamais. C’est une épreuve qui marque pour toujours. Dans 20, 30 ou 50 ans, les larmes leur monteront aux yeux chaque fois qu’ils repenseront à leur petite chérie.

Que faire maintenant ?

Selon les articles que j’ai pu lire dans les médias, Me Ludot, l’avocat qui défend Julie et Jason, est énergique et il les défend bien.

Il semble qu’il y ait eu un problème avec le SAMU, qui n’a pas voulu se déplacer alors que la petite avait 42,5°C de fièvre après sa vaccination. Elle aurait même fait une convulsion, qui est une urgence médicale extrêmement sérieuse et fait partie des effets secondaires bien connus des vaccins. S’ils avaient fait le minimum, ils auraient peut-être pu la sauver.

Selon le journal Le Parisien, Me Ludot aurait déclaré :

Nous voulons « tout savoir de ce qui s’est passé » et « nous voulons que soit tenu aux parents un discours loyal et honnête, à savoir que la nocivité des vaccins est à l’origine des 42° de fièvre (d’Ayana) : c’est l’association criminogène des deux vaccins, Prevenar et Infanrix » [4].

Cette demande paraît d’autant plus légitime que cette tragique affaire a eu lieu précisément au moment où les pouvoirs publics et la plupart des médias essayaient de diaboliser l’action du Pr Henri Joyeux pour la simple raison qu’il demandait le retour du vaccin DT-Polio, plutôt que l’obligation de fait imposée aux parents de recourir aux supervaccins comme l’Infanrix.

Les médias bien ennuyés

Confrontés aujourd’hui à leurs contradictions, ces mêmes médias sont aujourd’hui plus qu’ennuyés.

Ils sont en effet bien obligés de parler de l’affaire d’Ayana. Mais comment expliquer au public que l’Infanrix, dont ils ont dit qu’il n’était pas du tout dangereux, soit impliqué dans la mort d’un bébé qui était en parfaite santé avant les injections ?

La solution, assez piteuse, qu’ils ont en général choisie est de rester dans le vague.

La plupart, comme le journal Le Monde [5], L’Express [6], le Nouvel Observateur [7], reprenant l’AFP, ont choisi le mensonge par omission, en parlant d’un accident « suite à deux vaccins », sans préciser lesquels.

D’autres, et c’est peut-être pire encore, ont écrit que l’accident s’était produit après une injection de DT-Polio, opérant un amalgame aussi mensonger que dangereux entre le DT-Polio, qui est obligatoire, nécessaire, et dont nous attendons tous le retour dans les pharmacies, et l’Infanrix, qui n’est pas obligatoire, pas nécessaire, et que personne n’utiliserait s’il n’y avait pas de pénurie de DT-Polio, surtout qu’il coûte sept fois plus cher.

La ministre de la Santé Marisol Touraine garde le silence

La ministre de la Santé Marisol Touraine, enfin, a choisi… le silence.

En un sens, elle est logique avec elle-même puisqu’elle avait eu le cran de déclarer que « la vaccination, ça ne se discute pas », alors même que la petite Ayana venait de tomber dans le coma après avoir reçu son vaccin.

La mort d’Ayana ne doit pas rester vaine

Mais au fond, peu importe. Ce qu’on espère aujourd’hui, c’est que les parents d’Ayana parviendront à surmonter cette épreuve aussi terrible qu’injuste, et qu’ils seront soutenus par le plus grand nombre possible de personnes.

Nous avons aussi l’espoir que la mort de la petite Ayana ne restera pas vaine, et que le retour du simple vaccin DT-Polio sans aluminium dans les pharmacies de France permettra bientôt à tous les bébés d’être vaccinés dans les meilleures conditions de sécurité.

Comment se reconstruire

La seule chose positive que l’on peut essayer de dire aux parents d’Ayana, c’est que ce type d’épreuve vous transforme de façon définitive, mais pas forcément dans le mauvais sens.

Si vous parvenez à vous « reconstruire » après cela, votre nouvelle vie, votre nouvelle façon de vivre et de voir le monde, en sont irrémédiablement transformées.

Mais cette transformation n’est pas toujours uniquement une destruction. Il se peut aussi que la mort de votre enfant change votre regard sur la vie, sur les autres, sur vos autres enfants si vous en avez, sur votre conjoint et vos parents, en vous imposant un regard plus calme, compréhensif, plus chargé d’amour et de sagesse.

Après une tempête pareille, vous comprenez mieux les bornes de la vie sur terre, vous réalisez de façon concrète qu’il y a des limites auxquelles personne n’échappe, des frontières d’au-delà desquelles personne ne revient. Cela peut vous donner plus de sérénité et une plus grande capacité à apprécier le moment présent. Vous pouvez acquérir ce brin de fatalisme et de recul qui peuvent être une bonne chose si vous aviez tendance à être trop angoissé, trop impatient, trop pressé dans l’existence.

Que vous le vouliez ou non, vous êtes obligé de relativiser un certain nombre de choses. Beaucoup de risques ou d’épreuves qui vous inquiétaient avant vous paraissent bénins, par contraste avec ce que vous avez vécu.

Vous n’avez plus envie de vous énerver parce qu’on vous a éraflé votre voiture sur le parking du supermarché. Rater vos vacances, perdre votre travail, vivre un chagrin d’amour, recevoir une amende ou une facture salée inattendue ne sont plus des causes que vous prenez vraiment au sérieux pour vous rendre malheureux.

« Allez, c’est la vie », vous dites-vous plus facilement. Vous apprenez à faire contre mauvaise fortune bon cœur parce que vous savez maintenant que vous allez oublier tout ça bien vite, beaucoup plus vite que cette douleur qui, elle, est pour toujours dans votre cœur.

Bien à vous,

Jean-Marc Dupuis

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08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

14/05/2014

Un jour d'août, en Maurienne... Récit de la chute d'un ange de quatorze ans, jeune montagnard. Récit sur le destin et l'acceptation de notre impermanence. Notre vie est un mandala.

th-116.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Je suis passionnée de montagne et je suis donc dépositaire de cette histoire que je souhaite partager avec vous.

Ces faits sont réels et marquent encore le seul rescapé de cette sortie en montagne, rescapé qui a pris de l'âge mais qui, à chaque 25 août, se souvient et pleure. Il avait seize ans à l'époque mais le destin lui a montré que la mort peut frapper à tout moment et qu'elle peut être terrible et brutale, nous ramenant à notre propre existence de vivants qui bien souvent nous pensons immortels, faisant s'écouler le temps comme si la plage de notre vie était infinie.th-112.jpeg

Un jour donc, il y a fort longtemps, dans les années quarante, en Maurienne, un jeune homme de trente-cinq ans environ décida d'emmener trois jeunes de quatorze, douze et seize ans pour faire l'ascension de la Croix des Têtes en Maurienne.

Il était prêtre et a fait partie de la Résistance, véritable héros de sa région.

Ce jour-là d'août, les quatre hommes laissèrent leur corde dans le sac et grimpèrent comme des chamois dans ces parois que je vous laisse apprécier dans le lien suivant :

http://laurentguerin.pagesperso-orange.fr/montagne/croix-tetes/croix-tetes.html

Le jeune prêtre avait proposé d'emmener Jean, un jeune garçon de quatorze ans qui souffrait d'asthme. "Le bon air de la montagne lui fera du bien", avait-il dit à ses parents.

th-117.jpegEffectivement, lorsque Jean était en montagne, il allait beaucoup mieux et se trouvait transfiguré. Malheureusement, la montagne l'aimait tant aussi qu'elle l'a emporté.

Ils se trouvaient dans une montée de barre rocheuse, dans une paroi, non encordés, lorsque soudain le mauvais temps qui tournait à l'orage leur fit peur. Le meneur décida de redescendre les jeunes gens. Jean se trouvait devant, décalé un peu sur la droite. Il savait se tenir sur les rochers et grimper sur les parois comme un chamois. Mais lorsqu'il voulut redescendre, la pierre sous son pied céda et il chuta, sur plus de trente mètres.th-111.jpeg

Le jeune de seize ans le vit tomber et il se rappelle encore de ce corps disloqué, de ce cerveau éclaté, des membres écartelés par la paroi et les rochers en contrebas. Son ami était mort, si brutalement, si violemment. Sans qu'il ait pu lui dire adieu.  

Il fit preuve d'un grand courage, protégeant en même temps le jeune de douze ans d'autres chutes, car avec le prêtre, ils durent porter le corps jusqu'au torrent le plus proche, avant d'aller chercher des secours pour emmener la dépouille. Ce fut horrible pour ces trois humains qui ne voyaient en la montagne que la résonance de leurs rires quelques heures auparavant. Ils pensaient au fait qu'ils ne s'étaient pas encordés. Seraient-ils encore vivants s'ils avaient été solidaires de leur ami avec la corde installée, emportant les quatre hommes dans un destin final, ou bien auraient-ils pu lui éviter cette chute terrible ?

P1170644 - copie.JPGLes parents du jeune décédé acceptèrent la mort de leur fils sans porter plainte ni chercher d'ennui au meneur de cette randonnée. Ils dirent que c'était le destin, sans vouloir faire porter sur quiconque le poids d'une responsabilité incombant au seul tort d'une pierre qui se décroche, entraînant la chute d'un ange.

Lorsque je contemple les créateurs d'un mandala de sable, j'observe qu'ils créent une oeuvre magnifique, comme la femme porte son bébé en elle durant neuf mois, pour ensuite le donner à la vie.

Puis, le mandala reste là durant des jours, offert à la contemplation de ceux qui savent l'apprécier, dans le silence des yeux qui savourent sa beauté. Jusqu'au jour où l'on ramasse le sable coloré, le ramenant en une urne qu'on offre à la rivière ou aux vents, tel l'être humain qui retourne à la source des âmes, après avoir offert le déroulement de sa vie aux regards des personnes proches qui resteront à jamais habitées par le mandala de son existence désormais finie ici-bas. th-104.jpeg

Chloé Larocheth-114.jpeg




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Images de Mandalas :

http://www.bing.com/images/search?q=mandala&qpvt=mandala&FORM=IGRE#a

 

 

 

25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



01/04/2014

Le bonheur, c'est quoi ? Celui de la planète ? Se garder, se réserver, fuir... ou s'engager et tout donner ? La Terre a besoin de toi, de moi, de vous et aussi de la politique.

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Article dédié tout particulièrement à

Cécile Duflot, José Bové

et Pascal Canfin______


Bonjour à tous et toutes,

 

Nous sommes sur terre mais que savons-nous du bonheur ? De ce bonheur de quitter la terre en ayant suffisamment aimé, en ayant donné ce qu'on pouvait donner, en ayant conservé les acquis de la terre au lieu de dilapider, en ayant tout fait pour donner une planète vivable à nos enfants et au futur, en n'écoutant pas nos intérêts personnels égotiques ni notre souhait de fuite et de recul quant à nos engagements profonds  ?

Aujourd'hui, Monsieur Brunet sur Radio RMC a déclaré :

"Super, formidable, les écologistes nous quittent car Monsieur Valls arrive au pouvoir. Magnifique, sans eux, on va pouvoir étudier les OGM à tout va, expérimenter les gaz de schistes, faire jouer le progrès au maximum... Plus personne pour arrêter tout ça !"bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

C'est cela le bonheur, c'est cela l'avancée de la civilisation ? Aller de l'avant en expérimentant tout et n'importe quoi, en risquant de générer de nouveaux cancers et de nouvelles distorsions chez nos enfants, lesquels sont nourris de plus en plus aux végétaux transformés, au lait de vache bourré d'antibiotiques, à la viande alimentée aux hormones, aux salades enduites d'insecticides, aux OGM inclus dans les plats, dans les céréales et dans les yaourts à notre insu ?

C'est cela le bonheur et l'exercice de l'intelligence humaine ? Gaspiller à tout va alors que nous pourrions déjà travailler sur l'économie d'énergie au lieu d'en chercher de nouvelles dont on ne sait pas où elles nous mèneront ? 

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Quitter le gouvernement parce qu'il y a un nouveau Premier ministre. Je ne félicite pas les écologistes du Gouvernement qui ont fait cela aujourd'hui, laissant le champ libre à des pratiques de recherche de progrès alimentant toujours les mêmes : les plus gros, ceux qui donnent de la voix et du pognon, les industries qui marchent virtuellement et au réel sur l'existence et la santé des populations.

Le bonheur, c'est de rester coûte que coûte sur le bateau, c'est de rester petit et près de l'humain, c'est d'avoir réussi à gagner la Mairie de Grenoble pour en faire une commune écologiste, c'est de lutter contre la montée du racisme, c'est d'aller aider les familles Roms qui galèrent avec des gamins dans les rues, à Paris, à Fontaine, et ailleurs.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est d'avoir des enfants quand le ciel décide de vous les envoyer, en sachant qu'ils apportent avec eux sous l'aile une baguette de pain, c'est de donner sa chance à la vie au mépris de l'égoïsme et de la carrière absolue, c'est de laisser le choix à la femme qui a décidé de ne pas être mère mais de lui dire qu'un jour, au fil des années et des différents avortements, elle pleurera (peut-être) d'être toute seule et de se retrouver avec les mains desséchées, sans tendresse à partager.bonheur,écologie,politique,valls,science,progrès,sens,vie,terre,planète,grenoble,roms,expulsion,trêve hibernale,sdf,pauvreté,crise,argent,richesse,générosité,brunet,radio rmc,gouvernement,hollande,ogm

Le bonheur, c'est de dire à cette femme de quatre-vingt sept ans, qui regarde son coffre-fort bien plein et qui ne vit que pour cela... :

"Regardez là-bas, de l'autre côté de la mer, il y a des peuples qui meurent de faim, donnez-leur par "Action contre la faim".... Et regarde là-bas, de l'autre côté de ton quartier, en France, aujourd'hui, il y aura des familles pauvres expulsées à la fin de la trêve hivernale... Donne, donne, donnez.... !!"

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Cette dernière phrase, ainsi que l'ensemble de cet article, est dédié aux Écologistes qui viennent de refuser un super ministère offert par Manuel Valls... et en plus en menaçant d'exclure ceux des leurs qui accepteraient cette offre ! Cette pratique et menace d'exclusion se dessine à mes yeux comme une manifestation sectaire et désobligeante pour tous les sympathisants Verts de France. Le bonheur est dans le pré mais pas dans celui des Verts !

Chloé LAROCHE


https://fr.news.yahoo.com/écologistes-deelv-refusent-participer-au-gouvernement-valls-182906429.html

22/11/2013

Je prends la défense des ambulanciers, touchés par une nouvelle mesure de hausse de taxe risquant de les prendre à la gorge.

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 Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé grand chose sur internet au sujet du nouveau problème que traverse la profession des ambulanciers, à part l'article de "Bien Public" ci-dessous... Le problème en question étant le passage de sept à dix pour cent de taxe TVA ... ce qui génèrerait  quarante pour cent de perte d'emplois (13 mille emplois) et à terme la fin des VSL, véhicules sanitaires légers...

C'est gravissime pour la profession, cette profession que j'ai choisie par vocation il y a plus de dix ans,  métier sur lequel on tape souvent  en le taxant de nid à profiteurs, de générateur du trou de la Sécurité Sociale et autres "jolis" surnoms.

Voici un texte que je viens d'écrire sur un article de détracteur : "L'ambulance joue les taxis" ....ambulance,ambulancier,mécontentement,taxe TVA,loi,politique,métier,fin du VSL,taxi,profession,sanitaire,hôpital,santé,sanitaire,handicap,maladie,cancer,dialyse,témoignage,ambulancière femme,portage,dos,douleur,difficile,route,danger,risques,l'express,bien public,médecin,bon de transport,cent pour cent,mutuelle,sécurité sociale,intérêt public,

Je leur ai répondu ceci : 

Vous exagérez.... Facile de tirer sur l'ambulance.... Vous avez pensé au risque que les ambulanciers prennent chaque jour sur la route, ces salariés et ces patrons de petites entreprises qui accompagnent à longueur de journée des personnes malades, handicapées et âgées ? C'est un service qu'ils rendent à la société pour des personnes souvent très fatiguées par leurs traitements.

À propos des soi-disants ambulanciers qui font du taxi à deux, je peux témoigner sur le cas d'un monsieur âgé ramené après sa dialyse. Il ne quitte pas la dialyse sur un brancard mais sur ses deux jambes. Cependant il n'a plus la force de remonter chez lui, au deuxième étage sans ascenseur. Il faut donc envoyer une ambulance car dans un Vsl ou un taxi médicalisé, il n'y a qu'une personne qui peut aider. Nous le portons à deux, en chaise. Je suis une femme de 47 ans et je peux vous dire qu'au niveau du dos, on prend. Alors, avant de balancer toujours sur notre corps de métier, évaluez d'abord le service que nous rendons à la société.

ambulance,ambulancier,mécontentement,taxe TVA,loi,politique,métier,fin du VSL,taxi,profession,sanitaire,hôpital,santé,sanitaire,handicap,maladie,cancer,dialyse,témoignage,ambulancière femme,portage,dos,douleur,difficile,route,danger,risques,l'express,bien public,médecin,bon de transport,cent pour cent,mutuelle,sécurité sociale,intérêt public,Nous sommes des agents de santé publique, car sans nous, il y aurait des malaises de patients sur la route, des accidents supplémentaires de personnes incapables de conduire car trop faibles, et nous accompagnons aussi les personnes handicapées dans les couloirs des hôpitaux. Nous leur faisons leurs papiers d'entrée. Nous les attendons bien souvent après leur chimiothérapie ou radiothérapie. Nous aidons les médecins dans la manutention du patient pour l'examen. C'est un métier méconnu qui demanderait à être pris en compte et non à être jeté en pâture à la vindicte générale. 

Chloé LAROCHE

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L'article en question de l'Express... qui tire sur l'ambulance

est : http://www.lexpress.fr/actualite/economie/l-ambulance-

joue-les-taxis_718709.html#y9BkTHfy8j5RQ3hg.99

Et voici l'article qui nous comprend et nous défend : 

http://www.bienpublic.com/actualite/2013/11/19/alain-sugu...

REJOIGNEZ SUR FACEBOOK le mouvement : "Ambulanciers de France".

19/11/2013

Suite n° 4 des Scoops de Chloé... Une histoire vraie de champignons géants, la Journée du Diabète, les rencontres ufologiques, le festival du cinéma de montagne, signaler des contenus sur internet...

Voici la suite numéro 4 de quelques scoops pour vous, petites infos, témoignage direct et histoires vraies que je me fais un grand plaisir de partager avec vous chaque semaine, chaque mois ou décade... avec mes déductions et réflexions personnelles.

______________________________________chloé 2013.JPG






A-.  Les Rencontres du Cinéma de Montagne annuelle et toujours gratuite à Grenoble ont démarré cette semaine et durent du 18 au 22 novembre au Summum.

th-7.jpegC'est époustouflant de voir tous ces amoureux de nos sommets se regrouper au Summum et admirer les films de montagnards et autres sportifs d'activités périlleuses. C'est génial de voir cet enthousiasme avec trois mille personnes qui arrivent toutes au même endroit pour y pénétrer en à peine une heure de temps et s'asseoir sans avoir payé un kopek, pour regarder durant trois heures des merveilles d'énergie et de beautés naturelles : les montagnes.

Mais surtout, allez-y bien à 18 h à l'ouverture des portes, afin d'avoir une place... Petite astuce pour vous. En effet, une foule impressionnante se presse pour savourer des films de qualité chaque année. 

Merci à la Mairie de Grenoble qui nous offre cet évènement depuis quinze ans, toujours gratuit et ouvert à tous. 

Vous trouverez sur Ovs Grenoble (le site "On Va Sortir.com") chaque soir des organisateurs généreux qui ont créé une sortie sur ce festival chaque soir de la semaine. Il ne vous reste plus qu'à vous inscrire sur le net et, en plus, vous rencontrerez des personnes super à chaque fois : une occasion de sortir de votre isolement... ou de descendre de votre montagne 

Si vous voulez aller lire mon article sur le Festival 2011 :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/17/es-13-emes-rencontres-du-cinema-de-montagne-au-summum-sont-u.html

Pour revoir les vidéos :

http://www.cinema-montagne-grenoble.fr/th-8.jpeg

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B-. Un jour, un couple est allé se promener avec ses enfants dans les années 1966-67, aux Quatre Seigneurs au-dessus du Mûrier, près de Grenoble, pour aller ramasser des champignons et se promener.

th.jpegIls ont eu la peur de leur vie lorsqu'ils ont découvert des champignons géants, plus grands qu'eux, à l'orée d'un champ. Des champignons géants comme dans Tintin, sur l'Ile Mystérieuse.

En cet endroit, on savait que se menaient des expériences de l'Armée, top secrètes.th-1.jpeg

La famille a eu si peur de se trouver en face d'une limace géante ou autre déformation de la nature qu'ils partirent en courant, sans jamais en parler à personne, de crainte de se faire tuer, pour avoir découvert un secret à ne pas dévoiler.

Ceci est entièrement vrai. Aujourd'hui, les parents sont toujours vivants et maintenant âgés. Leurs enfants ont grandi et sont toujours de ce monde.

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C-. Racisme et rejet :

Ma question : comment peut-on aimer celui qui vient de loin lorsque l'on n'aime déjà pas celui qui vit à côté ?

J'ai porté cette semaine un plein sac de vêtements chauds à trois caravanes de Roms près de l'Isère, à l'entrée de l'autoroute qui va sur Chambéry, juste en sortant de Grenoble. Ils m'ont remerciée sincèrement. 

J'ai donné aussi depuis des années à la Remise (deux magasins solidaires à Grenoble) pour renflouer leurs provisions de vêtements à bas prix. J'ai organisé aussi un don de vêtements chauds avec plusieurs amis pour donner à un camp de Roms qui s'étaient installés au bord de l'Isère il y a deux-trois ans.

Je me souviens des regards de ces enfants vivant sous des tentes dans le froid de l'hiver. Certains n'avaient pas de chaussures. Il y avait aussi un bébé malade, avec une jeune mère totalement désemparée et livrée à un isolement social si évident que cela en donnait un vertige horrible pour elle et pour tous ces rescapés. J'avais appelé le médecin du Samu qui était venu.

Un soir de ce printemps 2013, alors que je déménageais, j'ai apporté plein de sacs de jouets pour enfants et de vêtements au camp près d'Alpexpo. 

Il ne faut pas s'arrêter d'aider directement ces populations.th.jpeg

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D-  Sur Ovs, le site "ON VA SORTIR", on peut trouver de tout en idées de sorties. Autrefois, sur le site, il y avait une rencontre mensuelle des amis des Extra-terrestres, rencontres ufologiques très intéressantes et sérieuses, dans laquelle étaient partagés les témoignages, l'avancée de la recherche dans ce domaine, les références trouvées... Ces rencontres continuent et la dernière s'est déroulée le 7 novembre 2013.th-12.jpeg

th-9.jpegVous pouvez consulter leur site :
http://ovni91.canalblog.com/tag/grenoble

Mais cette semaine, on fait fort, sur Ovs Grenoble, avec Philippe, jeudi soir à 19 h 30.  

Il va nous donner la date probable du contact futur de ces êtres et nous parler de la manière dont ceci va se faire. Attention à la manipulation humaine sur un sujet glissant. Car on peut être sûr de l'existence d'êtres différents de nous et peuplant l'espace... mais quant à émettre des probabilités de contact direct dans un futur proche, je crois qu'il faut être très prudent et utiliser son discernement.
th-10.jpeg

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E- Le 14 novembre, s'est déroulée la Journée du Diabète.

th-2.jpegJ'ai pu rencontrer au cours de cette journée au CHU de Grenoble des responsables et membres d'associations qui s'étaient rassemblés afin de sensibiliser la population à cette maladie qui compterait 700 000 personnes atteintes sans le savoir. Le diabète apparaît souvent à l'âge mur, généralement à partir de 40 ans et lors de la vieillesse.

Il apparaît souvent lorsque l'activité physique est absente ou trop faible, lorsqu'il y a des diabétiques dans sa famille (antécédents familiaux), lorsque l'indice de masse corporelle est trop élevé (problème de sur-poids). Testez-vous sur : contrelediabète.frth-5.jpeg

Le diabète se caractérise par un taux de sucre trop élevé dans le sang : une hyperglycémie liée à un mauvais fonctionnement du pancréas. Aujourd'hui, 3,5 millions de Français en sont atteints.

Un diabète est avéré lorsqu'à deux reprises le taux de sucre dans le sang est supérieur ou égal à 1,26 g/l.

Le diabète en France, c'est :th-3.jpeg

-17000 amputations
-2ème cause des problèmes cardio-vasculaires
-1ère cause de cécité avant 65 ans
-30 pour cent des nouveaux dialysés

On peut joindre en Isère l'Association Française des Diabétiques du Dauphiné au 0476170095. Leur site est : afd.diabete38.fr

L'Association Française des Diabétiques regroupe 105 associations actives et 1500 bénévoles dans toute la France.

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F- La Mairie de Crolles en Isère a de très bonnes idées... Elle a créé le service "Développement social" qui offre une aide financière aux familles les moins aisées afin d'offrir des activités annuelles et des séjours de vacances aux enfants de la commune.

th-15.jpeg"Vous pouvez bénéficier d'une aide de la commune pour les vacances de vos enfants. Stages, camps, colonies, à la mer, à la montagne, trois jours ou trois semaines… différentes formules sont possibles.

Seuls quelques critères sont impératifs : votre quotient familial doit être inférieur à 1370 euros, votre enfant doit avoir moins de 18 ans, le séjour doit être agréé Jeunesse et Sports et compter au moins trois nuits. Pour en savoir plus, venez rencontrer les agents du service développement social en mairie, ils vous montreront les catalogues des différents organismes et pourront vous faire une estimation en direct du montant de l’aide qui pourrait  vous être versée."

Lorsqu'on a un quotient familial de près de 400 euros, on peut obtenir une aide à hauteur de 95 pour cent du séjour ou de l'activité à l'année, ce qui est énorme.

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G- Si vous observez une page Facebook qui vous heurte ou bien un contenu sur Internet qui vous paraît anormal, choquant et pervers, alors vous pouvez alerter ce site :th-13.jpeg

https://www.internet-signalement.gouv.fr/

Mais ne demandez pas à tous vos amis et à votre réseau d'alerter, car un seul signalement suffit.

120 000 contenus illicites ont ainsi pu être traités, avec l'aide de chacun d'entre vous.

Vous pourrez lire sur ce site les conseils aux parents et aux enfants concernant l'utilisation d'internet.

Voici les conseils aux parents :

Conseils aux Parents
 
Ne laissez pas vos enfants seuls face à Internet
 

Si vous deviez ne retenir qu'une règle : installez l'ordinateur

dans la salle de séjour ou une pièce commune.

L'Internet doit être un outil familial et

vos enfants vous sentiront présents.

Si vous les laisser utiliser

Internet dans leurs chambres,

vous aurez plus de mal à les protéger. 

 
Contrôlez l'accès à l'ordinateur
 

Lorsque vos enfants se retrouvent seuls, pensez à protéger votre

ordinateur avec un mot de passe et les empêcher de se connecter

à Internet en votre absence. Sachez que les adresses des sites

visités sont enregistrées dans l'historique de votre logiciel

« navigateur » auquel on peut accéder en utilisant

la commande CTRL + H. 

 
Etablissez un dialogue
 

Laissez vos enfants vous montrer comment ils surfent :

leurs sites préférés, ceux qui pourraient vous intéresser.

Invitez-les à vous montrer ce qui les gêne, discutez-en avec eux. 

 
Eduquez vos enfants à la prudence
 

Apprenez leur des règles simples : ne jamais donner

d'informations personnelles (adresse, téléphone) ;

quitter immédiatement un site qui les met mal à l'aise ;

ne pas organiser de rendez-vous avec une personne

rencontrée sur Internet sans vous en parler. 

 
Internet et vie privée
 

Si des données personnelles (photographies, textes)

sont publiées pour vous nuire ou pour vous harceler,

vous ou vos enfants, vous êtes en droit d'en demander le

retrait auprès des responsables des sites qui les diffusent.

La Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL)

met à votre disposition une documentation pour vous guider

dans ces démarches et peut vous aider si elles s’avèrent infructueuses. 

Pour cela, vous pouvez vous rendre sur le formulaire de plainte

en ligne du site internet de la CNIL à l’adresse : 

http://www.cnil.fr/vos-libertes/plainte-en-ligne/ 

Si vous ou votre enfant êtes victime d'une infraction -

par exemple, une usurpation d'identité -

ces démarches ne se substituent pas à un dépôt de plainte

dans un service de la police nationale ou de la

gendarmerie nationale, mais viennent le compléter. 

 
Installez un logiciel de contrôle parental
 

Les logiciels de contrôle parental vous permettent de

filtrer l'accès à l'internet en interdisant la consultation

de certaines informations sensibles ou illicites

(pornographie, racisme, violence...).

La majorité des fournisseurs d'accès à Internet

propose des logiciels de filtrage parental.

Des logiciels gratuits, performants et simples d'utilisation,

peuvent être téléchargés. Il existe également des

dispositifs de filtrage sur les systèmes d'exploitation

ainsi que sur certains logiciels de navigations.

Mais attention : ces outils ne peuvent en aucun cas

« remplacer » la vigilance des parents. 

 
En savoir plus
 
Pour en savoir plus : 


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th-14.jpegBonne journée à tous !

Chloé Laroche






 

13/09/2013

Vous rencontrez des difficultés à sortir votre enfant ou votre adolescent du monde virtuel et de l'ordinateur. Vous vous sentez démunis et ne savez comment faire. Mettez des limites techniques.

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Bonsoir à tous et toutes,


th-5.jpegVoici une astuce et des conseils pour les parents qui n'arrivent pas à trouver de solutions pour leurs enfants pré-ados et même pour les huit-dix  ans...


Être accro à l'ordinateur et au virtuel, cela peut commencer tôt, alors, parents, prenez les devants, avant de vous retrouver face à des adolescents déconnectés de la réalité sans que vous n'ayez rien vu.


enfant,adolescent,dépendance,ordinateur,jeux vidéos,site,internet,éducation,limite,contrôle parental,écran,préférences système,mac,pc,parent,accro,insomnie,limitation,horaires,équilibre,sport,nature,santé,angoisse,témoignage,youtube,vidéos,influence,méfiance,prévention,maman,détresse,virtuel,réalité,perdre piedSans interdire l'ordinateur à vos enfants, mettez des limites : il existe sur votre ordinateur (voir dans "Préférences système") la possibilité de créer des sessions, une pour chaque membre de la famille avec un mot de passe à chacun, sauf que pour votre enfant ou votre jeune, vous limiterez -dans sa session- l'ordinateur à une heure par jour (par exemple), durant la semaine et à des horaires précis, par exemple avant 19 h, en utilisant le "contrôle parental" que vous trouvez dans "Préférences système", à la case "Comptes".th-4.jpeg


Après la fin de votre restriction, sa session se fermera automatiquement, sans les cris et les supplications que vous connaissiez pour le faire sortir de l'ordinateur, devant les vidéos sans fin de jeux enregistrés sur Youtube par exemple, avec une abondance de gros mots enregistrés en direct par une bande de jeunes dégénérés.


Le week-end, vous pouvez lui accorder un peu plus, une heure et demi entre 10 h et 19 h par exemple.th-8.jpeg


Bien sûr, vous avez un mot de passe général qui contrôle tout l'ordinateur (en tant que "administrateur", selon le terme informaticien). Mes informations concernent le MAC (étant sur un ordinateur Mac), mais vous devez retrouver ces applications sur votre PC. Si vous n'y arrivez pas, demandez conseil à un informaticien ou à un ami éclairé.


Dans la session que vous aurez créé à votre enfant, installez lui Google Earth, afin de lui faire connaître la planète et ses trésors, ainsi que des sites éducatifs et ludiques intelligents... dont vous mettrez les liens en faisant glisser l'icône de chaque site choisi sur son écran. C'est un cadeau que vous lui faites ainsi, en lui indiquant d'autres sources d'intérêts offerts par internet. À vous de lui accorder alors plus de temps (un quart d'heure, vingt minutes, trente minutes), pour qu'il aille explorer d'autres intelligences pouvant nourrir son être profond.th-6.jpeg


th-7.jpegLes enfants et ados ont besoin de ces limites, sinon ils sortent du monde réel et parfois ne se lavent même plus, ne veulent plus aller à l'école et ne se couchent plus. Si les parents souhaitent garder un équilibre pour leurs enfants chéris, qu'ils réfléchissent bien à l'impact du monde virtuel sur eux et les protègent en leur indiquant que la nature extérieure existe, avec l'herbe, les balades, la musique, la lecture, un bon lit, les amis réels, les conversations entre potes les yeux dans les yeux, les sports, etc.th-9.jpeg


  Chloé Laroche________________________


Ps : n'hésitez pas à témoigner dans les commentaires (voir ci-dessous, après l'article) et à nous donner, à mes lecteurs et à moi-même, vos conseils et difficultés. 


Info : ce blog totalise chaque mois en moyenne entre 400 et 600 lecteurs. Je vous remercie de me lire aussi nombreux.

 

24/08/2013

Des jeunes ont mis à l'abri des personnes âgées dans une maison de retraite touchée par un incendie, à La Terrasse en Isère.

Bonjour à tous et toutes,


Hier soir, il y a eu un incendie aux Solambres, maison de retraite de la Terrasse dans l'Isère. Trois personnes sont décédées et une personne se trouve dans un état grave. Heureusement le système de détection des fumées a bien fonctionné, arrêtant la propagation de l'incendie à tous les étages.

th-19.jpeg Des jeunes sont intervenus avec d'autres villageois pour sortir les personnes âgées à l'extérieur, avant l'arrivée des pompiers, afin de mettre à l'abri le maximum de pensionnaires.

Ces jeunes  ont été très courageux. Notamment un jeune homme de dix-sept ans nommé Élien.

th-17.jpeg

Certaines personnes âgées se trouvaient dans un état d'angoisse et de stress extrême, se cramponnant à leurs lits par peur. Ces jeunes gens ont dû faire preuve de cran et de persuasion, parfois d'autorité pour sortir le maximum d'anciens.

Bravo à ces jeunes d'avoir fait preuve de solidarité et de courage. Dans une époque d'égoïsme et d'individualisme, ils nous ont montré que les jeunes générations assurent la relève de l'entraide et de la générosité.

th-16.jpegEn attendant la réparation de l'établissement, les hôpitaux et centres médicaux de la région se sont mobilisés de leur côté pour accueillir les personnes âgées désormais sans toit.

Il est heureux et rassurant de voir que le monde médical ouvre ses portes à des sinistrés, à l'heure où l'on manque de lits et de moyens pour accueillir les souffrants.th-20.jpeg

J'adresse tous mes souhaits de courage et de soutien à l'équipe soignante des Solambres, ainsi qu'à la Direction et aux familles des victimes.

Chloé Laroche

16/07/2013

Du transport des enfants et mineurs en ambulance et de la responsabilité des chauffeurs. Mon témoignage véridique sur la profession d'ambulancier et la déontologie de ce métier passionnant.

Bonjour à tous,


ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,Suite à mes articles sur le métier d'ambulancier, j'ai eu une question d'un lecteur me demandant -en tant qu'ambulancier- quelle est la responsabilité juridique des chauffeurs conduisant des enfants et des mineurs en VSL, en taxi médicalisé et ambulances.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

En fait, on nous confie des enfants, c'est vrai ; des enfants handicapés, handicapés physiques ou mentaux, des jeunes atteints de graves maladies, des enfants allant en Centres Médico- Psychologique ou en rééducation d'orthophonie ou de kinésithérapie.

J'en ai souvent transporté et j'en transporte encore. C'est parce qu'on nous fait confiance, en tant qu'ambulanciers et professionnels de l'accompagnement routier médical. Les parents, les établissements hospitaliers, les patrons nous font confiance.

Nous devons effectivement être à la hauteur de cette confiance puisque nous devenons un adulte responsable de l'enfant qu'on nous confie, que ce soit au niveau de la sécurité routière, de la bonne mise de la ceinture de sécurité et du fait de protéger l'enfant lorsqu'il entre et descend du véhicule.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Nous sommes aussi responsables de l'enfant qui peut nous confier des secrets, secret de famille ou confidences de coeur lourd. Nous avons le devoir de le soutenir et de l'écouter, voire de signaler des faits graves le concernant... auprès des autorités judiciaires, médicales et administratives, selon l'article226-14 du code pénal - article 44 du code de déontologie médicale. Les faits peuvent englober toute maltraitance, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence ayant des conséquences préjudiciables à l'enfant pour sa santé et son développement physique et psychique.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Et puis, parfois l'enfant ne parle pas, ce qu'il convient aussi de respecter.

ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,Il ne faut jamais brusquer un enfant ni lui demander de se taire alors qu'il a envie de parler. 

Il faut savoir que des ambulanciers ont pu, en transportant des enfants handicapés mentaux, s'en occuper avec bien peu de considération ou de respect, pensant que ces enfants ne parlent pas ou sont diminués intellectuellement et émotionnellement. Ils ont pu leur hurler dessus par rapport à leur comportement mais c'est totalement contraire à la déontologie de notre métier. J'ai été témoin occasionnellement du mauvais comportement de collègues, bien que ce soit un fait rare, mais pas exceptionnel. Il n'y a pas que des personnes exemplaires dans notre profession, et parfois, des ambulanciers n'ont aucun coeur et font ce métier par obligation et nécessité de manger.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Comme il y a un grand turn-over dans le métier et que seuls ceux qui ont vraiment la vocation arrivent à rester... pensons qu'un certain nombre de chauffeurs ambulanciers peuvent manquer de patience et parfois de conscience professionnelle. C'est un métier où nous faisons aussi beaucoup d'heures, alors certains peuvent faire passer leur stress de conduite et de route sur les patients transportés et donc sur les enfants.

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Je me souviens aussi d'une jeune autiste de treize ans que je transportais et qui donnait de grands coups sur le tableau avant de la voiture et dans la portière. Il fallait que je lui parle pour la rassurer et ma voix l'apaisait... Tout cela en conduisant et en assurant la sécurité !ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Une collègue m'avait confié que cette jeune s'était enfuie une fois de la voiture sur un pont. Elle avait dû lui courir après, laissant le véhicule. Ce dernier ne fermait pas de l'intérieur et lorsque ma collègue en a parlé au patron que j'avais alors... il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à se débrouiller et que ce n'était pas son problème, en tant que patron !!!

J'ai aussi transporté un jeune paraplégique adolescent dont je mettais le fauteuil dans le coffre. Il commençait à avoir des besoins sexuels et me mettait à chaque fois la main sur la cuisse, alors que je conduisais. Il essayait de me caresser. Je lui expliquais à chaque fois que non, il ne fallait pas faire cela, que c'était interdit. ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Un jour, une collègue d'une boîte qui n'existe plus, est arrivée en pleurant. Un patient s'était masturbé à côté d'elle, sans qu'elle n'ait pu rien faire ni l'empêcher. Elle en était traumatisée. Sa réaction a été tout à fait normal, dans une situation gravissime. Nous sommes au service d'autrui mais nous n'avons pas à tout accepter, sous prétexte que ceux que nous transportons nous manquent de respect. Un adolescent autiste presque adulte m'a frappée alors que je le conduisais, en 2008. Ma plainte est toujours sur le bureau du Procureur, classée parmi toutes les autres, irrecevables et incongrues... Normal, les parents de ce jeune ne voulaient pas entendre parler de traitement médicamenteux, aussi valait-il mieux dire comme ils l'ont fait que je n'avais "pas assez d'autorité" et que je manquais de compétence !

Toujours est-il que j'ai évité par deux fois l'accident et que leur fils est toujours vivant ! J'ai juste essuyé de violents coups dans le dos, le cou et l'épaule droite.

Ceci pour conclure que quoi qu'il se passe, l'ambulancier doit juriquement et dans les faits amener l'enfant ou le jeune mineur à bon port, sans accident et sans traumatisme moral.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Quant à l'ambulancier, il lui reste le choix d'aller voir un bon psy pour vider son sac ou sa boîte à gants.

Chloé LAROCHE


À lire :

http://www.secourisme.net/spip.php?article174

http://sos-ambulanciers.forumactif.com/t172-les-responsabilites-de-lambulancier

 

 

 

 

 

 

20/04/2013

Mon témoignage de taxi médicalisé et d'accompagnement de l'humanité souffrante. Offrande de son écoute et de ses propres croix.

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Cela ressemble à quoi une journée de taxi médicalisé ?

Les gens croient qu'on roule tranquillement toute la journée et que ce n'est pas fatiguant, ce métier, et même certains rabaissent cette profession en disant qu'on fait cela parce qu'on n'a rien dans le cerveau.

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Je roule donc, je suis sur la route toute la sainte journée, à observer de tous côtés ce qui se passe pour éviter accidents et sur-accidents.

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Il n'y a pas si longtemps, les secrétaires nous donnaient un papier afin que nous ayions les éléments de Sécurité sociale, date de naissance et Mutuelle du patient transporté, pour que nous puissions nous faire payer de notre côté. Aujourd'hui, certains hôpitaux refusent de nous donner ce papier, malgré que nous leur rendions service, en disant que : "les photocopies, ça coûte cher."

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Et puis nous ramenons aussi les personnes ayant fini leurs soins à leur domicile ou bien dans l'établissement où ils se trouvent hospitalisés. Nous déplions leur fauteuil roulant, remettons les roues, le siège et les aidons à se transférer du siège de la voiture à leur fauteuil.

Nous restons toujours souriants, polis, à l'écoute de l'humanité souffrante. Les humains souffrent, jour et nuit, et nous sommes présents pour adoucir la peine et être des passeurs de ces personnes que parfois personne n'écoute.

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Une montagne forte, comme le sont les montagnes qui m'entourent et qui m'aident à poursuivre mon métier quand c'est trop difficile, qui m'aident aussi à supporter le deuil lourd de mes parents décédés en juin dernier.

Mon père s'est suicidé contre un poids-lourd après la mort de ma mère, aussi quand toute la journée je croise des camions, je revois parfois des images, tout comme quand je croise des accidents sur mon chemin. Les larmes coulent comme une rivière et puis on continue et parfois un patient me dit : "Vous avez beaucoup de courage." taxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique

J'aurais pu me mettre à l'arrêt parfois pour trop de peine et désespoir intérieur, mais je ne l'ai jamais fait depuis près d'un an, malgré parfois la présence d'idées noires, car pour moi le fait de travailler et d'accompagner l'humanité souffrante me soutient, de par cette montagne qui me tient forte et solide.

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J'aime mon métier et je donne mon énergie de tout mon coeur. Et quand j'écoute la radio dans mon taxi et que j'apprends par les ondes comme hier la libération de la famille otage Moulin-Fournier, je suis si heureuse et mes larmes coulent, cette fois pour exprimer ma joie et le bonheur pour ces personnes et ces quatre enfants.

Chloé LAROCHEtaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,cliniquetaxi,taxi médical,sécurité sociale,mutuellensanté,maladie,handicap,handicapé,intouchable,force,montagne,chemin de croix,ambulance,ambulancier,chauffeur,route,sécurité routière,anticipation,code de la route,conduite,routier,professionnel route,profession,métier,mort,deuil,suicide,parents décédés,amour universel,offrande,courage,résilience,choix,vie,actualité,moulin-fournier,libération,ange,écoute,accompagnement,compassion,bouddha,voiture,médecin,hôpital,clinique


_____ Lire aussi mon article écrit sur mon métier, daté du 1er novembre 2012 : 


http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2012/11/01/mon-temoignage-sur-le-metier-de-taxi-medical-employe-par-une.html

 

 

01/11/2012

Mon témoignage sur le métier de Taxi médical. Je vous parle de ma vocation tournée vers les souffrants, dans le respect et l'écoute d'autrui.

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Ce soir, je vais vous parler de mon métier.

Je suis Taxi médical... Taxi sanitaire... Taxi employée dans une société d'ambulances.

En fait, pour faire ce métier et obtenir une place de cet ordre, il faut nécessairement posséder le diplôme de Taxi mais aussi avoir une formation d'ambulancier, de préférence.

Je transporte donc des personnes malades, âgées, handicapées, dialysées, cancéreuses, accidentées et bénéficiaires du "cent pour cent" de prise en charge de la Sécurité Sociale pour une maladie grave, longue maladie ou pour un accident du travail.

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J'ai démarré à l'époque comme ambulancière novice dans une boîte d'ambulances qui a aujourd'hui coulé, à cause du fait qu'un des frères dirigeants s'est débrouillé pour ne pas payer les cotisations retraite de ses salariés durant plusieurs années.

Ils m'ont donné la chance à l'époque de me former à ce métier passionnant. J'ai vite été mise en binôme avec un cadre qui faisait dix urgences par jour. Mon sentiment à l'époque est d'avoir été jetée à l'eau sans savoir nager.

J'ai accompagné de dix à douze heures par jour des personnes en fin de vie, des hémorragies, des personnes atteintes de septicémie, d'infarctus, de cancer en phase terminale, de dépression avancée.

Mon "salut" a été que j'ai pu écrire un livre de témoignage sur un an d'ambulancier. J'avais ce besoin de faire appel au collectif pour partager la souffrance du monde. J'écrivais pour laisser la trace d'un métier si beau, si dur et méconnu, non reconnu surtout. Mon livre, épuisé aujourd'hui, s'appelle : "Transports d'âmes et d'hommes". 

Depuis, j'ai travaillé dans le domaine du TPMR : "transport de personnes à mobilité réduite", avec conduite de fourgons aménagés pour pouvoir monter à bord des fauteuils électriques et très lourds, non portables par des humains ni transportables en ambulances.

Et puis j'ai aussi passé le diplôme de Taxi en 2003 avant de passer le diplôme d'ambulancier. Le diplôme de Taxi est obligatoire depuis 1995, avec une épreuve nationale et une épreuve départementale, dont un examen de la conduite avec deux inspecteurs dans le véhicule. C'est la Préfecture qui nous délivre ensuite notre carte de Taxi, avec obligation de formation continue et d'examen médical régulier.

Lorsqu'on a réussi le diplôme de Taxi, on peut ensuite soit devenir artisan Taxi à son compte, soit devenir salarié d'une entreprise de Taxi tourisme ou commerce, soit devenir Taxi dans une boîte d'ambulances (avec une formation complémentaire).

Il m'arrive dans le cadre de mon emploi de Taxi médical de transporter des personnes handicapées en fauteuil manuel, lequel peut se plier et se placer dans le coffre de la voiture. Il me faut aider la personne à se placer sur le siège de la voiture en quittant son fauteuil roulant, en la soutenant et en la guidant parfois dans ses mouvements.

J'ai accompagné il y a quelques temps une personne accidentée dans un accident d'avion, rescapé miraculeux d'un drame terrible. Avec le temps, l'ayant vu au départ avec deux moignons et les deux jambes estropiées, j'ai eu la joie un jour de le voir debout, avec deux prothèses installées par des personnes très compétentes, deux nouvelles jambes et pieds entièrement confectionnés  par la main de professionnels médicaux.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

Le courage des humains est parfois si grand et leur force intérieure de vie si riche que les anges eux-mêmes n'en reviennent pas parfois...

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En tant que taxi médical, ma mission est de rendre agréable un transport imposé par un traitement souvent lourd... chimiothérapie, radiothérapie, dialyse, transfusion, rééducation de kiné, piqûres dans les yeux, etc. Souvent, pendant que je conduis, j'écoute la personne qui se confie mais une communication s'établie aussi, avec un échange sur la vie, sur nos vies et aussi sur les choses banales qui rendent plus légers le drame vécu par le patient que je transporte. Notre passager confie sa vie à notre professionnalisme sur la route. Il souhaite rentrer chez lui assez rapidement mais en douceur, d'où l'obligation d'adopter une conduite souple et zen, avec une anticipation des dangers continuelle et une concentration de tous les instants.taxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi

On doit aussi pouvoir faire face à des crises d'épilepsie, d'angoisses, cardiaques, malaises divers... en gardant son sang-froid et en sachant faire les gestes justes.

Souvent, nous retrouvons les mêmes personnes à transporter dans la semaine... mais de mois en mois, de nouvelles personnes arrivent pour être transportées alors que d'autres ont terminé leur traitement. Nous savons alors que ces dernières vont vers leur guérison et une santé bien meilleure, ce qui rassure et emplit de sérénité.

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Si ce métier vous plaît, alors n'hésitez pas à le choisir... Il faut aimer rendre service et aussi... aimer conduire, être zen et très calme. Savoir aussi prendre sur soi et posséder un certain courage.

Merci de m'avoir lue.

Chloé Larochetaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérisontaxi,taxi médical,sanitaire,ambulance,métier santé,conduire,métier,vocation,accompagner,patient,cancer,dialyse,santé,maladie,mort,fin de vie,accident,rééducation,vsl,route,permis de conduire,permis de taxi,préfecture,examen,chambre des métiers,candidature,travail,emploi,témoignage,alzheimer,kiné,voiture,code route,respect,déontologie,écoute,zen,calme,espoir,pôle emploi,alp'azur ambulance,isère,médecine,hôpital,clinique,rendez-vous,traitement,chimiothérapie,guérison

 

 

 

 

 

18/09/2012

Les RETRAITÉS ont pour la plupart des problèmes de santé, ce qui nous attend tous... Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir dévalisé la Sécurité Sociale.

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Bonjour à tous et toutes,


Ces derniers temps, j'entends des propos révoltants sur les radios, à propos de tout et de rien, mais là, je vais vous parler des retraités.

Un auditeur sur RMC Radio a osé dire à l'antenne à Jean-Jacques Bourdin qu'il fallait faire payer les retraités car ce serait eux, selon lui, qui creusent le trou de la Sécurité Sociale.

On en a entendu de toutes les  couleurs concernant les impôts à demander aux retraités, en ces temps difficiles de crise.

Savez-vous que nombre de retraités sont obligés de travailler à soixante-dix ans, voire plus... de se lever à cinq heures du matin pour livrer des journaux, payés à coups de lance-pierre... de trouver des petits travaux payés au noir par des particuliers... de vendre des tricots fabriqués au prix de longues heures, dont les mailles sont tachés des larmes de la pauvreté des seniors... ?

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Alors soyons solidaires aujourd'hui et n'attribuons jamais à nos seniors d'avoir confectionné le trou de la Sécurité Sociale.

Être malade et se sentir diminué par la vieillesse ou le handicap, ou encore par la dépendance... ne doit pas être chargé du poids immense d'une culpabilité factice émise par une société à la recherche d'un bouc-émissaire.

Chloé Laroche

 

16/04/2010

J'écris pour le don d'organes... Pour que des yeux s'ouvrent quand des yeux se ferment.

imagesd4eZ45.jpegPour que tu DONNES...

si un jour... tu partais brutalement.imagesYvpQVn.jpeg

___________________________________________________

 

 

 

Quand des yeux se ferment1915680420.2.jpeg

peut-être que des yeux

s'ouvrent

 

Une âme est partie

a donné son envol

pour que d'autres vivent

 

Comme un relaisimagessLSI26.jpeg

d'amour et d'espoir

 

Elle a donné son coeurimagesrnnrLK.jpeg

ses reins, son foie,

elle a donné l'amour

le don de ses organes

 

Elle est partie avec son âme

et le sourire de la Terre

celle qui enfante un nouveau souffle

dans une greffe éternelleimagesEFk96u.jpeg

 

Elle a donné ses yeuximagesZdo30k.jpeg

pour que d'autres voient

et dans son regard

il y a l'infinie plénitude.

 

Chloé Larocheimages.jpeg

 

_____________________________________________________________________________________________

 

POUR INFO :

 

Quelles règles en matière de dons d'organes ?

Le prélèvement d'organes sur une personne décédée : 

"Si vous êtes "pour" le don d'organes...

D'après la loi bioéthique du 29 juillet 1994, toute personne est considérée consentante au prélèvement de ses organes après sa mort si elle n'a pas manifesté son refus de son vivant.

Informez expressément votre famille car c'est elle qui pourra, après votre mort, témoigner auprès du médecin de votre consentement au don d'organes. Si votre famille ignore votre volonté... elle s'opposera au prélèvement alors que vous n'y étiez pas forcément opposé !

Bien que ce soit facultatif, vous pouvez aussi porter sur vous un document ou une carte de donneur. Pour vous la procurer, composez le 0 800 202 224 (numéro vert, appel gratuit).imagesQMYTBR.jpeg

Important : s'il s'agit du cadavre d'un mineur ou d'une personne privée par décision de justice d'exercer ses droits (par exemple un malade mental), l'autorisation du représentant légal est nécessaire pour effectuer un prélèvement.

Si vous êtes "contre" le don d'organes...
Si vous êtes "contre" le don d'organes, informez expressément votre famille pour qu'elle puisse en témoigner auprès du médecin après votre mort.

Vous pouvez aussi porter sur vous un document mentionnant votre refus (papier dans votre portefeuille etc.) ou vous inscrire, par courrier, sur le registre national des refus (Registre National des Refus - BP 2331 - 13213 Marseille cedex 02).

Sachez toutefois que ce refus est révocable, par courrier, à tout moment.

Votre refus peut porter sur tout prélèvement ou être limité à certaines catégories de prélèvement.

A noter : dès votre admission dans un établissement hospitalier autorisé à effectuer des prélèvements après décès, vous avez la possibilité, à tout moment, d'exprimer votre refus dans le registre de l'hôpital."

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25/06/2008

Le silence est entré dans mon ambulance. Mon hommage aux ambulanciers. Hommage aux patients. Attente d'un traitement. Attente de l'ambulancier après l'attente chez le médecin ou à l'hôpital.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



LE SILENCE ET L'ATTENTE________________ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le silence est entré dans la voiture que je conduis. Une Astra blanche avec la croix bleue des ambulanciers sur le capot.

Ma patiente est assise à côté de moi.

Quelques mots ont été échangés. Et puis le silence a gagné. Non pas lourd mais consenti, de part et d’autre. Lourd de sens, oui, car la maladie est là, présente. Le cancer mine ma patiente depuis des années. Sans rémission.

Elle m’a soudain reparlé.
Et puis le silence est revenu, comme la neige qui se dégage doucement devant nous, sur la route.

Je rencontre ce silence tous les jours, à travers les patients que je prends en charge. Silence de neige, silence de patience, silence d’attente...
L’attente d’arriver à destination, l’attente dans les embouteillages, l’attente dans les salles d’attente pour rencontrer le médecin, l’attente de l’ambulancier qui emmène et ramène, l’attente d’un avenir meilleur, l’attente d’une santé disparue, l’attente d’un traitement en salle de chimiothérapie...

Dans toute cette attente, les patients ont besoin de sérénité et de calme. Ils ont besoin que nous les transportions avec beaucoup de tact et de respect.

Chloé Laroche


________________ Mon hommage

aux ambulanciers du monde :ambulancier,taxi,maladie,écoute,cancer,accompagnement,mère teresa



Le métier d’ambulancier est une profession où les anges gardiens ne chôment jamais dans l’ensemble du monde entier.

Je lisais tout à l’heure le témoignage d’une femme : Marta Gray, dans “La couleur du silence” de Yves Eurieult (éditions Ramuel), qui a travaillé aux côtés de Mère Teresa à Calcutta en Inde.

Elle racontait l’horreur qu’elle a vécu là-bas, les corps vivants dévorés par les vers, les enfants de neuf mois qui avaient la taille d’un foetus à terme, les malades infectés que leur amenaient les ambulanciers pour qu’ils meurent dignement dans le centre de la Sainte femme.

Je pense aux ambulanciers de ce pays, à ceux de Palestine et d’Israël, à ceux d’Algérie et de la Tchétchénie...

Je pense aux quarante-quatre ambulances qui ont été réquisitionnées le soir où la boîte de nuit de Saint Laurent du Pont a été détruite par un incendie dramatique... Ces professionnels du transport médical sont allés chercher les corps des victimes, de tous ces jeunes isérois, morts dans la fête d’une dernière nuit.

Ils ont fait la navette pendant des heures entre le lieu du drame et le gymnase pour que les dépouilles soient dignement rendues à leur famille.

Le métier d’ambulancier ressemble à celui de passeur des âmes et des corps... Il est un accompagnateur dans le passage entre la vie et la mort, soit dans un sens soit dans l’autre.

La plupart du temps, il n’y a heureusement que la vie et l’espoir.

Mais dans bien des cas, de par le monde, l’ambulancier se bat pour donner à la Vie une chance : il se bat pour que la Mort n’arrive pas pendant le passage du transport... afin que le malade soit soigné à l’arrivée, sur le lieu béni où les médecins exercent.


Chloé Laroche

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Pour lire tous mes articles concernant le métier d'ambulancier

et de taxi médicalisé, consulter :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/


Le mandala de larmes vient du site : 

http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

18/05/2008

Ultime adieu au père de mon fils, mort sur la table d'opération. Il était ambulancier comme moi.

Au père de mon fils...
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Tu es parti si vite, trop vite. Trop vite aussi de ma vie, de notre vie, il y a deux ans et demi. Tu es décédé brutalement ce lundi, d'un cancer au poumon... Parti sur une table d'opération qui était un espoir, mais qui a été ton dernier voyage. Nous nous étions rencontrés samedi dernier pour Yourdine, notre fils. Tu étais debout, bien vivant. Nous avons parlé. Je suis restée chez toi un moment. Il y avait ton amie, que je respecte. Tu avais perdu tous tes cheveux ; tu avais maigri à cause de la chimiothérapie. Tu étais heureux de voir notre fils qui a trois ans. Vous êtes allés au parc ensemble et puis le soir, je suis revenue. Nous avons encore parlé.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinAvant que nous ne quittions ton foyer, tu as mis soudain une cassette vidéo, sans rien dire. C'était l'histoire de Moïse, avec l'histoire imagée de la création du Monde. Je suis restée avec Yourdine, à regarder avec toi ces images de mers, d'océans, de volcans, d'univers... et j'ai pensé : "Ne me dis pas que tu vas rejoindre si vite la Création...". Je pensais à toi, à ton air grave, à ce côté médium que tu avais, à ce don de clairvoyance et de persuasion que j'ai connu en toi. Tu étais un poète, très inspiré.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

C'est toi qui m'avais dit un jour, dans les premiers temps où nous nous fréquentions :

"Chaque jour est un combat pour nos semblables. Les combats sont multiples mais se ressemblent tous. Le comble du combat de chacun d'entre nous est qu'il se trouve en notre âme, dans notre coeur. Et ce combat est unique en nous-mêmes."

Je notais ce que tu disais, car je sentais que cela venait de si haut... Et je t'ai aimé. Aimer au point de tout quitter, au point de venir vivre dans ta ville pour que nous demeurions ensemble, au point de te donner un enfant, au point de trouver un logement et de remuer ciel et terre pour nous trouver un nid... Le nid, je l'ai trouvé. Et puis, je t'ai attendu. Attendu.. Au début, les larmes ne font que des chapelets, et puis cela devient ruisseau et puis fleuve qui emporte tout. Il m'a fallu être forte, toute seule dans la vie. Tu ne m'aidais pas, même financièrement.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

Tu me disais que tu avais du brouillard dans la tête et qu'il te faudrait du temps. Que tu te battais avec toi-même. Qu'il y avait un mur à franchir et que tu cherchais le moyen de grimper dessus pour pouvoir nous rejoindre. Et puis, j'ai découvert un secret... un drame vécu dans ta vie, une déchirure connue de toi seul. Ton coeur déchiqueté par ce drame était enflé de mille larmes, que jamais tu n'as pu me montrer. Et moi, je portais ton enfant et je sentais ce poids, et je voulais savoir. Quand j'ai su, c'était trop tard. Le brouillard avait pris ta vie. La peur de t'engager plus avant. Tu ne voulais pas de contraintes et les promesses que tu m'avais faites se sont envolées dans la flamme du temps qui passe.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinEn octobre 2005, j'ai écrit ce texte pour toi :

J'ai mal
de cette traversée du désert
Mal à mon oasis... mal
D'un mur où derrière
reste un homme
Qui n'arrive pas
À passer le mur
C'est le père de mon fils..
Et j'ai mal de
cette traversée d'abandon
De ces pointillés de solitude
Où les roses de l'amour
meurent de soif
De n'avoir plus d'oasis
De ne pas comprendre
Le mur invisible
Du coeur d'un homme
Qui de pierre nous a perdu
Dans le désert des solitudes
Pourtant une femme...
A essayé de briser le mur
Cette femme, moi sans toi. 5285cb733375c130a25fb3ef740e22b8.jpg

Puis, en décembre 2005, tu es passé nous voir comme un soleil d'espoir. Notre fils avait neuf mois. Tu m'as promis ce jour-là de passer plus souvent. Yourdine t'avait retrouvé en une heure de temps et tu es parti en me donnant un baiser et la promesse de tes yeux. Ce fut le dernier et Yourdine est tombé malade de cette attente si longue, de sa demande d'un papa, le sien... papa qui ne revient pas.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl a toussé trois mois, comme si l'explosion de cette attente atteignait sa vie de petit homme et le souffle d'un fils qui a besoin de son père. En janvier 2007, tu es revenu sans prévenir et je t'ai fait comprendre que je voulais d'abord parler avec toi, avant que tu revoies ton fils, afin de poser les bases d'un équilibre pour Yourdine, mais tu l'as mal pris, envoyant même des pierres contre la vitre. Ce jour-là, j'ai eu peur et je voudrais que ce moment n'ait jamais existé, sachant ce que nous avions partagé et le lien fort qui nous unissait.

Et puis, en novembre 2007, tu es revenu dans la vie de notre enfant avec sagesse. Yourdine était si heureux de te retrouver. Il était fier de t'avoir comme papa. Tu lui manqueras beaucoup et pour moi, ton départ représente un grand vide dans mon coeur car tu étais le père de mon fils et ça, c'est sacré, devant l'Univers.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl y a trois jours, il t'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants. Yourdine t'a regardé un court instant. Il a vu tes yeux fermés et que tu ne parlais plus. Il m'a vu poser des roses près de ton corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance. Tu étais étendu sous un drap, à l'endroit où se trouvait Océana, ma fille que j'ai perdu il y a onze ans. C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de Yourdine. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin


Ce matin, nous t'avons dit adieu avec Yourdine, une dernière fois, avant qu'ils ne referment le cercueil. Et puis ils t'ont emmené vers ta dernière demeure, au cimetière, d'où tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.

Je parle à ton fils de ton départ avec des mots simples, des mots réels. Je le rassure, je lui dis que tu ne souffres plus, que tu l'aimes et que l'amour ne s'arrête pas. Je l'entoure de ma présence, de vie et de force... pour qu'il ait envie de manger, de s'amuser, de sourire à la vie. Il y a deux jours, il a repoussé son assiette en te réclamant. "Je veux mon Papa." Et puis il y a eu de sa part des gestes de colère, colère envers la vie. Lui dire qu'il a le droit d'être en colère, de pleurer aussi, d'être triste.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,souffrance,promesse,sacrifice,solitude,deuil,veuvage,recueillement,souvenir,pardon,vie,hommage,


Perdre son papa, c'est un grand vide dans le coeur, dans la vie. Aujourd'hui, pour lui, aller à la cérémonie, du haut de ses trois ans, c'était courageux. Mais il a vu toute ta famille, tes frères et soeurs, tout ce monde qui t'aimait. Les hommes aussi qui se sont tous rassemblés devant ton cercueil au cimetière pour prier en arabe, comme un salut céleste venu de l'humanité.

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Je te dis adieu et je te remercie de m'avoir donné cet enfant, ce beau petit garçon qui sourit à la vie et qui est curieux de tout. Depuis le mois de novembre, tu avais retrouvé une présence auprès de lui et il y tenait.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,

Que ton âme parte en paix rejoindre le Créateur.

Chloé

__________ Voir la fin de la page : "Sos d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble" où je parle aussi du départ du père de Yourdine :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/

sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html


La fleur blanche "berceau de Moïse" vient du site :

http://gardenbreizh.org/photos/berlugan/photo-127221.html

MERCI À SON AUTEUR : Berlugan.



 
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