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14/05/2014

Un jour d'août, en Maurienne... Récit de la chute d'un ange de quatorze ans, jeune montagnard. Récit sur le destin et l'acceptation de notre impermanence. Notre vie est un mandala.

th-116.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Je suis passionnée de montagne et je suis donc dépositaire de cette histoire que je souhaite partager avec vous.

Ces faits sont réels et marquent encore le seul rescapé de cette sortie en montagne, rescapé qui a pris de l'âge mais qui, à chaque 25 août, se souvient et pleure. Il avait seize ans à l'époque mais le destin lui a montré que la mort peut frapper à tout moment et qu'elle peut être terrible et brutale, nous ramenant à notre propre existence de vivants qui bien souvent nous pensons immortels, faisant s'écouler le temps comme si la plage de notre vie était infinie.th-112.jpeg

Un jour donc, il y a fort longtemps, dans les années quarante, en Maurienne, un jeune homme de trente-cinq ans environ décida d'emmener trois jeunes de quatorze, douze et seize ans pour faire l'ascension de la Croix des Têtes en Maurienne.

Il était prêtre et a fait partie de la Résistance, véritable héros de sa région.

Ce jour-là d'août, les quatre hommes laissèrent leur corde dans le sac et grimpèrent comme des chamois dans ces parois que je vous laisse apprécier dans le lien suivant :

http://laurentguerin.pagesperso-orange.fr/montagne/croix-tetes/croix-tetes.html

Le jeune prêtre avait proposé d'emmener Jean, un jeune garçon de quatorze ans qui souffrait d'asthme. "Le bon air de la montagne lui fera du bien", avait-il dit à ses parents.

th-117.jpegEffectivement, lorsque Jean était en montagne, il allait beaucoup mieux et se trouvait transfiguré. Malheureusement, la montagne l'aimait tant aussi qu'elle l'a emporté.

Ils se trouvaient dans une montée de barre rocheuse, dans une paroi, non encordés, lorsque soudain le mauvais temps qui tournait à l'orage leur fit peur. Le meneur décida de redescendre les jeunes gens. Jean se trouvait devant, décalé un peu sur la droite. Il savait se tenir sur les rochers et grimper sur les parois comme un chamois. Mais lorsqu'il voulut redescendre, la pierre sous son pied céda et il chuta, sur plus de trente mètres.th-111.jpeg

Le jeune de seize ans le vit tomber et il se rappelle encore de ce corps disloqué, de ce cerveau éclaté, des membres écartelés par la paroi et les rochers en contrebas. Son ami était mort, si brutalement, si violemment. Sans qu'il ait pu lui dire adieu.  

Il fit preuve d'un grand courage, protégeant en même temps le jeune de douze ans d'autres chutes, car avec le prêtre, ils durent porter le corps jusqu'au torrent le plus proche, avant d'aller chercher des secours pour emmener la dépouille. Ce fut horrible pour ces trois humains qui ne voyaient en la montagne que la résonance de leurs rires quelques heures auparavant. Ils pensaient au fait qu'ils ne s'étaient pas encordés. Seraient-ils encore vivants s'ils avaient été solidaires de leur ami avec la corde installée, emportant les quatre hommes dans un destin final, ou bien auraient-ils pu lui éviter cette chute terrible ?

P1170644 - copie.JPGLes parents du jeune décédé acceptèrent la mort de leur fils sans porter plainte ni chercher d'ennui au meneur de cette randonnée. Ils dirent que c'était le destin, sans vouloir faire porter sur quiconque le poids d'une responsabilité incombant au seul tort d'une pierre qui se décroche, entraînant la chute d'un ange.

Lorsque je contemple les créateurs d'un mandala de sable, j'observe qu'ils créent une oeuvre magnifique, comme la femme porte son bébé en elle durant neuf mois, pour ensuite le donner à la vie.

Puis, le mandala reste là durant des jours, offert à la contemplation de ceux qui savent l'apprécier, dans le silence des yeux qui savourent sa beauté. Jusqu'au jour où l'on ramasse le sable coloré, le ramenant en une urne qu'on offre à la rivière ou aux vents, tel l'être humain qui retourne à la source des âmes, après avoir offert le déroulement de sa vie aux regards des personnes proches qui resteront à jamais habitées par le mandala de son existence désormais finie ici-bas. th-104.jpeg

Chloé Larocheth-114.jpeg




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Images de Mandalas :

http://www.bing.com/images/search?q=mandala&qpvt=mandala&FORM=IGRE#a

 

 

 

20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

14/01/2013

L'Odyssée de PI. Une traversée de la vie, de nos vies. Traduction de ce film et symbolisme.

L-Odyssee-de-Pi-3D_portrait_w193h257.jpgBonsoir à tous et toutes,


Le film "L'Odyssée de PI" de Ang Lee nous emporte dans un tourbillon d'images, de pensées et d'émotions incroyables.

Nous vivons avec PI, ce garçon ayant traversé l'océan avec un tigre, l'aventure intérieure d'un homme trouvant un courage et une force extraordinaire pour survivre et trouver un sens à son drame.images.jpeg

Cet homme a embrassé les trois religions tout jeune, pensant que la maison de Dieu comporte plusieurs pièces et qu'à chaque étage, il y a la place pour le doute. Le doute permet à mon sens d'asseoir une croyance sincère et profonde. Car sans doute et sans recherche personnelle, la foi n'est qu'une imposition, un marquage au fer de l'éducation.

images-3.jpegLe jeune homme se retrouve face au tigre de son enfance, sur une barque, seul sur l'océan. J'ai fait le parallèle avec le fait de se retrouver face à nos peurs, à notre passé, à notre inconscient, à nos blessures, à nos traumatismes, à notre tigre intérieur, celui que nous devons apprivoiser pour avancer et grandir. Le tigre est notre totem, comme l'animal en nous pouvant devenir notre allié, avec nos pulsions, nos colères, notre sensualité, notre animalité qui, devenue soumise à notre âme, peut transformer notre vie en oasis, en havre de paix et de sérénité.Unknown.jpeg

Ce tigre du Bengale est beau, majestueux, mais il fait peur. Pourtant, Pi va arriver à le soumettre, à vivre avec lui, à se faire respecter sans lui faire de mal, sans le tuer, et même en le sauvant. Mais en le sauvant, il s'est sauvé lui-même, car en le tuant, il se serait mutilé à jamais du meilleur de son être.

images-1.jpegEt puis, il admire le monde, PI. Il admire l'océan, le ciel, les profondeurs, la lumière, la tempête. Il laisse couler les larmes du deuil de ses parents, morts dans la tempête. Il pleure son frère. Il est seul désormais et apprend le renoncement. Le renoncement appelant l'acceptation de son destin.

PI vit la réalité des survivants, ceux qui sont seuls à rester vivants alors que les autres sont morts. Cette réalité est difficile à vivre car on voudrait pouvoir être partis avec ceux qu'on aime mais on doit vivre le restant de notre destin, sans rechigner à la tâche qui nous reste à accomplir.

La sagesse est de renoncer à ce qui a été, au bonheur antérieur vécu pour aller vers d'autres rives, vers d'autres îles, vers d'autres amours, vers d'autres liens humains.porte-coup-ah-coeur-rose-img.jpg

PI, je te remercie et je remercie le tigre qui est en nous, en moi, en toi... Qu'il nous protège à jamais dans la jungle de la vie que nous traversons.

odyssee-pi-featurette-voyage_5azzd_2bxgbe.jpgChloé LAROCHE



17/03/2012

J'écris aux victimes de l'accident d'autocar en Suisse, à leurs familles, et pour les enfants et femmes massacrés à Homs en Syrie cette semaine.

Lettre de condoléance aux 28 victimes (dont 22 enfants) de l'accident d'autocar des enfants belges en Suisse_____À leurs familles____________________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

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et aux 26 enfants et 21 mamans massacrés à Homs en Syrie cette semaine_________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

 

Je suis très touchée d'avoir appris votre mort, enfants tout heureux d'être allés au ski et à la neige. Cet accident vous a enlevé la vie dans des conditions brutales et atroces. C'est si injuste et cruel. Je pense à vos parents et à l'instituteur, Monsieur Franck, qui vous accompagnait et est parti avec vous dans la mort. Vous aviez entre onze et douze ans et vous avez rejoint le paradis blanc. Puissiez-vous être accueillis dans les bras des anges et trouver de petites mamans là-haut qui vous rassureraient et adouciraient votre peur d'avoir été si brutalement arrachés à la vie. homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

Je pense aux enfants survivants et mutilés, rescapés de ce terrible accident. Ils devront trouver la force de poursuivre sans le regard de leur amis posé sur leur chemin. Ils auront toujours au coeur le sentiment d'avoir bénéficié d'une chance que les autres n'ont pas eu et ils auront à gérer cette culpabilité que ressentent tous les rescapés et survivants de catastrophes : "Pourquoi moi ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi eux ?"

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homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vieJe pense aussi aux vingt-six enfants et à leurs mères (21 femmes) retrouvés sans vie à Homs en Syrie cette semaine, massacrés dans une même pièce, carbonisés, poignardés, mutilés et égorgés. Certaines femmes ont été violées avant d'être tuées. Je suis profondément touchée par ces actes qui touchent au coeur de notre humanité et je suis si triste aussi et outrée que le monde ne puisse bouger pour aider ce peuple, à cause de l'interdiction de la Chine et de la Russie d'intervenir, pour des raisons d'État. L'Enfer est donc bien sur terre et ce sont les hommes qui en sont les démons.homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

Que nous reste t-il à faire ? Je pense qu'il nous faut accompagner de nos pensées d'amour toutes ces victimes et faire de nos vies à nous des nids d'amour, de fraternité et de respect de l'autre... car quand une rose bouge, chante ou pleure... les étoiles le ressentent.

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Chloé LAROCHEhoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande viehoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie



04/10/2011

La petite fille hurlait et appelait au secours. Sa mère n'a rien pu faire pour sauver ses enfants car elle a été bâillonnée et ligotée par son mari avant d'être étouffée.

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Ce matin, il y a un orphelin dans l'Ain.ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,france

Son père a tué sa maman 

et ses deux petits frère et soeur.

 

Cette maman avait presque 30 ans

et venait de Bosnie comme son mari.

 

Ses deux plus jeunes enfants ont été brûlés vifs dans la voiture

par leur père qui s'est laissé mourir avec eux dans le feu.

 


Ces petits avaient 4 et 5 ans.

La petite fille hurlait et appelait au secours.

 

Cette femme n'a rien pu faire pour sauver ses enfants

car elle a été bâillonnée et ligotée avant d'être étouffée.

 

ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,franceJ'ai souvent évoqué des drames de ce

genre en Franceau Canada et en divers pays…

drames du père qui tue toute sa famille.

 

Consulter mon chapitre :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/

quand-l-amour-depasse-l-entendement/

 

(Faire dérouler votre curseur pour lire tous

les articles du chapitre et à la fin, cliquer sur 

"toutes les notes")__________________________________

 

 

Quand j'entends et je lis sur internet

que ce drame viendrait de la nationalité de cette famille

et même ai-je lu :

"Voilà à quoi mène une femme…."...

 

Je suis révoltée.

 

Ce père était dans une immense souffrance pour avoir commis cet

acte et surtout par la façon dont il a procédé. Pouvoir voir ses enfants

prendre feu, pouvoir avoir aspergé la voiture d'essence pour qu'ils brûlent,

 avoir pu ligoter la femme qu'il a aimé et surtout la mère de ses enfants :

tout cela relève d'une pathologie grave.

 

Je pense à toi, enfant de onze ans survivant

de cet horrible drame.

 

J'ai lu ce commentaire déposé après l'article du Figaro sur ce drame

par un certain Pierre Ghirardi. Je l'ai aimé et vous le fais partager :

 

 

"Le fils ainé se retrouve tout seul, pris en charge comme il se doit,

par notre Nation, jusqu'à sa complète guérison. Sa guérison

physique est certaine mais sa blessure émotionnelle sera longue.

Qu'adviendra-t'il de cet enfant quand il pourra quitter l'hôpital

dans lequel il a été admis ? A-t'il de la famille en Bosnie ?

J'attends des nouvelles de cet enfant dans quelques jours,

peut-être quelques semaines. La souffrance horrible

d'être brûlés vifs est un des moyens d'atteindre le

Paradis d'une barbarie insupportable : 

ce lâche de père, quitte à faire

mourir tout le monde,

le pistolet eût été 

un choix moins

cruel pour faire

passer ses trois enfants

de vie à trépas !

Je suis profondément révolté

contre ce père de famille qui est devenu complètement fou !"

 

(http://plus.lefigaro.fr/article/un-pere-incendie-sa-voiture-

ou-se-trouvent-ses-enfants-20111004-560443/commentaires)

 

Je souhaite aussi avoir des nouvelles de cet enfant

et savoir si on peut l'aider

de quelque façon que ce soit.ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,france

 

Je pense que pour un enfant, il n'est pas facile de

prendre conscience que son propre parent est devenu fou.

C'est une déchirure intérieure terrible.

Et de plus, être le seul survivant d'un si terrible tragédie

est d'un poids si lourd qu'il semble que cet enfant va avoir

l'Atlas à porter sur ses épaules.

 

ain,crime,suicide,famille,femme,enfant,violence,violence conjugale,mort,violence masculine,actualité,franceMais comme tous les survivants,

il va devoir trouver dans son chemin 

la force d'oser sa propre vie, en ayant

la vie des morts au fond de lui.

 

 

 

Chloé LAROCHE,

une maman très touchée 

pour cette famille

 

___________________________________________ 

 

NOTA : J'avais écrit un article à l'attention de PARENTS 

pouvant être victimes de pulsions de violence.

Voici le lien de cet article :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/29/

j-ecris-ce-jour-pour-les-deux-garcons-tues-en-isere-par-leur.html 

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17/03/2011

De Géronimo à la catastrophe actuelle au Japon. Propos sur les dangers du nucléaire, les inquiétudes des populations et la solidarité entre les survivants.

220px-Edward_S._Curtis_Geronimo_Apache_cp01002v.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Savez-vous que le fils de Géronimo, qui s'appelait Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris.

Je voue un grand respect à ces Indiens qui ont été décimés et massacrés mais qui ont répondu présents en disant "nous devons être courageux pour notre pays". Juanito Géronimo, pour avancer vers les terres lors du débarquement, a dû porter des cadavres devant lui afin de se protéger ; les soldats ont avancé ainsi pour pouvoir repousser les Allemands.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises. Je salue le descendant de Géronimo qui s'appelle Harlyn et qui est venu en France l'année dernière, sur les lieux du débarquement, afin de rendre hommage à son père. Il s'occupe aussi de rendre la dépouille de son arrière grand-père, le Grand Géronimo, à la terre de ses ancêtres.images-5.jpeg

Le grand chef Géronimo avait pour prénom Go Khla Yeh et dit un jour ceci :

"Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l'argent n'est pas comestible."

Ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète tombe complètement sous le sens de cette phrase terrible. Le Japon vit des heures angoissantes à cause d'une menace nucléaire importante, suite aux tsunamix et au tremblement dévastateur qui ont brisé ce pays.

Je vis à Grenoble et je viens d'apprendre que ma ville est la seule en France à abriter un réacteur nucléaire aussi proche d'un centre ville. Ici, il n'y aura même pas besoin de prendre de pastilles d'iode puisque personne n'en réchappera !

De toute façon, l'État vient de demander aux pharmacies de Grenoble de ne pas vendre de pastilles d'iode.

Les français ont besoin de réponses en face de la menace d'un nuage radioactif échappé du Japon.

Mais je crois qu'il faut plutôt s'inquiéter dans l'immédiat pour nos frères et soeurs humains de Tahiti et du Pacifique…. à qui est délivrée d'ailleurs la fameuse pilule d'iode, sur ordre de notre gouvernement.

Après, effectivement, on peut s'inquiéter de notre sort ici, en différents endroits de France, en cas d'une catastrophe. À Grenoble, nous sommes habitués -depuis les interventions d'Haroun Tazieff prédisant le tremblement de terre du siècle-, à vivre un jour une catastrophe mêlant cassures de barrages, tremblements de terre, craintes de l'éboulement d'une montagne dans la vallée de la Romanche et problème nucléaire grave du côté de Saint-Égrève, sans oublier les usines chimiques de Jarrie et alentours.

 C'est là, qu'après la phrase de Go Khla Yeh Géronimo, on se rappellera de celle de Victor Hugo :

"C'est triste de songer que la nature parle mais que le genre humain n'écoute pas ".

 Mais surtout, avant de penser à la France qui est à des milliers de kilomètres de la catastrophe japonaise actuelle... on doit avoir beaucoup de pensées et d'inquiétudes pour tous les Japonais qui traversent une épreuve terrible.

Malgré la phrase de Jean-Marie Pelt qui dit : "L'égoïsme est la maladie mortelle des plus forts et la solidarité est la force indéfectible des plus faibles," on ne peut en vouloir aux centaines de Français qui rentrent en France depuis la catastrophe.

Jean-Christophe, jeune français qui a témoigné de son retour en France à la télévision tout à l'heure, a parlé de cette culpabilité d'être parti si précipitamment et d'avoir selon lui "abandonné ses amis" et ceux qui avaient besoin de lui pour se reconstruire et reconstruire une nouvelle vie.

Il avait comme une honte dans le regard.

Mais n'ayez pas honte, Jean-Christophe. Vous avez quitté un bateau en détresse et qui peut juger tous ceux qui ont quitté le Titanic alors qu'il coulait ?

Des parents ont retrouvé leurs enfants… et des enfants ont retrouvé leurs parents aussi, à l'aéroport de Paris. Des maris leurs épouse. Des épouses leur mari.

Des proches se sont retrouvés et cela est beau.

 

k0585662.jpgLes survivants ont ceci de commun -et je ne le sais que trop- qu'ils continuent leur vie en pleurant ceux qui sont morts et en se demandant pourquoi ce sont eux qui sont restés.

 

Mais ils font partie de la beauté du monde et leur chemin continue au-delà des tempêtes de la vie.

 

Chloé LAROCHE______________________

 

______________________ Liens :

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Indiens-a-Caen-pendant-dix-jours-_40732-1492947-------aud_actu.Htm

 

http://www.corinesombrun.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=57&lang=fr

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-31629.html

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-256803.html

 

 

 

24/06/2008

Trois destins rencontrés en ambulance. De la vie au désespoir. Du combat désespéré à la lutte finale contre la maladie, la solitude et la mort.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



TROIS RENCONTRES

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Trois rencontres m’ont bouleversée durant cette journée de travail en ambulance.

Trois destins aux multiples souffrances.

D’abord, je vais chercher un homme handicapé, chez lui. Il est en fauteuil roulant. Arrivés à l’ambulance, je l’aide à l’asseoir dans le véhicule. Je plie son fauteuil et le soulève pour le ranger à l’arrière du véhicule.

La dernière fois que je l’ai vu, au cours d’un précédent transport, il devait partir en voyage au Brésil. Je lui demande alors comment cela s’est passé.
-Qu’est-ce qui vous a plu le plus là-bas ?
-Le Christ, m’a-t-il répondu !
-Le Christ ?
-Oui, et j’ai eu la chance de le voir de près en hélicoptère. Il fait trente mètres de haut...
-C’est le Christ qui surplombe la baie de Rio de Janeiro ! Il a les bras tendus, ouverts sur le monde. C’est si beau de représenter Jésus ainsi, lui ai-je dit.
-C’est vrai ! C’est magnifique !
-Vous étiez seul là-bas ?
-Non, nous étions neuf à partir, neuf membres de ma famille, à cause d’événements douloureux. Ma soeur venait de perdre son fils et son mari ... et nous avons perdu notre mère aussi.... Pour Noël, nous avons préféré partir le plus loin possible...”.

Ils ont mis un océan entre leurs morts perdus et leurs vies présentes... Océan de larmes, océan d’espoir face aux drames vécus.

J’ai ressenti beaucoup de douceur de la part de cet homme pour sa soeur. Il m’a parlé d’elle et de sa force, de ses blessures gravées dans la chair, de sa volonté de s’en sortir par elle-même. Survivance éperdue d’une mère orpheline et d’une veuve solitaire.

Et puis, plus tard dans la journée, je suis allée chercher une dame.

Elle m’a ouvert son coeur spontanément.
Nous roulions dans la neige.

Cette patiente m’a parlé de sa vie de veuve, de ses cancers successifs, de son mari suicidé, de tous les suicides qui s’accumulaient au sein de la famille. Elle m’a parlé de ses enfants, de ses peurs pour eux, de son angoisse de la pulsion de suicide “peut-être héréditaire”, de son combat pour la vie, de la flamme de son existence risquant de s’éteindre bientôt.

J’ai écouté cette dame tout au long du parcours. Je l’ai regardée avec admiration et respect. Elle n’avait à vivre, selon les médecins, que quelques mois. Je l’ai déposée à la Clinique tout en lui laissant quelques mots d’espoir et la chaleur d’une présence à ses côtés, présence fugace mais intense.

Et puis ce soir, j’ai transporté un homme de quarante ans, sortant régulièrement de l’Hôpital Psychiatrique afin de poursuivre une rééducation de la parole. Ce patient a une maladie qui s’est développée tardivement, maladie que sa mère lui a transmise.

Étant enfant, il a vu sa maman enfermée derrière des barreaux, ceux d’un asile. À la fin, on ne lui permettait plus de la voir. Aujourd’hui, il maîtrise difficilement ses mouvements et a beaucoup de mal à parler. Il se bat pour rééduquer sa parole et réapprendre à articuler.

Cet homme est le père de deux adolescents. “Je ne les vois pas souvent. Ils me manquent tellement !” me confie-t-il.

Cet homme travaillait autrefois. Il avait alors une vie normale, une famille. Aujourd’hui, il est enfermé dans ce pavillon psychiatrique.


Après la fin de mon travail, je suis rentrée chez moi avec les images de ces trois vies qui m’ont bouleversée... avec les mots de toutes ces vies que je croise.

Je pense aussi à cet homme dont j’ai parlé plus haut... que nous appellerons François et qui est rentré en chambre stérile depuis neuf jours.

Je suis allée le voir au tout début de son entrée à l’Hôpital. Je le lui avais promis. C’était son premier jour d’isolement. Je lui ai parlé à travers la vitre, avec le téléphone du couloir.

Il paraissait très ému de me voir. Je lui ai dit qu’il commençait un voyage et que je lui souhaitais bonne chance pour ces six semaines où il allait être enfermé, isolé dans cette pièce pour sa greffe de moelle.

Dans ses yeux, j’ai lu un grand espoir... La peur de ne pas survivre aussi. Mais l’espoir surtout. L’espoir de vivre grâce à cette greffe.

Ce soir, je pense aussi à Soeur Emmanuelle.
On l’a incitée à prendre congé des bidonvilles d’Égypte où elle a tant fait pour les plus pauvres. Elle vit maintenant dans le Sud de la France.

Je l’ai entendue parler sur l’origine de son engagement :
-Je ne voulais pas vivoter mais vivre pleinement. Tout donner et partager. Aujourd’hui, je peux partir en paix. Je sais qu’après moi, d’autres continueront. L’important, c’est d’ajouter sa goutte à l’océan d’amour. Il est important que chacun le fasse dans sa vie. Chaque goutte est importante.”

J'ai fait ces trois rencontres durant la semaine de prévention du suicide. Je pense très fort à toutes les familles qui ont perdu un proche par cette fin terrible. Chacun de nous est unique, unique à jamais. Chaque existence est une goutte de vie unique.

 

Chloé LAROCHE

 

 

La photo de fleur provient de ce lien :

http://www.gogoall.net/fonds/nature/f/fleurs/fleur_16.jpg

 

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