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23/08/2016

Ma proposition de familles d'accueil en France pour les migrants, réfugiés et demandeurs d'asiles. Les politiques demeurent tièdes sur cette question et les solutions tardent à se mettre en place.

Mon dernier article à lire... pour ne pas oublier ceux de l'hiver prochain, ceux qui dormiront dehors, ceux qui ont parcouru tant de chemin pour fuir l'horreur de leur pays.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

Comme le savent mes fidèles lecteurs, je suis blogueuse depuis de longues années, bientôt dix ans avec vous, et aussi écrivain engagée pour la solidarité.

J’ai écrit et fais éditer l'année dernière : « Solidarité puissance toi » pour dire que nous pouvons être chacun un phare d’entraide et un maillon de solidarité pour nos concitoyens.

Je suis dans ma vie de tous les jours taxi-ambulancière, très sensible aux domaines de la santé et du handicap. Je rencontre et transporte chaque jour des personnes touchées par des accidents très graves de la vie et par la maladie. Mes patients se battent pour la vie et pour reconquérir la liberté de se mouvoir et d'être heureux comme avant. Parfois, ils ne retrouvent pas leur vie d'avant mais ils travaillent à repartir dans une deuxième vie différente, souvent même plus riche encore en explosions de vie et en amour de l'existence restante.

Je suis aussi très sensible aux problèmes d’accueil des sans-abris et des migrants, aux enfants vivant dans la rue aussi ; une centaine d'enfants n'ont pas eu de véritable toit l’hiver dernier à Grenoble. Le numéro d’appel d’urgence, le 115, a dû refuser sans arrêt de l’aide aux appelants, les places d’accueil manquant cruellement. Les écoutants sont obligés de répondre par la négative à 98 pour cent des appels de détresse. Chaque jour, le 115 de l'Isère reçoit entre 60 et 150 appels. C'est un véritable drame social et humain.

En outre, je suis préoccupée par le fait que le Gouvernement reste sourd à la réalité suivante : quatre-vingt-deux pour cent (82 %) des Français sont favorables à l’accueil des migrants sur notre sol, par exemple dans des familles d’accueil volontaires. Rien ne se fait dans ce sens ou alors du bout des lèvres. J'ai par exemple compris que c'était "politiquement correct" d'aider une famille de réfugiés dans une commune ; j'ai entendu ceci de la bouche d'une élue d'une commune iséroise. "Cela fait bien politiquement, tu comprends". On prête un logement, on laisse les bénévoles faire le boulot et puis tout le monde est content. Et toutes les autres familles de réfugiés et de demandeurs d'asile : celles qui restent sur le pavé, celles qui pourraient trouver refuge chez des français généreux et ouvrant leur porte ?

Pourtant, sachez que l’État français donne de l’argent aux migrants lorsqu’ils ont le droit de rester sur notre sol comme réfugiés, et aussi en attendant d'avoir un statut de réfugié, mais personne ne se dit : « Tiens, tel migrant pourrait donner une partie de ce qu’il reçoit à une famille d’accueil et ainsi, nombre de familles accepterait de recevoir ce migrant afin qu'il ait un toit et qu'il soit mieux intégré dans notre pays."

Puisque le demandeur d’asile touche trois cent quarante-trois euros par mois (343), aide appelée allocation ATA et donnée lorsqu'il n'y a pas de place d’hébergement offert par l’État, je propose qu’il reverse à une famille l'aidant à favoriser son insertion en France deux-cent cinquante euros par mois (250) pour les divers frais d'accueil, de nourriture et d'hébergement. Car rappelons-nous que les plus grands coeurs sont ceux des plus pauvres et des moins riches. 

Je propose aussi que la Mairie de commune de chaque famille d'accueil de réfugié ou demandeur d'asile reverse cent euros par mois d’hébergement à cette famille, sachant que les Mairies reçoivent une aide de mille euros par migrant reçu dans la commune. Cela permettrait de trouver une logique équitable et de résoudre le problème de l’accueil dans notre pays. En sachant que chaque famille candidate serait suivie régulièrement par un passage d’éducateurs et de psychologues.

Il faut savoir que le migrant demandeur d’asile ne reçoit, s’il est en Centre d’accueil, que trois euros par jour. Cela signifie que le reste de son aide ATA revient au Centre d’hébergement, soit 250 euros. Alors pourquoi ne pas faire la même chose avec des familles d’accueil pouvant proposer un accueil à la maison ? Je vous rappelle que le coût de l’hébergement des demandeurs d’asile est estimé à 350 millions d’euros par an, alors si on en est là, à voir des personnes croupir dans la rue ou dans des bidonvilles de fortune près des grandes villes, c’est que l’État a peur politiquement de s’engager face à des partis xénophobes et nationalistes.

Il est plus simple évidemment de continuer de fermer les yeux sur tous les migrants morts en Méditerranée, plus de dix mille à ce jour, ou de donner de l'argent à la Turquie pour garder les "indésirables" ailleurs. Il est plus simple de vider les camps de fortune des migrants afin de les voir éparpillés comme un troupeau sur lequel on tire dessus à bout portant. Il est si simple de devenir indifférent à une tente en plein Paris ou à une mère dormant dans une cabine téléphonique avec son bébé.

Il est aussi si simple de me répondre : "Comment ??? Tu veux prendre l'argent donné aux réfugiés. Cela ne se fait pas !!"

-Ah bon, tu préfères voir les migrants dans la rue, toi, sans avenir, sans toit, sans école ??

 

Chloé Larochemigrant,accueil,familles d'accueil,demandeur asile,asile,réfugié,ada,grenoble,le 115,urgence,hébergement,allocation ATA,mort,méditerranée,commune,politique,tiédeur,xénophobie,rejet,haine,entraide,humain,bénévole,famille,détresse,enfant,rue,sdf,sans abri,amnesty,mairie,aide,subvention,indemnité d'accueil,proposition,allocation d'accueil,naufrage,espoir,peuple,fuite,exil,réinsertion,isère,france,monde,turquie,syrie,afrique,é

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Liens importants à consulter :

 

http://missingmigrants.iom.int/

http://ada-grenoble.org/

http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/09/16/29003-20150916ARTFIG00326-rsa-apl-cmu-ces-aides-dont-beneficient-les-migrants-en-france.php

http://www.ledauphine.com/isere-sud/2012/12/27/au-115-c-est-de-plus-en-plus-insupportable

http://www.liberation.fr/migrants-files,100527

http://www.leparisien.fr/international/migrants-plus-de-10-000-morts-en-mediterranee-depuis-2014-selon-l-onu-07-06-2016-5863307.php

http://www.amnesty.fr/Nos-campagnes/Refugies-et-migrants/Actualites/82-des-Francais-sont-favorables-accueil-des-refugies-18386?prehome=0

10/04/2015

L'Homéostasie du risque sur la route. Pour tous les conducteurs. La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort.

 

 

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L'Homéostasie du risque est l'équilibre, la balance, le rapport entre notre perception du risque, les précautions que nous prenons et le risque lui-même. Je parlerais dans cet article de l'Homéostasie au niveau du risque sur la route, mais nous pouvons l'accorder aussi aux risques pris avec le Sida ou les MST, par exemple, dans notre vie intime.

Notre perception peut être approximative, légère et donc nos précautions à l'approche d'une zone à risque -ou d'un risque évident comme la traversée d'un piéton- seront approximatives et légères.

Le danger sera alors d'autant plus important et gravissime, puisque nous n'aurons pas adapté notre allure de conducteur ni notre capacité à gérer la situation.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Notre approximation peut venir du fait que le trajet effectué soit habituel, ou bien que nous soyons sur une longue ligne droite, ou bien que nous soyons ponctuellement fatigué, nerveux ou agacé. 

Elle peut venir aussi, selon chacun, d'une tendance à minimiser les risques encourus en voiture ou dans la vie en général, par un optimisme véreux, trop loin de la réalité des choses, trop enclin à ne pas voir la poutre juste en face de nous ou la distance de sécurité non respectée. 

La raison en est aussi de cette illusion courante d'avoir la maîtrise du risque. La voiture représente pour nombre de personnes la liberté : liberté de circuler et de se mouvoir, liberté aussi d'aller vite.

Il ne faut pas oublier alors que le risque routier se tient en tête des causes de décès prématurés chez les jeunes. Obtenir son permis est une joie immense à dix-huit ans... Cela représente un passeport pour la liberté, pour épater les copains, la copine, pour montrer sa virilité dans le groupe, en prenant des risques inconsidérés afin de prouver sa valeur, en conduisant vite, avec des verres en trop ou du cannabis dans le sang.

Sur la route, chaque conducteur n'a pas la même notion du risque ni la même expérience.

Une mère de famille aura la conscience du risque des enfants pouvant surgir à tout moment sur une route traversant un hameau ou une zone scolaire. Elle abordera avec précaution la zone de risque au ralenti et en étant attentive au respect des enfants et des piétons.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Mais une autre mère de famille n'ayant jamais réfléchi au danger d'un enfant surgissant à tout moment ne ralentira pas et se trouvera démunie et en tort en cas de choc avec un enfant. De plus, elle n'aura pas mesuré avant l'impact qu'une vie peut s'envoler si vite, devant une voiture qui représente une arme terrible entre nos mains, arme de mort et de destruction si nous ne la maîtrisons pas. 

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En effet, si la nounou lâche la poussette qu'elle mène sur le trottoir et que vous alliez un poil trop vite pour pouvoir vous arrêter, la vie d'un enfant est fauchée par l'inattention et aussi par l'inconscience et la négligence.

Lever le pied et ralentir aux endroits opportuns est un acte citoyen et respectueux d'autrui. Le contraire se range dans l'égocentrisme, l'égoïsme, la grossièreté humaine, telle que celle de cet homme à Gières en Isère qui est descendu de son véhicule pour bousculer une dame invalide traversant lentement un passage piéton. Il l'a projetée à terre en l'injuriant.homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

Passer au feu rouge en rigolant face à un taxi qui traversait au feu vert et qui a été obligé de piler est un acte odieux et irresponsable, voire criminel. Pourtant, je le vis souvent à Grenoble, en tant que taxi sanitaire, obligée d'éviter les chauffards qui se croient tous seuls sur la chaussée.

La conduite sur la route doit être gérée par l'anticipation, par le fait de toujours avoir à l'esprit que notre véhicule est un engin de mort et que nos passagers ont aussi droit à la vie. Refuser une priorité à droite peut mener votre enfant assis à l'arrière de votre voiture à un handicap à vie. Ne pas vous arrêter à un stop peut mener un motard dans un fauteuil roulant. Ne pas tourner la tête avant de vous engager sur un carrefour dangereux peut faire que vous n'avez pas vu un vélo arriver. C'est alors qu'arrive le drame un beau matin de soleil, où le sang a mis l'enfer dans des dizaines de vies, celle de la victime décédée, celles de sa famille, la vôtre et celles de vos proches. homéostasie,risque,route,sécurité routière,code,conductrice,taxi médical,ambulancier,anticipation,coupable,accident,handicap,décès,responsable,enfant,optimisme,réalisme,attention,conduite,grenoble,rouler,liberté,respect,piéton,moto,vélo,égoïsme,culpabilité,danger,carrefour,ralentir,freiner,anticiper,rapidité,urgence

 

Chloé LAROCHE

Conductrice professionnelle, taxi et ambulancière diplômée depuis 2002.

 

Nota : si vous souhaitez lire tous mes articles concernant la Sécurité routière, cliquez à gauche de cette page sur la catégorie "Appel à la bonne conduite sur la route".

-------------   Selon Walter Bradford Cannon« l’homéostasie est l’équilibre dynamique qui nous maintient en vie ».

08/06/2014

Récit de petits miracles méconnus. Ma politesse envers le Créateur, la vie, l'Univers, nos anges gardiens.

20131118-seance-violon-25.jpgBonjour à tous et toutes,bmwb-20.jpg






Je m'aperçois en transportant mes patients et notamment de nombreuses personnes handicapées à la suite d'un accident, que nombre de blessés sont des miraculés de la vie.th-116.jpeg


J'en conclus que lorsque notre heure n'est pas venue, tout se conjugue pour nous sauver du pire : survivre à la collision avec un train qui nous a foncé dessus, survivre sans handicap à une chute de trente mètres, avoir pu protéger sa vie grâce à un portable qui s'éteint juste après l'appel au secours qui nous sauvera d'une chute en montagne, sortir vivant de cinq tonneaux et arriver à s'extirper d'une voiture qui ne ressemble plus qu'à de la tôle compressée.

WP_20140324_004.jpgJ'ai rencontré et transporté toutes ces personnes. Elles ont toutes l'énergie de se battre pour revenir à la vie normale, après une lutte acharnée de rééducation et de sortie de coma pour certains.

On parle de politesse au sein des humains, de savoir remercier autrui pour l'aide qu'il nous a apportée. Mais parle t-on de cette politesse à la Vie que l'on doit à l'univers de nous avoir gardé en vie, de nous avoir protégé de la mort et du handicap grave, contre toute attente ?

Parle-t-on de cette politesse, d'un grand merci à notre Ange gardien qui nous prend dans sa main ou sous son aile afin de nous protéger du pire et de nous faire porter sur un nuage cotonneux pour que nous ne succombions pas dans la chute cruelle des épreuves de la vie.WP_20131215_009.jpg

Un jour, une dame se trouva mal en pleine montagne. Elle était seule. Un vétérinaire passa par là avec sa fille. Il avait juste sur lui le médicament qui la sauva de l'arrêt cardiaque et à eux deux, ils portèrent cette dame jusqu'à la plaine et la sauvèrent in extremis de la mort. Quelques minutes de plus sans aide et cette dame mourait, au dire du corps médical qui la reçut.

WP_20131224_002.jpgUn jour aussi, un frère et sa soeur voulurent escalader une paroi dans le Verdon. En se dirigeant sur le lieu de la grimpe, le frère glissa et fit une chute de trente mètres. La soeur arriva tant bien que mal à descendre à l'endroit où il se trouvait, inanimé. Elle récupéra le portable du blessé et appela les secours. Le portable s'éteignit aussitôt après. Ce fut cet appel qui permit d'arriver très vite sur les lieux du drame et de sauver ce jeune homme de la mort. Cet homme n'a pas eu la colonne vertébrale touchée, il n'est pas en fauteuil roulant et malgré les troubles qui lui restent à gérer, il se dit miraculé et est très troublé de se trouver encore en vie, marchant et parlant normalement.

WP_20140324_007.jpgChaque jour, nous vivons nous-même des petits miracles : sur la route, sur un passage piéton, sur notre moto, notre vélo, dans notre maison, en croisant un homme armé dans la rue sans qu'il nous touche, en trouvant l'aide dont on a besoin, en retrouvant son chemin en montagne avant la nuit et le froid qui tue, en restant vivant malgré le pire, en gardant le courage d'avancer malgré le désespoir et la solitude de nos vies.

Chloé Larocheth-19.jpegth-37.jpegth-108.jpeg



 



PS : Vous pourrez retrouvez mes dernières photos dans mon dernier album photo (en haut à droite). 

25/04/2014

Lettre ouverte d'une ambulancière et conductrice de taxi conventionné par la Sécurité Sociale.

Depuis le 1er avril, la Sécurité Sociale impose à tous les ambulanciers et taxis -conventionnés pour le transport sanitaire- une nouvelle loi... Vous pensez que c'est un poisson d'avril ? Hé bien non, c'est une véritable obligation qui demande que les bons de transport soit datés d'avant le jour du transport.

Beaucoup de patients se rendent à l'hôpital pour une consultation ou bien pour des traitements réguliers et ne vont pas nécessairement chez leur médecin traitant avant, donc les médecins des Hôpitaux, des Cliniques et des cabinets privés, se retrouvent à devoir antidater les bons de transport, pour satisfaire à cette nouvelle loi de la Sécurité Sociale. Ou bien faut-il encore creuser le trou de la Sécu en se rendant chez son médecin juste pour obtenir un bon de transport afin d'être transportés ultérieurement ?

Dans les Mapad et dans les EHPAD, des personnes âgées sont transportées vers des spécialistes le jour-même. Les médecins de ces établissements de longs séjours médicalisés doivent pouvoir dater la prescription de transport du jour du trajet, comme l'ensemble des médecins, sans devoir se casser la tête pour la date de prescription du transport et sans devoir prendre le risque d'être dans l'illégalité, en antidatant le bon de transport, face à l'ambulancier ou face au conducteur de taxi qui attend le précieux sésame payant son travail.

C'est encore une personne bien à l'abri dans son bureau qui a créé cette nouvelle obligation, des fois que notre métier sur la route et auprès des patients ne serait pas assez difficile !

Il faudra donc vérifier que notre bon de transport ne soit pas daté du jour du transport de chaque patient... En plus des reproches qu'on nous fait lorsque nous faisons les entrées dans les hôpitaux. C'est nous qui faisons les papiers d'entrée dans les établissements hospitaliers et comme nous sommes prioritaires, nous passons devant les patients qui attendent leur tour. Nous essuyons parfois les invectives de certains patients qui ne sont pas contents après nous.

Et nous qui avons déjà un planning fou à respecter, qui faisons des centaines de kilomètres par jour, qui accompagnons avec dévouement des dizaines de patients chaque semaine, qui évitons chaque jour une somme  astronomique d'accidents, parfois mortels... nous écoutons ces reproches  avec désolation et tristesse, car nous ne méritons pas ce manque de considération.

C'est comme lorsqu'on entend les critiques de la presse et des médias qui nous jettent la pierre lors d'escroqueries par des patrons d'ambulances véreux. Cela arrive malheureusement parfois que des patrons facturent des transports fictifs ou bien trichent sur les facturations, ce qui jette l'opprobre sur notre profession déjà peu valorisée. On dit ensuite de nous que les ambulanciers privés et les taxis conventionnés creusent le trou de la Sécurité Sociale, alors que nous rendons service à des milliers de personnes atteintes par le cancer, la sclérose en plaques, le handicap avec pathologies lourdes, l'insuffisance rénale grave entraînant la dialyse, et tellement d'autres maladies graves... en les transportant avec tout le professionnalisme que nous avons acquis. 

Je peux témoigner que toutes les personnes que je transporte souffrent de malaises, de vertiges, de fatigue intense, de multiples symptômes et ne pourraient en aucun cas conduire une voiture, même si à première vue, elles se tiennent debout, pour la plupart. 

Tous les patients me remercient pour mon écoute, ma conduite souple, la sécurité routière que je respecte et mon dévouement. Ils sont reconnaissants de ce passage agréable entre leur domicile et le lieu de leur traitement.

Je transmets tous les compliments reçus à l'ensemble de la profession qui mérite les mêmes compliments et retours positifs sur un métier qui demande abnégation, adaptabilité, conscience professionnelle et aussi solidité morale et robustesse physique  lorsqu'on considère les heures effectuées chaque semaine, les kilomètres parcourus, les accidents évités et les patients satisfaits et réconfortés.

Notre profession mériterait d'être valorisée, reconnue, respectée et que nous soyons rattachés, en ce qui concerne les ambulanciers et conducteurs de taxis médicalisés et conventionnés Sécu, au Ministère de la Santé et non à celui du Transport. En effet, nous ne transportons pas des colis mais des personnes humaines  envers lesquelles nous avons l'obligation de surveiller l'état de santé, lors de la prise en charge et aussi lors du transport. C'est pour cela que tous les taxis, depuis 1995, ont l'obligation de passer le PSC1 : la formation "Prévention et secours civiques de niveau 1", équivalent à l'ancien Brevet de Secourisme.

D'autre part, au vu du nombre de kilomètres effectués chaque jour et considérant que nous avons en charge des vies humaines, qui demandent parfois qu'on puisse arriver au plus vite sur le lieu du traitement ou de l'hospitalisation, il serait souhaitable que nous puissions bénéficier d'une faveur de vingt pour cent sur la vitesse autorisée, car lorsque en ville, sur une grande ligne droite, on se fait prendre à soixante kilomètres à l'heure, avec amende, alors que nous avions à bord une personne âgée qui se sentait mal, handicapée et avec une grosse pathologie, c'est tout de même terrible que l'ambulancier récolte du mal pour le bien qu'il a fait, en accompagnant au mieux la personne qu'il transporte.

Je transmets cette lettre au Ministre des Transports et au Directeur Général de la Sécurité Sociale.

Chloé Laroche

(titulaire depuis 2003 du Certificat de Capacité Professionnelle du Conducteur de Taxi (CCPCT), plus titulaire du diplôme d'Ambulancier (CCA), en outre : ambulancière depuis 2002 et taxi depuis 2003, dans un poste aujourd'hui alliant les deux métiers)


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À lire pour info :


http://www.formation-ambulancier.fr

http://www.officiel-taxi.fr/formation/formation-p4-r42.html

http://www.sante.gouv.fr/ambulancier,10828.html



01/05/2012

Au Bénin, existe une pratique terrible d'infanticide sur certains enfants, racontée dans le nouveau film de Christine François : "Le secret de l'Enfant-Fourmi" attendu le 2 mai.

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Je suis dans l'attente de voir ce film qui sort demain, le 2 mai, dans les salles.

Ce film s'appelle "Le secret de l'Enfant-Fourmi", tourné par Christine François.

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C'est l'histoire d'une femme de trente ans partie en Afrique à la poursuite d'un amour perdu qui rencontre une femme au Bénin, une maman lui remettant son bébé dans l'urgence et s'enfuyant sans explications. Audrey Dana garde finalement l'enfant avec elle, l'adoptant et l'emmenant en France. Elle revient au Bénin lorsque son fils a sept ans et présente des troubles psychologiques, afin de retrouver le secret de cette adoption.

Ce film s'appuie sur des centaines de témoignages réels concernant des infanticides rituels sur des enfants dits "démoniaques" pratiqués au Bénin, surtout dans le Nord du pays.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Ces infanticides sont basés sur des superstitions attisées par certains sorciers, lesquels se nourrissent de l'observation de certains signes, comme de prendre en compte l’endroit précis où poussent les dents de lait, ainsi que la position du bébé au moment de l’accouchement, sans oublier la prématurité ou l'impression que l'enfant serait habité par des forces démoniaques ou bien présenterait un comportement déviant ou difficile à gérer.

Le village se sent menacé et se protège donc en sacrifiant l'enfant qui représente un danger pour l'évolution du groupe.

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Quelle est cette pudeur extrême et lâche qui oblige certains de mes compatriotes à dire : "On ne touche pas aux traditions des autres peuples, par respect, par principe de non-jugement d'autrui."

Désolée, moi je juge, comme je juge l'excision et sa pratique monstrueuse sur les petites filles et les femmes.

Je juge aussi cette croyance qui fait dire encore à certains croyants d'une certaine religion que c'est bien de lapider et de punir les femmes ayant commis l'adultère. Et qui dit aussi que la femme n'a pas à connaître le plaisir mais doit seulement se dévouer à en donner à son mari. Et qui dit encore que la femme doit se voiler afin de ne pas attiser le désir chez les autres, les hommes mâles étant si faibles qu'ils ne peuvent maîtriser leur convoitise.

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Le "passé lointain" dont je parle correspond à l'inertie d'un héritage familial et béninois lié à certaines forces du Vaudou qui rôdent dans ce pays, jusque dans l'inconscient des enfants. Je dis "certaines" car il n'est pas question de diaboliser le Vaudou.. mais certaines pratiques peuvent attirer des esprits inférieurs, par l'utilisation de certaines sorcelleries, de poupées, instruments magiques de torture, de certains esprits appelés les Lwas et pouvant entrer en contact direct avec les humains, après appel des sorciers. Les rituels nombreux faits dans ce sens sont présents dans l'inconscient et le patrimoine collectif de ce pays. Un rituel n'est jamais innocent et marque à jamais les esprits. Il peut enchaîner des êtres à ce qui s'appelle le contraire de la liberté des âmes.bénin,le secret de l'enfant-fourmi,christine françois,infanticide,forces démoniaques,vaudou,sorcier,sorcellerie,nord bénin,afrique,tradition,croyance,religion,mère,adoption,enfant,crime,rituel,audrey dana,voyage,urgence,agir,cinéma,film,foi,voile,excision,femme lapidée,adultère,fuite,témoignage,inconscient collectif,femme,superstition,trouble psychologique,esprit,danger,sauver,politique,lâcheté

Des béninois commencent à se poser des questions sur le bien-fondé de la pratique de l'infanticide liée à la tradition et entretenue par certains sorciers. Quand une maman béninoise a déjà vu sacrifier trois enfants sortis de son ventre, comment ne peut-elle pas être dans la révolte et le combat contre des pratiques à condamner définitivement ?

Ce film va faire le tour du Bénin. Je prie secrètement pour qu'il ouvre les yeux de ses habitants, certains ayant déjà le coeur grand ouvert à l'indignation et soutenant à contre-courant ce film courageux.

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25/11/2011

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

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Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.

 

Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.

 

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Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.

 

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Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

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Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.

 

Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.

 

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On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgenceviol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

08/11/2011

Pour Océane, 8 ans, assassinée à Bellegarde, et pour Nissouati, 22 mois, violée et tuée à Mayotte. Missive aux pédophiles. Appel pour le 11/11/2011.

pédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembreLe 11 novembre 2011, beaucoup de personnes appellent à se retrouver pour fêter une nouvelle ère, à se lever pour une nouvelle liberté, un nouveau regard sur la vie.

Moi, j'appelle au respect des enfants, simplement, calmement.

Je suis horrifiée de voir certaines affaires comme celle de la mort de Nissouati.pédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembre

À l'âge de 22 mois, elle a été violée et frappée à la tête puis jetée dans une fosse.

Cela s'est passé à Mayotte fin août. 

Une fillette de 22 mois qui buvait encore son biberon et qui avait juste envie de grandir.

Elle a été violée après avoir été réveillée, arrachée à la douceur de son sommeil.

pédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembreOcéane vient de la rejoindre au pays des Anges.

Elle avait huit ans et a juste marché trois cent mètres près de sa maison, avant d'être enlevée, étouffée et frappée.

Tout son village du Gard est sous le choc et je pense à ses parents, à sa famille, à ses camarades de classe.

J'adresse ce mot aux pédophiles et divers malades ayant des pulsions sexuelles et meurtrières... Avant de commettre l'irréparable et pour éviter cela, appelez un numéro d'urgence, faites-vous soigner, faites-vous aider... car vous voyez où tout cela mène, ce n'est qu'horreur et terrible folie.pédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembre

Avant de tomber sous le coup d'une pulsion, prenez de l'avance et appelez le :

Croix-Rouge Ecoute : aide psychologique par téléphone :  n° vert national : 0 800 858 858 (appel gratuit). Service anonyme et gratuit pour l'accompagnement de toutes formes de détresse : conflits familiaux, états de dépendance, solitudes, violences… Réception des appels du lundi au vendredi de 10 heures à 22 heures, et le week-end de 12 heures à 18 heures. http://www.croix-rouge.fr/goto/actions/ecoute/

OU

pédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembreSOS Dépression - 01 40 47 95 95 :  Écoute téléphonique : 7j/7, et 24h/24. Adresse : 17, avenue de Clichy, 75017 Paris, France. Urgences Psychiatrie/SOS Dépression : 

Téléphones 01 40 47 95 95 et 0 892 70 12 38

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Merci de m'avoir lue et que ces drames ne se reproduisent jamais plus.

Chloé LAROCHEpédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembrepédophile,pédophilie,viol enfant,mayotte,océane,meurtre,violence,enfant,deuil,disparition,france,bellegarde,gard,urgence,aide,souffrance,1111,11 novembre

11/10/2011

À Grenoble, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard. Afin de réduire le risque d'affolement, on préfère le silence.

Bonjour à tous et toutes,

 

Vous savez que je dis les choses comme elles sont.

Le franc-parler est la caractéristique de mon blog.

Un blog anti langue de bois.


barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiquesJe viens d'apprendre par source secrète que à Grenoble, ma chère ville, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard.

Afin de réduire le risque d'affolement, les autorités ont choisi le silence.

La vague serait d'une hauteur de six mètres, autant vous dire que tout ce qui roulera (voitures, motos, vélos) ou marchera (piétons en ville) sera balayé par la vague.

La population à la maison sera la seule survivante, surtout celle qui aura la possibilité de monter jusqu'au sixième étage de son immeuble.

Je pense à mon fils. Il est dans une école à un étage. Si l'alerte était donnée, les enfants auraient le temps de monter dans l'immeuble d'en face afin de se protéger.

Si la catastrophe se passait en semaine, aucune école ne survivrait.

Les immeubles de construction fragile seraient emportés.barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques

La vague mettrait quarante minutes à arriver sur Grenoble, autant vous dire qu'une sirène adaptée avec signal reconnu par la population sauverait beaucoup de personnes.

Les autorités préfèrent le silence total afin d'éviter que les grenoblois ne s'échappent pas en voiture et ne provoquent pas une "catastrophe supplémentaire". 

Absurdité de l'administration, puisque la catastrophe étant déjà là, l'alerte permettrait de sauver le plus grand nombre en donnant au préalable des consignes judicieuses à la population.

barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiquesJe dénonce donc cette décision. Même si le barrage de Monteynard a peu de chance de craquer, qui peut dire qu'en cas de tremblement de terre, il n'y aurait pas risque soudain ? Je rappelle que nous sommes dans une zone à forts risques sismiques.

En tant qu'iséroise et habitante de Grenoble, je demande aux autorités la révision de cette décision. Je les remercie par avance de prendre acte de mon article.

 

Chloé LAROCHEbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,dangerbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,dangerbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,danger

 

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Ps : Je suis allée sur le lien ci-dessous.

Côté "sauvegarde de la population", la copie est à revoir... vu les décisions qui viennent d'être prises :

http://www.irma-grenoble.com/10veurey/03risques-tech/barrage/barrage.htm 

28/07/2011

Ma prière pour la famine de la Corne de l'Afrique, pour deux millions d'enfants en danger de mort, pour deux cent mille qui ne passeront pas le mois.

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 __________________________________________________

 

 

Un enfant va mourir

mais pour que d'autres ne meurent pas

envoyez un peu de votre coeur

par un peu d'argent

vers la Corne de l'Afrique

Action contre la Faim

 

 

Des enfants vont mouriraction contre la faim,afrique,famine,don,enfant,morts,vie,planète,actualité,charité,amour,argent,donner,sauver,compassion,

avec eux nous aussi

dans notre humanité

si nous oublions de penser 

à tous ceux qui peuvent

encore vivre

 

action contre la faim,afrique,famine,don,enfant,morts,vie,planète,actualité,charité,amour,argent,donner,sauver,compassion,

 

Toi tu es déjà mort

mort d'indifférence

coeur asséché 

de ne pouvoir donner

pour sauver ces enfants

Action contre la Faim

 

 

Mais un enfant va vivreimages-1.jpeg

des dizaines vont survivre

des centaines

si toi, si vous

envoyez vos dons 

pour l'Afrique

 

Chloé LAROCHE ____________________________________action contre la faim,famine,afrique,enfant,don,humanitaire,donner,sauver,actualité,planète,compassion

 

Envoyez votre don à l'adresse suivante dans une enveloppe affranchie :

 

ACF-URGENCE CORNE DE L'AFRIQUE

Libre réponse 64731

75662 Paris Cedex 14______________________________action contre la faim,famine,afrique,enfant,don,humanitaire,donner,sauver,actualité,planète,compassion



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LIENS 

:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.actioncontrelafaim.org/urgence-Somalie/

 

 

 

 

 

http://youtu.be/B9KHC-EW3Yc

 

 

 

http://www.actioncontrelafaim.org/presse/communiques/communique/article/1/les-un-declarent-la-famine-en-somalie/

 

 

http://www.dijonscope.com/014733-somalie-la-faim-au-xxie-siecleurgence_corne-afrique_04.jpg

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19/12/2010

J'écris pour MARINA et ses cinq filles qui sont réfugiées de l'Ingouchie et qui ont dormi dans la rue en France à leur arrivée. Toujours pas d'hébergement sûr à l'approche de Noël.

b12529.jpgBonsoir à tous et toutes,

 

L'Ingouchie, vous connaissez ?

Selon un lecteur de Rue89.com, se nommant Susuman Highway, l'Ingouchie "est l'un des sujets les plus poignants en termes d'impasse politique et de violence commise par tous les acteurs d'un conflit contagieux".

Pourquoi je m'intéresse ce soir à l'Ingouchie ?

Parce qu'une femme est arrivée sur notre sol, le sol français, avec ses cinq petites filles, après avoir vécu le pire dans  son pays, l'Ingouchie, avec l'enlèvement et la disparition de son mari, qu'elle n'a pas revu.u10089179.jpg

Elle s'appelle Marina et quand elle est arrivée en octobre 2010, elle s'est présentée avec ses cinq filles au point d'accueil d'urgence de Nancy où elles n'ont pas été acceptées. Après une nuit passée dehors, elles ont été prises en charge par France Tchétchénie Solidarité.

u10085779.jpgMais aujourd'hui, la situation de cette famille est toujours incertaine car sans véritable hébergement.

Incertaine aussi parceque cette femme est traînée d'hébergements en rues et qu'elle risque l'expulsion si elle n'obtient pas une résidence et des papiers.

Le site de Rue89 a fait un très bel article expliquant ce qui se passe dans ce pays et je vous invite à le lire, car cela explique pourquoi des personnes comme Marina sont obligées de fuir leur pays :

http://www.rue89.com/2009/08/06/au-moins-20-morts-dans-un-attentat-suicide-en-ingouchie?page=0#comment-997978

Je reprendrai de cet article un extrait où ils citent leurs archives :

"(De nos archives) Natalia Estemirova, journaliste et proche d'Anna Politkovskaïa, a été assassinée le 15 juillet en Ingouchie, minuscule république de la fédération de Russie, 4 000 kilomètres carrés, soit la taille d'un département français, dans lequel résident 460 000 habitants, nous dit Wikipedia. Dans ce bout de terre s'étirant en sirène entre l'Ossétie, la Tchétchénie et la Géorgie, civils et policiers tuent plus ou moins quotidiennement d'autres civils et policiers, sous l'oeil répressif d'un pouvoir totalement dépassé. Ce pays a traversé un siècle de souffrances, sans répit aucun. D'abord, l'expérience de la déportation en 1944, puis la guerre, les retombées du conflit dans la Tchétchénie voisine puis la dictature de Mourat Ziazikov, général issu du KGB."

Rue89 cite Magomed Khasbiev, opposant historique au pouvoir ingouche, qui leur a confié, lors de son passage à Paris :

« Un opposant n'a pas de vie en Ingouchie. On s'attend à recevoir une balle à n'importe quel moment. On menace de descendre nos familles."

 

moton459.jpg----------------------  Je vous invite à aller signer nombreux la pétition pour aider Marina et ses filles.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

___________________________________________________________________________________

Je vous invite aussi à envoyer la lettre suivante que propose le Réseau d'Éducation sans Frontières, à envoyer aux personnes concernées en bas de la lettre :

A Monsieur le Préfet de Meurthe et Moselle,

A Monsieur le Directeur départemental de la Cohésion Sociale,

A Monsieur Rémi Bernard de l'Association Ars,

Marina  a quitté l’Ingouchie après l’enlèvement de son mari, accompagnée de ses 5 petites filles, elle craignait pour leur sécurité.
Elle s’est présentée au point d’accueil d’urgence de Nancy pour être hébergée à la mi-octobre, sans résultat. Après une nuit passée dehors, la famille a été prise en charge par France Tchétchénie Solidarité.
Depuis début Décembre, tous les responsables politiques et institutionnels ont dit dans la presse que l’accueil d’urgence fonctionnait à nouveau.
F.T.S. a contacté les responsables de l’ARS et de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale pour obtenir l’hébergement de la famille.
Chacun se renvoyant la balle sans prendre de décision, F.T.S a pris l’initiative d’accompagner la famille au point d’accueil d’urgence le  jeudi 09/12 à 14 heures.
La famille s’est  heurtée à un nouveau refus d’hébergement sous prétexte que les conventions avec les hôtels n’étaient pas encore signées.

Cette situation est intolérable, elle est contraire aux  règles élémentaires de l’accueil en France.



Je soussigné (e)………………     (nom, prénom, adresse, profession)……………………………….
demande avec fermeté à M. le Préfet, à la direction de la cohésion sociale et à l’ARS de faire le nécessaire pour que cette famille puisse être hébergée rapidement.

Date    :

Signature :


Lettre à envoyer à :

- M.Bellion, Préfet de Meurthe et Moselle : 1 rue C. Erignac 54016 Nancy CEDEX

dominique.bellion@meurthe-et-moselle.pref.gouv.fr Fax : 03 83 34 22 21 ou 03 83 30 52 34

- M. Daniel BOUFFIER, directeur départemental de la cohésion sociale
12, Avenue du 20° corps CS 40670 54083 Nancy Cedex.

ddcs54-directeur@meurthe-et-moselle.gouv.fr

- Monsieur Rémi BERNARD, 12 Boulevard Jean Jaurès, 54000 Nancy.

direction@asso-ars.org

Fax : 03 83 41 60 79  Tél. : 03 83 41 60 80_____________________________________________________

____________________________________________________________________________________________________

 

k0387181.jpgJe terminerais mon plaidoyer pour cette famille en choisissant de partager avec vous un commentaire laissé sur la pétition en faveur de Marina par Vincent Ferry, spécialiste de l'Immigration et chercheur : "Faudra t'il attendre qu'un enfant meurt de froid dans la rue, pour que chacun prenne ses responsabilités ? Un gouvernement ne peut appliquer de mesures cyniques quelles qu'elles soient sans serviteurs zélés !"

Et voici le commentaire de Kahn qui écrit très justement : "Il paraît inconcevable qu'une solution ne puisse être trouvée rapidement ; cela semble le minimum en matière de respect des droits humains : on ne peut laisser Marina et ses 5 petites filles errer de lieux d'hébergement en lieux d'accueil divers, comme des paquets. C'est indigne pour elles et pour nous."

Monsieur Michon, père de quatre enfants, écrit aussi ceci dans les commentaires de la pétition créée pour Marina : "Papa de 4 enfants comment peut-on imaginer laisser une famille dehors, nous devons nous mobiliser pour ces 5 petites princesses et leur maman."

Et Madame Michon, sa femme, renchérit : "Je suis maman de 4 enfants et je ne me vois pas laisser une maman et ses 5 filles à la rue par ce froid hivernal. La France ne sera pas la France si elle ne fait rien pour elles. Elles ne sont pas la cause de leur malheur, nous devons les aider."

Oui, ces cinq petites princesses doivent trouver un foyer, une terre d'asile et ce sera la France.

Alors merci d'écrire nombreux aux destinataires ci-dessus et de signer la pétition que je viens de vous transmettre.

Chloé LAROCHE

_______________________________________________________________________________________________

k0098237.jpgRappel Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=33009

 

 

Les photos choisies par l'auteur pour son article proviennent du site http://www.fotosearch.fr avec des photos libres de droits (Banque de Photographies et de Séquences Vidéos Libres de Droits Images).

16/12/2010

Dans ma belle région du Dauphiné vit un petit train qui fait vivre plusieurs dizaines de personnes mais l'avenir de ce train de La Mure est menacé.

Baladeuse.JPGBonsoir à tous et toutes,

Dans ma belle région du Dauphiné vit un petit train qui fait vivre plusieurs dizaines de personnes et enchante petits et grands en traversant une des plus belles contrées de l'Isère, entre Grenoble et La Mure.

J'ai un ami qui fait partie de l'équipe du Petit Train.

Il s'appelle Dominique et a écrit cet appel à la solidarité de tous, afin que le petit train poursuive sa route.

En effet, suite à un malheureux éboulement survenu durant l'automne, l'avenir du train de La Mure est remis en question.bulle_mure.jpg

Et des dizaines d'emplois sont menacés.

Ce petit train fait partie de notre patrimoine culturel et il faut le sauver.

Alors je partage avec vous le texte que Dominique a transmis à tous ses amis et connaissances :

"Suite à un éboulement qui s'est produit dans la nuit du 25 au 26 octobre dernier, la voie du célèbre Chemin de Fer reliant St Georges de Commiers à La Mure est recouverte sous plusieurs tonnes de rochers peu après le Barrage de Monteynard. Cet éboulement rend impossible en l'état actuel des choses l'exploitation normale de la ligne pour la saison prochaine (avril / octobre 2011).

L'avenir du Chemin de Fer est très incertain. Les interrogations du personnel, permanents et saisonniers (dont je fais partie), des acteurs économiques du secteur (exploitants de musées, animations touristiques, restaurateurs et commerçants, etc ....) restent sans réponse précise de la part du Conseil Général de l'Isère (propriétaire du chemin de fer et de ses infrastructures ) et de ses élus quant aux solutions qui peuvent être apportées pour faire redémarrer au plus tôt ce fleuron du patrimoine industriel et touristique isérois mondialement connu.

header_logo_train.gifDevant ce manque de transparence, on ne peut que s'interroger sur la volonté politique de maintenir ou non le train en activité, et tout ce qui en découle économiquement et humainement parlant.

Un groupe Facebook existe pour essayer de réunir un maximum de personnes autour de cette "sauvegarde". N'hésitez pas à rejoindre ce groupe ou à me contacter pour plus de renseignements ....

http://www.facebook.com/album.php?aid=3206&id=1000009...

Il y a urgence .....tunnel2.jpg

Merci".

Dominique, je transmets ton texte à tous mes lecteurs qui viennent nombreux voir mon blog (environ 300 par jour). Aussi, je souhaite qu'ils rejoignent le groupe dont tu parles sur Facebook. Je te suggère aussi de créer une pétition hors Facebook car tout le monde n'y est pas et ne parviendra pas forcément à vous rejoindre.Voiture_100x100.jpg

Je souhaite sincèrement que tout le personnel du Petit Train conserve sa place et que le Petit Train reparte de nouveau au printemps. Je souhaite que l'État français et le Conseil Général de l'Isère prennent en considération l'existence d'un témoin de l'Histoire : ce petit Train qui a emmené tant de voyageurs dans les méandres surplombant le barrage de Monteynard et rejoignant le beau pays de la Matheysine.

Sincèrement,

Chloé Laroche

 

PS : les photos de cet article m'ont été gracieusement prêtées par le site http://www.trainlamure.com

dans l'intérêt de la survie du Petit Train.livret jeu La Mure.jpgpic045.jpgIMGP1023.JPG


 

 


13/09/2009

Lettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants. Les mamans et familles monoparentales face à la crise.

1803915.jpgLettre à une mère de famille qui risque de mettre fin à ses jours et de partir en laissant ses enfants.

 

Madame,

 

Vous avez des idées noires et désespérées dans un monde où il est de plus en plus difficile d’avancer, dans un monde où l’égoÏsme et la solitude des plus faibles s’amplifie.1823001.jpg

Je vous écris car vous me paraissez en danger moral et dans une grande détresse. Vous élevez seule vos enfants et devez faire face à la crise, aux factures, à votre travail, à l‘éducation de vos enfants. Une éducation rendue plus difficile d’années en années, étant donnée la demande accrue de repères, de rassurance et de limites à donner aux enfants, lesquels sont confrontés au monde actuel et à la violence visible jusque dans les images, à l’insécurité d’un monde qui offre déjà beaucoup d’angoisses aux adultes pour ne pas être en reste auprès des enfants.F76-283304.jpg

PAA195000029.jpgLes enfants sentent bien dans notre époque qu’ils vivent dans l’insécurité. Les couples divorcent, se séparent ; les familles éclatent et les enfants vont de gardes alternées en gardes partagées, offrant tant de bonne volonté d’adaptabilité à chacun de leur parent désireux de les avoir près d’eux. Ils sentent bien aussi que le travail manque, que notre terre est en survie pour cause de pollution.

Si vous les quittez en les abandonnant à leur vie alors que vous entrez dans la mort, que feront-ils ?

Et si vous les quittez en les abandonnant tout en poursuivant votre vie, comme ces deux mamans qui ont laissé leurs enfants pour un homme, comme elles auraient laissé des petits chats au beau milieu d’une rivière. La rivière de la vie n’est pas moindre. Elle est identique aux dangers d’un flot ravageur et aride de douceur.

Les enfants ont besoin de vous, de votre tendresse, de votre amour qui leur dit que vous serez toujours là pour eux. Ils en sont sûrs comme le soleil se lève le matin. Ils voient votre sourire et sont suspendus à votre coeur. Alors ils peuvent se construire et grandir sereinement.

Vos enfants ont besoin de vous et personne ne pourra vous remplacer. Ces enfants sont la Terre de demain et ce qui se passe entre eux et vous est très important pour l’avenir.

bxp51165.jpgVotre dépression n’est pas inéluctable. Le désespoir peut être consolé. Ne restez pas seule. Je vous conseille d’appeler dès que possible l’un des numéros suivants :

-Cap Écoute : le 0800 333 435 (9 h - 21 h) ou le 04 72 33 34 35

-Sos Suicide Phénix : 01 40 44 46 45 (12 h - 24 h)

-Sos Amitié : le 0800 066 066

-Croix-Rouge Écoute : le 0800 855 855k0402990.jpg

-Suicide Écoute : le 01 45 39 40 00

-Numéro national d’aide aux victimes : le 08 842 846 37

-Sos Suicide : le 01 40 50 34 34

 

Vous vous sentez mal car vous êtes au coeur de la bataille, comme le seul soldat survivant d’un bataillon. Vos amis vous ont lâchée ou bien la vie les a éloignés. Votre famille se compte sur les doigts d’une main mais préfère penser à sa propre survie plutôt que de vous soutenir et de vous épauler.

PAA150000070.jpgLa société actuelle, la conjoncture économique, l’évolution rapide du monde moderne ne contribuent pas à aider les personnes comme vous qui se retrouvent à batailler au quotidien. On parle par exemple d’aider les ménages afin qu’ils accèdent plus facilement à la propriété. Ainsi : vous avez un loyer, de plus en plus élevé ; vous décidez d’acheter un logement, le moins cher possible, afin d’arrêter de donner des loyers à un propriétaire. Les banques vous proposent un prêt sur 25-30 ans... dont le montant de remboursement mensuel est égal ou même inférieur à votre loyer. Mais, malheureusement, vous avez un refus de prêt de toutes les banques car vous avez trois enfants à charge et un petit revenu en CDI !

“Nous sommes vraiment désolés, Madame.” Vous entendez cette phrase et vous retournez payer votre loyer à vie. Vous venez de comprendre alors que le capitalisme donne à ceux qui possèdent et que vous n’êtes rien, juste bonne à payer le propriétaire qui s’en fiche que vos fenêtres laissent passer assez d’air et de froid pour faire grimper vos notes de gaz et d’électricité vers des sommes vertigineuses.BLD041812.jpg

C’est là qu’intervient la taxe Carbone. Taxe de ci, taxe de là, passage à l’euro qui a multiplié parfois de cinq à dix le prix de nos achats, perte du pouvoir d’achat, etc. Madame, je comprends votre raz-le-bol mais il va falloir vous accrocher et observer aussi les côtés positifs. Cette année, les ménages de la France d’en bas ont reçu deux fois 200 euros de la part du Gouvernement, plus une aide en chèques CESU emploi-service de 200 euros aussi. Souvenons-nous que nous bénéficions des allocations familiales et d’une aide pour la rentrée scolaire. On a des bons de vacances pour emmener les enfants une semaine en camping durant les congés. Imaginez que vous n’ayiez rien de tout cela, ni d’allocations logement non plus. Je pense que pour s’en sortir, il faut regarder vers le soleil même s’il y a une épaisse couche de nuages.

1821201.jpgÀ part tout ça, vous êtes seule et cette solitude vous pèse. Vous avez cherché un compagnon, démarrant cette quête au début avec espoir et conviction. Mais le monde actuel déteint aussi sur les relations humaines, après avoir repeint le paysage de la planète en tableau sombre pollué.

Vous avez rencontré des hommes dont le coeur est rongé par le doute, la dépression, le manque de confiance en l’amour, un passé douloureux, l’envie de vivre pour soi sans avoir d’embêtements (dans leur tête, embêtements = enfants, surtout les vôtres) et... finalement, vous êtes seule sur le bord de la route, débarquée de plusieurs liaisons et le coeur broyé par une montagne d’égocentrisme et de goujaterie. Le champ de roses que vous aviez dans le coeur a été moissonné par la batteuse des ruptures à répétition. Combien de fois avez-vous entendu : “Si tu étais seule sans enfant, je poursuivrais avec toi.” ? Et quand vous avez décidé de ne plus mêler votre vie sentimentale à votre vie familiale, vous vous êtes aperçue que l’homme qui acceptait cela ne vous apportait que la sensualité de quelques moments et rien d’autre. Cet homme-là  se met à culpabiliser au bout de quelques temps et vous quitte en disant que vous méritez de trouver un homme total avec qui vous pourriez refaire votre vie car finalement, vous êtes trop demandeuse de partager du temps qu’il n’a pas ou qu’il n’a pas la volonté de donner.1996086.jpg

Vous avez mille coups au coeur et c’est là qu’un ami vous appelle en vous demandant de laisser vos besoins d’être en couple de côté ainsi que vos désirs de femme. C’est là aussi qu’il vous propose de faire partie d’un groupe, de son groupe, de sa secte. L’amitié, il n’y a rien de telle ! Une main tendue pour sauter dans la dépendance d’un groupement : sortir de sa solitude pour s’oublier à jamais et plonger dans la fraternité illusoire de ceux qui pensent détenir seuls la vérité.

1789927.jpgMadame, tenez bon sur votre île déserte. Votre île finira par rencontrer le continent ou bien un bateau échouera-t-il dans une de vos criques. Vous devez rester forte car quand la montagne s’écroule, elle entraîne avec elle des millions de petits mondes, d’oasis de végétations et de paradis terrestres. Ces petits mondes sont vos enfants et ils ont besoin que vous restiez solide et forte. Pour cela, il faut rompre l’isolement et aller chercher de l’aide morale. Il vous faut prendre votre téléphone afin d’appeler les numéros que je vous ai précédemment donnés (en choisir un) et de déverser le trop plein de vos émotions de colère, de rancune et de tristesse.

images.jpegHier, lors du 11 septembre, nous avons commémoré l’événement terrible des attentats des deux Tours jumelles de New York. Des centaines de personnes sont restées coincées dans ces Tours jusqu’à la destruction finale des deux bâtiments. Mais une femme et treize pompiers se sont réveillés dans les décombres de la Tour Une, tous miraculés parmi les cadavres. Ces pompiers, avant que la tour ne s’effondre, étaient en train de descendre les étages pour se sauver quand ils ont rejoint une femme en détresse, Joséphine. Ils ont alors décidé de lui venir en aide en la soutenant pour descendre les marches de l’immense Tour Une. La Tour Deux s’était déjà effondrée et ils savaient que le temps était compté pour eux. Leur chef est allé chercher une chaise dans les bureaux pour faciliter le portage. La Tour s’est alors effondrée. Ils ont tous survécu, sauvés par cette femme qu’ils avaient aidée jusqu’au bout. Pourquoi ? Parce que là où ils se trouvaient au moment de l’effondrement, une bulle s’était faite autour d’eux par la configuration du bâtiment et des parois disloquées.images-2.jpeg
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Alors, Madame, écoutez-moi : trouvez votre bulle et soyez le pompier d’autres personnes qui ont besoin de vous. Vous verrez qu’une main qui se tend vers l’autre n’est jamais seule. S’il n’y a pas d’humain en face, il y aura un ange et cet ange vous enverra la force et le courage nécessaires. Il saura ouvrir les portes devant vous et donner du pain à vos enfants si vous n’avez plus rien. Cet ange peut être un bénévole du Resto du coeur ou de tout autre secours. Ne craignez jamais de manquer ou de vous retrouver à la rue. Faites les démarches nécessaires car dans toute descente aux enfers, une dé-marche peut éviter la Marche fatale. Répondez aux courriers, demandez de l’aide, laissez fierté et orgueil de côté. N’attendez pas que les huissiers arrivent. Avant, vous avez des recours et des possibilités d’arrangements.

BLD054288.jpgMadame, j’espère que cette lettre vous aura fait du bien et vous retiendra ici-bas, dans notre monde où la nature qui nous entoure est encore belle et souriante. Allez la voir et regardez la beauté qui se dégage des arbres, des paysages et des chemins si mutiples offerts aux carrefours de la vie.

Je vous embrasse.

Chloé Laroche

 

Ce 12 septembre 2009.

 

 

Commentaires

Bonjour Chloé, bonjour à toutes les personnes qui se sentent seules. Non, vous ne l'êtes pas, il existe des gens comme Chloé, des associations qu'elle vous donne dans cette note qui peuvent vous aider. Vous avez le droit de vivre en ayant de l'aide : eh alors, ce n'est pas honteux d'être aidé, au contraire c'est réconfortant et cela peut vous aider à aller de l'avant. Bon nombre de ces organismes sont là pour vous écouter, pour vous aider, et ils le font avec un sourire et avec joie. 
Vous qui êtes seul avec des enfants, ne "partez" pas, ce sont vos enfants qui ont le plus besoin de ce seul lien familial qui leur reste. Ils ont besoin du parent qui est à leur côté (Amour, soutien, tendresse, etc...). Cet enfant, c'est un peu vous (imagé bien sur) et la personne qui va vous aider, vous soutenir, et vous donner de son temps, de sa tendresse parfois. 
Ces organismes veulent vous aider, n'ayez pas honte d'être aidé, faites le pour vous et pour vos enfants. Courage et volonté, allez y prenez contact avec eux, ils vous accueilleront volontiers.
Personne ne veut que vous abandonniez. Vous n'êtes pas seul.
Merci à Chloé de son soutien.
Vous avez mon soutien également.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 17.09.2009

_____________________________________________

Merci Lolotte. Votre message fait chaud au coeur et cela aidera cette femme et bien d'autres qui sont dans la solitude et le désarroi. Je prépare un article pour ce soir... ou demain. Plein de pensées. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 17.09.2009

 

 

 

12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


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73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Yourdine l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html


et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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