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20/10/2017

Mes textes d'amour, d'épreuves, de courage et de sourires à travers musique, espoir, transformations, poésie et résilience.

LA CHANCE D'UN AMOUR

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La beauté d'un cycle
Sur la pente des couleurs
Se reflète dans mon éternité
D'amour minuscule
Et la puissance du mouvement
D'un regard complice
Me permet de relier
Tous les cailloux
De la misère de mon silence violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,
Afin de me souvenir
Que suivre la route
De l'amour arc-en-ciel
Me remplit de soleil.

 

Chloé L

 

 

----------------------------------RÉSILIENCE -------------------------------

 

L'écume des jours
de ma vie assassinée
reprend goût au sel
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j'ai tout jeté à la mer
mon passé et les mots durs

 

Chloé L

 

 

 

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LA CHANCE NÉE

EN MAIRIE ------------------------------ (histoire vraie)

 

Un jour un homme et une femme ont pu s'aimer et même se marier car le père de cette femme qui était juif a été sauvé par une secrétaire de Mairie.

"Non, il est hors de question que je mette une étoile jaune sur votre pièce d'identité," s'exclama la secrétaire.

Ce monsieur avait répondu à l'ordre des Nazis de se rendre en mairie afin de faire apposer cette étoile obligatoire sur les papiers d'identité, du fait de son origine.

Il ne savait pas que cette étoile était celle de la mort et qu'elle allait le condamner à une mort certaine, ainsi que tous les siens.

La secrétaire de Mairie a su désobéir aux ordres et a sauvé ainsi des dizaines de familles en Isère. Elle travaillait à Saint Martin le Vinoux.

La fille du juif sauvé a pu garder la vie sauve et tomba amoureuse, donnant la vie à deux beaux enfants. Elle voulut plus tard remercier cette femme et demander une plaque d'hommage pour elle, mais la maladie en a décidé autrement, la renvoyant vers le ciel.

C'est pour cela que j'écris aujourd'hui afin de terminer sa volonté car j'ai eu la chance de rencontrer un ange : son mari, cet homme qui sans cette secrétaire de Mairie n'aurait pas rencontré son grand amour.

 

 

 

 

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LE MUSICIEN ET
L'HOMME POLITIQUE___________

(Poème adressé à l’ensemble des hommes et des femmes
politiques, de quelque parti qu’ils ou qu’elles soient)




Dans la rue un musicien
Rencontra un beau jeune homme
Qui le prit pour un vieux chien
Et lui lança une pomme

Cet homme gagnait beaucoup
En gouvernant notre ville
Il avait un fier bagout
Sachant bien manier ses billes

Il se nommait politique
Maire et très vite ministre
Souriant de cent critiques
Évitant les grands yeux tristes

Ce matin-là vraiment chaud
Il déposa sa cravate
Sa veste et son blanc chapeau
Et sortit son jeu de cartes

Un roi de pique sortit
Et il pensa à son coeur
Puis à tous ses ennemis
Verdissant soudain de peur

Car il entendait un sonviolon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
Qui l’entourait de partout
Bondissant comme un ballon
Il pensa devenir fou

Le violon était si clair
Qu’il nettoya ses erreurs
L’homme fit donc marche arrière
Pour faire notre bonheur

Il brûla mille factures
Faux papiers et cent mensonges
Vendit toutes ses peintures
Pour que tous les pauvres mangent

Il donna son argent sale
Blanchi par la sombre drogue
Pour embaumer de pétales
La naissance d’un grand orgue

Puis il enleva sa veste
Pour jamais ne la tourner
Ayant sauvé le seul reste
De toutes ses qualités

Depuis ce matin il sut
Qu’une pomme toute nue
Peut bien faire à notre insu
Triompher l’homme des rues !

Chloé Laroche

 

http://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/le-musicien-et-...

 

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COEUR GLACÉ

EN MILLE MORCEAUX ------------------

 

Toi dont le compagnon
Est mort dans tes bras
Quel espoir te reste-t-il
Au bout du chemin meurtri

Tu ne savais pas en roulant
En empruntant cette route
Que le verglas te l'arracherait
Que la mort vous guettait

Elle t'a plongée dans le coma
D'où tu es sortie en vie
Mais le coeur arraché
Tu as cherché ton chéri

En pleurs tu as découvert violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,
La terrible absence
De celui que tu aimais
Près de ses cendres, tu penses

On te l'a dit puis redit
Que tout cela est venu
Sans aucune faute de ta part
Le verglas nous met à nu

Mais ton âme est écorchée
À tout jamais effondrée
Tu te reconstruis pas à pas
Votre amour vit en toi sans faillir.

 

Chloé L

 

 

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DIAGONALE

D'UNE REINE ------------------------ (à Myriam)

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Elle s'en est sortie, Myriam.

Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile.

Mais le coup fatal du plongeon de l'opération la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie.

 

Chloé L

 

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DANS LES VALLONS

DE MON VIOLON ------------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

À toi l'enfant qui écoute mes sons
Je t'offre le coeur de la vie offerte en cordes
À toi l'ami qui nage en plein froid
Dans les remous rouges de l'existence
Je t'offre mon violon afin de te sauver des eaux
Toi l'enfant, tu plonges dans les volutes du bois
Et toi l'ami, tu t'accroches à mes éclisses
Puis soudain vous vous retrouvez sur la barque
D'un lac d'où sort la belle dame au chevalet d'ancre
Encre que j'inscris dans la résonance de mon instrument
Frotté à jamais par vos voix mêlées à l'archet pernambouc
Je vous emmène en un voyage au coeur du bois d'érable.

 

Chloé L

 

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SI TON MONDE

EST PÂLE ----------violon,musique,politique,maire,amour,couple,deuil,tristesse,maladie,cancer,résilience,caillou,pierre,laroche,poésie,courage,nazi,juif,mairie,témoignage,histoire,vérité,réalité,rêve,joie,bonheur,malheur,guérison,tendresse,mer,vague,vie,étoile,

 

 

Si ton monde est pâle
Va chercher le feu
Qui embellira ton âme
Jusqu'à rejoindre le soleil

Une étoile est morte
Mais revit la lumière
En un autre monde
Sans pleurer la mort

On traverse des déserts
Puis reviens l'espoir
De s'habiller de pourpre
Jusqu'au fond des abîmes

Un jour la mer est là, devant
Qui balaye le pire de l'impuissance
De nos illusions castrées
De nos roses écrasées

Si ton monde est pâle
Éclate ton coeur et crie
Pour que s'arrache le firmament
Et que vive ton être

Une étoile s'est tue
À jamais sur le sable
Renversée par une vague
Choc sans retour

Mais cette vague l'a portée
Au-delà d'elle-même
Pour que jamais l'ombre
Ne l'entraîne vers la pâleur

d'un univers terne et triste.

 

Chloé L

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18/10/2017

Voici l'histoire authentique d'un architecte qui a su trouver sa vocation après un parcours scolaire difficile.

 

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Bonjour à tous et toutes,

 

J'aimerais raconter chaque jour des histoires comme celle-ci, afin de donner de l'espoir à ceux qui me lisent.. aux jeunes surtout, dans le cas présent, ainsi qu'à leurs parents parfois démunis ou désespérés.

C'est l'histoire d'un jeune garçon à qui une institutrice avait dit : "Tu es vraiment un imbécile" et qui était placé au fond de la classe, avec des brimades au fil des années de scolarité.

Puis il a été reconnu dyslexique à un certain moment. À partir de là, ses maux de ventre se sont arrêtés. Il s'est senti pris en compte et accompagné. Il a été suivi par une excellente orthophoniste avec laquelle il se sentait en confiance.

Et puis, il a choisi une filière de Bac professionnel, laissant la filière dite normale. Là, les enseignements lui parurent plus concrets et plus intéressants. Sa classe faisait des visites d'entreprises et d'écoles ; cela l'enrichissait et lui ouvrait une fenêtre sur le monde réel du travail, qui pouvait être aussi fait de passions.

Un jour, il devait se rendre dans une école supérieure avec ses camarades. Mais avec l'un de ses amis de promotion, ils furent soudain attirés par un  bâtiment juste en face. C'était l'école d'architecture.

Ils décidèrent tous les deux, avec l'accord de leur enseignant, de s'extraire de la visite prévue pour passer quelques heures à découvrir l'école d'architecture.

Le soir-même, il dit à ses parents que c'est cette école qu'il souhaitait faire et qu'il arriverait à passer les tests d'entrée, après avoir réussi son Bac. Il paraissait si sûr de lui que sa famille étonnée lui fit confiance et l'écouta.

Le jeune homme réussit son Bac ainsi que les tests d'entrée, travaillant d'arrache-pied. Puis il entra dans cette école qu'il visait et fit ses six années d'études d'architecture.

Il repensait parfois à ces mots si blessants entendus durant sa scolarité par les enseignants, par les professeurs. On lui reprochait tant de choses. D'être un cancre, de ne rien comprendre comme les autres, d'être trop distant des devoirs et des leçons, de comprendre différemment, d'appréhender le monde à sa façon.

On l'avait obligé à redoubler deux fois, au collège et au lycée. Ses parents étaient convoqués régulièrement et montrés du doigt, comme des personnes peu capables d'élever un enfant normalement. Pourtant, ils donnaient le meilleur d'eux-mêmes et se trouvaient au final désespérés de vivre tout cela, ressentant une profonde injustice et une grande solitude.

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Le jeune homme a finalement tenu durant ses six années d'études supérieures, assidu et sérieux. C'est merveilleux, remarquable. Combien sont capables de cela ?

À la réussite de son diplôme, il a décidé avec l'un de ses collègues étudiants de créer leur entreprise. Puis ils ont été rejoints par d'autres architectes. Aujourd'hui il exerce toujours. Il a des enfants. Ses parents sont fiers de lui.

Je souhaite que ce témoignage véridique puisse servir à des enseignants, à des enfants, des jeunes, des parents... afin que chacun reste dans le respect et dans l'espoir du chemin de l'autre.

Chloé Laroche

 

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09/10/2017

Violon, loup et baskets... et autres textes de Chloé Laroche. Poésie, rêves, réalité, humanisme et réflexions.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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DIAGONALE D'UNE REINE

 

Elle s'en est sortie, Myriam. Sortie de son devoir féminin où elle s'ensablait à l'intérieur de la diagonale des tâches.

Elle est parti avec fougue vers le poignard de sa nuit fertile. Mais le coup fatal du plongeon de l'opération du sein la ramena aux saisons de sa trentaine.

Son sein barricadé de cicatrices la transforma en pirate arguant l'avenir avec de nouvelles voiles, un nouveau trousseau d'existence.

Elle regarda son compagnon et sut qu'elle s'était oubliée dans une fraternité à deux sans hâte ni désir passionné.

Aussi l'emmena t-elle au sein de la nature pour l'enlacer de toute sa féminité.

Les arbres semblaient danser autour d'eux et le sable fin de la rivière souriait doucement sous leurs deux corps enamourés.

La lune jeta un voile bleu sur le couple et Myriam sentit un souffle emporter les pires moments de la maladie, les pires souvenirs de son cancer.

 

Chloé Laroche

 

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RÊVE OURSON

 

Je me trouve dans une grande maison avec mon fils de douze ans. Il se trouve tout en bas et je suis en haut.

À travers une lucarne, j'observe la Voie Lactée et je reconnais la Grande Ourse et son chariot d'étoiles.

Je me laisse prendre dans la constellation galopante et je traverse l'univers qui me décharge soudain de tous mes soucis.

-Ne t'inquiète pas petite mère. Nous aussi on a des soucis avec vous les humains. Ce n'est pas parce qu'il te répond mal que tout est perdu. Ton fils a de la colère envers la vie, c'est tout.
-De la colère ?
-Oui, cette colère qu'il avait quand son père est décédé du cancer. Et puis ce cancer qui a emporté aussi sa grand-mère. Aujourd'hui c'est toi qui est atteinte aussi. Il a peur de te perdre.
-Comment le rassurer ?
-En te battant, en lui disant que tu l'aimes et que tu seras toujours là pour lui, comme nous on est là pour toi, invisibles mais présents.
-Donc, peut-être alors que je vais mourir aussi...
-Oui mais cela n'est pas grave. Les humains meurent tous un jour. L'important est d'être comme un soleil, briller à fond, donner de toute ton âme, aimer très fort, embrasser pleinement la vie."

Je me réveille soudain et j'entends mon fils m'appeler. Je descends les escaliers mais un ours est là. J'ai peur pour mon fils. Peur pour moi de ne pouvoir le protéger alors qu'il a encore besoin de moi. L'ours grogne, il est très menaçant. Il me dit que je vais peut-être mourir mais mon fils sera épargné. Mon fils grandira et deviendra un adulte. Le cancer est un ours mais si j'arrive à le dompter, peut-être que je serai toujours la maman que je souhaite rester afin d'accompagner mon enfant jusqu'à l'autonomie.

Finalement, j'arrive à parler à l'ours qui sort par la porte de derrière. Il part dans la forêt et me laisse en vie. Mon fils ne l'a pas vu mais quand il me voit, il se jette dans mes bras.

-Maman, je t'aime. Tu sais cette nuit j'ai fait un cauchemar. J'ai rêvé qu'un ours te mangeait et qu'une grosse boule roulait vers moi pour m'écraser mais qu'une étoile arrivait du ciel pour détruire la boule. Et toi tu sortais de l'ours toute vivante. Ce n'était plus un cauchemar, c'était beau, maman."

Alors j'ai embrassé mon fils très fort et on a eu plein de larmes irisées de soleil.

 

Chloé Laroche

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14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

27/09/2015

Mon livre "Solidarité Puissance Toi" va sortir. Vous pouvez le réserver et soutenir cet ouvrage sur le site ULULE. Mon interview sur RMC.

Bonjour à tous ! Merci pour vos premières contributions et commandes ! Mon livre fera 372 pages et coûtera 24 euros, prix de sortie publique. Ce sera pour vous un livre vivant et un témoignage concret dans un monde qui a besoin d'exemples d'entraide et de solidarité, exemples que je donne de toutes ces personnes qui donnent de leur personne pour aider les autres.

http://fr.ulule.com/temoignage-reel-chloe-laroche/

Je traite dans ce livre de divers domaines, comme l'Éducation parentale, les relations parents-enfants et adolescents, la Sécurité Routière, la vie et ses écueils, les relations Hommes-Femmes, le courage de poursuivre sa route malgré les deuils, les doutes, les pertes d'emplois, etc.

Je pense que Patrick Poivre d'Arvor sera fier de moi, lui qui m'a encouragée il y a déjà 18 ans lorsque je sortais mon premier livre "Les Semences de l'Après-Vie". Je tiens à remercier tous les lecteurs qui me suivent depuis 1997, à travers mes livres et mon blog.

 

_____________________________________"L’âme est transportée ici dans une aventure captivante où les émotions et les destins émouvants de toutes les personnes croisées nous emmènent au pays de l’Humanité solidaire. Solidaire signifie “dépendre les uns des autres”. Dans ce monde où l’égoïsme prime souvent sur la notion de service aux autres, où l’égocentrisme dépasse l’entraide, où l’esprit de compétition court devant celui du soutien à autrui... être solidaire est une valeur humaine à défendre... et je la défends dans ce livre."

(extrait du livre "Solidarité Puissance Toi" de Chloé LAROCHE)

 

podcastInterview de Chloé LAROCHE par Brigitte LAHAIE, mars 2015.

 

 

Extraits de mon livre :

 

"Si j’écris, c’est pour donner du soleil et pour percer les nuages du malheur, de l’absence, de la solitude de nombreuses personnes, de la maladie, de la tristesse. Par les mots, les orages craquent, l’injustice est dénoncée, les tragédies humaines sont  dévoilées, les maux rentrés sont démasqués... Après l’orage, l’arc-en-ciel grandit. Il appelle le soleil dans les gouttes de pluie des larmes libératrices. Alors vient le beau temps."

"L’année dernière, j’ai eu le bonheur de visionner le film réalisé par Nicolas Hairon aux Rencontres du cinéma de montagne à Grenoble, concernant leur ascension des quatre mille mètres de la montagne Saas Fee en Suisse. J’ai été touchée par cette formidable énergie collective bravant mauvais temps et pentes abruptes. Ils étaient vingt-trois, hommes et femmes, à tracter Nathanaël Schaeffer, dans un effort surhumain où chacun s’est oublié afin de donner la quintessence d’une force peu commune, pour se dépasser et offrir à un homme devenu paraplégique la réalisation d’un rêve merveilleux."

Il y a urgence et nous n’avons pas l’éternité pour agir, pour prendre conscience du monde réel et pour choisir d’être solidaire, sur le plan individuel et collectif.

Chloé Laroche

15/07/2014

Du désir de l'univers que nous soyons vivants... Du désir de la femme d'enfantement et de porter la vie. De notre raison d'être.

th-9.jpegUn jour, un membre de ma famille m'a appris que je n'avais pas été désirée.

Pas désirée par mes parents, c'est-à-dire pas attendue, pas programmée.

Pur fruit du "hasard".

Cela m'avait alors donné un coup sérieux au moral. Comme un coup d'épée au coeur de ma vie d'existant, d'existante.

C'est comme si une personne avait pénétré le destin pour venir me révéler un secret enfoui dans les entrailles de mes parents.

Cela ressemblait à un vol de secret de naissance.

Car au fond, qui peut dire que notre mère ne nous désirait pas ? 

Qui peut dire à quel point elle nous désirait ou non, pour finalement nous porter et nous mettre au monde, pour finalement laisser passer la vie et nous offrir à la temporalité ?

Combien de femmes tombent enceintes, même sous pilule, ou enfantent au mépris de toutes les réserves et de tous les interdits ? Au mépris même de la demande de leur mari ne souhaitant pas d'enfant.

La vie s'impose à travers la femme et le destin s'accomplit afin d'accueillir le bel enfant de l'innocence.

Une phrase m'a sauvée un jour, beaucoup plus tard, entendue et recueillie dans un film. Je l'ai gardée comme un trésor, pierre précieuse que je vous livre ce soir :

"Tu es peut-être un accident pour ta mère mais tu n'es pas un accident pour l'humanité. Nous venons au monde pour une bonne raison."

Ce que je garde aussi en moi comme un présent, c'est que ma mère m'a dit un jour : "Ta naissance a été l'un des plus beaux jours de mon existence, un très beau cadeau, dont je me souviendrai toute ma vie."

Aujourd'hui, elle est décédée, mais je sais que sa vie à elle demeure un grand cadeau aussi, par le don qu'elle m'a fait de son ventre et de ses bras. Même si elle n'a pas su me protéger contre mon père.

 

Chloé Laroche


P.-S. : mon frère vient de sortir son livre "Vainqueur des ténèbres", aux éditions RIC, relatant l'histoire de la famille dans laquelle j'ai grandi. Ce livre est extraordinaire, tant par le talent de son écriture que par la véracité d'un récit poignant et véridique.

LA RÉALITÉ EST BIEN PLUS DÉMENTE QUE LA FICTION

Phryxos Durand, Vainqueur des ténèbreséditions RIC, 2014, 388 pages, ISBN 979-10-92986-29-7

http://www.phryxos.com/premiere_couv.jpg

 

01/04/2014

Pour Alexandre et Cyril, assassinés en 1986 à Montigny-lès-Metz. Parcours chaotique de la justice française. Contradictions... et plusieurs coupables. Hypothèse.

th-8.jpegDeux jeunes enfants ont été tués pour avoir énervé un adulte, Henri Leclaire, en 1986, à Montigny-lès-Metz.

Il faisait beau. Le soleil brillait, en ce dimanche de fin septembre. Ils avaient huit ans et faisaient du vélo. Ils s'appelaient Alexandre Beckrich et Cyril Beining.

Ils se sont approchés de bennes à papiers, d'un peu trop près, et cela a causé leur perte. Car Henri Leclaire veillait et gardait ces bennes comme la prunelle de ses yeux, préférant tuer deux enfants qui n'avaient qu'une idée en tête : jouer et découvrir le monde.

Au lieu d'appeler à l'aide pour les sauver, alors qu'ils étaient allongés à terre, tombés l'un après l'autre après avoir été malmenés par cet homme, ce dernier a pris une pierre et les a frappés à mort, avec une violence inouïe.

Depuis 1986, cet homme est en liberté, malgré des aveux précis et détaillés, et on a préféré enfermer un jeune de 16 ans qui a avoué sous la contrainte et la peur, Patrick Dils...

Rue89 avait eu accès au PV des aveux de cet homme, en 2009 déjà, et un article en avait fait état par le Nouvel Observateur, le 16/09/2009, exactement (voir lien donné ci-dessous).

Seulement, on a préféré tout mettre sur le dos de Francis Heaulme, surnommé le "routard du crime", après qu'on ait relâché Patrick Dils, innocenté après quinze années de prison.

Alors que la population française avait les yeux rivés dernièrement sur Patrick Heaulme et son nouveau procès -et sans qu'on nous parle jamais de Henri Leclaire-, on a appris par voie de presse que ce dernier, après le nouveau témoignage d'un témoin miracle, a avoué à nouveau son crime hier et a renoncé à la rétractation de ses premiers aveux.

Une autre rumeur dit que tout cela est faux, que Henri leclaire n'a pas avoué à nouveau, alors disons-le pour ces enfants : que la vérité soit faite, que l'assassin soit enfin puni et ... 

Alexandre et Cyril, reposez en paix.

Que plus jamais des enfants qui jouent dehors ne soient tués, comme en Algérie aussi, un crime horrible s'étant produit à Constantine, avec Haroun, 10 ans, et Ibrahim, 9 ans, qui ont été massacrés.

Sur Terre existe l'enfer que même le plus beau des paradis au ciel ne pourra effacer.

 

Chloé Larochepatrick dils,henri leclaire,francis heaulme,montigny-lès-metz,rue89,nouvel observateur,algérie,massacre constantine,deux enfants tués,innocent,justice,erreur judiciaire,aveux,reconstitution,juge,crime,france,police,jeune,adolescent,peur,avouer,garde à vue,pardon,vérité,temps,parent


_____________________ À lire par comparaison entre les articles, relation, rapport et réflexion sur les faits --------------------------- :

 

http://rue89.nouvelobs.com/2009/09/16/des-aveux-vieux-de-23-ans-relancent-laffaire-patrick-dils

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http://librespenseurs.unblog.fr/2013/03/12/affaire-des-deux-enfants-tues-a-constantine-deux-suspects-arretes/

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http://forums.france2.fr/france2/Non-elucide/alexandre-meurtre-cyril-sujet_183_1.htm


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http://www.20minutes.fr/societe/1338705-montigny-les-metz-ce-dimanche-ensoleille-ou-cyril-et-alexandre-sont-morts

03/12/2013

Envie de vous parler de Doucy, petit village de Savoie de mes aïeux, en Tarentaise...

th-39.jpegBonjour à tous et toutes,doucy,savoie,aigueblanche,élodie bouvier,raclaz,combelouvière,tarentaise,paysan,vache,agricole,maison,famille,grand-parent,village,france,sacrifice,dureté,vie,montagne,souvenir,gouffre,miracle,église,baroque,témoignage,vérité,loup,station,valmorel,les avanchers,le villaret,st oyen,facebook,hommage,petite-fille,lignée,ancêtre,généalogie,descendance,neige,ski,vacance,foin,barillon,randonnée,col de la madeleine,celliers,grange,champ,ferme


Mes Grands-parents maternels vivaient dans un joli petit village de Savoie, Doucy, lequel se trouve près de Valmorel et au-dessus d'Aigueblanche, pas loin de Combelouvière.

Combelouvière signifie la Combe aux loups, car avant leur disparition, au 18 ème siècle, "les loups des grandes forêts voisines venaient se réchauffer sur le haut plateau ensoleillé durant toute la journée, même aux jours les plus courts de l'année".th-54.jpeg

Mes Grands-parents étaient paysans et avaient un troupeau de vaches qu'ils emmenaient l'été au col de la Madeleine. Mon Grand-père allait travailler très tôt le matin à l'usine qui se trouvait dans la vallée et remontait ensuite pour s'occuper des bêtes et des champs.

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Elle aurait voulu être infirmière mais elle a renoncé à cette vocation pour élever ses enfants et suivre son mari dans cette vie paysanne exemplaire et héroïque.

En sa mémoire, en leur mémoire, j'ai créé une page Facebook afin de parler de Doucy, de leur vie, de ce pays de la Tarentaise, du col de la Madeleine et de tous les petits villages alentours comme Raclaz, les Avanchers ou Celliers.doucy,savoie,aigueblanche,élodie bouvier,raclaz,combelouvière,tarentaise,paysan,vache,agricole,maison,famille,grand-parent,village,france,sacrifice,dureté,vie,montagne,souvenir,gouffre,miracle,église,baroque,témoignage,vérité,loup,station,valmorel,les avanchers,le villaret,st oyen,facebook,hommage,petite-fille,lignée,ancêtre,généalogie,descendance,neige,ski,vacance,foin,barillon,randonnée,col de la madeleine,celliers,grange,champ,ferme

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https://www.facebook.com/doucy.en.tarentaise

1388equeville-4.jpgSi vous y passez, à Doucy, arrêtez-vous. L'église du village de Doucy fait partie du parcours baroque, avec sa porte monumentale datant de 1680. L'intérieur surtout exprime l'art baroque dans sa magnificence. Cet édifice attire beaucoup de visiteurs. Il témoigne "de la foi, du sens artistique et de l'esprit d'entreprise des ancêtres".doucy,savoie,aigueblanche,élodie bouvier,raclaz,combelouvière,tarentaise,paysan,vache,agricole,maison,famille,grand-parent,village,france,sacrifice,dureté,vie,montagne,souvenir,gouffre,miracle,église,baroque,témoignage,vérité,loup,station,valmorel,les avanchers,le villaret,st oyen,facebook,hommage,petite-fille,lignée,ancêtre,généalogie,descendance,neige,ski,vacance,foin,barillon,randonnée,col de la madeleine,celliers,grange,champ,ferme

 

Les archives municipales de Doucy conservent un souvenir émouvant, dans un document daté du 2 octobre 1876 et signé du curé Trésallet.

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"On nous fait part d'un fait qui a mis en émoi tout le village de Doucy. Lundi 2 octobre, une enfant de deux et demi, Cécile-Eugénie Jugand, sous les yeux de ses parents qui travaillaient aux champs, s'amusait dans le grand chemin près de la croix du Martolay à trois cent pas avant d'arriver à l'église de Doucy. Neuf heures sonnaient au clocher, cette enfant s'achemine du côté du village.. Cinq minutes ne s'étaient pas écoulées que sa belle-mère court à sa poursuite ; mais l'enfant a disparu. On court, on cherche et l'on ne découvre rien. Tout le village est sur pied et l'on fait les recherches les plus minutieuses dans tous les buissons et les ravins des Lanches ; les vignes même de la Combe de St Oyen sont visitées soigneusement mais sans résultat. La nuit se passe dans la plus grande anxiété. Le lendemain, nouvelles recherches, mais neuf heures sonnent et l'enfant n'est pas trouvée. On décide alors de descendre dans les crevasses ou tanières qui sont au-delà de l'église. Les cordes sont préparées, tout à coup l'on entend des pleurs dans la profondeur du gouffre. Jugez de l'émotion des parents et des nombreuses personnes accourues pour aider dans cette périlleuse descente. On prête l'oreille : il n'y a plus de doute, elle est là. Deux jeunes gens sont suspendus par des cordes dans la gueule béante de l'abîme. Cinq minutes après, ils apparaissent avec l'enfant dans leurs bras. Ô prodige ! L'enfant n'a aucun mal, pas même une égratignure ; et pourtant la profondeur du gouffre mesure 89 pieds ; elle a passé 25 heures dans cet abîme. Les larmes viennent aux yeux de tout le monde quand on leur fait remarquer que le 2 octobre était la fête des Saints Anges Gardiens. In manibus portabunt te !"th-22.jpeg

Cela fait chaud au coeur d'entendre une histoire qui se termine aussi bien !

Un jour, mon grand aïeul qui était Chouan est venu se réfugier en Savoie et a rencontré mon aïeule. Ils ont fondé une grande famille, dont je descends, avec une arrière-grand-mère qui s'appelait Élodie Bouvier et qui était respectée dans tout le pays, pour avoir élevé neuf enfants et en avoir perdu deux.

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Chloé LAROCHEdoucy,savoie,aigueblanche,élodie bouvier,raclaz,combelouvière,tarentaise,paysan,vache,agricole,maison,famille,grand-parent,village,france,sacrifice,dureté,vie,montagne,souvenir,gouffre,miracle,église,baroque,témoignage,vérité,loup,station,valmorel,les avanchers,le villaret,st oyen,facebook,hommage,petite-fille,lignée,ancêtre,généalogie,descendance,neige,ski,vacance,foin,barillon,randonnée,col de la madeleine,celliers,grange,champ,fermedoucy,savoie,aigueblanche,élodie bouvier,raclaz,combelouvière,tarentaise,paysan,vache,agricole,maison,famille,grand-parent,village,france,sacrifice,dureté,vie,montagne,souvenir,gouffre,miracle,église,baroque,témoignage,vérité,loup,station,valmorel,les avanchers,le villaret,st oyen,facebook,hommage,petite-fille,lignée,ancêtre,généalogie,descendance,neige,ski,vacance,foin,barillon,randonnée,col de la madeleine,celliers,grange,champ,ferme


https://www.facebook.com/doucy.en.tarentaise


16/07/2013

Du transport des enfants et mineurs en ambulance et de la responsabilité des chauffeurs. Mon témoignage véridique sur la profession d'ambulancier et la déontologie de ce métier passionnant.

Bonjour à tous,


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En fait, on nous confie des enfants, c'est vrai ; des enfants handicapés, handicapés physiques ou mentaux, des jeunes atteints de graves maladies, des enfants allant en Centres Médico- Psychologique ou en rééducation d'orthophonie ou de kinésithérapie.

J'en ai souvent transporté et j'en transporte encore. C'est parce qu'on nous fait confiance, en tant qu'ambulanciers et professionnels de l'accompagnement routier médical. Les parents, les établissements hospitaliers, les patrons nous font confiance.

Nous devons effectivement être à la hauteur de cette confiance puisque nous devenons un adulte responsable de l'enfant qu'on nous confie, que ce soit au niveau de la sécurité routière, de la bonne mise de la ceinture de sécurité et du fait de protéger l'enfant lorsqu'il entre et descend du véhicule.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Nous sommes aussi responsables de l'enfant qui peut nous confier des secrets, secret de famille ou confidences de coeur lourd. Nous avons le devoir de le soutenir et de l'écouter, voire de signaler des faits graves le concernant... auprès des autorités judiciaires, médicales et administratives, selon l'article226-14 du code pénal - article 44 du code de déontologie médicale. Les faits peuvent englober toute maltraitance, tout abus sexuel, toute cruauté mentale, toute négligence ayant des conséquences préjudiciables à l'enfant pour sa santé et son développement physique et psychique.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Et puis, parfois l'enfant ne parle pas, ce qu'il convient aussi de respecter.

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Il faut savoir que des ambulanciers ont pu, en transportant des enfants handicapés mentaux, s'en occuper avec bien peu de considération ou de respect, pensant que ces enfants ne parlent pas ou sont diminués intellectuellement et émotionnellement. Ils ont pu leur hurler dessus par rapport à leur comportement mais c'est totalement contraire à la déontologie de notre métier. J'ai été témoin occasionnellement du mauvais comportement de collègues, bien que ce soit un fait rare, mais pas exceptionnel. Il n'y a pas que des personnes exemplaires dans notre profession, et parfois, des ambulanciers n'ont aucun coeur et font ce métier par obligation et nécessité de manger.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Comme il y a un grand turn-over dans le métier et que seuls ceux qui ont vraiment la vocation arrivent à rester... pensons qu'un certain nombre de chauffeurs ambulanciers peuvent manquer de patience et parfois de conscience professionnelle. C'est un métier où nous faisons aussi beaucoup d'heures, alors certains peuvent faire passer leur stress de conduite et de route sur les patients transportés et donc sur les enfants.

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Je me souviens aussi d'une jeune autiste de treize ans que je transportais et qui donnait de grands coups sur le tableau avant de la voiture et dans la portière. Il fallait que je lui parle pour la rassurer et ma voix l'apaisait... Tout cela en conduisant et en assurant la sécurité !ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,sécurité routière,maîtrise,contrôle,rôle,autorité,devoirs,justice

Une collègue m'avait confié que cette jeune s'était enfuie une fois de la voiture sur un pont. Elle avait dû lui courir après, laissant le véhicule. Ce dernier ne fermait pas de l'intérieur et lorsque ma collègue en a parlé au patron que j'avais alors... il lui a répondu qu'elle n'avait qu'à se débrouiller et que ce n'était pas son problème, en tant que patron !!!

J'ai aussi transporté un jeune paraplégique adolescent dont je mettais le fauteuil dans le coffre. Il commençait à avoir des besoins sexuels et me mettait à chaque fois la main sur la cuisse, alors que je conduisais. Il essayait de me caresser. Je lui expliquais à chaque fois que non, il ne fallait pas faire cela, que c'était interdit. ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Un jour, une collègue d'une boîte qui n'existe plus, est arrivée en pleurant. Un patient s'était masturbé à côté d'elle, sans qu'elle n'ait pu rien faire ni l'empêcher. Elle en était traumatisée. Sa réaction a été tout à fait normal, dans une situation gravissime. Nous sommes au service d'autrui mais nous n'avons pas à tout accepter, sous prétexte que ceux que nous transportons nous manquent de respect. Un adolescent autiste presque adulte m'a frappée alors que je le conduisais, en 2008. Ma plainte est toujours sur le bureau du Procureur, classée parmi toutes les autres, irrecevables et incongrues... Normal, les parents de ce jeune ne voulaient pas entendre parler de traitement médicamenteux, aussi valait-il mieux dire comme ils l'ont fait que je n'avais "pas assez d'autorité" et que je manquais de compétence !

Toujours est-il que j'ai évité par deux fois l'accident et que leur fils est toujours vivant ! J'ai juste essuyé de violents coups dans le dos, le cou et l'épaule droite.

Ceci pour conclure que quoi qu'il se passe, l'ambulancier doit juriquement et dans les faits amener l'enfant ou le jeune mineur à bon port, sans accident et sans traumatisme moral.ambulance,ambulancier,taxi,vsl,transport,enfant,mineur,responsabilité,chauffeur,juridique,loi,déontologie médicale,métier,médical,santé,route,stress,respect,droit de l'enfant,confidence,parole,échange,écoute,protection,voiture,ceinture de sécurité,psychologie,handicap,violence,témoignage,vérité,colère,maltraitance,abus,

Quant à l'ambulancier, il lui reste le choix d'aller voir un bon psy pour vider son sac ou sa boîte à gants.

Chloé LAROCHE


À lire :

http://www.secourisme.net/spip.php?article174

http://sos-ambulanciers.forumactif.com/t172-les-responsabilites-de-lambulancier

 

 

 

 

 

 

26/01/2013

Une immense joie pour la libération de Florence CASSEZ... Mon article de 2009 pour elle et mon hommage pour son retour en France.

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Bonsoir à tous et toutes,

 

Je suis très heureuse et emplie de joie de savoir que Florence CASSEZ est rentrée en France, totalement innocentée par la justice mexicaine.

J'ai toujours été persuadée de son innocence et suis révoltée d'entendre depuis son retour des méchancetés et mensonges sur elle de la part de Français, qui doutent encore du fait qu'elle n'ait rien fait, disant qu'elle n'a pas été jugée et qu'il n'y a pas "de fumée sans feu"... La réalité est que Florence a été attrapée avec son ex-ami de l'époque et qu'elle a été accusée à tort ; la police a voulu faire une arrestation exemplaire au moment où des centaines d'enlèvements sévissaient au Mexique. Florence a été enfoncée par le Président de l'époque et par le chef de la Sécurité et de la Police, qui ont fait d'elle un bouc-émissaire.201301251861_zoom.jpg

Des Français disent qu'on fait "trop d'honneurs" à Florence Cassez, disant qu'elle n'est "ni une sainte ni une héroïne". Hé bien, essayez donc, Messieurs et Mesdames les critiqueurs, d'aller passer sept années de votre vie enfermés dans une prison du Mexique alors que vous êtes innocents. Auriez-vous tenu comme Florence, auriez-vous gardé le sourire qu'elle porte sur son visage, auriez-vous cette lumière qui sort de son coeur ?

fleurs_47.jpgEt vous qui avez jugé en direct hier Monsieur Jean-Jacques Bourdin pour avoir invité et questionné Florence Cassez, sur la radio RMC Info, merci de vous taire et de tourner sept fois la langue dans votre bouche qui mériterait de rester fermer à jamais, pour oser bafouer un journaliste de sa trempe parce qu'il donne la parole à Florence  à l'occasion de son retour en France et pour lui donner une chance de laver son honneur et de rétablir la vérité devant tous les Français.

Florence Cassez, je vous souhaite beaucoup de bonheur et de construire votre vie dans la résilience et l'apaisement de votre chemin. Pour moi, vous êtes une héroïne et je sais que vous continuerez le combat pour d'autres personnes enfermées et victimes comme vous, innocentes et gardées injustement en prison, dans le monde entier.


Chloé LAROCHE_______________________fond_ecran_fleurs_28_1024x768.jpg

 

MON ARTICLE DU 25 JUIN 2009 :


25/06/2009

Lettre ouverte de soutien à Florence Cassez, enfermée pour soixante ans au Mexique, alors qu'elle n'a fait qu'aimer un homme qui s'est avéré être un bandit.

flo_cafe.jpgFlorence Cassez,

J'ai entendu ce matin, dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, votre voix déchirant l'espace et le temps, nous annonçant que la décision du Mexique est de vous enfermer soixante ans et que cela équivaut pour vous à une mise à mort.images-6.jpeg

Vous êtes prise dans une tourmente sans mesure, comme un petit esquif emporté par le tumulte d'une tempête qui le dépasse. Les témoignages contre vous ne tiennent pas debout. Confondre une blonde et une rousse est énorme pour un témoin et nous ne parlerons pas de toutes les inepties du dossier d'accusation vous accablant. Des intérêts politiques, des réserves aussi entre grands personnages... créent l'oeil du cyclone dans lequel vous êtes prisonnière.

Les murs de votre prison ne sont rien au regard des murs de la conscience humaine, murs qui s'élèvent contre l'innocence, murs d'incohérences, murs d'impuissance, murs de soumission entre chefs d'états, murs de mensonges et d'intérêts inavouables des témoins et dites victimes.

images-3.jpegLe seul tort que vous avez eu a été d'aimer un homme peu recommandable, mais le saviez-vous ? Ce seul lien d'amour a fait que la police est venue vous chercher et vous a cuisinée dans une camionnette, afin de vous faire avouer. Aimer un homme peut ouvrir la porte sur l'inacceptable, sur d'autres portes comme celle qui s'est refermée derrière vous, à tout jamais, comme on vous l'a signifié.

Florence, je vous ai entendue désespérée ce matin et comment pouvez-vous être autrement, après cette sentence définitive. Mais je voudrais que vous gardiez espoir, car le monde évolue, les gens se battent pour vous... aussi, dans votre prison, gardez une fenêtre ouverte sur le monde invisible, celui qui a le pouvoir sur les choses de la vie et le destin. Votre esprit est une fenêtre ouverte sur le monde, sur ceux que vous aimez... et personne ne peut vous enlever la liberté de penser, de rêver, d'écrire, de croire, d'espérer encore.florence-cassez-oculto.jpg

Je vous embrasse très fort et place votre lien de site et votre pétition ici, afin de faire connaître à mes lecteurs ce combat à mener pour vous, chère Florence.banner_flo.jpg

Tenez bon. La force est en vous.

Chloé LAROCHE

 

Le lien de votre site : http://www.liberezflorencecassez.com

 



28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

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Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


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16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




17/03/2011

De Géronimo à la catastrophe actuelle au Japon. Propos sur les dangers du nucléaire, les inquiétudes des populations et la solidarité entre les survivants.

220px-Edward_S._Curtis_Geronimo_Apache_cp01002v.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Savez-vous que le fils de Géronimo, qui s'appelait Juanito, a été volontaire pour participer au débarquement en France avec les Américains ? Il n'avait que 29 ans en juin 1944 et a fait partie de ceux qui ont repoussé l'armée nazie jusqu'à Saint-Lô et de ceux qui ont permis la Libération de Paris.

Je voue un grand respect à ces Indiens qui ont été décimés et massacrés mais qui ont répondu présents en disant "nous devons être courageux pour notre pays". Juanito Géronimo, pour avancer vers les terres lors du débarquement, a dû porter des cadavres devant lui afin de se protéger ; les soldats ont avancé ainsi pour pouvoir repousser les Allemands.

Juanito Géronimo a repoussé véritablement les limites de l'humain et du possible, quand on sait que les trois enfants de son grand-père puis les suivants, ainsi que sa maman et les deux épouses successives du chef indien ont été tous massacrés, à deux reprises. Je salue le descendant de Géronimo qui s'appelle Harlyn et qui est venu en France l'année dernière, sur les lieux du débarquement, afin de rendre hommage à son père. Il s'occupe aussi de rendre la dépouille de son arrière grand-père, le Grand Géronimo, à la terre de ses ancêtres.images-5.jpeg

Le grand chef Géronimo avait pour prénom Go Khla Yeh et dit un jour ceci :

"Quand le dernier arbre sera abattu, le dernier poisson pêché, la dernière rivière asséchée ou polluée, les hommes se rendront compte que l'argent n'est pas comestible."

Ce qui se passe aujourd'hui sur notre planète tombe complètement sous le sens de cette phrase terrible. Le Japon vit des heures angoissantes à cause d'une menace nucléaire importante, suite aux tsunamix et au tremblement dévastateur qui ont brisé ce pays.

Je vis à Grenoble et je viens d'apprendre que ma ville est la seule en France à abriter un réacteur nucléaire aussi proche d'un centre ville. Ici, il n'y aura même pas besoin de prendre de pastilles d'iode puisque personne n'en réchappera !

De toute façon, l'État vient de demander aux pharmacies de Grenoble de ne pas vendre de pastilles d'iode.

Les français ont besoin de réponses en face de la menace d'un nuage radioactif échappé du Japon.

Mais je crois qu'il faut plutôt s'inquiéter dans l'immédiat pour nos frères et soeurs humains de Tahiti et du Pacifique…. à qui est délivrée d'ailleurs la fameuse pilule d'iode, sur ordre de notre gouvernement.

Après, effectivement, on peut s'inquiéter de notre sort ici, en différents endroits de France, en cas d'une catastrophe. À Grenoble, nous sommes habitués -depuis les interventions d'Haroun Tazieff prédisant le tremblement de terre du siècle-, à vivre un jour une catastrophe mêlant cassures de barrages, tremblements de terre, craintes de l'éboulement d'une montagne dans la vallée de la Romanche et problème nucléaire grave du côté de Saint-Égrève, sans oublier les usines chimiques de Jarrie et alentours.

 C'est là, qu'après la phrase de Go Khla Yeh Géronimo, on se rappellera de celle de Victor Hugo :

"C'est triste de songer que la nature parle mais que le genre humain n'écoute pas ".

 Mais surtout, avant de penser à la France qui est à des milliers de kilomètres de la catastrophe japonaise actuelle... on doit avoir beaucoup de pensées et d'inquiétudes pour tous les Japonais qui traversent une épreuve terrible.

Malgré la phrase de Jean-Marie Pelt qui dit : "L'égoïsme est la maladie mortelle des plus forts et la solidarité est la force indéfectible des plus faibles," on ne peut en vouloir aux centaines de Français qui rentrent en France depuis la catastrophe.

Jean-Christophe, jeune français qui a témoigné de son retour en France à la télévision tout à l'heure, a parlé de cette culpabilité d'être parti si précipitamment et d'avoir selon lui "abandonné ses amis" et ceux qui avaient besoin de lui pour se reconstruire et reconstruire une nouvelle vie.

Il avait comme une honte dans le regard.

Mais n'ayez pas honte, Jean-Christophe. Vous avez quitté un bateau en détresse et qui peut juger tous ceux qui ont quitté le Titanic alors qu'il coulait ?

Des parents ont retrouvé leurs enfants… et des enfants ont retrouvé leurs parents aussi, à l'aéroport de Paris. Des maris leurs épouse. Des épouses leur mari.

Des proches se sont retrouvés et cela est beau.

 

k0585662.jpgLes survivants ont ceci de commun -et je ne le sais que trop- qu'ils continuent leur vie en pleurant ceux qui sont morts et en se demandant pourquoi ce sont eux qui sont restés.

 

Mais ils font partie de la beauté du monde et leur chemin continue au-delà des tempêtes de la vie.

 

Chloé LAROCHE______________________

 

______________________ Liens :

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Des-Indiens-a-Caen-pendant-dix-jours-_40732-1492947-------aud_actu.Htm

 

http://www.corinesombrun.com/index.php?option=com_content&view=article&id=51&Itemid=57&lang=fr

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-31629.html

 

http://www.culture-amerindiens.com/article-256803.html

 

 

 

02/04/2009

Dans mon taxi, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent. Du handicap au pire vécu.

Du handicap au pire vécu. Offrande d'une sonate pour la vie de Jason, petit garçon retrouvé mort à Liège, tué par son père à coups de chaussure. 

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Dans mon taxi, véhicule sanitaire que je conduis chaque jour, les souffrances rentrent et sortent. Elles se déposent.

 

images-12.jpegJe reste seule avec des confidences, avec les paroles parfois très lourdes de mes passagers handicapés ou malades.

Des enfants aussi. Des personnes âgées.

 

“Qu’est-ce qu’ils ont les pères à nous faire ça,” me dit une enfant qui me révèle qu’une copine a subi la même chose qu’elle.images-8.jpeg

 

“J’ai eu raison de le dénoncer, n’est-ce pas ?”....

“C’est lui qui a tort, pas moi.”

 

“Ma mère me manque.”

 

Cette enfant a le regard clair et déjà un raisonnement très mûr. Elle regarde une autre enfant passagère et me dit : “Elle est belle.”

 

Comme on dit d’une rose qu’elle est belle.

Les roses, on ne doit pas les cueillir.

Ni violer les enfants.

 

images-2.jpegPendant des mois. Il l’a violée. Ce n’était pas son père mais un beau-père.

 

Pendant les absences de la mère.

 

Elle regarde le paysage. Je la conduis. Elle se sent apaisée dans mon véhicule.images-5.jpeg

 

Dans la journée, plus tard, je transporte un monsieur handicapé. Il était tétraplégique. Il a progressé à force de travail. Il est maintenant paraplégique.

 

images-11.jpegIl est triste. Cela fait trois ans qu’il a eu ce maudit accident.

 

Je l’écoute. Il me dit que la souffrance physique, il n’y a rien de pire. Et la souffrance de voir les montagnes sans pouvoir les parcourir, les goûter.

 

La souffrance de voir des femmes et de n’avoir que le souvenir de l’ancien temps et des rêves présents qu’on fait mais qui ont le goût amer du réveil en fauteuil.SB10063890E-001.jpg

 

Je l’écoute et il me dit que les personnes valides ont bien de la chance et qu’elles devraient éviter de se plaindre pour des broutilles.

 

Mais parfois, pensais-je, les personnes valides sont tristes à mourir et certaines sont handicapées dans le coeur, amputées de leur enfant disparu, membre perdu dans l’immensité de l’univers... amputées d’un être aimé mort. Parfois, des personnes valides ont tant de charges et de difficultés à gérer que tout cela n’est pas que des broutilles.

 

images-9.jpegCet homme souffre terriblement. Il est comme dans une prison. Son corps ne le laisse plus libre de vivre comme il voudrait. Il laisse les volets lui ôter la vue des montagnes. Il a envie de les prendre et de les replanter en plein désert, là où il ne serait pas. Il ne veut plus de son fauteuil. Il se bat pour en sortir. Il voudrait l’emmener  loin et revenir sans lui. Valide et libre d’aimer à nouveau, de courir les montagnes.

 

Je me retrouve seule dans mon taxi. Un taxi spécialisé.

Une musique s’élève dans le réceptacle du véhicule. “La Sonate au Clair de Lune” de Beethoven.

 

Le piano amène à moi l’image d’une tombe. Je vois une maman pleurer là où on a découvert le corps de son fils de trois ans enterré dans un sac.

 

images-4.jpegCet enfant s’appelait Jason. Il a été tué à coups de chaussures par son père. C’est la nouvelle compagne du père qui l’a aidé à enterrer le petit garçon. C’est elle aussi qui a avoué les faits et qui a révélé la fuite du père dans son pays.

 

Cela faisait des semaines depuis février que l’on recherchait le petit garçon. Il a été retrouvé le 19 mars près de Liège, en Belgique, là où il vivait avec son père.images-3.jpeg

 

Un père qui a fait de la prison pour vente de drogue et qui avait déjà été remarqué pour maltraitance sur son fils. Son fils qu’on lui a pourtant rendu à sa sortie de prison. Erreur fatale pour ce petit garçon.

 

Tué à coups de chaussures.

 

images-1.jpegLe piano grandit en intensité. Je pense à Jason. Je vois sa vie, ses sourires, ses jeux d’enfants, sa pureté, son innocence, son émerveillement devant la vie, ses larmes, la douleur d’une vie maltraitée, d’enfant qui regarde l’adulte et qui a peur. Juste peur. Effrayé. Sans secours. Sans recours.

 

La pureté de la Sonate prend en elle toutes les souffrances dont je viens de parler et j’offre ces vies à l’Esprit qui détient la vie, à l’amour qui regarde les roses grandir sans les arracher.

 

La dernière note s'allonge dans la voiture. Le piano s'éteint. Mais une étoile brille. Pour Jason. Pour les enfants que je transporte. Pour chaque personne handicapée.SB10065057H-001.jpg

 

Chloé Laroche________________

 

Commentaires

I recently came across your blog and have been reading along. I thought I would leave my first comment. I don't know what to say except that I have enjoyed reading. Nice blog. I will keep visiting this blog very often.

Ruth

http://pianonotes.info

Ecrit par : Ruth | 05.04.2009

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Thank you very much, Ruth. Your letter is very beautiful, with a big sun for my hearth and my blog. Good sunday ! Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 05.04.2009

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26/03/2009

Je défends Yvan Colonna et juge que son procès est inéquitable et qu'il pose le problème de la bonne santé de la justice française.

images-13.jpegBonjour à tous et toutes,

 

J'ai signé la pétition proposée par le comité de soutien d'Yvan Colonna.images-15.jpegMn_76b.jpg

Je défends cet homme dans sa présomption d'innocence et dans le fait qu'il n'y a pas de preuves établies de sa culpabilité d'avoir tué le Préfet Érignac, que le procès s'est poursuivi en l'absence du prévenu et de ses avocats, lesquels sont partis car on ne voulait pas faire de reconstitution et parce que certains éléments du procès sont plutôt flous.

photo2.gifJ'ai choisi de vous donner des pistes pour mieux connaître cet homme, car on a peur de ce que l'on ne connaît pas et on juge facilement la personne qu'on a catalogué en monstre, sans se poser plus de questions. Voici donc la vie d'Yvan Colonna, telle qu'elle a été publiée sur le site du Comité de soutien d'Yvan : http://www.yvan-colonna.com

Avant, je vais vous faire partager la réaction suivante trouvée sur le site d'Yvan, écrite par Noëlle ; je la partage.

La solidarité est pour moi être solidaire aussi de ceux qui sont prisonniers injustement et de ceux qui servent de boucs-émissaires, ceux dont on peut dire qu'ils ne "sont pas des agneaux"... alors qu'ils sont des bergers !Mn_85a.jpg

Yvan est un berger, et même si cet homme n'est pas un agneau, qui peut le condamner aujourd'hui comme assassin ?

Chloé Laroche ______________________________

 

photo3.gifVont -ils oser et au nom de quoi ?

-26 mars 09-

 

"Entendront-ils la voix d´une justice "juste"?

Entendront-ils la voix sans cesse grandissante de l'opinion publique qui réclame l'impartialité ? 

Se rappelleront-ils ce passage de l'article 304 du Code de Procédure pénale : "L'accusé est présumé innocent et le doute doit lui profiter" ?

Le respect des Droits de l´homme et du citoyen exige un procès équitable et non pas un procès uniquement à charge qui restera un scandale politico-judiciaire !

Vont-ils oser et au nom de quoi ?"

Perrando Noëlle

 

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LA VIE D’YVAN :

Yvan Colonna est né le 7 avril 1960 à Aiacciu dans une famille de trois enfants dont il est le cadet. La plus grande partie de sa scolarité s´est déroulée à Aiacciu, puis à Nice où ses parents, tous les deux enseignants, s´installent en 1975. Il y passera son baccalauréat, section D, puis obtiendra un Deug d´Education Physique et Sportive à l´Université de Nice. Après avoir fait son service militaire dans le corps des Pompiers de Paris, ce qui correspondait le mieux à sa nature sportive mais aussi altruiste, il a exercé pendant plusieurs saisons la mission de maître nageur sauveteur sur la plage de Carghjese. Ces activités ont été pour lui des expériences importantes qui lui ont apporté de grandes satisfactions sur le plan humain.

images-17.jpegProfondément attaché à la Corse, passionné par la vie rurale et montagnarde, il fait le choix du retour et de l´installation définitive dans l´île, et s´installe comme berger dans son village de Carghjese.

Il s´engage également au plan politique, en militant au sein d´une organisation nationaliste publique, et associatif, s´impliquant fortement dans la vie villageoise : le sport reste une passion, et il est à la fois joueur et entraîneur des enfants de l´équipe de Football de l´Association Sportive de Carghjese.

Il s´intéresse activement à toutes les luttes écologiques et sociales au plan local et international : un voyage à pied à travers l´Amérique du Sud sera pour lui l´occasion de découvrir un Continent et des peuples qui l´ont toujours fasciné.

Au plan personnel et familial, il partage la vie de Pierrette ; un enfant, Ghjuvan Battista, naît de leur union, en 1990.images-12.jpeg

A partir de là, Yvan consacre l´essentiel de son temps d´une part à son activité professionnelle qui s´est élargie et diversifiée (plus de 250 chèvres en association avec un de ses amis ; rénovation de l´oliveraie familiale ; conservation du « basilicu pestu » etc..), d´autre part à son rôle de père, qui a pour lui une importance majeure.

Ses choix de vie sont pour lui l´expression de sa fidélité à ses engagements militants et à ses convictions, qui mêlent indissociablement enracinement dans la terre de Corse et ouverture aux problèmes du monde."

 

349057970.3.jpeg________________________________________________ "Les masques sont tombés . . ." 

« Je n´accepte pas cette décision !...On considère que la vérité est dite mais seulement quand on m´accuse… J´ai compris !!! Vous ne voulez pas d´une reconstitution parce qu´elle vous gêne, parce que vous savez qu´elle m´innocentera… Je quitte ce procès… »

 

"Telles étaient les dernières paroles d´Yvan COLONNA devant la Cour d´Assises Spéciale de Paris. Une condamnation à la perpétuité sans l´ombre d´une preuve et malgré des témoignages qui l´innocentent, ce sera « sans lui » …

 

La reconstitution a été demandée sans relâche par la défense au cours de l´instruction, au cours du procès en 1° instance, et par 2 fois au cours du procès en appel. Refusé !

 

Pourquoi refuser un acte aussi essentiel dans une procédure criminelle de cette importance ? L´accusation et la famille Erignac savent depuis longtemps que le scénario figé en 99 qui consacrait la culpabilité d´Yvan Colonna, ne résisterait pas à l´examen, en présence des témoins oculaires, des membres du commando ayant accepté de participer, du balisticien et du médecin légiste…

 

La Cour d´Assises Spéciale de Paris est le bras armé de la raison d´état !

 

Devant une juridiction « normale » un acquittement serait inéluctable, la réalité du dossier d´Yvan Colonna aurait même imposé un non lieu après l´instruction si celle-ci avait garanti le respect des droits de la défense et de l´accusé…

 

Ce qui se passe à Paris dans une sorte de huis clos accusatoire contre Yvan Colonna, en son absence et celle de ses défenseurs, est indigne : on continue l´examen des faits et les auditions de témoins de façon unilatérale et non plus contradictoire comme si de rien n´était, avec l´aval de la hiérarchie judiciaire au plus haut niveau.

 

Il ne s´agit plus de justice mais de vengeance d´état, l´institution en a perdu toute crédibilité, toute légitimité à juger un homme que plus rien n´accuse !!"

 

LE COMITÉ DE SOUTIENimages-16.jpeg

htpp://www.yvan-colonna.com

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Commentaires

"J'ai des reproches à faire à Yvan. Quand j'ai décidé de franchir le pas de la violence clandestine, j'ai espéré qu'il ferait partie de notre groupe. J'en ai voulu à Yvan Colonna de ne pas y être allé avec nous pour être cohérent avec son discours, plutôt que d'avoir laissé les jeunes comme Didier Maranelli et Martin Ottaviani monter au charbon." Pierre Allessandri lors du dernier procés de Yvan pour expliquer qu’il avait accusé Yvan Colonna jusqu’en 2003.
Pierre, Alain Ferrandi ont identifié Yvan comme le tireur et Martin Ottaviani et Jeanine Ferrandi ont reconnu pour le premier les avoir transporté jusqu'au lieu du crime et pour la seconde les avoir hébergés durant la nuit de l'assasinat. Tous ont retiré leurs aveux avec avocats devant le juge d'instruction jusqu'en 2003 à ma connaissance.
Yvan Colonna n'est il qu'un dégonflé qui n'assume pas ses actes et les laisse assumer par d'autres comme le sous entend Pierre?
Luigi

Ecrit par : luigi | 26.03.2009

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Merci Luigi. Dans votre commentaire, il y a des mots qui laissent à penser que ce n'est pas Yvan le dégonflé, mais ceux qui ont menti et ont porté des faux témoignages puis ont retiré leurs aveux. Qui se dégonfle ?! Le Pierre que vous citez a choisi de franchir un pas, "le pas de la violence clandestine". Qu'il reproche à Yvan de n'avoir pas fait comme lui : de franchir ce pas, ne rend pas Yvan coupable d'un crime. Cordialement, Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.03.2009

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Oh Luigi !!! Vous portez le même prénom que mon père mais s'arrête là la ressemblance !!! En effet, lui, en scrutant le regard droit d'Yvan Colonna, aurait tout de suite reconnu l'homme innocent ! Je pense que pour être incapable de lire dans un regard, c'est que vous n'avez pas reçu l'éducation que l'on inculque en Sardaigne et en Corse, Belliggeddù ! Vous y auriez appris le respect des autres et notamment à ne pas accuser qui que ce soit à tort et à travers !!! Nous sommes 1/2 million de personnes à avoir su faire l'analyse du déroulement de ces procès et de cette affaire et à en avoir conclu que tout a été faussé dès le départ et vous venez encore supputer des inepties !!! Regardez bien la photo sur laquelle il a son enfant dans ses bras ! Regardez-le ce père qui, le regard droit et fier, le sourire béat et heureux, tient dans ses bras la chair de son sang !!! C'est le regard droit, fier et digne d'un honnête homme qui n'a rien à se reprocher !!! Pas le regard d'un assassin !!! Basta cosi ! YVAN COLONNA EST INNOCENT ET NOUS LE SORTIRONS DE LA !!! E tù e le tuoi...Passa vià !!!

Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 27.03.2009

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Tout mon soutien à Yvan Colonna et à sa famille.

Voici ce que j'essaie de mettre en commentaire sur les blogs ou autres sites traitant de cette parodie de justice; mais peut-être cela ne passera t-il pas (confers les modérateurs) :

Yvan Colonna était condamné d'avance dès lors que le ministre de l'intérieur de l'époque, violant le principe sacré de la présomption d'innocence, a osé déclarer "nous avons trouvé l'assassin du préfet Erignac".

Ce grand démocrate, qui n'est pas à une forfaiture près (l'actualité nous le prouve malheureusement souvent) s'appelait Nicolas Sarkozy, celui qui est devenu président de la République de par la bêtise d'un peuple moutonnier séduit par les sirènes d'une propagande sécuritaire populiste et l'état lamentable d'une gauche caviar qui nous a prouvé sous Mitterrand qu'elle n'avait pas de leçons à donner en matière d'immoralité, de corruption, de rapacité et d'incompétence ...

Cela me fait penser au superbe film de Jim Sheridan : "Au nom du père" (1994) qui raconte l'histoire vraie des "quatre de Guildford", des "coupables" fabriqués de toute pièces par une police plus soucieuse d'obéir aux pressions politiques qu'à la recherche de la Vérité ! Le film est poignant : ils firent une 15 aine d'années de prison (le père mourut en prison) sur des aveux soutirés sous la pression -limite torture- policière et le policier qui fut responsable de leur emprisonnement est toujours en liberté bien qu'il ait soigneusement caché, dès le début, des éléments qui auraient permis d'innocenter complètement les "coupables"...
Le flic responsable de cette "erreur" judiciaire n'a jamais été inquiété. Scandaleux !!!

Cela me fait penser à l'affaire des "Irlandais de Vincennes" (1982) dans laquelle des "grands" flics (Barril et Prouteau) de la cellule anti terrorisme de l'Elysée (Mitterrand) ont monté de toutes pièces un dossier pour faire accuser des innocents.
Eux aussi n'ont jamais été inquiétés plus tard (au contraire, promotions etc.)

Cela me fait penser à l'affaire des sabotages SNCF (novembre 2008) dans laquelle on a voulu rendre coupables neuf pauvres bougres, plus ou moins en rupture de société, dont le seul tort est de critiquer notre si merveilleuse société - et son chef (crime de lèse-majesté) et de ne pas penser "politiquement correct". Je crois qu'il n'y en a plus qu'un seul en prison, la justice sarkozyenne s'acharnant sur lui pour lui faire passer le goût de penser librement. Sous Sarkozy, oser penser différemment est devenu un crime !!!

Cela me fait penser à ce britannique qui fit je ne me souviens plus combien d'années de prison (on vient d'en parler aux actualités) et que des tests ADN prouvant son innocence viennent de libérer. Aux actualités, ils ont dit qu'il a reçu un chèque de 50 euros de dédommagement !

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Ecrit par : Sevin-duret | 29.03.2009

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Bravo Christina j'adhère complètement a ce que tu écris. Honte à ceux qui portent des accusations à tort et à travers ; ce ne sont pas des corses ceux là. Chez nous comme chacun le sait on est intègre, on ne balance personne quoi que ça puisse nous coûter, Yvan lui est un vrai corse fier de ses convictions on peut d'ailleurs voir où ça le mène u tintacciu. J'apporte mon soutien à Yvan et à sa famille pour tout leur courage. Que justice soit enfin faite et que le coupable soit un homme et se dénonce. forza Yvan j'espère que tu pourras bientôt retrouver les tiens et ton île qui t'est si chère.

Ecrit par : Nathalie | 01.04.2009

12/06/2008

Flashs-back de mon métier d'ambulancière. Vie et mort. Maladie et courage. Solitude et isolement. Regard sur un métier merveilleux mais peu reconnu.

(Extrait de mon livre paru en décembre 2003 : "Transports d'âmes et d'hommes", aux éditions L'Âme du Ciel sous l'ISBN -2-9516004-2-9).



CHRONIQUES
D'UNE AMBULANCIÈRE________________ _________________ _________________ solitude,isolement,handicap,ambulance,deuil,anévrisme,ambulancier,dépression,suicide,écoute,métier,isère,taxi,vsl,musique,moto,accident moto,paraplégique,vie,combat,maladie,rééducation,courage,résilience,urgence,femme enceinte,perte sang,bébé,enfant,prise en charge,médical,médecin,hôpital,témoignage,vérité,blog,livre internet,édition,éditeur,vivant,avenir,espoir,tragédie,drame,perte,amputation,hospitalisation,peur





Ce qui me frappe le plus, ce sont la solitude et l’isolement de certains patients.

Un soir, nous avons été appelés en urgence avec mon coéquipier pour une dame qui faisait une hémorragie vaginale. Elle était assise par terre dans sa cuisine. Il y avait du sang près d’elle. Du sang qui s’était écoulé violemment de ses entrailles. Son bébé de quelques mois était posé près d’elle, impuissant et démuni face à la souffrance de sa mère.

Nous les avons emmenés tous les deux à l’Hôpital. Le père était, selon cette maman, incapable de s’occuper de l’enfant. Nous avons donc confié ce dernier au service de pédiatrie. La jeune mère n’avait plus d’amis, son mari n’étant pas pour qu’elle en ait et plutôt contre... Un mari en situation irrégulière, un mari à protéger dans la solitude d’une vie captive de l’amour.

Nous avons confié cette jeune personne aux Urgences gynécologiques et lui avons laissé en quittant le service quelques mots rassurants pour elle et son bébé.



Je me souviens aussi de cette jeune femme africaine, transportée il y a quelques semaines. Nous l’avons sortie d’un hôpital pour l’emmener dans un autre. Durant le voyage, j’étais à l’arrière de l’ambulance, auprès d’elle, et je l’ai écoutée. Elle était belle, sauvage et écorchée vive dans l’âme.

-J’ai fait une connerie”, m’a-t-elle dit. Ce qui voulait dire en d’autres termes qu’elle venait de faire une tentative de suicide.

Elle vivait dans une totale solitude. Une solitude d’isolement qui sentait la blessure du racisme. Elle pleurait son pays et ne se sentait en aucune façon intégrée dans sa petite ville de province. Elle m’a parlé de ce racisme vécu au quotidien, dans le travail et dans la rue. Pourquoi elle, si jeune et si belle. La couleur de sa peau envahissait tant le coeur des gens qu’ils ne voyaient plus cet être humain en face d’eux ? Je lui ai parlé de la communauté africaine implantée à cinquante kilomètres, dans la grande ville voisine. Pour tisser des liens. Refaire surface avec son identité culturelle. Mais elle n’avait malheureusement pas de voiture.

La dépression n’a pas de couleur et le désespoir peut hélas tomber sur chacun des habitant de la Terre, par-delà toute frontière et sous n’importe quelle latitude. Relever la tête et se battre, ne pas se laisser abattre, est le don du courage laissé à chacun de nous, que nous soyons noirs ou blancs, jaunes ou rouges.

Nous avons laissé cette jeune femme dans sa nouvelle chambre hospitalière. Elle allait pouvoir se reposer. Mais je savais en la quittant qu’un sourire était né dans son coeur, une étincelle d’espoir, une lueur allumée par notre échange.



Un après-midi, nous sommes allés dans un centre d’accueil spécialisé pour chercher une dame et l’emmener passer un scanner.

C’était une femme jeune, au visage d’ange. Elle était prostrée, paralysée ainsi depuis plus de dix ans.
-C’est une rupture d’anévrisme qui l’a frappée d’un seul coup. Elle était dynamique, pleine d’énergie, de projets et maman d’un petit garçon. Elle a eu un jour très mal à la tête et soudainement elle a disparu dans ce gouffre de la maladie.”

C’était sa soeur qui se confiait ainsi à moi...
-Notre vie dans la famille n’a plus jamais été celle d’avant.”
Elle sortit fébrilement des photos de son sac.
-Tenez, ce sont des photos de ma soeur. Regardez comme elle était belle et épanouie.”
J’ai regardé, très émue, ces photos d’une jeune femme de trente ans, heureuse de vivre. Je me suis dit en voyant ce qu’elle était devenue que la souffrance du Christ offerte sur la croix se poursuit inlassablement dans l’humanité martyre.

Cette crucifixion de la chair et de l’âme, cet écartèlement qui n’en finit plus au coeur de la vie, a commencé dans ma propre existence le jour où des hommes en noir ont cloué et fermé à jamais le cercueil de ma fille de trente mois. Pour continuer à vivre et pour exister pleinement, il faut apprendre à offrir sa souffrance pour qu’une transmutation s’accomplisse dans d’autres vies que la sienne. S’offrir comme un coeur ouvert et le donner aux Anges pour qu’ils le transplantent dans d’autres vies en détresse ou en perdition.

Un collègue m’a dit : “Tu vas t’essouffler. Tu verras, le métier d’ambulancier, c’est un métier de business. Il faut enchaîner les courses le plus vite possible, transporter les patients de façon rentable et puis savoir se préserver soi-même psychologiquement en gardant de la distance avec les personnes transportées. Un jour, tu te surprendras à regarder ta montre lors d’une urgence et à regretter que ce soit sur toi et ton collègue que ce transport est tombé... Un jour, tu te surprendras à penser que tel patient régulier qui sent tellement mauvais car tellement infecté... soit bientôt mort pour ne plus avoir à le transporter.”

”Jamais ! Tu m’entends !”, lui ai-je répondu. Non, cela jamais !

Faire ce métier dans un esprit de service, d’écoute, d’accueil et d’accompagnement du patient, donner un sourire, sourire sans compter, rassurer le malade, le laisser là où on devait le transporter et lui serrer les mains chaleureusement, l’écouter aussi, se taire lorsqu’il veut la paix... Voilà ce qui me motive.

La plupart des ambulanciers ont cet esprit de service. Ceux qui ne l’ont pas changent rapidement de métier ou alors ils se fabriquent une carapace à travers laquelle n’apparaissent plus que des gestes formels et standards.

Le collègue dont je parlais précédemment et qui veut me faire croire que je vais vite changer dans ma façon d’appréhender le métier... ce même collègue est un jeune homme qui sait faire rire les malades. Il sait leur donner de la joie avec son humour naturel. Il se tient proche du malade, scrutant son état de santé, et il est capable, au jugé de ses observations, de me demander de conduire plus rapidement, si c’est moi qui tiens les rênes de l’ambulance, afin que le malade souffre moins longtemps.

Un jour où nous travaillions ensemble, nous avons dû transporter une jeune femme qui venait de subir une césarienne. Il m’a avoué ensuite que cela lui faisait toujours quelque chose de transporter des personnes jeunes.

C’est pour cela que je crois en l’Humanité. C’est parce que même si un être humain dit qu’il se protège de la souffrance d’autrui, qu’il est détaché et éloigné de tous les maux de ses frères humains... il peut être aussi tout le contraire dans les actes concrets.




La Toussaint et le jour des Morts viennent de passer. Les fleurs ont réchauffé les tombes dans les cimetières.
J’ai travaillé durant ces deux jours en ambulance.

Nous sommes allés chercher un homme paraplégique pour le transférer d’un hôpital à un autre.

-Cela fait treize ans que j’ai eu cet accident de moto qui m’a coûté mes jambes, mais vous savez, me dit-il, j’ai plus appris de la vie depuis cet accident que dans mon existence d’avant.”

Cet homme prénommé Serge avait l’oeil vif et son sourire était empli d’enthousiasme envers la vie. Il était, me semblait-il, empli de dynamisme, de volonté et d’ardeur de connaître et d’apprendre. Il passa de notre brancard à son lit sans avoir besoin de notre aide, glissant ses jambes inertes à une rapidité impressionnante.

Dans l’ambulance, nous avons parlé de musique, de clavier, de Jean-Sébastien Bach. Je lui ai dit que j’étais violoniste et que je faisais aussi des concerts. Il m’a confié alors qu’il avait un rêve : apprendre le piano pour arriver à jouer un morceau, la Toccata de Bach.

Je me suis dit qu’être capable d’apprendre à jouer d’un instrument pour interpréter une seule partition, unique et magnifique, c’est comme un grand amour. On peut tout quitter pour lui. Pour une seule personne, une seule sur la Terre, on peut quitter son pays, ses amis, sa famille, aller au bout du monde pour rejoindre l’oasis de son coeur. Pour un seul être, on peut tout apprendre. On peut apprendre à naviguer, à voler dans les airs, à piloter sa vie... apprendre à aimer, muter pour aimer.



La veille de la Toussaint, nous avons emmené un homme âgé qui se trouvait dans une maison de retraite. Il était tombé et il y avait un risque de fracture du col du fémur. Nous l’avons placé dans un matelas coquille afin de lui éviter tout mouvement et pour qu’il ne souffre pas trop aussi pendant le transport vers les Urgences. Lorsque j’ai rempli ses papiers pour la prise en charge, comme nous le faisons pour chaque malade, j’ai remarqué qu’il y avait une note écrite sur la fiche de liaison : “Deux enfants DCD”... Décédés... Il avait perdu ses deux enfants adultes durant la même année !

Une vague de compassion a traversé mon âme et j’ai prié pour cet homme qui restait maintenant tout seul dans cette demeure de fin de vie, veuf et orphelin de ses deux enfants. Je lui ai parlé un peu pendant le transport. Je lui ai dit qu’il avait un beau prénom, celui d’un ange. Le prénom d’un homme qui a tout donné. D’autres auraient écrit... “qui a tout perdu”. Perdre, c’est vivre dans le vide et le néant. Donner, c’est transmuter ses souffrances et les offrir pour que le meilleur advienne.

J’ai compris dernièrement que je ne suis pas vraiment loin de ma fille défunte. La distance qui me sépare d’elle est infime dans le temps de l’infiniment grand de l’univers. Dans soixante-dix ans et peut-être avant, ma vie se terminera et alors je retrouverai Océana et toutes les personnes que j’ai aimées et qui sont parties. Lorsque je regarde le monde tourner et la vie danser autour de moi, je me dis sereinement que dans cent vingt ans, aucun être humain vivant aujourd’hui ne sera plus. Le bébé qui naît aujourd’hui, la femme mère de cinq enfants, le chef de famille qui pense gouverner les siens, le collégien qui apprend, le salarié qui trime... tous seront morts. Et d’autres humains auront pris la relève d’une nouvelle humanité.

C’est pour cela que l’important, c’est de vivre sa vie pleinement, de manière à l’enrichir, à la fleurir, à lui donner les ailes de l’Amour.

Laisser tomber le superflu, le “je m’en foutisme”, l’égoïsme, les regrets où l’on se noie, la nostalgie qui freine la vie, les querelles inutiles, les conflits imbéciles... encore que parfois ces derniers soient nécessaires... et vivre le temps qui nous reste avec tous ceux qui demeurent encore vivants.


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(Fragments de mon ouvrage paru en 2003,

mais épuisé à ce jour : "Transports d'âmes et d'hommes").


POUR LIRE TOUS MES ARTICLES

SUR LE MÉTIER D'AMBULANCIER, MON MÉTIER :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/ne-tirez-pas-sur-l-ambulance/

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


....................................1947079007.jpg


73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Yourdine l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html


et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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