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14/05/2016

Ma critique sur le film "Ma Loute". Le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde. Il nous amène à regarder derrière les apparences.

Chers lecteurs,

 

 

Ce soir, je suis allée voir le film : "Ma Loute". 

Je suis assez d'accord avec le commentaire lu après avoir vu ce film, un commentaire écrit par "Ener1" sur le site de Allociné : "Le scénario aurait pû être bien mais dès qu'ils commencent à bouffer de l'humain sanguinolent, non merci ... J'aurai sû, j'aurai pas venu ...".

Moi non plus, je ne serai pas venue si j'avais su. En même temps, lorsqu'on creuse un peu derrière les apparences trompeuses, les terreurs du film, les abominations et les excentricités montrées... on s'aperçoit que le réalisateur n'est pas si loin de la réalité du monde.

Un ami m'avait accompagnée pour visionner cette création cinématographique mais il a été loin de penser, au contraire de moi, que ce film montrait une certaine réalité, à tel point que devant le pied que tend la mère anthropophage à ses enfants, cela lui a paru tellement irréel que cela lui a paru aussi risible.

Mais c'est bien ce que montre ce film : qu'à force de penser que l'humanité n'est que belle et bonne, on en vient à faire du déni sur les horreurs réelles qui existent. Cet ami pensait que cela était tellement énorme que cela ne pouvait exister. Mais malheureusement, cela existe et tant de choses terribles ont existé. 

Bruno Dumont nous parle aussi d'inceste, par un frère et un père, sur une femme devenue hystérique et hyper sensible. Sa souffrance est tellement à fleur de peau et extrême qu'elle en est devenue  excentrique, à force d'être expansive. Sa fille, Billie, qui est née de ce viol incestueux, vit maintenant chez son oncle, lequel peut être aussi son père. Elle est attirée par le jeune criminel qui tue plein de personnes alentour et lui aussi semble attiré par elle.

Mais à un moment, cette jeune fille va voir arriver sur elle un déchainement inouï de violence et de coups, de la part de ce jeune qu'elle aime, nommé Ma Loute. Elle l'avait dit aux policiers : "Je suis une jeune fille déguisée en garçon."

Voilà ici le problème du Genre qu'on ne résoudra pas, puisque tous les journalistes de Cannes et les cinéphiles se demandent encore si Billie est une fille ou un garçon.

Mais le jeune Ma Loute, en la portant dans ses bras, pense sentir autre chose, faisant penser à des attributs masculins. C'est alors qu'il la frappe, en lui disant qu'elle l'avait trahi. C'est une scène terrible, comme le passage où la mère de Ma Loute frappe violemment avec une rame les personnes prises dans le filet et qui attendent d'être  mangées par cette famille anthropophage. La scène où les trois jeunes enfants mangent avec leur grand frère Ma Loute les restes humains est insoutenable.

Mais ce qui me choque, en lisant certains commentaires et notamment un article d'une journaliste à Cannes, c'est que des personnes portent aux nues l'histoire d'amour entre ces deux jeunes, entre Billie et Ma Loute, comme si cela transfigurait le film.

Parce que deux êtres s'aiment, alors on peut tout pardonner ? La fin montre bien cela : Billie découvre Ma Loute au bord de l'océan avec une autre jeune femme. Elle sait tout, mais elle ne dit rien. Elle ne dénonce pas... Pourquoi ? 

Peu-être parce que le film veut dire que ces deux jeunes sont deux victimes, victimes de leur milieu familial, victimes de leur enfance, victimes de la violence extrême.

Peut-être  parce que Ma Loute a sauvé Billie, sa mère et son oncle, en les emportant loin de ses parents avides de sang sur une charrette, trouvée ensuite par les policiers. Il a pris cette décision de courage ultime d'arrêter le massacre, de dire NON à une famille toxique et malsaine.

Tous les acteurs sont magnifiques dans leur rôle, les non-professionnels comme les professionnels. Le Commissaire Machin est troublant dans sa légèreté, se mettant à rouler sans problème, malgré son poids... à voler aussi. C'est par des scènes telles que celles-ci qu'on comprend que le réalisateur nous amène à regarder et voir derrière les apparences, à réfléchir sur notre façon de voir une personne obèse, une personne dite folle, une personne excentrique, une personne sans genre, une personne maladroite, une personne bossue, etc.

J'ai trouvé dans ce film beaucoup de sensibilité autant qu'une grande cruauté, qui me fait recommander de ne pas aller le voir si vous avez moins de seize ans ou si vous êtes d'une nature émotive et sensible.

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

 

03/04/2016

J’ai souhaité réfléchir avec vous sur cette phrase d'actualité : «Finalement quand on voit ce qui peut être fait au nom de Dieu, on se demande ce qu’il reste au diable comme activité."

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Bonjour à tous et toutes,

 

J’ai lu dernièrement cette phrase, à laquelle j’ai souhaité répondre dans cet article : «Finalement quand on voit ce qui peut être fait au nom de Dieu, on se demande ce qu’il reste au diable comme activité. »

 

Alors, voyons déjà « ce qui peut être fait au nom de Dieu »… L’auteur de cette phrase parle certainement des attentats perpétrés au nom d’une certaine religion. Mais on peut aussi penser à travers cette phrase à la période terrible de la Saint Barthélémy de 1572 dans laquelle les Catholiques tuèrent les Protestants. La ville de Paris vécut en une nuit l’assassinat d’une dizaine de chefs protestants puis le massacre de tous les Protestants, traqués et tués en quelques jours. 

 

Deux mille Protestants, appelés aussi Huguenots, ont été tués à Paris... et entre cinq mille et dix mille en province, le massacre s’étendant à d’autres villes, sur plusieurs semaines. Le 31 août, à Lyon, entre 700 et 800 Protestants ont été massacrés. Il faudra attendre plusieurs guerres de religions et l’édit de Nantes de 1598 publié par Henri IV pour que la liberté de conscience et de culte accorde la paix et la sécurité aux Protestants. Mais l’atrocité avait régné sur la France, détruisant les campagnes et les villes. Nous portons tous dans nos lignées les traces de ces terribles combats et nos ancêtres ont peut-être été victimes ou bourreaux.

 

En 1209, je vous rappelle aussi le massacre vécu par la ville de Béziers, victime de la première croisade des Albigeois contre les Cathares. Le « bon » Abbé Amaury catholique a dit aux soldats : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens. » La moitié de la population est morte. Des centaines de personnes s’étaient réfugiées dans l’église Sainte Madeleine. Dieu n’a pas pu les sauver, un miracle n’étant pas possible parfois devant la cruauté humaine.

 

Il est intéressant tout de même de constater combien ont été humains les dirigeants de la ville qui ont refusé de livrer les Cathares aux catholiques extrémistes en répondant : « Nous préférons être noyés dans la mer salée plutôt que de livrer nos concitoyens. »

 

Je reviens aussi sur les Croisades, huit croisades de deux groupes de croyants en guerre : les Chrétiens et les Musulmans, représentant le combat du croissant et de la Croix… l’enjeu étant les terres de Jérusalem et la libération de la Terre Sainte. À l’époque, les Croisés chrétiens n’ont parfois fait aucune différence entre les soldats, les combattants religieux, les femmes et les enfants. Ils tuèrent tout le monde.

Durant près de deux siècles, des massacres ont eu lieu. À l’époque, les Papes défendaient l’idée que les Croisés chrétiens auraient l’absolution de tous leurs péchés en s’impliquant dans ces guerres de croisades pour lutter contre les « infidèles ». On voit qu’aujourd’hui, la similitude existe dans les promesses faites à ceux qui se font sauter dans les attentats. Promesses de vie meilleure dans l’au-delà, promesses de bonheur, promesses diverses et aguichantes.

 

Les tueries faites au nom de Dieu n’engagent que ceux qui tuent. Dieu n’a rien à voir avec le chemin de violence que prennent ces personnes. Il a laissé les hommes libres de leurs choix mais il nous a donné la mortalité. La règle première des porteurs de valeurs humaines est de ne causer de tort à autrui, ni en pensées, ni en paroles, ni en actions. Tout homme est appelé à mourir mais il n’est pas écrit que nous devons mourir par une balle tirée par un autre homme. 

 

En conclusion, je dirais que lorsqu'on connait le diable, on sait qu'il sait se déguiser et que lorsqu'il se grime en Dieu, cela donne le résultat que nous connaissons aujourd’hui, résultats de violence et d’attentats que nous pouvons décrypter tout au long de l’histoire, même la nôtre.

 

On sait aujourd’hui -par la libération des paroles de jeunes abusés par des prêtres sur Lyon- que le diable sait aussi prendre l’âme de certains religieux emprisonnés par des règles religieuses impossibles à tenir ; ces prêtres sont victimes eux-mêmes d’un système qui crée l’horrible. Demander à un homme de ne pouvoir avoir une vie sexuelle normale et exiger de lui  de sacrifier son statut d’humain sexué à Dieu sur demande d’une Église minotaure… revient à sacrifier de jeunes innocents sur l’autel d’Abraham, comme l’agneau tué en offrande aux Dieux de l’Antiquité.

 

Le diable n’existe que par la déviance des humains et le pouvoir de certains hommes à représenter Dieu, dans toute l’horreur de l’orgueil et de la vanité.

 

Chloé LAROCHE

24/12/2015

Comment passer Noël et le traverser lorsque nous sommes dans la peine, dans la douleur de l'absence, dans l'épreuve de la maladie ou du handicap de soi-même ou de nos proches ?

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Bonjour à tous et toutes !

 

Voici quelques nouvelles, idées et partages de mon cru avant Noël... pour passer Noël et le traverser : 

 


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Je vous souhaite à tous mes amis et ma famille, à tous mes lecteurs, à tous les inconnus qui me liront, une heureuse fête de Noël, avec le souhait qu'un grand baiser venu de l'Univers vienne inonder vos âmes. 

 

Chloé Larochenoël,oécuménisme,religion,athée,humanité,espoir,don, partage,amour,nouvelle,nuit,épreuve,idée,solution,offrance,vie,mort,attentat,victime,deuil,handicap,maladie,bougie,pensée,hommage,souvenir,défunt,absent,pleur,tristesse,humanitaire,médecins du monde,handicap international,faim,argent,enfant,cadeau,autrement,consommation,résilience,passer les fêtes,comment,monde,planète,famille,amitié,noël,oécuménisme,religion,athée,humanité,espoir,don, partage,amour,nouvelle,nuit,épreuve,idée,solution,offrance,vie,mort,attentat,victime,deuil,handicap,maladie,bougie,pensée,hommage,souvenir,défunt,absent,pleur,tristesse,humanitaire,médecins du monde,handicap international,faim,argent,enfant,cadeau,autrement,consommation,résilience,passer les fêtes,comment,monde,planète,famille,amitié,

04/02/2014

Éthique, justice et morale en notre monde actuel... Réflexions sur les réseaux sociaux et l'actualité, sur les sanctions, la prison et les nouveaux justiciers. Pensées sur les deux jeunes revenus de Syrie.

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Hier, on apprenait que la vidéo d'un petit chat jeté à plusieurs reprises contre un mur était livré sur internet par un jeune de vingt-cinq ans... Cet individu est donc un homme déjà constitué, pas un jeune garçon.

Aujourd'hui, on apprend que quatre jeunes mineurs, de douze à seize ans, ont humilié un homme handicapé mental dans un parc de Fontaine, près de Grenoble.

J'écoute une radio nationale et qu'entends-je : "Des personnes ayant commis certains faits sont arrêtées grâce à l'intervention de membres inscrits sur les réseaux sociaux. Allons-nous vers la création de nouveaux justiciers sur les réseaux sociaux, de ceux qui n'hésitent pas à donner les noms de ceux qui font des choses qui déplaisent... Et sommes-nous tous appelés à SUBIR la dénonciation sur Facebook, sur Twitter ou ailleurs?"

Je me suis dit que l'animateur de cette radio devenait fou, tout simplement, ou complètement décalé, ou bien simplement inconscient.

Il défend visiblement par ses propos la notion de liberté et de protection des individus, même lorsque ceux-ci commettent des délits... En effet, les actes que j'ai cités tout au début de mon article s'appellent bien des DÉLITS, faits interdits par la loi.

L'acte de dénoncer n'est pas "dénoncer" au sens de ceux qui ont livré des personnes juives -lors de la Seconde guerre mondiale- à la déportation et à la haine nazie ; cette forme-là de dénonciation est condamnable car elle n'existait que pour nuire à autrui. Par contre, dénoncer les auteurs d'un délit est louable et tout à fait recommandable puisque cela vise à défendre les victimes d'un acte odieux et à arrêter les auteurs de ce fait afin qu'ils ne continuent pas dans cette voie.

Le jeune homme qui a jeté le petit chat avec haine et violence, avant de poster sa vidéo filmée sur internet, a pu être arrêté et a recueilli un an de prison ferme. Le seul problème : est-ce que la prison est une solution dans un cas comme le sien où il ne sait même pas pourquoi il a fait ça... N'aurait-il pas été préférable de lui donner trois cents heures d'intérêt général dans un refuge pour animaux ? Il aurait nettoyé les box des animaux et aurait appris beaucoup de choses sur la sensibilité de ces êtres. Avec un suivi psychiatrique obligatoire en parallèle, cela lui aurait permis de soigner son mal-être.

Notre société est prompte à juger sans se remettre en question et à mettre à la marge ceux qui dévient. Ainsi, lorsque deux adolescents partent en Syrie pour rejoindre l'armée djihadiste et les centaines d'européens déjà partis pour rallier la rébellion syrienne, on juge ces jeunes sans vergogne et sans essayer de comprendre ; on les met en garde-à-vue pour ensuite les punir sévèrement. Les deux lycéens pourraient être poursuivis pour "participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme et éventuellement être placés en détention provisoire". D'après certains journalistes, "malgré leur excuse de minorité, ils risquent dix ans de prison et 225 000 euros d'amende."

Ces deux lycéens ont quinze et seize ans. Pourquoi sont-ils partis là-bas ? Peut-être que leur sensibilité de jeunes a parlé dans cet acte perdu d'avance, dans un monde où nous sommes si impuissants devant les guerres et les violences vues à la télévision. Ils ont été tout simplement récupérés par des groupes islamiques oeuvrant en France, comme des adeptes sont récupérés par des sectes. On s'est servi de leur jeunesse, de leur naïveté et de leur désir de combattre pour la paix, la justice et pour de nouvelles valeurs de solidarité. Alors, maintenant que ces deux jeunes sont revenus, ce n'est sûrement pas eux qu'il faut juger, car ils ne sont que les victimes de manoeuvres manipulatrices servant à recruter de nouveaux soldats gratuits pour une cause floue et extrêmiste.

Quant aux réseaux sociaux et à Facebook, c'est très bien qu'il y ait à l'intérieur -comme inscrits et participants- des personnes aimant la justice et attentives à révéler tout ce qui pourrait être un délit, mais le mieux serait que les dirigeants de ces sites fassent le ménage en amont, lors de la parution de certaines pages, vidéos ou propagandes, ce qui n'est pas effectué, en vérité et à leurs grands torts.

Chloé Laroche

27/11/2013

Le film "LA MARCHE" est un formidable hommage aux Marcheurs de 1983 pour l'égalité et la lutte contre le racisme, oeuvre authentique et profonde.


th-8.jpegBonsoir à tous et toutes,Unknown.jpeg

 

 

 

Ce soir, j'ai vu en avant-première le film  "LA MARCHE", oeuvre magnifique retraçant l'extraordinaire évènement de 1983 qui s'est déroulé en France et dont peu de Français ont eu connaissance ou en gardent le souvenir.

J'ai été très émue durant ces deux heures où l'on suit une aventure humaine rarissime, cette marche qui prend aux tripes, à travers ces jeunes et moins jeunes  qui ont marché durant mille cinq cents kilomètres à travers la France, afin de calmer la violence raciste qui sévissait à l'époque, avec des dizaines de victimes assassinées par la haine toute nue et crue.Unknown-1.jpeg

Durant leur marche, on apprend la mort d'un algérien assassiné et défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, Habib Grimzi, alors que les passagers présents n'ont osé bouger. Les Marcheurs dénoncent la passivité de ces témoins du crime paralysés par la peur ou bien l'indifférence.

Ils dénoncent aussi l'assassinat du petit Toufik, neuf ans, tué par la haine d'un homme d'une balle de 22 long rifle.th-49.jpeg

th-1.jpegOn entend dans ce film le bruit du train et le silence des hommes. On l'entend et le bruit des pas prend le pas sur le vacarme de la haine et de la violence.

Les Marcheurs ont su attirer l'attention sur l'abomination de ces crimes, faits par des êtres humains sur d'autres êtres humains...th-2.jpeg

Tout est parti du quartier des Minguettes, avec des balles tirées sur Toumi Djaïdja par un policier, lors de luttes entre les forces de l'ordre et les jeunes de la cité. Toumi était le Président de "SOS Avenir Minguettes". À la suite de ce drame, Toumi a eu l'idée de cette marche avec le Père Christian Delorme, curé des Minguettes. Ils ont eu cette idée comme un écho à la marche de Gandhi, comme une résonance avec celle de Martin Luther King.th-18.jpeg

Ils sont partis avec quelques jeunes pour traverser la France avec leur banderole pour l'Égalité et contre le racisme. Soutenus par des comités de soutien issus de diverses associations, comme la Cimade de Lyon, ils furent accueillis dans les différentes villes traversées et arrivèrent à Paris le 3 décembre 1983, il y a trente années, avec un triomphe incroyable et cent mille personnes les attendant dans la capitale.

7767165536_la-marche-pour-l-egalite-et-contre-le-racisme-avait-ete-accueillie-par-plus-de-100-000-personnes-a-paris-le-3-decembre-1983-archives.jpgIls sont partis de Marseille le 15 octobre 1983, dans l'invisibilité totale de leur anonymat et puis la petite vague a grandi, grossi, pour devenir une marée immense qui entraîna ensuite la création de "Sos Racisme". 

Les Marcheurs ne voulaient pas de récupérations politiques, religieuses ou ethniques. Ils souhaitaient que cette marche demeure laïque, avec des valeurs universelles et humaines, comme la tolérance, le respect de la différence, l'égalité, le non-racisme. th-15.jpeg

Ils étaient non-violents et répétaient que la haine pour répondre à la haine n'était et n'est pas une solution. Ils ont obtenu la carte de séjour de dix ans pour les étrangers et le fait de ne pouvoir expulser hors de France un mineur de moins de dix-huit ans.

th-16.jpegAujourd'hui, trente ans ont passé et la France continue à expulser les Roms, à les prendre comme boucs-émissaires de la crise, à renvoyer des familles dans leur pays, avec des enfants nés en France, des enfants scolarisés, de jeunes étudiants. Des pères sont expulsés seuls, laissant en France épouses, femmes enceintes parfois, jeunes enfants devenus orphelins d'un papa encore vivant.  Il suffit de se rendre sur le site du Réseau d'Éducation sans frontières (Resf), pour comprendre que le chemin de La Marche est encore long avant de déposer nos souliers devant le sapin de la Paix, du droit d'Asile et de l'Égalité.

http://www.educationsansfrontieres.orgth-13.jpeg

Je lis dans certains forums sur le net des propos très durs et stigmatisants envers les Roms, comme quoi ce serait tous des voleurs, des personnes malfaisantes, des voyous taillés ainsi depuis l'enfance, tous bons à mettre dans un charter. Lorsque je les défends, je me fais casser tout bonnement, comme quoi il faudrait que je "redescende sur terre", que je devienne "lucide". Mais je vois ces familles dans des caravanes, dans des camps, sous des tentes, rejetés de partout, passant d'endroits sordides en lieux minables... Ce sont des êtres humains qui vivent la pauvreté, qui sont exclus, qui ressentent le froid de l'hiver... Je leur porte des vêtements autant que je peux... car rejeter, c'est tuer à petit feu... alors qu'accueillir et protéger, c'est donner de l'espoir.

th-7.jpegDurant des années, j'ai porté des projets d'amitié entre les peuples à travers la musique, à Bron, à Grenoble et ses banlieues, en Isère, créant : "Un archet pour la Paix" pour faire entrer dans les écoles et auprès des enfants cet esprit de tolérance et d'ouverture aux autres cultures, au respect des différences. Je continue de penser que toutes ces actions sont autant de petites gouttes déposées dans l'océan de l'Humain, afin de créer ce phare de la Conscience universelle qui brille dans l'inconscient collectif, pour une paix concrète et vivante.

Ce film de "LA MARCHE", réalisé par Nabil Ben Yadir, arrive juste au moment de l'anniversaire de la Marche de 1983. Il est juste et vrai. Il est authentique et sans recherche d'intérêt financier, puisqu'il a été demandé aux acteurs de gros sacrifices salariaux. Le réalisateur a préféré faire un grand film pour relater cet évènement plutôt que d'axer son énergie sur la recherche de gros moyens de réalisation. Ce film est d'un réalisme étonnant et d'une profondeur véridique.

th-11.jpegJe vous invite à courir le voir et vous marcherez tous ensemble vers le même but. Vous vivrez la même minute de recueillement, à travers laquelle le silence même pénètre à l'intérieur de la salle de cinéma, émotion palpable où les victimes mortes sont présentes avec nous, les vivants.

Oui, nous sommes vivants et nous avons encore le pouvoir de faire avancer l'Histoire avec humanisme et dans le respect de chacun, se rappelant que le sang qui coule dans nos veines est toujours rouge, quelque soit notre race, notre origine, notre sexe, notre ethnie... Que nous soyons noirs, rouges, blancs, jaunes, ocres, marrons, hommes ou femmes.Unknown.jpeg

Chloé LAROCHE 

 

"Le racisme n'est pas une opinion, c'est un délit."

"Un raciste est quelqu'un qui se trompe de colère."

 

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ARTICLE très complet, à lire,

de 

Mogniss H. Abdallah  :

 

http://www.gisti.org/doc/plein-droit/55/marche.html

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Plein Droit n° 55, décembre 2002
« Parcours, filières et trajectoires »

1983 :
La marche pour l’égalité

Mogniss H. Abdallah
Agence IM’média

"Le 3 décembre 1983 à Paris, cent mille personnes environ accueillent la Marche pour l’égalité et contre le racisme dans une ambiance de fête. Partie de Marseille le15 octobre 1983 dans l’indifférence quasi-générale, la Marche est peu à peu devenue un événement politique historique. Il sera considéré comme un acte fondateur pour la jeunesse des banlieues. A travers le pays, les jeunes issus de l’immigration mais aussi de nombreux Français se sont identifiés aux marcheurs et rejoindront ce que l’on nommera un temps le mouvement beur. Désormais, les Beurs ne sont plus seulement les enfants d’immigrés invisibles, mais bien des acteurs à part entière de la société française. Cette nouvelle donne va bouleverser la perception de l’immigration et redessiner le paysage politique antiraciste.

A l’origine de la Marche, il y a les événements dans la ZUP des Minguettes, à Vénissieux (Rhône). Depuis l’été 1981, les affrontements entre les jeunes et la police dans les banlieues de l’est lyonnais, médiatisés à travers les fameux « rodéos » automobiles, prennent un tournant politique. En effet, la droite, encore sous le coup de sa déroute électorale de 1981, a décidé de relever la tête en attaquant le gouvernement sur la question de l’immigration et de la sécurité.

Dans les banlieues ouvrières, à Lyon comme ailleurs, la crise avec son lot de licenciements et de fermetures d’usines, aggrave les tensions. Le tissu social se délite de jour en jour avec le départ de nombreux habitants (sur 9 200 logements aux Minguettes, 2 000 à 3 000 étaient vides en 1983). Alors, les lascars « rouillent » au bas des tours, s’approprient caves ou appartements vides, et se débrouillent pour vivre. Le chômage s’installe dans les têtes et dans la vie. A défaut de travail, ils trouvent d’autres sources de revenus, plus ou moins licites. Cependant, le marché de la drogue (dure) n’a pas encore totalement envahi les cités lyonnaises.

La police rôde, à la recherche surtout de jeunes issus de l’immigration qu’elle considère avant tout comme des « délinquants étrangers ». L’idée que ces derniers ne puissent plus être expulsés depuis les nouvelles dispositions législatives protégeant les étrangers arrivés avant l’âge de dix ans et coupables de petits délits choque la base policière. (A la veille des élections présidentielles, une grève de la faim de Christian Delorme, Jean Costil et Ahmed Boukhouna avait permis l’arrêt des expulsions des jeunes [1]). Qu’à cela ne tienne : un processus policier et médiatique de criminalisation du mode de vie des jeunes tend à faire l’amalgame entre révolte sociale, petite délinquance parfois crapuleuse et grand banditisme pour faire pression sur les décideurs politiques, accusés de laxisme vis-à-vis de l’instauration de « sanctuaires de hors-la-loi » et autres « zones interdites ».

L’argument de l’affaiblissement de l’autorité de l’Etat fait mouche auprès du ministre de tutelle des policiers, Gaston Defferre, mais aussi auprès du ministre de la défense Charles Hernu. Ce dernier, par ailleurs maire de Villeurbanne dans l’est lyonnais, n’a pas hésité à détruire la cité Olivier de Serres. Dès 1982, Gaston Defferre s’oppose au ministre de la justice Robert Badinter et à ses velléités d’exercer un contrôle sur la police. A l’occasion des débats parlementaires autour de son projet de loi pour renforcer les contrôles d’identité, le ministre de l’intérieur stigmatise la dangerosité d’enfants qui « parfois à l’âge de six ans et, en tout cas, couramment à dix ans », volent et cassent. Aussi préconise-t-il le principe du « choc salutaire », c’est-à-dire de la prison pour traiter la petite délinquance, une idée importée des Etats-Unis en 1976 par Peyrefitte, ainsi que la répression d’« illégalismes populaires » jusque-là tolérés. Enfin, il avance la notion de « lieux déterminés » à surveiller, voire à pacifier (Le Monde, 15 juin 1982). Par ailleurs, il ne veut pas entendre parler d’« une commission qui serait chargée d’examiner les litiges mettant en cause la police » . La police doit avoir le mot de la fin...

SOS Avenir Minguettes

Au lendemain des élections municipales de mars 1983 marquées par une surenchère raciste et sécuritaire qui fait le lit d’un Front national devenu pour la première fois une force politique nationale, le meurtrier du jeune Ahmed Boutelja de Bron (Est lyonnais) jusque-là en détention préventive est remis en liberté (son procès n’aura lieu qu’en 1995). Le surlendemain, une imposante descente de police aux Minguettes pour une histoire de recel se transforme en affrontement collectif. Le local des jeunes à la tour 10 du quartier Monmousseau est retourné sens dessus-dessous, des mères de famille sont molestées.

Ces violences mettent le feu aux poudres. Les policiers sont obligés de battre en retraite. Les jours suivants, leurs syndicats se lancent dans une virulente campagne publique, saisissent le pouvoir central et menacent le pouvoir d’« actes d’indiscipline » (demandes de mutation en masse, dépôt des armes ...). Ils exigent « la reprise des expulsions et des peines exemplaires pour les meneurs et leurs complices, des opérations systématiques de police avec de nombreux effectifs équipés de moyens pour le maintien de l’ordre », ainsi que « le quadrillage de la commune ».

Dans ce contexte, une douzaine de jeunes décident d’une grève de la faim pour interpeller les pouvoirs publics sur une situation qui peut dégénérer à tout moment. Ils créent l’association SOS Avenir Minguettes et formulent une série de revendications concernant la police ou la justice (arrêt de l’intimidation policière permanente et des poursuites judiciaires consécutives aux événements du 21 mars 1983, création d’une commission d’enquête indépendante sur les « contentieux » avec certains policiers), et la participation à la réhabilitation de la ZUP (embauche sur le chantier, relogement des familles dites « lourdes »...). Si les pouvoirs publics acceptent la négociation, après la médiation active de Christian Delorme, le curé des Minguettes, ils est selon eux impossible de répondre favorablement aux demandes qui concernent le volet police-justice. Néanmoins, ils proposent à Christian Delorme et à Toumi Djaïdja, président de SOS Avenir Minguettes, de participer à la nouvelle commission communale de prévention de la délinquance, où ils ne peuvent émettre leur avis qu’à titre consultatif. Mais les policiers refusent de s’asseoir à la même table que des « délinquants ».

Sur le terrain, les incidents se multiplient. A quelques jours de la destruction spectaculaire d’une première tour à Monmousseau, la police fait une descente brutale dans le petit centre commercial et arrête Kamel, un des grévistes de la faim. Le 20 juin 1983, un policier tire sur Toumi Djaïdja, le blessant grièvement au ventre.

Pendant ce temps, éclate « l’été meurtrier »: Aux quatre coins de France, les crimes racistes se multiplient. L’émoi est à son comble avec la mort du petit Toufik, neuf ans, abattu d’un coup de 22 long rifle la veille du 14 juillet par un ouvrier irascible à la Courneuve.

S’adresser à la France entière

Sur son lit d’hôpital, Toumi se demande quoi faire pour sortir de l’isolement et de la haine réciproque. Lors d’une discussion avec Christian Delorme, surgit alors l’idée de « s’adresser à la France entière par une grande Marche », comme celles de Gandhi ou de Martin Luther King. L’idée séduit d’emblée les jeunes, qui veulent démarrer la Marche sans attendre. Christian Delorme leur demande un peu de patience. Une initiative d’une telle ampleur, ça s’organise. Les jeunes acceptent à contre-coeur et délèguent l’organisation à la Cimade de Lyon, ainsi qu’au MAN (mouvement pour une alternative non-violente). Christian Delorme et le pasteur Jean Costil obtiendront l’appui des réseaux chrétiens, humanistes et anti-racistes qui avaient permis à leur grève de la faim d’avril 1981 contre les expulsions d’aboutir. Le soutien des protestants, bien représentés au gouvernement, sera aussi particulièrement important pour la suite.

Des collectifs d’accueil se constituent dans plusieurs villes, avant et surtout pendant la Marche. On y trouve les associations de solidarité avec les travailleurs immigrés, les organisations politiques et syndicales, mais aussi beaucoup d’individus « inorganisés », souvent très jeunes, qui affluent, donnant des airs de happening improvisé et « affinitaire » à bien des étapes. Parmi les marcheurs, beaucoup se présentent comme de jeunes Arabes, et arborent le keffieh palestinien. De fait, leur nouvelle communauté d’expérience transcende les frontières entre deuxième génération d’immigrés de nationalité française ou étrangère et enfants de harkis, entre communautés, entre filles et garçons. Si la présence des filles d’immigrés a été remarquée, on n’a sans doute pas assez relevé que la dynamique interculturelle de la Marche est aussi passée par une recomposition intra-communautaire (une meilleure prise en compte de cet aspect aurait sans doute aidé à surpasser le clivage ouverture interculturelle/repli communautaire qui hypothèquera l’après-Marche et l’avenir du mouvement beur).

A Paris, le collectif jeunes qui centralise l’accueil sur la capitale, s’autonomise par rapport au cartel d’organisations de soutien et se transforme en « parlement beur ». Les militants antiracistes, davantage habitués à la figure traditionnelle du travailleur ou de leur alter-ego immigré, sont médusés par le débarquement inattendu de ces enfants d’immigrés à la verve bien française. Ils passent le relais, tout en s’interrogeant sur leur place dans un tel mouvement. Cette cure de jouvence in situ du sérail anti-raciste va permettre à la Marche et aux collectifs de se dégager des logiques d’appareils et des rhétoriques idéologiques.

Ce sont donc les marcheurs qui décident et qui prennent la parole à chaque étape, davantage sur le mode affectif que politique. Craignant le risque de « récupération », ils interdisent banderoles et slogans jugés trop polémiques. Pour rassembler large, la Marche adopte d’ailleurs un profil revendicatif discret, dans l’espoir de voir la « France profonde » fraterniser avec la jeunesse issue de l’immigration ou des cités maudites.

Les médias, progressivement séduits par cette image positive, généreuse et oecuménique, en rajouteront. Ils portent aux nues des « apôtres de la non-violence », une terminologie quasi-biblique dont les marcheurs ne seront pas dupes, comme le laissera entendre Bouzid Kara, un de leurs porte-parole, dans son livre La Marche, traversée de la France profonde (édition Sindbad, 1984). Le père Christian Delorme semble davantage dans son rôle lorsqu’il évoque son souci de l’unanimité ou la « fraternité vécue » comme une valeur essentielle de la République... et de sa foi chrétienne. Son « âme missionnaire » et sa « stratégie des coulisses » du pouvoir sont contestées par certaines associations autonomes de jeunes issus de l’immigration, qui interpellent parfois rudement les marcheurs. Ces derniers, interloqués, feront le dos rond pour parachever leur périple, mais ils resteront en contact par la suite avec les partisans de l’auto-organisation.

Ceci étant, la critique dite « radicale » de la Marche, formulée de l’extérieur, incantatoire et abstraite, paraît plutôt démobilisatrice et en décalage complet par rapport à l’énergie et la capacité d’initiative forte manifestées par la Marche. Sous une référence plutôt confuse à la « non-violence », les marcheurs expérimentent en réalité de nouvelles voies pour sortir d’une révolte épidermique et défensive. Ils s’affirment dorénavant comme acteurs citoyens dans l’espace public.

De fait, il y aura plusieurs Marches dans la Marche, avec des préoccupations différentes. Il s’agit alors de se côtoyer sans s’exclure, mais aussi sans éviter le débat contradictoire.

Exorciser le syndrome de Dreux

La recherche d’un consensus moral fait passer au second plan par exemple les revendications premières autour de la police et la justice, trop conflictuelles, rappelées néanmoins par des forums justice organisés dans la même période par des associations autonomes à Marseille, Vaulx-en-Velin, Nanterre et Levallois. Et la réalité se chargera de rattraper la Marche : la mort de Habib Grimzi, un jeune algérien défenestré dans le train Bordeaux-Vintimille, ainsi que de nouvelles exactions policières aux Minguettes, vont doper sa dimension revendicative.

A l’arrivée, les jeunes et les familles défileront aux côtés des marcheurs avec les portraits des victimes des crimes racistes et sécuritaires, en scandant « Egalité des droits, justice pour tous ».

L’interpellation morale de la société civile a aussi pour certains comme objectif de provoquer un examen de conscience du pays, un sursaut civique afin d’exorciser le syndrome de Dreux – où la droite traditionnelle, alliée avec le FN, a emporté la mairie lors d’une municipale partielle en septembre 1983 . Le front républicain, au-delà des clivages gauche-droite, est déjà en gestation. A l’arrivée, le gouvernement et des élus républicains des deux bords rejoignent en fanfare les marcheurs. Georgina Dufoix, ministre des affaires sociales, assure que de nouvelles mesures contre le racisme vont être prises. Le président Mitterrand reçoit les marcheurs à l’Elysée et annonce la création prochaine de la carte unique de dix ans pour les étrangers, (en remplacement des cartes de séjour et de travail), et « des mesures de principe pour que justice soit rendue aux jeunes victimes et à leur famille » (limitation des ventes d’armes, possibilité pour les associations de quartier de se constituer partie civile dans les affaires de crimes racistes, etc.) En outre, le développement social des quartiers sera désormais considéré comme une priorité nationale.

Dans la foulée, une multitude d’associations de jeunes vont surgir. Après la reconnaissance publique du phénomène « beur », c’est la course à la représentativité et aux fonds publics. En effet, trois semaines seulement après l’euphorie de la Marche, les affrontements raciaux entre grévistes et non-grévistes à Talbot-Poissy sonnent déjà le glas de l’idylle. Les marcheurs soutiennent les travailleurs immigrés licenciés, signifiant par là-même leur refus de jouer la division entre les enfants, accueillis à bras ouverts au sein de la République, et les parents O.S. virés par milliers des usines. Ils feront, après le succès symbolique de la Marche, un retour sur eux-mêmes et sur leur situation sociale. Et là, tout reste à faire... d’autant que, sur le terrain, le message politique du 3 décembre 1983 ne passe toujours pas. Ainsi Toumi Djaïdja, figure emblématique de la Marche, comparaîtra-t-il en octobre 1984 devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne pour des faits allégués de petite délinquance commis en... 1982. « Défavorablement connu des services de police et de justice », « meneur vedette des Minguettes », il sera condamné « pour l’exemple » à quinze mois fermes et arrêté à la barre. C’est en prison, isolé, qu’il apprendra les pérégrinations d’une nouvelle Marche à mobylette, Convergence 84, et le lancement, sponsorisé par l’Etat et les médias, de SOS- Racisme. « Touche pas à mon pote », qu’ils disaient...".

 


 

Notes

[1] La suspension des expulsions de jeunes fut d’abord décidée par le ministre de l’intérieur Christian Bonnet pour pemettre l’arrêt de la grève de la faim. Puis la loi du 29 octobre 1981 sur l’entrée et le séjour des étrangers introduisit, parmi les catégories d’étrangers non expulsables, les mineurs de moins de dix-huit ans et les étrangers nés en France ou arrivés avant l’âge de dix ans, sauf en cas de menace grave à l’ordre public.

 

20/11/2013

Lettre à un homme qui ne croit pas au chiffre de la mort des Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

Henri,


Je m'adresse à toi qui a osé l'autre jour démentir le chiffre de six millions de juifs exterminés par les Nazis.

Pour toi, ce chiffre est une manipulation pour faire croire aux foules ce qu'on sait aujourd'hui des abominations d'Hitler.

Tu as essayé de démontrer à ton cercle d'amis que ce chiffre n'a pas été vérifié, qu'il a été parachuté pour rendre crédible une réalité qui ne te parle pas.

Pour toi, le livre n'existe pas non plus. Tu n'aimes pas les livres. Lorsque tu ouvres un livre, tu as l'impression qu'il entre dans ton esprit et qu'il prend ton âme.

Comme pour ce chiffre de six millions de juifs gazés, exterminés, écartelés, torturés, fusillés : tu refuses à tout prix qu'il entre dans ta conscience, dans ton réel. 

Et s'il n'y en avait eu que trois millions, que deux millions, qu'un million.... serait-ce moins grave, moins abject, moins terrifiant ?

Je n'aime pas qu'on puisse débattre d'une réalité aussi sordide, aussi horrible. On peut tout dire sur tout. On peut nier jusqu'à l'existence d'un être humain. On peut nier jusqu'à l'âme, comme on l'a fait pour les femmes durant des millénaires, lesquelles étaient sensées naître sans âme ni réflexion.

On peut nier sans avoir vu, mais le souvenir de l'Histoire est bien présent dans nos mémoires transmises. Faut-il que les derniers témoins meurent pour qu'on brûle leurs souffrances, leur calvaire ?

Faut-il que le temps efface leurs regards sur les corps décharnés, sur les montagnes de chaussures, sur les milliers de lunettes, de cheveux, de jouets d'enfants ?

Certains ont dit qu'aucune destruction massive n'aurait été effectuée, que personne n'en a la preuve et que ces montagnes d'affaires et de vêtements provenaient de morts, de personnes malades mais non de tués.

Alors lisez donc cela ; attention, c'est insoutenable, insupportable...

"Souvent, le gaz n'arrivait pas en temps voulu. Les victimes devaient alors attendre assez longtemps dans la chambre à gaz. On entendait les cris de très loin. Souvent, les SS se livraient aussi à des excès particulièrement sadiques. C'est ainsi que des enfants furent fusillés dans les bras de leurs mères juste devant la chambre à gaz, ou jetés contre le mur. Quand l'un des arrivants disait un seul mot contre les SS, il était fusillé sur place. La plupart du temps de tels excès n'avaient lieu que lorsque des officiers supérieurs étaient présents. Lorsque la chambre à gaz était trop remplie, on jetait souvent des enfants qui ne pouvaient plus y entrer par-dessus la tête de ceux qui s'y trouvaient déjà. Du fait de la compression, d'autres victimes étaient tuées par piétinement. Les SS nous répétaient souvent qu'ils ne laisseraient pas survivre un seul témoin."

 

Lisez, s'il vous plaît, le document de ce témoin survivant en entier :

http://www.phdn.org/histgen/documents/paisikovic.html

 

La colère monte dans mon coeur et comme le dirait un ange... tout le bleu du ciel pleure dans nos yeux, à la lecture d'horreur de cet homme qui a été obligé de faire ce terrible travail de destruction des personnes gazées.

Henri, lorsque tu auras fini de dire que tout est manipulé, que les médias racontent des sornettes, que les journalistes sont achetés, que les livres d'Histoire sont emplis de mensonges, que la Seconde Guerre n'est pas celle dont on se souvient, que le soleil n'est pas le soleil et que personne n'a marché sur la lune... alors tu seras mort, mais tu auras été transparent à ton propre coeur, à ton âme, à travers cette réalité que tu n'as pas palpée.


Chloé Laroche





 

05/05/2013

Je rends hommage à Isabelle RABOU, à Noria et Luiza, à Marcel DOUZET, assassinés il y a 24 ans par la virée meurtrière de quatre parachutistes de la base de Francazal.


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J’avais fait le 7 avril 2009 un rêve horrible d’une femme tuée, massacrée... d’une voiture, de quatre hommes.

J’ai vu son regard dans la nuit. Le regard de cette femme était terrifié et empli d’horreur.


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Le soir-même, j’avais suivi “par hasard” l’émission “Faites entrer l’accusé” sur France 2.

Christophe Hondelatte revenait dans cette émission sur la virée meurtrière commise par quatre parachutistes de la base de Francazal en 1989, dans laquelle ils avaient tué deux femmes et une enfant près de Toulouse, puis un homme, Marcel Douzet, 62 ans, à Saint Romain de Jalionas, dans mon département de l’Isère.

Les quatre criminels étaient : Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans.


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J'ai souhaité rendre hommage en avril 2009, -vingt ans après les faits horribles qui se sont produits-, à Isabelle Rabou, qui avait 23 ans et était kinésithérapeute. J'ai alors écrit un article pour lequel j'ai eu des dizaines de commentaires, dont ceux des familles des victimes, que vous pourrez tous lire ci-dessous, puisque je refais cet article aujourd'hui.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Isabelle Rabou a repris sa voiture le 30 mai 1989 vers minuit, après une rencontre avec des amis.  

Trois hommes (Siauve, Feurstein et Jaouen) sont entrés dans sa voiture brusquement, l’ont poussée sur le siège passager et l’ont enlevée pour ensuite la violer. Puis ils l’ont torturée avec un parapluie et un tournevis, pendant des heures.


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Personne ne pourra jamais imaginer le calvaire qu'a vécu cette jeune femme, qui a supplié ses  tortionnaires de la laisser et de partir avec la voiture. Elle est morte dans d'horribles souffrances et une terreur abominable. Son corps a été retrouvé des semaines après.

francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,vidéo,ratp,bus,agression,haine,rêveSon père a écrit depuis à l'État car l'un des agresseurs de sa fille a été remis en semi-liberté en 2009, Thierry Jaouen. Monsieur RABOU a annoncé clairement dans la presse qu'il ne pardonnerait pas. Sa femme était morte de chagrin suite à tout cela et lui n'attendait plus qu'une chose, rejoindre sa fille et sa compagne.

Monsieur RABOU ne comprend pas que cet homme ait été relâché aussi vite. Il pense au calvaire de sa fille et aurait souhaité une perpétuité pour tous sans remise de peine et sans croyance en une rédemption des criminels.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Je rends hommage aussi à Noria Boussedra et Luiza de Azévédro, massacrées par Siauve, Jaouen et Bordji. Elles ont été enlevées ensemble par ces trois hommes le 12 juillet alors qu’elles faisaient du stop dans la nuit, puis elles ont été violées, violentées, brûlées et massacrées. Elles avaient 18 et 12 ans.

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Cela fait aujourd'hui vingt-quatre ans. La France a été secouée de voir que des jeunes hommes pouvaient entrer dans l’horreur suprême et, sans aucun remords, poursuivre leur chemin et leurs crimes.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

On a dit d’eux qu’ils n’avaient “aucune maladie mentale”. Pourtant, ils l'étaient, à mon sens, malades. Leur maladie était la haine distillée dans leurs veines. Cette maladie ronge les âmes, les sculptent en personnages diaboliques, les taillent en diamant du mal incarné. Cette maladie n’est pas reconnue mais elle existe. Elle est invisible et insidieuse. Elle vient de l’enfance, de la grossesse parfois, de l’adolescence. 

L’un des criminels était un enfant issu d’un viol, voilà pourquoi je parle de la grossesse.

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La fille de Marcel Douzet, Pascale, a réagi à mon article en m'écrivant : "Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté."francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Puis elle m'a écrit d'autres mots par la suite, suite à un échange avec un Mr Metternich qui écrivait :

"La justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps. On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent."

Pascale, la fille de MARCEL DOUZET, m'a écrit ceci en juillet 2011, en réponse à de nombreux échanges et questionnements -que vous pourrez lire en dessous de mon article- :

 "Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

 J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie. Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisées. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner." Pascale Rogemond Douzet

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Linda, la soeur de Noria, m'a écrit aussi ces mots, que je souhaite partager avec vous :

"Je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les émissions qui rappelent cette horrible affaire car il ne font qu'approfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconques institutions. Les experts se sont penchés sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J'ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si de rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublierais jamais, je ne leur souhaite pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux."

Linda BOUSSEDRA_______________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

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J’envoie mille pensées à Isabelle RABOU, à Luiza de AZEVEDRO et Noria BOUSSEDRA, à Marcel DOUZET. Que la paix et la lumière soient le soleil de leurs âmes.

Je pense à leurs parents, au papa d'Isabelle, à leurs frères et soeurs, à leur famille, à leurs amis, à Pascale, à Linda. Il leur a fallu tant de courage et toujours aujourd’hui. C’est terrible.

Sincèrement,

Chloé LAROCHE____________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

 

___________________ Lire les articles concernant le père

d'Isabelle RABOU :


http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/22/720788-louis-rabou-je-ne-pardonnerai-jamais.html

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/22/741968-carcassonne-louis-rabou-toujours-face-a-une-justice-deshumanisee.html

 

_____________________________________________________________________

 

 _________________Article paru le 15 avril 1991 :

L’HUMANITÉ-----

 

L’HORREUR AU BOUT DE L’ENNUI :

 

“INEXISTANT dans le monde animal, le crime est le propre des sociétés humaines. Paradoxalement, on parle pourtant de bêtes pour qualifier les auteurs de certains actes criminels dont on se demande comment des êtres humains ont pu les commettre tant ils paraissent monstrueux. Le problème c’est qu’on ne s’interroge que rarement sur l’organisation sociale qui produit de tels hommes. On préfère laisser libre court à la haine pour mieux justifier l’élimination de criminels qui ne font que nous renvoyer à notre propre image.

Le procès qui s’ouvre aujourd’hui devant la Cour d’Assises de Haute-Garonne appartient à cette catégorie. Les jurés, qui vont représenter le peuple de France, vont avoir à juger quatre jeunes parachutistes accusés du viol et du meurtre du trois jeunes filles, dont une mineure de 12 ans et demi, et de l’assassinat d’un garde-chasse de 62 ans.

Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans étaient tous bouchers avant de se retrouver à la base opérationnelle mobile aéroportée (BOMAP) de Francazal, près de Toulouse pour y effectuer leur service militaire. Quatre « paras » comme on dit, qui tuent le temps en parlant fort et en vidant des canettes. Quatre jeunes au même profil : des enfances qui n’en sont pas ; mère de quinze ans, violence, peu ou pas d’école, placement à la DASS, délinquance… La caserne comme un exutoire et l’ennui au menu…

Le 30 mai 1989, Siauve, Feurstein et Jaouen sont en permission ; virée à Toulouse, vol de quelques autoradios ; la routine… Au moment de rentrer, vers minuit, il repèrent Isabelle Rabou, 23 ans qui arrive en voiture. Ils enlèvent la jeune femme, filent dans les champs, la violent à tour de rôle, l’étranglent avec une ceinture, la poignardent avec un tournevis et un parapluie, roule sur le cadavre avec la voiture à laquelle ils mettent le feu. Ensuite ils rentrent à la base. Le cadavre sera retrouvé un mois et demi plus tard par un agriculteur.

Le 12 juillet suivant c’est cette fois Siauve, Jaouen et Bordji qui se retrouvent à la gare Matabiau. Ils fument des joints, s’ennuient mortellement. Alors ils volent une 205 pour faire une virée au cours de laquelle ils tomberont en arrêt devant Luisa de Azévédro, 12 ans et demi et Nori Boussedra, 18 ans. Le hasard de cette rencontre leur réserve un sort horrible. Les deux jeunes filles sont en fugue depuis deux jours. Elles font du stop. Ils les embarquent et l’horreur recommence au bout d’un chemin de campagne : viols à répétition, étranglements, égorgements, coups de couteau. Détail morbide, Siauve se serait amusé à « lancer » son poignard sur le corps de Noria. Puis ils chargent les deux cadavres dans la voiture et vont faire brûler le tout dans une gravière.

Le 13 juillet, Bordji déserte. Il part rejoindre Siauve en permission chez lui en Isère. Ils sont inquiets car ils savent que l’enquête avance. Ils préviennent Jaouen à la caserne et lui disent de s’enfuir. Eux ont l’intention de gagner l’Espagne. Pour ce faire, ils commettent plusieurs cambriolages, volent des voitures, des fusils. Ces deux là ont perdu tout contrôle. Ils se prennent en photo avec des armes, tuent des vaches comme ça pour se faire plaisir, tirent sur la vitrine d’un bar, tentent, mais heureusement en vain, d’embarquer une femme, Mme Folio, à un arrêt de bus. Ils brûlent leur voiture et rentrent à pied chez Siauve à Saint-Romain de Jalionas quand M. Marcel Douzet, 62 ans, les rencontrent. Le garde-chasse s’inquiètent de leur présence dans les champs à 5 heures du matin. El Bordji le tue net d’une balle dans la bouche. Ils abandonnent le corps sur place et partent dormir chez Siauve. Le lendemain ils seront arrêtés par les pompiers qui avec les gendarmes et des chasseurs, recherchant le garde-chasse, ont organisée une battue. Et leurs aveux entraîneront l’arrestation de Feuerstein et Jaouen.

Le procès est prévu pour durer quinze jours.”

Christian Ferrand

 

____________________ “FAITES ENTRER L’ACCUSÉ”  (émission du 7 avril 2009):

 

“Lorsque le procès des 4 militaires s’ouvre à Toulouse le 15 avril 1991, tout le monde cherche à comprendre comment ils ont pu en arriver là... Le psychiatre Daniel Ajzenberg explique alors comment l’effet de groupe peut entraîner de jeunes hommes dans une telle dérive criminelle. Ce qui frappe surtout la cour d’assises, c’est l’absence totale de remords, deux ans après les faits. Dans son réquisitoire, l’avocat général demande la perpétuité pour les 4, faute de peine plus lourde… Les jurés suivent les réquisitions, avec des peines de sûreté de 15 ans pour Jaouen, 13 pour Feuerstein, et surtout 30 ans pour Siauve et El Borgi, les deux leaders, soit la peine la plus lourde prononcée depuis l’abolition de la peine de mort.” 

 

Vincent de Cointet

France 2_____

 

_____________________________________________________________________________

 

 

Commentaires parus depuis mon premier article

en avril 2009  :

 

 

Hier soir j'ai suivi cette émission vers 23h, concernant l'assassinat en mai 1989 d'une jeune toulousaine isabelle rabou par 4 parachutistes militaires toulousains.J'avoue avoir eu du mal à m'endormir juste après cette programmation. 
peut être parce que cette jeune et ravissante personne fréquentait le milieu étudiant toulousain à l'époque où j'y étais, sûrement l'ai je croisée.... 
peut être parce que j'aimerais la regarder dans ses beaux yeux noirs et la serrer dans mes bras la haut dans les cieux pour la consoler 
peut être parce que je suis en rage contre ces sous hommes qui ne savent penser qu'en dessous de leur ceinture.... 
peut être parce que je deteste la justice française qui souvent relache ces monstres... 
peut être parce que je déteste le monde masculin qui associe virilité et violence 

peut être..... 
mais j'ai eu du mal à m'endormir

Écrit par : goicoechea | 10/04/2009

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Goicoechea,

Merci pour votre commentaire lu ce matin.
Il est parfois difficile de dormir dans ce monde où on vit de telles horreurs... et toutes celles dont on ne parle pas !!
Vous dites que vous détestez le monde masculin... "qui associe virilité et violence". Seulement certains hommes sont ainsi mais pas tous.
On peut détester ces quatre parachutistes pour ce qu'ils ont fait... mais pas le monde masculin, car ce serait comme renier la forêt parce qu'il y a des loups dedans.
Avec mes meilleures pensées.
Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/04/2009

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Je souhaiterais revenir sur la partie qui concerne le rapport des experts-psychiatres, qui n'ont décelé "aucune maladie mentale" chez ces hommes. A mon avis, mais on peut être en désaccord avec moi, tous les meurtres résultent de pulsions, d'accès de folie. Tuer n'est pas, n'est plus naturel pour l'Homme. On ne peut pas pour autant conclure que tous les criminels sont fous, atteints d'une maladie mentale. 

D'un point de vue judiciaire, il faut bien différencier les névroses et les psychoses de la pathologie mentale à proprement parler. On ne considère pas la monstruosité d'un acte mais plutôt ses circonstances, à savoir s'il a été commis par un individu mentalement stable ou une personne atteinte de troubles mentaux. Je suis d'accord avec vous, de tels crimes sont choquants, presque inimaginables; on n'arrive pas à comprendre comment de jeunes hommes ont pu dériver à ce point. Mais les experts-psychiatres ne se sont sans doute pas trompés, la maladie psychiatrique ne pouvait en l'occurrence être retenue dans cette affaire; les meurtriers ont certes commis des actes terribles et inhumains, mais en toute lucidité, de sang-froid, en se débarrassant des corps, des indices. Ils ont pris conscience de la gravité de leur acte, justement en tuant leurs victimes pour ne pas être inquiétés par leur témoignage. Fous, non. Cruels, barbares, monstrueux, oui, plutôt.

Enfin pour conclure, certains faits divers, je pense notamment au massacre des infirmières à Pau, perpétré par Romain Dupuy en 2004, se sont soldés par des non-lieux psychiatriques, à cause de pathologie mentale (plus ou moins convaincante) plaidée par les avocats. Meurtrier pénalement irresponsable, donc pas de procès, pas de coupable, pas de deuil envisageable pour les familles de victimes. D'où la nécessité de faire confiance aux experts-psychiatres dans l'étude au cas par cas des affaires. 

Et malgré l'atrocité des meurtres commis par les quatre parachutistes, la nécessité d'instruire l'affaire, de poursuivre ces hommes et de les condamner, afin de les écarter au moins quelques temps de la société.

Écrit par : Guillaume | 12/04/2009

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Merci Guillaume. Vous avez entièrement raison et mon propos rejoint le vôtre. En fait j'ai développé l'idée de la maladie de la haine, car je suis bien d'accord que si ces hommes avaient été déclarés malades, ils n'auraient pas été jugés. Ils sont néanmoins malades dans leur âme et leur comportement, rongés par un mal qui pousse à répondre à des pulsions profondes de violence, de barbarie et de haine. Notre système judiciaire est dualiste. Soit on est fou, soit on ne l'est pas. Un fou est jugé irresponsable alors que je pense que bien des fous reconnus comme tels devraient avoir un procès et entendre les faits. Les familles s'en trouveraient bien mieux et pourraient aussi faire leur deuil. Ainsi, on pourrait reconnaître sans ambiguité que nombre de criminels auraient besoin d'une sérieuse aide psychiatrique au sein de la prison... au lieu de les enfermer comme des bêtes sauvages sans aide ni prise en charge mentale. Je pense que nombre de criminels vont mal, très mal et qu'ils sont dans une détresse intérieure intenable.

Écrit par : Chloé Laroche | 12/04/2009

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Chronique de l'horreur, dans cette affaire, on atteint les sommets de l'innommable...
Alors, l'un des quatre assassins vient de sortir de priion et , probablement, recommencera à tuer et violer. Il a aujourd'hui 40 ans. Ecoeurant!!!
Ca donne la gerbe.

Écrit par : Mimo Laite | 18/08/2010

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Oui, effectivement, il y a de quoi s'inquiéter... mais c'est ainsi que sur notre route, on peut rencontrer des personnes qui ont purgé une peine et ont changé et d'autres qui n'auront pas changé et seront peut-être devenues pire qu'elles n'étaient. L'enfer est sur terre, où serait-il ailleurs ???!!

Écrit par : Chloé Laroche | 18/08/2010

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Bonjour a tous,

J'ai comme vous vu l'émisssion faites entrer l'accusé, mardi soir j'ai été très choqué et mal le lendemain car je n'arrêtais pas de pensé aux horreurs qui ont été commises, par ces 4 monstres de parachutistes, a l'époque des faits j'avais 18 ans et je n'ai pas trop fait attention aux médias qui annonçé cette terrible horreurs, cela m'a beaucoup touché car j'habite pas très loin de toulouse, ce qui est innacceptable c'est que l'on puisse relaché le meurtrier et barbare, lui se balade tranquillement, respire, mange, il vit quoi...., tranquillement, sérieusement a leur place je me serait suicidé, en fait je pense aux familles des victimes, les pauvres, ils sont obligés de vivre avec cela toute leur vies, par contre il y a aussi quelques chose qui m'a surprise, on n'a pas vu et entendu la famille de luiza.

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Moi aussi j'ai vu l'emission mardi et j'ai mal dormi ensuite, car j'ai pensé comment la famille et eux meme seront détruit à jamais ....
ces quatres malades méritaient a mon gout la peine de mort !!!
je fais une grande pensée a eux, car cette emission m'a profondement choqué et que je viens de toulouse ...

Écrit par : Thomas ?????? | 20/08/2010

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Bonsoir,

Je suis profondément blessé et franchement écoeuré de cette injustice, de plus j'ai appris récemment qu'un d'eux étaient en semi -liberté, thierry jaouen et un autre qui est toujours incarcéré thierry el-borgi, a été fouillé dans sa cellule, car monsieur a en sa possession un ordinateur avec internet; il est passé en conseil de discipline et a pris 10 jours d'isolement , fil y a un journaliste qui sur son article sur internet plaint ce salopard, car il dit que cela été injuste de le mettre en isolement, et qu'il n'a pas pu accéder a internet etc... car ils n'avaient pas de preuve concréte qu'il pouvait communiqué sur internet, " Mais bien sûre" je vais le plaindre en plus, ceux que je plains cette les familles des victimes avec qui je suis de tout coeur, car perdre quelqu'un de proche est très difficile et surtout dans ces circonstances, qui eux ne s'en remettront jamais hélas, alors que la on nous raconte que cette imbécile de el-borgi ce fait un peu bouscouler en prison et que l'on devrait le plaindre, mais n 'importe-quoi le , le pauvre..chocho!!!!!.........!!!!!!!!!,,les gardiens ont bien fait ce n'est pas dix jours de cachot qu'ils auraient du lui mettrent, j'espère qu'il a subit l'humiliation en prison et ainsi que ces 3 autres camarades qui n'ont aucune personnalité, que je comparerais a des "moutons de panurges" et encore je suis sympath les moutons sont eux innofencifs, en france la justice est trop laxiste hélas, dans certains pays le problème ce serait passé autrement, soit le bagne ou la chaise électrique, pendaison, etc... et pourtant croyait moi, je ne suis pas pour la peine de mort, car des innocents ont payés de leur vie, moi personnellement ce n'est pas 15, 20, ou 30 ans que je leur mettrais c'est jusqu'a leur fin de leur vie, j'ai de la haine pour tout ces crimes qui restent impunis et impunissables, surtout quand cela touche a des personnes qui ne peuvent pas se défendre

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Merci pour toutes vos réactions à propos de ces drames horribles. Ils ont tué froidement Marcel Douzet d'une balle en pleine figure. Marcel Douzet était une figure de la Résistance et était estimé de tous. Il était sur son vélo dans la campagne et il est tombé comme le Petit Prince a disparu dans le désert de la vie, d'un coup de feu, d'un coup de haine, d'un coup mortel et horrible d'absurdité et de monstruosité. Je pense comme vous très fort aux parents des victimes. Quelle horreur pour eux, quel enfer à vivre jusqu'à leur dernier souffle d'avoir en tête le calvaire vécu par chacune de ces filles, de ces femmes. Paix aux âmes de ces victimes et qu'elles aient le courage de rejoindre la Paix et la lumière des Anges. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 20/08/2010

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Bonjour chloé,

Je suis d'accord avec vous et j'espère qu'elle seront protégés par la lumière des anges.

Écrit par : nac | 21/08/2010

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Un esprit peut être "mauvais " sans être malade.

Écrit par : Purdey | 21/08/2010

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bonsoir,

Petit-fils de Marcel DOUZET, je tiens juste à vous présenter nos remerciements pour ceux qui envoient toujours de belles pensées pour les jeunes filles disparues et des pensées toutes aussi belles pour notre grand-pere.

le temps n'a pas tous les tamis qu'on voudrait bien lui preter.

Écrit par : docquin | 14/12/2010

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Bonjour,
Je suis la fille de Marcel Douzet, abattu froidement, dans l'exercice de son bénévolat de garde chasse, le 18 juillet 1989. J'ai témoigné, pour la mémoire de mon père, dans l'émission "faites entrer l'accusé".
Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté.
Merci pour les pensées que vous avez pour Isabelle (son papa est un ami) pour Nora et Luiza et pour mon papa bien aimé dont l'absence est éternelle.

pascale

Écrit par : rogemond douzet pascale | 08/01/2011

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Pascale Douzet,

Je suis très émue de lire votre lettre et je vous envoie toutes mes pensées dans cette épreuve terrible.

J'ai été si choquée par ce qui est arrivé à votre papa, à Isabelle, à Nora et Luiza.
Et je pense à toutes les familles, aux parents de chaque victime et à vous, très fort.

Pascale, je vous embrasse très fort et transmettez toutes mes pensées au papa d'Isabelle que vous connaissez.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 08/01/2011

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Je suis a 100 % d'accord que siauve et el borgi sont irrécupérables

Écrit par : nac | 24/01/2011

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D'où vous permettez vous de dire qu'ils sont irrécupérables?

savez vous ce qu'ils sont devenus ?
que rien ne justifie leur crime et que la douleur des famille des victimes soit une chose tout à fait compréhensible, que votre déversement de haine pour certains, votre irrespect des dispositions légales (la peine de prison est une sanction ET un moyen de réinsertion) est....étonnant.
Qui plus est le commentaire de "Nac" est avant tout un appel à la haine, une atteinte à la présomption d'innocence dans une affaire toujours pendante devant un tribunal...
merci de vous renseigner avant d'écrire des horreurs.
la peine de mort a été abolie dans toute l'europe et dans n'importe quelles circonstances, quoique vous désiriez. un homme incarcéré dispose de tous ses droits dont celui du respect de sa dignité.
la perpétuité avec 30 ans de sureté est une peine de mort sociale. c'est une torture reconnue par certains juges de la Cour européennes des droits de l'homme.

Écrit par : david | 16/02/2011

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David, je comprends votre réaction mais je vous trouve bien tiède. Je fais partie des personnes qui ont le feu bouillant et aussi révoltées devant les crimes tels que décrits dans mon article. C'est bien joli d'être tolérant envers les criminels et je l'ai été parfois, compréhensive dans certaines affaires, mais dans ce cas précis, je n'ai pas de tolérance. Je laisse les commentaires de Nac car cette personne a autant le droit que vous d'exprimer sa colère. La colère peut s'exprimer de diverses façons et je respecte la colère des amis et de la famille.
Si un jour, quelqu'un tuait mon fils.... après ce que j'ai vécu, j'ai réfléchis dernièrement que je ne donne pas cher de la peau de celui qui ferait un tel acte. Voilà tout. Cordialement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 16/02/2011

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Bonsoir, j'étais jeune, mais je connaissais Isabelle Rabou. Je profite de ce commentaire pour apporter tout mon soutien aux familles et aux amis. Demain mercredi 2 mars au soir sur W9, à 20h40, est diffusé un "reportage" retraçant notamment l'histoire d'Isa.

Écrit par : FABY81 | 01/03/2011

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bonjour
je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les emissions qui rappele cette horrible affaire car il ne font qu'appronfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconque institutions. Les experts se sont pencher sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J"ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublirais jamais, je ne leur souhaites pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux.

Écrit par : linda boussedra | 02/03/2011

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Je suis très touchée de vous lire, Linda, et que vous, la soeur de Noria, m'ayez écrit ainsi. Je comprends votre douleur et votre colère. C'est horrible ce qui est arrivé à votre soeur et aux autres victimes. Je vous embrasse très fort et je vous remercie pour votre intervention, ainsi que Faby qui m'a écrit juste avant.
Gardez le courage et embrassez bien vos parents. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 03/03/2011

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J'ai vu le reportage concernant l'affaire des paras de Francazal hier sur W9. Et j'en profite voyant que la soeur de Noria a posté un commentaire pour lui demander (si ce n'est pas trop déplacé, mais si ça l'est mon commentaire ne saurait être publié) pourquoi les policiers en charge de l'affaire n'ont pas identifié rapidement Noria et Lusia ?

En effet dans le reportage on nous indique qu'il a fallu quelques jours (ou semaines je ne m'en souviens plus) pour identifier les 2 victimes qui étaient dans la voiture et ce grâce à des bijoux retrouvés sur les lieux...
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il a fallu autant de temps pour identifié votre soeur Noria étant donné qu'elle était portée disparue depuis quelques temps je suppose.

Dans tous les cas si je me pose cette question c'est que je trouve que l'on ne s'est assez intéressé aux victimes dans ce reportage (voire même dans cette affaire), j'ai l'impression qu'elles ne sont que des "lapins", du bétail dans la mesure où on sait juste qu'elles ont été tuées sauvagement mais on a totalement fait abstraction de leur vie, de leur famille etc. On n'en a pratiquement pas parlé et j'aurai aimé connaître (par respect et en leur "hommage") ne serait-ce qu'un tout petit bout de leur vie car avant de n'être que "mortes" elles étaient bien vivantes et ce reportage m'a dérangé lorsque ont été diffusées des images d'archive de la scène du crime où on voit la voiture contenant ces deux corps dont on saura simplement que ce sont 2 femmes, le reste n'étant "pas important". 

Je trouve aberrant que l'on ait cherché à parler de la vie des meurtriers sans même nous parler de ces jeunes femmes, j'aurai aimé leur donné un visage, elles qui ne me sont parvenues que sous la forme d'un vulgaire tas de cendre.

Quoi qu'il en soit, même si je n'obtiens pas de réponse, je tenais à ce que vous sachiez vous la soeur de Noria ainsi que les proches des victimes que je pense à vous et à vos proches disparus, que je prends part à votre douleur (la plus horrible et la plus puissante qui existe).

Écrit par : Hippoclite | 03/03/2011

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Hippoclite, vos pensees vont droit au coeur, j'ai vu ce reportage qui m'a dégoutée, car on parlait de Noria et Luisa comme si elles n'avaient jamais exister, "des inconnues", ces deux gamines mordaient la vie à pleines dents, elles avaient une identité et une famille. Ce qui me revolte le plus c'est qu'elles auraient pu vivre si la BOMAP avait laissée les gendarmes enqueter à l'interieur de la caserne à la suite du meurtre de la malheureuse Isabelle, mais c'est l'armée et qui dit Armée "intouchable", je suis également vivement en colère contre l'avocat qui est intervenu "catala" car celui ci était notre avocat en aucun moment il n'a evoquer le nom de NORIA, en attendant il ne s'est pas empêcher de profiter de notre douleur et de se mettre dans la poche (50000Frs) soit 7500€. En plus de notre malheur, il a fallu faire face à des gens qui se servaient de cette horreur pour se faire de la publicité tel que "l'avocat catala". Les seuls soutiens qu'on ait eu étaient d'inconnus tels que vous tous. Ce reportage sur W9 a été diffusé sans que l'on soit informés à l'inverse de "faites entrer l'accusé" qui nous avait contacté, peut être que pour certains journalistes, nous sommes également inexistants. C'est vrai, Hippoclite, on ne s'est jamais interressé aux victimes ni à leur proches mais il y avait des psychiatres, des avocats commis d'office pour les assassins, aujourd'hui l'un des monstres a pu étudier, obtenir un doctorat, c'est normal, ils n'ont pas le souci quotidien du contribuable. 
Pour répondre à ton commentaire qui n'a rien de déplacé bien au contraire car il décrit trés bien le manque d'humanité qu'il y a eu autour de ce drame horrible.
Noria était partie dans l'aprés midi du mercredi 12 juillet avec la petite Luisa pour joindre une amie qui habitait Muret afin de partir toutes ensemble au bord de la mer. Pour nous Noria était partie en vacances avec ses copines, malheureusement, nous n'avions pas de telephone portable donc elle était difficilement joignable. De plus nous venions de demenager le dimanche 9 juillet, on avait pas encore installé ni la ligne telephonique, ni la tele, nous etions dans les cartons, de ce fait nous etions pas au courant de la diffusion des bijoux des gamines, pour nous NORIA et LUISA étaient en vacances chez leur amie. Lorsque la gendarmerie s'est presentée au domicile, personne ne voulait croire ce qu'ils venaient de nous apprendre, nous etions persuader qu'ils se trompaient de personne mais à la vue des bijoux, tout s'est effondré. Il n'y avait plus de doute. Et la suite vous la connaissait, par contre ce que j'aurais appris aupres de ces copines, c'est que ce jour là, Noria et Louisa n'ont pas trouvé l'amie avec qui elles devaient partir donc elles rentraient à la maison, il devait être environ 21h, il n'y avait plus de bus, elles ont tenté de joindre une cousine pour aller les chercher malheuresement elle ne se trouvait pas chez elle ce jour là, elles auraient fait du stop pour rentrer d'aprés les enquêteurs, ce que j'ai toujours eu du mal à croire car Noria était assez mefiante avec les etrangers.

Merci à vous tous de raviver la mémoire de 
NORIA, LUISA, ISABELLE et de MARCEL, qu'ils reposent en PAIX.

Écrit par : linda boussedra | 04/03/2011

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Comme d'habitude dans ce genre de reportage "graveleux" les assassins sont sous le feu des projecteurs et les victimes dans l'ombre, pas le moindre respect. Pour les images choquantes et les détails sordides les médias répondent toujours présents mais aucuns hommages, aucunes pensées pour les victimes et leurs familles. Lorsqu'ils ont annoncés qu'un des meurtriers avait obtenu un doctorat je n'ai pas pu m'empêcher de penser à l'avenir qu'aurait pu avoir Isabelle, Noria et Luisa, ça m'a profondément dégouté.
Merci Linda de nous éclairer sur l'histoire de Noria et Luisa car visiblement il ne faut pas compter sur les journalistes pour le faire, je partage également vos doutes, j'ai en effet été interloqué lorsqu'ils ont dit que Noria et Luisa étaient volontairement monté en voiture avec trois hommes.

Courage, sincérement, Emilie.

Écrit par : Emilie | 05/03/2011

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Je trouve irresponsables les gens qui excusent les délinquants de ce type. On pourrait même douter de l'objectivité de ceux qui décident de les relacher. Bien sur que ces para sont irrécupérables et il n'y a qu'à leur souhaiter toute la soufrance possible au monde. 
Il serait "drôle" (excusez le terme) de voir le changement d'avis des gens qui cautionnent la sortie de ces monstres s'ils avaient une fille qui connait le même sort. J'ai une fille de 12 ans ce qui me permet d'imaginer "l'effet". 
Je m'adresse aux familles. Je ne vous connais pas mais dieu sait ce que j'ai eu mal au ventre en regardant cette emission de ce 09 mars 2011 !
Dire que ces gens auront des enfants et un doctorat . 
Quelle honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : yannick | 10/03/2011

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Merci Linda de nous avoir parlé de votre soeur à qui on pense très fort, de Noria et de Luisa.

Je pense beaucoup aux familles des victimes de ces "monstres".
Mais je pense aussi que ces monstres payent ou ont payé pour certains.
Il faut espérer comme le croient certains.... que les personnes telles que celles qui ont commis ou participé à des crimes aussi horribles.... que ces personnes puissent s'amender, se défoncer pour se transformer, prendre une route différente, travailler sur eux pour changer le plomb et la merde en or, mettre assez de lumière dans le coeur qu'ils ne pourraient jamais reproduire de tels actes.

J'adresse toutes mes pensées d'amitié aux familles et ami(e)s des victimes.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/03/2011

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un drame parmis tant d'autres...

Écrit par : idomar ali | 20/05/2011

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Bonsoir,
Je suis revenue sur les commentaires faits à Chloé et j'ai lu la "rébellion" de David quant au fait que j'ai dit que Siauve et El Borgi n'étaient sans doute pas réinsérables. Ces hypothèses ont été émises par d'imminents psychiatres qui n'ont trouvé comme circonstances atténuantes à cette certitude que la jeunesse des assassins (à l'époque). De plus, nous avons, nous victimes, les moyens de savoir régulièrement où en sont les assassins et je vous apprends que Siauve a été interné (tout en étant incarcéré). Vous n'avez pas assisté au procès David et vu El Borgi sourire en parlant de mon père, en disant haut et fort qu'il ne regrettait rien pour lui. Vous ne savez rien de ce que fut notre vie après la mort de mon père. Vous ne savez pas que Mme Rabou est morte juste après l'émission "faites entrer l'accusé"... Morte de chagrin... morte de savoir ce que sa fille avait enduré. Quant à M. Rabou, qui est un ami, il est désormais sur un fil, comme un funanbule. Il ne sait même plus pourquoi il vit. Ce que nous avons vécu est un carnage. Je sais de quoi je parle. Ne parlez pas, David, de ce que vous ne connaissez pas. pascale douzet fille de Marcel douzet assassiné le 18 juillet 1989

Écrit par : pascale rogemond douzet | 06/06/2011

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Pascale DOUZET, quelle douleur vous vivez, c'est intolérable ce que ces hommes ont causé de souffrances et d'horreurs. Nous sommes de tout coeur avec vous. Croyez que je sais et que je comprends votre colère et votre chagrin. Recevez toutes mes pensées ainsi que Monsieur RABOU et je pense aussi à LINDA. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 12/06/2011

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Bonjour linda, pascale et ainsi que tout le monde, j'ai été bouleversé par cette affaire et très sincèrement, je suis de tout coeur avec vous.

Écrit par : nac | 28/06/2011

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La prison n'est pas faite pour arranger ceux qui ne vont pas bien et il n'est pas surprenant que Philippe Siauve ait été interné après 20 ans de prison, mais pourquoi ne pas dire que Thierry El Borgi travaille depuis la prison, qu'il est apprécié de ses employeurs, qu'il a complètement changé, qu'il n'est plus du tout la même personne et qu'il a obtenu en prison, donc dans des conditions très difficiles, des diplômes universitaires de haut niveau.

Donc l'avis des psychiatres ne vaut pas forcément et tout homme est récupérable quoi qu'il ait fait, le considérer, c'est cela être humain.

Écrit par : Metternich | 04/07/2011

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Considérons-le mais pas ici... car en attendant, même si lui s'est reconstruit, d'autres sont au cimetière et leurs famille en pleurs et détruites.... alors que ce monsieur finisse sa vie en paix mais dans le silence ! Merci.
Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 05/07/2011

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Je ne sais pas s'il s'est reconstruit. Ce que je voulais dire c'est qu'il n'est pas le monstre qu'on voudrait décrire - et que c'est cela qui est terrible - c'est un homme qui sans doute me ressemble par certains côtés.
Bien sûr les choses sont irréparables, mais il faut considérer la vie dans toute sa complexité et son drame, sinon l'on en vient à oublier sa propre humanité.
Cet homme ne peut pas être en paix, cela n'a pas de sens de dire cela. On porte sur soi le poids de son passé, mais dire que ce que les hommes infligent aux autres est intolérable ne dit rien sur ce que doit être la justice. Et la justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps.
On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent. Et on ne peut pas faire non plus comme s'il n'existait pas et comme s'il n'avait aucune valeur, malheureusement sans doute.
Et c'est d'ailleurs ce qui explique certaines attitudes, s'il se confronte directement à ce dont il est responsable, il se suicide, donc il est obligé de passer par des phases de contournement ou d'évitement on va dire. Je ne pense pas que cela veuille dire qu'il n'est pas conscient ou qu'il ne souffre pas de ce qu'il a fait.

Écrit par : Metternich | 07/07/2011

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Bonjour, à tous "Mettenich" veuillez m' excusé de ma franchise, mais je ne vais pas pleuré sur le sort de ces assassins, qui eux savent pourquoi ils sont en prison , je compatie surtout a la douleur et la grande peine des familles des victimes.

Écrit par : nac | 12/07/2011

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Metternich, je comprends votre propos. Je pense que certaines personnes sont bonnes à l'intérieur et que ce sont parfois de mauvaises fréquentations ou des blessures antérieures graves qui les poussent au crime .... Mais en restant du côté des familles des victimes, comprenons aussi leur colère immense, leur désarroi et leur profonde tristesse. Merci pour votre commentaire. Et... Merci à Nac.

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 13/07/2011

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Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie.Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisée. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner. Pascale rogemond douzet

Écrit par : Pascale rogemond douzet | 13/07/2011

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Merci infiniment pour votre intervention, Pascale. Vous êtes dans notre coeur, dans mon coeur. C'est très touchant ce que vous nous écrivez. Recevez toutes mes pensées, à vous et votre papa. Que la paix lui soit donnée et la consolation pour vous et votre famille ainsi que pour toutes les familles des victimes. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 14/07/2011

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Bonjour

Je vous fait part de ces quelques lignes pour vous exprimer mon chagrin a propos de cette triste histoire, j'ai beaucoup étudier l'affaire des paras de francazal tous ce que je peux dire c'est que je regrette l'abolition de la peine de mort, car la douleur des meurtriers n'est que temporaire tandis que celles des familles est éternel... 
Je pense a Isabelle Rabou et a son pére Jean Louis, ayant aussi une petite fille je peux imaginer l'amour que cet homme avait pour sa fille, a coté de lui je me sens bien petit quant je vois le grand courage qu'a cet homme et aussi aux familles de Noria Luiza et Marcel Douzet.
Je n'est d'avis a emmettre concernant l'avis des psychiatres a propos des paras se francazal tous ce ke je peux dire c'est qu'ont es tous responsables de nos actes nos mains ne sont guidées par personne.
A propos, ayant consulté les archives de l'ina, je me suis apercu que Thierry El Borgi et Phillipe Siauve ont commis un cinquiéme meurtre a St Romain des Arbres dans le Gard, et je suis un peu étonné que personne n'en fais réference...
Paix au ames d'Isabelle Rabou de Noria de Louiza et de Marcel Douzet que ALLAH l'es guide vers la lumiére eternelle.

Ali Idomar.

Écrit par : Idomar Ali | 18/07/2011

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Bonsoir Ali,
Je pense que vous avez confondu Saint Romain de Jalionas et Saint Romain des Arbres, car à ma connaissance, Siauve et El Borgi n'ont pas commis d'autres meurtres que ceux d'Isabelle Rabou, de Noria, Luiza et celui de mon père - cela déjà étant absolument terrible. Alors si vous pouviez me parler de ce meurtre pour que je comprenne ce que vous avez consulté dans les archives dont vous parlez. Mais s'il y avait eu un autre meurtre, nous les familles, serions au courant je pense.
Merci Ali pour vos pensées spirituelles
pascale rogemond douzet

Écrit par : rogemond douzet pascale | 01/08/2011

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Bonsoir Pascale
En fait le nom de la commune c'est Saint Laurent des Arbres et c'est dans le Gard je suis tombé sur une vidéo de l'ina en tapant: les paras de francazal, sur google, dur le reportage le journaliste y raconte qu'un dénommé Aissa Badaine a été abattu non loin de chez lui dans le Gard pendant la cavale d'El Borgi en voulant rejoindre Phillipe Siauve dans l'Isére, l'itinéraire passe logiquement par le Gard, de plus des témoins ont affirmé que la victime a été abattu par une personne au crane rasé la description corespondrait a celle d'El Borgi... 
Voila je vous laisse découvrir cette vidéo puis vous me direz ce que vous en pensez. 
Crdialement.
Ali Idomar.

Écrit par : Ali Idomar | 25/08/2011

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Bonjour à tous.
J'ai moi aussi été horrifiée par cette sordide affaire mais qui ne le serait-pas ?
Je pense au calvaire des victimes et à la souffrance de leurs proches, j'ai ressenti une douleur similaire lors du viol collectif de ma soeur par une bande de voyous du même genre. Par chance, elle n'a pas été tuée, mais elle souffre encore beaucoup aujourd'hui, mes parents et moi aussi d'ailleurs car elle n'a jamais plus été la même, il y a quelquechose de cassé en elle...
Je m'interroge beaucoup sur l'état mental des coupables de ce genre d'horreurs et sur l'évolution psychique des protagonistes de l'affaire Francazal.
Pascale rogemond douzet, vous dites plus haut que vous avez les moyens d'être informée régulièrement du devenir des assassins : comment se fait-il que Siauve soit interné 20 ans après alors qu'il n'a pas été considéré comme fou par la Cour d'Assises ? Est-il devenu psychotique à cause de la prison ? Savez-vous ce qu'est devenu Feuerstein ?
A croire le commentaire de Metternich, El Borgi s'est métamorphosé, a fait des études etc...Pensez-vous qu'une transformation soir possible pour ce genre de personnages ?
Je suis impressionnée par votre sagesse sereine malgré votre chagrin, vous dites croire à la rédemption.
J'aimerais y croire aussi mais c'est tellement difficile...

Écrit par : Marie-Laure | 05/09/2011

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Bonsoir Marie-Laure,
je crois à la rédemption parce que j'ai la foi. Sans bigotterie aucune. C'est en moi comme j'ai un coeur. La foi aide beaucoup. Elle n'empêche pas le chagrin mais l'atténue souvent. Elle ne permet pas la haine mais l'ouverture d'esprit. Ce n'est pas toujours simple. Il y a des souvenirs, des dates qui font resurgir des colères. Il faut faire le dos rond, penser à ce qui est bon pour ne pas sombrer à cause de la laideur. Oui, chère Marie-Laure... ce n'est pas facile...
Nous savons "l'évolution" des assassins par des tas de ficelles : nous demandons des extraits de naissance avec dernière mentions marginales. Cela nous a permis d'apprendre que FEurstein s'est marié en prison. Nous avons aussi des amis qui ont fait partie de l'enquête et qui nous préviennent quand quelque chose bouge. Ainsi, nous avons appris il y a dix-huit mois que Jaouen a été libéré. Je pense que FEurstein le sera bientôt.
C'est par des tuyaux que je ne citerai pas que nous avons appris que Siauve avait été interné en prison, qu'il avait "pété les plombs". Je pense que comme assassin d'une fillette de 12 ans, de jeunes filles et d'une personne âgée... il a dû être pris à partie par les co-détenus. Il faut dire que Siauve était déjà quelqu'un de "dérangé" avant. Preuve est de ce qu'il a été capable de faire ! Et ainsi que je l'ai déjà écrit, les experts l'avaient déclaré "perturbé" et non réinsérable (le seul point positif étant sa jeunesse à l'époque)
Quant à l'assassin de mon père, Thierry El Borgi, il va passer son doctorat en informatique et nul doute qu'en 2019 une demande de remise en liberté sera faite, puisqu'il aura accompli ses 30 de peine incompressible. La suite appartient à la justice. Mais il ne faut pas être dupe : ils vont tous sortir de prison et nous le saurons.
Je prie pour que ces hommes soient vraiment réinsérables car si l'un d'eux venait à tuer de nouveau... ce serait une nouvelle tragédie : celle de la récidive.
J'ai bien du mal à y penser. Là, en vous écrivant, cela me fait monter les larmes aux yeux.
Il faut vraiment que nous nous aimions beaucoup, nous êtres humains si beaux et si vaillants... pour que nous soyons vainqueurs de ces êtres qui ont osé prendre des vies... comme cela... pour le plaisir...
J'ai écrit avec mes tripes... pardonnez-moi 
pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 01/11/2011

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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Très intéressante cette conversation ! pour info, Jaouen est sorti de prison en 2009... il est marié et il a même son profil sur FB ! lorsque l'on voit ses écrits ou ceux de sa femme, on ne peut pas dire qu'il a appris grand-chose durant ses 21 années d'incarcération ! je rappelle que Jaouen a été condamné à une peine de prison à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 15 ans... Feuerstein, lui, a été condamné à la même peine sauf pour la mesure de sûreté et même s'il va sortir bientôt, il aura passé près de 25 ans en prison alors que sa mesure était infèrieure à celle de Jaouen ! ce qui signifie aussi que les juges qui ont eu à statuer ont pris soin de regarder très attentivement ses perspectives de réinsertion... il ne faut pas oublier non-plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! Siauve... il est en Maison Centrale à Arles... entre 2 internements psychiatriques... Olivier Maurel (ancien directeur de Maison Centrale) parle de Siauve dans son 1er bouquin même s'il a pris soin de ne pas nommer le personnage... Siauve voit des démons partout, a fait plusieurs tentatives de suicide et s'est copieusement tailladé le corps, y compris le visage lors de ses nombreux rites... il mesure 1,65 m et pèse 55 kilos... et ne ressemble à rien ! ce type est parfaitement inapte à reprendre une vie en société... en 2019 ou en 2030... il restera à vie en prison et par les temps qui courent, je doute fort qu'un magistrat aura le coeur à prononcer une libération conditionnelle ! El Borgi... il est au centre pénitentiaire de Bapaume, dans le Nord... il suit un doctorat d'informatique... pour un type qui était déclaré comme débile léger en rentrant en prison, il fait fort ! pratiquement le seul détenu en France qui dispose d'un CDI avec une société d'informatique en travaillnt dans sa cellule... il a eu quelques problèmes avec l'administration car celle-ci pensait qu'il avait installé internet dans sa cellule avec les moyens du bord alors qu'il réalisait des essais de logiciels de sa conception... c'est sûr que si les détenus commencent à avoir Bac + 10... cela va agacer des surveillants ! à mon avis, il sortira en 2019 ou 2020... cela écrit... on a déja vu des monstres qui passaient 20 ans de prison, sans emmerder le Monde, et reprendre des études qui se sont avérées brillantes ! ce qui n'a pas empêché la récidive... de toute façon, ces types sont facilement repérables... Jaouen a carrément mis son adresse sur FB ! quel con...

Écrit par : Maurice | 29/01/2013

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Merci pour ces renseignements, Maurice. Vous êtes très au courant. Mes pensées vont comme vous en ce jour -et chaque jour- vers les familles des victimes. Quand je relis les commentaires de la famille ci-dessus, je comprends tant votre colère, cette douleur, ces regrets devant des vies massacrées... et cette ignorance de la vie des victimes, mises dans l'ombre au procès des assassins, dont on connaît plus la vie et le visage que ces personnes assassinées. Puissent-elles trouver la paix et que leur famille trouve soutien et réconfort, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 30/01/2013

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Effectivement, je suis très au-courant ! d'ailleurs, les personnes qui ont été touchées par de tels drames sont forcément très au fait de ce qui arrive aux bourreaux de toutes sortes... il ne faut pas être grand clerc pour deviner, se renseigner et savoir exactement quels sont les sorts et les quotidiens de ces monstres ! je suis persuadé que certaines familles ont encore la rage Aujourd'hui... on dit souvent que si la justice a été inventée, c'est justement pour éviter la vengeance... facile à dire ! je suis toujours surpris de ces visiteuses de prison qui finissent par tomber amoureuses de types comme Jaouen ou Feuerstein... les vies de ces pauvres filles sont à tel point misérables qu'elles ressentent le besoin de se consoler avec des types qui ont commis le pire ? j'en connais une qui a joué avec le feu en tombant amoureuse d'un détenu du centre de détention de Melun... le détenu en question étant un pervers narcissique qui a écopé de 20 ans de prison ! résultat, depuis plusieurs mois, elle a été obligée de changer d'adresse et son quotidien actuel est fait de peur et de crainte... la femme de Jaouen (il s'est marié en 1998 avec elle), cela sent la pauvre fille qui n'a connu que des échecs sentimentaux et un parcours chaotique depuis des lustres... on a vu récemment une femme, médecin généraliste, visiteuse de prison, tomber amoureuse d'un type célèbre pour avoir perpétué un quadruple meurtre au milieu des années 90 ! elle a même fait le nécessaire pour que cette sous-merde puisse être libérée en conditionnelle en racontant à tout-va que son mari était innocent puisqu'il l'a dit ! pourtant, l'enquête a révélé qu'il était coupable, il est d'ailleurs passé aux aveux juste après cette boucherie... le type en question est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire à la Maison Centrale de Poissy en 17 ans de prison ! il paraît que Patrice Allègre reçoit régulièrement des demandes en mariage depuis son incarcération... la Maison Centrale de St-Maur a dû lever le pied car les courriers qui lui étaient destinés représentaient un poste à plein temps pour un surveillant commis d'office pour distribuer ces déclarations d'amour ! j'ai tout de même du mal à comprendre comment Jaouen, en liberté conditionnelle, puisse bénéficier d'un compte FB... El Borgi passe pour un détenu modèle, Mr dispose d'un doctorat d'informatique... c'est beau ! quelle réussite... en même temps, un type qui est condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 30 ans... avec les griefs qui lui ont été faits... soit il sort de sa cellule et se met en difficulté avec les autres détenus qui n'apprécient que fort modérément des violeurs, assassins d'enfants et j'en passe et des pires ! soit, il reste dans sa cellule et se met à lire, à écrire, à apprendre, à reprendre des études... finalement... obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... quand on a que ça à faire ! cela m'étonnerait fort que El Borgi ait beaucoup travaillé en atelier... Florence Rey, bien plus intelligente et cultivée que El Borgi, au bout de 15 ans, elle est sortie avec un BTS de la prison pour femmes de Rennes... alors qu'avant les faits, elle était une brillante étudiante pleine d'avenir... El Borgi, lui, avait juste un CAP de boucher, un parcours scolaire et familial très chaotique... en prison, au début de sa peine, il avait le QI d'un débile léger ! soit il a volontairement trompé les psys... soit le doctorat d'informatique est vraiment à la portée du 1er venu ! je suis toujours étonné qu'en France, la quasi-totalité des gens pensent que tout détenu est réinserable... c'est faux ! environ 2500 détenus ne le sont pas... c'est pour cela qu'une ancienne Ministre de la Justice souhaitait créer des sortes de prison qui ne disent pas leurs noms... juste parce-que de dangereux criminels peuvent un jour sortir de prison, juridiquement parlant... mais aussi juste parce-que les surveillants, les magistrats et les psys, qui ont en-charge ces psychopathes, pensent que le risque de récidive est vraiment trop important pour laisser errer ces criminels dans nos paisibles campagnes... campagnes qui deviennent d'ailleurs de moins en moins paisibles ! lorsque Patrice Evrard a profité d'une permission pour enlever un petit garçon, le séquestrer et le violer à de multiples reprises dans un garage... il est tout de même notable de constater que les surveillants de la Maison d'arrêt de Caen était bien seuls à savoir que ce pervers récidiverait !

Écrit par : Maurice | 04/02/2013

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Des Thierry J. sur FB il y en a plusieurs et lorsque l'on voit les photos des profils accessibles on se rend bien compte, malgré le temps qui passe qu'aucun ressemble à l'un des 4 paras incriminés.
Ces personnes purgent ou ont purgé leur peine, ils ont payé leur dette à la société, ils ont le droit à l'oubli je pense. C'est une histoire entre eux et leur conscience mais personne n'a droit de juger autrui. 
Maurice, pour votre gouverne ce n'est pas Patrice Evrard mais Francis Evrard pour quelqu'un de soit disant très au courant vous êtes très approximatif. 
Bref, je trouve que votre post est déplacé vis à vis des victimes et vous parlez vraiment sans savoir. Votre culture Détective/faites entrer l'accusé est pathétique et lamentable.

Écrit par : alfette | 05/02/2013

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Merci Alfette pour votre commentaire mais je défends Maurice car il a le droit de s'exprimer aussi et d'exprimer la colère et le doute sur des personnes qui peuvent ou non récidiver. Il y a assez d'affaires pour voir que la sortie de prison n'est pas un gage d'innocence totale. On a tous le droit de juger et surtout de porter un jugement sur des faits graves ayant donné la mort et détruit des familles. Les années de prison effectuées ne rendent pas leurs enfants aux familles dans le deuil.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/02/2013

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Alfette... je ne regarde jamais les émissions style "Faîtes entrer l'accusé" ou autres ! je confirme bien que Thierry Jaoen, le vrai et l'unique, a bien son profil sur FB... il vit en Midi-Pyrénées, est assez baraqué, trop de sport en prison sans doute, il a les cheveux longs et c'est généralement sa femme qui se charge des écrits sur FB ! il suffit de chercher un peu... perso, j'ai trouvé très rapidement ! Personne n'a droit de juger autrui ??? ah bon !!! pourtant, cette bande des 4 a été jugée par une Cour d'Assises et par un jury populaire... le seul qui m'a fait de la peine, c'est Feuerstein ! il avait un cocard au niveau d'un oeil, probablement vite maquillé pour éviter que tout le Monde sache qu'il s'était fait sérieusement rabrouer par d'autres détenus... lui et Jaouen ont dû apprécier d'avoir été donné par les compères El Borgi et Siauve... ces Rambo de pacotille (puisqu'ils se prenaient comme tels) ont préféré s'en prendre à des femmes sans défense et à un garde-chasse âgé qui ne demandait rien à personne... ils ont même tiré sur des vaches ! pourtant, lors des interrogatoires, les Rambo se sont vite mis à table ! quel courage... pour moi, il n'y a pas de rédemption possible... ils vivent leurs vies... après, si l'un d'entre eux ou les 4 meurent de façon pas très naturelle, je ne vais tout de même pas pleurer... j'en connais même qui s'arrangeront pour aller pisser sur leurs tombes ! et en ce qui concerne la dette à la société... je doute fort que les 4 aient pu "rembourser" intégralement les parties civiles... ce terme n'est pas très approprié à la situation mais je n'invente rien, il est couramment employé par des magistrats qui statuent sur des dossiers de libération conditionnelle... en ce qui concerne Francis Evrard, c'est une faute de frappe, pas une erreur... ça arrive ! je lis régulièrement des dossiers de la Justice et de la Police, croyez-moi, je ne m'étonne pas après que des voyous voire des criminels sont libérés pour vice de procédure ou par la faute d'une faute d'orthographe écrite au dossier ! ça arrive même aux meilleurs et aux plus diplômés... perso, je n'ai pas de vengeance personnelle envers ces hommes, ni les autres qui sont en prison et pour longtemps... mais que l'on ne vienne pas me bassiner avec cette soi-disant rédemption ou prise de conscience !

Écrit par : Maurice | 07/02/2013

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j'avais vu l'affaire des 4 salopards de Francazal par le billet de l'émission "faites entrer l'accusé" j'en étais resté assez perplexe en entendant certains propos de journalistes comme d'habitude qui paraissaient complétements déformés par rapport à la dure réalité des choses dans cette affaire...
j'ai vu aussi le FB de jaouen, c'est vrai que ses 20 années en prison n'ont pas l'air de l'avoir "outillé"; j'trouve ça abbérant d'ailleurs qu'il mène une vie paisible, et Maurice: ne dis pas qu'il est baraqué le mec, quand j'vois les photos de Jaouen, j'vois un mec avec des cheveux long dégueulasses, des vieux tatouages pourris, et une tête d'alcoolique... ce mec et son environnement social me font plus penser à des personnes appartenant à une population issue du "quart monde"... et El borgi on s'en fout qu'il ait un doctorat en informatique, il mérite la prison à vie comme Siauve, c'est une personne dangereuse et ça le restera! j'serais à la place des victimes, réinsérer ou pas réinsérer j'attendrai patiemment leur sortie pour les "accueillir"... à bon entendeur

Écrit par : gillou | 31/03/2013

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Nous sommes tous d'accord sur le fait que cette horrible affaire méritait une punition lourde pour les coupables. Mais les précédents commentaires sont jonchés de ragots aveuglés par la haine.
Vous focalisez sur le profil facebook de Jaouen mais il y a une série d'homonymes et aucun ne correspond au Jaouen de cette affaire. Celui du profil que Gillou décrit comme « un mec avec des cheveux longs dégueulasses, des vieux tatouages pourris et une tête d'alcoolique » a les yeux bleus alors que le Jaouen de l'affaire a les yeux marrons et les oreilles décollées.
Il a quand même purgé 5 ans de plus que sa peine de sureté soit 20 ans, il a le droit de vivre une vie normale désormais, Alfette a raison !
Et si Feuerstein va bientôt être libéré, c'est pareil pour lui, il aura le droit à une chance de réinsertion, je ne comprends pas votre acharnement de les voir enfermés à vie, malgré l'horreur des faits, 20 ans, 25 ans ou 30 ans de prison ne sont pas négligeables. Même libres, ils seront marqués à vie par une si longue incarcération.
Le deuil des familles des victimes est à régler avec eux-mêmes et ce n'est pas dans le culte de la victimisation qu'ils parviendront à cicatriser leurs blessures et ceci, que les coupables soient morts ou vifs, incarcérés ou libres.
Les opinions de Maurice sont un éventail de clichés, je vois que vous êtes incollable en matière de ragots de wc de Cour d'Assises !
Vous évoquez l'affaire Leprince sans la nommer, en qualifiant l'accusé de « sous-merde » … mais pour qui vous prenez-vous ?!
L'enquête n'a jamais révélé qu'il était coupable, il a été condamné sur les témoignages de sa femme et de sa fille sans être étayés par des preuves matérielles... Renseignez-vous sur l'admirable contre-enquête de Nicolas Poincaré et Roland Agret.
On peut avouer n'importe quoi sous la pression d'une garde-vue, c'est le même genre de méthode qu'a subi Patrick Dils, accusé à tort d'un double meurtre d'enfants. Après 16 ans de prison et trois procès, il a enfin été acquitté et a pû reconstruire sa vie grâce au soutien de sa famille et de sa rage de vivre.
C'est à cause de gens comme vous Maurice, que ce genre d'erreur judiciaire arrive. 
Vous êtes méprisant du monde ouvrier en disant « ...il est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire... » 
Encore une fois, pour qui vous prenez-vous ?
Vous semblez rempli de rancoeur et de frustration, vous dénigrez de la même façon les grandes études informatique d'El Borgi. S'il a pû étudier et réussir un doctorat, c'est que la prison l'a structuré et l'a fait mûrir ! 
Et dire qu' « obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... » je suis persuadé que non ! Beaucoup ne pourrait pas y arriver et même hors prison, en fait vous ne supportez pas que ses compétences intellectuelles soient supérieures aux vôtres !
Quant à Siauve, ses troubles mentaux n'ont rien d'étonnant, c'est même fréquent paraît-il dans le monde carcéral de développer ce genre de symptômes.
A ce sujet, un très bon film-documentaire est sorti sur le quotidien des femmes psychiatres au SMPR des Baumettes ( "Etre là" de Régis Sauder ).
Il est probable que les troubles mentaux de Siauve soient une réponse à la prise de conscience de ses actes, sans vouloir me prendre pour un psychiatre, l'expression qui pourrait le définir est « décompensation psychotique ».
En réalisant l'horreur de ses actes, il y a une sorte de fracture de la personnalité qui se produit ( comme les pièces détachées d'un puzzle ) et les symptômes (délire, hallucinations) sont les réactions de cette décompensation. 
Une tentative de suicide peut dans ce cas, être interprétée comme une échappatoire. Ce genre d'épisode délirant se soigne avec des médicaments et n'interdit pas la possibilité d'une réinsertion.
Arrêtez vos jugements radicaux en parlant de prison à vie pour Siauve et El Borgi, il faut plutôt étudier leur évolution depuis 20 ans et sur les années à venir pour se prononcer sur une potentielle dangerosité encore active.
De toute façon, même s'ils sortent un jour, ils seront encore longtemps surveillés, pour reprendre encore une phrase de Maurice ( pour cette fois je lui donne raison ) « ...il ne faut pas oublier non plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... Y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! ».

Écrit par : Marco | 09/04/2013

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marco, j'ai lu ton commentaire et je dois avouer que j'suis quand même assez d'accord avec tout ce que tu dis; cependant, je suis persuadé que le profil de Jaouen dont je parle est le bon: en effet, en fouillant dans son profil, on remarque qu'il est né en 1970 car sa femme annonce son anniversaire... il a le même style de coupe de cheveux que dans "faites entrer l'accusé" sauf avec 20 ans passées... et regarde son expression de visage, c'est la même... juste au niveau des oreilles que j'ai pas compris... et lis sa phrase de citation où il dit "qu'il ne faut pas faire de conneries et que ca lui fait perdre plusieurs années etc...", ça peut être que lui... 
mais dans cette histoire, je pense que s'il n'y avait pas eu Siauve, personne des autres n'aurait été en prison, même El borgi...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

L'affaire Dany Leprince !!! tiens, parlons-en... perso, je n'ai jamais douté une seule seconde que Leprince ait été coupable, d'ailleurs, en garde à vue, il a dévoilé pas mal de détails sur les meurtres, détails qu'il ne pouvait pas inventer ! mais j'ai toujours douté que Leprince ait agi seul... à la Maison Centrale de Poissy, la plupart des détenus le surnommaient "Le Bénêt" voire "Le Simplet" sauf que les détenus de la MC de Poissy ne sont pas réputés pour être les autres nains ! à l'époque des faits, Leprince n'était tout de même pas un prix Nobel de philosophie... des rancoeurs familiales et des jalousies sont l'origine de ces meurtres, il est probable que sa femme l'ait accompagné voire manipuler pour le pousser à ces horreurs... Leprince est un faible, il n'est sorti de prison que parce-que sa nouvelle compagne a poussé pour qu'il sorte, le Bénêt est trop bête prendre la moindre déçision tout seul... il se fait manipuler par sa femme complètement hystérique qui le pousse à commettre l'irréparable et 17 ans plus tard, c'est une autre femme qui le sort de sa taule en clamant partout que son chéri est innocent ! ben voyons... Leprince est coupable, le seul problème, c'est qu'il n'était pas seul au moment des faits... il a eu tout le temps pour réfléchir en prison et donner un ou plusieurs noms... il ne l'a pas fait ! 

El Borgi... la prison l'a structuré !!! ah bon... 1ère nouvelle, je viens d'apprendre que la prison structure un détenu... pourtant, la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un pire état que lorsqu'ils y sont entrés, c'est de notoriété publique ! lorsqu'un type a été condamné à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté, il a 3 choix possibles :
- Le suicide car il sait qu'il ne tiendra pas toutes ces années...
- L'évasion car il n'a plus rien à perdre...
- Passer son temps de détention de la manière la plus intelligente possible...

Dans le cas de El Borgi, il a choisi les études ! c'est assez louable mais de toute façon, à partir du moment où ce Rambo de pacotille a su, dés les 1ers jours, qu'il lui serait impossible de franchir les murs d'une Centrale et qu'il n'avait pas les couilles de se suicider, il lui restait donc les études... et puis, étudier dans sa cellule, cela permet aussi d'échapper aux intentions malsaines des autres détenus qui n'ont jamais apprécié un type condamné pour avoir kidnappé, séquestré, violé, battu à mort et tué des jeunes femmes et une jeune fille notamment... et flinguer gratuitement, à bout portant, une personne âgée, ce n'est pas non-plus très bien vu en prison... y compris par des surveillants pénitentiaires ! alors, autant passer son temps en cellule, à bouquiner des manuels d'utilisations d'ordinateur et les décortiquer façon Meccano... ça occupe l'esprit !

En ce qui concerne Siauve... il est une épave destinée à errer entre quartier de MC et UMD ! il est ce qu'il a toujours été... il souhaitait tirer sur tout ce qui bouge dans des contrées dans lesquelles l'Armée l'aurait envoyé... finalement, il est resté à faire la plonge au Mess ! Mr n'a pas apprécié, il avait sûrement besoin de se défouler... cela a commencé par des vaches, ensuite, des tirs dans la rue comme ça pour s'amuser... il est clair que Siauve et sa bande ont dû avoir de sérieux problèmes avec la Communauté Maghrébine en prison puisque, à l'époque des faits, "ils voulaient tuer du bougnoule" ! dixit leurs propos... 

Quant à Dils, des ombres demeurent... certains magistrats ont même considéré qu'il avait peut-être été un "compagnon" de route de Francis Heaulme ! le pauvre type qui se fait épingler pour des meurtres, qui avoue tout et qui passe 15 ans de prison à dire "Ce n'est pas moi, je n'y étais pas !"... de toute façon, Heaulme est certainement coupable mais il ne dira jamais rien... sa soeur, qui vient lui rendre visite régulièrement au parloir de la MC de Ensisheim, lui a dit que si c'était lui le tueur, plus jamais elle ne viendrait le voir ! c'est beau la famille...

Écrit par : Maurice | 10/04/2013

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toute façon j'ai jamais compris comment ça se fait que personne ne les ait remis en place ces mecs là quand ils étaient à l'armée, quand jvois leur gueule et surtout leur physique mais moi jles aurais cassé en 2 un par un...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

Bonsoir, je viens de lire tous les nouveaux commentaires concernant Siauve, El Borgi, Jaouen et Feurstein. Je suis la fille du garde chasse que El Borgi a assassiné.
Je crois que vous avez tous un bout de vérité. Je comprends que Marco soit dubitatif quant à la réinsertion d'un El Borgi docteur en informatique. Je le suis aussi. Parfois, je pense même que viendra le jour où ils sortiront et que n'ayant pas la possibilité de s'insérer dans la société, ils reviendront sur les lieux de leur crime pour tuer des personnes de notre famille ou des familles des autres victimes.
Si j'étais seule.. je m'en moquerais. Mais j'ai des enfants, des petits-enfants, de frères, des soeurs, des neveux et des nièces.
De vous lire, tous, ce soir, m'oppresse parce que vous avez un regard extérieur et que, peut-être,vous voyez des choses que je ne vois pas.
En tous cas, surtout Marco, je vous trouve sympa de vous intéresser à nous en vous intéressant à ces monstres.
Il faudrait tellement parler, réfléchir, partager pour... avancer !
Merci de vos mots, quels qu'ils soient.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 11/04/2013

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Franchement, je doute fort que Siauve sorte un jour... El Borgi aura une possibilité de sortir puisqu'il a de brillantes études à son actif et il aura une cinquantaine d'années losqu'il pourra sortir... mais généralement, avec un casier judiciaire long comme mon bras, il est probable également qu'il continue 5 ou 6 ans de plus après sa période de sûreté... Feuerstein, lorsque l'on voit qu'il en est à sa 23ème année de détention alors que sa mesure de sûreté était de 13 ans, cela risque d'être compliqué la réinsertion ! les magistrats ont dû prendre beaucoup de précautions pour lui laisser entrevoir une sortie prochaine... quant à Jaouen, je persiste et je signe... il a son profil sur FB ! c'est sa femme qui écrit mais c'est bien de lui dont il s'agit ! à lire les commentaires sur son profil, apparemment, rien n'est simple dans sa vie... Dorénavant, il s'en prend à ceux qui tabassent leurs femmes, persécutent les animaux... il devrait envoyer son CV au nouveau Pape François pour prêcher le bien dans les églises ! il paraît que l'Eglise manque cruellement de bras... on a déja vu des types au parcours carcéral version longue peine, aller se réfugier dans la bonne parole du Christ !

Écrit par : Maurice | 13/04/2013

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Suite aux commentaires, je m'adresse en priorité à Pascale Rogemond Douzet. Je ne suis pas dubitatif sur la réinsertion d'El Borgi, au contraire il semble être le plus à même de retourner à la vie extérieure. Je ne sous-estime pas votre souffrance madame, vos inquiétudes à propos de la potentielle libération d'El Borgi sont compréhensibles mais qu'il revienne sur les lieux du crime pour tous vous tuer, je n'y crois pas une seule minute.
Pour comprendre une situation, il faut faire preuve d'empathie, afin de se mettre à la place des protagonistes pour comprendre leurs actes (ça ne veut pas dire les excuser mais décortiquer les mécanismes qui les ont poussé aux crimes).
Si l'assassin de votre père est libéré, non seulement il sera filé au train dans ses moindres faites et gestes, mais il sera tellement content d'être enfin libre (alors que tout le monde espère sa mort ou sa déchéance derrière les barreaux), qu'il veillera à rester discret et savourer sa vie d'homme libre.
Il y a des chances pour qu'il pense la même chose que vous, l'angoisse que des membres de votre famille l'attendent à la sortie pour le tuer ( avez-vous pensé qu'il peut lui aussi se voir comme une victime ?).
Même si la noirceur de la nature humaine m'a toujours laissé perplexe, je crois qu'il peut y avoir parfois une remise en cause du coupable, une prise de conscience de ses actes. Surtout après tant d'années enfermé ! Il a gâché les plus belles années de sa vie (20-50 ans ) ne pensez-vous pas que l'on puisse lui donner une chance de commencer enfin une vie ?
Pour répondre à Gillou, le profil du Thierry Jaouen de Facebook N'EST PAS celui du Jaouen de l'affaire, même si celui de facebook "fait taulard" et qu'il est né la même année. J'ai comparé avec la photo d'armée de Jaouen et les séquences du procès (l'émission Faites entrer l'accusé circule sur you tube) il n'y a pas de point commun dans le physique ( le Jaouen de l'affaire a les cheveux raides, les yeux marrons et les oreilles décollées alors que le Jaouen de facebook a les cheveux bouclés, les yeux bleus, et des oreilles normales).
Je partage ton avis quand tu dis que sans Siauve, ils ne seraient pas en prison. Ce qui ressort c'est que Siauve avait une emprise sur eux et il s'est installée une dynamique de violence entre eux, qui les a finalement tous dépassé.
Pour revenir aux propos de Maurice, il faudrait ouvrir un autre forum sur l'affaire Leprince car c'est un sujet trop complexe et c'est probablement parce qu'il est "benêt" et qu'il se défend mal qu'il a endossé le rôle du coupable pour payer à la place des autres.
Concernant la prison, je suis convaincu qu'elle peut avoir un effet structurant. Si El Borgi a pû étudié autant, c'est que la prison a rempli son rôle parental d'encadrement.
Pour Siauve, il faut voir comment il évolue, rien n'est encore joué, les troubles mentaux peuvent se résorber, il lui reste encore plusieurs années pour travailler sur lui-même avant que sa peine ne soit reconsidérée.
Vous dites aussi que "...la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un état pire que lorsqu'ils sont entrés..." c'est une caricature mais c'est peut-être le cas pour les petites peines de 5-10 ans ( mais surtout à cause du dehors, les fréquentations, les galères d'emploi, la spirale délinquante quand on est déjà ancré dans un réseau...) il y a quand même un soutien en prison : les activités scolaires, artistiques, sportives, les gens de religion qui les aident par la Foi (pas tous des fanatiques), l'accompagnement du SPIP... Même si ça paraît être une goutte d'eau dans l'océan, tout ceci oeuvre en faveur du détenu pour sa réinsertion. Il est clair que le détenu a un gros travail à faire sur lui-même, l'isolement dans leur cellule peut aussi servir à ça.
Il est surprenant que Feuerstein soit encore emprisonné alors qu'il a eu la moins lourde période de sûreté ( sans doute grâce au talent de Dupond-Moretti )c'est qu'il doit avoir un comportement inapproprié. Comme quoi, les magistrats ne relâchent pas aussi facilement les détenus...

Écrit par : Marco | 13/04/2013

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Marco, je reste sur ma position: le profil FB de jaouen est bien le bon, même Maurice le dit. J'ai regardé les images dans faites entrer l'accusé et on distingue pas bien les yeux de Jaouen donc je vois pas comment tu peux dire qu'ils sont bruns... 
El Borgi ne récidivera pas, c'est impossible, pourquoi se serait-il mis à faire des études sinon? le psychiatre n'avait pas décelé chez lui de personnalité de type psychopatique (mis à part Siauve qui s'en rapprocherait le +...) ça doit être le genre de mec qui a trop de fierté et qui décide d'un truc et qui le fait et qui ne revient pas sur ses décisions... le psychiatre l'a bien dit encore une fois: ils ne supportaient pas la moindre frustration. mais on ne peut pas le porter en victime et pour moi ça serait tout à fait légitime que les membres des famille des victimes veulent se venger contre lui à sa sortie... 
quand à Feuerstein c'est bien fait pour sa gueule qu'il soit encore en détention, le mec jsuis sur il pensait avoir moins dannées de prison que les autres en venant au procés en costard! pauv' type!

Écrit par : gillou | 14/04/2013

désolé pour les fautes, on est dimanche soir et j'suis fatigué. Ce reportage m'a beaucoup intrigué car on a vraiment l'impression qu'ils ont l'allure de jeunes normaux de l'époque, ils ont limite des tetes d'étudiants, comme quoi ne jamais se fier à l'apparence... et le pire c'est qu'il n'y a eu aucune justification de leur part, aucune raison... j'ai été impressionné par la diplomatie de Pascale Douzet dans le reportage...

Écrit par : gillou | 15/04/2013

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Cher Gillou, il n'y a pas que "faites entrer l'accusé" dans la vie il y a aussi les journaux ! Le Jaouen en question, on voit sa tête en gros plan dans le "nouveau détective" de l'époque, il a clairement les yeux marrons et pas le même visage que ton Jaouen de facebook. 
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi Maurice détient la science infuse, il dit que c'est lui alors c'est vrai ? C'est ça ton argument ?
Je ne prétends pas qu'il est impossible qu'ils récidivent mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le cas... Mais il n'y a rien de légitime à ce que les familles fassent justice elles-mêmes ! Ils ont été condamnés si un jour ils sortent je ne vois pas ce qu'il y a à gagner de vouloir les descendre après autant d'années d'incarcération !
Oui, Pascale Rougemond Douzet a un regard lucide malgré le traumatisme, pareil pour les témoignages des autres proches des victimes.

Écrit par : Marco | 15/04/2013

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ben comme il était d'accord avec moi ben ça mconfortait encore plus dans ma position de persister à dire que c'est bien lui sur facebook... il est vrai que j'ai connu cette affaire grâce à faites entrer l'accusé... mais j'ai aussi lu un livre où ils en parlent dedans avec une photo de Siauve à la fin qui met un coup de pied dans l'appareil photo d'un journaliste, (plus débile que lui tu meurs...)
après oui Maurice peut dire nimporte quoi, la preuve en est qu'il a déjà dit assez de conneries sur l'affaire Leprince dans ses écrits un peu plus hauts...
l'affaires des paras nous montrent aussi que la police n'a aucun impact et aucune influence étant donné qu'elle n'avait même pas le droit de pénétrer dans la base pour enquêter ce qui a retarder l'enquête et forcément les 4 protagonistes dont surtout les 2 principaux ont continué dans leur équipée sauvage... la vérité est aussi ici: la société et les lois ne sont parfois pas faites de façon à faciliter les choses dans les situations les plus urgentes...
j'ai énormément de respect pour les proches des victimes d'avoir réussi à s'expliquer en télévision...
de plus le médecin du village de siauve a vraiment eu de la chance je pense car ils auraient été aussi capable de l'éliminer au vu de ce qui a été dit....

Écrit par : gillou | 16/04/2013

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J'ai laissé un long commentaire qui expliquait comment les meurtres s'étaient passés, générant ainsi nos ressentis et nos craintes... mais ce commentaire n'a pas été mis en ligne et je m'en étonne. Nos propos sur ce site seraient-ils filtrés ?
J'essaierai de vous parler de nouveau si j'ai une réponse quant à la suppression de mon précédent commentaire

Merci à vous de continuer à vous intéresser à nous...

Écrit par : pascale rogemond douzet | 23/04/2013

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Quand l'avez-vous mis, Pascale, votre commentaire ? Je n'ai rien enlevé et normalement, il n'y a que moi qui peut enlever certains commentaires, étant responsable des contenus et encourant des poursuites si je laissais des propos contraires à la loi. Mais ici, je n'ai rien enlevé. Plein de pensées à vous et aux familles des victimes, ainsi qu'à mes lecteurs. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 25/04/2013

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Bonsoir Chloé,

J'ai mis ce commentaire le 24 avril. Je répondais à Marco et Gillou. J'avoue que pour étayer certains sentiments, j'avais révélé certaines choses que seules les victimes connaissent. Comme c'était dur (je parlais de la façon dont Isabelle Rabou est morte.... vraiment. J'en parlais pour dire à Marco que le pardon est parfois impossible).
Mais, dites-moi, Chloé s'il est interdit de dire certaines choses sans doute fort choquantes.

Je suis contente de vous lire de nouveau

bien à vous

pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 27/04/2013

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mon adresse mail étant donné que je n'ai pas eu votre commentaire:gillou2003@hotmail.com

Écrit par : gillou | 30/04/2013

Pascale, je n'ai pas vu ce commentaire dont vous parlez. Peut-être qu'il n'a pas été enregistré comme il faut à cause d'un bug du site. Ou bien est-ce que ce que vous disiez a été retiré d'office, ce qui est très rare, voire exceptionnel sur 20minutes.fr. Merci de me renvoyer votre message à : tagora@laposte.net
Bien à vous avec tous mes souhaits de courage et de force, 

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2013

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Je prends connaissance des derniers commentaires, il y a de fortes chances pour qu'il y ait eu censure. Si des propos retirés d'office sur 20minutes.fr sont très rares Chloé, il était peut-être trop choquant de laisser des propos détaillant des actes barbares au vu de tous (surtout quand on sait qu'il s'agit de faits réels).
Je me doute bien qu'il est impossible pour les personnes concerncées par l'affaire d'arriver à pardonner, Pascale.... C'est pour cela que ces drames sont jugés par des personnes extérieures au cours des procès.
Si vous souhaitez me répondre en privé, puisque le commentaire censuré était destiné à Gillou et moi, je vous laisse mon email : marco6@outlook.com
Bien à vous,
Marco

Écrit par : Marco | 29/04/2013

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Le commentaire dont vous parlez, que Pascale aurait envoyé... n'a jamais été envoyé, puisque sinon, j'en aurais eu la trace dans mes mails. ________

Rien ne peut vous faire comprendre la douleur des familles et je prends la mesure en vous lisant de combien on est loin de connaître la blessure immense des familles des victimes. Un procès n'est rien face à la cruauté des actes. L'humain ne peut juger comme l'univers va le faire.

Écrit par : Chloé Laroche | 29/04/2013

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Bien que ce genre de deuil soit impossible à faire, un procès est quand même une réparation, même infime, un verdict aussi lourd permet de voir que la douleur des familles a été comprise, c'est déjà une justice de faite. 
Quant à l'univers ou une justice céleste il n'y a plus qu'à se convaincre qu'il y en a une !

Écrit par : Marco | 30/04/2013

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Bonsoir Marco,

Ce que je disais dans ce mail était la réalité et pouvait en effet être cruel. Je le redis pour justifier le fait que certaines personnes ne peuvent pas pardonner. Je disais donc que, si de mon côté, j'avais l'esprit et le coeur assez ouverts pour entrevoir "une rédemption", ce n'était pas le cas de ma famille ou de mon ami Louis Rabou. En effet, dans notre malheur, nous avons eu "la chance" (façon de parler) que mon papa meurt en quelques secondes sans savoir ce qui lui arrivait. Mais pour la fille de Louis Rabou... et plus tard pour Luisa et Nora... cela a été.. je n'ai même pas le mot pour décrire ce que cela a été. Louis Rabou ne peut pas pardonner parce qu'Isabelle a été séquestrée, violée, torturée, "saignée" comme a dit Siauve, transpercée à coup de parapluie puis on lui a roulé sur le corps... j'avance... je recommence... et cela pendant des heures...
Voilà l'horreur que je décrivais et les propos qui ont disparu. Il y en avait d'autres. Je ne les réitérerai pas ne sachant si ceux-ci vont passer.
Quand votre enfant a été martyrisé...on ne peut pas pardonner...c'est au-delà de la possibilité d'un papa ou d'une maman.
Personnellement, j'essaie de penser que le temps change chaque être et que tout le monde a droit à une autre chance. Mais... est-ce que tout le monde a droit a une autre chance ?
C'est si difficile ! Si difficile ! Il faut essayer d'être intelligent, lucide, cohérent... mais en quelques secondes, si nous avions les assassins devant nous... que ferions-nous ? Juste l'espace de visions horribles...

Je ne sais si ce mail va passer. On verra Marco. Merci de votre gentillesse. De votre intelligence.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 05/05/2013

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Je comprends très bien qu'on ne puisse pas pardonner des faits aussi horribles... Merci Pascale d'avoir réécrit ces mots et je refais mon article, car il le faut, afin de ne pas oublier, jamais.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/05/2013

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31/03/2013

Épitaphe pour une cycliste renversée à Grenoble. Elle avait 27 ans. Rappel de règles de sécurité pour les automobilistes et les cyclistes.

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Bonjour à tous et toutes,


Le 29 mars à Grenoble, a été organisée une marche blanche où des centaines de vélos se trouvèrent réunis sous une pluie battante en mémoire de la jeune femme de 27 ans renversée en vélo sur l'avenue des Martyrs par un camion de chantier.

 

www.ledauphine.com/faits-divers/2013/03/26/dramatique-acc...

 

Les travaux concernant le tramway à divers lieux de Grenoble mettent en péril la vie des cyclistes et aussi celle des piétons. Je pense notamment au carrefour de l'Aigle, où j'ai vu une dame âgée traverser ce carrefour au mépris des dangers environnants, par faute d'espace réservé aux piétons.

Je rappelle aux automobilistes, pour être sur la route jusqu'à dix-douze par jour, que les angles morts doivent toujours être gardés à l'esprit, quand on tourne ou qu'on se rabat ; on regarde à droite en tournant la tête à droite, car on coupe très souvent une piste cyclable, et sur les ronds-points, quand on en sort, on doit laisser passer le vélo qui arrive à notre droite et ne pas aller trop vite pour ne pas se faire rentrer dedans par la voiture derrière.

Il faut aussi se souvenir que les piétons, enfants, vélos et motos sont très vulnérables devant une voiture. Même s'ils changent de trajectoire sans prévenir ou s'ils vont très vite, ou prennent en face de nous un sens interdit, nous nous devons de ralentir et préserver leur vie. Quand on double un vélo, vérifier avant en face qu'on peut le doubler, sinon, on roule au pas derrière, au risque de perdre du temps, mais on ne le tuera pas. Une vie sera sauvée. Quand on voit un enfant sur le bord d'un trottoir, on ralentit, car on ne sait pas quelle va être sa trajectoire.grenoble,vélo,cycliste,avenue des martyrs,voiture,bonne conduite,chantier,travaux,mémoire,victime,sécurité routière,piéton,motos,conducteur,vigilance,vitesse,code route,chauffard,lumière vélo,visibilité,manifestation,mort,décès

Et puis, les cyclistes, s'il vous plaît, mettez une lumière en cas de pluie, de nuit et de brouillard, pour être vus. L'autre jour, dans le tunnel de Saint Hilaire du Touvet, une voiture a failli renverser un vélo sans lumière, et cela, c'est tous les jours là-haut, que l'accident risque de se produire. En montant dernièrement dans le brouillard sur la route de Saint-Pancrasse, j'ai rejoint une cycliste sans lumière. J'étais prudente et je l'ai vu au dernier moment ; j'ai pu l'éviter parce que j'étais vigilante mais... si quelqu'un ne la voyait pas.

La route est un lieu de danger mortel de tous les instants. Regardez votre portable quelques fractions de seconde et c'est un cycliste qui déboule et que vous allez renverser. Faites un sms en roulant et c'est un enfant que vous ne pourrez éviter car il ne vous reste plus de temps, hélas.

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Ralentir et anticiper. Pour sauver des piétons, des cyclistes, des motards.

Chloé Laroche

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Quelques rappels de sécurité et de conduite à l'intention des cyclistes :

 

26/01/2013

Une immense joie pour la libération de Florence CASSEZ... Mon article de 2009 pour elle et mon hommage pour son retour en France.

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Bonsoir à tous et toutes,

 

Je suis très heureuse et emplie de joie de savoir que Florence CASSEZ est rentrée en France, totalement innocentée par la justice mexicaine.

J'ai toujours été persuadée de son innocence et suis révoltée d'entendre depuis son retour des méchancetés et mensonges sur elle de la part de Français, qui doutent encore du fait qu'elle n'ait rien fait, disant qu'elle n'a pas été jugée et qu'il n'y a pas "de fumée sans feu"... La réalité est que Florence a été attrapée avec son ex-ami de l'époque et qu'elle a été accusée à tort ; la police a voulu faire une arrestation exemplaire au moment où des centaines d'enlèvements sévissaient au Mexique. Florence a été enfoncée par le Président de l'époque et par le chef de la Sécurité et de la Police, qui ont fait d'elle un bouc-émissaire.201301251861_zoom.jpg

Des Français disent qu'on fait "trop d'honneurs" à Florence Cassez, disant qu'elle n'est "ni une sainte ni une héroïne". Hé bien, essayez donc, Messieurs et Mesdames les critiqueurs, d'aller passer sept années de votre vie enfermés dans une prison du Mexique alors que vous êtes innocents. Auriez-vous tenu comme Florence, auriez-vous gardé le sourire qu'elle porte sur son visage, auriez-vous cette lumière qui sort de son coeur ?

fleurs_47.jpgEt vous qui avez jugé en direct hier Monsieur Jean-Jacques Bourdin pour avoir invité et questionné Florence Cassez, sur la radio RMC Info, merci de vous taire et de tourner sept fois la langue dans votre bouche qui mériterait de rester fermer à jamais, pour oser bafouer un journaliste de sa trempe parce qu'il donne la parole à Florence  à l'occasion de son retour en France et pour lui donner une chance de laver son honneur et de rétablir la vérité devant tous les Français.

Florence Cassez, je vous souhaite beaucoup de bonheur et de construire votre vie dans la résilience et l'apaisement de votre chemin. Pour moi, vous êtes une héroïne et je sais que vous continuerez le combat pour d'autres personnes enfermées et victimes comme vous, innocentes et gardées injustement en prison, dans le monde entier.


Chloé LAROCHE_______________________fond_ecran_fleurs_28_1024x768.jpg

 

MON ARTICLE DU 25 JUIN 2009 :


25/06/2009

Lettre ouverte de soutien à Florence Cassez, enfermée pour soixante ans au Mexique, alors qu'elle n'a fait qu'aimer un homme qui s'est avéré être un bandit.

flo_cafe.jpgFlorence Cassez,

J'ai entendu ce matin, dans l'émission de Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, votre voix déchirant l'espace et le temps, nous annonçant que la décision du Mexique est de vous enfermer soixante ans et que cela équivaut pour vous à une mise à mort.images-6.jpeg

Vous êtes prise dans une tourmente sans mesure, comme un petit esquif emporté par le tumulte d'une tempête qui le dépasse. Les témoignages contre vous ne tiennent pas debout. Confondre une blonde et une rousse est énorme pour un témoin et nous ne parlerons pas de toutes les inepties du dossier d'accusation vous accablant. Des intérêts politiques, des réserves aussi entre grands personnages... créent l'oeil du cyclone dans lequel vous êtes prisonnière.

Les murs de votre prison ne sont rien au regard des murs de la conscience humaine, murs qui s'élèvent contre l'innocence, murs d'incohérences, murs d'impuissance, murs de soumission entre chefs d'états, murs de mensonges et d'intérêts inavouables des témoins et dites victimes.

images-3.jpegLe seul tort que vous avez eu a été d'aimer un homme peu recommandable, mais le saviez-vous ? Ce seul lien d'amour a fait que la police est venue vous chercher et vous a cuisinée dans une camionnette, afin de vous faire avouer. Aimer un homme peut ouvrir la porte sur l'inacceptable, sur d'autres portes comme celle qui s'est refermée derrière vous, à tout jamais, comme on vous l'a signifié.

Florence, je vous ai entendue désespérée ce matin et comment pouvez-vous être autrement, après cette sentence définitive. Mais je voudrais que vous gardiez espoir, car le monde évolue, les gens se battent pour vous... aussi, dans votre prison, gardez une fenêtre ouverte sur le monde invisible, celui qui a le pouvoir sur les choses de la vie et le destin. Votre esprit est une fenêtre ouverte sur le monde, sur ceux que vous aimez... et personne ne peut vous enlever la liberté de penser, de rêver, d'écrire, de croire, d'espérer encore.florence-cassez-oculto.jpg

Je vous embrasse très fort et place votre lien de site et votre pétition ici, afin de faire connaître à mes lecteurs ce combat à mener pour vous, chère Florence.banner_flo.jpg

Tenez bon. La force est en vous.

Chloé LAROCHE

 

Le lien de votre site : http://www.liberezflorencecassez.com

 



28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

__________________________________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale,amour filial,enfant,famille,compassion,maladie

Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


___________________Ce blog a reçu 396 031 visites depuis sa création en avril 2008, avec 23627 visites en septembre 2012. 

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08/11/2012

Abolir la prostitution, est-ce la solution ?

k10721184.jpgBonjour à tous et toutes,u15265930.jpg


Suite aux propos de la Ministre des Droits des Femmes, Madame Najat Vallaud-Belkacem, qui dit vouloir se donner avec le Gouvernement les moyens d'abolir totalement la prostitution, je réagis en disant qu'à force de tout vouloir régir et polisser, de vouloir éradiquer tout ce qui dépasse... on va vers une société où la cocotte minute va exploser.

Le directeur du Nid, association qui se bat contre la prostitution, a dit tout à l'heure sur Radio Rmc que faire l'amour contre de l'argent était impensable aujourd'hui et allait contre la dignité de la femme. k10301553.jpg

Si cette activité était véritablement reconnue et protégée comme un travail, un véritable emploi encadré par des lois et des règles, dans des lieux réservés et surveillés, comme en Suisse où les travailleurs du Sexe existent, il n'y aurait plus de possibilités de forcer des femmes à faire ceci, avec des proxénètes se nourrissant sur le dos de victimes forcées à se faire prendre.

Les proxénètes sont aujourd'hui protégés, ainsi que les réseaux mafieux... venus d'autres pays bien souvent. En Isère, la police sait que certaines filles sur le trottoir racolent et pourrait très facilement coffrer le proxénète qui les surveille à la vue de tous... Pourtant, ces jeunes femmes continuent d'oeuvrer en pleine campagne, sans protection et sans aide, offrant leur pudeur au regard des voitures qui s'arrêtent pour les embarquer.

k5646823.jpgJe pense que les prostituées aident la société à faire baisser le nombre de viols et à limiter le  débordement sexuel existant chez un certain nombre d'hommes. Je pense qu'elles font un travail généreux et qu'elles donnent de leur corps et de leur coeur à des personnes qui repartent soulagées, ayant recueilli un peu d'amour, de cet amour difficile à trouver parfois dans une société de solitude exponentielle.

Je pense aussi aux handicapés qui n'ont personne à aimer, fait découlant du fait que vu leur état, personne ne veut de ces êtres diminués. Si les travailleurs du Sexe étaient en place, il y aurait moins de souffrances et les choses seraient admises : le désir non assouvi durant des années est une torture morale pour nombre de personnes handicapées. Le travailleur du sexe pourrait apporter aussi des soins par des massages, de la tendresse, des caresses tout simplement.k4104742.jpg

k1928773.jpgIl faut beaucoup de coeur pour effectuer ce métier mais des personnes sont capables de cela, comme les professionnels de l'aide aux autres sont capables de laver le corps et les fesses de leurs patients (aide-soignants, infirmières, tierces personnes, etc).

Éradiquer la prostitution n'est pas la solution car cela serait source de grande frustration et de souffrances morales induisant une recrudescence de la violence sexuelle. Par contre, accentuer et organiser vraiment la lutte contre les réseaux mafieux, contre les proxénètes, contre le forçage des femmes à se prostituer, contre la pratique de leur prendre leurs papiers pour les obliger... Cela serait formidable !

Chloé Laroche

 

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http://360.ch/blog/magazine/2007/02/travailleurs_du/

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/24/najat-vallaud-belkacem-veut-faire-disparaitre-la-prostitution_828699

02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


_____________________

 


Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

_____________________________________________________

_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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23/02/2012

Tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier. Ne pas faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité vivante.

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Bonjour à tous et à toutes,

 

 

 

Aujourd'hui, je souhaite vous entretenir de Sainte Anne, Patronne des Marins, et de la similitude de la situation de marin avec nos vies, nos trajectoires, nos sillages et nos plans de navigation. Je viens vous parler de prière mais aussi de ce qu'il faut faire : tout mettre en oeuvre en tant qu'homme, en tant que marin sur la mer déchaînée, avant de se donner la main pour prier.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Prier et se tourner vers Dieu ou ses saints ne doit jamais être : faire l'économie du rapport aux autres, de la solidarité, de l'action que nous pouvons faire en tant qu'humain. Nous traversons parfois nos vies comme ces marins qui laissent leur bateau voguer sans gouvernail, en roues libres et en mise en danger, ou bien comme ces navigateurs qui maîtrisent leur navire dans la sécurité et le respect d'eux-mêmes et des autres.

 

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Malheureusement, le 13 janvier 2012, dans le Costa Concordia, de nombreuses personnes sont restées prisonnières d'un navire piloté par un capitaine inconscient et fou, qui voulait épater les gens en leur faisant croire qu'il pourrait faire entrer le paquebot dans le chas d'une aiguille, près de l'île de Giglio. Il a heurté un récif en choisissant de passer dans un endroit dangereux, au mépris de la sécurité de ses passagers, s'approchant trop près des côtes.marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

Parfois, dans la vie, on place sa vie entre les mains d'une autre personne à qui on fait une totale confiance. Comme dans les sorties de boîte, la jeune fille fait confiance à son ami qui a bu et se laisse conduire, mais devant la mort elle se retrouve, dans un naufrage d'alcool. La voiture est un bateau allant sur des routes qui peuvent prendre l'eau et faire verser l'équipage en une mer de larmes.

 

L'alcool est aujourd'hui la première cause de mortalité prématurée sur la route chez les jeunes, le saviez-vous ? Prier ne suffit pas en voiture. Il faut aussi savoir refuser de monter avec une personne qui a bu et aussi se permettre d'empêcher une personne alcoolisée de prendre le volant.

 

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Nous avons tous dans les mains et le coeur le devoir d'agir.... et de prier ou de ne pas prier ensuite. Le lâcher-prise, la confiance, l'amour d'autrui, le souci de leur sécurité et le silence sont aussi des formes de prière et de communion avec l'extérieur, avec le monde. 

 

Je vous remercie de m'avoir lu. Je pense ce soir à toutes les victimes du Costa Concordia ainsi qu'à leurs familles. Huit corps ont encore été retrouvés hier depuis le naufrage du 13 janvier, dont celui d'une petite fille.

 

Anne-Chloé LAROCHE___________________________________marin,bateau,costa concordia,naufrage,italie,négligence,folie,sainte anne,prière,responsabilité,autorité,alcool,route,voiture,risque,danger,mort,victime,choix,suicide,secte,gourou,abus de pouvoir,s'affirmer,dire non,s'opposer,sécurité,témoignage,action,actualité,france,famille,foi,courage,force,silence,amour des autres,solidarité,entraide,marie,prière des marins,mer,océan,bretagne

 

 

 

 

 

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Au nom du Père qui a séparé les eaux d’avec le ciel et la terre
et du Fils qui foule et apaise la tempête
et de l’Esprit qui plane au-dessus des océans.

Vierge Marie, Reine des flots à qui les marins, même mécréants, ont toujours été dévots, vois à tes pieds tes fils qui voudraient se hausser jusqu’à toi.

Obtiens-leur une âme pure comme une brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie.

Mais surtout, ô Notre Dame,
ne les laisse pas seuls à la barre,
fais leur relever les écueils où ils s’échoueraient
avant d’ancrer, près de toi, au port de l’Éternité.
Amen

Paul Bernard

 

 

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Reine des flots, 
Vous à qui les marins, même mécréants, 
ont toujours été dévots,
Voyez à Vos pieds vos navigateurs

qui voudraient se hisser jusqu’à Vous.
Obtenez-leur une âme pure comme brise de mer,
un coeur fort comme les flots qui les portent,
une volonté tendue comme voile sous le vent,
une attention qui veille sans mollir comme gabier dans la hune,
un corps bien armé pour les luttes contre les tempêtes de la vie. 
Mais surtout ô Notre Dame,
ne les laissez pas seuls à la barre,
faites leur éviter les écueils où ils s’échoueraient

avant d’ancrer près de Vous au port de l’Eternité. 
Amen. 

 

 

 

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Sainte Anne, mère de Marie

Sois la gardienne de la foi en nos coeurs,

de la grâce en nos âmes

de la solidité de nos foyers,

de l'amour dans nos familles,

de la paix dans le monde.

 

Garde vivante en nous

la vertu d'espérance.

 

Sainte Anne, veille sur nous.

 

 

 

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Dans les tourments de la vie, sois notre guide, nous te confions notre amour pour toi et pour les autres.
Sois notre phare dans la nuit, notre mère pour nous ramener à bon port, maintenant et pour toujours.

Je te demande aussi de veiller sur moi et toute ma nombreuse famille, ainsi que mes amis, et de me venir en aide dans l'embarras et la détresse qui m'accablent, comme malheureusement trop de personnes, ces temps-ci : chômage, pauvreté, précarité, santé fragile. 

 

Le monde d'aujourd'hui, comme une mer agitée, met à l'épreuve notre courage et notre foi. Toi qui aux premières heures de notre histoire,

as exaucé la prière fervente des marins bretons en péril,

pose encore sur nous ton regard de bonté.

 

 

 

 

 

01/01/2012

C'est le début de l'année 2012 et je suis toujours amère après plus d'un an de chômage suite à la perte de mon emploi. Que les personnes victimes soient entendues et prises en compte !


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Je souhaite à tous mes lecteurs, à vous qui me lisez régulièrement ou vous qui passez par hasard, une heureuse année 2012, avec le bonheur pour chacun, que les pauvres le soient moins jusqu'à plus du tout et que ceux qui n'ont pas de travail en retrouvent.

Je suis toujours amère d'avoir dû renoncer au travail que j'avais en 2010 depuis deux ans. Quand je repense au jour où le médecin du travail est allé visiter mon chef et que ce dernier lui a dit : "Vous n'avez qu'à aller voir son blog, elle a eu des ennuis précédemment dans son ancien emploi..."... Je suis toujours aussi écoeurée.taxi,taxi tmpr,agression par handicapé,handicap,conducteur professionnel,abus professionnel,médecin du travail,chef,patron,témoignage,licenciement,inaptitude à cause de l'employeur,inspection du travail,blog,harcèlement moral,mépris,justice,plainte,agression,victime,procureur,médecine,accident,urgences,

Lorsque le médecin du travail m'a rapporté les dires de mon chef, cela m'a énormément chagrinée et humiliée car les ennuis dont parlait mon chef sans évidemment rentrer dans les détails devant le médecin du travail, laissant planer le doute sur mon sérieux, c'est une agression par un jeune homme autiste handicapé mental qui m'a frappée en 2008 alors que je le conduisais à son établissement.

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taxi,taxi tmpr,agression par handicapé,handicap,conducteur professionnel,abus professionnel,médecin du travail,chef,patron,témoignage,licenciement,inaptitude à cause de l'employeur,inspection du travail,blog,harcèlement moral,mépris,justice,plainte,agression,victime,procureur,médecine,accident,urgences,Les parents de ce jeune ne voulaient pas qu'on reconnaisse de la violence chez leur fils handicapé mental ni devoir lui donner des médicaments et ont préféré m'accuser de mensonge pour la première agression de leur fils envers moi, puis pour la deuxième m'ont reproché n'avoir "pas assez d'autorité". 


La société ne m'a jamais reconnue comme victime, ni le Procureur qui a reçu ma plainte, ni les parents de l'agresseur, ni mon ancienne patronne qui ne m'a pas gardée ni ne m'a protégée à l'époque. Et quand mon nouveau chef a ressorti cette histoire en 2010 en la tournant à mon désavantage, quelle honte. Pourtant, il y a eu à l'époque des certificats médicaux, un passage après l'agression aux Urgences et des coups violents sur la nuque, dans le dos ainsi que sur le côté droit et l'épaule droite.

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Le monde professionnel est sans pitié et préfère enterrer un employé à virer jusqu'à le mettre au rebus ou à la poubelle en ne lui manifestant que mépris et en lui enlevant toute considération, afin de le faire craquer humainement pour qu'il sorte définitivement d'une entreprise, parfois au mépris de la qualité de son travail.

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Ne pas être invitée au barbecue proposé pour les salariés et me faire travailler pendant celui-ci, m'entendre dire que je n'ai pas lavé mon véhicule alors que je venais de le faire devant ces deux individus, être convoquée brusquement pour motif grave et menace de licenciement à cause d'un accord tacite passé depuis mon embauche sur l'usage de prendre ma fille ou mon fils après mon travail, recevoir des menaces de "licenciement pour faute grave" à cause de cinq minutes d'avance dans un établissement avec dénonciation calomnieuse au DRH, subir des journées sans un bonjour ni un sourire du bureau, supporter un travail dur sans le soutien de ma direction et de ma hiérarchie : le poids a été lourd.

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Je pense aujourd'hui à toutes ces personnes que je transportais, handicapées et personnes âgées, qui m'appréciaient et n'ont pas compris mon départ.

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Je souhaite que cela n'arrive à personne d'arriver dans l'Ime de son agresseur et d'entendre vous dire par le Directeur de l'établissement, sans aucun ménagement pour l'agression que vous venez de subir ni pour l'état dans lequel vous êtes : "Mais Madame, si vous ne faites pas l'affaire, votre entreprise prendra quelqu'un d'autre."

Et puis apprendre par les éducateurs du même centre qu'ils savent que ce jeune est violent et que les coups subis, on les tait, "c'est comme ça".

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Chloé LAROCHE

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Nota : Pour en savoir plus, vous pouvez vous référer à mon premier article, le premier de mon blog écrit le 10 avril 2008 :

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html





25/11/2011

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

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Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.

 

Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.

 

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Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.

 

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Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

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Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.

 

Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.

 

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On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgenceviol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

11/10/2011

À Grenoble, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard. Afin de réduire le risque d'affolement, on préfère le silence.

Bonjour à tous et toutes,

 

Vous savez que je dis les choses comme elles sont.

Le franc-parler est la caractéristique de mon blog.

Un blog anti langue de bois.


barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiquesJe viens d'apprendre par source secrète que à Grenoble, ma chère ville, la population ne sera pas prévenue en cas de rupture du barrage de Monteynard.

Afin de réduire le risque d'affolement, les autorités ont choisi le silence.

La vague serait d'une hauteur de six mètres, autant vous dire que tout ce qui roulera (voitures, motos, vélos) ou marchera (piétons en ville) sera balayé par la vague.

La population à la maison sera la seule survivante, surtout celle qui aura la possibilité de monter jusqu'au sixième étage de son immeuble.

Je pense à mon fils. Il est dans une école à un étage. Si l'alerte était donnée, les enfants auraient le temps de monter dans l'immeuble d'en face afin de se protéger.

Si la catastrophe se passait en semaine, aucune école ne survivrait.

Les immeubles de construction fragile seraient emportés.barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques

La vague mettrait quarante minutes à arriver sur Grenoble, autant vous dire qu'une sirène adaptée avec signal reconnu par la population sauverait beaucoup de personnes.

Les autorités préfèrent le silence total afin d'éviter que les grenoblois ne s'échappent pas en voiture et ne provoquent pas une "catastrophe supplémentaire". 

Absurdité de l'administration, puisque la catastrophe étant déjà là, l'alerte permettrait de sauver le plus grand nombre en donnant au préalable des consignes judicieuses à la population.

barrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiquesJe dénonce donc cette décision. Même si le barrage de Monteynard a peu de chance de craquer, qui peut dire qu'en cas de tremblement de terre, il n'y aurait pas risque soudain ? Je rappelle que nous sommes dans une zone à forts risques sismiques.

En tant qu'iséroise et habitante de Grenoble, je demande aux autorités la révision de cette décision. Je les remercie par avance de prendre acte de mon article.

 

Chloé LAROCHEbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,dangerbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,dangerbarrage monteynard,grenoble,catastrophe,actualité,risques,vague,barrage,plan orsec,sirène,alerte,scoop,urgence,victime,inondation,isère,risques sismiques,protection population,politique,secours,victimes,danger

 

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Ps : Je suis allée sur le lien ci-dessous.

Côté "sauvegarde de la population", la copie est à revoir... vu les décisions qui viennent d'être prises :

http://www.irma-grenoble.com/10veurey/03risques-tech/barrage/barrage.htm 

07/10/2008

Je m'élève contre les propos pseudo-spiritualistes de Brigitte Lahaie à propos d'une femme renversée sur un passage piéton.

Bonjour,

 

J'ai entendu l'autre jour, en conduisant mon taxi-ambulance pour aller chercher un patient, les propos d'une auditrice se confiant à Brigitte Lahaie, laquelle, sous couvert de sexologie et d'aide affective par l'écoute, se met à la psychologie. C'est intéressant mais là, j'ai bondi dans ma voiture.

Mn_87.jpgL'auditrice en question avait été renversée sur un passage piéton par un automobiliste et reprochait à son mari d'avoir laissé filé ce dernier aux Urgences alors qu'elle aurait eu besoin de dire à cet homme ce qu'elle ressentait, c'est-à-dire sa colère, sa peur, sa surprise, ses questionnements sur cet acte grave pour un conducteur. Elle se disait trahie et déçue par son mari, qui n'avait pas respecté sa demande. Brigitte Lahaie lui a dit : "Oui, c'est un fait que vous vous sentiez trahie et pas respectée.... Mais essayez de travailler sur ce fait qu'on vous ait renversée sur un passage piéton... Cela peut vouloir dire qu'on cherche à vous faire comprendre que vous devez changer de route, tout simplement. Car rien n'arrive par hasard. Se faire renverser ainsi doit vous inciter à vous questionner sur votre vie et à prendre des décisions sur la direction à prendre, symboliquement." 

Je suis choquée que Brigitte ait pu donner cette explication pseudo-spiritualiste à cette dame victime d'une personne qui l'a renversée. Des dizaines de piétons sont renversés en France. Certains en meurent. Des enfants, des mères de famille, des vieillards, des papas, des personnes poursuivant leur chemin tranquillement. Happés par des automobilistes qui se croient tout seul, sans respect, sans regard pour le fragile piéton. Vous allez aussi leur dire qu'ils devraient réfléchir au signe de la vie que leur a apporté cet incident et dans leur au-delà, pour ceux qui sont morts, leur dire : "Hé bien, oui, vous deviez changer de route.... Ben, vous avez bien réussi !" Mn_69.jpgAllez dire cela aux parents des enfants renversés par une voiture et dont le corps allongé repose au fond d'un cimetière. Allez dire cela à la maman qui va porter ses larmes et ses fleurs sur la tombe de son enfant déchiqueté par une voiture meurtrière. Allez dire à cette maman ce que j'ai pu entendre à la mort de ma fille : "Votre fille est partie pour vous faire avancer, pour vous donner une épreuve nécessaire."

Mn_88.jpgArrêtez donc de penser que le monde tourne autour de notre nombril et que les évènements arrivent parce qu'on les attire. Arrêtez, chers penseurs du Nouvel Âge, de baratiner les gens en leur disant que c'est de leur faute s'ils ont des épreuves et puis de dire que bientôt, ceux qui seront prêts vont passer dans une autre dimension. Ce sont des propos entendus dernièrement et relayés sur internet. Avec le monde qui va mal et la France qui part en déconfiture, beaucoup croient en ces idées absurdes. Je vous en conjure, restez les pieds sur terre. Respectez les victimes et n'allez pas encore leur dire qu'elles ont vécu une agression ou un accident parce qu'elles devaient comprendre quelque chose ou changer de direction. Parfois, c'est vrai... mais arrêtons cette psychologie narcissique et culpabilisante, basée sur des croyances nébuleuses.

Les épreuves qu'on a... personne n'a le droit d'en tirer des conclusions.

Je pense à cette femme renversée, au choc qu'elle a eu... et je suis peinée pour elle.

Peinée pour tous ceux qui ont perdu un proche de cette façon.

Et automobilistes... ralentissez aux passages piétons et laissez passer les âmes à pied. Prenez soin des enfants qui marchent dans la rue, par un respect des yeux attentifs et de la pédale de votre véhicule. Ralentissez en ville et dans les villages. N'accélérez pas aux feux.

Mn_67.jpgEt ... Brigitte Lahaie, se faire renverser à un passage piéton... je ne vous le souhaite pas. Et surtout jamais qu'on vous dise que c'est un signe pour que vous changiez de trajectoire dans votre vie.

Chloé L.

15/07/2008

Pour Cyrille, jeune ambulancier décédé durant le transport d'un patient violent. Mon témoignage d'ambulancière et de taxi, avec le récit de mon agression à Caluire.

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HOMMAGE À CYRILLE HAQUEVAUX, AMBULANCIER DÉCÉDÉ TRAGIQUEMENT

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Je pense à toi, Cyrille, à ton enfant qui va arriver, à tous les ambulanciers de France et du monde entier qui font leur métier avec coeur.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Je suis touchée par ton décès tragique, causé par un patient violent et atteint mentalement que tu devais accompagner, et je tenais à te rendre hommage sur mon blog... où je parle de notre métier régulièrement dans le chapitre : "Ne tirez pas sur l'ambulance" (cliquer sur ce titre à gauche dans les catégories).ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis

Cyrille Haquevaux, 24 ans, se trouvait à l'arrière de l'ambulance lorsque le patient transporté, atteint mentalement, s'est agité brutalement et a essayé de sauter de l'ambulance, entraînant dans sa chute le jeune ambulancier sur le bitume de la voix express. Cyrille ne se releva pas et fut emmené à l'hôpital de Saint-Brieuc. Il est maintenant décédé et son enfant va bientôt voir le jour, sans que Cyrille n'ait pu le voir, lui qui s'occupait de tous ses patients avec générosité et coeur.


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J'ai repris le travail et les faits se sont reproduits, avec des coups violents reçus dans le dos et à la nuque, malgré mes avertissements à l'employeur et aux parents, lesquels ne m'ont pas cru. "Leur fils ne pouvait pas avoir fait cela." La mère m'a accusée de n'avoir aucune autorité. Au final, je n'ai eu aucun mot réconfortant ni le semblant d'une compréhension... J'ai eu du mal à m'en remettre, et en plus, suite à tout cela, j'ai perdu mon travail. Heureusement, j'en ai retrouvé un depuis, et j'ai repris courageusement la voie que j'aime : le transport et l'accompagnement de personnes malades, âgées et handicapées.


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En juin 2004, je m'étais déjà fait agresser à Caluire, près de Lyon, par une bande de jeunes qui ont lancé des pétards sur mon taxi, alors que je transportais un client et que j'étais arrêtée dans un embouteillage. Je suis sortie du véhicule et un des jeunes (il avait environ 18-20 ans) m'a menacée verbalement, avec tant de haine dans les yeux que j'en resterai à vie troublée...

Troublée et interpellée par la haine d'un inconnu qui vous prend pour cible, sans aucune raison. Il m'a lancé un pétard en plein visage, pétard qui a explosé près de l'oeil gauche. Je suis restée choquée en attendant les pompiers, qui m'ont emmenée aux Urgences. Ils ont été formidables. Les policiers sont venus assez rapidement sur les lieux et m'ont révélé qu'ils n'arrivaient pas à mettre la main sur cette bande et qu'ils craignaient ces jeunes. Ils étaient d'ailleurs tous partis en courant de la petite place où ils sévissaient.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences,cyrille haquevaux,saint-brieuc,danger,ambulance,accident,caluire,bande,violence,victime,orphelin,drame,métier,handicapé,handicap,protection,conducteur,courage,héros,collègue,traumatisme,témoignage,médical,accompagnement,fuite,suicide,déséquilibré,mort,deuil,gâchis


J'ai eu beaucoup de chance de ne pas perdre un oeil ou l'ouïe et de n'avoir aujourd'hui aucune séquelle. Il n'y a eu aucun témoin ayant apparu non plus, alors qu'il y avait du monde aux balcons, dans les commerces, dans les voitures alentour. Personne n'est intervenu, ni n'a réagi pour m'aider, à part le client que je transportais... qui a eu peur lui aussi. J'étais alors enceinte et je remercie le Ciel de m'avoir permis de garder mon fils, malgré le choc.ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgences

ambulancier,taxi,agression,psychiatrie,urgencesCe sont des métiers à risque, comme chaque fois que j'ai transporté en VSL (véhicule où on est seul avec le patient assis) des malades sortis de l'Hôpital Psychiatrique, parfois sur de longues distances.


Je me souviens d'un jour où on nous avait confié un monsieur de l'Hôpital psychiatrique pour l'emmener en dialyse. Il s'est mis à mordre mon collègue à l'arrière et à se débattre dans tous les sens. Le cadre ambulancier avec qui j'étais ce jour-là me suppliait de faire aussi vite que possible, ce que j'ai fait, passant à travers les embouteillages par miracle et aussi grâce aux automobilistes qui s'écartaient pour me laisser passer. J'ai traversé toute l'entrée de Grenoble à toutes trombes pour arriver le plus vite possible au CHU.

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Un médecin avait tout de même fait remarquer à ma patronne, lorsque j'ai été frappée, qu'aucun filet ou grille de protection n'était installé dans le véhicule que je conduisais.

Je pense à toi Cyrille......... et à ta famille, à ton enfant orphelin d'un papa. Je pense à ton collègue traumatisé par ton décès et par ce drame terrible.

Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Nous faisons un beau métier mais quelles difficultés nous traversons et quelle méconnaissance de la société existe sur cette profession souvent rabaissée et délaissée ! C'est un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres, ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. 

Chloé Laroche

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RAJOUT : J'AI SU EN 2012 PAR LE COLLÈGUE DE CYRILLE (VOIR SON COMMENTAIRE) QUE SON FILS VA BIEN, QU'IL EST TRÈS BEAU ET QU'IL RESSEMBLE À SON PAPA.

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Photos : je remercie le site Photosearch et Bing images pour la plupart des photos de cet article. Le mandala de larmes vient du site : http://koah.over-blog.com/30-categorie-10168075.html

La photo de la personne tournée de dos devant le lac du Bois Français a été prise par moi.

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.... Vous pouvez lire ci-après des extraits du site des Ambulanciers, expliquant les circonstances du décès de Cyrille, jeune ambulancier et futur papa.



__________________ Hommage à notre collègue ambulancier  dans l'exercice de ses fonctions____________

(extrait du site des Ambulanciers .... http://ambulancier.over-blog.com)


Le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière.
Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express.
Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours.


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Extrait du reportage LCI :

PAS DE SANGLE.

Selon un employé de l'hôpital de Saint-Brieuc souhaitant rester anonyme, le jeune homme "très baraqué" venait de traverser une phase d'agitation, "de celle où ils veulent tout casser". D'après cette même source, le patient était allongé sur le brancard non sanglé. Au bout de 10 minutes de trajet, à hauteur de la commune de Plérin, "le patient réussit à ouvrir la porte du véhicule", raconte Bastien Diacono, le procureur adjoint du tribunal de Saint-Brieuc.

Dans des circonstances encore indéterminées, le malade entraîne dans sa fuite l'ambulancier. Les deux tombent sur le bitume. L'ambulancier ne se relèvera pas. Le patient, lui, passe la glissière de sécurité sur le terre-plein central. Le jeune homme est percuté par une voiture arrivant en sens inverse.

______________________________ Extrait du site : http://ambulancier.over-blog.fr _____________

Notre avis :

Un problème parmi tant d'autres, mais cette fois-ci un collègue y a laissé la vie, ce qui confirme ce que l'on a toujours dit : nous ne sommes pas de simples "transporteurs" mais des professionnels de santé formés et diplômés. Ce ne sont pas des colis que nous prenons en charge mais des personnes, malades de surcroît, avec leurs différents problèmes et pathologies. Je n'ai jamais vu un chauffeur routier se faire éjecter de son camion par un colis qu'il transportait.

Le deuxième Hic c'est la transmission d'informations entre le personnel soignant et les ambulanciers... quand on voit qu'il faut parfois se "battre" pour avoir un minimum de relève. Sachant que le malade est sous la responsabilité intégrale de l'ambulancier, une fois la grille de l'hôpital franchie, il est donc nécessaire d'obtenir certaines informations à caractère médical. RAPPEL : les ambulanciers sont tenus au secret médico-professionnel, donc apte au secret partagé. Un malade psychiatrique ayant une phase d'agitation même calme sera sanglé au minimum d'une ventrale par précaution, car on le sait ce genre de patient est totalement imprévisible. Si les informations citées plus haut avaient été transmises, cela aurait certainement engagé nos collègues à sangler le malade et l'on aurait pu ainsi éviter ce drame. Dommage qu'une fois de plus il faut attendre un mort pour amener une réflexion sur le sujet.

Nos pensées accompagnent sa famille.
Sincères Condoléances.

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Les faits:

SAINT-BRIEUC. - « C'est une histoire hors norme. Avec cette affluence sur la RN12, on a frôlé une catastrophe plus grande encore. » Le procureur adjoint, Bastien Diacono et les secouristes restent marqués par la scène qu'ils ont découverte, samedi, peu après 13 h, à la hauteur de Plérin (Côtes-d'Armor). « Deux corps allongés de chaque côté de la quatre voies, il nous a fallu un peu de temps pour comprendre. »

Quelques dizaines de minutes plus tôt, une ambulance de la toute jeune société Urge ambulances revenait du centre hospitalier de Saint-Brieuc pour véhiculer un patient vers l'hôpital psychiatrique de Bégard, à 50 km. Un homme âgé de 27 ans doit y être transféré à la demande de sa famille. Quelques heures auparavant, il a tenté de mettre fin à ses jours, en voulant sauter d'un pont.

Un témoin a tenté de le stopper.

Alors que le véhicule est en route, le malade bouscule l'ambulancier installé à l'arrière. Les deux hommes sont projetés, par l'arrière, sur la voie express. Lourde chute pour l'ambulancier Cyrille Haquevaux, 24 ans, qui reste à terre. Le patient, lui, se relève et entreprend de traverser la route. « Un témoin l'a saisi par le bras pour l'arrêter dans son élan », raconte un automobiliste. Mais l'homme réussit à traverser le rail de sécurité et à se lancer dans le flot de circulation. Une voiture le heurte brutalement. L'intervention des secours ne permettra pas de le réanimer.

Le jeune ambulancier est, lui, transporté au centre hospitalier de Saint-Brieuc puis à Pontchaillou, à Rennes, où il était dimanche en état de mort cérébrale. Sa conjointe doit accoucher dans quelques jours. Son collègue, conducteur, a, lui aussi, été hospitalisé, extrêmement choqué.

Transport à risque :

Pour Bastien Diacono, le représentant du parquet, « cela pose la question de la condition de transport de l'individu atteint de pathologie psychologique ». Pourquoi le malade n'a-t-il pas été attaché ? Sa dose de tranquillisants était-elle suffisante ?

« Nous ne sommes que des exécutants, témoigne Yann Kerleau, président du syndicat départemental des ambulanciers. Le transport est prescrit par un médecin avec consignes particulières. » Mais l'évaluation n'est pas toujours aisée.

« Ce sont des transports à haut risque, estime-t-il. Il n'est pas rare que nous ayons des problèmes avec des malades agités. » Son équipe a déjà été confrontée à une tentative d'étranglement, une agression... «Quand c'est une hospitalisation contre la volonté de la personne, j'oblige mes collègues à attacher les chevilles et les poignets. C'est plus délicat quand la personne est sensée et volontaire.»


Sébastien GROSMAITRE.

Ouest-France____________________________
Vos réactions sur le Forum :



le 08/07/2008 à 12h07
Condoléances à la famille de cet ambulancier, et encore une fois un grand bravo et merci, à tous ces hommes et femmes, qui mettent leur vie en danger, pour en sauver d'autres.
Moi, Chez moi

le 07/07/2008 à 21h17
J'ai moi un fils policier qui doit souvent transporter ce genre d'individu à Sainte Anne et qui a été blessé personne n'en parle.
Mimi, Val de reui

le 07/07/2008 à 20h58
Bonjour je suis CCA depuis plus de 20 ans. Avant les médecins discutaient avec les ambulanciers ; maintenant un ordre de mission, une prescription médicale de transport (bon de transport) et les ambulanciers débrouillez vous scandaleux!!! où va t on ? les ambulanciers sont la derniére roue de la charrette ; savez vous que nous sommes des transporteurs qui bénéficient de la convention collective des transports routiers !? un camion de bananes, de viande ou une ambulance : la même convention ! scandaleux ! j'aime mon métier mais actuellement il est temps que les différents ministéres de tutelle se réveillent en tout cas toutes mes condoléances attristées pour ce collégue qui a laissé la vie pour un "fada"' ; à qui le tour ?
Ambulancier catalan, Perpignan

le 07/07/2008 à 18h53
Étant moi même ambulancier , je ne peux qu'être ému et énervé en lisant cet article , car cela fait des années que l'on crie au loup en disant qu'un tel drame se produirait et on nous riait au nez , car parfois ces transports ce font même en Véhicule Sanitaire Léger... ce qui veut dire qu'il n'y a qu'un ambulancier dans le véhicule et que ce serait-il passé si le véhicule était allé percuter un car d'enfants ? Il est temps de réglementer correctement ce genre de transport mais encore une fois il faut un drame pour que l'on se penche sur notre métier ; malheureusement il est trop tard pour notre collègue , condoléances à la famille et bon courage.
Marpin, Saint-calais

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Commentaires

Merci pour votre bel hommage à mon ancien coéquipier, stéphane de saint-brieuc.

Ecrit par : STEPHANE | 31.08.2008

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Nous sommes aussi ambulancières dans le Pas de Calais, nous déplorons ce drame et nous présentons à la famille nos plus sincères condoléances. ENCORE UNE FOIS CE DRAME AURAIT PU ETRE EVITE

Ecrit par : aicha - peggy | 17.09.2008

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Je suis passée en voiture juste après le drame les pompiers ambulance et un corps sur la 4 voies étaient là près de nous, nous allions sur st brieuc... Dès que je lis cette histoire je revois ces images, j'ai un petit bonhomme de 20 mois et je pense fort à la femme de l'ambulancier qui a maintenant un enfant, j'espère qu'elle est entourée même si cela ne remplacera pas le papa... et courage à son coéquipier qui était dans la voiture pour continuer son travail.

Ecrit par : mary | 05.01.2009

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Merci Mary pour votre commentaire et vos pensées pour cet ambulancier et sa famille ; merci à vous aussi, son co-équipier d'ambulance qui m'a écrit et à qui je pense fort. Nous soutenons très fort, ambulanciers de toute la France, sa compagne veuve et son enfant. Chloé

Ecrit par : L'auteur de ce blog | 05.01.2009

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TOUTES MES CONDOLEANCES A SA FAMILLE JE SUIS MOI MEME AMBULANCIER...................

Écrit par : Thieulent | 06/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Oui, nous pensons à sa famille et son enfant qui a quelques mois maintenant. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde. Un beau métier mais quelles difficultés et quelle méconnaissance de la société sur ce métier souvent !! Un métier de personnes généreuses et souvent exploitées. Un métier qui ne compte pas ses heures et ses kilomètres ni son écoute aux patients. Un métier d'amour envers les autres, envers les souffrants. Toutes mes pensées pour vous. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 07/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Je suis aussi ambulancier et voulais signaler que notre profession comporte des risques malheuseument non reconnus. Je viens de perdre un collegue la semaine derniere d'un infarctus, il n'avait que 48 ans. Le stress de cette profession ne l'a pas aidé c'est sur.
Nous exercons ce metier par passion mais cela devient de plus en plus dur physiquement ainsi que mentalement.
Toutes mes pensées vont a la famille de Cyrille et de Jef.
Pascal

Écrit par : Pascal | 09/04/2010

Répondre à ce commentaire

 

Cyrille, 

mon pote, mon collègue,

cela va bientôt faire 4 ans que tu nous as quitté.
beaucoup, tellement de choses on changé depuis ton départ, 
si tu savais comme tu me manques
je ne peux m'empêcher de repenser à ce jour dès que je passe sur ces lieux maudits.
je ne sais pas pourquoi j'écris sur ce blog je pense que c'est un moyen d'exorciser ses vieux démons, une sorte de bouteille à la mer qui au fond de moi espère que ces mots te parviendrons.
Je voulais que tu saches que malgré le chagrin, la rage... j'ai tout fait pour sauver ce que tu avais eu tant de mal à créer...
Je m'excuse de n'avoir réussi. 
j'ai eu l'occasion de croiser ton fils, il est magnifique, il te ressemble.
rien ne sera jamais plus comme avant, j'en ai d'ailleurs quitté le métier, trop dur...
Bref tu nous manques à tous beaucoup, on ne t'oubliera jamais.

Écrit par : lukaz | 26/04/2012

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Courage à vous Lukaz. Cyrille est parti si tôt. Ce métier est un beau métier mais si dur parfois et si peu aidé et protégé. Je pense à tous les ambulanciers de France et du monde et vous envoie mes meilleures pensées. Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2012

 

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