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24/12/2015

Lettre ouverte à Madame SAUVAGE et ses filles, pour sa défense et la révision de son procès.

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summerfield-336672__180.jpgMadame Sauvage,

 

Ce soir, vous allez passer la nuit de Noël en prison, loin de vos trois filles. Vous avez tué votre mari violent le lendemain du suicide de votre fils, le 9 septembre 2012. Ce dernier n'en pouvait plus de subir aussi les violences de votre mari défunt. Vous avez vécu l'enfer et vous, Madame Sauvage, avez eu cet éclair de lucidité de vous défendre enfin, après des années de souffrance et de violences conjugales.

La mort de votre fils a été terrible pour vous. Vous avez réalisé que tout cela devait s'arrêter et que rien ne servirait de courir à la police puisque cet homme alcoolique et vicieux vous séquestrait à la maison. Vous ne pouviez sortir, enfermée chez vous, et ce sont vos filles qui faisaient les courses et assuraient la subsistance. Ces filles terrifiées elles aussi, violées et battues depuis des années, sans pouvoir arrêter ce char infernal d'où personne ne pouvait descendre. 

Madame Sauvage, je souhaite que votre demande -et celle de vos filles- de sortir de prison, alors que vous y êtes depuis déjà trois ans, soit reçue et acceptée par la Justice. Celle-ci vient de vous condamner à dix années. Vous avez assez souffert et votre peine devient intolérable face à ces quarante-sept années de martyr que vous avez dû subir. 

Vous n'avez pu vous soustraire de l'emprise de cet homme et je le comprends, puisque ma mère a vécu la même chose. J'ai vécu cette chose de voir ma mère paralysée et incapable de nous défendre face aux violences verbales et physiques de notre père. Je pense que cela ressemble à l'hypnose que certains animaux exercent sur d'autres, comme les araignées paralysant leurs proies dans la peur et la toile de leurs desseins malheureux. 

Votre fils est aujourd'hui décédé et cela est terrible pour vous. C'est votre plus grande peine, insupportable. Je peux comprendre votre douleur, ayant moi-même perdu une petite fille en 1997, d'une maladie foudroyante. Quelle maman ne peut réagir comme vous l'avez fait ce 10 septembre, de voir ses enfants réduits à la mort face aux violences d'un homme malsain et mortifère ?  

Votre douleur a saisi la faux de la mort, arrêtant la main de cet homme levant encore ses crocs sur vous. Vous avez eu peur et vous avez dit NON ce 10 septembre, non à cette main qui vous terrorisait depuis presque un demi-siècle. Perdre un enfant est la plus terrible des douleurs, vous mettant en même temps un pied au ciel et un pied sur la terre, écartelée à jamais. On n'a plus rien à perdre, ayant déjà tout perdu. 

Vos filles et vous ont été entendues par la Justice mais pas écoutées, ni comprises. Les mots du Procureur Général prononcés pendant l'audience : qu'un "simple coup de poing" de votre mari ne méritait pas sa mort... balayait littéralement les quarante-sept années de supplices et de violences que vous avez subies, ainsi que la mort d'un jeune homme suicidé la veille de ce drame, votre fils. 

Je vous envoie toutes mes meilleures pensées de force et de courage ainsi qu'à vos filles et votre fils décédé. 

Puissiez-vous sortir vite de prison, où vous n'avez rien à y faire.

 

Chloé LAROCHE

 

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http://www.liberation.fr/societe/2014/10/28/dix-ans-de-prison-pour-une-femme-ayant-tue-son-mari-incestueux_1131295

 

PÉTITION :

http://www.mesopinions.com/petition/politique/reduire-peine-jacqueline-sauvage-tue-mari/13104

12/12/2013

Un jeune prend sa voiture alors qu'il a bu. Il tue trois personnes et fait un orphelin. Dangers de la beuverie express et des nouveaux comportements des jeunes face à l'alcool.

 

th-62.jpegUn jeune ivre part en voiture. Il a sa copine à ses côtés. Il a trop bu, se sent invincible, roule trop vite et fait une sortie de route. En face, il y a un couple avec un bébé. Le jeune les percute violemment. Le couple décède ainsi que son amie. Lui reste vivant, le bébé aussi, qui devient orphelin et grandira sans ses parents, allant de familles d'accueil en familles d'accueil. Le jeune fera moins de trois années de prison.th-59.jpeg
Aujourd'hui, il se prépare à fêter Noël avec ses amis, avec ses parents. Mais son âme est morte, il porte la culpabilité indélébile d'avoir envoyé trois personnes à la mort. Pour vivre, il croit au destin et se dit qu'il n'en a été que l'instrument... Mais un instrument d'assassinat, un instrument d'abrutis. Il a voulu se mesurer aux autres en acceptant des défis : boire beaucoup en un minimum de temps, ce qui s'appelle la beuverie express ou Binge Drinking     Quinze à vingt pour cent des jeunes sont adeptes du Binge Drinking             Les jeunes essayent de battre des records, de boire le plus possible, jusqu'à détruire leur corps et leur cerveau. Ils se confrontent à leurs propres limites, la société actuelle ne leur donnant plus les réponses et les repères qu'ils recherchent. Les parents doivent rester à l'écoute de leur enfant, doivent demeurer vigilants et parler avec leur jeune, lui parler des dangers de l'alcool très tôt, avant l'âge de douze ans.th-63.jpeg
Deux mamans ont créé une association, après le décès de leurs filles, tuées par un chauffard ivre. Elles ont appelé leur association du prénom de leurs filles : "Jennifer, Mélanie et les autres...". Elles vont dans les collèges et les lycées afin de faire des campagnes de prévention, en racontant la réalité de l'Alcool. Elles montrent des témoignages, notamment celui d'un jeune qui est devenu handicapé lourd, suite à la boisson... Il exprime que la vie tient à un fil et qu'il faut faire le choix de la sobriété et de la prise de boisson modérée.th-61.jpeg
Pour les contacter et aller plus loin, merci de visiter leur site : http://jennifermelanieetlesautres.wifeo.com/
Chacun a le choix, chacun peut prendre la route qu'il désire, en sachant qu'en face, lorsqu'on prend sa voiture en ayant bu, on devient un tueur potentiel pour les autres.
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Je vous invite à regarder la vidéo suivante :
http://youtu.be/aaxjmM4AMsk

J'espère que cet article pourra aider à éveiller des consciences.
Chloé LAROCHE
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Des chiffres qui font réfléchir et invitent à changer le rapport à l'alcool :

Du site :

http://www.preventionroutiere.asso.fr/Parents/Gerer-les-retours-de-soiree/Des-chiffres-qui-font-reflechir

 
  • 992 jeunes âgés de 15 à 24 ans ont été tués sur les routes en 2010*. Parmi eux, plus de la moitié sont décédés en fin de semaine, dont les 2/3 la nuit.
  • Chez les jeunes tués âgés de 15 à 24 ans, plus de 80 % sont de sexe masculin.
  • 90 % des accidents ont pour origine des facteurs humains. En tête : une mauvaise adaptation de la vitesse et une consommation excessive d’alcool.
  • L’alcool est la 1ère cause d’accident en France, en particulier chez les jeunes : près d’un jeune sur quatre (39,8 %) tué sur la route en 2010 l’a été dans un accident avec alcool.
  • Les lieux des accidents sont connus : ce sont le plus souvent sur des trajets entre leur domicile et celui des amis, au retour d’une boîte de nuit ou d’un bar. Ils se produisent souvent de nuit, en rase campagne et n’impliquent qu’un seul véhicule (le conducteur alcoolisé perd seul le contrôle de son véhicule).
  • Le mélange alcool + cannabis multiplie par 14 le risque d’être responsable d’un accident mortel. Or, 40% des conducteurs contrôlés positifs au cannabis le sont également à l’alcool.
  • 26 % des adolescents de 17 ans déclarent avoir des ivresses répétées, contre 5.5% des adultes.
  • D’après l’enquête ESCAPAD 2008, un quart des adolescents de 17 ans déclarent avoir consommé au moins une fois du cannabis au cours du dernier mois. C’est le produit illicite le plus précocement expérimenté (15 ans en moyenne). Il touche aussi bien les milieux aisés que les milieux modestes.

 

 

05/05/2013

Je rends hommage à Isabelle RABOU, à Noria et Luiza, à Marcel DOUZET, assassinés il y a 24 ans par la virée meurtrière de quatre parachutistes de la base de Francazal.


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J’avais fait le 7 avril 2009 un rêve horrible d’une femme tuée, massacrée... d’une voiture, de quatre hommes.

J’ai vu son regard dans la nuit. Le regard de cette femme était terrifié et empli d’horreur.


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Le soir-même, j’avais suivi “par hasard” l’émission “Faites entrer l’accusé” sur France 2.

Christophe Hondelatte revenait dans cette émission sur la virée meurtrière commise par quatre parachutistes de la base de Francazal en 1989, dans laquelle ils avaient tué deux femmes et une enfant près de Toulouse, puis un homme, Marcel Douzet, 62 ans, à Saint Romain de Jalionas, dans mon département de l’Isère.

Les quatre criminels étaient : Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans.


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J'ai souhaité rendre hommage en avril 2009, -vingt ans après les faits horribles qui se sont produits-, à Isabelle Rabou, qui avait 23 ans et était kinésithérapeute. J'ai alors écrit un article pour lequel j'ai eu des dizaines de commentaires, dont ceux des familles des victimes, que vous pourrez tous lire ci-dessous, puisque je refais cet article aujourd'hui.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Isabelle Rabou a repris sa voiture le 30 mai 1989 vers minuit, après une rencontre avec des amis.  

Trois hommes (Siauve, Feurstein et Jaouen) sont entrés dans sa voiture brusquement, l’ont poussée sur le siège passager et l’ont enlevée pour ensuite la violer. Puis ils l’ont torturée avec un parapluie et un tournevis, pendant des heures.


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Personne ne pourra jamais imaginer le calvaire qu'a vécu cette jeune femme, qui a supplié ses  tortionnaires de la laisser et de partir avec la voiture. Elle est morte dans d'horribles souffrances et une terreur abominable. Son corps a été retrouvé des semaines après.

francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,vidéo,ratp,bus,agression,haine,rêveSon père a écrit depuis à l'État car l'un des agresseurs de sa fille a été remis en semi-liberté en 2009, Thierry Jaouen. Monsieur RABOU a annoncé clairement dans la presse qu'il ne pardonnerait pas. Sa femme était morte de chagrin suite à tout cela et lui n'attendait plus qu'une chose, rejoindre sa fille et sa compagne.

Monsieur RABOU ne comprend pas que cet homme ait été relâché aussi vite. Il pense au calvaire de sa fille et aurait souhaité une perpétuité pour tous sans remise de peine et sans croyance en une rédemption des criminels.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Je rends hommage aussi à Noria Boussedra et Luiza de Azévédro, massacrées par Siauve, Jaouen et Bordji. Elles ont été enlevées ensemble par ces trois hommes le 12 juillet alors qu’elles faisaient du stop dans la nuit, puis elles ont été violées, violentées, brûlées et massacrées. Elles avaient 18 et 12 ans.

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Cela fait aujourd'hui vingt-quatre ans. La France a été secouée de voir que des jeunes hommes pouvaient entrer dans l’horreur suprême et, sans aucun remords, poursuivre leur chemin et leurs crimes.francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

On a dit d’eux qu’ils n’avaient “aucune maladie mentale”. Pourtant, ils l'étaient, à mon sens, malades. Leur maladie était la haine distillée dans leurs veines. Cette maladie ronge les âmes, les sculptent en personnages diaboliques, les taillent en diamant du mal incarné. Cette maladie n’est pas reconnue mais elle existe. Elle est invisible et insidieuse. Elle vient de l’enfance, de la grossesse parfois, de l’adolescence. 

L’un des criminels était un enfant issu d’un viol, voilà pourquoi je parle de la grossesse.

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La fille de Marcel Douzet, Pascale, a réagi à mon article en m'écrivant : "Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté."francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

Puis elle m'a écrit d'autres mots par la suite, suite à un échange avec un Mr Metternich qui écrivait :

"La justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps. On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent."

Pascale, la fille de MARCEL DOUZET, m'a écrit ceci en juillet 2011, en réponse à de nombreux échanges et questionnements -que vous pourrez lire en dessous de mon article- :

 "Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

 J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie. Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisées. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner." Pascale Rogemond Douzet

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Linda, la soeur de Noria, m'a écrit aussi ces mots, que je souhaite partager avec vous :

"Je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les émissions qui rappelent cette horrible affaire car il ne font qu'approfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconques institutions. Les experts se sont penchés sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J'ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si de rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublierais jamais, je ne leur souhaite pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux."

Linda BOUSSEDRA_______________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

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J’envoie mille pensées à Isabelle RABOU, à Luiza de AZEVEDRO et Noria BOUSSEDRA, à Marcel DOUZET. Que la paix et la lumière soient le soleil de leurs âmes.

Je pense à leurs parents, au papa d'Isabelle, à leurs frères et soeurs, à leur famille, à leurs amis, à Pascale, à Linda. Il leur a fallu tant de courage et toujours aujourd’hui. C’est terrible.

Sincèrement,

Chloé LAROCHE____________________________francazal,isabelle rabou,luiza,noria,parachutistes,marcel douzet,france,agression,haine,rêve,justice,vengeance,rédemption,violence,viol,remise de peine,prison,perpétuité,article,disparition,meurtre,peine de mort,pardon,colère,mort,deuil,accompagnement,silence,amour,parent,enfant,psychiatre,expert,juge,armée,jeune,torture,semi-liberté,faites entrer l'accusé,hondelatte,victime

 

___________________ Lire les articles concernant le père

d'Isabelle RABOU :


http://www.ladepeche.fr/article/2009/11/22/720788-louis-rabou-je-ne-pardonnerai-jamais.html

 

 

http://www.ladepeche.fr/article/2009/12/22/741968-carcassonne-louis-rabou-toujours-face-a-une-justice-deshumanisee.html

 

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 _________________Article paru le 15 avril 1991 :

L’HUMANITÉ-----

 

L’HORREUR AU BOUT DE L’ENNUI :

 

“INEXISTANT dans le monde animal, le crime est le propre des sociétés humaines. Paradoxalement, on parle pourtant de bêtes pour qualifier les auteurs de certains actes criminels dont on se demande comment des êtres humains ont pu les commettre tant ils paraissent monstrueux. Le problème c’est qu’on ne s’interroge que rarement sur l’organisation sociale qui produit de tels hommes. On préfère laisser libre court à la haine pour mieux justifier l’élimination de criminels qui ne font que nous renvoyer à notre propre image.

Le procès qui s’ouvre aujourd’hui devant la Cour d’Assises de Haute-Garonne appartient à cette catégorie. Les jurés, qui vont représenter le peuple de France, vont avoir à juger quatre jeunes parachutistes accusés du viol et du meurtre du trois jeunes filles, dont une mineure de 12 ans et demi, et de l’assassinat d’un garde-chasse de 62 ans.

Philippe Siauve, 22 ans, Thierry El Bordji, 21 ans, Thierry Jaouen, 21 ans et Franck Feurstein, 21 ans étaient tous bouchers avant de se retrouver à la base opérationnelle mobile aéroportée (BOMAP) de Francazal, près de Toulouse pour y effectuer leur service militaire. Quatre « paras » comme on dit, qui tuent le temps en parlant fort et en vidant des canettes. Quatre jeunes au même profil : des enfances qui n’en sont pas ; mère de quinze ans, violence, peu ou pas d’école, placement à la DASS, délinquance… La caserne comme un exutoire et l’ennui au menu…

Le 30 mai 1989, Siauve, Feurstein et Jaouen sont en permission ; virée à Toulouse, vol de quelques autoradios ; la routine… Au moment de rentrer, vers minuit, il repèrent Isabelle Rabou, 23 ans qui arrive en voiture. Ils enlèvent la jeune femme, filent dans les champs, la violent à tour de rôle, l’étranglent avec une ceinture, la poignardent avec un tournevis et un parapluie, roule sur le cadavre avec la voiture à laquelle ils mettent le feu. Ensuite ils rentrent à la base. Le cadavre sera retrouvé un mois et demi plus tard par un agriculteur.

Le 12 juillet suivant c’est cette fois Siauve, Jaouen et Bordji qui se retrouvent à la gare Matabiau. Ils fument des joints, s’ennuient mortellement. Alors ils volent une 205 pour faire une virée au cours de laquelle ils tomberont en arrêt devant Luisa de Azévédro, 12 ans et demi et Nori Boussedra, 18 ans. Le hasard de cette rencontre leur réserve un sort horrible. Les deux jeunes filles sont en fugue depuis deux jours. Elles font du stop. Ils les embarquent et l’horreur recommence au bout d’un chemin de campagne : viols à répétition, étranglements, égorgements, coups de couteau. Détail morbide, Siauve se serait amusé à « lancer » son poignard sur le corps de Noria. Puis ils chargent les deux cadavres dans la voiture et vont faire brûler le tout dans une gravière.

Le 13 juillet, Bordji déserte. Il part rejoindre Siauve en permission chez lui en Isère. Ils sont inquiets car ils savent que l’enquête avance. Ils préviennent Jaouen à la caserne et lui disent de s’enfuir. Eux ont l’intention de gagner l’Espagne. Pour ce faire, ils commettent plusieurs cambriolages, volent des voitures, des fusils. Ces deux là ont perdu tout contrôle. Ils se prennent en photo avec des armes, tuent des vaches comme ça pour se faire plaisir, tirent sur la vitrine d’un bar, tentent, mais heureusement en vain, d’embarquer une femme, Mme Folio, à un arrêt de bus. Ils brûlent leur voiture et rentrent à pied chez Siauve à Saint-Romain de Jalionas quand M. Marcel Douzet, 62 ans, les rencontrent. Le garde-chasse s’inquiètent de leur présence dans les champs à 5 heures du matin. El Bordji le tue net d’une balle dans la bouche. Ils abandonnent le corps sur place et partent dormir chez Siauve. Le lendemain ils seront arrêtés par les pompiers qui avec les gendarmes et des chasseurs, recherchant le garde-chasse, ont organisée une battue. Et leurs aveux entraîneront l’arrestation de Feuerstein et Jaouen.

Le procès est prévu pour durer quinze jours.”

Christian Ferrand

 

____________________ “FAITES ENTRER L’ACCUSÉ”  (émission du 7 avril 2009):

 

“Lorsque le procès des 4 militaires s’ouvre à Toulouse le 15 avril 1991, tout le monde cherche à comprendre comment ils ont pu en arriver là... Le psychiatre Daniel Ajzenberg explique alors comment l’effet de groupe peut entraîner de jeunes hommes dans une telle dérive criminelle. Ce qui frappe surtout la cour d’assises, c’est l’absence totale de remords, deux ans après les faits. Dans son réquisitoire, l’avocat général demande la perpétuité pour les 4, faute de peine plus lourde… Les jurés suivent les réquisitions, avec des peines de sûreté de 15 ans pour Jaouen, 13 pour Feuerstein, et surtout 30 ans pour Siauve et El Borgi, les deux leaders, soit la peine la plus lourde prononcée depuis l’abolition de la peine de mort.” 

 

Vincent de Cointet

France 2_____

 

_____________________________________________________________________________

 

 

Commentaires parus depuis mon premier article

en avril 2009  :

 

 

Hier soir j'ai suivi cette émission vers 23h, concernant l'assassinat en mai 1989 d'une jeune toulousaine isabelle rabou par 4 parachutistes militaires toulousains.J'avoue avoir eu du mal à m'endormir juste après cette programmation. 
peut être parce que cette jeune et ravissante personne fréquentait le milieu étudiant toulousain à l'époque où j'y étais, sûrement l'ai je croisée.... 
peut être parce que j'aimerais la regarder dans ses beaux yeux noirs et la serrer dans mes bras la haut dans les cieux pour la consoler 
peut être parce que je suis en rage contre ces sous hommes qui ne savent penser qu'en dessous de leur ceinture.... 
peut être parce que je deteste la justice française qui souvent relache ces monstres... 
peut être parce que je déteste le monde masculin qui associe virilité et violence 

peut être..... 
mais j'ai eu du mal à m'endormir

Écrit par : goicoechea | 10/04/2009

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Goicoechea,

Merci pour votre commentaire lu ce matin.
Il est parfois difficile de dormir dans ce monde où on vit de telles horreurs... et toutes celles dont on ne parle pas !!
Vous dites que vous détestez le monde masculin... "qui associe virilité et violence". Seulement certains hommes sont ainsi mais pas tous.
On peut détester ces quatre parachutistes pour ce qu'ils ont fait... mais pas le monde masculin, car ce serait comme renier la forêt parce qu'il y a des loups dedans.
Avec mes meilleures pensées.
Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/04/2009

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Je souhaiterais revenir sur la partie qui concerne le rapport des experts-psychiatres, qui n'ont décelé "aucune maladie mentale" chez ces hommes. A mon avis, mais on peut être en désaccord avec moi, tous les meurtres résultent de pulsions, d'accès de folie. Tuer n'est pas, n'est plus naturel pour l'Homme. On ne peut pas pour autant conclure que tous les criminels sont fous, atteints d'une maladie mentale. 

D'un point de vue judiciaire, il faut bien différencier les névroses et les psychoses de la pathologie mentale à proprement parler. On ne considère pas la monstruosité d'un acte mais plutôt ses circonstances, à savoir s'il a été commis par un individu mentalement stable ou une personne atteinte de troubles mentaux. Je suis d'accord avec vous, de tels crimes sont choquants, presque inimaginables; on n'arrive pas à comprendre comment de jeunes hommes ont pu dériver à ce point. Mais les experts-psychiatres ne se sont sans doute pas trompés, la maladie psychiatrique ne pouvait en l'occurrence être retenue dans cette affaire; les meurtriers ont certes commis des actes terribles et inhumains, mais en toute lucidité, de sang-froid, en se débarrassant des corps, des indices. Ils ont pris conscience de la gravité de leur acte, justement en tuant leurs victimes pour ne pas être inquiétés par leur témoignage. Fous, non. Cruels, barbares, monstrueux, oui, plutôt.

Enfin pour conclure, certains faits divers, je pense notamment au massacre des infirmières à Pau, perpétré par Romain Dupuy en 2004, se sont soldés par des non-lieux psychiatriques, à cause de pathologie mentale (plus ou moins convaincante) plaidée par les avocats. Meurtrier pénalement irresponsable, donc pas de procès, pas de coupable, pas de deuil envisageable pour les familles de victimes. D'où la nécessité de faire confiance aux experts-psychiatres dans l'étude au cas par cas des affaires. 

Et malgré l'atrocité des meurtres commis par les quatre parachutistes, la nécessité d'instruire l'affaire, de poursuivre ces hommes et de les condamner, afin de les écarter au moins quelques temps de la société.

Écrit par : Guillaume | 12/04/2009

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Merci Guillaume. Vous avez entièrement raison et mon propos rejoint le vôtre. En fait j'ai développé l'idée de la maladie de la haine, car je suis bien d'accord que si ces hommes avaient été déclarés malades, ils n'auraient pas été jugés. Ils sont néanmoins malades dans leur âme et leur comportement, rongés par un mal qui pousse à répondre à des pulsions profondes de violence, de barbarie et de haine. Notre système judiciaire est dualiste. Soit on est fou, soit on ne l'est pas. Un fou est jugé irresponsable alors que je pense que bien des fous reconnus comme tels devraient avoir un procès et entendre les faits. Les familles s'en trouveraient bien mieux et pourraient aussi faire leur deuil. Ainsi, on pourrait reconnaître sans ambiguité que nombre de criminels auraient besoin d'une sérieuse aide psychiatrique au sein de la prison... au lieu de les enfermer comme des bêtes sauvages sans aide ni prise en charge mentale. Je pense que nombre de criminels vont mal, très mal et qu'ils sont dans une détresse intérieure intenable.

Écrit par : Chloé Laroche | 12/04/2009

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Chronique de l'horreur, dans cette affaire, on atteint les sommets de l'innommable...
Alors, l'un des quatre assassins vient de sortir de priion et , probablement, recommencera à tuer et violer. Il a aujourd'hui 40 ans. Ecoeurant!!!
Ca donne la gerbe.

Écrit par : Mimo Laite | 18/08/2010

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Oui, effectivement, il y a de quoi s'inquiéter... mais c'est ainsi que sur notre route, on peut rencontrer des personnes qui ont purgé une peine et ont changé et d'autres qui n'auront pas changé et seront peut-être devenues pire qu'elles n'étaient. L'enfer est sur terre, où serait-il ailleurs ???!!

Écrit par : Chloé Laroche | 18/08/2010

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Bonjour a tous,

J'ai comme vous vu l'émisssion faites entrer l'accusé, mardi soir j'ai été très choqué et mal le lendemain car je n'arrêtais pas de pensé aux horreurs qui ont été commises, par ces 4 monstres de parachutistes, a l'époque des faits j'avais 18 ans et je n'ai pas trop fait attention aux médias qui annonçé cette terrible horreurs, cela m'a beaucoup touché car j'habite pas très loin de toulouse, ce qui est innacceptable c'est que l'on puisse relaché le meurtrier et barbare, lui se balade tranquillement, respire, mange, il vit quoi...., tranquillement, sérieusement a leur place je me serait suicidé, en fait je pense aux familles des victimes, les pauvres, ils sont obligés de vivre avec cela toute leur vies, par contre il y a aussi quelques chose qui m'a surprise, on n'a pas vu et entendu la famille de luiza.

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Moi aussi j'ai vu l'emission mardi et j'ai mal dormi ensuite, car j'ai pensé comment la famille et eux meme seront détruit à jamais ....
ces quatres malades méritaient a mon gout la peine de mort !!!
je fais une grande pensée a eux, car cette emission m'a profondement choqué et que je viens de toulouse ...

Écrit par : Thomas ?????? | 20/08/2010

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Bonsoir,

Je suis profondément blessé et franchement écoeuré de cette injustice, de plus j'ai appris récemment qu'un d'eux étaient en semi -liberté, thierry jaouen et un autre qui est toujours incarcéré thierry el-borgi, a été fouillé dans sa cellule, car monsieur a en sa possession un ordinateur avec internet; il est passé en conseil de discipline et a pris 10 jours d'isolement , fil y a un journaliste qui sur son article sur internet plaint ce salopard, car il dit que cela été injuste de le mettre en isolement, et qu'il n'a pas pu accéder a internet etc... car ils n'avaient pas de preuve concréte qu'il pouvait communiqué sur internet, " Mais bien sûre" je vais le plaindre en plus, ceux que je plains cette les familles des victimes avec qui je suis de tout coeur, car perdre quelqu'un de proche est très difficile et surtout dans ces circonstances, qui eux ne s'en remettront jamais hélas, alors que la on nous raconte que cette imbécile de el-borgi ce fait un peu bouscouler en prison et que l'on devrait le plaindre, mais n 'importe-quoi le , le pauvre..chocho!!!!!.........!!!!!!!!!,,les gardiens ont bien fait ce n'est pas dix jours de cachot qu'ils auraient du lui mettrent, j'espère qu'il a subit l'humiliation en prison et ainsi que ces 3 autres camarades qui n'ont aucune personnalité, que je comparerais a des "moutons de panurges" et encore je suis sympath les moutons sont eux innofencifs, en france la justice est trop laxiste hélas, dans certains pays le problème ce serait passé autrement, soit le bagne ou la chaise électrique, pendaison, etc... et pourtant croyait moi, je ne suis pas pour la peine de mort, car des innocents ont payés de leur vie, moi personnellement ce n'est pas 15, 20, ou 30 ans que je leur mettrais c'est jusqu'a leur fin de leur vie, j'ai de la haine pour tout ces crimes qui restent impunis et impunissables, surtout quand cela touche a des personnes qui ne peuvent pas se défendre

Écrit par : nac | 20/08/2010

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Merci pour toutes vos réactions à propos de ces drames horribles. Ils ont tué froidement Marcel Douzet d'une balle en pleine figure. Marcel Douzet était une figure de la Résistance et était estimé de tous. Il était sur son vélo dans la campagne et il est tombé comme le Petit Prince a disparu dans le désert de la vie, d'un coup de feu, d'un coup de haine, d'un coup mortel et horrible d'absurdité et de monstruosité. Je pense comme vous très fort aux parents des victimes. Quelle horreur pour eux, quel enfer à vivre jusqu'à leur dernier souffle d'avoir en tête le calvaire vécu par chacune de ces filles, de ces femmes. Paix aux âmes de ces victimes et qu'elles aient le courage de rejoindre la Paix et la lumière des Anges. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 20/08/2010

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Bonjour chloé,

Je suis d'accord avec vous et j'espère qu'elle seront protégés par la lumière des anges.

Écrit par : nac | 21/08/2010

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Un esprit peut être "mauvais " sans être malade.

Écrit par : Purdey | 21/08/2010

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bonsoir,

Petit-fils de Marcel DOUZET, je tiens juste à vous présenter nos remerciements pour ceux qui envoient toujours de belles pensées pour les jeunes filles disparues et des pensées toutes aussi belles pour notre grand-pere.

le temps n'a pas tous les tamis qu'on voudrait bien lui preter.

Écrit par : docquin | 14/12/2010

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Bonjour,
Je suis la fille de Marcel Douzet, abattu froidement, dans l'exercice de son bénévolat de garde chasse, le 18 juillet 1989. J'ai témoigné, pour la mémoire de mon père, dans l'émission "faites entrer l'accusé".
Je pense effectivement que des personnes qui violent, torturent, mutilent et tuent relèvent de la psychiatrie. Le phénomène de groupe n'entraîne pas... il révèle des pulsions de meurtre et autres. Je pense cependant que sans Siauve et El Borgi, les deux meneurs, Feurstein et Jaouen ne seraient sans doute jamais devenus violeurs et assassins. Mais on ne sait jamais... Je suis par contre persuadée que El Borghi et Siauve ne sont pas réinsérables et qu'ils tuerons de nouveau s'ils sont remis un jour en liberté.
Merci pour les pensées que vous avez pour Isabelle (son papa est un ami) pour Nora et Luiza et pour mon papa bien aimé dont l'absence est éternelle.

pascale

Écrit par : rogemond douzet pascale | 08/01/2011

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Pascale Douzet,

Je suis très émue de lire votre lettre et je vous envoie toutes mes pensées dans cette épreuve terrible.

J'ai été si choquée par ce qui est arrivé à votre papa, à Isabelle, à Nora et Luiza.
Et je pense à toutes les familles, aux parents de chaque victime et à vous, très fort.

Pascale, je vous embrasse très fort et transmettez toutes mes pensées au papa d'Isabelle que vous connaissez.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 08/01/2011

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Je suis a 100 % d'accord que siauve et el borgi sont irrécupérables

Écrit par : nac | 24/01/2011

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D'où vous permettez vous de dire qu'ils sont irrécupérables?

savez vous ce qu'ils sont devenus ?
que rien ne justifie leur crime et que la douleur des famille des victimes soit une chose tout à fait compréhensible, que votre déversement de haine pour certains, votre irrespect des dispositions légales (la peine de prison est une sanction ET un moyen de réinsertion) est....étonnant.
Qui plus est le commentaire de "Nac" est avant tout un appel à la haine, une atteinte à la présomption d'innocence dans une affaire toujours pendante devant un tribunal...
merci de vous renseigner avant d'écrire des horreurs.
la peine de mort a été abolie dans toute l'europe et dans n'importe quelles circonstances, quoique vous désiriez. un homme incarcéré dispose de tous ses droits dont celui du respect de sa dignité.
la perpétuité avec 30 ans de sureté est une peine de mort sociale. c'est une torture reconnue par certains juges de la Cour européennes des droits de l'homme.

Écrit par : david | 16/02/2011

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David, je comprends votre réaction mais je vous trouve bien tiède. Je fais partie des personnes qui ont le feu bouillant et aussi révoltées devant les crimes tels que décrits dans mon article. C'est bien joli d'être tolérant envers les criminels et je l'ai été parfois, compréhensive dans certaines affaires, mais dans ce cas précis, je n'ai pas de tolérance. Je laisse les commentaires de Nac car cette personne a autant le droit que vous d'exprimer sa colère. La colère peut s'exprimer de diverses façons et je respecte la colère des amis et de la famille.
Si un jour, quelqu'un tuait mon fils.... après ce que j'ai vécu, j'ai réfléchis dernièrement que je ne donne pas cher de la peau de celui qui ferait un tel acte. Voilà tout. Cordialement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 16/02/2011

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Bonsoir, j'étais jeune, mais je connaissais Isabelle Rabou. Je profite de ce commentaire pour apporter tout mon soutien aux familles et aux amis. Demain mercredi 2 mars au soir sur W9, à 20h40, est diffusé un "reportage" retraçant notamment l'histoire d'Isa.

Écrit par : FABY81 | 01/03/2011

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bonjour
je suis la soeur de Noria et je tenais à vous remercier pour l'hommage que vous rendez aux victimes des monstres de Francazal. Je ne peux pas voir les emissions qui rappele cette horrible affaire car il ne font qu'appronfondir la mauvaise plaie largement ouverte. Je tenais à préciser qu'en aucun moment nous avions eu un soutien de quelconque institutions. Les experts se sont pencher sur le passé difficile des diables, mais qui n'a pas connu une souffrance dans son enfance mais ce n'est pas pour autant qu'on devient assassin.
J"ai une profonde haine contre ce système qui permet à des diables de sortir de prison et refaire leur vie comme si rien n'était.
Ma soeur venait juste d'avoir 18 ans, elle était belle, studieuse, généreuse, naïve et plein de vie. Ce que les monstres lui ont fait subir je ne l'oublirais jamais, je ne leur souhaites pas la mort mais une souffrance tellement atroce que la mort deviendrait un soulagement pour eux.

Écrit par : linda boussedra | 02/03/2011

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Je suis très touchée de vous lire, Linda, et que vous, la soeur de Noria, m'ayez écrit ainsi. Je comprends votre douleur et votre colère. C'est horrible ce qui est arrivé à votre soeur et aux autres victimes. Je vous embrasse très fort et je vous remercie pour votre intervention, ainsi que Faby qui m'a écrit juste avant.
Gardez le courage et embrassez bien vos parents. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 03/03/2011

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J'ai vu le reportage concernant l'affaire des paras de Francazal hier sur W9. Et j'en profite voyant que la soeur de Noria a posté un commentaire pour lui demander (si ce n'est pas trop déplacé, mais si ça l'est mon commentaire ne saurait être publié) pourquoi les policiers en charge de l'affaire n'ont pas identifié rapidement Noria et Lusia ?

En effet dans le reportage on nous indique qu'il a fallu quelques jours (ou semaines je ne m'en souviens plus) pour identifier les 2 victimes qui étaient dans la voiture et ce grâce à des bijoux retrouvés sur les lieux...
Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi il a fallu autant de temps pour identifié votre soeur Noria étant donné qu'elle était portée disparue depuis quelques temps je suppose.

Dans tous les cas si je me pose cette question c'est que je trouve que l'on ne s'est assez intéressé aux victimes dans ce reportage (voire même dans cette affaire), j'ai l'impression qu'elles ne sont que des "lapins", du bétail dans la mesure où on sait juste qu'elles ont été tuées sauvagement mais on a totalement fait abstraction de leur vie, de leur famille etc. On n'en a pratiquement pas parlé et j'aurai aimé connaître (par respect et en leur "hommage") ne serait-ce qu'un tout petit bout de leur vie car avant de n'être que "mortes" elles étaient bien vivantes et ce reportage m'a dérangé lorsque ont été diffusées des images d'archive de la scène du crime où on voit la voiture contenant ces deux corps dont on saura simplement que ce sont 2 femmes, le reste n'étant "pas important". 

Je trouve aberrant que l'on ait cherché à parler de la vie des meurtriers sans même nous parler de ces jeunes femmes, j'aurai aimé leur donné un visage, elles qui ne me sont parvenues que sous la forme d'un vulgaire tas de cendre.

Quoi qu'il en soit, même si je n'obtiens pas de réponse, je tenais à ce que vous sachiez vous la soeur de Noria ainsi que les proches des victimes que je pense à vous et à vos proches disparus, que je prends part à votre douleur (la plus horrible et la plus puissante qui existe).

Écrit par : Hippoclite | 03/03/2011

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Hippoclite, vos pensees vont droit au coeur, j'ai vu ce reportage qui m'a dégoutée, car on parlait de Noria et Luisa comme si elles n'avaient jamais exister, "des inconnues", ces deux gamines mordaient la vie à pleines dents, elles avaient une identité et une famille. Ce qui me revolte le plus c'est qu'elles auraient pu vivre si la BOMAP avait laissée les gendarmes enqueter à l'interieur de la caserne à la suite du meurtre de la malheureuse Isabelle, mais c'est l'armée et qui dit Armée "intouchable", je suis également vivement en colère contre l'avocat qui est intervenu "catala" car celui ci était notre avocat en aucun moment il n'a evoquer le nom de NORIA, en attendant il ne s'est pas empêcher de profiter de notre douleur et de se mettre dans la poche (50000Frs) soit 7500€. En plus de notre malheur, il a fallu faire face à des gens qui se servaient de cette horreur pour se faire de la publicité tel que "l'avocat catala". Les seuls soutiens qu'on ait eu étaient d'inconnus tels que vous tous. Ce reportage sur W9 a été diffusé sans que l'on soit informés à l'inverse de "faites entrer l'accusé" qui nous avait contacté, peut être que pour certains journalistes, nous sommes également inexistants. C'est vrai, Hippoclite, on ne s'est jamais interressé aux victimes ni à leur proches mais il y avait des psychiatres, des avocats commis d'office pour les assassins, aujourd'hui l'un des monstres a pu étudier, obtenir un doctorat, c'est normal, ils n'ont pas le souci quotidien du contribuable. 
Pour répondre à ton commentaire qui n'a rien de déplacé bien au contraire car il décrit trés bien le manque d'humanité qu'il y a eu autour de ce drame horrible.
Noria était partie dans l'aprés midi du mercredi 12 juillet avec la petite Luisa pour joindre une amie qui habitait Muret afin de partir toutes ensemble au bord de la mer. Pour nous Noria était partie en vacances avec ses copines, malheureusement, nous n'avions pas de telephone portable donc elle était difficilement joignable. De plus nous venions de demenager le dimanche 9 juillet, on avait pas encore installé ni la ligne telephonique, ni la tele, nous etions dans les cartons, de ce fait nous etions pas au courant de la diffusion des bijoux des gamines, pour nous NORIA et LUISA étaient en vacances chez leur amie. Lorsque la gendarmerie s'est presentée au domicile, personne ne voulait croire ce qu'ils venaient de nous apprendre, nous etions persuader qu'ils se trompaient de personne mais à la vue des bijoux, tout s'est effondré. Il n'y avait plus de doute. Et la suite vous la connaissait, par contre ce que j'aurais appris aupres de ces copines, c'est que ce jour là, Noria et Louisa n'ont pas trouvé l'amie avec qui elles devaient partir donc elles rentraient à la maison, il devait être environ 21h, il n'y avait plus de bus, elles ont tenté de joindre une cousine pour aller les chercher malheuresement elle ne se trouvait pas chez elle ce jour là, elles auraient fait du stop pour rentrer d'aprés les enquêteurs, ce que j'ai toujours eu du mal à croire car Noria était assez mefiante avec les etrangers.

Merci à vous tous de raviver la mémoire de 
NORIA, LUISA, ISABELLE et de MARCEL, qu'ils reposent en PAIX.

Écrit par : linda boussedra | 04/03/2011

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Comme d'habitude dans ce genre de reportage "graveleux" les assassins sont sous le feu des projecteurs et les victimes dans l'ombre, pas le moindre respect. Pour les images choquantes et les détails sordides les médias répondent toujours présents mais aucuns hommages, aucunes pensées pour les victimes et leurs familles. Lorsqu'ils ont annoncés qu'un des meurtriers avait obtenu un doctorat je n'ai pas pu m'empêcher de penser à l'avenir qu'aurait pu avoir Isabelle, Noria et Luisa, ça m'a profondément dégouté.
Merci Linda de nous éclairer sur l'histoire de Noria et Luisa car visiblement il ne faut pas compter sur les journalistes pour le faire, je partage également vos doutes, j'ai en effet été interloqué lorsqu'ils ont dit que Noria et Luisa étaient volontairement monté en voiture avec trois hommes.

Courage, sincérement, Emilie.

Écrit par : Emilie | 05/03/2011

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Je trouve irresponsables les gens qui excusent les délinquants de ce type. On pourrait même douter de l'objectivité de ceux qui décident de les relacher. Bien sur que ces para sont irrécupérables et il n'y a qu'à leur souhaiter toute la soufrance possible au monde. 
Il serait "drôle" (excusez le terme) de voir le changement d'avis des gens qui cautionnent la sortie de ces monstres s'ils avaient une fille qui connait le même sort. J'ai une fille de 12 ans ce qui me permet d'imaginer "l'effet". 
Je m'adresse aux familles. Je ne vous connais pas mais dieu sait ce que j'ai eu mal au ventre en regardant cette emission de ce 09 mars 2011 !
Dire que ces gens auront des enfants et un doctorat . 
Quelle honte !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : yannick | 10/03/2011

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Merci Linda de nous avoir parlé de votre soeur à qui on pense très fort, de Noria et de Luisa.

Je pense beaucoup aux familles des victimes de ces "monstres".
Mais je pense aussi que ces monstres payent ou ont payé pour certains.
Il faut espérer comme le croient certains.... que les personnes telles que celles qui ont commis ou participé à des crimes aussi horribles.... que ces personnes puissent s'amender, se défoncer pour se transformer, prendre une route différente, travailler sur eux pour changer le plomb et la merde en or, mettre assez de lumière dans le coeur qu'ils ne pourraient jamais reproduire de tels actes.

J'adresse toutes mes pensées d'amitié aux familles et ami(e)s des victimes.

Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 10/03/2011

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un drame parmis tant d'autres...

Écrit par : idomar ali | 20/05/2011

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Bonsoir,
Je suis revenue sur les commentaires faits à Chloé et j'ai lu la "rébellion" de David quant au fait que j'ai dit que Siauve et El Borgi n'étaient sans doute pas réinsérables. Ces hypothèses ont été émises par d'imminents psychiatres qui n'ont trouvé comme circonstances atténuantes à cette certitude que la jeunesse des assassins (à l'époque). De plus, nous avons, nous victimes, les moyens de savoir régulièrement où en sont les assassins et je vous apprends que Siauve a été interné (tout en étant incarcéré). Vous n'avez pas assisté au procès David et vu El Borgi sourire en parlant de mon père, en disant haut et fort qu'il ne regrettait rien pour lui. Vous ne savez rien de ce que fut notre vie après la mort de mon père. Vous ne savez pas que Mme Rabou est morte juste après l'émission "faites entrer l'accusé"... Morte de chagrin... morte de savoir ce que sa fille avait enduré. Quant à M. Rabou, qui est un ami, il est désormais sur un fil, comme un funanbule. Il ne sait même plus pourquoi il vit. Ce que nous avons vécu est un carnage. Je sais de quoi je parle. Ne parlez pas, David, de ce que vous ne connaissez pas. pascale douzet fille de Marcel douzet assassiné le 18 juillet 1989

Écrit par : pascale rogemond douzet | 06/06/2011

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Pascale DOUZET, quelle douleur vous vivez, c'est intolérable ce que ces hommes ont causé de souffrances et d'horreurs. Nous sommes de tout coeur avec vous. Croyez que je sais et que je comprends votre colère et votre chagrin. Recevez toutes mes pensées ainsi que Monsieur RABOU et je pense aussi à LINDA. Sincèrement, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 12/06/2011

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Bonjour linda, pascale et ainsi que tout le monde, j'ai été bouleversé par cette affaire et très sincèrement, je suis de tout coeur avec vous.

Écrit par : nac | 28/06/2011

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La prison n'est pas faite pour arranger ceux qui ne vont pas bien et il n'est pas surprenant que Philippe Siauve ait été interné après 20 ans de prison, mais pourquoi ne pas dire que Thierry El Borgi travaille depuis la prison, qu'il est apprécié de ses employeurs, qu'il a complètement changé, qu'il n'est plus du tout la même personne et qu'il a obtenu en prison, donc dans des conditions très difficiles, des diplômes universitaires de haut niveau.

Donc l'avis des psychiatres ne vaut pas forcément et tout homme est récupérable quoi qu'il ait fait, le considérer, c'est cela être humain.

Écrit par : Metternich | 04/07/2011

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Considérons-le mais pas ici... car en attendant, même si lui s'est reconstruit, d'autres sont au cimetière et leurs famille en pleurs et détruites.... alors que ce monsieur finisse sa vie en paix mais dans le silence ! Merci.
Chloé L

Écrit par : Chloé Laroche | 05/07/2011

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Je ne sais pas s'il s'est reconstruit. Ce que je voulais dire c'est qu'il n'est pas le monstre qu'on voudrait décrire - et que c'est cela qui est terrible - c'est un homme qui sans doute me ressemble par certains côtés.
Bien sûr les choses sont irréparables, mais il faut considérer la vie dans toute sa complexité et son drame, sinon l'on en vient à oublier sa propre humanité.
Cet homme ne peut pas être en paix, cela n'a pas de sens de dire cela. On porte sur soi le poids de son passé, mais dire que ce que les hommes infligent aux autres est intolérable ne dit rien sur ce que doit être la justice. Et la justice ne peut pas être l'élimination, justement parce que les hommes changent avec le temps.
On ne peut pas se comporter comme ceux qui tuent, même envers ceux qui tuent. Et on ne peut pas faire non plus comme s'il n'existait pas et comme s'il n'avait aucune valeur, malheureusement sans doute.
Et c'est d'ailleurs ce qui explique certaines attitudes, s'il se confronte directement à ce dont il est responsable, il se suicide, donc il est obligé de passer par des phases de contournement ou d'évitement on va dire. Je ne pense pas que cela veuille dire qu'il n'est pas conscient ou qu'il ne souffre pas de ce qu'il a fait.

Écrit par : Metternich | 07/07/2011

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Bonjour, à tous "Mettenich" veuillez m' excusé de ma franchise, mais je ne vais pas pleuré sur le sort de ces assassins, qui eux savent pourquoi ils sont en prison , je compatie surtout a la douleur et la grande peine des familles des victimes.

Écrit par : nac | 12/07/2011

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Metternich, je comprends votre propos. Je pense que certaines personnes sont bonnes à l'intérieur et que ce sont parfois de mauvaises fréquentations ou des blessures antérieures graves qui les poussent au crime .... Mais en restant du côté des familles des victimes, comprenons aussi leur colère immense, leur désarroi et leur profonde tristesse. Merci pour votre commentaire. Et... Merci à Nac.

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 13/07/2011

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Je reviens, une fois de plus sur les commentaires. Malgré mon chagrin éternel, il est évident que j'ai pensé mille fois à la réinsertion de ces hommes qui ont torturé, violé, mutilé, tué... Je n'ai pas l'esprit fermé et je crois à la rédemption. Si je savais qu'El Borgi n'est plus le El Borgi qui a tué mon père "pour le plaisir"... qui a confirmé 2 ans plus tard, lors du procès, le plaisir qu'il avait eu à le tuer et le manque total de remords de l'avoir fait... si j'étais sûre de cela... alors je serais en paix. Je n'ai pas envie de me venger de cet homme. Je ne suis pas un assassin et cela ne ramènerait ni mon père, ni les autres jeunes filles assassinées.

J'espère qu'El Borgi, Siauve, Feurstein et Jaouen ont fait un tel travail sur eux-mêmes qu'ils ne reconnaissent plus ces hommes de 20 ans qui ont commis le pire et qui étaient eux. Mais j'avoue qu'en ce qui concerne El Borgi et surtout Siauve... je ne suis sûre de rien. Et comme Chloé l'a dit... lorsque ces hommes sortiront l'important serait, outre le fait d'être irréprochables, d'être discrets à vie.Je précise que ces pensées sont les miennes et qu'elle ne reflètent pas celles de la plupart des membres de ma famille ou des familles des jeunes filles qui ont subi l'horreur. Le pardon est parfois impossible face à de tels meurtres. Il ne faut pas oublier que nous sommes tous morts quelque part aussi et que nos vies ont été brisée. Maintenant j'ai la foi et j'espère que Dieu pardonnera ce que les hommes ne peuvent pas pardonner. Pascale rogemond douzet

Écrit par : Pascale rogemond douzet | 13/07/2011

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Merci infiniment pour votre intervention, Pascale. Vous êtes dans notre coeur, dans mon coeur. C'est très touchant ce que vous nous écrivez. Recevez toutes mes pensées, à vous et votre papa. Que la paix lui soit donnée et la consolation pour vous et votre famille ainsi que pour toutes les familles des victimes. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 14/07/2011

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Bonjour

Je vous fait part de ces quelques lignes pour vous exprimer mon chagrin a propos de cette triste histoire, j'ai beaucoup étudier l'affaire des paras de francazal tous ce que je peux dire c'est que je regrette l'abolition de la peine de mort, car la douleur des meurtriers n'est que temporaire tandis que celles des familles est éternel... 
Je pense a Isabelle Rabou et a son pére Jean Louis, ayant aussi une petite fille je peux imaginer l'amour que cet homme avait pour sa fille, a coté de lui je me sens bien petit quant je vois le grand courage qu'a cet homme et aussi aux familles de Noria Luiza et Marcel Douzet.
Je n'est d'avis a emmettre concernant l'avis des psychiatres a propos des paras se francazal tous ce ke je peux dire c'est qu'ont es tous responsables de nos actes nos mains ne sont guidées par personne.
A propos, ayant consulté les archives de l'ina, je me suis apercu que Thierry El Borgi et Phillipe Siauve ont commis un cinquiéme meurtre a St Romain des Arbres dans le Gard, et je suis un peu étonné que personne n'en fais réference...
Paix au ames d'Isabelle Rabou de Noria de Louiza et de Marcel Douzet que ALLAH l'es guide vers la lumiére eternelle.

Ali Idomar.

Écrit par : Idomar Ali | 18/07/2011

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Bonsoir Ali,
Je pense que vous avez confondu Saint Romain de Jalionas et Saint Romain des Arbres, car à ma connaissance, Siauve et El Borgi n'ont pas commis d'autres meurtres que ceux d'Isabelle Rabou, de Noria, Luiza et celui de mon père - cela déjà étant absolument terrible. Alors si vous pouviez me parler de ce meurtre pour que je comprenne ce que vous avez consulté dans les archives dont vous parlez. Mais s'il y avait eu un autre meurtre, nous les familles, serions au courant je pense.
Merci Ali pour vos pensées spirituelles
pascale rogemond douzet

Écrit par : rogemond douzet pascale | 01/08/2011

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Bonsoir Pascale
En fait le nom de la commune c'est Saint Laurent des Arbres et c'est dans le Gard je suis tombé sur une vidéo de l'ina en tapant: les paras de francazal, sur google, dur le reportage le journaliste y raconte qu'un dénommé Aissa Badaine a été abattu non loin de chez lui dans le Gard pendant la cavale d'El Borgi en voulant rejoindre Phillipe Siauve dans l'Isére, l'itinéraire passe logiquement par le Gard, de plus des témoins ont affirmé que la victime a été abattu par une personne au crane rasé la description corespondrait a celle d'El Borgi... 
Voila je vous laisse découvrir cette vidéo puis vous me direz ce que vous en pensez. 
Crdialement.
Ali Idomar.

Écrit par : Ali Idomar | 25/08/2011

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Bonjour à tous.
J'ai moi aussi été horrifiée par cette sordide affaire mais qui ne le serait-pas ?
Je pense au calvaire des victimes et à la souffrance de leurs proches, j'ai ressenti une douleur similaire lors du viol collectif de ma soeur par une bande de voyous du même genre. Par chance, elle n'a pas été tuée, mais elle souffre encore beaucoup aujourd'hui, mes parents et moi aussi d'ailleurs car elle n'a jamais plus été la même, il y a quelquechose de cassé en elle...
Je m'interroge beaucoup sur l'état mental des coupables de ce genre d'horreurs et sur l'évolution psychique des protagonistes de l'affaire Francazal.
Pascale rogemond douzet, vous dites plus haut que vous avez les moyens d'être informée régulièrement du devenir des assassins : comment se fait-il que Siauve soit interné 20 ans après alors qu'il n'a pas été considéré comme fou par la Cour d'Assises ? Est-il devenu psychotique à cause de la prison ? Savez-vous ce qu'est devenu Feuerstein ?
A croire le commentaire de Metternich, El Borgi s'est métamorphosé, a fait des études etc...Pensez-vous qu'une transformation soir possible pour ce genre de personnages ?
Je suis impressionnée par votre sagesse sereine malgré votre chagrin, vous dites croire à la rédemption.
J'aimerais y croire aussi mais c'est tellement difficile...

Écrit par : Marie-Laure | 05/09/2011

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Bonsoir Marie-Laure,
je crois à la rédemption parce que j'ai la foi. Sans bigotterie aucune. C'est en moi comme j'ai un coeur. La foi aide beaucoup. Elle n'empêche pas le chagrin mais l'atténue souvent. Elle ne permet pas la haine mais l'ouverture d'esprit. Ce n'est pas toujours simple. Il y a des souvenirs, des dates qui font resurgir des colères. Il faut faire le dos rond, penser à ce qui est bon pour ne pas sombrer à cause de la laideur. Oui, chère Marie-Laure... ce n'est pas facile...
Nous savons "l'évolution" des assassins par des tas de ficelles : nous demandons des extraits de naissance avec dernière mentions marginales. Cela nous a permis d'apprendre que FEurstein s'est marié en prison. Nous avons aussi des amis qui ont fait partie de l'enquête et qui nous préviennent quand quelque chose bouge. Ainsi, nous avons appris il y a dix-huit mois que Jaouen a été libéré. Je pense que FEurstein le sera bientôt.
C'est par des tuyaux que je ne citerai pas que nous avons appris que Siauve avait été interné en prison, qu'il avait "pété les plombs". Je pense que comme assassin d'une fillette de 12 ans, de jeunes filles et d'une personne âgée... il a dû être pris à partie par les co-détenus. Il faut dire que Siauve était déjà quelqu'un de "dérangé" avant. Preuve est de ce qu'il a été capable de faire ! Et ainsi que je l'ai déjà écrit, les experts l'avaient déclaré "perturbé" et non réinsérable (le seul point positif étant sa jeunesse à l'époque)
Quant à l'assassin de mon père, Thierry El Borgi, il va passer son doctorat en informatique et nul doute qu'en 2019 une demande de remise en liberté sera faite, puisqu'il aura accompli ses 30 de peine incompressible. La suite appartient à la justice. Mais il ne faut pas être dupe : ils vont tous sortir de prison et nous le saurons.
Je prie pour que ces hommes soient vraiment réinsérables car si l'un d'eux venait à tuer de nouveau... ce serait une nouvelle tragédie : celle de la récidive.
J'ai bien du mal à y penser. Là, en vous écrivant, cela me fait monter les larmes aux yeux.
Il faut vraiment que nous nous aimions beaucoup, nous êtres humains si beaux et si vaillants... pour que nous soyons vainqueurs de ces êtres qui ont osé prendre des vies... comme cela... pour le plaisir...
J'ai écrit avec mes tripes... pardonnez-moi 
pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 01/11/2011

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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bonsoir,
ali,kchme sou9 nogayounk.

Écrit par : aicha | 14/01/2012

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Très intéressante cette conversation ! pour info, Jaouen est sorti de prison en 2009... il est marié et il a même son profil sur FB ! lorsque l'on voit ses écrits ou ceux de sa femme, on ne peut pas dire qu'il a appris grand-chose durant ses 21 années d'incarcération ! je rappelle que Jaouen a été condamné à une peine de prison à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 15 ans... Feuerstein, lui, a été condamné à la même peine sauf pour la mesure de sûreté et même s'il va sortir bientôt, il aura passé près de 25 ans en prison alors que sa mesure était infèrieure à celle de Jaouen ! ce qui signifie aussi que les juges qui ont eu à statuer ont pris soin de regarder très attentivement ses perspectives de réinsertion... il ne faut pas oublier non-plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! Siauve... il est en Maison Centrale à Arles... entre 2 internements psychiatriques... Olivier Maurel (ancien directeur de Maison Centrale) parle de Siauve dans son 1er bouquin même s'il a pris soin de ne pas nommer le personnage... Siauve voit des démons partout, a fait plusieurs tentatives de suicide et s'est copieusement tailladé le corps, y compris le visage lors de ses nombreux rites... il mesure 1,65 m et pèse 55 kilos... et ne ressemble à rien ! ce type est parfaitement inapte à reprendre une vie en société... en 2019 ou en 2030... il restera à vie en prison et par les temps qui courent, je doute fort qu'un magistrat aura le coeur à prononcer une libération conditionnelle ! El Borgi... il est au centre pénitentiaire de Bapaume, dans le Nord... il suit un doctorat d'informatique... pour un type qui était déclaré comme débile léger en rentrant en prison, il fait fort ! pratiquement le seul détenu en France qui dispose d'un CDI avec une société d'informatique en travaillnt dans sa cellule... il a eu quelques problèmes avec l'administration car celle-ci pensait qu'il avait installé internet dans sa cellule avec les moyens du bord alors qu'il réalisait des essais de logiciels de sa conception... c'est sûr que si les détenus commencent à avoir Bac + 10... cela va agacer des surveillants ! à mon avis, il sortira en 2019 ou 2020... cela écrit... on a déja vu des monstres qui passaient 20 ans de prison, sans emmerder le Monde, et reprendre des études qui se sont avérées brillantes ! ce qui n'a pas empêché la récidive... de toute façon, ces types sont facilement repérables... Jaouen a carrément mis son adresse sur FB ! quel con...

Écrit par : Maurice | 29/01/2013

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Merci pour ces renseignements, Maurice. Vous êtes très au courant. Mes pensées vont comme vous en ce jour -et chaque jour- vers les familles des victimes. Quand je relis les commentaires de la famille ci-dessus, je comprends tant votre colère, cette douleur, ces regrets devant des vies massacrées... et cette ignorance de la vie des victimes, mises dans l'ombre au procès des assassins, dont on connaît plus la vie et le visage que ces personnes assassinées. Puissent-elles trouver la paix et que leur famille trouve soutien et réconfort, Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 30/01/2013

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Effectivement, je suis très au-courant ! d'ailleurs, les personnes qui ont été touchées par de tels drames sont forcément très au fait de ce qui arrive aux bourreaux de toutes sortes... il ne faut pas être grand clerc pour deviner, se renseigner et savoir exactement quels sont les sorts et les quotidiens de ces monstres ! je suis persuadé que certaines familles ont encore la rage Aujourd'hui... on dit souvent que si la justice a été inventée, c'est justement pour éviter la vengeance... facile à dire ! je suis toujours surpris de ces visiteuses de prison qui finissent par tomber amoureuses de types comme Jaouen ou Feuerstein... les vies de ces pauvres filles sont à tel point misérables qu'elles ressentent le besoin de se consoler avec des types qui ont commis le pire ? j'en connais une qui a joué avec le feu en tombant amoureuse d'un détenu du centre de détention de Melun... le détenu en question étant un pervers narcissique qui a écopé de 20 ans de prison ! résultat, depuis plusieurs mois, elle a été obligée de changer d'adresse et son quotidien actuel est fait de peur et de crainte... la femme de Jaouen (il s'est marié en 1998 avec elle), cela sent la pauvre fille qui n'a connu que des échecs sentimentaux et un parcours chaotique depuis des lustres... on a vu récemment une femme, médecin généraliste, visiteuse de prison, tomber amoureuse d'un type célèbre pour avoir perpétué un quadruple meurtre au milieu des années 90 ! elle a même fait le nécessaire pour que cette sous-merde puisse être libérée en conditionnelle en racontant à tout-va que son mari était innocent puisqu'il l'a dit ! pourtant, l'enquête a révélé qu'il était coupable, il est d'ailleurs passé aux aveux juste après cette boucherie... le type en question est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire à la Maison Centrale de Poissy en 17 ans de prison ! il paraît que Patrice Allègre reçoit régulièrement des demandes en mariage depuis son incarcération... la Maison Centrale de St-Maur a dû lever le pied car les courriers qui lui étaient destinés représentaient un poste à plein temps pour un surveillant commis d'office pour distribuer ces déclarations d'amour ! j'ai tout de même du mal à comprendre comment Jaouen, en liberté conditionnelle, puisse bénéficier d'un compte FB... El Borgi passe pour un détenu modèle, Mr dispose d'un doctorat d'informatique... c'est beau ! quelle réussite... en même temps, un type qui est condamné à la peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une mesure de sûreté de 30 ans... avec les griefs qui lui ont été faits... soit il sort de sa cellule et se met en difficulté avec les autres détenus qui n'apprécient que fort modérément des violeurs, assassins d'enfants et j'en passe et des pires ! soit, il reste dans sa cellule et se met à lire, à écrire, à apprendre, à reprendre des études... finalement... obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... quand on a que ça à faire ! cela m'étonnerait fort que El Borgi ait beaucoup travaillé en atelier... Florence Rey, bien plus intelligente et cultivée que El Borgi, au bout de 15 ans, elle est sortie avec un BTS de la prison pour femmes de Rennes... alors qu'avant les faits, elle était une brillante étudiante pleine d'avenir... El Borgi, lui, avait juste un CAP de boucher, un parcours scolaire et familial très chaotique... en prison, au début de sa peine, il avait le QI d'un débile léger ! soit il a volontairement trompé les psys... soit le doctorat d'informatique est vraiment à la portée du 1er venu ! je suis toujours étonné qu'en France, la quasi-totalité des gens pensent que tout détenu est réinserable... c'est faux ! environ 2500 détenus ne le sont pas... c'est pour cela qu'une ancienne Ministre de la Justice souhaitait créer des sortes de prison qui ne disent pas leurs noms... juste parce-que de dangereux criminels peuvent un jour sortir de prison, juridiquement parlant... mais aussi juste parce-que les surveillants, les magistrats et les psys, qui ont en-charge ces psychopathes, pensent que le risque de récidive est vraiment trop important pour laisser errer ces criminels dans nos paisibles campagnes... campagnes qui deviennent d'ailleurs de moins en moins paisibles ! lorsque Patrice Evrard a profité d'une permission pour enlever un petit garçon, le séquestrer et le violer à de multiples reprises dans un garage... il est tout de même notable de constater que les surveillants de la Maison d'arrêt de Caen était bien seuls à savoir que ce pervers récidiverait !

Écrit par : Maurice | 04/02/2013

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Des Thierry J. sur FB il y en a plusieurs et lorsque l'on voit les photos des profils accessibles on se rend bien compte, malgré le temps qui passe qu'aucun ressemble à l'un des 4 paras incriminés.
Ces personnes purgent ou ont purgé leur peine, ils ont payé leur dette à la société, ils ont le droit à l'oubli je pense. C'est une histoire entre eux et leur conscience mais personne n'a droit de juger autrui. 
Maurice, pour votre gouverne ce n'est pas Patrice Evrard mais Francis Evrard pour quelqu'un de soit disant très au courant vous êtes très approximatif. 
Bref, je trouve que votre post est déplacé vis à vis des victimes et vous parlez vraiment sans savoir. Votre culture Détective/faites entrer l'accusé est pathétique et lamentable.

Écrit par : alfette | 05/02/2013

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Merci Alfette pour votre commentaire mais je défends Maurice car il a le droit de s'exprimer aussi et d'exprimer la colère et le doute sur des personnes qui peuvent ou non récidiver. Il y a assez d'affaires pour voir que la sortie de prison n'est pas un gage d'innocence totale. On a tous le droit de juger et surtout de porter un jugement sur des faits graves ayant donné la mort et détruit des familles. Les années de prison effectuées ne rendent pas leurs enfants aux familles dans le deuil.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/02/2013

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Alfette... je ne regarde jamais les émissions style "Faîtes entrer l'accusé" ou autres ! je confirme bien que Thierry Jaoen, le vrai et l'unique, a bien son profil sur FB... il vit en Midi-Pyrénées, est assez baraqué, trop de sport en prison sans doute, il a les cheveux longs et c'est généralement sa femme qui se charge des écrits sur FB ! il suffit de chercher un peu... perso, j'ai trouvé très rapidement ! Personne n'a droit de juger autrui ??? ah bon !!! pourtant, cette bande des 4 a été jugée par une Cour d'Assises et par un jury populaire... le seul qui m'a fait de la peine, c'est Feuerstein ! il avait un cocard au niveau d'un oeil, probablement vite maquillé pour éviter que tout le Monde sache qu'il s'était fait sérieusement rabrouer par d'autres détenus... lui et Jaouen ont dû apprécier d'avoir été donné par les compères El Borgi et Siauve... ces Rambo de pacotille (puisqu'ils se prenaient comme tels) ont préféré s'en prendre à des femmes sans défense et à un garde-chasse âgé qui ne demandait rien à personne... ils ont même tiré sur des vaches ! pourtant, lors des interrogatoires, les Rambo se sont vite mis à table ! quel courage... pour moi, il n'y a pas de rédemption possible... ils vivent leurs vies... après, si l'un d'entre eux ou les 4 meurent de façon pas très naturelle, je ne vais tout de même pas pleurer... j'en connais même qui s'arrangeront pour aller pisser sur leurs tombes ! et en ce qui concerne la dette à la société... je doute fort que les 4 aient pu "rembourser" intégralement les parties civiles... ce terme n'est pas très approprié à la situation mais je n'invente rien, il est couramment employé par des magistrats qui statuent sur des dossiers de libération conditionnelle... en ce qui concerne Francis Evrard, c'est une faute de frappe, pas une erreur... ça arrive ! je lis régulièrement des dossiers de la Justice et de la Police, croyez-moi, je ne m'étonne pas après que des voyous voire des criminels sont libérés pour vice de procédure ou par la faute d'une faute d'orthographe écrite au dossier ! ça arrive même aux meilleurs et aux plus diplômés... perso, je n'ai pas de vengeance personnelle envers ces hommes, ni les autres qui sont en prison et pour longtemps... mais que l'on ne vienne pas me bassiner avec cette soi-disant rédemption ou prise de conscience !

Écrit par : Maurice | 07/02/2013

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j'avais vu l'affaire des 4 salopards de Francazal par le billet de l'émission "faites entrer l'accusé" j'en étais resté assez perplexe en entendant certains propos de journalistes comme d'habitude qui paraissaient complétements déformés par rapport à la dure réalité des choses dans cette affaire...
j'ai vu aussi le FB de jaouen, c'est vrai que ses 20 années en prison n'ont pas l'air de l'avoir "outillé"; j'trouve ça abbérant d'ailleurs qu'il mène une vie paisible, et Maurice: ne dis pas qu'il est baraqué le mec, quand j'vois les photos de Jaouen, j'vois un mec avec des cheveux long dégueulasses, des vieux tatouages pourris, et une tête d'alcoolique... ce mec et son environnement social me font plus penser à des personnes appartenant à une population issue du "quart monde"... et El borgi on s'en fout qu'il ait un doctorat en informatique, il mérite la prison à vie comme Siauve, c'est une personne dangereuse et ça le restera! j'serais à la place des victimes, réinsérer ou pas réinsérer j'attendrai patiemment leur sortie pour les "accueillir"... à bon entendeur

Écrit par : gillou | 31/03/2013

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Nous sommes tous d'accord sur le fait que cette horrible affaire méritait une punition lourde pour les coupables. Mais les précédents commentaires sont jonchés de ragots aveuglés par la haine.
Vous focalisez sur le profil facebook de Jaouen mais il y a une série d'homonymes et aucun ne correspond au Jaouen de cette affaire. Celui du profil que Gillou décrit comme « un mec avec des cheveux longs dégueulasses, des vieux tatouages pourris et une tête d'alcoolique » a les yeux bleus alors que le Jaouen de l'affaire a les yeux marrons et les oreilles décollées.
Il a quand même purgé 5 ans de plus que sa peine de sureté soit 20 ans, il a le droit de vivre une vie normale désormais, Alfette a raison !
Et si Feuerstein va bientôt être libéré, c'est pareil pour lui, il aura le droit à une chance de réinsertion, je ne comprends pas votre acharnement de les voir enfermés à vie, malgré l'horreur des faits, 20 ans, 25 ans ou 30 ans de prison ne sont pas négligeables. Même libres, ils seront marqués à vie par une si longue incarcération.
Le deuil des familles des victimes est à régler avec eux-mêmes et ce n'est pas dans le culte de la victimisation qu'ils parviendront à cicatriser leurs blessures et ceci, que les coupables soient morts ou vifs, incarcérés ou libres.
Les opinions de Maurice sont un éventail de clichés, je vois que vous êtes incollable en matière de ragots de wc de Cour d'Assises !
Vous évoquez l'affaire Leprince sans la nommer, en qualifiant l'accusé de « sous-merde » … mais pour qui vous prenez-vous ?!
L'enquête n'a jamais révélé qu'il était coupable, il a été condamné sur les témoignages de sa femme et de sa fille sans être étayés par des preuves matérielles... Renseignez-vous sur l'admirable contre-enquête de Nicolas Poincaré et Roland Agret.
On peut avouer n'importe quoi sous la pression d'une garde-vue, c'est le même genre de méthode qu'a subi Patrick Dils, accusé à tort d'un double meurtre d'enfants. Après 16 ans de prison et trois procès, il a enfin été acquitté et a pû reconstruire sa vie grâce au soutien de sa famille et de sa rage de vivre.
C'est à cause de gens comme vous Maurice, que ce genre d'erreur judiciaire arrive. 
Vous êtes méprisant du monde ouvrier en disant « ...il est tellement idiot qu'il n'a même pas été foutu de décrocher un diplôme de manutentionnaire... » 
Encore une fois, pour qui vous prenez-vous ?
Vous semblez rempli de rancoeur et de frustration, vous dénigrez de la même façon les grandes études informatique d'El Borgi. S'il a pû étudier et réussir un doctorat, c'est que la prison l'a structuré et l'a fait mûrir ! 
Et dire qu' « obtenir un doctorat après 25 ans derrière les barreaux, c'est à la portée de beaucoup... » je suis persuadé que non ! Beaucoup ne pourrait pas y arriver et même hors prison, en fait vous ne supportez pas que ses compétences intellectuelles soient supérieures aux vôtres !
Quant à Siauve, ses troubles mentaux n'ont rien d'étonnant, c'est même fréquent paraît-il dans le monde carcéral de développer ce genre de symptômes.
A ce sujet, un très bon film-documentaire est sorti sur le quotidien des femmes psychiatres au SMPR des Baumettes ( "Etre là" de Régis Sauder ).
Il est probable que les troubles mentaux de Siauve soient une réponse à la prise de conscience de ses actes, sans vouloir me prendre pour un psychiatre, l'expression qui pourrait le définir est « décompensation psychotique ».
En réalisant l'horreur de ses actes, il y a une sorte de fracture de la personnalité qui se produit ( comme les pièces détachées d'un puzzle ) et les symptômes (délire, hallucinations) sont les réactions de cette décompensation. 
Une tentative de suicide peut dans ce cas, être interprétée comme une échappatoire. Ce genre d'épisode délirant se soigne avec des médicaments et n'interdit pas la possibilité d'une réinsertion.
Arrêtez vos jugements radicaux en parlant de prison à vie pour Siauve et El Borgi, il faut plutôt étudier leur évolution depuis 20 ans et sur les années à venir pour se prononcer sur une potentielle dangerosité encore active.
De toute façon, même s'ils sortent un jour, ils seront encore longtemps surveillés, pour reprendre encore une phrase de Maurice ( pour cette fois je lui donne raison ) « ...il ne faut pas oublier non plus que ces types retourneront en prison au moindre faux pas... Y compris s'ils se mettent à pisser sur le paillasson d'un voisin ! ».

Écrit par : Marco | 09/04/2013

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marco, j'ai lu ton commentaire et je dois avouer que j'suis quand même assez d'accord avec tout ce que tu dis; cependant, je suis persuadé que le profil de Jaouen dont je parle est le bon: en effet, en fouillant dans son profil, on remarque qu'il est né en 1970 car sa femme annonce son anniversaire... il a le même style de coupe de cheveux que dans "faites entrer l'accusé" sauf avec 20 ans passées... et regarde son expression de visage, c'est la même... juste au niveau des oreilles que j'ai pas compris... et lis sa phrase de citation où il dit "qu'il ne faut pas faire de conneries et que ca lui fait perdre plusieurs années etc...", ça peut être que lui... 
mais dans cette histoire, je pense que s'il n'y avait pas eu Siauve, personne des autres n'aurait été en prison, même El borgi...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

L'affaire Dany Leprince !!! tiens, parlons-en... perso, je n'ai jamais douté une seule seconde que Leprince ait été coupable, d'ailleurs, en garde à vue, il a dévoilé pas mal de détails sur les meurtres, détails qu'il ne pouvait pas inventer ! mais j'ai toujours douté que Leprince ait agi seul... à la Maison Centrale de Poissy, la plupart des détenus le surnommaient "Le Bénêt" voire "Le Simplet" sauf que les détenus de la MC de Poissy ne sont pas réputés pour être les autres nains ! à l'époque des faits, Leprince n'était tout de même pas un prix Nobel de philosophie... des rancoeurs familiales et des jalousies sont l'origine de ces meurtres, il est probable que sa femme l'ait accompagné voire manipuler pour le pousser à ces horreurs... Leprince est un faible, il n'est sorti de prison que parce-que sa nouvelle compagne a poussé pour qu'il sorte, le Bénêt est trop bête prendre la moindre déçision tout seul... il se fait manipuler par sa femme complètement hystérique qui le pousse à commettre l'irréparable et 17 ans plus tard, c'est une autre femme qui le sort de sa taule en clamant partout que son chéri est innocent ! ben voyons... Leprince est coupable, le seul problème, c'est qu'il n'était pas seul au moment des faits... il a eu tout le temps pour réfléchir en prison et donner un ou plusieurs noms... il ne l'a pas fait ! 

El Borgi... la prison l'a structuré !!! ah bon... 1ère nouvelle, je viens d'apprendre que la prison structure un détenu... pourtant, la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un pire état que lorsqu'ils y sont entrés, c'est de notoriété publique ! lorsqu'un type a été condamné à une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie de 30 ans de sûreté, il a 3 choix possibles :
- Le suicide car il sait qu'il ne tiendra pas toutes ces années...
- L'évasion car il n'a plus rien à perdre...
- Passer son temps de détention de la manière la plus intelligente possible...

Dans le cas de El Borgi, il a choisi les études ! c'est assez louable mais de toute façon, à partir du moment où ce Rambo de pacotille a su, dés les 1ers jours, qu'il lui serait impossible de franchir les murs d'une Centrale et qu'il n'avait pas les couilles de se suicider, il lui restait donc les études... et puis, étudier dans sa cellule, cela permet aussi d'échapper aux intentions malsaines des autres détenus qui n'ont jamais apprécié un type condamné pour avoir kidnappé, séquestré, violé, battu à mort et tué des jeunes femmes et une jeune fille notamment... et flinguer gratuitement, à bout portant, une personne âgée, ce n'est pas non-plus très bien vu en prison... y compris par des surveillants pénitentiaires ! alors, autant passer son temps en cellule, à bouquiner des manuels d'utilisations d'ordinateur et les décortiquer façon Meccano... ça occupe l'esprit !

En ce qui concerne Siauve... il est une épave destinée à errer entre quartier de MC et UMD ! il est ce qu'il a toujours été... il souhaitait tirer sur tout ce qui bouge dans des contrées dans lesquelles l'Armée l'aurait envoyé... finalement, il est resté à faire la plonge au Mess ! Mr n'a pas apprécié, il avait sûrement besoin de se défouler... cela a commencé par des vaches, ensuite, des tirs dans la rue comme ça pour s'amuser... il est clair que Siauve et sa bande ont dû avoir de sérieux problèmes avec la Communauté Maghrébine en prison puisque, à l'époque des faits, "ils voulaient tuer du bougnoule" ! dixit leurs propos... 

Quant à Dils, des ombres demeurent... certains magistrats ont même considéré qu'il avait peut-être été un "compagnon" de route de Francis Heaulme ! le pauvre type qui se fait épingler pour des meurtres, qui avoue tout et qui passe 15 ans de prison à dire "Ce n'est pas moi, je n'y étais pas !"... de toute façon, Heaulme est certainement coupable mais il ne dira jamais rien... sa soeur, qui vient lui rendre visite régulièrement au parloir de la MC de Ensisheim, lui a dit que si c'était lui le tueur, plus jamais elle ne viendrait le voir ! c'est beau la famille...

Écrit par : Maurice | 10/04/2013

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toute façon j'ai jamais compris comment ça se fait que personne ne les ait remis en place ces mecs là quand ils étaient à l'armée, quand jvois leur gueule et surtout leur physique mais moi jles aurais cassé en 2 un par un...

Écrit par : gillou | 10/04/2013

Bonsoir, je viens de lire tous les nouveaux commentaires concernant Siauve, El Borgi, Jaouen et Feurstein. Je suis la fille du garde chasse que El Borgi a assassiné.
Je crois que vous avez tous un bout de vérité. Je comprends que Marco soit dubitatif quant à la réinsertion d'un El Borgi docteur en informatique. Je le suis aussi. Parfois, je pense même que viendra le jour où ils sortiront et que n'ayant pas la possibilité de s'insérer dans la société, ils reviendront sur les lieux de leur crime pour tuer des personnes de notre famille ou des familles des autres victimes.
Si j'étais seule.. je m'en moquerais. Mais j'ai des enfants, des petits-enfants, de frères, des soeurs, des neveux et des nièces.
De vous lire, tous, ce soir, m'oppresse parce que vous avez un regard extérieur et que, peut-être,vous voyez des choses que je ne vois pas.
En tous cas, surtout Marco, je vous trouve sympa de vous intéresser à nous en vous intéressant à ces monstres.
Il faudrait tellement parler, réfléchir, partager pour... avancer !
Merci de vos mots, quels qu'ils soient.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 11/04/2013

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Franchement, je doute fort que Siauve sorte un jour... El Borgi aura une possibilité de sortir puisqu'il a de brillantes études à son actif et il aura une cinquantaine d'années losqu'il pourra sortir... mais généralement, avec un casier judiciaire long comme mon bras, il est probable également qu'il continue 5 ou 6 ans de plus après sa période de sûreté... Feuerstein, lorsque l'on voit qu'il en est à sa 23ème année de détention alors que sa mesure de sûreté était de 13 ans, cela risque d'être compliqué la réinsertion ! les magistrats ont dû prendre beaucoup de précautions pour lui laisser entrevoir une sortie prochaine... quant à Jaouen, je persiste et je signe... il a son profil sur FB ! c'est sa femme qui écrit mais c'est bien de lui dont il s'agit ! à lire les commentaires sur son profil, apparemment, rien n'est simple dans sa vie... Dorénavant, il s'en prend à ceux qui tabassent leurs femmes, persécutent les animaux... il devrait envoyer son CV au nouveau Pape François pour prêcher le bien dans les églises ! il paraît que l'Eglise manque cruellement de bras... on a déja vu des types au parcours carcéral version longue peine, aller se réfugier dans la bonne parole du Christ !

Écrit par : Maurice | 13/04/2013

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Suite aux commentaires, je m'adresse en priorité à Pascale Rogemond Douzet. Je ne suis pas dubitatif sur la réinsertion d'El Borgi, au contraire il semble être le plus à même de retourner à la vie extérieure. Je ne sous-estime pas votre souffrance madame, vos inquiétudes à propos de la potentielle libération d'El Borgi sont compréhensibles mais qu'il revienne sur les lieux du crime pour tous vous tuer, je n'y crois pas une seule minute.
Pour comprendre une situation, il faut faire preuve d'empathie, afin de se mettre à la place des protagonistes pour comprendre leurs actes (ça ne veut pas dire les excuser mais décortiquer les mécanismes qui les ont poussé aux crimes).
Si l'assassin de votre père est libéré, non seulement il sera filé au train dans ses moindres faites et gestes, mais il sera tellement content d'être enfin libre (alors que tout le monde espère sa mort ou sa déchéance derrière les barreaux), qu'il veillera à rester discret et savourer sa vie d'homme libre.
Il y a des chances pour qu'il pense la même chose que vous, l'angoisse que des membres de votre famille l'attendent à la sortie pour le tuer ( avez-vous pensé qu'il peut lui aussi se voir comme une victime ?).
Même si la noirceur de la nature humaine m'a toujours laissé perplexe, je crois qu'il peut y avoir parfois une remise en cause du coupable, une prise de conscience de ses actes. Surtout après tant d'années enfermé ! Il a gâché les plus belles années de sa vie (20-50 ans ) ne pensez-vous pas que l'on puisse lui donner une chance de commencer enfin une vie ?
Pour répondre à Gillou, le profil du Thierry Jaouen de Facebook N'EST PAS celui du Jaouen de l'affaire, même si celui de facebook "fait taulard" et qu'il est né la même année. J'ai comparé avec la photo d'armée de Jaouen et les séquences du procès (l'émission Faites entrer l'accusé circule sur you tube) il n'y a pas de point commun dans le physique ( le Jaouen de l'affaire a les cheveux raides, les yeux marrons et les oreilles décollées alors que le Jaouen de facebook a les cheveux bouclés, les yeux bleus, et des oreilles normales).
Je partage ton avis quand tu dis que sans Siauve, ils ne seraient pas en prison. Ce qui ressort c'est que Siauve avait une emprise sur eux et il s'est installée une dynamique de violence entre eux, qui les a finalement tous dépassé.
Pour revenir aux propos de Maurice, il faudrait ouvrir un autre forum sur l'affaire Leprince car c'est un sujet trop complexe et c'est probablement parce qu'il est "benêt" et qu'il se défend mal qu'il a endossé le rôle du coupable pour payer à la place des autres.
Concernant la prison, je suis convaincu qu'elle peut avoir un effet structurant. Si El Borgi a pû étudié autant, c'est que la prison a rempli son rôle parental d'encadrement.
Pour Siauve, il faut voir comment il évolue, rien n'est encore joué, les troubles mentaux peuvent se résorber, il lui reste encore plusieurs années pour travailler sur lui-même avant que sa peine ne soit reconsidérée.
Vous dites aussi que "...la quasi-totalité des détenus sortent de prison dans un état pire que lorsqu'ils sont entrés..." c'est une caricature mais c'est peut-être le cas pour les petites peines de 5-10 ans ( mais surtout à cause du dehors, les fréquentations, les galères d'emploi, la spirale délinquante quand on est déjà ancré dans un réseau...) il y a quand même un soutien en prison : les activités scolaires, artistiques, sportives, les gens de religion qui les aident par la Foi (pas tous des fanatiques), l'accompagnement du SPIP... Même si ça paraît être une goutte d'eau dans l'océan, tout ceci oeuvre en faveur du détenu pour sa réinsertion. Il est clair que le détenu a un gros travail à faire sur lui-même, l'isolement dans leur cellule peut aussi servir à ça.
Il est surprenant que Feuerstein soit encore emprisonné alors qu'il a eu la moins lourde période de sûreté ( sans doute grâce au talent de Dupond-Moretti )c'est qu'il doit avoir un comportement inapproprié. Comme quoi, les magistrats ne relâchent pas aussi facilement les détenus...

Écrit par : Marco | 13/04/2013

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Marco, je reste sur ma position: le profil FB de jaouen est bien le bon, même Maurice le dit. J'ai regardé les images dans faites entrer l'accusé et on distingue pas bien les yeux de Jaouen donc je vois pas comment tu peux dire qu'ils sont bruns... 
El Borgi ne récidivera pas, c'est impossible, pourquoi se serait-il mis à faire des études sinon? le psychiatre n'avait pas décelé chez lui de personnalité de type psychopatique (mis à part Siauve qui s'en rapprocherait le +...) ça doit être le genre de mec qui a trop de fierté et qui décide d'un truc et qui le fait et qui ne revient pas sur ses décisions... le psychiatre l'a bien dit encore une fois: ils ne supportaient pas la moindre frustration. mais on ne peut pas le porter en victime et pour moi ça serait tout à fait légitime que les membres des famille des victimes veulent se venger contre lui à sa sortie... 
quand à Feuerstein c'est bien fait pour sa gueule qu'il soit encore en détention, le mec jsuis sur il pensait avoir moins dannées de prison que les autres en venant au procés en costard! pauv' type!

Écrit par : gillou | 14/04/2013

désolé pour les fautes, on est dimanche soir et j'suis fatigué. Ce reportage m'a beaucoup intrigué car on a vraiment l'impression qu'ils ont l'allure de jeunes normaux de l'époque, ils ont limite des tetes d'étudiants, comme quoi ne jamais se fier à l'apparence... et le pire c'est qu'il n'y a eu aucune justification de leur part, aucune raison... j'ai été impressionné par la diplomatie de Pascale Douzet dans le reportage...

Écrit par : gillou | 15/04/2013

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Cher Gillou, il n'y a pas que "faites entrer l'accusé" dans la vie il y a aussi les journaux ! Le Jaouen en question, on voit sa tête en gros plan dans le "nouveau détective" de l'époque, il a clairement les yeux marrons et pas le même visage que ton Jaouen de facebook. 
Par ailleurs, je ne vois pas en quoi Maurice détient la science infuse, il dit que c'est lui alors c'est vrai ? C'est ça ton argument ?
Je ne prétends pas qu'il est impossible qu'ils récidivent mais il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas le cas... Mais il n'y a rien de légitime à ce que les familles fassent justice elles-mêmes ! Ils ont été condamnés si un jour ils sortent je ne vois pas ce qu'il y a à gagner de vouloir les descendre après autant d'années d'incarcération !
Oui, Pascale Rougemond Douzet a un regard lucide malgré le traumatisme, pareil pour les témoignages des autres proches des victimes.

Écrit par : Marco | 15/04/2013

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ben comme il était d'accord avec moi ben ça mconfortait encore plus dans ma position de persister à dire que c'est bien lui sur facebook... il est vrai que j'ai connu cette affaire grâce à faites entrer l'accusé... mais j'ai aussi lu un livre où ils en parlent dedans avec une photo de Siauve à la fin qui met un coup de pied dans l'appareil photo d'un journaliste, (plus débile que lui tu meurs...)
après oui Maurice peut dire nimporte quoi, la preuve en est qu'il a déjà dit assez de conneries sur l'affaire Leprince dans ses écrits un peu plus hauts...
l'affaires des paras nous montrent aussi que la police n'a aucun impact et aucune influence étant donné qu'elle n'avait même pas le droit de pénétrer dans la base pour enquêter ce qui a retarder l'enquête et forcément les 4 protagonistes dont surtout les 2 principaux ont continué dans leur équipée sauvage... la vérité est aussi ici: la société et les lois ne sont parfois pas faites de façon à faciliter les choses dans les situations les plus urgentes...
j'ai énormément de respect pour les proches des victimes d'avoir réussi à s'expliquer en télévision...
de plus le médecin du village de siauve a vraiment eu de la chance je pense car ils auraient été aussi capable de l'éliminer au vu de ce qui a été dit....

Écrit par : gillou | 16/04/2013

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J'ai laissé un long commentaire qui expliquait comment les meurtres s'étaient passés, générant ainsi nos ressentis et nos craintes... mais ce commentaire n'a pas été mis en ligne et je m'en étonne. Nos propos sur ce site seraient-ils filtrés ?
J'essaierai de vous parler de nouveau si j'ai une réponse quant à la suppression de mon précédent commentaire

Merci à vous de continuer à vous intéresser à nous...

Écrit par : pascale rogemond douzet | 23/04/2013

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Quand l'avez-vous mis, Pascale, votre commentaire ? Je n'ai rien enlevé et normalement, il n'y a que moi qui peut enlever certains commentaires, étant responsable des contenus et encourant des poursuites si je laissais des propos contraires à la loi. Mais ici, je n'ai rien enlevé. Plein de pensées à vous et aux familles des victimes, ainsi qu'à mes lecteurs. Chloé Laroche

Écrit par : Chloé Laroche | 25/04/2013

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Bonsoir Chloé,

J'ai mis ce commentaire le 24 avril. Je répondais à Marco et Gillou. J'avoue que pour étayer certains sentiments, j'avais révélé certaines choses que seules les victimes connaissent. Comme c'était dur (je parlais de la façon dont Isabelle Rabou est morte.... vraiment. J'en parlais pour dire à Marco que le pardon est parfois impossible).
Mais, dites-moi, Chloé s'il est interdit de dire certaines choses sans doute fort choquantes.

Je suis contente de vous lire de nouveau

bien à vous

pascale rogemond douzet

Écrit par : pascale rogemond douzet | 27/04/2013

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mon adresse mail étant donné que je n'ai pas eu votre commentaire:gillou2003@hotmail.com

Écrit par : gillou | 30/04/2013

Pascale, je n'ai pas vu ce commentaire dont vous parlez. Peut-être qu'il n'a pas été enregistré comme il faut à cause d'un bug du site. Ou bien est-ce que ce que vous disiez a été retiré d'office, ce qui est très rare, voire exceptionnel sur 20minutes.fr. Merci de me renvoyer votre message à : tagora@laposte.net
Bien à vous avec tous mes souhaits de courage et de force, 

Chloé L.

Écrit par : Chloé Laroche | 27/04/2013

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Je prends connaissance des derniers commentaires, il y a de fortes chances pour qu'il y ait eu censure. Si des propos retirés d'office sur 20minutes.fr sont très rares Chloé, il était peut-être trop choquant de laisser des propos détaillant des actes barbares au vu de tous (surtout quand on sait qu'il s'agit de faits réels).
Je me doute bien qu'il est impossible pour les personnes concerncées par l'affaire d'arriver à pardonner, Pascale.... C'est pour cela que ces drames sont jugés par des personnes extérieures au cours des procès.
Si vous souhaitez me répondre en privé, puisque le commentaire censuré était destiné à Gillou et moi, je vous laisse mon email : marco6@outlook.com
Bien à vous,
Marco

Écrit par : Marco | 29/04/2013

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Le commentaire dont vous parlez, que Pascale aurait envoyé... n'a jamais été envoyé, puisque sinon, j'en aurais eu la trace dans mes mails. ________

Rien ne peut vous faire comprendre la douleur des familles et je prends la mesure en vous lisant de combien on est loin de connaître la blessure immense des familles des victimes. Un procès n'est rien face à la cruauté des actes. L'humain ne peut juger comme l'univers va le faire.

Écrit par : Chloé Laroche | 29/04/2013

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Bien que ce genre de deuil soit impossible à faire, un procès est quand même une réparation, même infime, un verdict aussi lourd permet de voir que la douleur des familles a été comprise, c'est déjà une justice de faite. 
Quant à l'univers ou une justice céleste il n'y a plus qu'à se convaincre qu'il y en a une !

Écrit par : Marco | 30/04/2013

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Bonsoir Marco,

Ce que je disais dans ce mail était la réalité et pouvait en effet être cruel. Je le redis pour justifier le fait que certaines personnes ne peuvent pas pardonner. Je disais donc que, si de mon côté, j'avais l'esprit et le coeur assez ouverts pour entrevoir "une rédemption", ce n'était pas le cas de ma famille ou de mon ami Louis Rabou. En effet, dans notre malheur, nous avons eu "la chance" (façon de parler) que mon papa meurt en quelques secondes sans savoir ce qui lui arrivait. Mais pour la fille de Louis Rabou... et plus tard pour Luisa et Nora... cela a été.. je n'ai même pas le mot pour décrire ce que cela a été. Louis Rabou ne peut pas pardonner parce qu'Isabelle a été séquestrée, violée, torturée, "saignée" comme a dit Siauve, transpercée à coup de parapluie puis on lui a roulé sur le corps... j'avance... je recommence... et cela pendant des heures...
Voilà l'horreur que je décrivais et les propos qui ont disparu. Il y en avait d'autres. Je ne les réitérerai pas ne sachant si ceux-ci vont passer.
Quand votre enfant a été martyrisé...on ne peut pas pardonner...c'est au-delà de la possibilité d'un papa ou d'une maman.
Personnellement, j'essaie de penser que le temps change chaque être et que tout le monde a droit à une autre chance. Mais... est-ce que tout le monde a droit a une autre chance ?
C'est si difficile ! Si difficile ! Il faut essayer d'être intelligent, lucide, cohérent... mais en quelques secondes, si nous avions les assassins devant nous... que ferions-nous ? Juste l'espace de visions horribles...

Je ne sais si ce mail va passer. On verra Marco. Merci de votre gentillesse. De votre intelligence.

pascale

Écrit par : pascale rogemond douzet | 05/05/2013

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Je comprends très bien qu'on ne puisse pas pardonner des faits aussi horribles... Merci Pascale d'avoir réécrit ces mots et je refais mon article, car il le faut, afin de ne pas oublier, jamais.

Écrit par : Chloé Laroche | 05/05/2013

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29/12/2012

Grande tristesse pour la jeune femme indienne décédée cette nuit, après avoir subi un viol collectif et jetée du bus en Inde le 16 décembre.

"Une nation n'est pas perdueinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective tant que les femmes gardent le moral. Mais si les femmes perdent courage, la nation s'éteint."

(paroles amérindiennes....)

___________________________________________

 

Bonjour à tous et toutes,

 

Une jeune femme, étudiante en kinésithérapie, a été violée en Inde, à New Delhi, le 16 décembre par cinq hommes, battue à coups de barre de fer et jetée du bus où elle était. Elle vient de décéder... Elle avait vingt-trois ans. Cette jeune fille voulait vivre, elle l'avait dit à sa mère, mais son état devait être au plus mal, après ce qu'elle a subi, plus jetée du bus.inde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective

Ces hommes l'ont violée et aussi agressée sexuellement avec une barre de fer rouillée, lui perforant les intestins. Ses blessures et traumatismes étaient si graves que l'équipe importante en nombre qui s'est occupé d'elle n'a pu la sauver, à l'hôpital de Singapour. C'est un grand malheur. Ses parents sont pauvres et se sont privés pour offrir des études à leur fille. Ils l'adoraient et doivent être effondrés, au pire du pire des épreuves de la terre.

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L'Inde est soulevée ce matin et il y a des manifestations de partout. Certains parlent de rétablir la peine de mort contre ces hommes qui ont commis ces atrocités, tellement les indiens sont en colère.  Quatre-vingt-dix pour cent des violences graves le sont contre des femmes là-bas. 256.329 crimes violents ont été commis en 2011 en Inde... Faites le calcul pour trouver les quatre-vingt-dix pour cent concernant les femmes...

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Une autre jeune fille indienne de dix-sept ans vient de se suicider, après avoir été violée par un groupe. Le policier lui a proposé de retirer sa plainte et d'accepter de se marier avec l'un des agresseurs.

J'envoie toutes mes condoléances à la famille de ces jeunes femmes. Je pense aussi à toutes celles dont on ne parle pas et dont on ne connaîtra jamais le sort effroyable.

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Chloé LAROCHEinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collectiveinde,viol,viol collectif,femme décédée,indienne,crime,barre de fer,bus,jetée du bus,singapour,hôpital,politique,gouvernement indien,police,laxisme,cinéma,pauvre,kiné,étudiant,manifestation,violence,violence contre femmes,homme,sexe,violence sexuelle,new delhi,suicide,septicémie,médecin,vivre,vie,mort,tristesse,deuil,ange,au-delà,croire,espoir,femme,souffrance,droits femmes,monde,actualité,planète,info,mondial,indignation collective

 

28/11/2012

De l'importance du pardon... J'ai signé le Manifeste des Femmes contre le viol et je témoigne de l'importance de la parole, de l'expression de sa colère et de l'existence du pardon possible.

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Bonsoir à tous et toutes,


Dans ma vie, des personnes m'ont fait du mal.

Je reconnais avoir été victime et dernièrement, j'ai fait partie des femmes ayant signé le Manifeste des Femmes contre le viol paru dans le Nouvel Observateur, afin de faire avancer la prise de conscience nationale que les femmes souffrent et souvent en silence.

Il est important qu'elles parlent, qu'elles reconnaissent devant la société qu'on les a abusées un jour, certaines plusieurs fois dans une seule vie. Il est important qu'elles extériorisent leur colère intérieure par les mots dits, avant de se reconstruire dans la sérénité de leur existence.m31pp76f.jpg


Voici un article que j'ai écrit précédemment pour aider les femmes ayant subi le viol : 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/02/15/je-vous-offre-des-liens-pour-vous-permettre-de-delier-vos-no.html#trackbacks

 

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

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Je suis persuadée qu'on peut s'en sortir, que les femmes violées ont la capacité de résilience, c'est-à-dire d'aller au-delà de leur souffrance pour vivre pleinement leur vie de femme.

Pour s'en sortir, il faut arriver à en parler, parler à un thérapeute, parler dans une association de défense des femmes, écrire ses maux en mots, coucher ses plaies sur le papier afin de délaver la souffrance morale et physique, vivre sa vie pleinement et oser la vivre, se réapproprier sa vie, son corps, sa sexualité, tourner la page... pour écrire d'autres chapitres : car la vie est trop courte pour la gâcher et accepter qu'un autre nous la gâche, surtout !

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MM012tif.jpgJe suis allée il y a neuf ans sur la tombe du professeur de violon qui m'avait imposée enfant des baisers sur la bouche, actes qui m'avaient conduite à avoir envie de mourir... Un jour, il a rentré sa langue. Cela s'appelle un viol buccal sur mineur. Même "juste" sur les lèvres, c'est un viol. Il me menaçait à l'époque de se tuer si je parlais. J'ai écrit une lettre que j'ai déposée sur sa tombe, il y a donc neuf ans. Je lui ai écris ma colère, mon désespoir et mon humiliation. Et mon pardon aussi.

Voici une partie de ma lettre : viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Monsieur G., je viens en ce jour sur votre tombe vous pardonner pour ce que vous m'avez fait, alors que j'étais enfant et votre élève. Je vous libère, votre âme et vous, pour que vous puissiez aller en paix vers Dieu, dans la lumière.MM010.jpg

Le pardon libère la personne victime mais aussi la personne qui a fait du mal. Cela  permet à cette dernière, après avoir reçu la colère de la victime et l'expression de sa souffrance.... (ceci étant important)... de savoir qu'une porte est ouverte pour qu'il, qu'elle, se réconcilie avec sa propre conscience et sa propre âme.

images-1.jpegDernièrement, j'ai écris un poème concernant une chose grave subie dans ma pré-adolescence, qui a été de me voir exposée nue sur une table devant ma famille, en punition de je ne sais quoi, punition décidée par mon propre père. 

J'ai choisi d'enlever cet article ensuite dans un acte de pardon : pour dire que pardonner, que nettoyer les actes d'un proche qui nous a blessé, -faits appartenant au passé-, c'est important pour rendre l'innocence au présent et à l'avenir. Même si au fond, la blessure est toujours là, on peut affirmer que pardonner, c'est se réapproprier l'intégrité de sa propre existence coupée des actes subis par un autrui malfaisant mais souffrant lui aussi.

symbole-objet-cadeau-coeur-brise_3304536.jpgMon père a fait des choses qui m'ont fait souffrir et souffrir ses enfants, sa femme, -ma mère-... Il était violent, insultant, humiliant. Il nous frappait, nous faisait lutter tous nus, enfants ; il obligeait mon plus jeune frère et ma soeur à dormir ensemble et m'a mise dans un kayak pour descendre seule à l'âge de douze ans une rivière sur des dizaines de kilomètres ; il a fait de même avec mon frère cadet. Il a tué mon chien, m'a jetée dans les orties pour me fortifier à l'âge de six ans, nous levait à la douche froide, nous a coupés du monde, mes frères, ma soeur et moi. Il fallait suivre le rythme de ses élucubrations sur une race originelle qu'il pensait avoir retrouvée dans ses écrits innombrables... race qu'il voulait faire revivre à travers nous, ses enfants.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale

Cependant, je lui ai pardonné et je l'aimais. Je suis toujours retournée vers lui, lui pardonnant ses mots et les maux qu'il nous imposait, lui redisant l'amour filial, important à mes yeux, reconnaissant par la suite sa maladie, la schizophrénie, comme parasitant son coeur et ses actes.

Aujourd'hui, il est mort d'une mort violente, le même jour que ma mère, le 21 juin, et ils me manquent car nos parents sont uniques et quand ils ne sont plus là, un grand vide demeure.

MM020.jpgCependant, je sais qu'ils sont partis dans un autre monde et que de là-haut, ils regardent ma vie, avec un regard de compassion et d'amour. Je leur envoie les belles images des montagnes qu'ils aimaient et la pureté des lacs qui effacent toute la laideur humaine.viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Chloé Laroche ____________viol,manifeste contre le viol,nouvel observateur,témoignage,pardon,colère,viol buccal,viol sodomie,douleur,souffrance,humiliation,honte,libération,épreuve,victime,agresseur,proche,amour,amour inconditionnel,développement personnel,solidarité femmes,vérité,maltraitance,couple,homme femme,contrainte,viol par surprise,objet sexuel,sexe,parole,liberté de parole,journalisme,actualité,folie,pulsion,thérapie,schizophrénie,enfermement,père schizophrène,violence conjugale


Lire aussi mon article du 25/11/2011 :

 

25/11/2011

 

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

 

http://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/11/25/pemoignage-de-la-femme-que-je-suis.html#trackbacks


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08/11/2012

Abolir la prostitution, est-ce la solution ?

k10721184.jpgBonjour à tous et toutes,u15265930.jpg


Suite aux propos de la Ministre des Droits des Femmes, Madame Najat Vallaud-Belkacem, qui dit vouloir se donner avec le Gouvernement les moyens d'abolir totalement la prostitution, je réagis en disant qu'à force de tout vouloir régir et polisser, de vouloir éradiquer tout ce qui dépasse... on va vers une société où la cocotte minute va exploser.

Le directeur du Nid, association qui se bat contre la prostitution, a dit tout à l'heure sur Radio Rmc que faire l'amour contre de l'argent était impensable aujourd'hui et allait contre la dignité de la femme. k10301553.jpg

Si cette activité était véritablement reconnue et protégée comme un travail, un véritable emploi encadré par des lois et des règles, dans des lieux réservés et surveillés, comme en Suisse où les travailleurs du Sexe existent, il n'y aurait plus de possibilités de forcer des femmes à faire ceci, avec des proxénètes se nourrissant sur le dos de victimes forcées à se faire prendre.

Les proxénètes sont aujourd'hui protégés, ainsi que les réseaux mafieux... venus d'autres pays bien souvent. En Isère, la police sait que certaines filles sur le trottoir racolent et pourrait très facilement coffrer le proxénète qui les surveille à la vue de tous... Pourtant, ces jeunes femmes continuent d'oeuvrer en pleine campagne, sans protection et sans aide, offrant leur pudeur au regard des voitures qui s'arrêtent pour les embarquer.

k5646823.jpgJe pense que les prostituées aident la société à faire baisser le nombre de viols et à limiter le  débordement sexuel existant chez un certain nombre d'hommes. Je pense qu'elles font un travail généreux et qu'elles donnent de leur corps et de leur coeur à des personnes qui repartent soulagées, ayant recueilli un peu d'amour, de cet amour difficile à trouver parfois dans une société de solitude exponentielle.

Je pense aussi aux handicapés qui n'ont personne à aimer, fait découlant du fait que vu leur état, personne ne veut de ces êtres diminués. Si les travailleurs du Sexe étaient en place, il y aurait moins de souffrances et les choses seraient admises : le désir non assouvi durant des années est une torture morale pour nombre de personnes handicapées. Le travailleur du sexe pourrait apporter aussi des soins par des massages, de la tendresse, des caresses tout simplement.k4104742.jpg

k1928773.jpgIl faut beaucoup de coeur pour effectuer ce métier mais des personnes sont capables de cela, comme les professionnels de l'aide aux autres sont capables de laver le corps et les fesses de leurs patients (aide-soignants, infirmières, tierces personnes, etc).

Éradiquer la prostitution n'est pas la solution car cela serait source de grande frustration et de souffrances morales induisant une recrudescence de la violence sexuelle. Par contre, accentuer et organiser vraiment la lutte contre les réseaux mafieux, contre les proxénètes, contre le forçage des femmes à se prostituer, contre la pratique de leur prendre leurs papiers pour les obliger... Cela serait formidable !

Chloé Laroche

 

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http://360.ch/blog/magazine/2007/02/travailleurs_du/

 

http://www.liberation.fr/societe/2012/06/24/najat-vallaud-belkacem-veut-faire-disparaitre-la-prostitution_828699

17/03/2012

J'écris aux victimes de l'accident d'autocar en Suisse, à leurs familles, et pour les enfants et femmes massacrés à Homs en Syrie cette semaine.

Lettre de condoléance aux 28 victimes (dont 22 enfants) de l'accident d'autocar des enfants belges en Suisse_____À leurs familles____________________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

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et aux 26 enfants et 21 mamans massacrés à Homs en Syrie cette semaine_________homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

 

Je suis très touchée d'avoir appris votre mort, enfants tout heureux d'être allés au ski et à la neige. Cet accident vous a enlevé la vie dans des conditions brutales et atroces. C'est si injuste et cruel. Je pense à vos parents et à l'instituteur, Monsieur Franck, qui vous accompagnait et est parti avec vous dans la mort. Vous aviez entre onze et douze ans et vous avez rejoint le paradis blanc. Puissiez-vous être accueillis dans les bras des anges et trouver de petites mamans là-haut qui vous rassureraient et adouciraient votre peur d'avoir été si brutalement arrachés à la vie. homs,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie

Je pense aux enfants survivants et mutilés, rescapés de ce terrible accident. Ils devront trouver la force de poursuivre sans le regard de leur amis posé sur leur chemin. Ils auront toujours au coeur le sentiment d'avoir bénéficié d'une chance que les autres n'ont pas eu et ils auront à gérer cette culpabilité que ressentent tous les rescapés et survivants de catastrophes : "Pourquoi moi ? Pourquoi pas moi ? Pourquoi eux ?"

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Que nous reste t-il à faire ? Je pense qu'il nous faut accompagner de nos pensées d'amour toutes ces victimes et faire de nos vies à nous des nids d'amour, de fraternité et de respect de l'autre... car quand une rose bouge, chante ou pleure... les étoiles le ressentent.

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Chloé LAROCHEhoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande viehoms,belgique,flamant,suisse,accident,autocar,classe de neige,13 mars,condoléance,décès,mort,massacre,monsieur franck,tunnel,tragédie,tristesse,alpes,heverlee,louvain,limbourg,valais,deuil,parent orphelin,résilience,décès enfant,syrie,viol,guerre civile,enfer,anges,lumière,amour,actualité,compassion,offrande vie



25/11/2011

Pour la Journée de Lutte contre les Violences faites aux femmes, je livre mon témoignage de la femme que je suis. Se relever du pire mais surtout, parler.

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Aujourd'hui, c'est la Journée Internationale de lutte contre la Violence faite aux Femmes.

 

Je pense à cette journaliste de France 3 qui vient d'être tabassée et agressée sexuellement en Égypte, au Caire. Elle s'appelle Caroline Sinz et a cru quelle allait mourir, emmenée par un groupe de jeunes et d'adultes lui ayant arraché ses vêtements et lui ayant fait subir des attouchements durant trois quart d'heures.

 

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Il y a donc encore des femmes qui ne savent pas que la pénétration forcée par leur conjoint et aussi celle imposée par surprise est un viol. Un viol puni par la loi. Mais combien font la démarche de porter plainte dans un cas comme celui-ci ?viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Lorsqu'il y a sentiments, lorsqu'il y a amour passé ou encore présent, il est difficile de se dire que cet homme qu'on a aimé va passer des années derrière les barreaux.

 

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Il est difficile de parler pour une femme car lorsqu'elle révèle ce qu'elle a subi de la part d'un homme, cela révèle aussi aux yeux du monde son erreur à elle. Erreur d'être restée, erreur d'être dans une relation avec tel homme, culpabilité de n'avoir pas pu se défendre. Et peur de la remarque qui tue : "Et ne l'aurais-tu pas cherché ? Pourquoi tu en es arrivée là ? Pourquoi n'as-tu pas pu l'empêcher ?"viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

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Les femmes doivent parler, ne plus se taire, fuir la violence, ne pas accepter un acte sexuel imposé ni les humiliations, ni les insultes. Elles doivent protéger leurs enfants des violences d'un conjoint violent, elles doivent trouver des solutions avec les professionnels qui sont là pour elles et appeler le 3919.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Je pense à cette femme enceinte qui en 1994 a subi un rapport par contrainte de son compagnon et futur père de sa fille. Elle a eu ensuite le dégoût du sexe de cet homme et s'est finalement séparée de lui, n'arrivant plus à retrouver l'amour sain qui relie normalement les amants.

 

Je pense à elle et à toutes ces femmes qui subissent l'enfer. Puissent-elles s'autonomiser et retrouver les ailes de leur liberté.

 

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On garde des blessures de tout cela mais il est possible de se reconstruire. Il faut travailler avec des professionnels, ne pas hésiter à consulter, à laisser ses larmes dans un cabinet d'écoute.viol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgenceviol,journée contre la violence sur les femmes,femmes,témoignage,violence,violence conjugale,viol entre époux,viol dans le mariage,relation forcée,agression sexuelle,viol sodomie,victime,police,plainte,main courante,mère,parent,protection,foyer,3919,urgence

 

Chloé LAROCHE

 

 

 

25/09/2011

N'oublions pas le calvaire d'une femme policier violée en 2007 et suicidée en 2011. Pourquoi la proposition de payer le taxi aux femmes policiers n'a retenu aucun crédit, raillée par le Gouvernement ?

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéBonjour à tous et toutes,

 

En 2007, une femme policier a été violée en sortant de son travail.

Son travail n'était pas innocent dans ce fait terrible, puisqu'elle était policière.


Elle était jeune et travaillait en Seine Saint-Denis.

 

Vous vous imaginez ? Elle a été très choquée et détruite dans sa chair et son honneur.

Cette année, en juillet 2011, elle s'est suicidée en se jetant d'un pont.

Le pont Saint Michel...

 

Un journaliste a écrit cette coquille : "en se jetant d'un point".

 

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéPoint final d'une vie qui a trop souffert.

Mutation vers Toulouse.

Vie de famille détruite.

Combat pour la garde de ses enfants.

 

Combat d'une femme qui travaillait 

et voulait sauver sa vie de mère, 

en ayant dans la chair 

la morsure terrible d'un viol.

 

Dans les six semaines avant ce viol,police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualité

une autre policière avait été agressée au même endroit

et violée par deux hommes.

 

Crime terrible contre celles qui font leur travail de paix et de défense de la population.

 

Ségolène Royal avait alors proposé au Gouvernement qu'il y ait la possibilité d'un abonnement aux taxis pour que les femmes policières puissent rentrer en paix et en sécurité chez elles.

 

Mais elle n'avait ramassé que des railleries, des quolibets et des éclats de rire.

 

police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualitéComme quoi, la vie d'une femme policière ne vaut rien aux yeux de certains. Beaucoup de vies ne valent rien aux yeux de beaucoup de personnes.

 

On préfère aujourd'hui répondre à Madame Royal : "L'argent, vous le prendrez où ?"

 

On préfère rembourser aux grandes fortunes le trop perçu en millions d'euros grâce au bouclier fiscal mis en place ; on préfère payer des stades immenses qui ne servent à rien, on préfère autoriser la vente de bijoux qui valent cent cinquante mille euros et les laisser porter par des dames sans coeur et dénuées de conscience. On préfère laisser des chefs d'entreprise gagner tous les mois des sommes indécentes ou bien donner à un footballeur une somme si exorbitante qu'un ouvrier ne gagnera jamais en toute une vie de labeur.

 

Payer un taxi pour protéger la vie d'une policière, ce n'est pas cher payé.police,viol,policiere,taxi,viol d'une policière,suicide policier,ségolène royal,présidentielles,argent,finance,protection,violence,actualité

Aujourd'hui, deux enfants dont un petit garçon pleurent leur maman.

Aujourd'hui, une policière n'est plus.

Les taxis ne sont pas chers au regard d'une vie.

Une vie qui a donné la sienne pour protéger ses concitoyens,

en choisissant ce métier.

 


Que la paix soit sur l'âme de cette femme de 35 ans et dans la vie de sa collègue violée par deux hommes au même endroit, ainsi que sur l'âme d'une autre policière qui s'est suicidée deux jours avant à Cagnes-sur-Mer, Nelly, 39 ans, en 2007.


Rappelons-nous :

 

"Chaque année, il y a cinquante suicides de policiers. Horaires variables, objectifs chiffrés, mutations difficiles à gérer, dureté du métier, violence accrue, sous-effectifs, manque de moyens, heures supplémentaires, pression du résultat, frustration pour ceux qui ont le souci du devoir : tout ceci concourt à la dépression des policiers.

 

Cette semaine, trois policiers se sont donné la mort en deux heures de temps, le 22 septembre. L'un des trois hommes a tué sa femme juste avant de se donner la mort.

 

Douze mille appels ont été reçus en trois mois au Centre d'appel d'écoute des policiers."

 

Chloé LAROCHE

15/02/2011

Vous êtes violé(e), vous avez été violé(e)... brisez le silence, brisons le silence. Je vous offre des liens pour vous permettre de délier vos noeuds.

KS13517.jpgBonjour à tous et toutes,bxp27143.jpg

 

Il existe chaque année en France près de 48 000 cas de viols, selon les chiffres de l’enquête ENVEFF (Enquête Nationale sur les Violences faites aux Femmes). "Mais ce chiffre est probablement très en dessous de la réalité, car l’enquête a pris en compte seulement les femmes entre de 18 et 59 ans, auxquelles il faudrait ajouter les viols sur les mineures, les personnes âgées et les hommes. 100 000 est peut-être un chiffre plus proche de la réalité."

Dans le monde, une femme sur cinq a vécu au moins une fois dans sa vie -ou vivra- le viol ou tentative de viol. Je rappelle pour ceux qui ne le savent pas que c'est la « pénétration sexuelle » qui distingue le viol des autres agressions sexuelles.MSF02215.jpg

108.jpgLe VIOL désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation), ou par la main ou des objets sur la personne d’autrui, qui peut être soit une femme, soit un homme, soit un enfant (fille ou garçon), que la victime soit connue ou inconnue de l’agresseur (ce dernier peut être extérieur à la famille ou en être membre). « Par violence, contrainte, menace ou surprise » : ceci désigne les moyens employés par l’agresseur pour imposer sa volonté, au mépris du refus ou de l’âge de la victime. C’est le non-consentement qui caractérise le viol.k2014967.jpg

Le nombre de femmes qui se taisent est hallucinant et pas étonnant du tout. Il y a des mains courantes mais pas forcément de plaintes, car cela touche l'intimité et il est parfois difficile de mettre à mal une relation d'amour ou un mariage quand il y a eu viol au sein d'une relation établie ou conjugale (relation forcée alors que la femme dit non, relation par surprise comme la sodomie sans consentement du partenaire).

e00005213.jpgAu temps où on parlait de "devoir conjugal", combien d'hommes ont pris de force leur "dû" ?!... Grand nombre de femmes sexagénaires ou septuagénaires aujourd'hui ont vécu ce temps de la soumission totale de la femme durant leur jeunesse. Mais encore aujourd'hui, l'homme utilise sa force ou la fragilité de la femme pour lui imposer son désir. Ainsi un homme l'a fait sur sa femme enceinte. Un autre l'a fait par une sodomie brutale sur sa compagne après une tentative de suicide, alors qu'elle rentrait d'hospitalisation.000801_0204_0003.jpg

Les faits sont là, la réalité se vit dans le silence et beaucoup de femmes portent cette blessure. Certaines ont pardonné, d'autres ont du mal a reprendre une vie sexuelle normale et souffriront toute leur vie. Le mieux est d'aller consulter et de faire une main courante pour se libérer auprès de la justice, de la police, même si on ne porte pas plainte. C'est un pas vers la considération de sa souffrance.

PAA184000036.jpgJe vous livre ci-dessous quelques liens pouvant vous aider sur le viol, le viol en réunion, les maltraitances et violences sur enfants et sur le courage de s'en sortir.

Je souhaite à toutes celles et ceux qui me liront de sortir du silence et de témoigner, d'écrire et de sortir cette souffrance d'eux-mêmes, d'appeler le 3919.

Faites-vous aider ! Et si vous êtes encore victime, choisissez une personne de confiance autour de vous et parlez-lui. Cela vous aidera à briser le silence et à sortir d'une situation où vous demeurez prisonnier, prisonnière.

Chloé Laroche

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k1567946.jpgLIENS :

http://schneider.sophie.free.fr/courage/livres/index.html

http://schneider.sophie.free.fr/courage/silence/index.html

http://schneider.sophie.free.fr/courage/trio.html

http://schneider.sophie.free.fr/courage/parler/a_qui.html

http://schneider.sophie.free.fr/aide/index.html

 

http://www.solidaritefemmes.org/

 

http://www.sosfemmes.com/

RUEF00256.jpg

http://www.sosfemmes.com/faq/messages/94_viol_reunion.htm

 

k0656007.jpghttp://viol.free.fr/si_un(e)_mineur(e)_est_victime_de_viol_ou_d'agressions_sexuelles.htm

_______________________________________________________________________

Le numéro 119 : Allô Enfance en DangerJLA0058.jpg

 

________________________________________ Le 3919 :

SOS FEMMES VIOLENCES CONJUGALES

_____________________________________________________________________________

 

Contacts > Numéros de téléphone nationaux
France Belgique Grèce

 

SOS Viols
France
0.800.05.95.95

Numéro gratuit et anonyme.
Adresse : 9, villa d'Este 75013 Paris
Tél. 01.45.82.73.00
Site : http://www.cfcv.asso.fr/

SOS Femme Violence Conjugale

France

39.19

Tarif : gratuit

Victime de violences psychologiques, morales, sexuelles ou physiques au sein de votre couple, vous ne savez à qui en parler, à qui vous adresser. Ou vous avez tout simplement besoin d'en parler … Des écoutantes qualifiées respecteront votre anonymat et pourront vous indiquer les associations, les services, les professionnels qui vous aideront dans vos démarches.
Fédération Nationale Solidarité Femmes.
Site :ttp://www.solidaritefemmes.asso.fr/
08 VICTIMES
France
08.842.846.37
Toute victime notamment de cambriolage, d'un vol à l'arraché mais aussi d'agression sexuelle peut appeler. Une équipe de 10 personnes est en charge d'écouter et d'assister les victimes. Le numéro national est ouvert pour le prix d'un appel local tous les jours de 9h à 21h, 365 jours par an. Le réseau INAVEM, qui a été chargé par le ministère de la Justice de mettre en place le service d'appel, regroupe depuis 1986 les services gratuits d'aide aux victimes et coordonne près de 150 associations. Vous pouvez retrouver toutes les associations d’aide aux victimes en proximité <http://www.inavem.org> vous permettant de trouver une association du réseau INAVEM proche de chez vous.
SOS Amitiés
France
01.42.96.26.26

Numéro à Paris
http://www.sos-amitie.com/

SOS Violences Familiales
France
01.44.73.01.27
Association spécialisée dans l'accueil et l'écoute des hommes violents (Paris).
Autres adresses en région ici.
Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail
France
01.45.84.24.24

B.P. 60108 - 75561 Paris cedex 12
Fax 01.45.83.43.93
Email : contact@avft.org
Site : http://www.avft.org/
L'AVFT est une association féministe autonome qui défend les droits au travail et à l'intégrité de la personne. Elle a pour champ d'action et de réflexion toutes les formes de violences contre les femmes, bien qu'elle se soit spécialisée dans la dénonciation des violences sexistes et sexuelles au travail.
Ainsi, l'AVFT, dont l'intervention est gratuite, offre une permanence d'écoute, d'accueil, de soutien moral, et de conseils, notamment juridiques, eux personnes victimes de violences sexuelles, sexistes et de discriminations au travail. Elle intervient à leurs côtés (notamment auprès des employeurs, de l'inspection de travail, du parquet, de la police ou de la gendarmerie) pour qu'elles soient rétablies dans leurs droits.

Association "Non aux mariages et aux paternités de papier"
France
04.93.34.72.89
06.19.05.79.74

 

 

BP 172 – 06603 ANTIBES CEDEX
Tél/Fax: 04 93 34 72 89
Email :
stopmariagesetpaternitespapiers@yahoo.fr
L'association se donne pour missions de :
* venir en aide aux femmes et également aux hommes, instrumentalisés et piégés dans des mariages frauduleux et délictueux, avec des conjoints étrangers.
* venir en aide à toutes les mères françaises (ou pères), de toute origine, ayant donné naissance à un enfant né en France, de père étranger (ou mère) quand l’enfant n’a été voulu par le père étranger (ou mère) que pour régulariser sa situation personnelle et éviter l’expulsion du territoire. * l’association fournit une aide d'ordre psychologique, administratif et juridique.

 

 

Contraception...
France
0.820.331.334
Contraception, IVG, MST, sexualité...
Urgences psychiatriques
France
01.45.65.30.00
Urgences psychiatriques sur Paris
SOS Médecins
France
01.43.37.77.77
Numéro à Paris
Réseau Gynepsy
France
01.43.28.16.91
ou femmaddictions@aol.com. Un réseau de psychanalystes pour accueillir la question du féminin, écouter et parler. 
Site : http://gynepsy.fr/
Collectif Solidarité aux Mères d'Enfants Enlevés
France
01.45.34.49.10
Association d'entraide aux mères dont les enfants vivent à l'étranger avec leur père (ou autre situation liée à une séparation extra-territoriale).
Adresse : 9 rue des Chaillots, 92190 Meudon
Urgence
France
112
Secours depuis un portable (GSM)
Hébergement d'urgence
France
115
Anonyme et gratuit. Permet de savoir où être hébergé en cas d'urgence.
Enfance Maltraitée
France

119
0.800.05.41.41

Anonyme et gratuit. Site :http://www.allo119.gouv.fr/
SOS Familles en Péril
France
01.42.46.66.77
Numéro à Paris
Fil Santé Jeunes
France
32 24
gratuit et anonyme
Service dédié aux jeunes.
http://www.filsantejeunes.com/
Drogues Alcool Tabac Info Service
France
113
Anonyme et gratuit. Drogues Alcool Tabac Info Service est également accessible sur le site de la Mission Interministérielle de Lutte contre la Drogue et la Toxicomanie (MILDT) dont il est partenaire :http://www.drogues.gouv.fr/, aux rubriques suivantes :
Vos questions / Nos réponses : Grâce au pseudo que chacun utilise pour poser une question, l’ensemble des questions-réponses peut être consulté par tous, ce qui fait de cet espace de dialogue, anonyme, un espace d’information et de prévention que chacun peut utiliser. Une réponse personnalisée et confidentielle est proposée dans un délai de 48 à 72 heures.
Adresses utiles : avec un classement très précis par zone géographique, par domaine de compétence et par type d’activité cette rubrique permet de trouver facilement les coordonnées de toutes les structures spécialisées en toxicomanie, alcoologie et/ou
tabacologie.
Sida Info Service
France
0.800.840.800
Anonyme et gratuit.
Union Nationale Prévention du Suicide (UNPS)
France

01.40.20.43.34

Numéro à Paris
Suicide Ecoute
France
01.45.39.40.00
Numéro à Paris
SOS Suicide
France
01.48.78.00.78
Numéro à Paris
Allô Service Public
France
39.39
Ce numéro de téléphone permet d'obtenir "en moins de trois minutes une réponse ou une orientation à toute demande de renseignement administratif". Ce service est accessible à tous les usagers du service public, de 8h à 19h en semaine et de 9h à 14h le samedi, pour un coût de 0,12 € par minute à partir d’un téléphone fixe. C'est l'équivalent téléphonique dehttp://service-public.fr/
Ecoute cancer
France
0810.810.821
Aide téléphonique
SOS Help
France
01.47.23.80.80
Urgences en Anglais
SOS VIOL
Belgique
02 / 534.36.36
Rue Blanche 29 - 1060 Bruxelles
Centre de Prévention des Violences Conjugales et Familiales
Belgique
02 / 539.27.44
Rue Blanche 29 - 1060 Bruxelles
Victime de harcèlement sexuel
Belgique
107
Aide téléphonique
ECOUTE ENFANTS
Belgique
103
Aide téléphonique
Counselling Center on Violence Against Women
Grèce
301.4112091
301.4129101
Pireus Center, Greece
Fax 00-301-9585251

09/10/2009

Letttre d’une maman à sa fille mineure victime d’un viol en réunion.

 

1347158198.jpgLettre d’une maman à sa fille victime d’un viol en réunion.

 

Ma fille,

Je t'écris pour te parler et te dire qu'il fallait que je porte plainte contre tes agresseurs car en tant que maman, j'en ai d'abord l'obligation et que ensuite un adulte ne peut garder un tel secret. Le viol en réunion est un crime, considéré ainsi dans la loi. Les adultes qui t’ont écoutée et ont gardé ce secret n’avaient pas le droit de garder le silence comme ils l’ont fait.

images-4.jpegTu vas me répondre que cela ne regarde que toi et personne d'autre. C'est vrai dans le sens que toi seule a vécu ce drame horrible mais c'est aussi faux, dans le sens que en tant que maman, je te dois et je me dois de te protéger et de te défendre contre tout agresseur. Dans un cas aussi grave que la séquestration et un viol en réunion, je ne pouvais garder pour moi ce que je viens d’apprendre. Je dois le dénoncer à la police même si tu n’es pas d’accord, même si tu as demandé à tous de garder le silence. Car tu es encore mineure et sous ma responsabilité.images-3.jpeg

Les adultes qui gardent pour eux de tels secrets sont condamnables aux yeux de la justice, pour non assistance à mineur en danger et non dénonciation de faits graves atteignant l’intégrité d’un mineur.

Je souhaite te dire... que tu ne dois pas te sentir responsable parce que tu as suivi ce garçon chez lui. Tout le monde a pu un jour aller chez un ami sans pour autant que cette personne nous viole et invite ses amis à le faire. Ces garçons sont très dangereux et pourraient encore faire du mal à d'autres filles. C'est pour cela aussi qu'il faut parler, quand tu t'en sentiras la force et le courage.images.jpeg

Unknown-1.jpegTu dis que tu te sens en partie responsable de ce qui t’est arrivé. Parce que tu ne t’es "pas défendue". Mais tu n'as pas eu le choix de dire oui ou non, ni de te battre contre ces criminels.

Tu as eu peur de perdre ta vie et ton cerveau a géré la situation comme si tu n’étais plus présente. Ils t’ont violée pendant des heures, séquestrée. En fait, en toi, tu étais comme morte. Ton corps n’était plus qu’une chose inerte et ton âme s’est meurtrie comme si on l’égorgeait.

images-5.jpegLes hommes n'ont pas le droit de prendre ce que la femme ne veut pas et c'est un crime en France. Le viol en réunion, à plusieurs, est pire aux yeux de la loi.

Alors ne m'en veux pas d'avoir porté plainte mais parfois il faut prendre le taureau par les cornes et arrêter le silence et le mutisme. C'est pire de ne rien faire, ne rien dire. Au fond de toi, tu le sais. Tu sais au moins qu'un adulte s'est levé, ta maman, et qu’elle a eu le courage d'aller tout dire pour que ces criminels aillent en prison, pour que cette chose horrible qui t'est arrivée ne reste pas impunie, pour que tu puisses te réparer, te guérir de cette horrible épreuve, pour que le mal qu’ils t’ont fait arrête de te ronger à l’acide au creux de toutes tes cellules.images-6.jpeg

images-1.jpegIl existe des lieux où tu peux aller parler de ce que tu as vécu de façon anonyme, comme les centres d’aide aux victimes, avec des écoutants qui savent respecter les jeunes filles qui ont vécu cela, et des numéros que tu peux appeler anonymement, comme le numéro de Jeunes Violences Écoute 0800 20 22 23  et le 0800 05 95 95 qui est le numéro de SOS Femmes Viol Informations, numéros qui sont gratuits et anonymes..

Je comprends que tu ne veuilles pas me parler pour l’instant mais quand je me suis présentée à la Brigade des Mineurs, j’ai agi comme tout parent, tout adulte doit le faire, même si tu ne voulais pas porter plainte. Je ne peux laisser mon enfant se débattre seul et sans protection dans un tel drame qui est un crime. Ces hommes ont tué la colombe qui vivait en toi, dans ton coeur. Je suis si triste pour toi. Je suis si désolée.

Je t'embrasse très fort.

 

Ta Maman

 

images-2.jpeg_____________Quelques liens pour aider et réfléchir :

 

http://espoir.jeun.fr/aides-informations-conseils-f71/info-viol-t162.htm

 

http://www.lepost.fr/article/2008/11/10/1321604_une-ado-violee-par-4-jeunes-pour-les-educateurs-c-est-la-fin-du-monde.html

 

http://c-l-t.skyrock.com/

 

http://scandale.bleublog.lematin.ch/tag/viol

 

http://www.leparisien.fr/carrieres-sous-poissy-78955/une-adolescente-victime-d-un-viol-collectif-12-02-2009-408016.php

 

___________

___________________   Viol, viol collectif, agressions sexuelles (Source: www.filsantejeunes.com)

 

“-Le viol est un crime. Il dégrade la dignité de la personne. Il a des conséquences énormes sur la vie des victimes, surtout lorsqu'elles n'osent pas en parler et que personne ne les aide.

 

-Quelles que soient les circonstances de l'agression, la victime ne doit pas se sentir coupable et ne doit pas avoir honte. La victime a peur de la réaction de son entourage. Pour s'en sortir, elle a besoin d'être crue et soutenue. Il ne faut pas hésiter à faire appel à des personnes de confiance, des professionnels (infirmière scolaire, psychologues) et essayer de leur raconter les faits, même si cela se fait en plusieurs fois.

 

-Si le viol et l'agression sexuelle ne sont pas exprimés verbalement, cela entraîne des dégats psychologiques graves sur ta vie comme l'anorexie, boulimie, dépression ...! La drogue ou l'alcool anesthésient sans faire disparaître la douleur.

 

-Une agression sexuelle te marque à vie et peut avoir des conséquences dramatiques sur ton comportement. Si tu n'arrives pas à parler, tu peux écrire ou t'exprimer par le moyen qui te convient.

 

-C'est pour cela que nous vous invitons à en parler pour vous soulager, on ne jugera pas on est là pour écouter, comprendre et aider. De plus c'est totalement anonyme !! Libérez vous.

 

Le viol : réagir immédiatement

Même si souvent le premier réflexe est de rentrer chez soi et d’essayer de tout oublier, il faut savoir qu’il y a urgence à consulter. D’une part pour prouver qu’il y a eu viol, (dans la mesure du possible, ne pas se laver et conserver dans un sac en papier vêtements ou linge souillés, pour aider à identifier le violeur) et d’autre part pour faire des examens médicaux dans un service d’urgence ou de gynécologie-obstétrique de préférence.

 

Il est parfois nécessaire de suivre un traitement prophylactique du Sida (dans les 48 heures) et prendre une contraception d’urgence (dans les 72 heures). Consulter n’engage pas à porter plainte, même si la proposition peut vous être faite.

 

Si vous préférez vous adresser à la police ou la gendarmerie en appelant le 17, ils vous proposeront de vous conduire à l’hôpital pour que les dépistages et les traitements d’urgence soient réalisés.

 

Comment porter plainte ?

Si tu es victime d’une agression, il est préférable d’en parler le plus rapidement possible à un adulte en qui tu as confiance. Les adultes sont là pour t’écouter, te protéger et t’aider dans tes démarches. Tu peux bien sûr alerter tes parents ou un autre membre de ta famille. Tu peux aussi en discuter avec les adultes de ton établissement (professeur, conseiller principal d’éducation (CPE), infirmière scolaire ?) ou tout autre adulte en qui tu as confiance (parents d’un copain ?).

Si cette démarche est difficile, tu as des amis autour de toi qui pourront aussi te soutenir et t’accompagner.

Cependant, pour agir en justice, certaines règles sont à respecter.

 

1 - Le dépôt de plainte au commissariat

Si tu es mineur :

 

Tu dois être accompagnée de tes parents pour aller porter plainte au commissariat du lieu de l’agression, ou à défaut, au commissariat du lieu de ton domicile.

Tu peux néanmoins te rendre seul au commissariat où tu pourras être entendu mais tes parents seront immédiatement convoqués.

Si tes parents sont défaillants (si tu penses que tes parents vont refuser de t’aider tu peux te déplacer au commissariat avec un adulte en qui tu as confiance).

Si tes parents sont eux-mêmes les auteurs de l’infraction (parents maltraitants par exemple), tu peux te rendre seul au commissariat où tu seras pris en charge.

La brigade des mineurs est compétente pour tous les crimes commis sur un mineur ainsi que pour l’ensemble des infractions sexuelles et des infractions intra-familiales. Il en existe une par département.

 

Si tu es majeur :

 

Tu peux te rendre seul au commissariat et tu as la possibilité de porter plainte sans avertir tes parents.

 

2 - La plainte auprès du Procureur de la République

Tu peux également porter plainte en écrivant au Procureur de la République ou en te déplaçant au bureau des plaintes au tribunal de grande instance de ton département. Si tu es mineur, ce sont tes représentants légaux qui effectueront cette démarche.

C’est un peu plus long lorsque c’est un écrit.

Ta lettre doit comporter un certain nombre d’éléments :

 

1) Nom, prénom, date

2) Faits, lieu de l’agression, nom du ou des agresseurs (si connus).

Si l’agresseur est inconnu, il est possible de porter plainte contre X.

4) Si l’agression t’a empêché d’aller travailler, tu peux préciser une ITT éventuelle (incapacité totale de travail). Pense à joindre une copie des certificats médicaux.

5) Précise et essaie d’évaluer les dommages causés (physiques, moraux, corporels).

 

Délais d’action pour porter plainte :

 

Pour les crimes

Le délai est de 10 ans à compter du jour où le crime a été commis. Si le fait a été commis plusieurs fois, on prend en considération la date du dernier acte pour faire courir le délai. La victime pourra porter plainte pendant ces 10 ans. A son expiration, l’action n’est plus possible.

NB :

Pour les crimes commis sur mineur, c’est un peu différent. Le délai de prescription court durant la minorité de l’enfant MAIS il court à nouveau à la majorité de celui-ci. Concrètement, les parents du mineur pourront porter plainte pendant la minorité de leur enfant, ou le mineur lui-même si les parents sont les agresseurs. Celui-ci pourra entreprendre ces démarches seul à sa majorité si aucun dépôt de plainte n’a été effectué avant, et ce pendant 10 ans, c’est à dire jusqu’à 28 ans (art 7 NCPP).

Ces dispositions sont applicables aux infractions non encore prescrites lors de l’entrée en vigueur de la loi du 17 juin 1998.

 

Pour les délits

Le délai pour agir en justice est de trois ans à partir de la commission des faits. Ce délai court à nouveau à partir de la majorité de l’enfant c’est à dire jusqu’à 21ans (art 8 NCPP).

Par dérogation, le délai de prescription est de 10 ans lorsque la victime est mineure et qu’il s’agit de certains délits :

- violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

- violences ayant entraîné une ITT pendant plus de 8 jours.

- avec circonstances aggravantes : violences habituelles.

- agression sexuelle, d’autant plus s’il y a des circonstances aggravantes (ayant entraîné une blessure ou lésion, commise par un ascendant, ou par une personne qui abuse de son autorité, commise en réunion, ou par usage ou menace d’une arme).

- proxénétisme.

- corruption de mineur.

- atteinte sexuelle.

 

Pour les contraventions

Le délai pour porter plainte est de 1 an à partir de la commission des faits. Ce délai repart aux 18 ans de la victime jusqu’à ses 19 ans (art 9 NCPP).

 

Le viol devant la loi :

 

Au regard de la loi, le viol est un crime et la plus grave des agressions sexuelles.

Notre corps nous appartient et personne n’a le droit de le toucher sans notre consentement.

Les victimes de viol ne sont pas que des femmes, mais aussi des hommes ou des enfants.

Les tentatives de viol sont également punissables. Assister à un viol revient à être complice et est également puni la loi.

Dénoncer un viol peut être est une démarche extrêmement pénible. Il est fondamental d’en parler, même longtemps après, mais il y a des risques médicaux à écarter d’urgence : éventualité de grossesse et de contamination par MST, Sida.

 

DEFINITION :

°Le viol se définit comme " tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise " (art 222-23 du NCP).

Autrement dit, un viol est constitué dès qu’il y a rapport sexuel sans consentement.

° Le viol désigne toute pénétration sexuelle, qu’elle soit vaginale, anale (sodomie) ou orale (fellation) ou pénétration sexuelle par la main ou des objets.

° La tentative de viol est aussi punissable.

 

REPRESSION :

 

Principe : Le viol est puni de 15 ans de réclusion criminelle.

 

Circonstances aggravantes :

 

La peine encourue pourra aller jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle dans certaines circonstances (art 222-24 du NCP) :

 

Lorsque le viol a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente.

 

- Lorsqu’il est commis sur un mineur de moins de 15 ans.

- Lorsqu’il est commis sur une personne particulièrement vulnérable (très jeune, malade, infirme, enceinte...). Cet état doit être apparent ou connu de l’agresseur.

- Lorsqu’il s’agit d’inceste (l’agresseur est alors un des parents mais il peut aussi s’agir d’un oncle, du second mari de la mère...)

- Lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confère ses fonctions : directeur du centre d’accueil où la victime était placée (cass crim.3 mai 1989, droit pénal 1990, n°52).

- Lorsque le viol est commis en réunion (par exemple, les tournantes).

- Lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.

 

Le viol est puni de trente ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime(art 222-25 du NCP) et de la réclusion criminelle à perpétuité, lorsqu’il est précédé, accompagné, ou suivi de tortures ou d’actes de barbarie(art 222-26 du NCP).

 

Les autres agressions sexuelles

 

I - L’AGRESSION SEXUELLE

 

DEFINITION :

"Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

"Lorsque les agressions sexuelles sont commises à l’étranger contre un mineur par un Français ou par une personne résidant habituellement sur le territoire français, la loi française est applicable(...)" art 222-27 du NCP.

 

Si l’agression se traduit par un acte de pénétration sexuelle, il y a nécessairement viol. (Une fiche y est entièrement consacrée). Les actes d’attouchements ou de mise à nu des organes sexuels, quel que soit l’âge de la victime, constituent une agression. Pour d’autres agissements tels que caresses ou baisers l’appréciation peut dépendre des circonstances ou de l’âge de la victime.

Exemples : des attouchements sur les seins, mais avec violences collectives ou le fait de pincer les fesses d’une jeune fille majeure et de tenter de la faire monter de force dans une voiture ont été sanctionnés.

 

REPRESSION

Les agressions sexuelles autres que le viol sont en principe punies de 5 ans d’emprisonnement et de 50000 F d’amende. Les peines pourront être aggravées si la victime a moins de 15 ans, si l’agresseur est un parent ou toute autre personne ayant autorité sur l’enfant.

 

II - L’ATTEINTE SEXUELLE (ou attouchements)

 

L’atteinte sexuelle se différencie de l’agression sexuelle car il n’y a pas de violence, de menace, ni de surprise. L’élément fondamental de ce délit est le jeune âge de la victime. Un enfant ne peut émettre un consentement éclairé, on protège son immaturité et son innocence.

La loi fait une distinction :

° Mineur de moins de 16 ans : l’agresseur est puni de 5 ans d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende.

° Mineur entre 16 et 18 ans (non émancipé par le mariage) : l’agresseur est puni de 2 ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende dans deux cas :

- Lorsqu’il s’agit d’un parent, du beau-père, de la belle-mère, d’un oncle... de toute personne ayant une autorité sur le jeune.

- Lorsqu’il s’agit d’une personne ayant une autorité grâce à ses fonctions comme un prof, un moniteur de colonie, un entraîneur sportif...”.

 

(Source de ce texte " Viol, viol collectif, agressions sexuelles" : www.filsantejeunes.com)

 

images-2.jpeg_______________________  Sos viol femmes informations: 0 800 05 95 95

10 h-19 h/ Appel vert national gratuit du lundi au vendredi

 

 

09/09/2009

Des femmes et des enfants sont violés chaque jour au Congo dans l'indifférence générale du monde. Une ONG, Heal Africa, menée par plusieurs médecins, fait un travail immense pour aider les victimes de cette guerre civile effroyable.

images-2.jpegBonjour à toutes et tous,images.jpeg

 

Aujourd’hui, en ce 9/09/2009, date symbolique de ceux qui défendent le Bien contre tout ce qui représente le mal. Le mal, c’est la guerre, les viols, les sévices et maltraitances sur les enfants, la pollution des mers, des terres et des océans, la souillure de l’air, le capitalisme quand il écrase et profite de ceux qui n’ont rien ou presque rien, le profit fait sur le dos de la naïveté, la haine, le racisme, le nazisme, le pouvoir d’une conscience sur d’autres consciences asservies à un dogme extrémiste, la drogue et toutes les substances qui détruisent et rendent dépendant, le fait de vendre de la drogue et d’en distribuer, le fait d’expulser des personnes contre leur gré alors qu’elles ont une famille dans ce pays et qu’elles travaillent, le fait de séparer des enfants de leurs parents ou d’empêcher un père d’assister à l’accouchement de son enfant en le maintenant dans un autre pays.normal_10174808.jpg

En ce jour, je vais vous parler particulièrement du Congo. La guerre se fait là-bas sur le ventre des femmes... violées tous les jours. La plupart ont entre 18 et 20 ans. Dix pour cent des victimes violées sont des jeunes garçons de 10 à 20 ans, mais les médecins ont vu aussi des enfants de deux ans être violentés gravement. Il se passe dans ce pays des choses abominables, dans l’indifférence générale du monde.1794102.jpg

images-1.jpegCela dure depuis plusieurs années, ce cauchemar des femmes dont on prend les corps au nom d’une guerre civile effroyable. Des hommes s’emparent de leur sexe, qu’elle soient enfants ou adultes, parfois devant leurs propres enfants. Très souvent leurs maris se détournent d’elles après le viol, par dégoût et par peur du Sida.

Une femme avait un bébé. Des combattants rebelles en uniforme sont entrés chez elle et ont menacé de tuer son enfant si elle ne se laissait pas violer. Son mari l’a soignée ensuite et est restée près d’elle.

Ces hommes monstrueux utilisent de multiples objets pour violer les femmes et les fillettes, comme des couteaux, des armes, des épis de maïs, introduits dans le vagin.

Un jour, ils seront jugés comme criminels de guerre. Si ce n’est pas sur terre, ce sera au ciel.images-4.jpeg

Rien n’est fait pour stopper ce désastre car le Congo possède des richesses naturelles, comme l’or, les minerais comme le coltan utilisé dans les téléphones portables, les mines de diamant. Le profit vaut mieux que la vie des femmes.

 

k0594615.jpgLE PROFIT VAUT MIEUX QUE LA VIE DES FEMMES !!!

 

Mais nous pouvons aider ces femmes, ces enfants.

Une ONG locale est présente là-bas. Elle s’appelle HEAL AFRICA.

Elle a un hôpital à Goma créé pour accueillir toutes les victimes des viols.

Ils se sont spécialisés dans la chirurgie gynécologique réparatrice.

 

Nous pouvons concrètement envoyer des dons en contactant leur site : http://www.healafrica.org

 

images-5.jpegJ’envoie toutes mes pensées fraternelles à ces femmes et ces enfants, à ces hommes qui vivent l’enfer et j’embrasse particulièrement les Docteurs Rosette et Bienvenu, deux médecins trentenaires congolais, qui aident toutes ces personnes. C’est le Docteur Jo Lusi qui a fondé cette ONG avec Lyn, sa femme. Une dizaine de médecins soutient le Docteur Lusi dans cette oeuvre immense d’aide aux personnes violées.

Puissent-ils poursuivre et avoir suffisamment de fonds pour continuer leur action indispensable.

Chloé LAROCHE

 

20/04/2009

Hommages aux femmes qui se battent pour leur liberté en Afghanistan. Mon hommage à Malalaï KAKAR, femme afghane policière assassinée en 2008.


Bonjour à tous et toutes,

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Ce 15 avril, des femmes par dizaines sont descendues dans les rues en Afghanistan pour protester contre la loi instaurant le droit de violer sa propre femme tous les quatre jours, de lui faire l’amour sans son consentement. Le mari aurait même le droit de lui refuser de manger en cas de refus de faire l’acte.

Ces femmes sont descendues dans les rues, essuyant pierres et insultes.20090415-065516-g.jpg

Quand le voile de larmes descend dans le coeur des femmes, la colère gronde sur la terre.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui ont derrière elles un passé douloureux, passé vécu sous le joug des pratiques talibanes. Elles se battent pour que le présent demeure ce qu’il est, en évitant qu’il ne devienne pire.

Elles se battent au quotidien pour que l’avenir dépose le voile du machisme, le voile de l’extrèmisme, le voile de la violence conjugale, le voile de la violence éternelle, celui de la honte de naître femme.

Qu’un jour, la femme abaissant le voile apparaisse sous son jour de beauté, illuminant comme un soleil les yeux des hommes qui n’oseront plus porter atteinte à l’intégrité de la moitié de l’humanité. Ces hommes laisseront les pierres sur le chemin, honteux d’avoir lancé la vindicte contre des femmes méritantes de défendre leur liberté.

1210304725-1.jpgAujourd’hui, je choisis de rendre hommage à Malalaï Kakar, cette femme policière d’Afghanistan qui a été assassinée devant son domicile en 2008, à Kandahar, un bastion des talibans dans le Sud du pays. Elle était la maman de six enfants qui pleurent aujourd’hui leur maman, maman méritante car elle défendait les femmes victimes de violences conjugales. Son mari était fière d’elle et l’encourageait à poursuivre son métier, disant que le pays avait besoin d’elle et de son exemple.

Elle avait 40 ans et était très aimée, respectée. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué pensent peut-être qu’ils ont fait une grande action en éliminant cette mère de la surface de la Terre. Honte à eux ! Ils sont excommuniés à jamais du coeur du Créateur et de tous ceux qui défendent la paix et l’amour.gang_rape.jpg

Que mille roses déploient leur parfum vers son âme et que sa famille soit emplie de consolation et de paix.

Adieu Malalaï Kakar.

Chloé Laroche

 

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Du site : http://www.mediapart.fr 

voici l'article de Christel :

 

“Ils l'ont tuée... Malalaï Kakar, la femme policier la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée dimanche matin devant son domicile à Kandahar, un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

Son fils est dans le coma.

 Elle avait 40 ans et six enfants, elle était capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 80, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime fin 2001.

Elle a fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée. Elle avait renoncé à porter la burqa il y a deux ans. Mais elle ne se déplaçait jamais sans son arme et toujours en compagnie d'un homme de sa famille.

Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'Intérieur. En juin dernier, une policière avait été tuée par balles dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, et la police locale avait accusé les talibans de ce meurtre, qui aurait été le premier d'une femme policier par les insurgés fondamentalistes. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

 Une pensée nocturne à sa famille et un hommage à son courage."

CHRISTEL

PS :  Une vidéo jointe dans l'édition qui la montre au quotidien faisant son travail de policier :

http://www.mediapart.fr/club/edition/le-club-des-insomniaques-mediapartiques/video/280908/malalai-kakar

------------Les commentaires de l’article de Christel :

 "Etre femme en Afghanistan. Etre femme en Afghanistan et refuser de porter la burqa. Etre femme refusant de porter la burqa et policier en Afghanistan.... Quel courage !"

28/09/2008 23:30 Par grain de sel____________

 

"Salut et fraternité !

Pour elle, pour Massoud, pour toutes celles qui furent lapidées dans les stades , pour tous ceux qui ne veulent plus vivre à genou en Afghanistan et ailleurs, qui peut dire que nous n'avons rien à faire là bas ???La religion quelle qu'elle soit, à la maison ; et la liberté de parler et de vivre libre et démocratiquement partout ailleurs. Voilà pourquoi quelque jeunes français sont morts comme cette femme, mais la liberté triomphera."

29/09/2008 09:38 / Par Jean Paul Monat_________________

 

"Il y a un beau portrait sur le Marie-Claire anglais :

http://www.marieclaire.com/world/news/kandahar-cop

29/09/2008 10:00 / Par Maguy Day_________________

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 "Son courage m'avait marqué dans le film dont j'ai posté un extrait sur l'édition en complément. Plus qu'une héroïne, c'est une femme courageuse et droite qui vient de mourir. Certes une certaine frange du pays (les non talibans, ceux qui croient qu'un autre est possible) et nous occidentaux en avions fait une heroïne, mais elle ne se voyait pas comme cela. Je ne sais pas si elle aurait aimé ce titre postume qu'on lui donne aujourd'hui. 

Des femmes qui luttent, comme elle, au quotidien, il en existe beaucoup. Je voulais juste qu'on oublie pas que être femme et vouloir assumer certains métiers ailleurs, ce n'est pas si simple. En tout cas, sa mort m'a profondément bouleversée."

29/09/2008 10:43 / Par Christel_______________________________________

 

10/04/2009

Un an de blog ! J'écris pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.

Blog visité 45 764 fois depuis sa création le 10 avril 2008, avec 7804 visiteurs au cours du dernier mois, en mars 2009. Ce blog est tenu par Chloé Laroche, écrivaine iséroise et violoniste, conductrice-accompagnatrice de personnes handicapées et âgées. Elle a choisi de partager avec vous gratuitement sur le net ses livres, ceux qui sont épuisés dans le commerce et ceux qui ne sont pas encore édités. Elle offre ici ses textes, sa pensée, ses réactions face à l'actualité, son entraide pour les parents qui comme elle ont perdu un enfant ou qui comme elle ont adopté un enfant venu d'ailleurs ou handicapé.

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images-7.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Aujourd’hui, mon blog a un an.

Il est beaucoup lu et consulté.

 

J’en suis heureuse car je le fais pour la solidarité et la connaissance des souffrances d’autrui, morts ou vivants, afin que le coeur humain ne soit plus endormi et sache qu’il est sur une planète où d’autres humains vivent et souffrent, parfois horriblement.images-5.jpeg

Un homme m’a dit ceci, lorsque je lui ai parlé des crimes et des viols commis par les quatre parachutistes de Toulouse en 1989 : “Tu sais, tous les soirs, il y a des femmes qui se font violées. Là, maintenant, pendant qu’on parle. Tu ne changeras rien. J’ai renoncé depuis longtemps à changer le monde et à combattre pour un monde meilleur. Je vis, c’est tout. Je pense à moi.”

Jean-Yves, je sais que je ne changerai pas le monde. Le monde avance, il évolue.images-10.jpeg

Il est chargé de violences, d’atrocités, de guerres, de pauvreté, de faim, de crise.

images-8.jpegIl est beau aussi. La planète est belle. Les forêts. Les arbres sous la rosée. L’orage qui illumine la montagne. Les gentianes qui s'épanouissent tout en haut des sommets.

Et puis... l’ours blanc qui se bat contre un destin qui risque de l’emporter et des hommes impuissants devant la fonte des glaces, devant l’évolution d’un monde en essor industriel.

664998.jpgLe monde est beau devant l’enfant qui naît, le bébé qui grandit, l’enfant qui découvre le monde auprès de ses parents heureux et amoureux. Le monde est beau quand la mariée dit oui à son mari sans être forcée à le faire. Quand la femme fait l’amour avec un homme dans le respect mutuel et non dans la prise d’une forteresse féminine par un homme avide de pouvoir et de violation d’un territoire intime.

Le monde est beau quand les hommes peuvent communiquer et parler entre eux dans la résolution des conflits, au lieu de se tuer entre eux  et de violer des femmes et des enfants pour assouvir des instincts de domination d’un peuple sur un autre.

“Dénoncer est un acte citoyen”. Aussi, je dénonce dans mon blog et je parle. Je dénonce la cruauté et la violence. Je dénonce l’indifférence. Je défends la solidarité, l’entraide, la compassion, l’aide humaine.

i9.jpgJe défends les papas expulsés, arrachés à leurs enfants, leur femme. Je défends les familles expulsées, les enfants arrachés à leurs classes d’écoles françaises. Je me réjouis des combats gagnés, comme celui mené pour la famille de Jacques, 7 ans, qui a déjà vu deux fois en 18 mois ses deux parents enfermés en camp de rétention avant l’expulsion définitive. Celle-ci a été enrayée, Dieu merci. Voici l’appel du 29 mars faite pour eux par le Réseau d’Éducation Sans Frontières : “Mme Zengh et Monsieur Lin ont été tous deux arrêtés hier matin sur leur lieu de travail. Ils vivent en France depuis maintenant 10 ans. Comme nous tous, ils travaillent et déclarent leurs impôts. Et surtout, ils souhaitent élever leur fils Jacques en toute sérénité, parmi nous, et avec nous. Jacques a suivi une scolarité tout à fait normale : on le connaît depuis la petite section de maternelle à l’école 61 Vitruve et a intégré le 16 Riblette en ce début d’année scolaire avec ses copains en CP. C’est un bon élève, apprécié des enseignants et c’est un bon copain.” Jacques a retrouvé ses parents, après une bataille de mails, faxs, et de réactions de nombreux militants.images-1.jpeg

Mais combien d’enfants voient leur père expulsé ? Combien sont nés en France et  doivent partir dans un pays inconnu et dangereux pour leur famille ?!! Combien d’enfants vivent le traumatisme de l’écartèlement d’une famille, dont certains membres sont renvoyés de France... ou bien le déracinement brutal, assorti d’un arrachement aux sièges de leur école, à leurs camarades, à leur maison... ?

1604707744.jpgEn cette année, j’ai gagné une bataille personnelle et familiale. Je viens d’obtenir la nationalité française pour la petite roumaine handicapée dont je m'occupe depuis 2001, Julia. Elle a maintenant 16 ans et la France l’a acceptée comme une citoyenne, ce qui est une excellente nouvelle pour son avenir et le risque oublié maintenant d’une expulsion à l’âge de la majorité. Julia va bien et poursuit ses progrès grâce à l’IME qui l’accueille. Elle commence à travailler un peu, une demi-journée par semaine, pour des travaux d’artisanat, à sa demande. Elle ne parle toujours pas, sauf pour quelques mots ; la difficulté orale demeure. La question de son avenir s’est posé dernièrement, puisque son autonomie va être restreinte, étant donné son handicap mental. Elle n’est pas autonome, sauf dans un cadre précis. Elle ne peut sortir seule et n’a pas conscience seule des dangers. C’est une immense chance que Julia ait pu avoir sa place dans un IME, étant donné le nombre d’enfants handicapés qui ne peuvent bénéficier d’accompagnement et d’aide spécifique, adapté à leur handicap.

D’autre part, je poursuis pour ma fille du Bénin le combat pour l’adoption définitive dont j’ai parlé dans la catégorie “Adoption, parentalité, handicap”. J’ai fait appel de la décision de cet automne et je suis convoquée en juin avec mon avocate. Je vous tiendrai au courant de tout cela.1262767637-1.jpg

1474423421.jpgEt puis, mon fils Yourdine a maintenant quatre ans. Après une varicelle sortie ces derniers temps, il va bien. Il grandit sereinement, même si la tristesse l’envahit parfois depuis la mort de son père il y a un an. Je parle avec lui de ce départ, mettant des mots sur les larmes, sur les colères parfois, sur cette colère d’enfant qui sort en agressivité. L’inéluctabilité de la mort est tellement effrayante pour un petit d’homme qu’il est parfois nécessaire de revenir sur les faits et de mettre des mots sur les maux. Maux de l’âme, mots d’un deuil difficile, silence d’une absence et souvenirs d’un corps sans vie. Pour moi, c’est difficile aussi, car au-delà des mois d’attente d’un homme absent de notre vie... c’est le père de mon fils qui s’est absenté pour toujours. Les souvenirs hantent parfois mon coeur et quand j’ai dit dernièrement à Yourdine que je suis triste aussi, il m’a demandé pourquoi. “Parce que j’aimais ton père, que nous nous sommes aimés et que c’est grâce à cet amour que tu es arrivé.” 575383478.jpg

1328905394.jpgIl y a aussi ma fille Océana qui est partie si vite il y a douze ans. Elle me manque tant. images-4.jpeg

i15-1.jpgIl y a un an, j’ai commencé ce blog car j’étais dans un désert et un cataclysme d’évènements qui s’accumulaient. Cela a commencé par des agressions reçues d'un jeune homme autiste dans mon taxi, en mars 2008, qui me frappe violemment alors que je le conduis à son IME. Le 2 avril 2008, à la suite de ces violences et de deux arrêts de travail, mon contrat de travail est rompu. Le même jour, mon compagnon, un homme avec qui j’étais depuis trois mois me quitte. Brutalement. “Ta vie est trop difficile.” Puis plus tard, il s’explique : “Tu perds ton travail. Tu te fais frapper par cet handicapé mental. Et puis cette fille handicapée, dont tu t’occupes et pour laquelle tu t’es engagée, c’est trop difficile. Je ne supporte pas. Je sais, c’est lâche... Sans parler de ton autre fille adoptive dont l'adolescence la rend malmenante envers toi... Il n’y aurait pas tout ça, je serais resté. Je t'aimais vraiment.” Cet homme était en plein divorce, avec quatre enfants. Quelques semaines auparavant, il était très mal dans son coeur et sa tête. Je l’ai soutenu. J’ai vu ses larmes, écouté sa douleur, cru en notre rencontre. Et puis, il s’est réparé à mes côtés, a repris confiance en lui, et ce jour d’avril, il est parti.

images-2.jpegLe 7 avril, l’oncle de Yourdine m’appelle. “Il est mort. Sur la table d’opération.” Le père de mon fils est mort. Ce fut un choc. Un choc aussi d’annoncer cette mort à mon fils âgé alors de trois ans. Un choc de l’amener près du corps étendu. Un choc de voir partir dans l’immensité la rose perdue d’un amour défunt. De rester sur terre le seul parent d’un enfant, seule moitié responsable d’une vie.images-2.jpeg

 

Aujourd’hui, cela fait un an.

images-6.jpegEt je choisis de parler de Abir Al Janabi, jeune fille irakienne de 16 ans. Pour dénoncer sa mort, son viol, ses viols, son calvaire. Pour que le monde sache. Pour que le monde ne se voile pas la face. Pour qu’il pleure. Pour qu’il se souvienne d’Abir et de sa famille assassinée par des soldats américains. Des soldats malades de la haine. Malades comme les quatre parachutistes qui ont violé et tué en 1989 deux femmes et une enfant (voir mon article d’hier).

Voici ci-après un article relatant la mort et le calvaire de cette jeune femme.

Je suis immensément peinée de ce qu'elle a dû endurer, immensément triste pour cette jeune femme et toute sa famille massacrée.

Avec mes meilleures pensées à tous et toutes.

Chloé Laroche

 

_______________________________ Archives Droit International ONU________________

Atrocités Américaines en IRAK : Le crime de Mahmoudiya.

 

Des soldats us-américains ont planifié durant une semaine le viol d'une jeune fille iraquienne de 16 ans, Abir Al Janabi, son assassinat et celui de sa famille :

“Trois mois après les faits, un nouveau crime perpétré par des soldats usaméricains en Iraq a été révélé au grand jour. Des soldats ont violé une jeune fille iraquienne avant de l'assassiner avec trois membres de sa famille, dont un enfant, dans une zone située à 9 Km au nord de Mahmoudiya (sud de Bagdad).

 

Les premières investigations de l'armée usaméricaine ont révélé la barbarie du crime, perpétré au mois de mars dernier, avec préméditation, puisque préparé durant une semaine, ce qui expose les auteurs à la peine de mort, selon un officier usaméricain.

 

L'agence Associated Press a indiqué le samedi 1er juillet 2006, sur la foi des déclarations d'un responsable usaméricain proche de l'enquête « que les soldats s'étaient introduits dans la maison d'une famille arabe sunnite, avaient séparé la femme de trois membres masculins de la famille, l'ont violée puis brûlée vive à l'aide d'un liquide inflammable en vue de camoufler le crime, puis tué les autres membres de la famille ».

 

Le responsable, qui a réclamé l'anonymat, a indiqué aussi que les soldats ont étudié les victimes durant une semaine et qu'ils avaient prémédité leur forfait ». Un autre haut responsable militaire usaméricain, qui lui aussi a réclamé l'anonymat, a révélé que l'une des victimes était un enfant et que l'affaire a été éventée au cours d'une séance de discussion de routine, indiquant qu'un soldat avait reconnu son rôle dans les faits et qu?il a été appréhendé.

 

Un crime d'opportunité

 

Le même responsable reconnaît que le crime semble être le fruit d'une «certaine opportunité», puisque les soldats impliqués n'ont pas subi l'attaque d'éléments armés, mais avaient tout simplement remarqué la femme, qu'ils ont ensuite violé et assassiné, au cours de leurs précédentes patrouilles. Un soldat non impliqué dans l'affaire a apporté son témoignage : il avait aperçu ses compagnons lors de la préparation de leur forfait, puis une fois celui-ci commis, remarqué leurs habits ensanglantés. Des responsables usaméricains ont reconnu qu'ils étaient au courant des assassinats des membres de la famille, mais croyaient que c'était le fait des violences interconfessionnelles.

 

Les premières soupçons se sont orientés vers deux soldats de la 502ème Division d'Infanterie, aperçus le 12 mars avec du sang sur leur tenue après le crime, attribué à l'époque à des hommes armés de la région. Mais un officier de police de Mahmoudiya, le capitaine Ihsane Abderrahmane, a indiqué qu'il avait reçu le lendemain du crime, le 13 mars, un rapport accusant les soldats usaméricains de l'assassinat de la famille iraquienne dans la zone de Khassir Abiad, proche de Mahmoudiya. Le porte-parole des forces usaméricaines a déclaré pour sa part dans un bref communiqué diffusé le vendredi 30 juin, que le général James Thorman, le plus haut gradé militaire usaméricain dans la région de Bagdad, a demandé à la direction des enquêtes criminelles de l'armée d'entreprendre une enquête systématique, un jour après les révélations faites par deux soldats.

 

La peine capitale

 

À propos de la peine encourue par les auteurs des faits, au cas où ils seraient confondus, l'agence AP dit que les soldats risquent la peine de mort selon le code pénal militaire usaméricain. Les responsables militaires usaméricains déclarent que les 4 soldats impliqués dans cette affaire ont été désarmés et mis aux arrêts dans une base militaire proche de Mahmoudiya. L'armée usaméricaine a déclaré que les soldats impliqués dans ce crime, appartiennent à la 502ème Division d'Infanterie à laquelle appartenaient les deux soldats faits prisonniers (par la Résistance, NDT) et dont les corps avaient été retrouvés le 19 juin, trois jours après leur capture. Les deux corps portaient les traces de supplices et l'un d'eux avait la tête coupée. Il semblerait, selon les militaires usaméricains, que cette situation avait fait naître un sentiment de culpabilité chez l'un des soldats de cette division, ce qui l'a poussé à révéler ce crime le 22 juin dernier.

 

Cette affaire est la plus grave que connaissent les soldats usaméricains après celle qui a conduit 14 d'entre eux, la semaine dernière, à être accusés de meurtres de civils iraquiens. De nombreuses autres affaires du même genre font l'objet d'enquêtes, tels que le meurtre de 24 civils à Haditha le 19 novembre 2005, en représailles à la mort d'un soldat dans l'explosion d'un engin, le meurtre avec préméditation de trois détenus dans la province de Salaheddine, l'assassinat d?un soldat iraquien au cours de son interrogatoire à Al Kaïm?.

 

Sur le plan politique, la députée iraquienne Safia Chebli, apparentée au groupe de Iyad Allaoui, a réclamé le 4 juin le questionnement du premier ministre Anouar Malki sur l'affaire du viol de la jeune Abir, ainsi qu'une enquête iraquienne indépendante. Le ministre de la justice quant à lui, a demandé l'intervention du Conseil de Sécurité pour lever l'immunité des troupes usaméricaines, estimant que c'est l'impunité dont profitent leurs soldats face à la justice iraquienne qui les encourage à commettre de tels crimes. En voyage au Koweit, le Premier ministre a déclaré pour sa part qu'il allait engager une enquête indépendante sur cette affaire.

 

Le témoignage accablant d'un voisin de la famille martyre

 

Le viol de nobles femmes iraquiennes par la soldatesque usaméricaine, est devenu monnaie courante dans la prison de Abou Ghraïb mais aussi dans la grande prison qu'est devenu aujourd'hui l'Iraq. Le crime que nous relatons ici a dépassé par son horreur, son ignominie et sa barbarie tout ce qu'on peut imaginer en la matière.

 

Le correspondant de Mafkarat Al Islam dans la région de Mahmoudiya, ville sunnite au sud de Bagdad, a rapporté qu'une force usaméricaine, composée de 10 à 15 soldats, a pénétré dans la maison de Kacem Hamza Rachid Al Janabi. Ce dernier est né en 1970, travaille comme gardien au dépôt de pommes de terre appartenant à l'État et y réside avec son épouse et ses quatre enfants : les deux filles, Abir (la brise), née en 1991, et Hédil, née en 1999 et les deux garçons : Mohamed (1998) et Ahmed (1996).

 

Les soldats usaméricains commencèrent par arrêter le mari Kacem, son épouse, Fakhria Taha Mohsen et leurs deux filles Abir et Hédil, les deux garçons étant encore à l'école. Il était 14 heures. Ils conduisirent les parents et la petite Hédil dans une même pièce et les exécutèrent à bout portant. Le père a reçu 4 balles dans la tête, la mère 5 balles dans le ventre et le bas-ventre et Hédil a été atteinte à la tête et à l'épaule. Puis ils conduisent Abir dans la pièce voisine, la déshabillent dans un coin et la violent à 10, à tour de rôle. Dès qu'ils accomplissent leur forfait, ils la frappent avec un objet tranchant sur la tête, selon le rapport d'autopsie, puis mettent un coussin sur son visage pour l'étouffer et y mettent le feu.

 

Le voisin de la famille martyre ajoute : « Une heure après les coups de feu, j'ai aperçu de la fumée qui s'échappait de la maison et j'ai vu les soldats partir précipitamment pour encercler la zone avec des éléments de la Garde nationale fantoche. Ils nous informent que des terroristes d'Al Qaïda se sont introduits dans la maison et ont tué toute la famille. Ils nous empêchent de pénétrer dans la maison. J'ai informé l'un des gardes que j'étais un voisin et qu'il me fallait voir les membres de la famille pour informer El Hadj Aboul Kacem le patriarche, du sort de son fils et de sa famille. C'est ainsi que l'on me laissa pénétrer à la maison.

 

En rentrant, j'ai trouvé le père, sa femme et leur fille Hédil, sans vie, baignant dans leur sang, sans aucune réaction quand j'ai touché les corps. Le sang continuait à couler et sortait de la pièce. Puis je suis rentré dans la deuxième pièce où se trouvait Abir. Le feu continuait à se dégager de ses cheveux, de sa bouche et de sa poitrine. Elle était dans un état indescriptible : ses habits étaient retroussés vers le haut et son soutien-gorge déchiré. Le sang continuait à couler d'entre ses jambes bien qu'elle fût morte depuis plus d'un quart d'heure et malgré le feu dans la pièce. J'ai compris qu'ils l'avaient violée : elle était couchée sur le visage, son arrière-train soulevé, les pieds et les mains liés. Je n'ai pu me retenir et j'ai pleuré. J'ai vite éteint le feu qui avait consumé une partie de sa tête, son visage, ses seins et ses cheveux et je l'ai couverte d'un bout de drap. J'ai réfléchi un peu à la situation et je me suis dit que si je parlais et protestais, ils allaient m'arrêter. J'ai donc gardé le silence et je suis sorti de la maison sans rien dire pour pouvoir témoigner en temps utile.

 

Au bout de trois heures les soldats d'occupation ont encerclé la maison et ont répandu la rumeur que la famille avait été assassinée par des terroristes parce qu'elle était chiite. Personne n'a évidemment cru à ce bobard parce que tout le monde se connaît et que la famille était bien connue de tous comme une famille des meilleurs sunnites. Face à cette situation, les forces d'occupation ont procédé juste après la prière du Maghreb au transfert des quatre corps des victimes à la base militaire usaméricaine, puis le lendemain à l'hôpital de Mahmoudiya, en donnant à son administration leur première version des faits. Le même jour, en compagnie des proches de la famille, nous avons pris les corps des suppliciés à l'hôpital et avions procédé à leur inhumation par la grâce d'Allah. »

 

Briser le silence

 

Le témoin ajoute : « Nous avons décidé de ne pas nous taire et avons demandé aux moujahidine de la région de réagir en urgence. C'est ainsi qu'ils ont monté une trentaine d'opérations contre les forces d'occupation en deux jours, faisant plus de quarante morts parmi les soldats usaméricains. Mais cela ne suffisait pas à nous calmer et nous nous sommes adressés aux médias, en commençant par la chaîne Al Arabiya, qui est puissante en Iraq. Personne ne nous a cru, estimant qu'ils tiraient leurs informations des communiqués officiels usaméricains et ne pouvaient s'engager dans une affaire qui les dépasse. C'est le correspondant officiel de Al Arabiya en Iraq, Ahmed Assalah en personne qui nous l'a dit. Nous nous sommes adressés à des journaux de Bagdad qui nous ont éconduits, parce que nous étions sunnites comme les victimes innocentes de ce drame. Les combattants nous ont conseillé la patience en nous promettant que le sang et l'honneur de Abir et de sa famille seraient vengés comme ils le méritaient. »

 

Craintes fondées

 

Le voisin continue son récit : « Le 9 mars 2006, la mère d'Abir est venue me demander si je pouvais héberger sa fille avec les miennes parce qu'elle craignait pour elle. Cela ne m'a pas étonné et j'ai évidemment accepté. Les soldats de l'occupation, disait-elle, lui jetaient des mauvais regards quand elle sortait pour conduire les vaches au pré et qu'elle passait par un contrôle usaméricain situé à 15 mètres de la maison paternelle. Mais dans mon for intérieur, j'ai pensé que les craintes de la mère étaient mal fondées, la fille étant chétive et avait à peine 16 ans. Je n'ai jamais pensé que les criminels exécuteraient leur crime en pleine journée. ».

 

Le témoin ajoute : « Les forces d'occupation sont venues vendredi dernier - un jour avant que le correspondant de Mafkarat Al Islam se rende sur les lieux du crime - et ont ordonné aux habitants d'exhumer le corps d'Abir pour des analyses. Ils m'ont demandé aussi de rester à leur disposition en tant que témoin, ce que je ferai et je suis prêt à aller n'importe où pour faire éclater la vérité.

 

Rappelons que Mafkarat Al Islam a été la première agence d'information à révéler ce nouveau crime des forces d'occupation.”

 

Sources : aljazeera.net, islamonline.net et Mafkarat Al Islam (Islam Mémo)

 

Traduit de l'arabe par Ahmed Manaï, membre de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique (www.tlaxcala.es). Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en citer les sources et les auteurs.

 

 

________________________________ Séminaire sur la violence à l’encontre des femmes____________

Ce samedi 22 novembre, de 13 à 17h, un séminaire se déroulera à l'Université Libre de Bruxelles au sujet de la violence contre les femmes. La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

 

Historique :

"Le 25 novembre 1960, au nord de la République Dominicaine, trois corps sans vie de femmes ont été retrouvés au bord d’un gouffre. Ces cadavres étaient ceux des sœurs Patria, Minerva et Maria Teresa Mirabel, toutes trois militantes du mouvement clandestin de Résistance contre la dictature de Trujillo.

Ce dernier a déclaré qu’il s’agissait d’un accident de circulation. Mais, très vite, on a compris que les sœurs avaient été violées avant d’être tuées. Le massacre des sœurs Mirabel a fait un grand scandale en République Dominicaine et a développé le mouvement de résistance. Au bout d’un an, la dictature a été renversée par le mouvement anti-Trujillo.

Les sœurs Mirabel sont devenues le symbole de la lutte pour les libertés. En 1981, les femmes d’Amérique Latine et des Caraïbes se sont réunies à Bogota, en Colombie. Elles y ont déclaré le 25 novembre «Journée Internationale de la Lutte contre la Violence Sexuelle faite aux Femmes».

En 1999, la journée a été reconnue par l’Organisation des Nations Unies.

 

La violence contre les femmes se passe partout dans le monde

En Irak, Abir, une fille de 15 ans, a été violée puis brulée vive par des soldats américains. Amineh a été lapidée en Afghanistan par les seigneurs de guerre. En Iran, Kheirieh a supplié d’être pendue au lieu d’être lapidée.

Pendant que dans une banlieue à Paris Sohane, 18 ans, était brulée pour «l’honneur» familial par les membres masculins de sa famille, Marjan, 16 ans, s’immolait par le feu en Iran pour éviter de devoir se marier avec un homme qui avait l’âge d’être son grand-père. Somara, au en Pakistan, est décédée à cause de brûlures au troisième degré sur 80% de son corps - elle n’a jamais voulu affirmer que c’était son mari qui était responsable.

Au Kurdistan, une guerre se déroule et les femmes kurdes et turques en sont les premières victimes. A côté du mal et de la misère engendrée par la guerre, ces femmes ont aussi à subir les crimes d’honneur, les mariages forcés et la violence au sein de la famille.

En Somalie, une fillette de 7 ans, Kolsoom, a hurlé de douleur pendant son excision. Elle a hurlé aussi fort que Maryam, 9 ans, dans son lit nuptial. Dans différentes régions du Congo, toute une génération de femmes se fait horriblement mutilée par la violence sexuelle des troupes rebelles aussi bien que des troupes gouvernementales. Dans beaucoup de villages, plus aucun enfant ne naîtra.

En Suède, Fadimeh a été tuée par son père et son frère. En Belgique, on peut lire chaque jour dans les journaux des rapports dramatiques de femmes tuées par leur partenaire ou ex-partenaire, souvent avec leurs enfants. Elles partagent le sort de la poète afghane Nadia. Aux Etats-Unis, Lisa et Joyce ont été violées et tuées par des inconnus.

Pendant que Nathalie attend ces clients dans un bordel d’Amsterdam, un bateau plein d’esclaves sexuels arrive d’Europe de l’Est dans le port de Hambourg. Des femmes sans-papiers n’ont souvent d’autre choix dans les villes européennes que d’être exploitées sexuellement, de mendier ou de travailler comme domestique, souvent sept jours sur sept, du matin jusqu’au soir et cela pour un salaire de misère.

Au cours de la période de sanctions économiques des Etats-Unis contre l’Irak, plus d’un million de femmes sont décédées. Dans le même temps, plus de 4 millions de femmes ont perdu la vie à cause des guerres, surtout en Afrique. Dans la Bosnie en guerre, toujours au même moment, des milliers de femmes se sont faites violées par des soldats.

 

Séminaire sur la violence contre les Femmes et sur la manière d’y résister

La violence: partout dans le monde, les femmes y sont confrontées : dans les villages et dans les villes, au sein des familles et dans la rue. Ces actes sont commis par des individus, par des groupes et même par des Etats. La violence existe sous différentes formes, plus masquées dans les pays capitalistes développés qui reconnaissaient formellement l’égalité des droits, plus ouvertes et brutales dans les pays qui sont plus en retard sur le plan économique.

Avec la crise financière et le drame de la crise alimentaire qui existent déjà, avec la crise économique à l’échelle mondiale qui arrive à toute vitesse, la situation ne va pas s’améliorer. Avec des pénuries sans cesses plus pénibles, la lutte pour les moyens disponibles va encore augmenter et, comme toujours, ce sont les plus faibles économiquement - les femmes, les immigrés, les plus vieux et les jeunes,… - qui vont devoir trinquer. Avec le chômage et la pauvreté qui augmentent, encore moins de femmes qu’aujourd’hui vont être dans la capacité de se construire une vie indépendante.

Mais tout cela ne se passera pas sans lutte. Une lutte contre la violence à l’encontre des femmes - qui prend déjà place dans différents endroits du monde - mais aussi une lutte contre les conditions de vie inhumaines que nous offre le système de profit, le capitalisme. Une lutte de femmes et d’hommes issus de la classe ouvrière et des couches pauvres contre les mauvaises conditions de travail et contre les salaires de misère, contre la pauvreté, l’analphabétisme, le chômage et l’esclavagisme, qui touchent relativement plus de femmes que d’hommes.

Ce samedi 22 novembre après-midi, des femmes combattives de différents pays veulent partager les histoires de lutte des différents continents, s’en inspirer et se stimuler à renforcer l’unité dans la lutte contre toute forme de violence. Nous ne pouvons l’emporter que si nous nous réunissons pour lutter conséquemment pour une société sans exploitation, sans oppression, sans violence et sans discrimination.

La lutte contre la violence, l’exploitation et l’oppression est une lutte que les femmes ne savent pas gagner à elles seules. Car pour vraiment en finir avec cette situation, il faut renverser le système actuel qui est basé sur le pouvoir, la rapacité et la course aux profits pour le remplacer par une société basée sur l’égalité et la coopération. Tous ceux - femmes et hommes - qui s’impliquent dans cette lutte et qui veulent discuter avec nous sont plus que bienvenus à ce séminaire."

 

Il faut unir la résistance !

Solidarité pour un monde sans violence !

 

15/03/2009

Une future maman d'origine algérienne m'a écrit, désespérée. Elle vit un cauchemar et attend son enfant dans la peur d'être expulsée et privée de son bébé.

Bonjour à tous et toutes,

Dernièrement, nous avons fêté le Jour de la Femme.

Sur ce blog, c'est tous les jours FÊTE pour les femmes, mais dans le sens de dénoncer les situations difficiles qu'elles vivent.

Car c'est beau d'honorer la femme, encore faut-il la respecter au quotidien.

images-4.jpegJ'ai choisi aujourd'hui de vous transmettre le message d'une femme algérienne, Leila, qui vit un calvaire et qui m'a écrit dernièrement pour demander de l'aide et avoir un soutien moral, ainsi que pour témoigner de son angoisse d'être expulsée alors qu'elle attend un enfant d'un homme français.images.jpeg

 

Voici la lettre de Leila, envoyée le 12 mars :

"Bonjour Madame. Je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite à un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent. Cet homme me faisait du chantage par rapport aux papiers et m'a obligée aux pires des perversions. J'ai porté plainte pour violences conjugales et viol. Cette dernière a été classée sans suite, le motif étant qu'il n'y avait pas de témoin lors des viols !!!!! Mon ex mari avec qui je suis séparée a demandé un divorce pour faute. Cela fait deux ans que ça dure ; il se fait passer pour victime et m'accuse d'être venue pour les papiers. De plus, il a écrit à la Préfecture ; de ce fait, j'ai reçu un OQTF validé par le TA ; le motif était que les algériennes ne bénéficient pas de loi sur les violences conjugales.images-5.jpeg

Actuellement, je vis en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois ; mon copain a fait une reconnaissance anticipée et j'ai très peur d'être expulsée dans cet état. Cela serait terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c'est un drame. J'aime beaucoup mon copain et je ne veux pas être séparé de lui. Beaucoup de gens me disent que, dès que mon bébé sera au monde, je serai expulsée et le bébé restera avec son père. C'est horrible de faire cela à une mère. Je ne comprends pas pourquoi mon ex mari a tous les droits, sous prétexte qu'il a la nationalité française, de toutes les façons il en était conscient car il me répétait souvent : "Tu n'es qu'une arabe ici. Tu n'as aucun droit." Et il avait raison. Je ne veux pas être séparée de mon bébé. De quel droit on me le prend ? C'est moi la victime dans l'histoire." LEILA

 

J'ai répondu à Leila ces mots :

images-2.jpegBonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org

Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous. C. L.

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Leila, vous êtes coincée dans une situation difficile, cornélienne, entre un mari qui vous fait du tort et qui pousse le vice à aller en Préfecture pour vous causer des ennuis terribles... et dans la relation concubine avec un français, situation que votre pays d'origine réprouve. Vous attendez un enfant et vous avez peur que la France vous demande de rentrer au pays en gardant votre enfant. Il faut se renseigner clairement sur cette menace dont on vous a parlé... d'être expulsée sans votre bébé, ainsi que sur les soutiens que vous pouvez trouver pour vous protéger dans cette situation, en contactant les associations de défense de femmes et le Réseau d'Éducation sans Frontières, dont j'ai donné le site plus haut.images-3.jpeg

Si des personnes pouvaient témoigner et nous aider dans la situation de Leila, qu'elles laissent des commentaires sur cet article. Merci infiniment.

Chloé Laroche

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Commentaires

Bonsoir, je vous remercie mille fois madame, c'est vrai je suis très désespérée par ma situation, je ne vis plus, merci d'avoir donné de l'importance à mon récit, je me sens moins seule, je suis suivie par le RAJFIR ; ils me disent d'attendre la naissance de mon bébé mais j'ai peur. Le Préfet a cru mon mari et n'a rien pris en considération concernant mes plaintes et mes mains courantes. Le Tribunal administratif a validé sa décision car le Juge a dit qu'à 28 ans je peux vivre en Algérie sans ma famille, et il prétend que je n'ai aucun élément par rapport aux menaces faites par ma famille. Comment lui apporter les éléments de menaces verbales, je suis à bout de force ..

LEILA

le 15.03.2009

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2177-44.jpgLeila,


Je suis touchée par votre message lu ce soir. Vous êtes à bout de forces mais tenez bon. Soignez-vous pour votre bébé, cet enfant que vous attendez. Reposez-vous, mangez normalement, soyez sereine dans votre coeur. Votre bébé doit arriver quand ? Des dizaines de personnes, des centaines... vont lire votre histoire... et même si personne n'écrit, toutes les pensées d'amitié et d'espoir pour vous arriveront jusqu'à vous. De toute façon, beaucoup de gens se mobiliseront au moment venu pour que vous restiez en France et que jamais, au grand jamais, on ne vous sépare de votre bébé, ce qui serait une chose horrible. Ce n'est pas une chose possible, aussi n'y pensez plus et concentrez-vous sur votre grossesse, sur votre enfant qui ressent chaque angoisse et ce calvaire que vous vivez. Parlez-lui et rassurez-le en lui chantant des chansons, des chansons douces.

Grosses bises.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.03.2009

 

___________________________________ LEILA :

 

Merci de me rassurer, vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'août , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore là, j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent, le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres. Je considère que je mène une guerre , ma seule arme c'est que je maîtrise la langue de ce pays et je peux me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venue pour les papiers alors je dois me justifier 1000 fois. J'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac, une licence, et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par là a commencé mon cauchemar. Il faut dénoncer la dépendance des femmes venues dans le cadre d'un regroupement familiale et cette soumission est encouragée par les préfets qui donnent raison au mari violent quelque soit les circonstances, sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. Mon ex mari m'a violée de la plus ignoble des façons, je ne souhaite à aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c'est un double viol.

Merci d'être là, madame, votre blog est très bien, j'avais posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ("retourne dans ton pays", etc.....) mais vos réponses me donnent la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Ecrit par : LEILA | 16.03.2009

 

Le 16 mars 2009______________________ Chère Leila,

 

Vous êtes très courageuse et vous allez y arriver. Votre petit va naître au mois d'août, comme moi... un petit lion. Ma fille était lion aussi.

Je vous embrasse très fort et vous envoie plein de courage et de force. Merci pour vos gentils mots et vos compliments.

Chloé

___________________________________________ Le RAJFIR :

Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des Femmes de Paris 163 rue de Charenton 75012 Paris - tél. 01 43 43 41 13 - fax 01 43 43 42 13

E-MAIL : rajfir@wanadoo.fr

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SUITE DES COMMENTAIRES :

Bonjour, merci de prendre de mes nouvelles, je n'ai pas osé vous contacter. Pour ma situation rien n'a changé et le Préfet m'a envoyé un courrier pour que je quitte le territoire et si je ne le fais pas je risque l'emprisonnement mais je prends le risque, il ne mesure pas les conséquences sur moi et mon bébé si il me revoit dans cette situation ; il a osé même écrire que je peux ne pas retourner avec mes parents , et que l'Algérie est grande, il ne sait pas que renvoyer une femme enceinte d'un francais dans un pays musulman est un crime ... alors qu'ici je vis avec mon compagnon qui a reconnu l'enfant. J'ai demandé la protection à la France mais on ne me l'a pas accordé .
En ce qui concerne la plainte que j'ai déposé contre mon ex mari pour violences conjugales, j'ai subi une expertise psychiatrique qui a déduit que je suis crédible, donc j'ai rendez vous au commissariat le 19 mai pour une audition mais j'ai peur de me faire embarquer pour ma condition de sans papier ; heureusement je serai accompagnée de l'avocate de l'association RAJFIR et du père de mon bébé, donc j'essaye de ne pas stresser mais c'est dur.
Je suis enceinte de 6 mois et ma grossesse se déroule bien , ce petit ange me donne que des joies , c'est une petite fille qui s'apellera LINA .
Je voulais tellement vous donner de bonnes nouvelles mais ce n'est pas le cas , j'ai essayé de contacté le RESF à plusieurs reprise par email et téléphone et pas de réponse ou si une personne répond elle m'oriente vers une autre qui ne donne pas suite , peut être jugent-ils que mon histoire est sans intérêt ou vraiment compliquée , on me dit seulement que je serai pas expulsée après la naissance et que tout est possible avant , ce n'est pas trés rassurant ..........
En tous les cas je vous remercie de votre intérêt , vraiment ça me touche profondément .

Ecrit par : leila | 12.05.2009

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Chère Leïla,
Oui, j'étais inquiète de ne pas avoir de vos nouvelles, aussi j'ai écrit sur votre e-mail. Je suis heureuse que vous m'ayiez répondu et de savoir où vous en êtes. Je suis inquiète pour vous et espère que tout va s'arranger. Je suis désolée que vous n'arriviez pas à joindre le Réseau d'Éducation sans Frontières. Si un membre du réseau nous lit, qu'il prenne contact avec moi et je ferai le relais avec vous. Je vais de mon côté essayer de les joindre. Gardez le courage et aussi la force dans l'amour de votre bébé et de votre compagnon. Je pense à vous et espère que le 19 mai, tout se passera bien. Je vais refaire un article pour vous. Il faut qu'on entende ce que vous vivez. Je vous embrasse. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.05.2009

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je vous remercie de tout mon coeur .

Ecrit par : leila | 13.05.2009

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FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUI SE RACONTE!!on a pas entendu le mari français!!..leila prkoi as tu accepté d'épouser par deux fois un français , sachant que ta famille est contre!!

Je suis moi même accusé de violence conjugale avec des fausse declarations chez le medecin des calomnies imvraisemblable de lapart de ma cher femme narcisique hystérique paranoyaque aqui g fait tellment confiance!!: je lui ai donné mon nom,ma vie!! compte joint, liberté de sortir , travailler!!
et a cause de ce RAFJIR ELLE A CRU QU4AU BOUT DE 6mois de présence en france elle a tout les droits!!
elle parle déja de convention franco algerienne!!de partage de bien!! 
elle a pleuré auprès de tout lemonde m'a fait passé pr un tiran!! alors ke c archi faux.mais DIEU EST AVEC MOI
ELLE EST DANS LA MERDE JE DIVORCE EN ALGERIE ET ELLE VA SE VOIR RETIRER SON TITRE DE SEJOUR ET JE VAIS L4ATTAQUER PR FAUX ET USAGE DE FAUX ET DIFFAMATION§§
C TELLMENT BEAU UNE CARTE DE Sé jour pr une femme sans scrupule comme elle et DIEU sait y en a un paquet!!!!
je sais ttes foiskil ya des femmes honnetes mais.....ou sont elle!!? les gens oublient kil ne sont e de passage sur terre!!
DIEU EST CAPABLE DE VOUS PUNIR MM SI VOUS AVEZ VOTRE CARTE DE SEJOUR!!! mm si vous avez tt l'or du monde!!!
enfin je dis vigilence!!!!laissez les sentiments de coté! et svp un peu d'objectivité!!!
les affabulateurs existent,les opportunistes comediens aussi..je ne t'accuse pas directement leila mais j'ai des doutes!! prkoi vouloir absoulemnt rester en FRANCE PRKOI DEUX FOIS AVEC DES FRANçais sachant ke tes parent sont aps d'accord..c pas du rasicmee et sa ne me regarde pas!!tu veins d'une socienté sensée etre conservatrice avec des valeurs differente? bref......que DIEU SOIT AVEC TOI SI TA CAUSE EST JUSTE SINON SACHE KE TOUT SE PAYE DS LA VIE

Ecrit par : ALI | 02.07.2009

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Bien fait pour toi!

il faut réfléchir avant d'agir! tu fais la victime, mais on sait que c'est faux! ton petit manége ne marche pas avec tout le monde! (madame du blog va surement pas afficher mon opinion) tu es prête à toute Leila pour rester en France.. tu vas contre l'avis de tes parents! ça fait bien en France de se plaindre des sociétés arabes, anti droit de la femme etc... Il suffit que tu soit arabe ou d'origine,femme, que tu dises que ta famille te fait ci et ça, et OPPP comme un miracle , on vous croit, on vous plaint, on veut vous aider etc.... tu es pathétique, dégoutante! arrêtes de manipuler les gens! et essaye d'être honnête! tu verra la vie sera beaucoup plus simple pour toi!

Ecrit par : eric | 06.07.2009

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Éric, au contraire, je laisse votre message, pour que chacun lise vos mots inhumains envers une femme que vous ne connaissez pas et qui attend un enfant pour le mois d'août d'un homme qu'elle aime et qui l'aime, un français oui, mais avant tout, un homme qui va devenir père et qui aime cette femme.
Leïla a été traumatisée et déçue par son mariage avec un français, l'homme contre qui elle se bat. Mais aujourd'hui, elle souhaite être heureuse et avait des craintes, quand elle m'a écrit, sur le fait de pouvoir rester ici avec sa nouvelle famille, son bébé et l'homme qu'elle aime. Vous n'avez pas à l'insulter. C'est ignoble ! Vous dites d'elle qu'elle est "dégoûtante". C'est vous qui l'êtes en réalité, dans vos propos. Quelle est votre motivation ? Le racisme, la discrimination, le machisme, la colère envers une femme, la haine des arabes, des femmes arabes, des étrangers globalement ? Qu'est-ce qui peut vous inciter à laisser un message sur mon blog de cet ordre, pour une femme dont vous dites qu'elle manipule ? Leïla est avant tout une femme, une maman enceinte, une citoyenne de ce monde où nous vivons vous et moi... alors pourquoi tant de haine ?!!!!!!!! Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.07.2009


02/06/2008

Conte anti-pédophile : "Jason, petit ange du Mont-Blanc". Dédié à tous les enfants assassinés, abusés et violés.

à Jason, petit garçon
inconnu de ma vie, assassiné
le 14 novembre 1996.


Dans ce que vous allez lire, tout est vrai. Jason a existé et son histoire m'a touchée. Il m'a permis à travers ce conte de libérer ma parole de petite fille abusée par le professeur de violon Roman Gorecki, décédé aujourd'hui. Que Dieu lui pardonne et protège sa descendance. 1539451641.jpg




Moi, Jason, je suis un petit ange adulte. J’aime mes parents. J’aime mon père qui a appris ma mort un jour terrible de novembre. Je voudrais qu’il sache que je n’ai plus mal et que, là où je suis parti, ce qui m’est arrivé n’existe plus. La torture est effacée de mon être. En revanche, elle existera à jamais dans la mémoire de Dieu qui pardonne... mais n’oublie pas.

Je pardonne à mon meurtrier et je pardonne à ma mère qui ne m’a pas arraché des mains de celui qu’elle aimait, mon beau-père, celui qui m’a tué. J’envoie à celle qui m’a mise au monde des milliers d’edelweiss et de gentianes cueillis sur les versants des Alpes limpides. Je les ai ramassés en pensées puisque les baisers me sont désormais interdits sur la terre.

Je suis parti au Ciel assassiné et torturé. La souffrance quand on est si petit a quelque chose qui ressemble au mimosa qui meurt sous le couteau du promeneur. J’ai été torturé et mes cris se mêlent aux larmes de milliers d’enfants invisibles.

Je n’avais que vingt et un mois mais aujourd’hui j’ai trouvé une plume, la plume de ma revanche. La revanche d’un ange est pardon.

Ma vie a basculé mais aujourd’hui je vole, je suis oiseau et je rebondis sur des vagues de paix.

On m’a appelé Jason pour que je trouve la toison d’or comme dans le mythe grec. Quelle était cette toison dans ma courte vie ? Le bonheur ? Non ! L’impermanence, peut-être ? En réalité, ma toison d’or, c’est le Ciel qui m’a tendu les bras.

Au moment de partir, j’ai vu un Ange près de moi. Il m’a donné la force de mourir, de partir en martyr. Il a mis du baume sur les brûlures que j’ai subi et sur mes cheveux arrachés. Il a enlevé la drogue de mon sang perdu, cet aliment de mort que des adultes me donnaient. Il a essuyé tous les coups reçus la nuit de ma mort.

L’Ange m’a dit lorsque j’ai quitté la Terre qu’une femme ne m’oublierait pas. C’est elle qui écrit avec moi, pour que ma vie soit un chant éternel, pour que mon nom fleurisse et donne au monde la Toison d’Or de l’innocence. Exactement trois mois après mon départ du monde, sa fille Élodie est montée au ciel.

Mes parents m’ont appelé Jason. Ma mère elle-même a tenu le rôle de Médée, la magicienne qui n’empêche pas le crime de s’accomplir. Son compagnon d’alors a tenu le rôle du dragon plein de perversité et de pulsions terribles. Ils ont volé ma pureté d’âme et ils ont méprisé mon esprit.

J’étais un petit être innocent et on a souillé ma peau. On a blessé mon âme. Aujourd’hui je suis initié car j’ai traversé le rideau de feu. J’ai changé de niveau. J’ai subi une transmutation. Je suis devenu or, soleil des alchimistes. Car sur Terre, j’étais de plomb par la souffrance qui m’alourdissait comme une pierre.

Aujourd’hui, je suis dauphin car je suis transfiguré. En Grèce, cet animal accompagne les rites funéraires. Il emmène l’âme sur son dos ; il sauve aussi les vivants naufragés. Jésus lui-même a été représenté sous la forme d’un dauphin.

Élodie est près de moi. Sa maman a fait un rêve il y a quelques jours. Elle était avec un dauphin dans la mer et elle l’aimait comme s’il était son enfant ; puis ils sont allés ensemble sur la terre ferme mais l’animal manquait d’eau ; alors elle l’a mis dans de l’eau douce ; peu après, elle a ramené le dauphin vers la mer mais sur le chemin il a soudain disparu et une grenouille est apparue. La maman orpheline s’est réveillé en pleurant son dauphin et elle a pensé très fort à sa fille au ciel.

En Occident, la grenouille est le symbole de la résurrection. En Orient, c’est le signe de l’âme en voyage. Lorsque la grenouille chante au printemps, c’est le signe du renouveau.

Le grain meurt et sous la terre donne à nouveau la vie. Le dauphin disparaît pour que vive la grenouille.

Je suis proche d’Élodie dans le grand voyage des âmes. L’âme ne meurt pas. Elle tombe par le corps dans la terre et s’élève en germant vers les cimes immaculées de neige éternelle.

Tout ce que m’a fait subir mon beau-père la nuit de mon envol n’est plus. Tout a disparu dans la lumière de Dieu. Cela reste uniquement dans la mémoire des hommes.

La maman d’Élodie a pleuré lorsqu’elle a appris comment j’étais mort. Beaucoup ont versé des larmes en lisant les journaux ou en regardant le procès. Les Anges aussi ont pleuré et ils ont lavé mon corps de lumière avec des mots colorés.

Les Anges m’ont pris dans leurs ailes et m’ont serré très fort sur leur coeur. Alors j’ai senti l’amour et le pardon de Dieu pour ma mère. Je l’aimerai toujours et je prierai pour elle tout au long du voyage de mon âme.

Ici, des arcs-en-ciel et des oiseaux magiques ont réparé le crime. Ils ont retiré les germes du mal de mon âme innocente.

En bas, sur la Terre, une femme a pris sa plume et l’a trempée dans l’encre de la mémoire collective. Elle s’appelle la Verdoyante et sa fille Élodie continue de grandir dans son coeur.

Elle a écrit un conte pour moi, un conte qu’elle a dédié aussi à tous les parents d’enfants assassinés de par le monde. Je vous l’offre pour ne pas le garder au fond de mon nuage accroché au Mont Blanc... C’est l’histoire d’un petit garçon, tué par un humain, comme je l’ai été. On a recomposé son corps sur la Terre comme les Anges l’ont fait pour moi au Ciel.


Il était une fois un homme qui habitait avec sa famille dans un village éloigné de la ville. Un matin, il partit chasser, bien que les provisions du verger soient suffisantes.

Soudain, il aperçut au milieu d’un champ un arbre immense, un chêne au tronc entouré de lierre, qu’il n’avait jamais vu auparavant. Sans s’émouvoir de la beauté et de la noblesse de cet arbre inconnu, il pensa : “Ce chêne pourrait servir de bois de chauffage pour l’hiver entier ! Sans le dire à personne, afin de le garder pour moi seul, je reviendrai cette nuit avec ma hache.”

Se rapprochant de l’arbre, il entendit des cris ressemblant à ceux d’un enfant qui vient de naître et il découvrit dans le creux des branches un petit bébé, qui battit des mains à sa vue. “C’est très certainement le marmot de quelque fille fautive venue enfanter dans la forêt !” se dit-il. “Je vais l’emmener chez le curé, qui dira ce qu’on doit en faire.”

Prenant l’enfant dans ses bras, il partit vers le village. Alors qu’il traversait la forêt, il aperçut tout à coup un sanglier. Ne voulant pas rater cette occasion de chasser, il laissa tomber l’enfant et épaula son fusil pour tirer ; lorsque soudain un serpent passa devant lui. L’homme eut très peur ; il fit un bond en arrière et lâcha son arme en glissant sur une pierre. Le sanglier fonça alors sur lui mais le chasseur grimpa prestement sur un arbre.

Malheureusement pour lui, la branche sur laquelle il s’était réfugié cassa et l’homme tomba à terre, se retrouvant juste à côté du petit enfant. Celui-ci battait des mains et riait en voyant tout ce manège ; le chasseur ne fit pas attention à cela ; il pensait que les enfants ne peuvent ni comprendre ni sentir ce qu’il se passe et qu’il ne font que manger, dormir et grandir.

L’homme, voulant se défendre, chercha son fusil mais ne le trouva point. Par hasard, en levant la tête, il le vit se balançant fièrement au sommet d’un arbre. Il secoua d’abord les branches dans tous les sens mais le fusil ne bougea pas. Ensuite il décida d’aller chercher sa hache ; mais, alors qu’il s’en allait, il reçut le fusil sur la tête et perdit connaissance.

Quand il revint à lui, il était couché sur un lit, entouré par toute sa famille et par la plupart des villageois, venus le voir par curiosité. Il leur raconta ce qui lui était arrivé, en déformant la vérité à son avantage.

Tout à coup, pensant au bébé qu’il avait découvert, il leur demanda s’ils l’avaient amené ; les villageois ayant répondu par l’affirmative, il leur dit : “Tout ce qu’il m’est arrivé est survenu après avoir découvert ce gamin”, et, bien que pensant en lui que ce n’était pas vrai, il ajouta : “Et je sais bien qu’il se moquait de moi !”

Alors chacun cria : “Il faut se venger. Le coupable doit être puni. Tuons le marmot et jetons-le aux chiens !” Mais quelqu’un suggéra : “Mangeons-le plutôt , ce serait un gâchis de le jeter aux chiens !” Après ces paroles terribles, tous se précipitèrent dans la pièce où avait été déposé le bébé... Les uns après les autres, ils tombèrent foudroyés en voulant porter à leur bouche la chair de l’enfant assassiné. Tous, sauf les enfants du village qui avaient compris l’énormité et la monstruosité de cet acte. Ils comprirent aussi dans quel chemin ignoble les avaient emmenés leurs parents... à qui ils devaient pourtant respect et considération.

Lorsqu’ils virent les adultes tomber les uns après les autres, ils se mirent à rire, et de tous les coins de l’univers, des rires d’enfants leur répondirent. Ils entendirent soudain une voix venue de leur coeur, qui leur disait :
-Montez au sommet de la montagne en portant chacune des parties de mon corps. N’ayez aucune crainte, aucune peur. Arrivés là-haut, vous reconstituerez mon corps comme un puzzle de vous-même et, en chantant, vous ferez une ronde tout autour de moi. Et sans jamais défaire votre ronde, vous attendrez.”

Les enfants prirent donc chacun soigneusement une partie de l’enfant et, en file indienne, ils partirent vers le sommet de la montagne. Ils rencontrèrent bien des difficultés : ils durent franchir des torrents tumultueux, ils escaladèrent des parois abruptes, ils se cramponnèrent à la glace, ils traversèrent des tempêtes de neige, ils connurent le grand vent et la grêle... mais jamais ils ne virent tous ces éléments de la Terre comme des ennemis.

Pour eux, ces éléments de la nature étaient leur famille, leur unique et seule famille.

C’est ainsi qu’ils arrivèrent sains et saufs au sommet de la montagne. Là, tous ensemble, ils recréèrent le corps de l’enfant mort. Puis ils se prirent par la main et firent une ronde autour de lui, en riant et en chantant.

Soudain, l’orage éclata ; mille éclairs fusèrent de toutes parts et tout fut illuminé. Tout à coup, un éclair plus lumineux que les autres jaillit au milieu de la ronde des enfants. Le bébé ouvrit les yeux et leur sourit ; tous les enfants, d’un même élan, s’élancèrent vers lui et l’on vit, au bout de tous les bras réunis, un être lumineux projeté dans le ciel... et un arbre magnifique, un chêne immense au tronc couvert de lierre, s’élançant au milieu de la ronde.

L’on entendit des rires d’enfants retentir à l’infini dans tous les coins de l’univers et un doux murmure chanter le nom de l’Amour.

Les villageois se réveillèrent de leur torpeur et accueillirent en eux l’enfant qui était mort mais qui maintenant revivait en chacun.


Voilà. Ce conte est terminé. J’en suis tout remué... Vous aussi, je crois. L’univers est en réalité en chacun de nous et je suis, moi aussi, petit Jason, en chacun de vous qui lisez cet ouvrage ; je suis aussi dans l’esprit de la femme qui a écrit ce conte. Le monde recomposera ma vie par sa compassion et les prières qu’il fera pour mon âme... par son amour aussi et les pensées tissées de roses qu’il m’enverra.

Mais la Verdoyante pleure. Je vois son enfant intérieur se recroqueviller. Il voudrait dire mais il ne peut pas. Je vois dans le miroir gelé de mon glacier un violon sur une balance. Mais la balance se brise et l’instrument à cordes explose. La Justice n’est pas venue. Elle n’était pas au rendez-vous de l’enfant. L’enfant est seule, seule face à un professeur pédophile... Fléau mortel !
-Viens me parler, toi petite fille perdue sur le Mont-Blanc. Viens me raconter ta peine. Le Ciel fera justice et je t’aiderai...
-Mon ange ne m’a pas sauvée de tout ce qu’un enfant peut endurer...
-Oui, mais il t’a sûrement retenue de te jeter dans la rivière... Tu sais, ton Ange parle au Créateur, au grand Manitou, au Principe suprême, au Grand Architecte. Rien ne se perd ni ne s’oublie. Ni le sacrifice des enfants violés, ni le don de leurs souffrances, ni l’abomination des adultes coupables. Va, raconte-moi...
-À l’âge de onze ans, j’ai eu un violon. Pour apprendre à jouer. Mes parents m’ont trouvé un excellent professeur. Un vieux monsieur renommé pour l’apprentissage du violon. Un polonais prénommé Roman. Comme un roman. Le roman pervers d’un vieil homme qui devient fou devant les yeux d’une petite fille. Peu à peu, il m’a parlé de mon âme pure. Puis il m’a dit qu’il était amoureux de moi. Il m’a forcée à l’embrasser sur la bouche. Il m’a menacée si je parlais. Mon innocence s’écroulait et mon violon violé gémissait de douleurs intérieures. Cela dura de longs mois jusqu’à ce que, au bord du suicide, j’arrive à parler à un ami proche de mes parents. Le drame s’arrêta mais le silence demeura car il n’y eut pas plainte ; tout fut enterré sans paroles écrites ni jugement. Tout fut même pardonné quelques mois plus tard...
-Le pardon est nécessaire, mais il est bon qu’il y ait un coupable désigné et que la justice soit faite pour qu’il y ait réparation... et pour qu’il n’y ait pas d’autres victimes, surtout en ce qui concerne les enfants ! Il est nécessaire aussi que justice soit faite pour que personne ne dise à l’enfant violé : “Mais si cela se trouve, c’est toi qui l’a cherché...”. Culpabilité éternelle de la victime face au monde...
-Quelques années plus tard, j’ai écrit une lettre à ce professeur, lettre que l’adulte que j’étais devenue n’a jamais envoyée. Je la garde au plus profond de mon coeur, dans le coeur de l’enfant intérieur qui chemine au sein de la Verdoyante.
-Je t’en prie, dis-la moi ! Je veux entendre ce que tu as écrit, cette toison d’or que tu caches comme une justice enfouie sous une avalanche de neige, dans un coffre fermé à double tour. Je sais bien que tu as jeté la clé au fond d’une crevasse de la Vallée Blanche. Mais j’ai fait un double car je suis le petit ange du Mont-Blanc... Les montagnes sont toutes présentes pour t’écouter... Le Grand Paradis, le Mont-Rose, le Grand Capucin et le Petit, le Cervin, les Drus, la Dent du Géant, le Mont Maudit, l’Aiguille Verte... Elles sont toutes ici comme des antennes pour retransmettre au monde ta lettre. Car une lettre morte, c’est comme une bouteille à la mer qui reste coincée dans l’estomac d’un requin ! Nous savons que la tienne est importante...
-Je te remercie, petit Jason. Tu as l’enthousiasme et le courage de Jason l’Argonaute ! Mais, tu vois, je tremble... J’ai si peur. Je voudrais enterrer tout cela, effacer la mémoire, les images et les gestes... Je dois parler cependant, ne pas étouffer la gravité... Voici donc cette lettre que je grave avec le sang bleu des étoiles sur le glacier de la Vallée Blanche :

Lettre à mon professeur de violon,
De plus en plus, on parle des enfants violentés, du silence à briser, des gosses muets devant les sévices imposés par des adultes ; je suis un exemple malheureux de ces enfants-là mais je souhaite aussi briser le silence, soigner les maux intérieurs par les mots.
Un jour, je suis entrée chez vous. J’avais onze ans. Vous avez dit à mes parents que vous acceptiez avec joie de m’apprendre le violon et que j’avais des doigts faits pour cet instrument. J’étais frêle, fragile et innocente. Vous m’avez fait travailler et mes parents avaient confiance en vous car vous étiez l’un des meilleurs professeurs de la région. Je travaillais bien et je progressais vite.
Vous donniez encore vos cours dans l’appartement où vous habitiez et votre femme m’ouvrait parfois la porte...Vous aviez deux caniches superbes. Et puis un jour vous m’avez parlé de mes yeux, qu’ils étaient clairs et purs. Vous m’avez dit que vous étiez amoureux de moi. Vous étiez âgé et moi je ne disais rien ; j’étais très réservée, d’une timidité extrême. Vous avez voulu m’embrasser sur la bouche ; moi je ne voulais pas mais vous m’avez obligée.
Plus tard, vous avez pris l’appartement en face, où vous étiez seul pour donner vos cours. Vous me parliez pendant les cours de vos problèmes avec votre femme et votre vie. Je ne disais rien. J’écoutais vos paroles. Je souffrais en silence d’ingurgiter vos confidences. Vous vouliez toujours m’embrasser sur la bouche même si je ne voulais pas. Vous me disiez que lorsque j’aurais vingt ans, j’accepterais de vous épouser. Vous me disiez que si j’en parlais à quelqu’un, vous vous tueriez. Vous me disiez que personne ne me croirait, que vous étiez l’un des professeurs les plus estimés de la région. Je n’en parlais pas. Je ne pouvais pas exprimer ce que je vivais en mots ; je n’y arrivais pas ; j’étais bloquée, choquée.
Moins j’en parlais et plus j’avais honte de ne rien dire ; je portais tout cela comme une croix trop lourde.
Tant d’enfants ne parlent pas, par pudeur ou par honte, lorsqu’ils vivent des choses de ce genre...

Un jour, plus tard, mon père est allé voir une voyante-écrivain, Judith Henry ; elle lui a dit en voyant ma photo : “Votre fille a été violée, quelque chose s’est passé ?” Oui, j’ai été violée, en un viol de baisers. C’est cela que vous avez fait ! Ne souriez pas, car si je m’étais donné la mort, auriez-vous eu la conscience tranquille, vous qui l’avez encore peut-être aujourd’hui ? Le viol, c’est, dans la loi, toute pénétration dans le corps de l’autre. Et c’est considéré comme un crime...
Un soir, vous m’avez soudain serrée contre vous et avez introduit votre langue dans ma bouche. C’était dégoûtant, abject... Je résistai et me débattai mais sans pouvoir me dégager. Mon âme s’est arrêtée de respirer. Je voulais mourir et lorsque je me suis retrouvée dans la rue, je n’avais qu’une envie : me jeter sous une voiture ; plus tard, j’ai voulu aller me jeter dans l’Isère, la rivière la plus proche... Lorsqu’on est enfant, penser à ces choses-là est terrible : criminel est celui qui provoque ces pensées-là !

Dans ma détresse, j’ai pu parler enfin à un ami de mes parents, de passage chez nous. Mon père, ayant entendu quelque chose de notre conversation, a voulu tout savoir, et il a su. Il était furieux contre vous et vous le fit savoir. Ma mère a été très choquée d’apprendre votre infamie. Elle n’a pas compris mon si long silence. C’était inadmissible d’avoir caché tout cela si longtemps, d’avoir occulté l’Inadmissible... Si un enfant cache des choses aussi graves à ses parents, c’est aussi pour les préserver et les sauvegarder de l’Intolérable ! Ceci dit, mes parents n’ont pas voulu porter plainte contre vous... pour préserver ma reconstruction.

L’affaire s’est arrêtée là mais pas dans mon coeur, hélas. Six mois plus tard, je ratai l’entrée au Conservatoire, concours que je présentai seule et sans l’aide d’aucun enseignant. Mon père a parlé alors avec moi et m’a dit : “Il faut pardonner à ton professeur. On va retourner le voir car lui seul peut te faire réussir dans le violon.”
Je ne voulais pas cela, mais par seul amour pour mon père, j’acceptai de faire cet effort inhumain. Vous m’avez reprise en cours, comme si rien ne s’était jamais passé... comme s’il y avait eu un malentendu, comme si le temps avait tout effacé, comme si on pouvait gommer le dégoût dans l’âme d’un enfant.

Vous avez repris votre manège, comme si les chevaux de bois étaient toujours à la même place... Mais les chevaux se sont rebellés et je suis partie pour toujours ; je me suis accrochée à mon violon et j’en ai fait mon cheval de bataille.

C’est vrai que j’ai failli le sacrifier, car le regarder, c’était me souvenir ! Vous me disiez qu’il fallait que je sois amoureuse de mon violon ; mais vous avez tout fait pour que je le déteste ; vous avez tout fait pour cela, par égoïsme, par inconscience, par vice.

Vous me disiez que chez vous, dans les pays de l’Est, les cousins, les cousines, tout le monde s’embrassait sur la bouche et qu’il n’y avait pas de honte à le faire. Honte à votre conscience et honte à votre inconscience.

Je prie Dieu de protéger tous les enfants et de les garder de choses de ce genre. Que personne ne viole jamais leur innocence.

Avant de quitter cette Terre, allez voir un prêtre, je vous en conjure, et délivrez votre âme de cette infamie.


La petite fille se tut. La Vallée Blanche était couverte des larmes bleues de cette lettre qui fit le tour du monde pour avertir les enfants qu’ils doivent se rebeller, casser en deux l’archet du Diable et emporter très loin le violon de leur âme afin de la garder intacte et pure. Jason mit ses ailes autour de la fillette. La Verdoyante sourit aux Anges. La lumière était revenue dans ses yeux. Elle écrivit alors un poème pour sa mère... "Dans le secret d’un violon"________________

Ma mère, ne pleure pas en secret
Pour un secret que j’ai caché
Ma mère, ne pleure pas de regrets
Pour ce violon que j’ai gardé

Il faut que tu comprennes
Qu’à onze ans j’étais frêle
Pure comme une graine
Qu’on expose au froid dégel

Mon père était si heureux
De m’écouter apprendre
Sur ce violon aux tons bleus
Mille musiques tendres

Mais mon si vieux professeur
Déchargeait ses yeux en moi
Dans mon esprit en terreur
De devoir taire mes droits

Il disait qu’en Pologne
Chacun pouvait s’embrasser
Le faisant sans vergogne
En un viol de ses baisers

Ses lèvres sur les miennes
C’était insupportable
Comme une intense peine
Et souffrances inommables

Je ne pouvais en parler
Par pudeur et par dégoût
En quatre longues années
J’ai cru mourir à genoux

Puis j’ai pu le dire enfin
À une autre personne
Qui m’aida à mettre un frein
À ce martyre aphone

Car mes parents ont tout su
Leur être fut chaviré
Comment cet homme avait pu...
Ce professeur estimé

Face à cette ignominie
On ne porta pas plainte
Le silence fut le prix
D’un avenir sans craintes

On me sauva des griffes
De ce monstre égoïste
Pour lui ce fut la gifle
Des “petits enfants” du Christ *

Il a pris l’innocence
De mon chemin aux yeux clairs
M’imposant le silence
Comme un poison bien amer

Il a volé la gaieté
De mes années d’enfance
Je n’ai pas pu l’oublier
Au fil de l’existence

Enfin après de longs jours
J’ai appris à dire non
Aux faussaires de l’Amour
À détruire leurs prisons

Oui j’ai appris à parler
À dépasser la douleur
De mes larmes si brisées
Par de profondes terreurs

Au coeur de ma détresse
Je lui ai donc pardonné
En priant pour qu’il cesse
De voler la Pureté

Mais mon âme est en crainte
Car ma mère n’oublie pas
Ce secret hors d’atteinte
Loin de l’amour de ses bras

Elle ne sait pas ma honte
La peur qui me retenait
Comme un glacier sans fonte
Dans une prairie de paix

Combien d’enfants sur terre
Cachent ainsi leur malheur
À la vie de leur mère
Pour protéger son bonheur ?


* “Prenez garde de ne scandaliser aucun de ces petits enfants car
je vous dis que leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon
Père qui est dans les cieux.” Extrait de l’ Évangile selon Saint Matthieu.


Chloé Laroche

(http://violonistenciel.site.voila.fr)

28/04/2008

Pour Élisabeth, qui a été séquestrée durant 24 ans avec trois de ses enfants qui ne connaissent pas le monde ni le soleil.

Élisabeth_________ c7576ac536cd0719e371507be1a73040.jpg

Tu as quarante-deux ans comme moi
Enfermée par ton père durant 24 ans
Dans une cave d’horreur et d’inceste
Tout au fond de l'Autriche silencieuse
Femme violée jusqu’au bout de l’enfer
Par un géniteur abject et diabolique

Tu as eu de lui sept enfants innocents
Arrachés de ton âme, de ta chair blessée
Dont trois petits soleils séquestrés avec toi
Aux cris désespérés d’avoir vécu le pire
Sans la lumière du jour et sans rire
Sans jouer, sans chanter ni courir

De toutes mes forces en pensées
Je te dis “Bats-toi” pour la vie
Car tu as maintenant la liberté
Mais ton corps n’a plus l’énergie
Tes enfants sont sortis de l’ombre
La porte s’est ouverte sur l’inconnu

Tes trois derniers bébés adoptés par ton père
Petits coeurs de ta chair nés de l’inceste
Élevés par le pire des grands-pères
Morsure amère d’une origine
Marquant leurs cellules hurlantes
De colère, de haine et de tristesse

Quand j’ai appris ton sort
Cet enfermement de ta vie
Ce père monstrueux et vil
Te cachant dans la cave d’un immeuble
Ta mère te croyant en fugue
Tant d’années d’amour bafoué

J’ai pleuré comme la Mère
Pleure sur les enfants de la Terre
Comme l’humanité pleure
De voir ses filles et ses fils
Maltraités jusqu’au bout
De leurs dernières forces

Tu as perdu l'un de tes enfants
Emporté par la mort complice
Bien loin de ce triste abîme horrible
De la sombre cave de ton supplice
Où ton père te violait tous les jours
Les mots me manquent devant le pire...

Élisabeth
Nous sommes tous désolés
Effondrés, écoeurés
Dégoûtés.

Chloé Laroche c7576ac536cd0719e371507be1a73040.jpg


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COMMENTAIRES ___________



Très joli poème...

Qui va l'aider c'est sûr

Ecrit par : Riki | 28.04.2008




Ma réponse : Merci Riki. L'aider, je ne sais pas, mais par la pensée, l'expression créatrice... la vie saura lui dire ce que j'ai envie de lui transmettre, cette révolte que je ressens sur ce qu'elle a vécu, la compassion immense que la population de la terre ressent aujourd'hui pour cette femme et ses enfants. Malheureusement, sur cette terre, des êtres souffrent et nous ne pouvons rien faire, impuissants. D'autres personnes sont enfermées comme Élisabeth et rien ne pourra les délivrer, à part le destin et ... nos prières pour que les portes tombent, pour que les bourreaux soient désarmés. Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 28.04.2008

 
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