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17/08/2010

Hommage à une femme enceinte qui a sauté du 6ème étage à cause d'un amour déçu.

www.fotosearch.jpgPour Patricia, qui s'est jetée du 6ème étage à Grenoble il y a déjà un certain temps, mais des personnes pensent toujours à elle. __________________________________________________________________________________________________________

 à toi,www.fotosearch.jpg

à tous ceux qui se tuent par souffrance de coeur.

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www.fotosearch.jpgPatricia était une jeune femme

d'une trentaine d'années

Elle attendait un enfant

d'un homme peu fidèle

 

Patricia lui a proposé qu'ils se marient

mais il lui a dit abruptement NON

et elle l'attendait pendant des heures

la nuit le jour et jusqu'au petit matin

 

Patricia était enceinte de trois mois

d'un petit être qu'elle attendait

elle rêvait d'amour et de tendresse

et n'a plus voulu de cette vie

 

Patricia a renoncé à tout et s'est tuée

elle a sauté du sixième étage

comme une étoile qui fuit la terre

elle n'a plus vu le soleil dans son coeur

 

Patricia est partie pour toujours

et son homme a pleuré

de n'avoir pas su l'aimer

mais c'était trop tard

 

Des personnes peuvent se tuer par amour

ne croyez pas que les sentiments soient anodins

certains coeurs ne peuvent supporter l'insupportable

et préfèrent quitter l'enfer des sentiments.

 

Chloé Laroche

08/07/2009

Comment vivre la crise en ciblant les valeurs humaines et la solidarité ? “La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.”

“La crise est un bon moment pour se remettre en cause, se poser les questions essentielles.” (Angélique Fornès)images-3.jpeg

 

images-1.jpegBonjour à tous et toutes,

 

Cette phrase a été prononcée par Angélique Fornès, de l’agence Fluoo. Je la reprends ici car elle me plaît, cette phrase.

 

Mon propos va être de la développer pour aller plus loin ensemble, sur le plan des entreprises en crise comme sur le plan individuel ou planétaire.

 

Tout est lié, ainsi que le constate très bien le Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, qui dit que nous vivons une crise sans précédent faite de crises multiples (crise alimentaire, financière, épidémie mondiale de la grippe, crise des carburants, etc). Il poursuit en disant que du coup l’ONU ne reçoit plus assez d’aides des pays pour les missions de maintien à la Paix qu’ils gèrent. L’ONU emploie 78000 militaires, 11000 policiers, 23000 fonctionnaires pour 43  missions actuelles. Ils ont besoin d’aides financières et se retrouvent mis aux oubliettes de la crise.

 

La Paix est une solidarité. Sans solidarité, sans objectif précis auquel on tient, la Paix ne peut exister. La Paix est une cible. Si on l’oublie, la flèche risque de se ficher n’importe où... et la guerre arrive. La guerre amenant son lot de crises collectives et de souffrances individuelles et familiales.

 

La solidarité est donc partie prenante de la Paix. La solidarité fait qu’on peut se sortir de la crise. Vivre mieux, ne pas se renfermer sur soi. Comme le dit si bien Franck Pédersol, directeur d’Adn-Com, une agence de création et de communication sur Grenoble-Seyssinet : “La période incite beaucoup de gens à se replier sur eux-mêmes, donc ceux qui parlent peuvent mieux se faire entendre.” Oui, il faut parler, communiquer, donner aux autres l’envie de se battre, d’avancer, innover.

 

Marie Martèse, par exemple, a créé la Roue Verte dans la région de Grenoble, afin d’inciter au co-voiturage dans les entreprises mais aussi sur le plan individuel.

 

L’association Solexine existe depuis 1996 sur Grenoble et accueille plus de cent personnes par an, dans un esprit d’accueil et de solidarité basé sur le partage de la créativité.

 

“Souvent, quand on vient à Solexine, c’est qu’on cherche quelque chose pour nous aider, parce qu’on se sent seul, qu’on n’a pas de boulot, ou qu’on est mis en marge ou parce qu’on a peu de ressources financières. Mais quand on se trouve à Solexine, ce qui est apprécié, c’est le fait d’être accueilli pour ce qu’on est venu chercher, pour ce qu’on accepte de donner. Ici on n’est pas étiqueté, ni suivi par son passé.

 

Ce que propose Solexine, c’est de venir pratiquer, découvrir, créer dans différents domaines artistiques par le biais d’ateliers d’expression artistique tels que le dessin, la peinture, le chant, l’écriture créative, le théâtre, la poterie, l’informatique, le conte. Ces ateliers sont animés par des artistes professionnels, rémunérés, capables de communiquer leur passion et un certain nombre de techniques à un ensemble d’amateurs très divers, sans rentrer dans une logique de niveau de connaissances.”

 

Voici donc une association qui dure, qui a de l’avenir, qui emploie des artistes et offre du bonheur !

 

Je vais vous parler aussi de la Remise, association grenobloise de ré-insertion qui récupère, trie et revend des vêtements d’excellente qualité -bien que d’occasion. Elle existe depuis 1989, ce qui prouve que la solidarité n’a pas de crise, bien au contraire, puisque son rôle est aussi d’aider les familles à petits revenus à s’habiller correctement. On peut trouver à s’habiller dans ce lieu pour quelques euros, trouver des livres à vingt centimes, habiller les enfants toute l’année sans finir sous les ponts, trouver un petit haut à un euro, un pantalon à deux euros, des chaussures de montagne à quatre euros. Des personnes charmantes organisent tout cela, présentes et désireuses de s’en sortir, rémunérées dans le cadre d’un encouragement à la reprise du travail. Actuellement, la Remise, qui a deux sites, comprend 8 permanents salariés, 26 personnes en contrats d’insertion et 40 bénévoles.

 

Enfin, je voudrais vous parler des familles d’accueil qui font partie du réseau d’aide de l’association Point Virgule rattachée au Codase. Ces familles accueillent pendant une durée de trois à six mois une personne désireuse de ne plus reprendre la toxicomanie dont elle était dépendante et de retrouver un équilibre de vie. C’est un exemple de solidarité et aussi, dans un contexte de crise, un moyen pour ces familles de mettre du beurre dans les épinards... une indemnité mensuelle leur étant versée. Ces familles accueillent donc chez elles une personne, homme ou femme de tout âge, et leur offrent un cadre de vie familial, les faisant participer aux activités du foyer, les emmenant en balades et leur redonnant des repères, des horaires, des repas en commun, la sécurité d’un foyer les accueillant pendant un temps, un temps de passage, de reconstruction. Suzanne Joux, qui gère les accueils dans les familles, est éducatrice à Point Virgule et a écrit un livre passionnant : “Terribles récits ordinaires”, paru en juin 2009 aux éditions Thot (3, rue du Drac à Fontaine 38 600). Je vais citer pour vous un passage de l’ouvrage de Suzanne Joux : “En cas de rechute, l’expérience de l’abstinence pourra leur permettre de savoir que “c’est possible”. Tout ce qu’ils auront accompli servira peut-être de balise dans les mauvais moments ultérieurs. Une de ces personnes accueillies a écrit par la suite : “Quand j’étais en famille d’accueil, j’ai labouré avec des ânes, je ne savais pas que j’étais capable de faire ça. J’ai gardé des photos. Je suis monté avec eux jusqu’au col, ça faisait sept cent mètres de dénivelé. Je me suis dit que j’étais pas complètement fini.”

 

Peu de personnes se manifestent pour faire ce genre d’accueil, car il faut mettre de côté la peur, les craintes, parfois le jugement de ce qu’a pu être la personne avant. Aider quelqu’un qui a connu la dépendance de la drogue est un fait mais accueillir une personne qui a pu en faire le commerce peut heurter et remettre en question tous nos principes. C’est là que nous pouvons commencer à nous remettre en question, à nous positionner sur de vraies valeurs humaines. Cette personne a été en dérive, cette personne a pu causer du tort à d’autres, peut-être à de très jeunes en vendant de la drogue... mais aujourd’hui, elle veut s’en sortir, elle a fait amende honorable, elle fait une démarche de rentrer dans une famille... une famille inconnue, qui n’est pas la sienne, courageusement, pas à pas dans l’abstinence totale. Cette personne va connaître des angoisses, des doutes, des nostalgies du passé, ce passé où elle pouvait tout s’acheter sans travailler. Mais aujourd’hui, elle apprend ce qu’est une formation professionnelle, peut-être bientôt un travail.

 

Alors au diable les jugements hâtifs sur la vie des gens. La crise nous demande aujourd’hui de prendre en compte tous les parcours de vie et c’est en aidant et en tendant la main aux autres que nous nous en sortirons, pas en clamant sur tous les toits qu’en 2020... les retraites ne seront plus payées... ou en faisant croire aux plus crédules que ça y est, Il va revenir (le Christ).

 

La crise nous demande de nous repositionner et de sortir de notre coquille, de nous exprimer, de sortir ces dons que nous avons tous au fond de nous.

 

Gérer la crise dans une entreprise, ce peut être simplement l’envoi de cartes de voeux, agréables et conviviales, petites choses simples qui ramènent la pensée des clients oublieux une fois l’an. Recevoir un gentil courrier est une chose si rare aujourd’hui, où tout passe par internet, avec mille cartes virtuelles que personne ne peut accrocher au mur.

 

Gérer la crise financière dans la famille, ce peut être simplement s’inscrire et participer au Sel de sa région : Système d’Échange Local. Ce système permet d’échanger autrement et librement, sans argent. “Il privilégie le lien plutôt que le bien dans le respect des personnes, en valorisant la responsabilité de chacun, la coorpération et la solidarité.” Je vous donne le lien suivant afin de connaître le Sel de votre région : http://www.selidaire.org/spip/rubrique.php3?id_rubrique=211

 

Gérer la crise sur le plan mondial, c’est aider la Paix à survivre, c’est faire les gestes simples d’hygiène élémentaire pour éviter la propagation croissante de la grippe, c’est trier ses déchets quotidiennement, c’est placer en épargne intérieure suffisamment d’énergie jusqu’à la fin de sa vie pour pouvoir rester solidaire éternellement, même à soixante-dix ans.

 

Gérer la crise sur le plan individuel et au sein du couple, c’est arrêter de vivre les choses égoïstement, comme si l’amour était une course au temps perdu, une course effrénée de partenaires en partenaires, qui peut faire dire à certains : “Tu couches tout de suite ou pas... Si c’est non, je poursuis ma quête car je perds mon temps. J’ai besoin de savoir tout de suite.” Ou faire dire à d’autres : “Ah ben non, tu as des enfants. J’ai 54 ans. On a onze ans de différence. Je suis bien trop vieux. Je veux vivre pour moi. Ne plus m’embêter. En profiter avant qu’il ne soit trop tard. Je dois me grouiller car le temps passe si vite. Tu aurais été la femme de ma vie si tu avais été seule sans enfants. Alors comme je ne veux pas gâcher ma chance de rencontrer cette femme que j’attends et qui me correspondra, je préfère arrêter cette relation et me libérer.”

 

Libération pour une liberté virtuelle, virtuel d’une crise qui existe bien, elle, dans tous les domaines, même simplement dans le lit double d’une maison où un célibataire pleure tout bas chaque soir, larmes d’une quête improbable, d’une solitude qui s’aggrave de jour en jour, encouragée par la peur de l’autre, peur de se perdre, peur de donner, peur de partager, peur d’une maman qui élève seule ses enfants.

 

Chloé LAROCHE

 

 

POUR INFORMATION du solidaire existant sur Grenoble, ma ville :

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-La Brocante de Mamie : http://www.alpesolidaires.org/la-brocante-de-mamie-des-ordinateurs-pour-l-insertion

______________________________________________________________

-La Remise : laremise-asso.org. / 35, rue Général Ferrié 38100 Grenoble

et avenue Jean Perrot. Téléphone Tél. : 04 76 46 02 94.Tél. : 04 76 44 00 84. Fax : 04 76 46 75 65 ...

______________________________________________________________

-Le SEL de Grenoble : www.seldegrenoble.asso.fr/fr/liens.htm

______________________________________________________________

- Association Solexine : 12, Rue Ampère / 38100 Grenoble, France / 04 76 96 18 18

______________________________________________________________

-Centre de lutte contre l'Isolement. et Prévention du suicide à Grenoble. 1, place de l'Étoile 38000 Grenoble 04.76.87.90.45 ...

 

______________________________________________________________

-OZANAM. Centre d'Hébergement et de Réinsertion Sociale / Brocante les mercredis et samedis :  38410 Vaulnaveys Le Bas Tél. 04 76 89 17 84. Fax. 04 76 89 01 06.

______________________________________________________________

 

-EMMAÛS (Sassenage, le Versoud, la Mure) :  La communauté de Grenoble est composée:

- d'environ 35 compagnons et compagnes sur le site de "Sassenage"

- de 9 compagnons et compagnes sur le site de "La Mure"

- de 12 compagnons et compagnes sur le site de "LE VERSOUD"

- de 3 responsables, salariés d'Emmaüs Grenoble (2 à Sassenage, André et Helmut, 1 à La Mure, Mohamed)

plus un futur responsable au Versoud à l'issue des travaux.

- d'amis (bénévoles)

Contact EMMAUS : http://www.emmaus-bourgoin.org. COMMUNAUTE DE GRENOBLE Z.I. Les Moironds Route de Valence 38360 SASSENAGE. Tél : 04 76 27 03 04 ...

______________________________________________________________

- L’ÉCOLE DE LA PAIX : www.ecoledelapaix.org

 

7, Rue Très Cloîtres

38000 Grenoble, France

04 76 63 81 41

 

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-LA ROUE VERTE (CO-VOITURAGE) : : http://www.LaRoueVerte.com

25/05/2009

La femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

k0128393.jpg“Maintenant que tu as, 

déserté les lignes de ma main 

après les avoir gravés 

Maintenant que tu as, 

effacé les lignes de ma main 

après m'avoir tout donné 

 

As-tu accepté, 

ce qui se meurt 

le long des allées 

les âmes fatiguées 

Maintenant que ... “   (chanson de Stanislas Renoult)__________

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k0479210.jpgVoici une HISTOIRE véridique faite de mots vrais, 

écrite pour les HOMMES et les FEMMES

par Chloé Laroche,

 

 

Un jour, une femme a refusé de poursuivre l’acte d’amour avec un homme qu’elle aimait. Il l’a assénée de tous les reproches. À bout, elle a quitté le lit pour ne plus entendre la tempête qui s’abattait sur elle. Il l’a alors traitée de connasse. Puis il l’a poursuivie dans la chambre où elle s’était réfugiée, la harcelant de mille mots peu gentils. Les roses ont des épines qui peuvent piquer fort. Il a dit les jours suivants : “Tu m’as manqué de respect parce que tu t’es refusée à moi.”pe0006093.jpg

 

Un jour, cet homme a offert une bague à cette femme mais le mois suivant, il partait, en lui disant que sa vie à elle était trop difficile. Ses enfants, son métier, des ennuis à affronter soudain. Pour lui, la vie était redevenue facile. Surtout, depuis qu’elle lui avait rendu le sourire... qu’il avait perdu quand son épouse l’avait expulsé du domicile conjugal, quleques mois auparavant.

 

 

 

pe0013015.jpgCet homme et cette femme se sont ensuite perdus dans un labyrinthe. Ils entendirent soudain des phrases arriver comme des tigres se jetant sur de douces roses sans épines.

 

 

Ces phrases disaient ceci :

 

“L’amour, c’est de la dépendance. Je préfère te fuir pour me préserver.”

 

“Je rompts par sms. Je sais, ce n’est pas glorieux.”

 

“Je rompts par mail car je vois que je suis maladroit avec toi.”

 

“Il n’y a pas que toi. Il y a d’autres femmes pour vivre d’autres aventures.”

 

“Je ne veux pas faire d’efforts à te voir plus si je n’en ai pas envie.”

 

"J'ai passé une soirée merveilleuse avec toi, mais tu sais, il faut que je te dise, je pars quinze jours au Maroc avec une autre femme.”

 

“Je ne suis pas le bon cheval. Cherche ailleurs.”

 

“Je ne veux pas me sentir enfermé dans une relation.”

 

“Il ne faut pas s’attacher à moi.”

 

“C’est bizarre que tu puisses m’aimer ainsi.”

 

“Je suis bien chez moi tout seul. Je n’ai pas envie de complications et de m’emmerder la vie avec une femme.”

 

“Tu ne me manques pas donc je ne suis pas amoureux.”

 

“Je suis dans le brouillard. Désolé, mais je ne peux pas m’engager.”

 

“Ce que je t’ai dit il y a quinze jours, que j’étais amoureux de toi et que je voulais te revoir car j’étais fou de toi, j’aurais pu le dire à n’importe quelle femme.”

 

“Ton nez est luisant. Tu as mis du cirage ?”

 

“Une femme en vaut une autre. Finalement, ce que je vis avec une, je peux le retrouver avec une autre de la même façon.”

 

“Je ne veux pas quitter cette femme mais je voudrais bien t’avoir aussi parce que je ne t’oublie pas. Tu étais là avant. Elle est là maintenant. Je vous veux toutes les deux.”

 

“Je suis allé jusqu’au bout de mon plaisir. Sans toi. Mais toi, tu n’as pas ce besoin puisque tu es une femme. Je n’ai plus rien à te donner ce soir.”

 

“Tes parents sont horribles. Si je l’avais su avant, je ne serais pas venu vers toi.”

 

k0128395.jpg

 

... Cela ne finissait pas.

C’était toutes des phrases dites par des hommes.

Prononcées par des hommes pour des femmes.

En vrai.

Car tout est vrai dans cette histoire.

Il n'y a aucune invention.

Parole d'auteur.

 

k0044485.jpgLa femme s’était évanouie et l’homme se trouvait maintenant couvert de honte d’appartenir au genre masculin.

 

Mais le genre masculin est arrivé et l’a secoué en lui disant :

“S’il y a un seul homme sur terre qui peut faire mentir et gommer tout ce que tu viens d’entendre.... alors les hommes seront sauvés du déshonneur et de la honte.”

 

L’homme se leva et caressa doucement la femme.k0235762.jpg

 

“Pardon pour tout,” lui dit-il.

 

BCP026-52.jpgElle lui sourit.

 

D’un sourire qui aime à l’infini.

 

Alors, dans la forêt, on entendit des pleurs et des larmes. 

 

Une rivière jaillit et une source d’amour et de paix se mit à couler pour les hommes et les femmes.mat087.jpg

 

L'amour est précieux, capricieux, sacré, fantastique, délicat... Il a besoin de temps, d'exclusivité, de patience... comme on voit grandir une plante, un arbre, un ruisseau. Il a besoin de respect, d’écoute. Il a besoin qu’on lui donne la place des sentiments.

Il aime le dialogue et se met à grandir comme un coeur qui s'ouvre d'immensité lorsque les mains s'ouvrent sur le monde de l'autre main. Chacun a ses lignes mais nous avons tous dix doigts.

Chloé LAROCHE

 

_________ COMMENTAIRES  :

Bonjour Chloé,

Ces textes sont très beaux et si réalistes, malheureusement ou heureusement.
J'aime beaucoup votre album photos : des enfants mignons, des personnes qui sont apparemment gentilles et tendres, des paysages magnifiques. On peut savoir où les photos ont été prises ? Juste par curiosité.
Merci à vous pour ce bon moment.
Lolotte73

Ecrit par : Lolotte73 | 26.05.2009

 

Lolotte, 

Merci infiniment à vous pour ces quatre commentaires de votre part. Cela me fait chaud au coeur de vous avoir lue et, à travers vos mots, ce sont votre attention et votre compréhension, votre humanité, qui me touchent.
Les paysages sont de l'Isère ou d'ailleurs. Il y a le lac de Monteynard, vu du bélvédère du site de La Roche et vu de près aussi. Il y a le Jardin des Plantes de Grenoble avec le jardin de roses, où je suis avec ma fille décédée. Il y a mon château aussi... mais chut, c'est secret. Le champ de lavande, c'est plutôt en Provence, et l'île, c'est celle des hommes vrais, de ceux qui sont authentiques et véridiques, intègres et respectueux de leur entourage, y compris la Terre. Cett île se trouve en chacun de nous, si on veut la trouver et s'y arrêter. Et puis, il y a la ballade près d'Herbeys, d'où l'on voit ma montagne Belledonne enneigée. Je vous remercie d'avoir parcouru cet endroit de mes écrits et soyez heureux, comme le dit la chanson... Je vous souhaite tout le bonheur du monde. Chloé L

Ecrit par : Chloé Laroche | 26.05.2009

 

Chloé,
C'est vous qui nous parlez de choses vraies, alors MERCI. Et surtout ne cessez pas d'écrire, c'est beau et touchant.

Ecrit par : Lolotte73 | 27.05.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20/04/2009

Hommages aux femmes qui se battent pour leur liberté en Afghanistan. Mon hommage à Malalaï KAKAR, femme afghane policière assassinée en 2008.


Bonjour à tous et toutes,

Mn_7a.jpg


Ce 15 avril, des femmes par dizaines sont descendues dans les rues en Afghanistan pour protester contre la loi instaurant le droit de violer sa propre femme tous les quatre jours, de lui faire l’amour sans son consentement. Le mari aurait même le droit de lui refuser de manger en cas de refus de faire l’acte.

Ces femmes sont descendues dans les rues, essuyant pierres et insultes.20090415-065516-g.jpg

Quand le voile de larmes descend dans le coeur des femmes, la colère gronde sur la terre.

Je voudrais aujourd’hui rendre hommage à toutes ces femmes courageuses qui ont derrière elles un passé douloureux, passé vécu sous le joug des pratiques talibanes. Elles se battent pour que le présent demeure ce qu’il est, en évitant qu’il ne devienne pire.

Elles se battent au quotidien pour que l’avenir dépose le voile du machisme, le voile de l’extrèmisme, le voile de la violence conjugale, le voile de la violence éternelle, celui de la honte de naître femme.

Qu’un jour, la femme abaissant le voile apparaisse sous son jour de beauté, illuminant comme un soleil les yeux des hommes qui n’oseront plus porter atteinte à l’intégrité de la moitié de l’humanité. Ces hommes laisseront les pierres sur le chemin, honteux d’avoir lancé la vindicte contre des femmes méritantes de défendre leur liberté.

1210304725-1.jpgAujourd’hui, je choisis de rendre hommage à Malalaï Kakar, cette femme policière d’Afghanistan qui a été assassinée devant son domicile en 2008, à Kandahar, un bastion des talibans dans le Sud du pays. Elle était la maman de six enfants qui pleurent aujourd’hui leur maman, maman méritante car elle défendait les femmes victimes de violences conjugales. Son mari était fière d’elle et l’encourageait à poursuivre son métier, disant que le pays avait besoin d’elle et de son exemple.

Elle avait 40 ans et était très aimée, respectée. Aujourd’hui, ceux qui l’ont tué pensent peut-être qu’ils ont fait une grande action en éliminant cette mère de la surface de la Terre. Honte à eux ! Ils sont excommuniés à jamais du coeur du Créateur et de tous ceux qui défendent la paix et l’amour.gang_rape.jpg

Que mille roses déploient leur parfum vers son âme et que sa famille soit emplie de consolation et de paix.

Adieu Malalaï Kakar.

Chloé Laroche

 

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Du site : http://www.mediapart.fr 

voici l'article de Christel :

 

“Ils l'ont tuée... Malalaï Kakar, la femme policier la plus célèbre d'Afghanistan, a été assassinée dimanche matin devant son domicile à Kandahar, un bastion des talibans dans le sud de l'Afghanistan.

Son fils est dans le coma.

 Elle avait 40 ans et six enfants, elle était capitaine et dirigeait le département des crimes contre les femmes de la police de Kandahar, la grande ville du sud du pays et berceau des talibans, qui l'avaient menacé à plusieurs reprises. Fille et soeur de policier, engagée dans la police à la fin des années 80, Malalaï Kakar avait fui le pays à l'arrivée au pouvoir des talibans, avant de reprendre ses fonctions à la chute de leur régime fin 2001.

Elle a fait l'objet de nombreux articles de la presse afghane et internationale. Elle était la première femme à s'engager dans la police de Kandahar après la chute des talibans. Malalaï était très respectée. Elle avait renoncé à porter la burqa il y a deux ans. Mais elle ne se déplaçait jamais sans son arme et toujours en compagnie d'un homme de sa famille.

Les policiers afghans paient un lourd tribut à la violence qui ensanglante le pays. Quelque 720 policiers ont ainsi été tués au cours des six derniers mois, selon le ministère de l'Intérieur. En juin dernier, une policière avait été tuée par balles dans la province de Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan, et la police locale avait accusé les talibans de ce meurtre, qui aurait été le premier d'une femme policier par les insurgés fondamentalistes. Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, l'une de l'Otan, l'autre sous commandement américain.

 Une pensée nocturne à sa famille et un hommage à son courage."

CHRISTEL

PS :  Une vidéo jointe dans l'édition qui la montre au quotidien faisant son travail de policier :

http://www.mediapart.fr/club/edition/le-club-des-insomniaques-mediapartiques/video/280908/malalai-kakar

------------Les commentaires de l’article de Christel :

 "Etre femme en Afghanistan. Etre femme en Afghanistan et refuser de porter la burqa. Etre femme refusant de porter la burqa et policier en Afghanistan.... Quel courage !"

28/09/2008 23:30 Par grain de sel____________

 

"Salut et fraternité !

Pour elle, pour Massoud, pour toutes celles qui furent lapidées dans les stades , pour tous ceux qui ne veulent plus vivre à genou en Afghanistan et ailleurs, qui peut dire que nous n'avons rien à faire là bas ???La religion quelle qu'elle soit, à la maison ; et la liberté de parler et de vivre libre et démocratiquement partout ailleurs. Voilà pourquoi quelque jeunes français sont morts comme cette femme, mais la liberté triomphera."

29/09/2008 09:38 / Par Jean Paul Monat_________________

 

"Il y a un beau portrait sur le Marie-Claire anglais :

http://www.marieclaire.com/world/news/kandahar-cop

29/09/2008 10:00 / Par Maguy Day_________________

________________________________________________________________________________

 "Son courage m'avait marqué dans le film dont j'ai posté un extrait sur l'édition en complément. Plus qu'une héroïne, c'est une femme courageuse et droite qui vient de mourir. Certes une certaine frange du pays (les non talibans, ceux qui croient qu'un autre est possible) et nous occidentaux en avions fait une heroïne, mais elle ne se voyait pas comme cela. Je ne sais pas si elle aurait aimé ce titre postume qu'on lui donne aujourd'hui. 

Des femmes qui luttent, comme elle, au quotidien, il en existe beaucoup. Je voulais juste qu'on oublie pas que être femme et vouloir assumer certains métiers ailleurs, ce n'est pas si simple. En tout cas, sa mort m'a profondément bouleversée."

29/09/2008 10:43 / Par Christel_______________________________________

 

16/02/2009

Propos sur les hommes et les femmes. L'âme des femmes et le poids des siècles. Présence maternelle et congé parental.

 

 

Mn_114b.jpgLa femme a cette capacité de mettre au monde un être humain, homme ou femme.

 

Serait-ce cela qui fait tant peur ? 

 

Tant peur à l’église, aux hommes, à la société qui a attendu 1945 pour permettre à une femme de voter en France.

 

L’Église a dû réunir un Concile pour débattre de la réalité de l’âme d’une femme.Mn_33a.jpgMn_51.jpg

 

"La femme avait-elle une âme ?!"

 

Tous ces hommes, cléricaux et politiques, sont sortis du ventre d’une femme et ils ont osé se poser la question.Mn_17a.jpg

Mn_14b.jpg

 

Mn_19b.jpg

Un homme doit se rappeler qu’il vient du ventre d’une femme. Qu’elle ait été aimante ou non, castratrice, étouffante, responsable ou non, négligente ou attentive... Il doit se rappeler qu’une femme est un être humain comme lui et que cette femme nommée sa mère lui a donné la vie au bout de neuf mois de transformations énormes de son corps, donnant la vie à une nouvelle existence, miracle sans nom d’un bébé à la construction infinitésimale, dans le détail de la moindre petite cellule.

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L’homme, quand il prend une arme pour aller tuer un autre être humain, doit se rappeler cela : cet humain qu’il va tuer a été porté par une femme qui a donné son amour pendant neuf mois, couvant un petit être jusqu’au plus profond des ses tripes... et puis l’a élevé comme elle porterait le monde, avec infinie patience et amour incommensurable, au mépris de ses nuits, de sa fatigue et de sa propre vie parfois.

 

Mn_26a.jpgL'homme doit bien sûr considérer la femme comme son égal, mais en se rappelant qu’elle est une femme, avec des difficultés en plus à assumer telles que : changements hormonaux dans le cycle, règles tous les mois, soucis de tomber enceinte ou non dans le cadre de l’intimité dans le couple, énorme responsabilité de la conception puisque c’est dans son corps que cela se passe, inquiétudes pour que le matériel suive (un enfant ne s’élève pas d’amour et d’eau fraîche).

 

Mn_11b.jpgIl y a quelques temps, en France, je ne sais pas si on a réalisé que l’un des plus grands partis politiques français était en train d'attendre le résultat des votes pour savoir qui de deux femmes allait prendre la tête du parti socialiste.

 

Il y a près de soixante ans, quand les femmes ont déposé leur bulletin dans l’urne afin de voter pour la première fois en France.... si on leur avait dit ce qui se passe aujourd'hui, elles n'y auraient pas cru et se seraient moquées.

 

Oui, le monde avance. Il court. Il galope.

 

ange_ange_coeur.gifMais que les femmes se rappellent que leurs enfants ont besoin d’elles. Comme ils ont besoin des pères, de leur père.

Besoin d'elles, besoin d'eux... pour jouer, pour manger (pas toujours seuls à la cantine), pour se promener, pour courir dans l'herbe, pour regarder le ciel et les fleurs, pour apprendre, pour écouter des histoires, pour s'endormir, pour se réveiller, s'éveiller, pour vivre et grandir.

 

Car à force de courir après l’ambition, l’argent, le pouvoir... en laissant leurs enfants à garder à d’autres de façon parfois excessive ou les laissant tout seuls devant la télé ou l’ordinateur... de façon récurrente... Qui va remplacer l’amour et la présence d’une mère, essentiels pour un jeune enfant, important pour un grand.

 

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Mn_2b.jpgQuand Monsieur Sarkozy propose de diminuer le congé parental alors que c'était un choix possible jusque là, proposé par la Caf, Caisse d'Allocations Familiales, comme l'un des moyens de garde du jeune enfant, il y a de quoi s'inquiéter pour notre société qui privilégie la carrière des femmes et leur rôle dans le monde du travail. Jusqu'aux trois ans de l'enfant, c'était un choix possible, même si la femme n'avait pas grosse aide, mais elle pouvait le choisir et l'employeur ne pouvait s'y opposer et elle retrouvait son emploi au retour de ce congé où elle s'était occupé de son enfant comme elle le souhaitait.

Si la société était plus attentive au sort des femmes, certaines femmes seules, certaines femmes qu'aucun homme n'aide par décès ou abandon, n'auraient pas à sacrifier leurs enfants en travaillant comme des forcenées pour arriver à les faire vivre et à les nourrir... en s'échinant à temps plein voire plus, travaillant le jour et la nuit, sans oublier tout le reste : les courses, le ménage, la lessive et les repas.Mn_38b.jpg

 

Chloé Laroche

 

18/05/2008

Ultime adieu au père de mon fils, mort sur la table d'opération. Il était ambulancier comme moi.

Au père de mon fils...
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Tu es parti si vite, trop vite. Trop vite aussi de ma vie, de notre vie, il y a deux ans et demi. Tu es décédé brutalement ce lundi, d'un cancer au poumon... Parti sur une table d'opération qui était un espoir, mais qui a été ton dernier voyage. Nous nous étions rencontrés samedi dernier pour notre fils. Tu étais debout, bien vivant. Nous avons parlé. Je suis restée chez toi un moment. Il y avait ton amie, que je respecte. Tu avais perdu tous tes cheveux ; tu avais maigri à cause de la chimiothérapie. Tu étais heureux de voir notre fils qui a trois ans. Vous êtes allés au parc ensemble et puis le soir, je suis revenue. Nous avons encore parlé.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinAvant que nous ne quittions ton foyer, tu as mis soudain une cassette vidéo, sans rien dire. C'était l'histoire de Moïse, avec l'histoire imagée de la création du Monde. Je suis restée avec notre fils, à regarder avec toi ces images de mers, d'océans, de volcans, d'univers... et j'ai pensé : "Ne me dis pas que tu vas rejoindre si vite la Création...". Je pensais à toi, à ton air grave, à ce côté médium que tu avais, à ce don de clairvoyance et de persuasion que j'ai connu en toi. Tu étais un poète, très inspiré.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

C'est toi qui m'avais dit un jour, dans les premiers temps où nous nous fréquentions :

"Chaque jour est un combat pour nos semblables. Les combats sont multiples mais se ressemblent tous. Le comble du combat de chacun d'entre nous est qu'il se trouve en notre âme, dans notre coeur. Et ce combat est unique en nous-mêmes."

Je notais ce que tu disais, car je sentais que cela venait de si haut... Et je t'ai aimé. Aimer au point de tout quitter, au point de venir vivre dans ta ville pour que nous demeurions ensemble, au point de te donner un enfant, au point de trouver un logement et de remuer ciel et terre pour nous trouver un nid... Le nid, je l'ai trouvé. Et puis, je t'ai attendu. Attendu.. Au début, les larmes ne font que des chapelets, et puis cela devient ruisseau et puis fleuve qui emporte tout. Il m'a fallu être forte, toute seule dans la vie. Tu ne m'aidais pas, même financièrement.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin

Tu me disais que tu avais du brouillard dans la tête et qu'il te faudrait du temps. Que tu te battais avec toi-même. Qu'il y avait un mur à franchir et que tu cherchais le moyen de grimper dessus pour pouvoir nous rejoindre. Et puis, j'ai découvert un secret... un drame vécu dans ta vie, une déchirure connue de toi seul. Ton coeur déchiqueté par ce drame était enflé de mille larmes, que jamais tu n'as pu me montrer. Et moi, je portais ton enfant et je sentais ce poids, et je voulais savoir. Quand j'ai su, c'était trop tard. Le brouillard avait pris ta vie. La peur de t'engager plus avant. Tu ne voulais pas de contraintes et les promesses que tu m'avais faites se sont envolées dans la flamme du temps qui passe.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinEn octobre 2005, j'ai écrit ce texte pour toi :

J'ai mal
de cette traversée du désert
Mal à mon oasis... mal
D'un mur où derrière
reste un homme
Qui n'arrive pas
À passer le mur
C'est le père de mon fils..
Et j'ai mal de
cette traversée d'abandon
De ces pointillés de solitude
Où les roses de l'amour
meurent de soif
De n'avoir plus d'oasis
De ne pas comprendre
Le mur invisible
Du coeur d'un homme
Qui de pierre nous a perdu
Dans le désert des solitudes
Pourtant une femme...
A essayé de briser le mur
Cette femme, moi sans toi. 5285cb733375c130a25fb3ef740e22b8.jpg

Puis, en décembre 2005, tu es passé nous voir comme un soleil d'espoir. Notre fils avait neuf mois. Tu m'as promis ce jour-là de passer plus souvent. Notre bébé t'avait retrouvé en une heure de temps et tu es parti en me donnant un baiser et la promesse de tes yeux. Ce fut le dernier et notre fils est tombé malade de cette attente si longue, de sa demande d'un papa, le sien... papa qui ne revient pas.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl a toussé durant trois mois, comme si l'explosion de cette attente atteignait sa vie de petit homme et le souffle d'un fils qui a besoin de son père. En janvier 2007, tu es revenu sans prévenir et je t'ai fait comprendre que je voulais d'abord parler avec toi, avant que tu revoies ton fils, afin de poser les bases d'un équilibre pour notre enfant, mais tu l'as mal pris, envoyant même des pierres contre la vitre. Ce jour-là, j'ai eu peur et je voudrais que ce moment n'ait jamais existé, sachant ce que nous avions partagé et le lien fort qui nous unissait.

Et puis, en novembre 2007, tu es revenu dans la vie de notre enfant avec sagesse. Notre fils était si heureux de te retrouver. Il était fier de t'avoir comme papa. Tu lui manqueras beaucoup et pour moi, ton départ représente un grand vide dans mon coeur car tu étais le père de mon fils et ça, c'est sacré, devant l'Univers.

deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelinIl y a trois jours, il t'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants. Notre fils t'a regardé un court instant. Il a vu tes yeux fermés et que tu ne parlais plus. Il m'a vu poser des roses près de ton corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance. Tu étais étendu sous un drap, à l'endroit où se trouvait Océana, ma fille que j'ai perdu il y a onze ans. C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de notre petit. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin


Ce matin, nous t'avons dit adieu avec lui, une dernière fois, avant qu'ils ne referment le cercueil. Et puis ils t'ont emmené vers ta dernière demeure, au cimetière, d'où tu as pris ton envol vers des cieux plus cléments.

Je parle à ton fils de ton départ avec des mots simples, des mots réels. Je le rassure, je lui dis que tu ne souffres plus, que tu l'aimes et que l'amour ne s'arrête pas. Je l'entoure de ma présence, de vie et de force... pour qu'il ait envie de manger, de s'amuser, de sourire à la vie. Il y a deux jours, il a repoussé son assiette en te réclamant. "Je veux mon Papa." Et puis il y a eu de sa part des gestes de colère, colère envers la vie. Lui dire qu'il a le droit d'être en colère, de pleurer aussi, d'être triste.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,souffrance,promesse,sacrifice,solitude,deuil,veuvage,recueillement,souvenir,pardon,vie,hommage,


Perdre son papa, c'est un grand vide dans le coeur, dans la vie. Aujourd'hui, pour lui, aller à la cérémonie, du haut de ses trois ans, c'était courageux. Mais il a vu toute ta famille, tes frères et soeurs, tout ce monde qui t'aimait. Les hommes aussi qui se sont tous rassemblés devant ton cercueil au cimetière pour prier en arabe, comme un salut céleste venu de l'humanité.

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Je te dis adieu et je te remercie de m'avoir donné cet enfant, ce beau petit garçon qui sourit à la vie et qui est curieux de tout. Depuis le mois de novembre, tu avais retrouvé une présence auprès de lui et il y tenait.deuil,hommage,père,rencontre,couple mixte,deuil enfant,orphelin,opération,cancer,tumeur,clinique des cèdres échirolles,mort,décès brutal,paternité,papa,enfant,deuil,larme,perte,absence,amour,séparation,santé,peine enfant,abandon,intuition,moïse,amour,attente,couple,maternité,

Que ton âme parte en paix rejoindre le Créateur.

Chloé

__________ Voir la fin de la page : "Sos d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble" où je parle aussi du départ du père de Yourdine :

https://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/10/

sos-d-une-maman-et-conductrice-de-taxi.html

 

La fleur blanche "berceau de Moïse" vient du site :

http://gardenbreizh.org/photos/berlugan/photo-127221.html

MERCI À SON AUTEUR : Berlugan.

 

 

 
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