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24/08/2009

Pour un père serbe expulsable de France et ses deux enfants dont l'un est né en France en 2000. Il a neuf ans et sa soeur a treize ans. Ils risquent de ne jamais revoir leur père. "Le maintien de l'unité familiale est une règle immuable."

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Bonjour à tous et toutes,images-11.jpeg
images-5.jpegActuellement, une famille est encore malmenée, déchirée, écartelée... et c'est insupportable.
Un père serbe en prison.
images-12.jpegDeux enfants de treize et neuf ans qui pleurent leur papa.
Des enfants scolarisés en France depuis toujours et un père, Vojin MILIC, présent sur notre sol depuis treize ans.
Il est enfermé depuis le 12 août au Centre de Rétention de Palaiseau, dans l'attente d'une expulsion de France.
Je vous informe de cette situation car nous ne pouvons laisser mentir Monsieur Besson qui a déclaré, je cite :
"Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière".images-3.jpeg
C'est une très belle phrase et j'aimerais que Monsieur Besson l'assume et la rende vivante. Que ces deux enfants et leur mère ne pleurent plus et qu'on stoppe cette situation, qu'on leur rende leur père et leur mari.
Je vous transmets à cet effet l'appel du Réseau d'Éducation sans Frontières que vous trouverez ci-dessous, ainsi que les actions à faire.
Soyons nombreux à réagir et à agir vite en écrivant aux différentes adresses INDIQUÉES EN FIN D'ARTICLE.
Chloé LAROCHE
images-4.jpeg_______________________
"Vojin MILIC est serbe. Il est enfermé au CRA de Palaiseau depuis son arrestation à Beauvais lors d'un contrôle routier le 12 août. Il vit en France depuis 1996, soit 13 ans. Sa femme Snezana MILIC qui vit en France depuis 10 ans a rendez-vous la semaine prochaine en préfecture de Bobigny pour y retirer son titre Vie privée et familiale. Jouana, l’aînée de ses enfants est arrivée en France en 1999, à l’âge de 3 ans, son jeune frère y est né, en 2000. L’un et l’autre y ont fait toute leur scolarité. Ils sont très affectés par la disparition de leur père.

En outre, immédiatement après une première arrestation, il y a un an, Vojin MILIC a fait une septicémie. Il a passé six jours dans le coma et son état nécessite des soins.

Son arrestation et l’éventualité de son expulsion suscitent stupeur et incompréhension de tous ceux qui connaissent la famille. Aussi, ce matin (22 août), quand il a été traduit devant le juge des libertés d'Evry, sa femme, sa fille, son frère et sa belle-soeur (Français), la directrice de l'école de son fils qui était venue de Drancy avec son mari, les militants du RESF, tous avaient bon espoir : un juge, ‑‑celui des Libertés, qui plus est !‑‑ ne pouvait laisser une telle injustice en l'état.

C'était se tromper lourdement. Le juge était là pour dire la loi, celle de Monsieur Sarkozy. Il l'a dite, sans trembler ni rougir : Vojin MILIC reste en prison administrative. Sa femme et sa fille en pleurs ? Sa famille étranglée d'indignation ? Les policiers présents qui avaient honte du travail qu'on leur fait faire ? Ce n'est pas son problème... On lui a souhaité de déjeuner de bon appétit quand on l'a croisé, quittant ce qu'on peine à appeler le palais de Justice...images-6.jpeg

images-9.jpegVojin MILIC sera ramené au CRA de Palaiseau. Il était prévu qu’il soit expulsé lundi mais la police n’a pas obtenu de laissez-passer. On va donc le laisser mariner et se désespérer des jours et des jours encore. Des jours qu’il faut mettre à profit pour réagir encore plus fort. Alerter la presse, faire savoir ce qui se passe au pays dont Sarkozy est président. Dire, clamer partout que Besson ment quand il soutient « Le maintien de l’unité familiale est une règle immuable, générale, plus encore un droit, qui s’applique à toutes les familles, qu’elles soient ou non en situation régulière ».

 

images-7.jpegLE DEMEMBREMENT DES FAMILLES, CA SUFFIT !

 

Pour protester (sans injures ni diffamation)

Préfecture de Seine-Saint-Denis qui a pris l'APRF du 05/09/2008

Nacer MEDDAH, Préfet : nacer.meddah@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Directrice des étrangers : arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

et : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

Fax : 01 48 30 22 88

Préfecture de l'Oise qui a procédé à l'arrestation et à la mise en rétention

courrier@oise.pref.gouv.fr

philippe.gregoire@oise.pref.gouv.fr

Fax 03 44 45 39 00

 

Ministère du démembrement des familles

Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

 


Elysée parce que c'est là en réalité que les décisions se prennent  fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
LOUVRIER <franck.louvrier@elysee.fr>
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

______________

_________________ Le Réseau d'Éducation Sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

23/07/2009

Lettre ouverte à l'épouse du Président de la République, Carla BRUNI-SARKOZY, pour Jynia, une mère de famille qui va accoucher en août seule alors que le futur père vient d'être expulsé de France.

 

132015-carla-bruni-sarkozy-156x133-1.jpgMadame Carla BRUNI-SARKOZY,

 

Je me permets de vous écrire car je suis sûre que vous m’entendrez et que vous saurez percevoir dans mes mots l’urgence d’une situation qui ne saurait attendre.Photo 398.jpg

Tout d’abord, croyez-vous que les enfants se font dans des oeufs ? Couvés ou non couvés ? Choyés ou abandonnés dans la nature, au gré des vents et des vagues ?900577.jpg

Des femmes… attendent des enfants. Elles attendent... Mais pourquoi donc ?

k0650580.jpgUne femme attend un enfant… Il grandit dans son ventre et vient un jour au monde. Croyez-vous qu’elle soit seule ce jour-là ? Y aurait-il un papa ? Sa présence serait-elle utile et même nécessaire à l’enfant qui arrive ?

Une femme attend un enfant. Elle pleure. Pourquoi ? Elle a porté cet enfant huit mois dans son ventre et dans quelques jours il va naître. Mais elle va accoucher seule. Elle s’appelle Jynia.

Malheureusement pour la santé de la maman et de l’enfant, qui plus est dans le cadre d’une grossesse à risques, le papa vient d’être expulsé de force, mis à l’avion sur l’ordre de votre mari.

Il a été renvoyé au Nigéria, alors qu’il a déjà une petite fille d’un peu plus de deux ans et qu’il élève la première fille de Jynia, sa compagne.

Ces deux petites filles s’appellent Aimée et Emmanuella.

Vous chantez ces paroles, vos paroles, que j’adore : “Il faudrait que tout le monde réclame auprès des autorités une loi contre toute notre indifférence… Que personne ne soit oublié… Et que personne ne soit oublié.”FD004264.jpg

Carla, oui je réclame que vous ne soyez pas indifférente au sort de cette famille démembrée, au sort de ce papa exclu de sa paternité : Emmanuel Oladipo, au sort de Jynia, cette femme qui va accoucher seule, au sort d’Aimée et d’Emmanuella.

1912001.jpgJe vous en prie, demandez à votre mari qu’une mesure soit mise en place pour qu’Emmanuel revienne s’occuper de ses enfants et soit présent à l’accouchement de sa femme.

Vous chantez : “On me dit que le temps qui glisse est un salaud… Que de nos chagrins il s’en fait des manteaux.” N’habillons pas cette famille pour l”hiver. Cette famille écartelée pleure et le chagrin de chacun de ses membres est intolérable.

“Il semble que quelqu’un ait convoqué l’espoir”, avez-vous encore écrit et chanté… Soyez ce quelqu’un, Carla, pour Emmanuel Oladipo. Convoquez l’espoir, au nom de votre statut de Première Dame de France.

acu_024.jpgJe suis artiste comme vous et je crois que les anges nous suivent et nous accompagnent, afin que nous ne vivions pas comme des salauds mais que nous puissions chanter avec vous : “Il semble que mes bras soient devenus des ailes”.

“Tu fleuris au plus doux de mon âme”… Cet espoir, vous pouvez le semer dans le coeur de cet enfant à naître afin qu’il voit son père le serrer dans ses bras lorsqu’il viendra au monde au mois d’août 2009.

Je vous remercie de m’avoir lu et vous envoie tout cet espoir que je mets en cette lettre que je vous fais. De mon violon et de ma plume, je fais une flèche magique pour atteindre votre coeur.INGDMYFS0944.jpg

Très sincèrement,

282869SDC.jpgChloé LAROCHE

 

 

° La photo à gauche en haut : Carla Bruni-Sarkozy.

La photo à droite en haut : moi-même.

Les autres photos proviennent du site de Fotosearch.fr, que je remercie vivement.

19/07/2009

Une femme enceinte privée de son mari et deux fillettes privées de leur papa. C'est le cadeau du 14 juillet à la FAMILLE.

BLD050933.jpgBonjour à tous et toutes,

 

J'ai reçu le communiqué de presse du 17 juillet du Réseau d'Éducation Sans Frontières (RESF) concernant l'expulsion d'un père de famille vers le Nigéria. Des choses graves se passent... qui me hérissent. Aussi, je vous en parle et vous transmets le communiqué en bas de mon article.

Vous savez que depuis quelques mois, j'ai déjà écrit quelques articles sur des pères expulsés de France, des pères ayant des enfants en France, lesquels pleurent tous leur papa.

ks110799.jpg

Vous pouvez découvrir la tragédie de ces situations d'écartèlement des familles en cliquant à gauche sur la catégorie : "Non aux expulsions et aux camps" et sur la catégorie : "Chloé défend les pères expulsés".

Pendant que le Président de la République régalait à l'Élysée lors du 14 juillet, pendant le concert et le feu d'artifice à la Tour Eiffel, pendant le défilé militaire... un drame se tramait à Paris.

75627162.jpgJynia, une maman enceinte devant accoucher au mois d'août, a dû emmener ses deux fillettes en RER et en bus voir une dernière fois leur papa Emmanuel à la prison administrative du Mesnil-Amelot, avant son expulsion vers le Nigéria. Ces fillettes s'appellent Aimée et Emmanuella. L'une a 5 ans, la deuxième a deux ans et 7 mois.

Leur père s'occupait d'elles jusqu'alors au quotidien car c'est la maman qui allait travailler, en usine.

On a supplié le Président, envoyé des mails, des faxs.BLD057095.jpg

La réponse... froide, fut la suivante : "Les Etats n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des intérêts".

Emmanuel Oladipo a été expulsé le 14 juillet avec d'autres sans papiers, en larmes, désespéré, laissant une famille démembrée, une femme devant accoucher sans lui, un nourrisson qui n'aura pas de papa à la maternité.

Je trouve cela si triste, si révoltant !scp018788.jpg

Je souhaite que ce père de famille puisse revenir en France au plus vite et que l'État français fasse des excuses à cette famille déchirée.

73142405.jpgPlus tard, ces enfants porteront plainte pour atteinte aux Droits élémentaires de la Famille, ce droit parmi d'autres Droits d'avoir leur père et leur mère près d'eux.

Emmanuel, nous ne t'oublions pas. Je suis vraiment désolée pour toi.

Que Dieu te vienne en aide et te sorte de cette situation totalement injuste et horrible pour ta famille.

Que ta compagne ait la force d'espérer et d'accoucher sereinement, sans ta présence physique à ses côtés.

Que Carla Sarkozy lise mon article et fasse un geste pour toucher le coeur de son mari, pour qu'Emmanuel soit présent à l'accouchement de son futur enfant.BLD057098.jpg

 

Chloé LAROCHEpe0058169.jpg

 

PS : Voici ci-après l'article relatant l'expulsion d'Emmanuel vers le Nigéria envoyé par le site de RESF : http://www.educationsansfrontieres.org

__________________________________________________

 

 

200352333-001.jpg17 juillet 2009 / COMMUNIQUÉ DE PRESSE sur l'expulsion d'Emmanuel Oladipo envoyé par le Réseau d'Éducation sans Frontières :

Contact sur ce dossier : Danièle Thuillier-Jugan : 06 16 66 08 84 / Richard Moyon : 06 12 17 63 81

 

"Le 14 juillet 2009 a été un grand jour pour le Président : parade militaire sur les Champs-Elysées, garden-partie à l’Elysée, concert sur le Champ-de-Mars, feu d’artifice sur la Tour Eiffel et, cerise sur le gâteau, une famille démantibulée, éclatée entre deux continents, le père, Emmanuel OLADIPO, expédié par charter à des milliers de kilomètres de sa femme et de ses enfants. Une décision personnelle du chef de l’Etat.

Sa femme a deux enfants, Aimée, 5 ans, française, issue d'une première union et Emmanuella 2 ans et 7 mois, fille d’Emmanuel OLADIPO. Toutes deux sont élevées au quotidien par Emmanuel : c’est en effet sa femme qui travaille en usine de 5h à 14h puisqu’on lui interdit de travailler.

Madame Sylla, la mère des deux fillettes, est enceinte de huit mois. Elle doit accoucher début août. Elle s’est rendue le 14 juillet à la prison administrative du Mesnil-Amelot, avec ses deux fillettes, en RER et en bus, pour que les enfants voient une dernière fois leur père avant son expulsion.

Pendant ce temps, des centaines de mails et de fax demandant que la famille OLADIPO ne soit pas démembrée étaient adressés au Ministère de la Rafle et du drapeau ainsi qu'à l’Elysée. Les centaines de coups de téléphone, passés d’abord au Ministère puis à l’Elysée -quand il s’est confirmé que M. Besson compte pour du beurre-, n’ont pas réussi à empêcher l’irréparable. Les appels à l’humanité, la demande que les enfants ne soient pas privés de leur père, que Jinia Sylla n’accouche pas sans son compagnon n’ont pas été entendus.

« Le Président est informé, il suit l’affaire, il prendra une décision » répondait invariablement Olivier Thévenet, fonctionnaire chargé par ses supérieurs de couvrir de mots policés une politique abjecte. La décision du Président est tombée, méprisante, glaciale, inhumaine : l’expulsion pour Emmanuel OLADIPO, la privation de leur père pour trois enfants, de son compagnon pour une femme. « Les Etats n’ont pas de sentiments, ils n’ont que des intérêts » dit-on. C’est pareil pour les chefs d’Etat.

Le RESF, toutes celles et tous ceux qui sont intervenus au nom du droit à vivre en famille, du droit des enfants de vivre avec leurs parents et de la simple humanité adressent leurs vives félicitations à ceux qui, directement ou indirectement, ont collaboré à ce haut fait. Dans l’ordre le Président de la République qui, comme chacun sait, fait tout dans ce pays, même comme ici, les basses œuvres. Il faut aussi féliciter ses collaborateurs, son premier ministre et ses services mais aussi, de façon nominale, Messieurs Laurent Mercier (Conseiller de Besson), Olivier Thévenet, Maxime Tandonnet et Cédric Goubet qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour conduire cette lamentable histoire à son terme lamentable.

L’affaire ne s’arrête pourtant pas là. A cette attitude de barbares, nos technocrates de l’Elysée et d’ailleurs ajoutent un gaspillage insensé des deniers publics et une incurie qui partout ailleurs qu’à la Cour vaudrait le congédiement sans délai. Qu’on en juge.

 

Emmanuel Oladipo est réveillé à 4h30 du matin et conduit au Bourget. Il est monté dans un charter d’une capacité minimum de 80 places où le rejoignent une femme, nigériane aussi et six policiers. L’appareil décolle pour Amsterdam. 33 Nigérians (dont des femmes et des enfants) sont à leur tour embarqués ainsi que 6 policiers néerlandais. Direction Madrid où quelques sans papiers supplémentaires sont chargés avec 6 policiers espagnols. L’avion part pour Lagos. Mais, pris dans des turbulences (un gros trou d'air, ils ont eu une vraie peur), l’appareil tombe en panne. Il fait demi-tour et revient à Madrid vers 19h. Bricolages tous azimuts, l’avion repart vers 1 h du matin et atterrit à Lagos à 6h40. 24h de voyage, plus le retour pour les policiers à qui on souhaite de ne pas emprunter le même appareil… On imagine le prix ! Pas étonnant que le gouvernement doive emprunter !

 

Il est hors de question que l’affaire en reste là. Emmanuel Oladipo se rend sur le champ au consulat de France pour y demander un visa afin de pouvoir assister à la naissance de son enfant. Il est évident qu’après un tel enchaînement de gestes inhumains et d’incompétence, les plus hautes autorités de l’état auront à cœur de se faire pardonner en le lui faisant délivrer d’urgence."

* * *

____________________________________________________________ Article précédent du RESF :

 

[Resf.info] URGENT et IMPORTANT

M. EMMANUEL OLADIPO,

père menacé d'expulsion samedi

  • 9 juil. 09 à 17:20

    11/06/2009

    Pour Yazid Zarour, jeune algérien auxiliaire de vie d'une personne handicapée, j'écris au Préfet de l'Isère. Car Yazid est menacé d'expulsion du sol français.

    images-5.jpegLETTRE OUVERTE.

     

    Monsieur le Préfet de l'Isère,

     

    J'ai l'honneur de vous écrire pour vous demander une faveur concernant un homme menacé d'expulsion de notre pays. Je suis écrivain et violoniste et je mets ma plume au service des causes perdues. Comme une Sainte Rita existant pour ceux qui souffrent et qui n'ont plus que ma plume pour défendre leur vie, ma plume alliée à d'autres plumes, à d'autres êtres humains solidaires comme moi... qui se permettent de prendre la défense de personnes oubliées et rejetées par la machine du monde qui avance inexorablement, sans parfois considérer l'humain dans son avancement glacé.

    Alors, je vous en prie, lisez-moi.

    Cet homme que je soutiens et pour lequel je vous écris s'appelle Yazid Zarour.

    C'est un jeune algérien entré en France en novembre 2002 avec un visa étudiant. Il travaille depuis 2006 en qualité d'auxiliaire de vie auprès d'une personne lourdement handicapée, se déplaçant en fauteuil roulant. Cette personne s'appelle Olivier Morel. Il est professeur d'anglais au lycée Marie Curie d'Échirolles. Monsieur Morel est totalement satisfait de l'aide et de l'accompagnement apporté par Yazid. Pour assumer son travail pleinement, ce dernier est aussi devenu son co-locataire. C'est dire qu'il s'investit dans ce travail qui est aussi un lien humain devenu indispensable pour Monsieur Morel.images-6.jpeg

    Je vous parle de cela en connaissance de cause, puisque je m'occupe moi-même de personnes handicapées, les accompagnant dans mon taxi spécialisé. Je sais à quel point la personne qui les accompagne et s'occupe d'eux est importante dans leur équilibre et leur lutte contre la souffrance, autant morale que physique.

    Le 3 février 2009, Yazid a fait l'objet d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière. Suite à une forte mobilisation, après avoir été jugé devant le tribunal administratif de Lyon, Yazid a bénéficié d'une annulation de son OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prononcée le 6 février 2009, annulation contre laquelle vous faites appel.

    Vous devez comprendre que ces menaces d’expulsion sont source d’inquiétude et de stress pour Messieurs Morel et Zarour. Ce dernier, entré en France sous statut d’étudiant, possède à ce jour un titre provisoire de séjour jusqu’au 10 Août. Il est absolument indispensable de le rendre définitif afin que Monsieur Morel soit plus serein dans sa vie privée et professionnelle, dans un contexte où tous les discours officiels affichent l’intégration des personnes handicapées comme une priorité nationale.

    Nous attendons donc, conformément à vos engagements auprès de Madame David et de Monsieur Mermaz, parlementaires isérois, que vous étudiez le dossier de Yazid avec la plus haute bienveillance.

    images.jpegIl est nécessaire de régulariser sa situation afin qu’il puisse résider en France et puisse travailler comme il l’a toujours fait depuis 2006 avec compétence, et dans une qualité de rapports humains avec Olivier Morel que celui-ci souhaite légitimement conserver.images-4.jpeg

    En conséquence, Monsieur le Préfet, je vous serais très reconnaissante de recevoir ma demande. La voici : Monsieur Zarour doit rester sur le territoire national, avec autorisation de travail, pour exercer son activité salariée d’auxiliaire de vie auprès d’Olivier Morel. J'ai l'honneur de vous demander de tenir compte dans votre décision de la situation de ce travail particulier où les rapports humains sont essentiels.

    Monsieur le Préfet de l'Isère, vous disposez d'un pouvoir discrétionnaire qui permettrait de régulariser immédiatement Yazid. Aussi, j'ai toute confiance en vous dans ma demande et je demeure à votre disposition pour échanger sur celle-ci.

    Je vous prie, Monsieur le Préfet, d'agréer mes salutations distinguées.

     

    Madame LAROCHE Chloé

     

    +++ AVIS à mes lecteurs : vous aussi, vous pouvez écrire (mails, faxs, courriers) POUR DÉFENDRE YAZID ZAROUR, sans oublier bien sûr de rester courtois et poli. Vous pouvez vous inspirer de ma lettre et du texte de la pétition du Réseau d'Éducation sans Frontières : voir www.educationsansfrontieres.org/article20436.html

    (Vous trouverez les adresses mails et les faxs à la fin de l'article)

     

    ________________ Voici pour mes lecteurs les informations données par le Réseau d'Éducation Sans Frontières :

     

    Signez  et faites signez la pétition en ligne :

    www.educationsansfrontieres.org/article20436.html


    Voir aussi le reportage sur France 3 (à 3mn25s) : cliquer ici

     

    "Premier acte de grande humanité du Préfet et première mobilisation !

    Le 3 février 2009 à 9h du matin, Yazid est, en application d'une décision de la Préfecture de l'Isère de reconduite à la frontière, arrêté à leur domicile, embarqué au commissariat de Grenoble et transporté au centre de rétention de Saint-Exupéry. Olivier qui a besoin d'une assistance constante se retrouve seul dans son appartement, plongé dans une profonde détresse. Le 9 février, le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision d'expulsion. Soulagement pour Yazid et Olivier. 

    Deuxième acte indigne : "seule la fonction est importante, pas la personne qui l'occupe".

    Le préfet s'acharne, il veut faire du chiffre et fait appel. Pour ce haut fonctionnaire zélé, Yazid n'est pas irremplaçable : n'y a t il pas, sur le seul bassin grenoblois, 324 demandes pour occuper un emploi d'auxiliaire de vie ?! Un pas de plus dans la déshumanisation, qui ne tient aucun compte, non seulement des qualités professionnelles et humaines de Yazid, mais de trois années de relations de confiance établies entre les deux hommes. Relations de confiance, patiemment construites dans tous les gestes d'une vie quotidienne partagée.

    La mobilisation s'amplifie. Nous ne les laisserons pas faire.

    Yazid a reçu une autorisation provisoire de séjour jusqu'au 10 août, mais ... sans autorisation de travailler ... lui qui travaille déjà en CDI pour l'association « Vivre Autonome ». À cette date, au coeur des vacances d'été, Yazid est de nouveau sous la menace d'une expulsion. Nouvelle angoisse pour Yazid et pour Olivier, sa situation physique et morale se dégrade, il « ne vit plus ». 

    Nous refusons que Yazid, qui est bien intégré dans notre pays, soit obligé de le quitter. 

    Nous refusons aussi pour Olivier Morel qu'il quitte le territoire national, car une telle décision, intolérable sur le plan humain, serait dramatique pour lui.

    Non à l'intolérable !"

     

    _______VOICI LES ADRESSES POUR ÉCRIRE (mails, faxs, courriers)

    afin de DÉFENDRE YAZID ZAROUR, mais en restant courtois et poli.


    Pour Monsieur Albert Dupuy, préfet de l'Isère : albert.dupuy@isere.pref.gouv.fr

    Pour Monsieur David Coste, directeur de cabinet : david.coste@isere.pref.gouv.fr

    Fax du cabinet du Préfet : 04 76 44 68 00
    Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00  Standard 01 77 72 61 00
    Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
    Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
    Directeur de cabinet :  christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
    Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
    Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr

    Matignon  :
    http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_minis...
    FAUGERE <jean.paul.faugere@premier-ministre.gouv.fr>,
    GOSSET-GRAINVILLE <
    antoine.gosset-grainville@premier-ministre.gouv.fr>,
    LEVY <myriam.levy@premier-ministre.gouv.fr>
    MITROFANOFF <
    igor.mitrofanoff@premier-ministre.gouv.fr>
    Elysée fax : 01 47 42 24 65
    http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
    GUEANT <claude.gueant@elysee.fr>
    LOUVRIER <
    franck.louvrier@elysee.fr>
    Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
    maxime.tandonnet@elysee.fr

     

    01/06/2009

    Ma fille est en fugue depuis une semaine. Mon récit de maman face à cette situation. Rencontres avec la police et appel au 116 000, numéro créé pour les enfants disparus et les fugues. Ma réflexion aussi sur le divorce et les sans-papiers.

    CAJ0015.jpgBonjour à tous et toutes,

    Ce n’est pas facile pour moi aujourd’hui de venir écrire ce que j’ai à vous dire, mais je me dis qu’un écrivain, c’est comme un chanteur ou un acteur de théâtre. Il doit continuer d’écrire comme ces derniers continuent de chanter ou de jouer leur rôle sur scène, même quand ils vivent quelque chose de difficile. Donc j’écris aujourd’hui pour porter un témoignage pour d’autres parents et peut-être aider d’autres familles dans ce cas-là, vivant la fugue d’un enfant, d’un adolescent.

    Ma fille est en fugue depuis une semaine. Elle a été déclarée immédiatement à l’Hôtel de police.

    J’ai appelé aussi le 116 000, numéro concernant les disparitions d’enfants ainsi que les fugues. Une dame m’a écoutée et a pris tous les renseignements. Elle m’a dit qu’un juriste de leur équipe allait me rappeler.

    Il l’a fait dès le lendemain. Il m’a donné quelques conseils, notamment celui de chercher à savoir si ma fille a bien été inscrite au Fichier des Personnes Disparues. Puis, de demander de la localiser au portable, pour savoir si elle est toujours dans la région ou si elle partie. “Nous ne pouvons l’exiger, car c’est le Procureur qui prend cette décision. Les policiers ne peuvent prendre la décision seuls. Et sachez que ce n’est pas comme dans les films : on ne localise pas quelqu’un au numéro et à la rue mais au quartier et à la ville.”

    AA026170.jpgLe jour même, je me rends à l’Hôtel de Police où j’arrive à l’accueil. “Bonjour Monsieur. Je suis attendue au Service des fugues..” -”C’est quoi ça ?” me répond un jeune policier, qui soutient mon regard et écoute ma réponse de façon peu avenante et froide. “Allez vous asseoir, je vais appeler.”

    Je monte ensuite à l’étage, attendue par un policier du Sercice des fugues.
    -"Bonjour Madame, asseyez-vous, qu’est-ce qui vous amène ?
    -C’est pour ma fille qui a fugué. Mais vous devez être au courant...
    -Non, pas forcément, car c’est la Brigade des mineurs qui a dû prendre votre première déclaration.
    -J’ai amené des photos et des informations pouvant vous aider. Et puis, je voudrais savoir si vous avez inscrit ma fille au Fichier des Personnes Disparues...
    -Votre fille est-elle coutumière du fait ? A-t-elle déjà fugué ?
    -Oui, Monsieur.
    -Dans ce cas-là, on ne l’inscrira pas. Parce que nous n’avons pas envie de l’inscrire pour la désinscrire. Car ensuite il faudra encore la réinscrire pour la désinscrire. Non, Madame. Elle est coutumière du fait.
    -Et pour le portable ? Ferez-vous une recherche pour la localiser ?
    -C’est la même chose. Et puis votre fille, elle doit être par là. Elle n’aura pas quitté la ville...
    -Qu’en savez-vous ? Elle est déjà partie à Marseille avec une copine. Nous sommes allés la chercher à Lyon, d’où la police nous a appelés, car elles ont été interceptées dans un train.
    -De toute façon, à mon niveau, je ne prends pas cette décision et je ne pense pas qu’on le demande. Votre fille a fugué, elle n’a pas été enlevée... Elle n’est pas en danger comme d’autres qui disparaissent.
    -..........
    -Je suis désolé, Madame.”

    imm024_23A - copie.jpgJe quitte l’Hôtel de Police.

    Décontenancée, je rappelle le soir-même le 116 000. Un monsieur écoute mes doléances et me dit qu’il va essayer de joindre le juriste, lequel me rappelle dans l’heure.1891453218.jpg

    -"Madame, vous êtes tombée sur un policier incompétent. Nous avons l’habitude. Cela arrive parfois. Mais ne baissez pas les bras. Ils n’ont pas le droit de vous refuser l’inscription au Fichier des Personnes Disparues. Vous allez y retourner demain matin et vous tomberez sur quelqu’un d’autre. Avec un peu de chance, cette nouvelle personne saura vous aider.
    -Merci beaucoup, je vais faire ainsi.”

    SO001457.jpgLe lendemain, je retourne à la Police. Une charmante policière est à l’accueil . Mais j’attends un moment car un jeune couple est en démêlé avec elle, en la présence d’un enfant de quatre-cinq ans.

    C’est déchirant, car ils sont en désaccord sur le lieu où le père doit prendre son fils le jour même. Il insiste lourdement et tient tête à la policière qui fait de son mieux pour lui expliquer qu’il faut voir l’intérêt de l’enfant avant tout. Et l’intérêt de l’enfant est de ne pas voir ses parents se déchirer devant la police. Il était presque l’heure du repas et cet enfant ne savait même pas ce qui l’attendait.

    Quand les parents sont partis, l’enfant s’est agrippé à sa mère, en criant : “Je ne veux pas aller avec lui, je veux rester avec toi.”

    La mère est partie la tête basse, en retenant ses larmes. J’ai pleuré, très remuée de voir ça.

    La policière a dit : “On ne peut imaginer ce que les enfants endurent dans ces situations. J’en sais quelque chose. Mon fils est en analyse à l’âge de trois ans, après une séparation difficile.”

    Je tire mon chapeau à cette jeune policière qui a servi de médiateur et qui est restée impassible extérieurement.

    À l’accueil, elle gère beaucoup de situations et il lui faut beaucoup de cran.

    images.jpegQuant au sujet des séparations... et en pensant aux parents d’Élise, tiraillée entre la Russie et la France... je donnerais l’exemple de mon frère benjamin, qui a une fille au Québec. Quand il a divorcé avec sa mère, cette dernière est retournée au Québec avec leur fille, encore très petite. Mon frère a eu l’intelligence de laisser cette enfant vivre en paix avec sa mère. Il n’a pas fait d’enlèvement ni de pression. Il est allé la voir quand il pouvait et garde depuis un contact avec elle, en sachant qu’un jour sa fille passera du temps avec lui. Je pense qu’un enfant ne peut être balotté entre deux pays, entre deux personnes qui se déchirent. Un enfant a besoin de son père et de sa mère, mais dans certaines situations, peut-être vaut-il mieux que l’un pense à la paix de l’enfant, au fait qu’un enfant a besoin de stabilité, de repères... de voir que ses parents ne sont pas en guerre.images-1.jpeg

    Pour en revenir à mon problème et à ma fille en fugue... je suis reçue donc par une policière très compétente ce jour-là, dans un autre étage.

    Je lui explique ce qui se passe. La dame qui semble avoir de l’expérience me prend très au sérieux et me propose de rentrer les coordonnées de ma fille dans le Fichier des Personnes Disparues. Je suis soulagée. Elle accepte aussi ma demande de localisation de ma fille par son portable, en me disant que ça prendra un peu de temps, vu le week-end de la Pentecôte. Elle me dit que malgré tout, c’est moins inquiétant comme disparition que des jeunes qui disparaissent en laissant des menaces de suicide, comme dernièrement. Elle a essayé d’appeler ma fille sur le portable, mais sans succès.43133.jpg

    Cela fait une semaine aujourd’hui que ma fille est partie et elle raccroche à chaque fois que quelqu’un essaye de la joindre. Pour la première fois, elle refuse toute communication et échange verbal. Je lui ai envoyé des sms et des messages très gentils, lui demandant de revenir et de penser à ses cours du collège, à son avenir qu’elle met en péril, à sa situation de papiers pour laquelle je me bats et pour laquelle je passe en appel au mois de juin.

    Dernièrement, Rachel, venant du Cameroun et passant son bac, a reçu une OQTF (obligation de quitter le territoire français) le jour de ses dix-huit ans... comme Yvan, venu de Colombie. Ils étaient tous deux élèves au lycée Jules Ferry à Paris. Ils se sont alors battus comme des lions pour avoir leurs papiers, soutenus par le Réseau d’Éducation sans Frontières, par leurs professeurs, par leurs copains.

    Rachel et Yvan témoignent dans le film de Marion Stalens : "Invitation à quitter la France". Voir le lien : http://www.educationsansfrontieres.org/?article8293).


    Rachel exprime tout le bonheur qu’elle ressent d’avoir la chance d’être en France. Elle est heureuse de pouvoir être française et de se sentir accueillie par ce pays qu’elle aime. Elle veut faire des études pour être une grande avocate. Afin aussi de retourner en Afrique et d’aider les siens. Le fait d’avoir des papiers lui donne cette liberté de retourner dans son pays et lui enlève cette angoisse de devoir se cacher.

    Se cacher comme Rachel Ségal, qui était petite fille juive, et qui a été cachée par une famille française, pendant la Seconde guerre mondiale. “Ce que je vois aujourd’hui dans les expulsions d’étrangers, dit-elle dans le film, ressemble étrangement à ce que j’ai vécu. La loi du chiffre, la froideur devant des cas différents de familles vivant parfois depuis de longues années en France, des enfants nés en France et mis dans des charters. Des parents menottés, des pères embarqués laissant leur famille derrière eux. Des jeunes couples séparés. Il faut réagir quand on atteint l’intolérable.”

    Voilà, je pense à ma fille et j’attends qu’elle revienne, un poids dans le coeur... énorme.imm024_23A.jpg

     

    Je t'aime, ma fille, et depuis l'Afrique où nous nous sommes vues pour la première fois il y a six ans, un arc-en-ciel d'amour nous unit. Je comprends que tu cherches ton autonomie mais tu as encore besoin de ta famille, de nous, de suivre tes cours... et nous aussi, nous avons besoin de savoir où tu es et de te voir.

    imm005_4A - copie.jpgTon petit frère te demande et est inquiet comme nous tous.

     

    Chloé LAROCHE

     

    Commentaires :

    Je suis heureuse car ma fille a été retrouvée ce matin. Elle a fugué durant onze jours. Je suis soulagée. Elle va bien. Merci pour votre soutien. Chloé L

    Ecrit par : Chloé Laroche | 06.06.2009

     

    ___________________ À propos du numéro 116 000 :

    Voici un extrait de l’article d’Aurélie BEAU -lu sur www.lyon-webzine.com-concernant le 116 000 : “Maintenant, toutes les victimes de disparition d'enfants en Europe ont un numéro commun : le 116 000. Il est gratuit, disponible 24h/24, 7 jours sur 7 et valable dans dix pays de l'union européenne : la Belgique, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Italie, les Pays Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, la Slovaquie. Maintenant, tous ces pays sont reliés en réseaux et mettent leurs compétences en commun en cas de disparition. Le 116 000 propose plusieurs services. C'est tout d'abord une écoute et un soutien pour les familles. C'est aussi et surtout un accompagnement dans les démarches judiciaires et administratives. Parfois, les familles se retrouvent désemparées. Les bénévoles de SOS Enfants disparus sont formés pour les aider et les conseiller. C'est que la situation devient inquiétante. Le nombre de disparitions d'enfants en France a nettement augmenté en 2008. On note 48 277 inscriptions de mineurs au fichier des personnes recherchées, plus de 47 000 fugues, 855 disparitions inquiétantes, 360 enlèvements parentaux. Le nombre d'appel à SOS Enfants disparus a augmenté de 6,35% par rapport à 2007. L'association a traité 1741 appels en 2008, 7421 en quatre ans.” (extrait du site http://www.lyon-webzine.com/societe/event-4634-116-000-alerte-en...disparus.html)_________________________

     

    Soyez fortes les mamans, je sais que c'est très difficile mais elles vont revenir !!!!! et pour les enfants, je vous dis : reste près de ta maman le plus longtemps possible car quand elle sera plus là, tu vas regretter !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! croyez-moi !

    Ecrit par : elisa | 26.06.2009

    ___________________________________________

    et même, ça ne se fait pas de laisser sa maman comme ça !!!!! c'est si bon UNE MAMAN que le bon dieu en a voulu UNE !!!!! garde toi ça dans la tète

    Ecrit par : elisa | 26.06.2009

    ___________________________________________

     

    ça, c'est pour les mamans. Peut-être que si les enfants partent c'est parce qu'ils en ont marre et peut-être que vous ne les laissez rien faire ou..... je ne sais pas, je ne connais pas la famille de tout le monde. Mais je crois qu ils partent et ils se disent : je vais la faire souffrir, comme elle ne me laisse rien faire, je vais partir faire ce que je veux, et elle va se rendre compte que j'en ai marre de son attitude avec moi...

    Ecrit par : elisa | 26.06.2009

     

    ___________________________________________ Réponse de Chloé :

     

    Élisa, merci beaucoup pour vos trois commentaires de ce matin. 

    La différence entre la fugue d'un enfant et celle d'un adolescent est grande. Je l'ai compris par la réaction de la police et par les explications de certains sites psy. Une fugue à dix ans ou seize ans (comme ma fille) n'a pas le même poids, et puis il y a aussi des milliers de raisons à une fugue. Certains fuguent pour une rencontre sur internet (là, il y a des raisons de s'inquiéter !), ou parcequ'ils sont violés et maltraités (et là, on peut se poser la question de ce fait dans la fugue d'une jeune enfant), ou parce qu'ils se mettent volontairement en danger pour se prouver qu'ils sont grands (une sorte d'initiation au moment de l'adolescence), ou parce qu'ils étouffent comme vous dites et qu'ils veulent connaître la liberté de tout pouvoir faire (mais on est vite limité, en tant que fugueur... quand on s'aperçoit qu'on est obligé de se cacher et qu'on ne peut avancer sans argent, sans nourriture et sans toit)... ou ils fuguent parcequ'ils en ont marre du collège, des contraintes, des devoirs, des règles, de l'hygiène, du monde tel qu'il est. La fugue de ma fille l'a fait réfléchir. De mon côté, en tant que maman, douze jours sans savoir où elle était, c'est très dur. J'avais l'impression que ma vie était en arrêt, un poids dans le coeur. Beaucoup d'inquiétude et aussi le vide du silence total. On ne sait pas quand on va revoir notre enfant. C'est l'inconnu total. On imagine le pire, on ne sait avec qui il est, chez qui il dort, si on ne lui fait pas de mal. La fugue est une épreuve pour les parents. Quand ça dure douze jours, c'est difficile, mais je pense aux parents qui n'ont jamais revu leur enfant, ou bien au bout d'un an... C'est le cauchemar. Un trou béant dans le coeur. Le néant qui parasite la vie. Si vous êtes un jeune en fugue et que vous me lisez, donnez des nouvelles à vos parents (mail, sms, appel, message, lettre) ou appelez un ami proche de la famille pour dire que vous êtes en vie, que tout va bien pour vous, que vous rentrerez bientôt, que vous vivez cette expérience comme une nécessité mais que vous aimez vos proches. Et puis... si vous êtes partis parce qu'il se passe des choses inacceptables dans votre famille, alors ne restez pas seul avec ça. Parlez-en à la police, aux associations d'aide aux Victimes : elles font des permanences dans les commissariats. Appelez le 119, numéro où vous pouvez tout dire, tout raconter de ce que vous vivez et ils vous aideront. Mille pensées. Chloé Laroche

    Ecrit par : Chloé Laroche | 26.06.2009

    ________________________________

     

     

    bonjour

    j'ai été très touchée par vos messages, car je subis en ce moment cette situation. Ma fille (vient d'avoir 18 ans) elle est partie avec une copine à Paris (nous sommes de Bordeaux) on ne sait où elles sont exactement .....!
    juste qu'elles avaient préparé leur départ : des copains à elles (sur internet) leur ont trouvé soit disant un appartement, ...elle m'envoie un texto le soir pour me dire que tout va bien.....mais nous sommes dans l'angoisse tous les jours.......J'espère qu'elle va se raisonner et revenir..

    MERCI

    Ecrit par : chenu | 12.09.2009

     

    ___________________________________

    Bonjour et merci de votre commentaire laissé aujourd'hui sur mon blog. J'espère que votre fille va revenir vers vous. Dans votre cas, elle est majeure et peut, par cette décision de s'installer à Paris, vouloir montrer qu'elle souhaite devenir autonome et qu'elle peut se débrouiller seule. Après, il est certain qu'elle peut tomber sur de mauvaises fréquentations mais là, il faut en fait lui faire confiance. Si elle a de la réflexion, de la jugeotte comme on dit et que vous la connaissez débrouillarde et apte à se défendre psychologiquement, alors vous pouvez être sereine. Quand j'ai eu dix-huit ans, mes parents ont fait le contraire que la situation que vous me dépeignez. Ils sont partis vivre sur l'île de la Réunion, nous laissant seuls avec mon frère en France, un frère de 17 ans. J'ai dû travailler tout en finissant mes études et apprendre à gérer ma vie seule. Nous sommes restés sans les revoir durant deux années. Ils sont rentrés mais nous ne sommes jamais retournés avec eux. Nous étions devenus des adultes autonomes, aptes à choisir et à diriger notre vie. Nous avons rencontrés des difficultés, des privations, des embuches, de mauvaises gens voulant profiter de notre naïveté de jeunes, mais nous nous sommes sortis de tout.

    Faites confiance à votre fille et pensez que vous avez au moins un sms tous les soirs. C'est déjà ça, bien que ce ne soit pas satisfaisant pour une maman inquiète, je sais bien.

    Je profite de vous répondre pour rappeler les règles de sécurité qu'a donné Madame Brigitte SIFFERT, Directrice départementale de la sécurité publique à Châteauroux, ville où a été enlevée une jeune fille de 17 ans sauvée in extrémis. 

    Voici son commentaire et ses recommandations :

    "Cette jeune fille a eu beaucoup de chance. C'est le résultat d'un énorme sang froid de sa part et aussi d'une très belle collaboration entre services de police. Selon les premiers éléments de l'enquête, Amélie n'aurait pas subi de violences pour monter dans la voiture. Les deux individus ont utilisé une ruse, disant apparemment qu'ils travaillaient pour l'Unicef et qu'ils avaient besoin d'un coup de main. La jeune fille, peut-être un peu naïve, n'a rien vu venir. Elle n'était pas préparée à ce genre de chose et n'a pas su dire non. ATTENTION : Ne jamais monter dans une voiture avec un inconnu."

    Alors que ce genre d'affaires, aux issues parfois bien plus dramatiques que celle-ci, se multiplie ces dernières semaines, la commissaire principale Brigitte SIFFERT rappelle quelques consignes de base : 

    Que faire si l'on est accosté par quelqu'un en voiture ?
    "Que l'on soit un garçon ou une fille, il ne faut JAMAIS monter dans une voiture avec un inconnu. Quelque soit le prétexte invoqué. Encore plus si la personne dit être en détresse ou mourante car ce type d'agresseur profite de la crédulité des jeunes pour faire d'eux une proie. A Châteauroux, qui est pourtant une ville très tranquille, la jeune fille ne doit son salut qu'à l'incroyable chance qu'elle a eu de pouvoir communiquer avec son téléphone". 
    Que faire si la personne insiste ? 
    "Il faut prévenir ses parents, faire du bruit, crier, courir... tout ce qui peut faire attirer l'attention sur vous". 
    Les jeunes filles doivent-elles se méfier d'autres types de situation ?
    "Il faut toujours se méfier des inconnus. Et je recommanderai aux femmes d'éviter de se trouver seules dans des endroits isolés, comme de faire un footing en forêt". 
    Quand les parents doivent-ils parler de ce genre de risque à leurs enfants ? 
    "Le plus tôt possible. Dès qu'ils sont en âge de comprendre en fait. Quitte à dramatiser un petit peu les faits Ce qu'il faut aussi, c'est leur parler de faits réels qui sont arrivés pas loin de chez vous. Et de bien expliquer que cela n'arrive pas qu'aux autres, malheureusement".  

    Recevez mes meilleures et sincères salutations.

    Chloé Laroche

    Ecrit par : Chloé Laroche | 12.09.2009

    01/03/2009

    "ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!" Je défends Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français.

    "ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!
    VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE."____________________________carte_photos_maroc_amour_006_petite.gif

     

    images-3.jpegBonsoir à tous et toutes,

    Dernièrement, j'ai parlé de Ammar AMEDJAR : ce père marocain menacé d'expulsion par le Gouvernement français, dans mon article du 21 février titré "Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins."

    Aujourd'hui, Ammar AMEDJAR a refusé d'embarquer... mais après ?images-4.jpeg

    Je pense à sa femme, à ses enfants aussi : Maria et Amina.

    Je suis horrifiée par cette situation scandaleuse, par laquelle on empêche un homme et une femme de vivre ensemble tranquillement avec leur deux enfants. On empêche ce père de vivre avec sa famille.

    Voici le texte relatant l'histoire de cette famille écrit aujourd'hui sur le site du Réseau RESF, que je choisis ci-dessous de partager avec vous.

    moton43.jpgVous pourrez lire en final la lettre poignante de l'épouse de Ammar : Rahma AMEDJAR.images-2.jpeg

    S'il vous plaît, soyez nombreux à signer la pétition pour ce papa, pour ses deux filles qui pleurent leur père, pour Rahma, qui a le droit humain de vivre avec l'homme qu'elle aime.

    Vous trouverez le lien pour la pétition en fin d'article, après la lettre de Rahma. Vous pourrez la retrouver aussi sur le site du Réseau d'Éducation sans Frontières : http://www.educationsansfrontieres.org

    Sincèrement vôtre,

    Chloé LAROCHE

     

    moton50.jpg_______________"Un sans-papier calomnié et bientôt expulsé ?"

     

    MISE À JOUR : Dimanche 1ER MARS 2009 : 12h10

    "Richard Moyon, un des membres de RESF, vient d'être interpellé. Il est au poste de police 2F de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Il informait les passagers du vol Paris-Casablanca de 12h55 des conditions de l'expulsion de Ammar Amedjar : celui-ci serait entravé, menotté, bâillonné. Libération a entendu l'interpellation de ce responsable de Réseau Education sans frontières via le téléphone portable de l'intéressé.

    Richard Moyon a été arrêté en vue d'une «vérification d'identité», en compagnie d'un autre membre de RESF. C'est la première fois, selon RESF, que la police répond ainsi à une information des passagers.

    Les documents dont était porteur les deux membres de RESF ont été confisqués. En échange, si l'on peut dire, la police leur a donné un texte, retraçant les différentes peines de prison et amende encourues en cas d'outrage, d'entrave à la circulation d'un aéronef et autres délits.

    Richard Moyon vient de refuser de signer un procès-verbal, lui reprochant une «destruction de tracts» (sic).

    A 13h, les deux membres de RESF ont été libérés. Ils seront convoqués au tribunal de police pour «distribution de tracts dans un lieu public», selon le PV (corrigé) qui leur a été remis et qu'ils ont refusé de signer.

    Voici un rappel des faits, concernant Ammar Amedjar :mini_meknes.jpg

    Ammar Amedjar va probablement être victime d’une tentative d’expulsion dans les tout prochaines heures, après avoir fait les frais d'un campagne de dénigrement et de calomnies de la part de fonctionnaires.

    Il a 27 ans, il est marocain, mari d’une jeune femme de nationalité marocaine elle aussi mais qui réside en France depuis l'âge d'un an et qui est titulaire d'une carte de résident (10 ans).

    Ils se sont mariés en 2005 au Maroc. Après le mariage, elle rentre chez elle, en France, où vit toute sa famille, afin de faire une demande de regroupement familial. Déchirée, entre la France où est sa vie depuis toujours et le Maroc où se trouve son mari, elle fait des aller-retour. Des enfants naissent, Maria puis Amina.

    En mars 2008, lassé d'attendre un regroupement familial qui ne vient jamais, Ammar entre en France avec un visa de trois mois ; lorsque celui-ci expire, il décide de rester près de sa femme et de sa première fille, la seconde devant naître peu après.

    En juin 2008, à quelques jours de la naissance d’Amina, la police l'interpelle à son domicile, le place en garde à vue puis en rétention à Rennes. Conduit à l'aéroport, il refuse d’embarquer. Il est remis en garde à vue et passe en comparution immédiate à Rennes. Il est libéré mais condamné à un mois de prison pour refus d'embarquement.

    Il retourne chez lui ; quelques jours après des policiers se présentent à son domicile en lui demandant de les suivre « pour des formalités administratives à la préfecture ». Il se retrouve à nouveau en garde à vue. L'après midi même, il est monté dans l'avion. Craignant une nouvelle condamnation, il embarque pour Casablanca.mini_essaouira.jpg

    Après 2 mois loin de sa femme et de ses enfants, il décide en septembre de revenir clandestinement en France.

    Et voilà que le 6 février, à la veille des vacances scolaires (un hasard, sans doute !), il est arrêté, à moins de 100 m de l'école où il vient à pied, comme chaque matin, déposer sa fille. Il est emprisonné à la maison d'arrêt d'Angers pour purger sa peine.

    Le 28 février à l’aube, il est extrait de prison pour être conduit au centre de rétention du Mesnil-Amelot en attendant l’expulsion.

    Mais, dans cette affaire comme dans d’autres, le fait de priver une femme de son compagnon et deux enfants de leur père s’accompagne d’une honteuse campagne de dénigrement et de calomnies. Il est plus confortable d’expulser quelqu’un qu’on a au préalable sali… Certains hauts fonctionnaires ne s’en privent pas, ça leur soulage la conscience.

    Le préfet d’Angers et les membres du cabinet du ministre Besson l’ont fait avec ardeur, prenant l’air entendu, citant complaisamment un rapport de police, procédant par sous-entendus, insinuant, se fondant sur des ragots démentis… Toute une vilaine entreprise de démolition maîtrisée. On reste pantois devant ces procédés : ces très hauts fonctionnaires, polytechniciens, énarques, préfets qui se veulent l’élite font leur miel des trous de serrure.

    Sur la prétendue violence d’Ammar, Rahma s’est expliquée, longuement et directement auprès du préfet et du directeur-adjoint du cabinet du ministre. L’un comme l’autre savent qu’elle dit la vérité mais, en service commandé, ils ne peuvent pas le reconnaître et répètent en boucle leurs pauvres ragots. On les plaint. Rahma s’explique à nouveau dans la lettre ci-dessous. La dignité qu’elle y manifeste contraste avec la bassesse des procédés qui lui sont opposés.

    mini_casa.jpgAjoutons que s’il y avait eu délit, c’était à la justice de sanctionner. Ce n’est pas à l’administration de décider d’une peine arbitraire et disproportionnée (le bannissement) pour un délit qui n’existe pas. En outre si tous les maris contre qui une main courante a été déposée avaient été expulsés, on en connait qui ne seraient pas là où ils sont… Vous voulez des noms ? Selon que vous serez puissant ou misérable…

    Il en va de même pour la sordide affaire d’allocation de parent isolé que Rahma a continué de percevoir alors qu’Ammar était revenu… Que voulait-on qu’elle fasse ? Qu’elle signale à l’administration le retour clandestin de son mari expulsé quelques mois auparavant et condamné à de la prison pour refus d’embarquer ? Si Rahma a commis une faute, qu’on la poursuive en justice ! Pourquoi s’acharner sur son mari et ses enfants ?

    Ne concernerait-elle que le sort d’Ammar Amedjar et de ses enfants, cette affaire serait insupportable. Elle est l’emblème de la politique de démagogie anti-immigrés conduite sous l’égide de M. Sarkozy. Ammar Amedjar a une épouse qui est française de langue, de culture et pourrait l’être de papiers si elle s’en était souciée, le couple a un logement, deux enfants dont une scolarisée, Ammar a une promesse d’embauche. Mais il va être expulsé (aux frais du contribuable !) pour que l’électorat de Le Pen reste acquis à Sarkozy lors des prochaines élections européennes ! 

    Mais cette histoire inquiète aussi par ce qu’elle dit des dérives de la haute administration amenée pour satisfaire aux exigences du régime à clabauder dans le cloaque de la calomnie pour justifier servilement une décision que chacun des fonctionnaires qui ont rencontré Rahma sait illégitime. Dans Grandeur et servitude du service de l’Etat, certains ont surtout retenu la servilité."

    • Katia Beudin, Richard Moyon •


    carte_photos_maroc_amour_003_petite.gifDECLARATION DE RAHMA AMEDJAR :


    "JE SUIS L'EPOUSE DE AMMAR AMEDJAR. MON MARI A VECU LA PRISON, AUJOURD'HUI C'EST LA RETENTION.
    MAIS CE N'EST PAS ASSEZ POUR UN HOMME QUI REFUSE D'ABANDONNER SA FAMILLE, IL EST MENACE DE RECONDUITE A LA FRONTIERE.
    IL EST ACCUSE DE VIOLENCE, UN PRETEXTE TROP FACILE MAIS IDEAL AUX YEUX DES AUTORITES DANS LE BUT DE DENIGRER, DE RABAISSER ET D'HUMILIER MON MARI ET MA FAMILLE MAIS ENCORE DE CREDIBILISER DES ACTES DEPLORABLES ET INADMISSIBLES. 
    PIRE, AFIN DE S'ACCORDER LE DROIT DE BRISER A VOLONTE UNE FAMILLE ! 


    ARRACHER UN HOMME A SA FEMME, UN PAPA A SES ENFANTS : Y A T-IL UNE VIOLENCE PIRE QUE CELLE-CI ?!!images-4.jpeg
    VISIBLEMENT NOUS N'AVONS PAS TOUS LA MEME NOTION DE CE QU'EST LA VIOLENCE.


    MON MARI EST SANS-PAPIERS MAIS PAS SANS SENTIMENTS, CELA NE FAIT PAS DE LUI UN SOUSHOMME ET ENCORE MOINS UN CRIMINEL.
    IL SERAIT VIOLENT MAIS CA N'A PAS EMPECHE LE JUGE PUIS LE PREFET (QUI SOI-DISANT CHERCHENT A ME PROTEGER) DE ME CONSEILLER D'ALLER REJOINDRE ET VIVRE AU MAROC AVEC MON MARI. CETTE PRETENDUE VIOLENCE N'INTERESSERAIT-ELLE PLUS PERSONNE HORS DU TERRITOIRE FRANCAIS ??


    MON MARI EST VICTIME D'UNE POLITIQUE D'AFFLIGEANCE ET DE DIFFAMATION !!!


    LA VIOLENCE C'EST A 4 PERSONNES QU'ELLE EST FAITE, C'EST A MARIA, AMINA A AMMAR ET A MOI. NOUS CHERCHONS TOUT LES quatre PROTECTION CONTRE CETTE VIOLENCE-CI.
    ON NE PEUT PAS EN VOULOIR A UN MARI QUI NE CHERCHE QU'A ASSUMER SES RESPONSABILITES DE PERE, QUI VEUT VIVRE ET PROTEGER SA FAMILLE. 


    IL A, DEPUIS SON ARRIVEE EN SEPTEMBRE 2008 VECU DANS LA CRAINTE D'UNE NOUVELLE SEPARATION AVEC NOUS. 
    IL ME DISAIT SANS CESSE : " CE N'EST MA SITUATION DE SANS-PAPIER ET DE MANQUE DE LIBERTE QUI ME CHAGRINE LE PLUS MAIS MA PEUR D'ETRE ARRACHE A VOUS UNE NOUVELLE FOIS, JE NE POURRAI PAS SUPPORTER "


    moton50.jpgAUJOURD'HUI, LE MINISTERE ME REPROCHE DE NE PAS AVOIR DECLARE A LA CAF VIVRE A MON MARI. COMMENT POURRAIT-JE FAIRE UNE TELLE DECLARATION A DES SERVICES QUI ME DEMANDERAIENT L'IDENTITE DE MON MARI ALORS QUE MA SEULE CRAINTE ETAIT DE PERDRE UNE NOUVELLE FOIS CE DERNIER ? ON NE PEUT PAS M'EN VOULOIR D'AVOIR CHERCHE A PROTEGER LE PERE DE MES ENFANTS. N'IMPORTE QUI EN FERAIT AUTANT. MAIS SI J'AI BIEN COMPRIS LA PROTECTION SELON LES AUTORITES, C'EST ARRACHER UN HOMME A SA FAMILLE ET METTRE EN PERIL TOUT SES MEMBRES.


    QUI PEUT ADHERER A DE TELLES IDEES ???"


    RAHMA AMEDJAR

    __________________________  PÉTITION : 

    SIGNEZ MASSIVEMENT ET RAPIDEMENT pour Ammar AMEDJAR.

    Les petites MARIA ET AMINA ne doivent pas perdre une nouvelle fois leur papa !
     
    Pour que le droit de vivre en famille soit respecté ... Parce qu’un homme qui refuse d’être séparé de sa famille n’est pas un criminel ...

     

    21/01/2009

    Williana, 12 ans, vient d'être libérée au bout de cinq jours de détention. Elle venait du Congo, après avoir perdu sa mère, afin de rejoindre son père à Nantes.

     

    Bonjour,

    Une maman décédée au Congo sourit aujourd’hui car sa fille de 12 ans vient enfin d'être libérée. 187009,1228492217,10.jpg

    V3030008.jpgCette mère au paradis pleurait de voir sa petite orpheline retenue en prison administrative en France depuis le 15 janvier. Cette enfant s’appelle Williana ; son père William, qui vit à Nantes avec sa nouvelle compagne et sa seconde fille, a tout fait pour faire venir sa fille orpheline en France, afin de s'occuper d'elle.

     

    Voilà ce que j’ai reçu du Réseau d’Éducation sans Frontières, réseau qui s’est mobilisé pour faire libérer Williana. C’est l’historique de tout ce qui s’est passé et qui ne doit jamais se reproduire pour aucun enfant :

     

    Message reçu le 19 janvier 2009, à 15 h : 

    “Le père de Williana a fait ce que tout parent aurait fait à sa place : essayer de faire venir sa fille au plus vite. Mais la brillante politique de MM. Hortefeux et Sarkozy a produit ses effets : ses deux  demandes de regroupement familial ont été rejetées. L'enfant était déscolarisée, utilisée comme domestique en dépit de l'argent que son père envoie.

    À l'arrivée de Williana à Orly le 15 janvier, la police aux frontières a vite constaté qu'il y avait un problème avec son passeport. Emprunté ? Trafiqué ? Falsifié ?  Mais, pour la police de M. Hortefeux (le ministre de la Rafle et du drapeau était encore en fonction), les choses sont simples : passeport bricolé, c'est zone d'attente (une sorte de prison administrative où sont placés les étrangers soupçonnés de vouloir entrer illégalement avant d'être réexpédiés là d'où ils viennent). Williana s'est donc retrouvée en prison administrative, et tant pis si elle a 12 ans ! Au trou, la gamine ! Madame Dati doit être contente ! Elle rêvait de mettre les enfants en prison dès 12 ans, M. Hortefeux l'a fait, M. Besson dit amen et le Juge des libertés et de la détention bénit le tout !

    1679,1143250237,19.jpgEn effet, Williana a été traduite ce matin devant le JLD de Créteil : une enfant de 12 ans, dans le box (vitré !) des accusés, surveillée par des policiers en uniforme, le revolver au côté, en audience publique ! Un interrogatoire sans gentillesse et, au bout du compte une décision de maintien de cette gamine en zone d'attente jusqu'à ce que l'OFPRA statue sur la demande d'asile introduite pour l'enfant (la PAF avait réservé un vol de rapatriement samedi, et la demande d'asile était le seul moyen de bloquer l'expulsion).

    On en est là : le père et la belle-mère de Williana ont confié leur plus petite fille aux grands-parents, ont laissé tomber leur travail, se font héberger chez de amis à Paris et tentent désespérément de récupérer l'enfant. En face, la police, la justice, l'administration sont intraitables et Williana reste en prison.

    Cela ne peut pas durer. Williana doit retrouver sa famille. La place d'une enfant de 12 ans est à l'école, pas en prison administrative, même pour faire plaisir à M. Hortefeux et à son successeur.

     Le préfet du Val-de-Marne, le ministre de la Rafle et du drapeau, le président de la République ont le pouvoir de la libérer, ils doivent le faire.”

     

    °°°°°°°°°°  Reçu ensuite le 20 janvier 2009, à minuit 15 :

     

    WILLIANA, 12 ANS, LIBRE APRES 4 JOURS DE PRISON ADMINISTRATIVE_______________V3030045.jpg

    “Vers 12h aujourd'hui, le Juge des libertés (sic) et de la détention du TGI de Créteil décidait légal et légitime de maintenir Williana (12 ans), en prison administrative pour étrangers à la demande du préfet du Val-de-Marne en application de la volonté du ministre de la Rafle et du drapeau, conformément aux voeux du président de la République.

    Aucun de ces très importants personnages ne trouvait à redire au fait qu'une gamine de 12 ans soit maintenue en prison administrative et empêchée de rejoindre ses parents sans avoir commis le moindre délit.

    Brutalement, vers 16 heures, le sens moral et le sens commun leur sont revenus : les coups de fil et les mails de plus en plus nombreux scandalisés de ces décisions, l'intervention aussi de Jean-Marc Ayrault, Maire de Nantes (ou habite le père de Williana), la parution du communiqué du RESF annonciateur d'un scandale important les ont fait réfléchir. Les parents de Williana étaient prévenus vers 16 heures qu'un laissez-passer allait lui être délivré. Quelques heures à peine pour désavouer la présidente du JLD de Créteil et renier ce que les uns et les autres assumaient… beau record …

    V3030043.jpgWilliana a donc été libérée, et tout le monde s'en réjouit. C'est à l'évidence le résultat de la mobilisation et du début de médiatisation. Il en va de certains ministres comme de certains nuisibles : la lumière leur fait peur. Que toutes celles et tous ceux qui ont réagi en téléphonant, en envoyant des fax ou des mails aux autorités soient remerciés. Ils ont fait œuvre salutaire et efficace.

    V3030010.jpgL'affaire est donc réglée pour cette enfant (mais combien de temps va-t-elle continuer à faire des cauchemars et à trembler à la vue d'un uniforme ?  Qui prend en compte ces dégâts-là ?). Mais chaque année, des dizaines, des centaines même d'enfants subissent les mêmes mauvais traitements sans avoir la chance de Williana. Des centaines d'enfants sont refoulés vers des pays où, parfois, personne ne les attend au mépris de toutes les conventions internationales.”

    ____________Ces deux textes m’ont été envoyés par le Réseau RESF : le Réseau d’Éducation sans Frontière.

    Si vous ne souhaitez pas que d’autres enfants subissent le même sort, je vous invite à aller consulter le site du réseau afin de prendre connaissance de la situation et des pétitions auxquelles vous pouvez  participer.

    V3030008.jpgL’adresse du site est : www.educationsansfrontieres.org

    Avec toutes mes salutations à tous.

    Chloé Laroche

     
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