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24/04/2019

Je vous présente le livre "Sur les chemins de L'aurore" auquel j'ai participé : un recueil de témoignages de parents et familles endeuillés d'un enfant, édité par l'association Locomotive en 2018.

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Ce livre : "Sur les chemins de L'aurore" édité par l'association Locomotive en 2018, regroupe des textes très émouvants de parents endeuillés de la perte de leur enfant, parents faisant tous partie du groupe de parole "l'Aurore".

J'ai participé à cet ouvrage avec des textes, un témoignage, un conte, des dessins et haïkus. C'était une façon pour moi de remercier ce groupe pour m'avoir accompagnée longtemps, depuis le décès de ma fille Océana, décédée brutalement d'une encéphalite foudroyante, en 1997. Je remercie particulièrement Cathy Ameil, Chantal Simon et Martine Berthaud, qui m'ont beaucoup soutenue et accompagnée.

Cet ouvrage peut aider, soutenir, accompagner des parents dans le deuil. Quand vous ne savez pas quoi dire devant la souffrance immense de votre ami(e), de votre frère ou votre soeur dans le deuil de son enfant, de cette personne que vous affectionnez et qui vient de perdre son fil ou sa fille, offrez-lui ce livre... il l'aidera dans le silence et dans le respect de sa douleur.

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Comment vit-on après la mort de notre enfant, dans l'absence de cet être que l'on chérissait par-dessus tout ? Comment fait-on pour ne pas sombrer, pour trouver un sens à notre propre existence qui se poursuit sans lui, sans elle ? Ce livre est pour moi une corbeille de fleurs, d'étoiles semées... à laquelle je suis fière d'avoir pu participer et que je souhaite porter vers les parents qui en ont besoin.

Si vous avez des soucis financiers, je peux aussi vous l'envoyer à prix modique ou gratuitement. Les frais en seront couverts par mon association "Ô Chêne de Chloé", dont l'un des objets est la solidarité et l'entraide.

Faire votre demande par mail à : ac.laroche38@gmail.comdécès,enfant,livre,témoignage,deuil,parent,absence,drame,famille,aurore,chemin,locomotive,groupe,écoute,parole,texte,recueil,partage,aide,soutien,chloe laroche,écrivain,salon,la pierre,rencontre,amour,souvenir,larme,tristesse,colère,lire,écrire,atelier,écriture,chu,grenoble,leucémie,cancer,jeune,accompagnement,malheur,force,courage,vie,ange,fratrie,mort

 

Vous pouvez bien sûr le commander directement en ligne sur le site de la boutique de Locomotive,  :

http://locomotive.asso.fr/index.php/boutique

 

Je vous adresse à tous mes meilleures pensées et vous souhaite le meilleur, avec beaucoup de courage et de force, en vous remerciant de m'avoir lue jusqu'au bout.

 

Chloé Laroche

-----------------------------Prix de cet ouvrage : 15 euros, dont les bénéfices sont reversés à l'association Locomotive, qui accompagne les enfants atteints de leucémie et de cancer, ainsi que leurs familles, au CHU de Grenoble-Alpes.

"Ce livre s’est écrit lors de rencontres au sein de L’aurore, groupe d’accompagnement des familles en deuil d’un enfant quelle que soit la cause du décès. Il a été conçu dans l’idée de partager une épreuve, mais aussi pour «se souvenir, prolonger le lien qui a disparu, se libérer, aider les autres, expliquer l’inexplicable...» ."

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12/04/2012

Mon blog a quatre ans... Partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Au travers des enfers dont on peut se sortir, offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis.

MON BLOG A QUATRE ANS_____________


Il y a quatre ans exactement, quand j'ai démarré ce blog, je vivais un cauchemar, pas le premier de ma vie, loin de là, mais là, en avril 2008, arrivaient de nouvelles épreuves.

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Je me suis fait frapper dans mon taxi par un handicapé mental psychotique lourd que je conduisais et qui était assis à côté de moi au volant. J'ai été par deux fois frappée sur la même course, dont l'une sur l'autoroute, avant d'atterrir aux Urgences et après avoir maîtrisé le véhicule à 110 km/heure. Puis quelques jours après, j'ai reçu d'autres coups violents donnés par le  même individu placé cette fois à l'arrière du taxi, sur ordre du patron. Aucune mesure de protection n'avait été mise en place, malgré les avertissements  d'un médecin.

Ma plainte n'a jamais abouti, le Procureur jugeant peut-être que l'on ne porte pas plainte contre un handicapé mental. Ce n'était pas mon propos d'avoir gain de cause contre une personne handicapée, mais surtout de faire prendre en compte que cet individu pouvait être dangereux et avait besoin de soins appropriés, vérité que ses parents ne voulaient pas entendre, me traitant d'incapable et de menteuse.

J'ai perdu mon travail dans les jours suivant ces agressions. Le père de mon fils est décédé cinq jours après, le 7 avril 2008, sur la table d'opération où il devait être libéré d'une tumeur cancéreuse.

Trois jours après naissait ce blog...

Ce terrain d'écriture et de communication m'a permis de renouer le fil de ma vie aux fils de mes lecteurs, lien ténu mais solide représentant le monde, la vie et la compréhension d'autres personnes, dans le désert que je traversais alors, avec un enfant de trois ans, mon fils devenu orphelin de père, et deux jeunes orphelines dont je m'occupais.

Ce blog m'a permis de tendre la main -à travers mon coeur brisé- vers d'autres douleurs, d'autres résiliences, d'autres chemins de croix.anniversaire,blog,résilience,femme,agression,handicap,taxi,ambulance,chauffeur,protection,choc,violence,chômage,emploi,mort,deuil,société,actualité,force,vie,courage,maman,paradis,enfer,espoir,avenir,communiquer,écrire,partager,silence,enfant,amour,altruisme,sensibilité,résistance,raymond aubrac,lucie aubrac,souffrance,offrande,don

Je souffre encore des coups reçus, du chômage revécu malheureusement depuis en 2010, après un nouvel emploi reperdu, sur fond de harcèlement moral et après avoir vu partir un autre patron, très apprécié et viré sans pitié par le rachat d'une grosse boîte. Je souffre de ce monde si plein de cruauté et de violence, de toutes les utopies envolées sur l'espoir d'une humanité perdue et de ces blessures béantes que sont les deuils et les absences définitives de ma première fille, du père de mon fils, d'amis et amies partis si vite là-haut, de ma famille sans vie. 

Je souffre de constater combien l'innocence est crucifiée, combien les enfants peuvent souffrir en ce monde, torturés, tués et maltraités... malheureux et seuls, bien souvent, la parole baillonnée.

Mais offrir nos souffrances est la finalité de nos existences. Offrir et s'offrir à l'espoir, à la vie. Penser aux vies envolées comme des colombes  vers le ciel béant de joie et d'amour.

bul0167.jpgJe crois que le mieux est de partager ses paradis à travers les enfers qu'on peut vivre. Je crois qu'au travers des enfers dont on peut se sortir, on doit offrir sa part de force, d'énergie de vie et de paradis intérieur à ceux qui souffrent encore.

C'est la raison de ce blog.

Malgré tout, il faut garder la flamme de l'espoir intacte, comme l'ont fait les Survivants des Camps de Concentration.

Comme nous l'ont enseigné inlassablement Lucie et Raymond AUBRAC. "Au-delà des sacrifices de la Résistance, ce qui laisse une trace c'est l'espoir", disait Raymond AUBRAC SAMUEL.


Chloé LAROCHE

 

06/01/2012

Deux jeunes enfants nés en France voient leur père expulsé en Chine, dans un pays où ils seraient eux-mêmes étrangers. Appel urgent à agir pour cette famille. MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER.

Article Urgent ______________ URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE URGENCE______________________________

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J'ai été alertée par la situation d'un jeune chinois de 28 ans, Monsieur Mo, qui est en France depuis l'âge de 18 ans.

Il est dans notre pays depuis dix ans et a eu deux enfants qui ont deux et trois ans, nés tous les deux en France : Félix et Soufia. monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers

Changfeng s'est construit sur notre territoire depuis sa majorité, à une période fragilisée de la vie où il sortait de l'état d'enfance pour entrer dans le monde des adultes.

Il a été arraché à sa famille en décembre, à ses enfants et sa femme, pour être placé en centre de rétention et être expulsé vers la Chine, son pays de naissance.

monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliersIl devait être expulsé hier mais il a fait une tentative de suicide, devant l'issue dramatique de cet arrachement cruel.

Après quelques heures d'hospitalisation, il a été ramené très rapidement en Centre de rétention.

Il doit être expulsé ce dimanche.


Vous pouvez l'aider à rester en France en faxant le message suivant ou en écrivant à l'adresse mail donnée plus bas. Vous pouvez le personnaliser, mais en veillant à demeurer courtois dans vos propos :


Monsieur Changfeng MO est arrivé en France depuis dix ans. Il était alors âgé de 18 ans. Il y a fondé une famille. Ses jeunes enfants Félix, 3 ans, et Soufia, qui aura 2 ans en février, sont privés de leur père depuis 37 jours. Le petit Félix a "fêté" son anniversaire le 15 décembre sans son père. Félix et Soufia et leur mère Hongxia ont passé Noël dans l'angoisse.

Monsieur le Préfet, je vous demande de libérer immédiatement Monsieur MO afin qu'il retrouve sa famille au plus vite.

Je vous prie de croire, Monsieur le Préfet, à mes salutations respectueuses. 

Le 6 janvier 2012, à ...........

Signature
--------------------------------

 

Mail de la préfecture de police



 

prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

 

Fax du cabinet du Préfet :  01 53 71 67 23 


_________________ Merci de votre aide pour aider cette famille à rester unie en France et sans être obligée de rentrer en Chine, car en Chine, les deux enfants seraient considérés comme des étrangers et seraient non scolarisés.monsieur mo,chine,expulsion,famille démembrée,resf,reseau education sans frontieres,politique,actualité,urgent,appel à faxer,écrire,indigner,s'indigner,immigration,camp de rétention,suicide,enfants,famille,chinois,étranger,40 jours de rétention,noël seul,préfet,arrachement,indignation,colère,pétition,aubervilliers


Chloé LAROCHE

________________________ 


______MR MO A ÉTÉ EXPULSÉ LE 7 JANVIER___________

VOICI LE LIEN VOUS PERMETTANT DE PROTESTER ET DE SIGNER LA PÉTITION CONCERNANT CETTE FAMILLE.

Merci de signer et de diffuser largement cette pétition.

http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=40591

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http://www.educationsansfrontieres.org/article40351.html

10/04/2008

SOS d'une maman et conductrice de taxi sur Grenoble

LE PREMIER ARTICLE DE CE BLOG !!

 

images-10.jpegBonjour à vous qui me lirez. Je jette cette bouteille-blog à la mer. Pourquoi ? Parce que je vis des choses trop difficiles pour les garder dans mon coeur. Et aussi pour donner du courage à d'autres en donnant l'exemple de ne pas sombrer. Il y a eu aussi trop d'injustices ces derniers temps dans ma vie pour ne pas en parler.

Je suis conductrice de taxi spécialisé pour handicapés physiques et mentaux ainsi qu'ambulancière diplômée. Après un congé parental de trois ans, j'ai repris le 3 mars un travail en contrat à durée indéterminée. Je suis la maman solo d'un garçon de trois ans et de deux filles de quinze ans, recueillies en Roumanie et au Bénin.

Je transportais six fois par semaine trois jeunes et adolescents handicapés mentaux dans mon taxi, pour les emmener dans un IME ou les ramener à leur domicile. Le trajet total pouvait durer une heure et demi avec eux, selon les bouchons. Le 11 mars, un des ados m'a frappée violemment, se jetant sur moi sans raisons. J'ai pu stopper le taxi et arrêter le jeune par la voix et l'autorité dont j'ai fait preuve. Puis je suis repartie. J'ai pris la voie rapide et là, de nouveau, il s'est jeté sur moi et m'a frappée par de violents coups de poings, très agressifs. J'étais à 110 kilomètres heure sur l'autoroute et j'ai eu très peur. Je ne pouvais pas me défendre et il fallait que je garde la maîtrise du véhicule. J'ai crié pour qu'il arrête. Il s'est mis sur le côté et n'a plus rien fait. J'étais en larmes et très choquée. j'ai appelé les pompiers sur le portable et ils m'ont conseillée.

Arrivée à l'IME, j'avais très mal à l'épaule droite et j'étais très perturbée psychologiquement de ce que je venais de vivre. Je suis allée le signaler au directeur de l'IME, lequel a été plutôt froid, me disant que si je ne faisais pas l'affaire, il fallait réfléchir et qu'il payait "assez cher ma patronne pour que ça se passe bien".images-11.jpeg

Il faut dire que j'étais à l'essai pendant un mois jusqu'au 2 avril. Je suis allée aux Urgences, où ils m'ont gardée plusieurs heures, car je me sentais mal et j'avais des signes de faiblesse cardiaque (douleurs au bras gauche, à la poitrine, opression, malaise). Une psychologue est venue m'entendre. La patronne m'a appelée, affolée. Elle m'a fait comprendre que je devais reprendre le plus tôt possible, car sinon elle ne pourrait pas me garder, car elle perdrait des contrats. Elle m'a avoué aussi que ce jeune l'avait déjà frappée, d'un coup de poing, mais elle ne l'a plus jamais redit par la suite, gardant cela pour elle. Elle s'était aussi bien gardé de me le signaler avant, afin que je me méfie. Ce jeune autiste qui m'a frappé est très costaud et déjà d'un certain gabarit. Sa maman voulait qu'il soit placé devant dans la voiture, donc il était assis sur le siège passager.

Pour arranger la patronne, je n'ai pas utilisé tout mon arrêt d'accident du travail, un jour seulement, et j'ai repris le travail le surlendemain. La patronne m'a demandé de transporter à nouveau le jeune qui m'a agressée, mais en le plaçant à l'arrière du taxi. Une semaine après, je recevais un coup de poing de sa part, dont j'ai fais part à la patronne. Deux jours après ce coup de poing, il sortait son sexe à l'arrière et le montrait à l'autre jeune autiste. Il semblait très agité et je l'ai signalé. Enfin, le 25 mars, après avoir ramené à leur domicile ses deux camarades, je me suis retrouvée seule avec le dénommé Killian. Nous étions à la sortie de Vif, près de Grenoble. Il s'avance, tirant sur sa ceinture, et m'attrape par derrière pour me secouer et puis me frappe à la nuque et en haut du dos violemment, côté droit. Je m'arrête sur le côté et sors de la voiture. J'avais déjà onze heures d'amplitude de travail et avais eu une dûre journée, depuis sept heures du matin, prise du premier client. Là, il était six heures du soir et je devais aller chercher mon fils à la crèche après.

J'appelle les pompiers, lesquels ont appelé ma patronne. Je dis à celle-ci que je ne peux pas continuer comme ça, que c'est trop dangereux et que je suis très choquée. Elle essaye de joindre les parents du jeune, sans succès. Elle me propose de venir, mais que dans ce cas, je dois aller faire une course sur l'hôpital, en remplacement, à plus d'une demi-heure d'ici. Je n'étais pas en état et de plus, je pensais à mon fils. Alors je lui ai dit non pour l'hôpital. Elle m'a dit : "Dans ce cas, tu prends sur toi, et tu l'emmènes." J'ai accepté.

Dix kilomètres plus loin, Killian se précipite sur moi de l'arrière et m'assène un grand coup vers les cervicales, à droite du cou. Je crie pour qu'il s'arrête. Là, je stoppe le taxi. La patronne me rappelle ; je lui dis que je me suis arrêtée sur le bord de la route et que j'attends les parents sur place. Je ferme le taxi et je sors à l'extérieur, laissant Killian dedans. Je suis très mal, je pleure, très choquée, désemparée.

La maman arrive au bout d'un moment et sans un mot de réconfort ou de compréhension, me crie dessus en sortant son fils du taxi. "C'est une question d'autorité. C'est de votre faute. Vous ne savez pas y faire. Depuis quinze jours, tout va mal à cause de vous. Mon fils n'a jamais fait ça avec personne."

images-8.jpegJe l'ai laissée dire. C'est une maman qui a un jeune handicapé adolescent, autiste, avec des comportements difficiles, des gestes qui vont dans tous les sens, qui ne communique pas. Killian grandit. Ses parents sont inquiets au fond d'eux, car voyant ces réactions, ils ne veulent pas y croire. Déjà lors de la première agression, sa mère a dit : "Non, ce n'est pas vrai, mon fils n'aurait jamais fait cela." À tel point que ma patronne m'a appelé, le 11 mars, me disant : "Chloé, il faut le dire si c'est grave ou pas. Si c'est pas grave, ça rassurera la maman, car elle a peur qu'on lui donne des médicaments, qu'il n'a jamais eu encore." Cela m'a choquée. Je me suis sentie reléguée au rôle de menteuse ou de profiteuse du système, qui simulerait une agression pour avoir un accident de travail en poche. Je venais de passer des heures aux Urgences et on ose me demander si ce n'est pas grave..... !!!!!?

Le soir du 25 mars, je suis allée chez le médecin. J'ai été arrêtée une semaine. Je suis revenue travailler le 1er avril. Tout s'est bien passé. La patronne m'a dit que je ne referais plus le transport de Killian pour l'instant.

Et puis le 2, elle me dit de passer chez elle. Elle devait me donner ma paye. Elle me dit : "J'ai une mauvaise nouvelle. Je ne te garde pas." Elle a ajouté : "Je suis très contente de toi. Il n'y a rien à redire. Mais je ne peux pas te garder. Un jour, tu sauras peut-être pourquoi. Mais je ne peux pas t'expliquer." J'étais effondrée. C'était, hélas, le dernier jour de mon mois d'essai.

Tout cela pour en arriver là ! Ces agressions difficiles à gérer depuis un mois et puis voilà... Plus rien. Je perds mon travail. En plus, depuis janvier, ma patronne m'avait fait promettre de bien être présente pour elle début mars, aussi j'avais refusé une autre proposition de travail pour ne pas la trahir. Et là, je me sens trahie, à un point inimaginable. Car je sais au fond de moi que mon départ a un lien avec les agressions et... c'est injuste.images-12.jpeg

Cela s'est passé il y a une semaine. J'ai su depuis qu'on ne peut pas renvoyer un salarié durant des soins encore en cours après un accident du travail, même dans le cadre d'une période d'essai.

Le Syndicat des Taxis m'a lancé de son côté : "Madame, vous apprenez à l'examen que personne ne peut vous obliger à prendre dans votre véhicule un individu que vous ne désirez pas transporter."...........

Les responsables du Syndicat  ont oublié de souligner que la majorité des taxis sont patrons... pas salariés !!! Et qu'un salarié taxi n'a qu'à se taire et accepter toute course que lui demande son patron.


....................................1947079007.jpg


73980169.jpgDepuis, il y a d'autres choses très difficiles dans ma vie.

Mon coeur est trop gros pour que je vous en parle tout de suite.

Mais mon fils vient de perdre son papa, qui devait être opéré lundi soir, d'une tumeur cancéreuse, à la Clinique des Cèdres à Échirolles.

Il est mort sur la table d'opération d'une erreur chirurgicale.
La tumeur était proche d'une artère, laquelle a été sectionnée.
Il s'est vidé de son sang. Parti inconscient.

Je dis erreur, ou faute médicale, car ils le savaient que la tumeur était grosse. Ils ont essayé, malgré tout, l'opération pour le sauver, mais au final, on lui a enlevé ses derniers moments.

Le père de mon fils avait 47 ans et mon fils l'aimait.
"Mon papa, c'est mon papa. Ce n'est pas le papa d'autres enfants. C'est mon papa."

Une psychologue m'a dit : "Maintenant, vous êtes liés à jamais avec cet homme, par le ciel et la terre, en cet enfant, votre enfant. Plus tard, il dira à ses enfants : Voilà, c'était cet homme et cette femme qui se sont aimés et qui ont fait que je suis venu."

Un grand trou dans mon coeur s'est creusé quand j'ai annoncé le décès de son papa à mon fils.

Hier, il l'a vu une dernière fois, au PFI. Je lui ai bien expliqué les choses, avec les conseils d'une psychologue formée au deuil et à l'accompagnement des survivants.

Mon fils l'a regardé un court instant. Il a vu ses yeux fermés. Que son père ne parlait plus. Il m'a vu poser des roses près du corps. Puis il s'est échappé et a grimpé sur un fauteuil, pour rejoindre la vie, dans le sourire innocent de l'insouciance.

Mon ex-compagnon, étendu sous un drap, était à l'endroit où se trouvait Océana, la fille que j'ai perdu il y a onze ans.

C'est lorsque nous sommes sortis à l'extérieur que la colère est sortie dans le coeur de mon fils. Il a jeté son doudou et de ses poings m'a frappée. Hier soir aussi, poussant son assiette : "Je veux mon papa."

Chloé LAROCHE

Voir mon article : "Ultime adieu au père de mon fils" :

https://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/04/11/

adieu-au-pere-de-mon-fils.html

 

et l'article concernant les agressions sur les ambulanciers :

https://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2008/07/15/

pour-cyrille-jeune-ambulancier-decede-mon-temoignage-d-ambul.html

NOTA : la photo de l'enfant est celle d'un petit garçon d'Inde ; ce n'est pas celle de mon fils.

 
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