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19/01/2014

Mon coup de chapeau au Père Fréchet, hommage à une personnalité de Grenoble authentique qui a gardé sa foi en la solidarité et en l'entraide envers ses frères cabossés et sans-abri.

jean_frechet.jpgBonsoir à tous et toutes,


Il y a des personnes qu'on ne peut oublier et qu'on ne doit pas oublier. Voici une personne qui nous a quittés il y a trois ans et dont je souhaite vous reparler, après un premier article écrit en mars 2011 en hommage à cette personnalité authentique.th-82.jpeg

Je viens vous entretenir en ce dimanche maussade de janvier du Père Jean Fréchet qui pendant des décennies sur Grenoble a aidé les sans-abris sur la paroisse Saint-Paul. Il y avait des caravanes pour les sans-domicile-fixe au pied de son église et des personnes par centaines défilaient pour venir chercher le vendredi matin du lait et à manger ainsi que des vêtements.

Il avait ouvert rue de Stalingrad un restaurant nommé le "51" où on mangeait pour 0 à 5 francs et où les musiciens comme moi animaient des soirées afin de réchauffer le coeur de tous les "cabossés" de la vie, comme le Père les appelait.th-84.jpeg

Le Père Fréchet, malgré toute cette générosité, a été parfois en conflit avec des habitants du quartier des Alliés qui auraient préféré un quartier "propre" et puis il a été agressé aussi et volé, mais il n'a jamais baissé les bras, a toujours pardonné. Il avait cette foi en l'humain et en la solidarité qui l'a conduit à rester en place et en amour de son prochain durant plus de quarante ans.

th-83.jpegIl écrivait et réunissait ses textes dans des recueils et des livres, dont il donnait le profit à son association, celle de Saint-Paul. Il nous a quittés il y a trois ans mais son âme est là, dans le coeur de tous ceux sur qui il a posé ses yeux de clairvoyant de l'infini.père fréchet,hommage,sans abris,paroisse saint paul,grenoble,exception,personnalité,écrivain,prêtre,curé,violoniste,entraide,accueil,bonté,bleu,blog,lecteurs,succès,amour,autrui,dimanche,actualités,mode,pauvreté,politique,détresse,cabossés,aide,soutien,noël,témoignage,le 51,restaurant solidaire,amitié,concert gratuit,sdf,pauvre,caravane,démunis,mort,manque,décès,paroisse,église,voisin,alliés,agression,solitude,algérie,guerre

J'étais sa violoniste, pas sa bonne (sourire), la violoniste du curé... et je me souviens qu'il disait : "Les sans-abris, ceux qui n'ont plus rien, les cabossés de la vie, il n'ont pas besoin seulement de manger, mais aussi de se divertir, de rire, de chanter, de sourire à la vie, d'avoir de la joie" et c'est pour cela qu'il s'entourait d'artistes.th-78.jpeg

À l'occasion de Noël, il organisait un grand repas gratuit pour toutes les familles dans le besoin et il nous demandait d'animer. Des jouets étaient donnés aux enfants. Un de ses plus gros chagrins a été le jour où l'un de ses protégés, un père de famille, s'est tué. Ce papa s'est suicidé le jour où les services sociaux venaient lui enlever ses enfants. Père Fréchet, toi qui es parti au Ciel, fais que la relève soit assurée sur terre après toi, par toutes ces personnes qui oeuvrent pour l'entraide, la compassion et l'engagement de tendre la main aux souffrants et aux cabossés de la vie.th-67.jpeg

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Chloé LAROCHEpère fréchet,hommage,sans abris,paroisse saint paul,grenoble,exception,personnalité,écrivain,prêtre,curé,violoniste,entraide,accueil,bonté,bleu,blog,lecteurs,succès,amour,autrui,dimanche,actualités,mode,pauvreté,politique,détresse,cabossés,aide,soutien,noël,témoignage,le 51,restaurant solidaire,amitié,concert gratuit,sdf,pauvre,caravane,démunis,mort,manque,décès,paroisse,église,voisin,alliés,agression,solitude,algérie,guerre

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Mon précédent article sur le Père :

https://sosmaman.20minutes-blogs.fr/archive/2011/03/18/le...


Témoignage du Diocèse et biographie :

http://www.diocese-grenoble-vienne.fr/une_deces_frechet.html


LES PAROLES DU PÈRE JEAN FRÉCHET :

 

  • "L'Evangile c'est de la dynamite, c'est du feu."
  • "Mon rôle, c'est de maintenir le cap sur Jésus-Christ."
  • "L'Evangile, c'est mon combat, c'est le sel de la terre ; les pauvres c'est sacré."
  • "Un prêtre doit prendre des risques, se mouiller au nom du Christ."
  • "Il ne s'agit pas d'avoir de la religion mais bien de la foi."

 

Eléments de bibliographie

Voici quelques ouvrages écrits par le P. Fréchet (liste non exhaustive).

  • La vie dans les Terres froides
  • Vie, traditions, coutumes des Terres froides et du Dauphiné, Bellier, 2000
  • Déclarons la paix, préfacé par Jean-Paul II,  1986
  • La vie d'un enfant vaut tout l'or du monde
  • Ces jeunes de la fin de siècle
  • La guerre d'Algérie racontée aux jeunes et à mes neveux et nièces, dans la série Entre la foi et la colère, 2002

A Grenoble, le Père Fréchet a tendu la main chaque année en permanence et ceci depuis 1962.

 

Pour vous donner une idée de ses actions, voici quelques chiffres

pour l’année 2000 :

·        222 personnes logées dans 48 lieux de vie, dont 28 appartements.

·        400 familles secourues et aidées, soit environ 2000 personnes

en permanence.

·        56 "sans papiers" logés, nourris et défendus auprès des pouvoirs publics.

·        13 198 repas servis dans ses restaurants pour SDF.

·        2 fermes de réinsertion, des chantiers.

·        … et aussi 12 000 personnes soignées et aidées à l’hôpital

Jean Fréchet au Pérou !

 

 Hommages :

http://gemmani.fr/post/2011/03/17/Reaction-a-la-disparition-de-Jean-Frechet
 
http://www.micheldestot.fr/ville-grenoble/
hommage-au-pere-frechet/ 

PHOTOS : je remercie le site BING.COM ainsi que les blogs et sites m'ayant aimablement prêté leurs images. Il y a bien sûr ma collection personnelle et mes propres photos. Voyez aussi mes albums photos à droite de cette page.

 

02/11/2012

Levons le secret sur les essais atomiques de la France dans le désert algérien entre 1960 et 1966.

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Je voudrais ce soir vous parler d'un homme qui était soldat en Algérie en 1960... pour la modique somme de deux cent cinquante francs par mois. Il est resté là-bas trente-deux mois et a été irradié dans le cadre des essais nucléaires effectués dans le Désert saharien par la France, entre 1960 et 1961. Les essais ont duré, eux, jusqu'en 1966.nucléaire,algérie,bombe atomique,essai nucléaire,tabou,secret,état,victime,cobaye,soldat,armée,cancer,maladie,irradiation,1960,guerre,prisonnier,massacre,naissance,monstre,Waldenström,aven,Association des Vétérans des Essais Nucléaires,sahara,désert,nuage nucléaire,sacrifice,témoignage,politique,honte,france,actualité,radiation, reggane,gerboise,leucémie,tchernobyl,plutonium,algérien,histoire,passé,mémoire,

Aujourd'hui, cet homme est malade, atteint par une maladie orpheline : la maladie de Waldenström. Elle s'est déclarée tardivement mais les médecins savent aujourd'hui que l'irradiation de ces soldats ne pardonne pas. Elle tue, elle rend malade... même après cinquante ans passés depuis les explosions atomiques.

J'écris cet article pour lui, pour cet homme, et pour toutes les autres victimes des essais nucléaires dans le désert algérien, afin que tous se souviennent et n'oublient pas.

Un autre homme, dont la fille témoigne de la même chose, de la même maladie, après une irradiation en Algérie, est devenu invalide. Voici le témoignage de sa fille (http://www.ciao.fr/Aven_org__Avis_667156) :


"Il y a cinq ans, à 57 ans, nouvelle déchirante, mon papa m’appelle : «Je suis à l’hôpital, la médecine du travail suite à des analyses de sang a détecté une anomalie au niveau de mes protéines gamma ». Il a été diagnostiqué la maladie de Waldenström, une sorte de cancer du sang incurable, très rare mais que l’on peut stabiliser, tant bien que mal, sans connaître sa durée, son issue. Les taux sont acceptables, aucun traitement n’est préconisé. Il faut faire pratiquer des prises de sang tous les trois mois pour s’assurer que la maladie ne se manifeste pas. Mon papa est inapte au travail, et de suite déclaré en maladie de longue durée puis en invalidité.


Et puis, deux ans plus tard, un coup de fil : « C’est papa, ça ne va pas du tout, la maladie se réveille, il faut que l’on m’opère d’une vertèbre qui me fait horriblement mal. Des prélèvements sont effectués et des cellules cancéreuses mises en évidence. Il intègre alors une unité d’hématologie et ce fut l’épée qui tombe brusquement avec un froid et une stupeur incroyable. Prises de sang, scanner, IRM, prélèvements de moelle et j’en passe, tout ceci suivi d’une série de chimios pendant six mois. Pour que mon papa ait toutes les chances de son côté il intègre alors une grande Unité d’hématologie à Lyon où une forte chimio lui est administrée suivie d’une auto greffe avec isolement dans une chambre stérile. Une convalescence en altitude lui est prescrite afin que ces globules rouges soient réactivées.

Je pense qu’il a souffert bien plus qu’il ne l’a dit !

Mon papa et moi n’avons pas eu de relation privilégiée père fille à mon immense regret et tristesse. C’est un homme qui ne m’a pratiquement jamais parlé et cette maladie l’a aidé à s’exprimer. Nous avons alors parlé de plein de choses, il m’a raconté qu’en 1962 alors qu’il faisait son service militaire à Régane en Algérie, un essai nucléaire a mal tourné, il y a eu fissure suite à de mauvais calculs et l’explosion est sortie des rochers. Mon papa a vu un énorme champignon, très beau m’a-t-il dit. De suite ils sont partis mais je ne pense pas qu’il ait échappé aux particules radioactives, d’autant plus qu’il est resté non loin de cette zone les jours suivants.

 Pendant sa maladie, j’ai vu des émissions sur l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires ainsi que des interventions dans les journaux télévisés. Alors le parcours du combattant a commencé…".


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Merci Martine pour ce témoignage poignant sur le combat et le calvaire de votre père, témoignage qui exprime bien toute la difficulté des soldats irradiés se retrouvant soudain confrontés à une terrible maladie.

 J'ajouterai à la fin de cet article les informations sur l'AVEN donnés par Martine, 

l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires, qui pourra vous aider

si vous ou quelqu’un de votre entourage êtes concernés par un problème de santé lié aux essais nucléaires au Sahara ou en Polynésie.

 

 

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C'est monstrueux ce qui s'est passé là-bas, entre 1960 et 1966, dans le Sahara, à l'abri des regards. Des soldats ont servi de cobayes et ont développé pour beaucoup des maladies diverses, sans compter tous ceux qui sont morts. Ils ont été sacrifiés sur l'autel du service à la Patrie alors que leurs supérieurs s'enfuyaient devant les champignons des bombes atomiques.

Des habitants du Sahara se trouvaient aussi là et ont subi durant des années les effets dévastateurs de ces irradiations.

Que la honte soit sur toutes ces personnes, décideurs infâmes, qui ont osé prendre en otage cette population algérienne, laquelle a été obligée de cacher les petits monstres qui naissaient parmi leurs bébés, enfants difformes cachés dans des grottes aux yeux du monde.

Au coeur du Désert, le regard d'enfants sacrifiés à la toute-puissance française demeure à jamais dans le coeur humain. 

24000 civils et militaires ont été touchés entre 1960 et 1966. 

Des prisonniers ont même été attachés à un kilomètre de l'épicentre de l'une des explosions. Ils ont servis de cobayes et d'expérimentation sur les effets de l'irradiation. Lisez à ce sujet l'article que je cite plus bas :

 

"Effets des radiations sur les populations du Sud"*

 

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Je pense à Bernard Lécullée, revenu dans un état désastreux d'Algérie, irradié. 

Voici son histoire, tirée du Sud-Ouest du 11 Mars 2009 :

"Il était parti pour quinze mois, volontaire, dans le désert du Sahara. Quinze mois « pour mettre du beurre dans les épinards » disait-il. Il s'appelait Bernard Lécullée, travaillait pour l'armée française, il était jeune marié, père de trois enfants avec un petit dernier en route. On était en 1963.

Christine Lécullée se souvient du retour de son héros de mari. Elle est là sur le quai froid de cette petite ville de Moselle où la famille a été mutée. Les deux petits ne l'ont jamais vu, parti depuis trente mois. Elle attend son homme, ce fier Lorrain aux solides épaules, et ne reconnaît pas le vieillard qui s'avance vers elle en souriant.

« Je ne voulais rien montrer aux enfants. Ils attendaient mon signal pour aller l'embrasser, et j'étais sidérée. Il avait perdu ses cheveux, ses oreilles étaient transparentes, ses dents déchaussées, ses épaules voûtées. Maigre, il se traînait. Mon grand-père oui, pas mon mari. Mes premiers mots ont été : "il faut faire venir le docteur". »

La prise de sang confirme une maladie grave. Bernard Lécullée est transféré à l'hôpital pour d'autres examens. Dans la nuit, il sera transporté en hélicoptère à Paris, où le diagnostic tombe : cancer de la moelle osseuse. Christine ne sait rien. On lui dit : « Votre mari est anémié ».

 Lorsqu'un mois après son admission à l'hôpital militaire de Paris elle vient le voir. Les infirmiers lui demandent : « C'est vous la femme de l'irradié ? » Elle répond non.

« On m'a conduite dans le service où mon mari était hospitalisé en chambre stérile. Je lui répétais : "qu'as-tu fait pour te mettre dans cet état ? T'es le seul à être rentré comme ça ?" Il m'a montré d'un signe de tête les autres chambres stériles. 17. Ils étaient 17 dans le même état que lui. Des morts-vivants. J'avais 26 ans et quatre enfants. Le ciel m'était tombé sur la tête. »

Bernard Lécullée n'est jamais sorti de l'hôpital. Il a été transféré d'un centre hospitalier à un autre pendant dix ans, jusqu'à son décès à l'âge de 42 ans. Christine se débrouille avec ses petits, son travail et sa colère. Elle veut savoir. L'armée bloque les dossiers médicaux, jusqu'à cette révélation : « Il a été irradié pendant les essais nucléaires du Sahara, irradié progressivement par inhalation. Il était employé à l'épuration des eaux usées, en contact direct avec des cuves de plutonium. »

En 1998, la fille aînée de Christine et Bernard Lécullée demande que son père soit reconnu « mort pour la France » par l'armée française. Elle reçoit un imprimé où est cochée la mention « refus », sans autre explication.

 La colère de Christine monte. Elle insiste pour savoir, les portes se ferment. Depuis 2001, avec l'association des anciens militaires atteints de maladie mortelle imputée aux essais nucléaires français en Algérie (1960-1966) et Polynésie (1966-1996), elle se bagarre devant la justice française. Elle demande une indemnisation pour ses enfants. Elle veut que son mari soit reconnu « ancien combattant mort pour la France ». « Cette lutte m'épuise, assure-t-elle, mais je ne lâcherai pas. J'ai moi-même une carte de veuve d'ancien combattant, tandis que mon mari n'est toujours pas reconnu comme un ancien combattant. Bizarre non ? »

Hier soir au cinéma l'Utopia à Bordeaux, Christine Lécullée est venue témoigner après la présentation du film documentaire de Djamel Ouahab, « Gerboise bleue », qui retrace l'histoire secrète des essais atomiques français en Algérie. « Enfin, le voile est levé. »

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_____________________On parlera de plus en plus de ce tabou nucléaire en Algérie, de ce secret que la France a essayé d'étouffer, sans jamais vouloir donner les renseignements précis aux algériens sur les emplacements des essais, sur les déchets nucléaires enterrés.

La France doit reconnaître plus que tout autre méa culpa qu'elle a des responsabilités immenses à travers les bombes atomiques explosées au coeur du Sahara, pour toutes les générations futures, pour toutes les victimes, pour tous les soldats dont le martyr n'est toujours pas reconnu officiellement.


J'ai écrit cet article pour mettre en lumière ce que beaucoup de ma génération née dans les années 60 et après ne savent pas, pour que ceux qui savent se souviennent et pour que les victimes se reconnaissent victimes et non pas seules chacune de leur côté, à souffrir de maladies étranges, orphelines et mortelles.


Chloé Laroche_________________




_Informations et articles divers, à lire absolument :

 

Effets des radiations sur les populations du Sud* :

 

http://www.forem.dz/index.php/fr/news/1-latest-news/226-effets-des-radiations-sur-les-populations-du-sud


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Les vétérans du nucléaire s'organisent :

http://www.dissident-media.org/infonucleaire/news_veterans.htm

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L’AVEN ? Il s’agit de l’Association des Vétérans des Essais Nucléaires. 

 

◄•••►1/ Ses actions

- L’AVEN a pour but d’obtenir tous les moyens légaux, le droit à l’information sur le fameux sujet des conséquences sur l’homme de sa participation aux essais nucléaires. Ainsi, chacun a droit d’accès à son dossier médical, aux résultats radiologiques lors de leur séjour dans ces pays. La finalité étant de donner droit à pension, indemnisation et aux soins.

- L’Association rassemble les informations disponibles, informe les vétérans de leurs droits, intervient auprès des autorités administratives françaises ou européennes, enfin, elle soutient les vétérans.

- L’AVEN dispose de juristes, scientifiques et médecins ainsi que de journalistes, tous prêts à apporter leur concours.

◄•••►2/ Son financement

La cotisation à l’AVEN est de 20 Euros par an.Chaque membre recevra un bulletin trimestriel « la ora na Bonjour ». Des dons sont effectués aussi et sont les bienvenus, donnant droit à exonération d’impôts. Des subventions sont aussi possibles, ses statuts prévoient cette option. Mais à ce jour, les cotisations représente la plus grande part du budget.

Des autocollants avec le logo de l’association sont vendus également.


♣ ♠ ♣ 3/ L’ACTION SANTE REALISEE PAR L’AVEN ♣ ♠ ♣


L’association a dû réaliser et continue dans ce sens, elle-même son enquête car les pouvoirs publics présentent une grande défaillance à ce niveau. Après avoir regroupé plusieurs centaines de questionnaires et analysé les réponses, une certitude s’affiche :

- 89 % présentent une ou plusieurs maladies
- 34.6 % on été atteints d’un ou plusieurs cancers, des cancers peu fréquents d’ailleurs. A savoir que 77 % sont survenus avant l’age de 60 ans et 37.6 % sont décédés avant 60 ans.
- Certaines pathologies non cancéreuses sont digestives, cardiovasculaires et ostéo musculaires.
- Les enfants sont atteints d’anomalies congénitales (15.6 %) et 24.3 % souffrent d’autres maladies. Bien souvent le premier enfant de ces vétérans est mort né ou dans les premiers mois de vie. Des vétérans sont même devenus dans l’incapacité de procréer.


♣ ♠ ♣ 4 / LES ACTIONS JURIDIQUES ♣ ♠ ♣


Il faut avant tout se procurer les diverses pièces médicales, ce qui est très rapide, à savoir que l’AVEN dans sa brochure donne toutes les coordonnées des organismes selon si vous étiez militaires ou civils.


Pour les vétérans ou leurs ayants-droits ayant un statut militaire au moment des essais nucléaires, quel qu’il soit, en l’occurrence pour mon papa, chauffeur de gradés, il est possible d’engager une procédure afin de demander pension et réparation.

◄► Le demande de pension ◄►


Pour les personnels civils du CEA ou entreprises présentes, sous traitantes, il faut faire reconnaître la maladie professionnelle, démarche à engager auprès de la sécurité sociale. L’avocat de l’association apporte alors sa contribution pour la réalisation du dossier.

Pour les militaires il faut engager une procédure de réparation intégrale des préjudices subis. L’association dispose de correspondants responsables de la commission juridique. Et puis l’avocat, le représentant « final » ne demandera pas de provisions pour engager la procédure. Il sera payé si le vétéran obtient une pension, son montant étant au maximum de 20 % de 2 années de pension et établit au temps passé pour cette procédure. De plus selon un article de la loi, ces frais peuvent être imputables à l’Etat.


♣ ♠ ♣ 5 / LA PROPOSITION DE LOI ♣ ♠ ♣


Le 17 janvier 2001, l’avocat de l’association a déposé à l’Assemblée Nationale une proposition de loi relative au suivi des conséquences sanitaires et environnementales des essais nucléaires.

Puis elle a été déposée de nouveau par les trois députés Verts le 24 juillet 2002. Le 7 novembre 2002, le groupe Communiste et Républicain a déposé une proposition de loi n° 368 relative au suivi sanitaire des essais nucléaires français. Elle a été déposée au Sénat dans les mêmes termes le 22 janvier 2003 par le groupe des sénateurs communistes. Depuis d’autres députés et sénateurs socialistes ont apporté leur soutien à ces propositions de loi, dont mon député ! Une trentaine de parlementaires tant de la majorité que de l’opposition ont se sont manifestés en posant des questions écrites.

Bref, le mouvement a l’air de prendre un peu plus d’ampleur, des élus s’impliquant et apportant leur soutien à l’association.

 


♣ ♠ ♣ 6 / UN ESPOIR ♣ ♠ ♣


L’AVEN réclame un devoir de vérité et de justice. La France n’a cessé ses essais nucléaires que depuis le 27 janvier 1996. Certes, les vétérans se réjouissent de cette initiative mais les malades sont de plus en plus nombreux, diagnostiqués jeunes et leurs traitements relèvent bien souvent de la survie. Trop de décès, trop prématurés ! Certains vétérans ne verront leur dossier aboutir, leurs enfants poursuivront cette quête afin que justice soit rendue.

C’est ce que souhaite l’association, d’autant plus que beaucoup travaillaient dans des conditions de sécurité élémentaires.

L’AVEN fait référence au modèle américain qui prévoit une loi d’indemnisation des vétérans exposés aux radiations pour une liste de maladies, liste évolutive. Cette loi est une lutte des vétérans et des peuples américains et des Iles Marshall, victimes des essais nucléaires.

Cette lutte peu à peu prend de l’ampleur. Si vous êtes concernés par ces essais et qu’aujourd’hui vous êtes atteints de maladie ou cancer, contactez l’AVEN, faites vous connaître afin que le nombre de personnes en souffrance soit connu. Plus les victimes se manifesteront, plus l’AVEN sera puissante et pourra poursuivre ses actions."

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AVEN
187 montée de Choulans
69005 LYON

Tél. 04.78.36.93.03
Fax 04.78.36.36.83

E-mail : aven@aven.org

 

Site internet : www.aven.org

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16/02/2012

Aimer son prochain par-delà sa propre douleur et dire les ignominies pour que l'ignorance ne paralyse pas notre solidarité et notre devoir de mémoire, de la SYRIE aux tueries de la Seconde guerre.

u19982279.jpgBonjour à tous et toutes,

 

Je traverse actuellement la période difficile de l'anniversaire du départ de ma fille aînée et je vis dans le corps l'amoncellement intérieur de souffrance depuis toutes ces années où on apprend à accepter afin de poursuivre sa destinée, afin de donner son coeur et son énergie à d'autres personnes en souffrance.


On est très seul face à ce handicap intérieur qui ne se voit pas, l'amputation de cette partie de nous mise au monde par notre ventre, notre enfant arraché à la vie.u14061573.jpg


On apprend à gérer et à reconnaître les périodes de plus grande fatigue afin de se préserver et d'accepter qu'à certains moments on peut être plus fragile, plus vulnérable.


images.jpegLe deuil d'un enfant s'apaise et se dilue dans le temps, par rapport au degré de souffrance morale intense que l'on vit à l'annonce de la mort, mais le deuil ne se finit jamais puisque l'on est amputé et que notre vie a basculé entre terre et ciel, un pied dans la tombe où le vertige de la mort nous fait chavirer.


thumbnail-7.aspx.jpegIl faut choisir en un choix conscient de se battre, de dire oui à la vie, de renoncer à cet amour vivant et ayant vécu, disparu avec notre enfant, amour qui vit au-delà de nous-même dans la création, la créativité, le don de soi.


Il faut se dire que notre vie s'arrêtera et le rejoindra un jour pas si lointain, qu'elle rejoindra ceux que l'on a aimé et qui sont partis si loin de nous. En attendant, on a des choses encore à vivre ici, des mains à serrer et à tendre, des sourires à donner, un coeur à partager, des souffrances à soulager, des ignominies à dénoncer.


PAA091000051.jpgJe suis profondément meurtrie de voir qu'en Syrie, tant d'enfants meurent sans qu'on ne puisse rien faire, qu'une ville : Homs, soit ainsi martyrisée et bombardée sans arrêt, que la Russie et la Chine bloquent toute décision pour venir en aide à ce peuple. En une nuit, plus de deux cent civils, dont des enfants, ont été massacrés et cela continue. De jeunes enfants sont torturés, brûlés à la cigarette ou électrocutés. Dans certains quartiers de la ville, on a retrouvé des familles entières égorgées et massacrées de façon barbare. Des familles ont été sorties de chez elles dans la rue et des voitures leur fonçaient dessus pour les écraser.


x14402629.jpgJ'ai été infiniment bouleversée aussi d'avoir vu une terrible photo prise lors d'un massacre d'enfants durant la Seconde guerre mondiale, photo prise de dizaines d'enfants étendus par terre, si jeunes et le corps froid, tués par les Nazis. Meurtrie de voir autant de cruauté dans l'Humanité. Meurtrie de comprendre de jour en jour ce qu'a été le massacre des Juifs, en prenant conscience du passé qui nous sali à jamais en tant que français à travers la France de Pétain, passé qui nous crucifie pour toujours à travers le sort de milliers de familles juives décimées et à travers tous ceux (juifs, résistants, tziganes, homosexuels) qui sont morts en camps de "concentration" en Allemagne et de "rétention" en France.


page03-1pt.gifComment le 10 juin 1944, des soldats S.S. ont pu prendre un village entier, tuant à 16 h tous les hommes rassemblés en différents lieux, dans un petit bourg tranquille et sans histoire, Oradour sur Glane ? Comment ont-ils pu enfermer quatre cent femmes et enfants dans l'église afin de les tuer, leur tirant dessus à bout portant et les asphyxiant, tirant même sur deux femmes qui s'enfuyaient avec un bébé. Il y eut 642 victimes en ce jour terrible que la France n'oubliera jamais.


Aujourd'hui et hier, on a le devoir de réagir, de savoir et de ne jamais oublier. Mais l'histoire se répète, même si elle ne porte pas le même nom.bul0167.jpg


Aujourd'hui, en France, il y a des camps de rétention comme on en trouvait dans la France de Vichy. La Cimade entrait en ces lieux avec la Croix-Rouge pour venir en aide aux juifs enfermés, aux femmes, aux enfants.

Aujourd'hui, la Cimade poursuit son oeuvre, comme quoi on avance sur le même mode, dans les mêmes rouages, sauf qu'il n'y a plus de trains pour emmener les juifs à la mort mais il y a des avions pour expulser des papas, des familles entières hors de France. Des enfants sont enfermés actuellement en camps de rétention. Il faut le savoir. Allez sur le site du réseau d'Éducation sans Frontières.org et vous comprendrez.

Ce soir, sur ce site, j'ai été interpelée par le cas d'une famille de Villejuif menacée d'expulsion dans le mois. Une famille qui comprend quatre enfants qui viennent de perdre leur mère d'un cancer. Il leur reste leur père. Le sous-préfet a décrété que maintenant que la maman est morte, les enfants doivent être déscolarisés et renvoyés en Algérie avec leur père. Cela fait deux ans qu'ils sont là. Les enfants ont deux tantes en France.

u19257753.jpgLa douleur de leur deuil est à prendre en considération dans une situation intolérable où les chiffres de l'Immigration ne devraient pas intervenir comme cotât. Je suis de tout coeur près de ce père éprouvé par le deuil de sa femme et près de ces enfants menacés de quitter le territoire français. C'est inhumain de leur faire subir ça.


Je demande donc pour 

Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE

père de Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir 

 

un titre de séjour « vie privée et familiale ».

 


 

Chloé LAROCHE________________x15302831.jpg


P.-S. : MERCI de signer la pétition demandant

le titre de séjour pour cette famille sur ce lien :

http://www.educationsansfrontieres.org/

article41331.html


De plus, aujourd'hui, jeudi 16 février, un rassemblement de soutien se tiendra à 16 h 30 devant l'école Pasteur.

Villejuif (94) : Rassemblement de soutien pour Monsieur Amine BOUKHENCHOUCHE et ses quatre enfants : Waïl, Rayane, Allaa Edine et Abir !

devant l’école élémentaire Pasteur 48 rue Louis Pasteur (métro ligne 7 direction Villejuif station Villejuif Léo Lagrange. La rue Pasteur est parallèle à la nationale 7 côté Villejuif).




11/09/2011

Témoignage de l'accueil dans ma famille d'un ancien drogué et dealer, par le biais d'une association grenobloise. Récit d'un "point-virgule" douloureux.

drogue,accueil,grenoble,famille,témoignage,dealer,désintoxication,point-virgule,Bonjour à tous et toutes,

 

On se rappelle du crime atroce commis à Lauris, dans le Vaucluse, le 9 février 2009. Emmanuelle Letru avait 27 ans et attendait un enfant. Elle devait accoucher dans les jours suivants, lorsque des individus ont pénétré dans la maison conjugale et ont tué par méprise cette jeune femme, déjà maman d'un enfant. Ils voulaient en fait éliminer son compagnon et futur papa du bébé en attente, dans une expédition punitive. Cet homme était un ancien drogué, toujours en traitement de substitution de sevrage.

 

Son passé l'a rattrapé, pour son plus grand désespoir. Les meurtriers, au moment des faits, étaient sous l'emprise de la drogue et de l'alcool.

 

Tout le monde a droit à une chance, la chance de recommencer une vie. Le compagnon d'Emmanuelle Letru voulait y croire et penser à une nouvelle vie.

 

k3149907.jpgEn 2009, j'ai voulu donner une chance à un jeune homme de 24 ans, ancien drogué et sortant juste d'un centre de désintoxication. Il est arrivé chez moi le même jour où Emmanuelle a été enlevée à la vie. L'association qui m'a confié Amir a été heureuse de voir que je prenais à coeur l'accueil de ce jeune et me rendait régulièrement visite pour voir si tout allait bien. Une éducatrice venait chaque semaine discuter avec moi et avec mon protégé, afin de surveiller son état d'ancien drogué encore en traitement de substitution et aussi pour examiner l'avancement de son accueil et accompagner son insertion au sein du monde.k1692245.jpg

 

J'étais censée en tant que famille d'accueil offrir à ce jeune une passerelle entre son passé et son avenir, le présent n'étant qu'une parenthèse dans ma demeure évoquant le doux cocon du papillon à venir... un "point-virgule" entre deux phrases, deux phases de vie.

 

Au bout de trois mois, il m'a été demandé si je pouvais prolonger l'accueil d'Amir, ce qui leur rendait bien service, du fait d'un manque sérieux de possibilités d'hébergement en plus grande autonomie. L'association m'a refait la même demande chaque mois, jusqu'à ce que cinq mois soient presque écoulés.

 

Entre temps, j'ai appris que cet homme avait fait du commerce de drogue au cours de son passé de drogué, avec des drogues dures notamment. Il n'avait jamais travaillé, sauf en vendant ces terribles armes de mort. J'ai compris aussi que des personnes pouvaient vouloir le rechercher et j'ai saisi plus volontiers pourquoi l'association refusait à ce jeune homme l'accès au téléphone de la maison, sans avoir non plus la possibilité de donner mon numéro à qui que ce soit.

 

J'en ai voulu soudainement à l'association de m'avoir confié cet homme, dont l'accueil aurait pu nous mettre en danger, moi et mes enfants. Je considérais que chacun a la responsabilité de ses choix dans la vie et que au lieu de travailler et d'étudier, il avait préféré aller vendre de la drogue à des gamins sans défense. À 24 ans, il avait eu le temps de réfléchir à sa vie. Il avait décidé de changer et je l'avais accompagné mais j'avais un goût amer de protection maternelle vis à vis de ma famille.

 

Le pire est qu'il s'est avéré en fin d'accueil être sournois et enclin au mensonge sur ma famille, sur le quotidien familial et sur son accueil chez moi. Mon fils est alors tombé sur une lettre où il disait du mal de moi à une personne du centre de désintoxication, jusqu'à lire que ce serait ma dernière expérience d'accueil au sein de cette association.

 

Cette dernière s'est protégée en évitant que j'arrive à joindre le directeur, parti en vacances durant l'été. Les éducateurs ont intercepté les informations et se sont camouflés derrière le fait que j'avais eu des conflits avec ma fille adoptive six mois auparavant, prenant ce prétexte pour arrêter tout accueil avec moi.

 

Ma fille ayant dû prendre de la distance avec notre foyer durant plusieurs mois et étant éloignée provisoirement dans un internat adapté aux adolescents en difficultés, j'avais alors pu accueillir ce jeune en lui offrant une chambre pour quelques mois. Toute la famille s'est engagée pour m'accompagner dans cet accueil, puisque mes trois enfants (dont ma fille adoptive qui revenait le week-end) dormaient dans la même chambre, afin de laisser un espace privé à cette personne ayant besoin d'aide. Ouvrir l'espace privé familial à une personne inconnue est un évènement d'un grand poids pour tous les membres d'une famille et aussi pour les enfants, naturellement, car ils sont obligés de laisser leurs parents (ici, leur maman) donner une part de temps et d'attention à un intrus.

 

Le souci était que j'étais une femme ayant juste dix-huit ans de plus que cet homme. On me demandait d'avoir de l'autorité sur lui et de surveiller ses déplacements. Il n'avait pas le droit de sortir le soir et il ne pouvait pas fumer chez moi. Je vivais en appartement, en outre pas très grand, et je dois dire que cette expérience n'a pas été sans angoisses et sans peurs.

 

x17826587.jpgPourtant j'ai rempli ma mission avec coeur, emmenant cet homme sur tous les chemins de balade autour de Grenoble, en sorties familiales aussi et le nourrissant chaque jour avec de bons petits plats. Il était né le même jour que mon fils de quatre ans et nous avions eu la joie de fêter leur anniversaire fin février 2009, avec exactement vingt ans d'écart entre eux.k0244250.jpg

 

Mon fils s'est attaché à lui et lorsque ce jeune homme est parti sans se retourner, suite à cette lettre me dénigrant, celle dont j'ai parlé plus haut… cela a été très dur de mettre des mots sur le fait que parfois des personnes qu'on affectionne et qu'on protège peuvent ne faire qu'un passage et ne jamais revenir. Amir n'a pas dit un seul merci et je n'ai jamais eu de nouvelles.

 

L'association ne m'a jamais remerciée pour mon travail et le directeur n'a pas bougé pour me convoquer et savoir quelle souffrance pouvait rester de tout cela.

 

Durant tout le temps de cet accueil, je n'étais de plus pas payée en feuilles de paye mais en indemnités, qui équivalaient à sept cent euros par mois réglés par chèque. Considérée comme une famille d'accueil semi-bénévole, on pouvait me jeter à la poubelle sans état d'âme.

 

PAA186000054.jpgJe considère que cette association a fait du tort à ma famille, à mon jeune fils et à moi-même en ne nous ayant pas protégés du fait de m'avoir confiée un homme majeur, ancien dealer, et en ayant fait état de négligence et surtout de non reconnaissance d'un travail que j'avais mené à bien, d'une mission que j'avais honorablement remplie, puisque le passage d'Amir dans notre famille devait le remettre en selle avec le monde, comme une antichambre entre le passage en centre de désintoxication et sa nouvelle formation, formation qui s'est avérée salutaire pour lui.

 

Le fait d'avoir été pour cet accueil une femme seule a donné le droit à cet homme de partir la tête haute, sans dire un seul merci et en me rabaissant par le dénigrement.

 

J'en souffre encore car ces mots, c'est la première fois que je les dis et que j'arrive à raconter cette histoire.

 

Mon fils qui avait déjà perdu son papa -un an avant- a perdu un grand frère de la même origine que son père né en Algérie. Des résonances se sont tues à jamais, avec des larmes versées pour les absences des morts mais aussi des vivants.

 

Je dépose ce témoignage sur la place de Grenoble afin qu'il ne soit pas lettre morte.

Je suis consciente que tout cela est très grave et j'espère que tous les protagonistes de cette histoire pourront lire cet article.

Merci de m'avoir lue. 

 

Chloé LAROCHE

 

Nota : le prénom du jeune accueilli a été changé pour ce témoignage.

 

19/03/2011

Un bébé est né mais n'a aucune identité. La maman est effondrée. La loi est implacable et la bêtise... sans limites.

Mn_55.jpgBonsoir à toutes et tous,

 

Ce soir, je choisis de vous communiquer cette lettre envoyée à tous les journalistes et à tous les médias.

Étant une journaliste libre et bénévole au service de la solidarité et de l'entraide, je vous transmets le courrier du Docteur Ménard, qui m'a beaucoup émue et révoltée.Mn_57a.jpg

Puisse ce bébé retrouver une identité et sa maman retrouver la tranquillité et la paix.

Je suis sensible à cette terrible histoire, car depuis huit ans, j'ai adopté et recueilli une enfant... qui est maintenant une adolescente de quinze ans... et qui n'a toujours pas la nationalité française ni de carte d'identité ni d'accueil de la France en son sein.

Je me bats toujours car elle n'est pas reconnue aux yeux de l'État français comme ma fille et je ne suis pas sa mère.... sauf pour des organismes intelligents comme la Sécu, la Caf... qui prennent en compte les personnes qui ont à charge et en responsabilité tel enfant et le prouvent.Mn_30a.jpg

J'ai créé une pétition pour la situation de ma fille :

http://www.mesopinions.com/L-adoption-de-ma-fille-n-est-pas-validée-en-France-depuis-7-ans-petition-petitions-63113acadfd163c940ec9228182e1d58.html#signer-petition

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Il est très difficile pour des parents et des enfants de vivre dans un espace-temps où personne ne veut de nous, ne nous considère, où les racines n'existent plus et où même les relations parentales et familiales sont reniées, comme si on appartenait au néant, au grand vide.

Mn_2a.jpgPuisse ce bébé être aidé !

Puisse ma fille être aidée aussi.

 

Chloé LAROCHE  ________________________


Communiqué de presse du 17 mars 2011____________________________

Par la diffusion de ce témoignage, le Syndicat de la Médecine Générale soutient ouvertement l’initiative d’un de ses membres, le Dr Didier Ménard.


"Amel est une jeune mère de famille, elle élève avec son mari deux charmantes petites filles. Lui travaille comme ouvrier, elle reste à la maison pour s'occuper du dernier né de trois mois. Leur séjour en France est totalement légal : ils disposent d'une carte de séjours de dix ans. A la cité des Francs-Moisins, à Saint-Denis, où ils habitent, tout cela est relativement habituel, du moins on pourrait le croire, car cette famille vit en fait un cauchemar : leur nourrisson est un « touriste de passage pour 3 mois ».

Amel est enceinte de sept mois quand elle doit partir en urgence en Algérie au chevet de sa mère gravement malade. Elle ne sait pas que ce voyage la conduira dans un monde kafkaïen. Elle accouche prématurément en Algérie à sept mois. Après cet épisode difficile à vivre, elle a hâte de rentrer auprès de sa famille. Hélas, la loi française ne le permet pas. Son enfant étant né à l'étranger, elle ne peut le ramener directement. Elle doit attendre un visa provisoire pour l'enfant, si elle veut revoir ses filles. Sinon, elle doit entamer une procédure de rapprochement familial. Amel s'effondre. Elle vit une dépression. Il faut absolument rentrer. Son mari et ses enfants lui manquent. Elle choisit le visa. Le retour à la maison ne résout pas le problème, loin s'en faut : une cascade de difficultés l'attend. La préfecture lui signifie qu'au terme du visa, elle doit retourner en Algérie et demander pour l'enfant le regroupement familial, ce qui peut prendre beaucoup de temps. En France, le bébé n'a aucun droit, même pas celui d'être rattaché à la Sécurité sociale de son papa, puisqu'il y est en séjour provisoire.

C'est cette situation qu'Amel me raconte un soir de janvier, quand elle m'amène le bébé qui a de la fièvre. Je le soigne et, bien forcé par la situation, je rédige l'ordonnance au nom de sa grande sœur en espérant que le pharmacien ne tiquera pas trop sur la posologie inadaptée.

Et je m'indigne ! Comment cela est-il possible ? Cet enfant a un papa qui travaille, qui cotise à la Sécurité sociale, qui a des droits. Je me renseigne auprès des personnes connaissant mieux que moi ces situations : eh bien, non, cet enfant n'a pas de droit, car il a eu le tort de naître où il ne fallait pas. Nous faisons le « forcing » à la CPAM du 93 pour procurer une couverture sociale à ce bébé car, si par malheur il devait être hospitalisé, le coût serait rédhibitoire. Il faut du temps et de la pugnacité, mais heureusement, nous y arrivons, car aujourd'hui, l'enfant est hospitalisé pour une infection des voies respiratoires. Mais cela ne change pas la situation du bébé qui va bientôt être clandestin, puisque tout le monde conseille à Amel, même les institutions sociales, de ne pas retourner en Algérie.

De toute façon l'état psychologique d'Amel ne le permet pas, état psychologique encore plus aggravé par la décision de la Caisse d'Allocation Familiale, qui demande le remboursement de la prime de naissance (eh oui, il y a là suspicion de fraude !) et qui, pour être certaine d'être remboursée, supprime le versement des autres prestations. Nous supposons que, comme d'habitude, quand il y a un problème déclaratif ou autre, la CAF suspend tout les allocations, fait son enquête, et prend sa décision. On remarquera qu'habituellement, en vertu des principes constitutionnels, il faut d'abord faire l'instruction avant de prononcer le jugement, mais pour la CAF, les principes constitutionnels sont accessoires ! Outre que la suppression arbitraire des prestations auxquelles elle a droit enfonce un peu plus cette famille dans la précarité, la violence institutionnelle qu’elle traduit projette Amel et les siens dans l’incompréhension et la détresse.

Comment en est-on arrivé là ? Dans quel monde vivons-nous, pour fabriquer des bébés clandestins ? Quelle faute Amel a-t-elle commise pour être autant punie ?

Je voudrais connaître celle ou celui qui au consulat de France a refusé de délivrer les papiers à cette jeune mère de famille. Il ou elle a appliqué la loi, me dira-t-on. Quelle loi ? Celle qui est écrite sur le fronton de son bâtiment : liberté, égalité, fraternité ou celle d'un Etat français redevenu ouvertement xénophobe. Je voudrais comprendre ce qui se passe dans la tête de tous ces acteurs de la préfecture qui, au nom de la France, perdent leur humanité. Les lois et les règlements ne cessent de brimer les étrangers. La France a-t-elle si peur qu’elle doive craindre la venue sur son territoire d'un nourrisson de trois mois ? Voit-elle en lui un possible perturbateur de l'ordre public ?

Comment peut on oublier à ce point les missions et les valeurs de la protection sociale, pour que la CAF se conduise de cette manière, est-ce le poison de la suspicion face à la fraude qui provoque ce comportement d'exclusion ?

Que puis-je dire à cette famille ? Que ce monde est devenu fou, de cette folie qui conduit à ne plus savoir faire la part des choses. Que la loi fixe les conditions de la vie en société, mais qu'elle n'est jamais à l'abri de devenir stupide et ignoble dans son application. Que la citoyenneté que les hommes et les femmes politiques prétendent défendre n'existe pas pour un bébé né de parents maghrébins.

La loi que nous allons appliquer pour cet enfant, c'est la loi de la cité, celle qui est faite de solidarité, de soutien, d'amour et de fraternité. Et nous allons nous mobiliser pour rendre à ce bébé ses droits, pour que son arrivée dans la vie ne soit pas à jamais marquée par la culpabilité d'être né où il ne fallait pas."

Docteur Didier MénardMn_7.jpgMn_3.jpg

Médecin généraliste à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis


 

COMMUNIQUÉ :

http://fontenay-diversite.over-blog.com/article-un-bebe-clandestin-69620293.html

 

Les photos de l'article choisies par l'auteur proviennent du site suivant :

http://www.photo-libre.fr/

 

<a href="http://www.photo-libre.fr">Photos Libres</a>

06/11/2010

Dieu seul sait si la mort d’un ange peut en sauver d’autres... L'histoire d'une maman orpheline de sa fille, dont la mort a été offerte pour deux vies.

SI UN ÉDITEUR LISAIT CE TEXTE ET CE BLOG ET QU'IL AIT L'IDÉE DE RÉÉDITER CET OUVRAGE ET CES TEXTES, MERCI DE CONTACTER L'AUTEUR DU BLOG... QUI RECHERCHE UN ÉDITEUR POUR PLUSIEURS LIVRES... ac.laroche38@gmail.com. Merci d'avance !

Cette nouvelle est la cinquième du livre de Chloé LAROCHE : "les Semences de l'Après-Vie"_______________________________

 

 

2e0c38b4dd3c1378.jpgLe

Don

de

Flore

 

____________ Nouvelle n° 5 de Chloé LAROCHE416500fd42b96950.jpg


CE TEXTE EST PROTÉGÉ ET TOUS DROITS RÉSERVÉS

 

La Vierge pleure
Des chapelets de roses
Qui tombent du Ciel

(haïku de Chloé L)

 

“On ne meurt pas chacun pour soi,
mais les uns pour les autres,
ou même les uns à la place des autres.”

(Soeur Constance dans le “Dialogue des Carmélites”
de Georges Bernanos)





92fa763a1950b944.jpgLes fleurs exhalent un parfum capable de traverser notre monde pour rejoindre celui de nos morts ; elles touchent ainsi leur âme ouverte à l’amour des aimés de la Terre.

Une maman avait compris cela et plaçait devant la photo de sa fille décédée des fleurs odorantes ; elle savait que leurs parfums traversaient mille espaces pour porter son amour à son enfant chérie.

Cette mère s’appelait Flore et sa fille portait le nom d’Eglantine ; sa tombe était toujours couverte de mille fleurs, fleurs de printemps et fleurs d’hiver.99393a71542ed8ba.jpg

Là où se trouvait Eglantine depuis l’âge de ses trois ans, elle percevait des odeurs de courage, de force, de beauté, de douceur et tout l’amour que lui transmettait sa maman à travers les fleurs.

Un jour, alors que le soleil était caché depuis longtemps derrière les nuages et qu’il faisait froid, Flore s’était rendue malgré tout sur la tombe de sa fille ; elle lui avait apporté un joli bouquet multicolore qu’elle avait placé délicatement dans un vase.

15158330c108d452.jpgSon coeur était lourd, ce jour-là, si lourd qu’elle n’arrivait pas à pleurer ; ses larmes restaient accrochées aux parois de son âme écorchée.

Soudain, un rayon de soleil illumina la tombe et un sourire brilla dans le visage d’Eglantine, dont la photographie irradiait la stèle ; les larmes coulèrent sur le visage de Flore, telle une rosée d’aurore aux doigts de roses.

Elle se mit à parler à haute voix : “Mon Dieu, si vous m’écoutez, prenez ma vie. Je Vous la donne en échange de la vie d’un enfant d’Algérie... pour qu’il ne soit pas tué. C’est horrible, ce qu’il se passe là-bas ! Si ma vie peut en sauver une, alors prenez-la et laissez-moi rejoindre ma fille... Je Vous laisse la décision de ma mort, brutale ou par longue maladie.”421576f1d30948fa.jpg

Flore souffrait en effet au plus profond de son être de savoir qu’en Algérie, des enfants, des femmes, des hommes innocents étaient massacrés par milliers sans que personne ne puisse empêcher ces crimes perpétrés par les terroristes...

Elle ne savait pas si Dieu l’écouterait mais si elle pouvait sauver un seul enfant de cette horreur, ce serait pour elle le paradis... et elle retrouverait sa fille peut-être plus vite que prévu.

1b3c0a4a72b2948a.jpgDix ans plus tôt, elle était allée en Algérie, à Blida ; elle avait fait la connaissance d’une grande famille... si hospitalière que la jeune femme aurait souhaité devenir l’une des leurs ! Une femme, notamment, l’avait prise en affection et lui avait offert un bracelet avec deux serpents d’argent qui se regardaient ; Flore avait toujours gardé ce présent comme un signe d’amitié entre leurs deux peuples, un signe de paix ; or, depuis la vague d’atrocités des crimes terroristes en Algérie, elle s’inquiétait terriblement pour cette famille de Blida et toutes les familles de ce pays... un pays meurtri et ensanglanté par les corps de ses bébés assassinés et égorgés devant les yeux de leurs propres mères !...

Ce jour-là, Dieu entendit sûrement l’offre de son don car la maman d’Eglantine se piqua à une rose ; Flore n’était pas vaccinée contre le tétanos ; elle tomba gravement malade et rejoignit sa fille au Ciel quelques jours plus tard.

On apprit peu de temps après qu’une enfant de sept ans avait été la seule rescapée d’un terrible massacre qui eut lieu en Algérie, au moment de la mort de Flore.b367296ff4aca39c.jpg

La maman de cette enfant remercia le Ciel de l’avoir sauvée...

On sut aussi qu’au même moment, un jeune enfant de trois ans avait survécu, seul et unique être vivant, après le crash d’un avion en Asie.

94ea97b8fa62c344.jpgPeut-être que Flore avait sauvé deux enfants, l’un en Orient, l’autre en Occident, comme Jésus avait lui aussi souffert sur la Croix par ses deux bras écartés en acte d’amour et de don à l’Humanité.

Peut-être que sa fille, par sa propre mort et à travers le don de sa mère, avait sauvé aussi un de ces deux enfants... Dieu seul sait si la mort d’un ange peut en sauver d’autres... En tout cas, les Anges, eux, doivent sûrement le savoir !

7ee27f4a9bb8ed22.jpgDepuis le décès de Flore, des personnes avisées disent que sur la tombe de la mère et de l’enfant viennent très souvent un homme très âgé, au faciès asiatique, accompagné d’un vieil homme de type arabe... Ils apportent à chaque fois des branches d’églantine, qu’ils déposent de chaque côté de la sépulture de Flore et de sa fille.00a34fe98499f7fc.jpg0c73501ed8b700a2.jpg

Ces personnes disent qu’ils représentent sur la Terre les larmes des Sages descendus de la maison des pleurs qui se trouve c66e0593449202d6.jpgdans l’Arc-en-Ciel.

Chloé LAROCHE

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Le soleil vivant
Respire sur la terre
Le parfum des fleurs

(HAÏKU DE CHLOÉ L)

 

________________________ Ce texte est protégé et ne doit pas être recopié ou utilisé sans l'accord de l'auteur.

Ouvrage déposé. ______________

"Les Semences de l'Après-vie" est l'ouvrage inspiré par l'amour infini que porte Chloé Laroche à sa fille Océana, envolée à l'âge de deux ans et demi vers l'Au-Delà. Elle a écrit 13 nouvelles dans ce livre qu'on ne trouve plus dans le commerce. C'est pour cela que Chloé a choisi de partager avec vous ces 13 nouvelles dans ses 13 prochains articles, ici sur son blog.... "Je souhaite par ce livre donner force et courage à toutes les personnes endeuillées et leur dire que la mort n'est pas véritable séparation ni trou noir du néant ; les êtres aimés disparus sont unis à nous pour la vie... qui ne finit pas." (extrait de la 4ème de couverture du livre de Chloé Laroche)______________________________________

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NOTA :

-La photo de la tombe est celle de Jacques BREL :  sa tombe est dans le cimetière d’Atunoa sur l’île  d’Hiva Oa,

là où Gauguin repose aussi.

-LES DEUX DESSINS DE FEMMES PROVIENNENT DE LA GALERIE DE FARID BENYAA :

http://www.farid-benyaa.com/cartes_voeux_algerie/cartes_f...

Contact


Adresse Galerie d'art Alger - Peinture Algérie

28/12/2009

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille.

Je donne mon soutien à Nawel, une maman infirmière de l'Isère ayant fui l'Algérie avec ses trois enfants... et recueillie par sa soeur. L'histoire des grandes soeurs béninoises de ma fille. Le parcours de sa grande soeur, une femme remarquable.

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Bonjour à tous et toutes,

 

 

habitmariage3.jpgAujourd'hui, je souhaite vous parler de certaines femmes très courageuses : des soeurs de ma fille venue du Bénin, et aussi d'une maman d'origine algérienne, à qui je donne tout mon soutien et qui malheureusement risque d'être expulsée de France avec ses trois enfants !rwl03012.jpg

Le Réseau d'Éducation sans Frontières de Grenoble demande à ceux qui le souhaitent de signer la pétition pour cette mère désemparée. Voici le texte qui explique son histoire et dont je vous fais part :

"En France depuis 2007, cette jeune infirmière de trente ans a fuit la violence que l’on exercait sur elle en Algérie.

Elle a bravé l'interdit pour protéger ses enfants alors âgés de trois ans et demi, d'un an et de son bébé à naître.

Elle a trouvé refuge auprès de la seule famille qui ne se soit pas détournée, sa soeur en Isére.

Maintenant elle voudrait pouvoir vivre en liberté, finir ses équivalences professionnelles qui lui permettront d'exercer le métier d'infirmière en France et pour cela obtenir un titre de séjour qui lui assurera une réelle protection.

BCP002-04.jpgSi elle retourne en Algérie, elle ne bénéficiera d'aucun appui, bien au contraire ! Personne depuis deux ans dans sa famille ne s'est soucié de ce qu'elle devenait ainsi que ses enfants.imagesDGkJ3g.jpeg

Les lois de la République doivent protéger les trois petits garçons qui courent un réel danger s'ils sont expulsés !

Nawel doit être régularisée afin d'offrir un foyer sûr à ses enfants !"moton87.jpg

 

Pour signer la pétition, merci de faire le lien suivant : http://www.educationsansfrontieres.org/article19844.html

 

________________________________ Nawel a eu heureusement sa soeur pour l'accueillir et l'héberger en France avec ses enfants.

_____________________________________________________

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Je vais vous parler maintenant d'autres soeurs, notamment une grande soeur béninoise qui déploie des efforts incommensurables pour réunir tous ses frères et soeurs d'Afrique et pour les sauver de l'abandon. C'est la grande soeur de ma fille venue du Bénin.1794102.jpg

 

Ma fille a eu la joie cet été de retrouver ses grandes soeurs du Bénin, demi-soeurs du même père, un père diabolique qui a fait des enfants par dizaines à plein de femmes... mais cet homme, en plus de ne pas s'occuper de ses enfants, les a arrachés à leurs mères en les plaçant, en les mettant en orphelinats, en les séparant de leur maman, en les rejetant définitivement même adultes.

a01272.jpgSa grande soeur a fait un chemin extraordinaire dont je voudrais témoigner ici. Cette femme  a été mariée de force très jeune et a été emmenée dans un autre pays africain, loin des siens. Là-bas, elle a eu deux filles. Elle s'est enfui avec ses deux enfants. Elle est revenue dans son pays, le Bénin, puis a fui en France où elle s'est reconstruite. Elle a tout fait pour retrouver ses frères et soeurs disséminés partout. Elle les a fait venir avec elle en France ou envoie de l'argent pour aider les autres. C'est une femme remarquable et qui a du cran. Elle s'est battu comme une lionne pour ses enfants mais aussi pour retrouver toutes ses fratries. Elle a réussi professionnellement et peut aider tous ses frères et soeurs. Elle recherche activement ceux qui sont encore en des lieux inconnus et qu'elle n'a pas retrouvé.

Je suis heureuse de faire partie de cette famille par le lien d'adoption qui a fait de moi la maman d'une petite béninoise, maintenant adolescente, fillette abandonnée par un homme polygame, une enfant arrachée à sa maman de force pour traverser l'enfer de deux orphelinats, ma fille.

imagesvIpLYd.jpegEt ma fille est heureuse d'avoir retrouvé ses frères et soeurs, d'avoir des nouvelles de sa maman et d'avoir aussi retrouvé le puzzle d'une histoire confuse où les mensonges ont cru cacher la vérité à une famille adoptive laissée dans le brouillard.

Je pense aussi à toutes ces mamans africaines privées de leurs enfants. Je pense à l'une d'elle qui avait déjà perdu deux enfants de décès et qui s'est vu arracher ses six autres enfants par cet homme odieux. Elle peut maintenant serrer dans ses bras une de ses filles et sa petite-fille, qui ont pu la retrouver des années après et qui viennent la voir de France.

Heureuses fêtes à tous et toutes.bxp29753.jpg

Chloé LarocheimagesD7uutr.jpeg

 

15/03/2009

Une future maman d'origine algérienne m'a écrit, désespérée. Elle vit un cauchemar et attend son enfant dans la peur d'être expulsée et privée de son bébé.

Bonjour à tous et toutes,

Dernièrement, nous avons fêté le Jour de la Femme.

Sur ce blog, c'est tous les jours FÊTE pour les femmes, mais dans le sens de dénoncer les situations difficiles qu'elles vivent.

Car c'est beau d'honorer la femme, encore faut-il la respecter au quotidien.

images-4.jpegJ'ai choisi aujourd'hui de vous transmettre le message d'une femme algérienne, Leila, qui vit un calvaire et qui m'a écrit dernièrement pour demander de l'aide et avoir un soutien moral, ainsi que pour témoigner de son angoisse d'être expulsée alors qu'elle attend un enfant d'un homme français.images.jpeg

 

Voici la lettre de Leila, envoyée le 12 mars :

"Bonjour Madame. Je suis une femme algérienne entrée en France avec un visa long séjour suite à un mariage avec un homme qui s'est avéré très violent. Cet homme me faisait du chantage par rapport aux papiers et m'a obligée aux pires des perversions. J'ai porté plainte pour violences conjugales et viol. Cette dernière a été classée sans suite, le motif étant qu'il n'y avait pas de témoin lors des viols !!!!! Mon ex mari avec qui je suis séparée a demandé un divorce pour faute. Cela fait deux ans que ça dure ; il se fait passer pour victime et m'accuse d'être venue pour les papiers. De plus, il a écrit à la Préfecture ; de ce fait, j'ai reçu un OQTF validé par le TA ; le motif était que les algériennes ne bénéficient pas de loi sur les violences conjugales.images-5.jpeg

Actuellement, je vis en concubinage avec un autre français et je suis enceinte de 4 mois ; mon copain a fait une reconnaissance anticipée et j'ai très peur d'être expulsée dans cet état. Cela serait terrible pour moi car ma famille en Algérie n'est même pas au courant et dans un pays musulman c'est un drame. J'aime beaucoup mon copain et je ne veux pas être séparé de lui. Beaucoup de gens me disent que, dès que mon bébé sera au monde, je serai expulsée et le bébé restera avec son père. C'est horrible de faire cela à une mère. Je ne comprends pas pourquoi mon ex mari a tous les droits, sous prétexte qu'il a la nationalité française, de toutes les façons il en était conscient car il me répétait souvent : "Tu n'es qu'une arabe ici. Tu n'as aucun droit." Et il avait raison. Je ne veux pas être séparée de mon bébé. De quel droit on me le prend ? C'est moi la victime dans l'histoire." LEILA

 

J'ai répondu à Leila ces mots :

images-2.jpegBonjour Leila. Je suis très touchée par votre histoire, ce calvaire que vous vivez, cette angoisse alors que vous portez un enfant. C'est inadmissible que vous puissiez vivre tout cela sans que personne ne vous aide. Je vais faire un article sur vous, si vous êtes d'accord, et de toute manière, vous ne serez pas expulsée ainsi, car le Réseau d'Éducation sans frontières ne vous laissera pas dans cette situation. Il faut les contacter et leur demander leur soutien. Le Réseau existe dans chaque ville de France et il y a des rencontres chaque mois. Leur site est :http://www.educationsansfrontieres.org

Leila, ne perdez pas espoir. Restez sereine pour l'enfant que vous portez. Nous allons vous aider. Plein de pensées pour vous. C. L.

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Leila, vous êtes coincée dans une situation difficile, cornélienne, entre un mari qui vous fait du tort et qui pousse le vice à aller en Préfecture pour vous causer des ennuis terribles... et dans la relation concubine avec un français, situation que votre pays d'origine réprouve. Vous attendez un enfant et vous avez peur que la France vous demande de rentrer au pays en gardant votre enfant. Il faut se renseigner clairement sur cette menace dont on vous a parlé... d'être expulsée sans votre bébé, ainsi que sur les soutiens que vous pouvez trouver pour vous protéger dans cette situation, en contactant les associations de défense de femmes et le Réseau d'Éducation sans Frontières, dont j'ai donné le site plus haut.images-3.jpeg

Si des personnes pouvaient témoigner et nous aider dans la situation de Leila, qu'elles laissent des commentaires sur cet article. Merci infiniment.

Chloé Laroche

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Commentaires

Bonsoir, je vous remercie mille fois madame, c'est vrai je suis très désespérée par ma situation, je ne vis plus, merci d'avoir donné de l'importance à mon récit, je me sens moins seule, je suis suivie par le RAJFIR ; ils me disent d'attendre la naissance de mon bébé mais j'ai peur. Le Préfet a cru mon mari et n'a rien pris en considération concernant mes plaintes et mes mains courantes. Le Tribunal administratif a validé sa décision car le Juge a dit qu'à 28 ans je peux vivre en Algérie sans ma famille, et il prétend que je n'ai aucun élément par rapport aux menaces faites par ma famille. Comment lui apporter les éléments de menaces verbales, je suis à bout de force ..

LEILA

le 15.03.2009

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2177-44.jpgLeila,


Je suis touchée par votre message lu ce soir. Vous êtes à bout de forces mais tenez bon. Soignez-vous pour votre bébé, cet enfant que vous attendez. Reposez-vous, mangez normalement, soyez sereine dans votre coeur. Votre bébé doit arriver quand ? Des dizaines de personnes, des centaines... vont lire votre histoire... et même si personne n'écrit, toutes les pensées d'amitié et d'espoir pour vous arriveront jusqu'à vous. De toute façon, beaucoup de gens se mobiliseront au moment venu pour que vous restiez en France et que jamais, au grand jamais, on ne vous sépare de votre bébé, ce qui serait une chose horrible. Ce n'est pas une chose possible, aussi n'y pensez plus et concentrez-vous sur votre grossesse, sur votre enfant qui ressent chaque angoisse et ce calvaire que vous vivez. Parlez-lui et rassurez-le en lui chantant des chansons, des chansons douces.

Grosses bises.

Chloé

Ecrit par : Chloé Laroche | 16.03.2009

 

___________________________________ LEILA :

 

Merci de me rassurer, vous êtes un ange, mon bébé arrivera le mois d'août , je vais me battre pour lui , je l'aime tellement malgré qu'il n'est pas encore là, j'aime aussi le papa mais c'est un amour différent, le cœur d'une femme peut contenir différents amours aussi fort les uns que les autres. Je considère que je mène une guerre , ma seule arme c'est que je maîtrise la langue de ce pays et je peux me défendre mais des fois je baisse les bras , quand on m'accuse d'être venue pour les papiers alors je dois me justifier 1000 fois. J'ai fait tout pour réussir dans mon pays (un bac, une licence, et un travail d'assistante de direction) mais les parents avait décidé que la réussite d'une femme c'est le statut d'épouse et par là a commencé mon cauchemar. Il faut dénoncer la dépendance des femmes venues dans le cadre d'un regroupement familiale et cette soumission est encouragée par les préfets qui donnent raison au mari violent quelque soit les circonstances, sous prétexte qu'il faut faire du chiffre. Mon ex mari m'a violée de la plus ignoble des façons, je ne souhaite à aucune femme de vivre cela ; et le préfet a approuvé, je considère que c'est un double viol.

Merci d'être là, madame, votre blog est très bien, j'avais posté auparavant mon histoire ailleurs et j'ai eu des réponses horribles ("retourne dans ton pays", etc.....) mais vos réponses me donnent la force maintenant je ne suis plus toute seule.

Ecrit par : LEILA | 16.03.2009

 

Le 16 mars 2009______________________ Chère Leila,

 

Vous êtes très courageuse et vous allez y arriver. Votre petit va naître au mois d'août, comme moi... un petit lion. Ma fille était lion aussi.

Je vous embrasse très fort et vous envoie plein de courage et de force. Merci pour vos gentils mots et vos compliments.

Chloé

___________________________________________ Le RAJFIR :

Réseau pour l'autonomie juridique des femmes immigrées et réfugiées

c/o Maison des Femmes de Paris 163 rue de Charenton 75012 Paris - tél. 01 43 43 41 13 - fax 01 43 43 42 13

E-MAIL : rajfir@wanadoo.fr

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SUITE DES COMMENTAIRES :

Bonjour, merci de prendre de mes nouvelles, je n'ai pas osé vous contacter. Pour ma situation rien n'a changé et le Préfet m'a envoyé un courrier pour que je quitte le territoire et si je ne le fais pas je risque l'emprisonnement mais je prends le risque, il ne mesure pas les conséquences sur moi et mon bébé si il me revoit dans cette situation ; il a osé même écrire que je peux ne pas retourner avec mes parents , et que l'Algérie est grande, il ne sait pas que renvoyer une femme enceinte d'un francais dans un pays musulman est un crime ... alors qu'ici je vis avec mon compagnon qui a reconnu l'enfant. J'ai demandé la protection à la France mais on ne me l'a pas accordé .
En ce qui concerne la plainte que j'ai déposé contre mon ex mari pour violences conjugales, j'ai subi une expertise psychiatrique qui a déduit que je suis crédible, donc j'ai rendez vous au commissariat le 19 mai pour une audition mais j'ai peur de me faire embarquer pour ma condition de sans papier ; heureusement je serai accompagnée de l'avocate de l'association RAJFIR et du père de mon bébé, donc j'essaye de ne pas stresser mais c'est dur.
Je suis enceinte de 6 mois et ma grossesse se déroule bien , ce petit ange me donne que des joies , c'est une petite fille qui s'apellera LINA .
Je voulais tellement vous donner de bonnes nouvelles mais ce n'est pas le cas , j'ai essayé de contacté le RESF à plusieurs reprise par email et téléphone et pas de réponse ou si une personne répond elle m'oriente vers une autre qui ne donne pas suite , peut être jugent-ils que mon histoire est sans intérêt ou vraiment compliquée , on me dit seulement que je serai pas expulsée après la naissance et que tout est possible avant , ce n'est pas trés rassurant ..........
En tous les cas je vous remercie de votre intérêt , vraiment ça me touche profondément .

Ecrit par : leila | 12.05.2009

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Chère Leïla,
Oui, j'étais inquiète de ne pas avoir de vos nouvelles, aussi j'ai écrit sur votre e-mail. Je suis heureuse que vous m'ayiez répondu et de savoir où vous en êtes. Je suis inquiète pour vous et espère que tout va s'arranger. Je suis désolée que vous n'arriviez pas à joindre le Réseau d'Éducation sans Frontières. Si un membre du réseau nous lit, qu'il prenne contact avec moi et je ferai le relais avec vous. Je vais de mon côté essayer de les joindre. Gardez le courage et aussi la force dans l'amour de votre bébé et de votre compagnon. Je pense à vous et espère que le 19 mai, tout se passera bien. Je vais refaire un article pour vous. Il faut qu'on entende ce que vous vivez. Je vous embrasse. Chloé Laroche

Ecrit par : Chloé Laroche | 13.05.2009

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je vous remercie de tout mon coeur .

Ecrit par : leila | 13.05.2009

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FAUT PAS CROIRE TOUT CE QUI SE RACONTE!!on a pas entendu le mari français!!..leila prkoi as tu accepté d'épouser par deux fois un français , sachant que ta famille est contre!!

Je suis moi même accusé de violence conjugale avec des fausse declarations chez le medecin des calomnies imvraisemblable de lapart de ma cher femme narcisique hystérique paranoyaque aqui g fait tellment confiance!!: je lui ai donné mon nom,ma vie!! compte joint, liberté de sortir , travailler!!
et a cause de ce RAFJIR ELLE A CRU QU4AU BOUT DE 6mois de présence en france elle a tout les droits!!
elle parle déja de convention franco algerienne!!de partage de bien!! 
elle a pleuré auprès de tout lemonde m'a fait passé pr un tiran!! alors ke c archi faux.mais DIEU EST AVEC MOI
ELLE EST DANS LA MERDE JE DIVORCE EN ALGERIE ET ELLE VA SE VOIR RETIRER SON TITRE DE SEJOUR ET JE VAIS L4ATTAQUER PR FAUX ET USAGE DE FAUX ET DIFFAMATION§§
C TELLMENT BEAU UNE CARTE DE Sé jour pr une femme sans scrupule comme elle et DIEU sait y en a un paquet!!!!
je sais ttes foiskil ya des femmes honnetes mais.....ou sont elle!!? les gens oublient kil ne sont e de passage sur terre!!
DIEU EST CAPABLE DE VOUS PUNIR MM SI VOUS AVEZ VOTRE CARTE DE SEJOUR!!! mm si vous avez tt l'or du monde!!!
enfin je dis vigilence!!!!laissez les sentiments de coté! et svp un peu d'objectivité!!!
les affabulateurs existent,les opportunistes comediens aussi..je ne t'accuse pas directement leila mais j'ai des doutes!! prkoi vouloir absoulemnt rester en FRANCE PRKOI DEUX FOIS AVEC DES FRANçais sachant ke tes parent sont aps d'accord..c pas du rasicmee et sa ne me regarde pas!!tu veins d'une socienté sensée etre conservatrice avec des valeurs differente? bref......que DIEU SOIT AVEC TOI SI TA CAUSE EST JUSTE SINON SACHE KE TOUT SE PAYE DS LA VIE

Ecrit par : ALI | 02.07.2009

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Bien fait pour toi!

il faut réfléchir avant d'agir! tu fais la victime, mais on sait que c'est faux! ton petit manége ne marche pas avec tout le monde! (madame du blog va surement pas afficher mon opinion) tu es prête à toute Leila pour rester en France.. tu vas contre l'avis de tes parents! ça fait bien en France de se plaindre des sociétés arabes, anti droit de la femme etc... Il suffit que tu soit arabe ou d'origine,femme, que tu dises que ta famille te fait ci et ça, et OPPP comme un miracle , on vous croit, on vous plaint, on veut vous aider etc.... tu es pathétique, dégoutante! arrêtes de manipuler les gens! et essaye d'être honnête! tu verra la vie sera beaucoup plus simple pour toi!

Ecrit par : eric | 06.07.2009

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Éric, au contraire, je laisse votre message, pour que chacun lise vos mots inhumains envers une femme que vous ne connaissez pas et qui attend un enfant pour le mois d'août d'un homme qu'elle aime et qui l'aime, un français oui, mais avant tout, un homme qui va devenir père et qui aime cette femme.
Leïla a été traumatisée et déçue par son mariage avec un français, l'homme contre qui elle se bat. Mais aujourd'hui, elle souhaite être heureuse et avait des craintes, quand elle m'a écrit, sur le fait de pouvoir rester ici avec sa nouvelle famille, son bébé et l'homme qu'elle aime. Vous n'avez pas à l'insulter. C'est ignoble ! Vous dites d'elle qu'elle est "dégoûtante". C'est vous qui l'êtes en réalité, dans vos propos. Quelle est votre motivation ? Le racisme, la discrimination, le machisme, la colère envers une femme, la haine des arabes, des femmes arabes, des étrangers globalement ? Qu'est-ce qui peut vous inciter à laisser un message sur mon blog de cet ordre, pour une femme dont vous dites qu'elle manipule ? Leïla est avant tout une femme, une maman enceinte, une citoyenne de ce monde où nous vivons vous et moi... alors pourquoi tant de haine ?!!!!!!!! Chloé LAROCHE

Ecrit par : Chloé Laroche | 06.07.2009


 
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