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21/02/2009

Je prends partie pour ces cinq histoires vraies, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

images-3.jpegBonjour à tous et toutes,

J'ai reçu cette semaine un texte urgent du Réseau d'Éducation sans Frontières, à propos des pères et mères expulsés de France étant obligés de laisser des enfants derrière eux, leurs enfants. Vous pourrez lire ces témoignages ci-dessous.

images.jpegJe choisis d'éditer ci-dessous ce texte dans mon blog, comme j'en ai édité d'autres pour les faire connaître au plus grand nombre... et pour que vous réagissiez afin d'aider ces familles.images-10.jpeg

Je sais le risque encouru mais je pense comme le Réseau : "Ministres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs."

Je défends les personnes dont vous allez connaître l'histoire ci-dessous. Elles souffrent. Ce sont des êtres humains, des pères, des mères.images-2.jpeg
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Des enfants ont le coeur explosé de voir leurs parents arrachés à leur foyer. Naphtali, Élodie, Maria, Juliana, Beverly, Davidson... sont les enfants martyrs d'une politique qui nie la famille.

Je suis choquée de savoir que ces enfants vivent des situations pareilles. Ils ont 3 ans, 13 ans, 3 ans et demi, 15 mois... Ils pleurent à cause de Ministres qui ne se souviennent pas des Droits de l'Enfant.. notamment d'avoir ce DROIT ESSENTIEL d'avoir leurs parents auprès d'eux, leur père, leur mère.

Chaque enfant sur Terre a ce droit. Ne le bafouons pas !!!!!!!images-6.jpeg
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Bien à vous et... réagissez aux adresses données.70677,1178578980,1.jpg

Ne laissons pas ces enfants, ne les abandonnons pas.

Chloé LAROCHE

 

_______________________

 

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Voici donc le mail URGENT reçu du Réseau "ÉDUCATION SANS FRONTIÈRES" :

(http://www.educationsansfrontieres.org)

 

"Ci-dessous cinq histoires, ordinaires et tragiques, de pères, de mères aussi, qu'on expulse. De familles qu'on démembre et d'enfants qu'on martyrise en les rendant quasi-orphelins.

Son efficacité glacée mais chiffrée dans l'inhumanité, avait valu à M. Hortefeux le titre de ministre de la Rafle et du drapeau. M. Besson a déclaré à la presse que le titre ne lui plaît pas. On le comprend… mais encore faudrait-il qu'il fasse ce qu'il faut pour ne pas le mériter. Pour l'heure, il n'en prend pas le chemin comme en attestent les faits relatés ci-dessous, petite partie, hélas, des misères qu'engendre la politique de ce gouvernement.

images-5.jpegMinistres, préfets, conseillers divers sont des personnes publiques, qui ont des comptes à rendre à l'opinion. Il est sain, normal, légitime qu'ils sachent ce qui se pense et se dit de leur action… en des termes qui ne soient ni injurieux, ni diffamatoires même si d'aventure leur action semblerait parfois mériter de tels qualificatifs.
Les coordonnées de préfectures responsables se trouvent après chaque cas.

Ci-dessous celles des principaux responsables :
Ministère Besson
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharrière@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr

Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire

Elysée fax : 01 47 42 24 65 http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


images-9.jpeg________ L'EXPULSION DE PIERRE LAPOINTE SERA EXECUTEE LE VENDREDI 20 FEVRIER A 10h10 A ORLY-SUD :


Pierre Lapointe, père de famille haïtien de Drancy sera expulsé par la force demain vendredi en direction de Port au Prince.
Sa compagne sera abandonnée à elle-même, la petite Beverly sera privée de son père.
Le petit Davidson, né d'une précédente union et pour lequel son père versait régulièrement une pension, sera privé de ce soutien.
La fabrique à orphelins s'est mise en route aussi en Seine Saint-Denis !
Pourtant nombreux sont ceux (parents, enseignants, élus, etc) qui ont réclamé au préfet une décision humanitaire et avec de bonnes raisons : Pierre Lapointe est en France depuis 9 ans, il travaille comme peintre en bâtiment, son employeur soutient sa demande de régularisation. Sa famille est ici : deux enfants nés en France. Le Ministère envisage-t-il de les expulser aussi ? Et leurs mères avec ? Vers Haïti, pays dévasté par la misère et la violence. Entre absurde et monstrueux, il faut choisir.70677,1199660931,1.jpg
La seule alternative honorable est de libérer Pierre LAPOINTE et de rendre un père à ses enfants et un compagnon à sa femme.
Votre soutien est urgent et peut seul enrayer la machine !

Préfecture de Seine Saint-Denis (M. Nacer MEDDAH)
fax cabinet du préfet = 01 48 30 22 88 / 01 41 60 60 72
mails : courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr
serge.morvan@seine-saint-denis.pref.gouv.fr

(= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE PIERRE LAPOINTE A ÉTÉ EXPULSÉ.

 

 

261733,1225621383,5.jpg_______ QUASI-ORPHELINE DE PERE A 3 ANS : MERCI M. LE PREFET :

 

Arrêté le 11 février sur son lieu de travail à Levallois (92), Monsieur Shixiong LIN (dossier n° 7503612346) est enfermé au CRA de Palaiseau (91). La préfecture des Hauts de Seine a décidé son expulsion qui est prévue demain vendredi 20 février 20 à 17h20 (vol CA964, Roissy CDG1).


Shixiong Lin a 27 ans, il vit en France depuis l'âge de 21 ans. Il s'est marié en France, il a une fillette de 3 ans, Juliana, née en France qui doit faire sa rentrée à l'école de la rue Domrémy (Paris XIII) en septembre prochain.1224,1231069189,2.jpg

La seule question est de savoir si Juliana va être rendue quasi-orpheline de père ou pas par la décision de fonctionnaires français.

À l'évidence, quelles que soient les bonnes raisons que les fonctionnaires et les hauts fonctionnaires se donneront pour justifier leur décision, l'expulsion de Shixiong Lin en laissant sa femme et sa fille en France serait une saloperie. Elle ne doit pas avoir lieu, Shixiong Lin doit être libéré et régularisé.

Préfecture des Hauts-de-Seine (qui veut expulser Shixiong Lin)
patrick.strzoda@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
Fax préfecture Nanterre : 01 40 97 21 19
N° de fax du préfet : 01 47 25 21 21
Mail secrétaire général : didier.montchamp@hauts-de-seine.pref.gouv.fr
Directrice de cabinet : josiane.chevalier@hauts-de-seine.pref.gouv.fr

Préfecture de police de Paris (qui peut régulariser Shixiong Lin)
fax PP 75 : 01 53 71 67 23
mail : prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr

==== Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?article17917

Anel a écrit : "Laissez ce jeune couple vivre tranquillement leur vie de famille, il y a d'autres manières de faire "du chiffre"."

 

(= DERNIÈRE MINUTE : NOUS SAVONS AUJOURD'HUI MALHEUREUSEMENT QUE Monsieur Shixiong LIN A ÉTÉ EXPULSÉ / Ajout le 22 février 2009

 

images-4.jpeg___________ ELODIE, 13 ANS RENDUE QUASI-ORPHELINE DE MERE PAR LA GRACE DE M. LE PREFET DU RHÔNE LE 20 FEVRIER :

Marie-Noelle M'BANI est Camerounaise. Elle est en Europe (Espagne et Italie) depuis 2000. Depuis six ans elle est venue en France pour être avec sa fille Elodie, 13 ans, dont le père est Français est pensionnaire à Bapaume dans le Nord, près de chez ses parents ; Marie-Noelle était en déplacement à Lyon où elle espérait trouver du travail.
Contrôlée à la Lyon-La Part Dieu, elle a été placée en rétention et doit être expulsée demain.images-7.jpeg

mél + fax préfet du Rhône : jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : rene.bidal@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 49 38
mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ,04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr
ou sylvia.legris@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52



images-8.jpeg__________ DOUCEUR ANGEVINE ET ACHARNEMENT POLICIER :


Ammar Amedjar est en prison depuis 15 jours. Il n'a commis aucun délit si ce n'est, en juin 2008, de refuser d'embarquer pour ne pas quitter ses deux filles et sa femme (Marocaine, en France depuis l'âge d'un an, carte de séjour).

Ramah et Ammar s'étaient mariés au Maroc. Impossible de faire venir Ammar en France, regroupement familial refusé. En mars 2008, il passe outre et arrive à Angers. En juin, la police l'arrête chez lui. Il refuse d'embarquer et est donc condamné à de la prison ferme mais est libéré. Quelques jours après, nouvelle arrestation à domicile, il est mis dans l'avion. Deux mois après, il revient clandestinement auprès des siens. Le 6 février, il est arrêté à côté de l'école où il venait de déposer Maria (3,5 ans) et emprisonné.
Maintenant, les choses sont simples : si on laisse faire, au terme de sa peine, Ammar risque d'être conduit directement de la prison à l'aéroport pour être expulsé une fois encore.

Il faut qu'Ammar Amedjar bénéficie de la grâce présidentielle pour sortir immédiatement de prison. Il faut d'autre part et évidemment, qu'un titre de séjour vie privée et familiale soit immédiatement délivré à Ammar Amedjar et que des excuses publiques soient faites à Rahma Amedjar pour le traitement scandaleux dont son mari a été victime.70677,1220866136,5.jpg

Le préalable à tout cela est l'engagement public du ministre Besson de ne pas faire conduire Ammar directement de la prison à l'aéroport ou au centre de rétention.

Numéros tel : 02 41 81 81 81 & 02 41 81 80 20
Fax: 02 41 88 04 63
Mails : marc.cabane@maine-et-loire.pref.gouv.fr
cabinet-prefet@maine-et-loire.pref.gouv.fr

 

70677,1178578980,1.jpg____________ LE PERE DE NAPHTALI, 15 MOIS, BANNI :


Ogima TSASA NDUKA a été condamné à une peine de prison il y a 10 ans. C'est du passé mais l'interdiction du territoire dont il avait été frappé court toujours. Cela signifie qu'Ogima conjoint d'Irène (naturalisée française) père de Naphtali, 15 mois, a été placé en rétention pour des faits qui remontent à 10 ans et pour lesquels il a payé. Il risque à tout moment d'être expulsé en république Démocratique du Congo.
Toute la vie d' Ogima est en France, ses oncles, ses tantes, sa soeur, sa conjointe et son fils .

Lors des dernières élections congolaises Ogima a été interviewé par un journaliste qui a transmis cette vidéo avec la photo et le nom d'Ogima au Congo. Les conséquences immédiates ont été la dévastation de l'appartement de sa soeur vivant à Kinshassa.
Nous ne pouvons accepter le départ d'Ogima, d'abord parce que son retour là bas est risqué, ensuite parce que nous ne voulons pas que Nephtali soit privé de son père et Irène de son conjoint."

Aidez nous en écrivant au ministère de l'intérieur pour demander qu'Ogima soit assigné à résidence pour que son interdiction du territoire français puisse être levée –c'est compliqué, mais ce sont les textes) :
site http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre

___(Texte envoyé par le Réseau d'Éducation Sans Frontières)

 

moton6.pngATTENTION !!!! _________________ RAPPORT OFFICIEL :

 

"En 2007, en France,

74 enfants de moins de 2 ans,

53 entre 3 et 5 ans,

56 entre 6 en 10 ans,

et 59 de plus de 10 ansimages-9.jpeg

ont été privés de liberté et placés

dans des centres de rétention

avec leurs parents sans papiers.

Soit un total de 242 enfants.

________ En 2008, les chiffres exacts d'enfants privés de liberté en France ne sont pas encore connus.

En 2009, la comptabilisation a déjà commencé."_______________________

 

89599,1226418873,2.jpgDernier mot de Chloé : ALLEZ, S'IL VOUS PLAÎT, SUR LE SITE SUIVANT SIGNER LES PÉTITIONS POUR QUE TOUT CELA S'ARRÊTE : http://www.educationsansfrontieres.org

 

Exemples des pétitions que vous trouverez sur ce site. Cela vous donnera une idée de l'ampleur de la situation :


 

09/12/2008

Pourquoi certains dont moi-même utilisent le mot RAFLE pour qualifier les arrestations des étrangers expulsés de France ? Actualités françaises et DROITS DE L'HOMME. Pétition pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion.

 

Bonjour à tous et toutes,

Mn_10.jpgHier, Madame la Ministre Rama YADE s'est exprimée dans l'émission "Bourdin & Co" sur la radio RMC. Elle a dit clairement à Jean-Jacques BOURDIN que les expulsions des enfants étrangers étaient une atteinte aux Droits de l'Enfant sur le sol français... des enfants scolarisés qu'on arrache à leur école, des enfants traumatisés en voyant leurs parents brutalisés, poussés de force dans les avions.Mn_117b.jpg

Des personnes emploient le terme de "Rafle" pour qualifier ce qui se passe dans ces expulsions et d'autres personnes sont choquées qu'on puisse utiliser ce terme utilisé lors de la Seconde Guerre mondiale et qui devrait être selon elles réservé à la Shoah. Alors je viens vous donner ici des réflexions historiques sur le mot "rafle" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia.

Voici donc ces réflexions et définitions, suivies des déclarations de Stéphane Hessel, que j'ai choisies aujourd'hui de vous transmettre, à travers l'article d'Élizabeth Pineau, au cas où vous ne seriez pas encore au courant de sa pensée sur la France d'aujourd'hui ; vous trouverez aussi en fin d'article une pétition à signer pour une famille de Grenoble menacée d'expulsion. Je suis honteuse de ce qu'il se passe dans mon pays, la France, honteuse et révoltée de toutes ces expulsions d'enfants avec leurs parents, en colère contre les mesures inhumaines prises pour exclure des familles de France... et je continuerai à prendre la plume pour dénoncer la politique de Monsieur Hortefeux et faire savoir... pour que nous soyons nombreux à agir et à se révolter. 

Chloé Laroche________________________

 

Réflexions sur le mot "RAFLE" tirées des commentaires du site encyclopédique internet Wikipédia :

"Une rafle est une arrestation en masse d'une partie ciblée d'une population, faite à l'improviste et organisée par la police. Ce type d'arrestation est basée sur l'effet de surprise, afin notamment d'empêcher les personnes visées par l'arrestation de s'organiser pour y échapper.

Rafles de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale :

On attribue souvent le nom de rafles aux arrestations opérées par les polices françaises et allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale sur les Juifs en vue de leur déportation.

La plus célèbre de ces opérations est la rafle du Vél' d'Hiv' (1942).

Vel' d'Hiv, est la plus grande arrestation massive de Juifs réalisée en France pendant la Seconde Guerre mondiale. En juillet 1942, le régime nazi organise l'opération « Vent Printanier » : une énorme rafle de Juifs dans plusieurs pays européens. En France, le régime de Vichy mobilise la police française pour participer à l'opération: à Paris, 9 000 policiers et gendarmes rafleront les Juifs. Le 17 juillet, en fin de journée, le nombre des arrestations dans Paris et la banlieue était de 13 152, selon les chiffres de la préfecture de police.

Le 16 juillet 1942, à 4 heures du matin, 12 884 Juifs sont arrêtés (4 051 enfants, 5 802 femmes et 3 031 hommes). Un nombre indéterminé, prévenu par la Résistance ou bénéficiant du manque de zèle de certains policiers, parvient à échapper à la rafle. Les conditions sont très dures : les personnes arrêtées ne peuvent prendre avec elles qu'une couverture, un pull, une paire de chaussure et deux chemises. De plus les familles sont séparées ; la plupart ne seront plus jamais réunies.

Après leur arrestation, une partie des Juifs sont emmenés par autobus dans le camp de Drancy (au nord de Paris). Une autre partie est envoyée vers le Vélodrome d'hiver (situé dans le XVe arrondissement), qui sert de prison provisoire (cela avait déjà été le cas lors d'une rafle à l'été 1941). Ce sont donc environ 7 000 personnes qui devront survivre pendant cinq jours, sans nourriture et avec un seul point d'eau. Ceux qui tentent de s'enfuir sont tués sur le champ. Une centaine de prisonniers se suicident. Les prisonniers seront conduits dans les camps de Drancy, Beaune-la-Rolande (dans le département du Loiret) et Pithiviers, avant d'être déportés vers les camps d'extermination allemands.

Cette rafle représente à elle seule plus du quart des 42 000 Juifs envoyés à Auschwitz en 1942, dont seuls 811 reviendront chez eux après la fin de la guerre. En 1979, Jean Leguay, le représentant du secrétaire général de la police nationale, René Bousquet, en zone occupée, est inculpé pour son implication dans l'organisation de la rafle, mais il meurt avant d'être jugé, en 1993.

Selon la préfecture de police, le nombre d'individus arrêtés s'élève à 13 1524. C'est aussi ce nombre qui est gravé sur la stèle commémorative située à l'emplacement du vélodrome.

 

Rafles pendant la Guerre d'Algérie :

 

Afin de lutter contre l'indépendance de l'Algérie qui se dessine entre 1958 et 1962, le gouvernement de l'époque permet des interpellations à plus grande échelle : plusieurs rafles ont lieu à Paris, mais aussi Alger.

Maurice Papon est nommé Préfet à Paris en 1958. À plusieurs attentats perpétrés sur le sol algérien, il répond à Paris par des rafles de Français musulmans d’Algérie. Une « Force de police auxiliaire » est mise en place, et soupçonnée de pratiquer la torture. En parallèle, des suspects peuvent être interpellés et arrêtés, sur simple décision administrative au Centre d’Identification de Vincennes ou au Palais des Sports.

Lors de la Bataille d'Alger, 20.000 autochtones sont arrêtés arbitrairement, mais à peine plus de 16.000 sont relâchés. Le général Massu, dans son livre « la Vraie Bataille d'Alger » explique qu'un peu plus des 3.000 personnes manquantes ont subi le sort des « crevettes Bigeard » (les deux pieds noyés dans du béton, et les personnes jetées par hélicoptère dans la mer).

 

Rafles d'étrangers en situation irrégulière depuis 2003 :

 

L'utilisation du terme « rafle » pour désigner les opérations de police récentes visant à l'arrestation d'étrangers en situation irrégulière fait polémique. Si un tel vocable a été repris, c'est à cause de la technique spectaculaire de clore toutes les issues, les rues d'un quartier et parfois aussi le Métro à grand renfort de police, où tout le monde est embarqué pour vérification de papiers.

En France, des militants favorables aux sans-papiers utilisent le terme rafle pour désigner des opérations massives d'interpellation d'étrangers en situation irrégulière pouvant aboutir à leur expulsion. De telles interpellations ont eu lieu dans les quartiers Parisiens de Belleville, Château Rouge, Château d'Eau, parfois près des lieux de distributions des Restos du Cœur.

 

Contexte : décisions gouvernementales  :

 

Dans un courrier en date du 22 octobre 2003, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy demande aux préfets de « mobiliser les services de l'Etat » afin d'obtenir un doublement du nombre de reconduites à la frontière par rapport à 2002.

Le 11 mai 2005 le Premier ministre Dominique de Villepin présente un « plan d’action de lutte contre l’immigration irrégulière » avec les objectifs chiffrés par Nicolas Sarkozy, et assorti du concours d’un comité interministériel et de la création de « pôles départementaux » pour l'éloignements d’étrangers en situation irrégulière." 

Source : Encyclopédie Wikipédia Internet.

 

Mn_117b.jpg____________________________ La France, mauvaise élève des Droits de l'homme, selon Stéphane HESSEL :

 

Article d'Elizabeth Pineau :

 

"La France ne peut se targuer d'être exemplaire en matière de droits humains vu sa façon de traiter les étrangers et les prisonniers, estime Stéphane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

 A 91 printemps, le vieil homme aux manières délicieuses est l'invité permanent des cérémonies du 60e anniversaire de ce texte adopté le 10 décembre 1948 à Paris par les 48 pays membres de la toute jeune Organisation des Nations unies.

Ces cérémonies culmineront mercredi par une soirée au palais de Chaillot, où Stéphane Hessel lira le préambule de la Déclaration avant la projection de 22 courts-métrages réalisés par autant de metteurs en scène du monde entier.

Le diplomate avait à peine 30 ans lorsqu'il entama les travaux conduisant à la rédaction du texte.

Soixante ans plus tard, malgré son grand âge, l'ancien résistant, qui joua aussi les médiateurs pour les sans-papiers, veut rester un aiguillon pour les autorités françaises.

"Non, elle ne doit en aucun cas s'enorgueillir, c'est toujours mauvais", répond-il quand Reuters lui demande si la France de 2008 peut se vanter d'être encore la patrie des droits de l'homme.

"Elle doit constater que si elle fait certaines choses correctement il y en a d'autres qu'elle ne fait pas bien. Notamment, elle s'occupe mal de ses immigrés, elle s'occupe mal de ses sans-papiers et elle ne s'occupe pas bien du tout non plus des questions d'asile", ajoute-t-il.

En avril 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné la France pour la façon dont elle renvoie les étrangers menacés dans leur pays d'origine.

Plus récemment, elle lui a demandé de surseoir à un projet de charter franco-britannique visant à rapatrier vers leur pays des Afghans en situation irrégulière.

"PAS À LA HAUTEUR"____________

"La France ne fait pas ce qu'elle devrait car elle a une tradition de pays d'immigration et de pays d'asile. Elle n'est pas la hauteur", regrette Stéphane Hessel.

Le diplomate se fait aussi le garant des droits des détenus à l'heure où les prisons françaises enferment plus de 64.000 personnes, un chiffre record qui s'ajoute à la multiplication des suicides de détenus -- plus d'une centaine cette année.

Le 16 octobre, la Cour européenne des droits de l'homme a condamné Paris pour manquement à son obligation de "protéger le droit à la vie d'un détenu".

"Nous devrions faire un effort pour avoir des prisons un peu moins inhumaines", insiste Stéphane Hessel.

Distillées de débats en réunions, ses mises en garde visent d'abord l'Elysée.

"Tous mes messages, je les adresse toujours au président de la République française, quel que soit son nom", dit-il.

"Le nom actuel est celui d'un fils d'immigré. Donc s'il y a quelqu'un qui devrait savoir qu'il faut considérer l'immigration non comme un fléau mais comme une richesse, c'est bien notre président actuel Nicolas Sarkozy", fait-il remarquer à propos du chef de l'Etat, qui est d'origine hongroise.

Mn_112b.jpgAux yeux de Stéphane Hessel, l'actuel président "pourrait en faire beaucoup plus", tout comme la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade. "Elle est très sympathique. Mais fait-elle assez pour promouvoir les Droits de l'homme dans le monde ? Je n'en suis pas absolument convaincu."

Malgré ses critiques, Stéphane Hessel ne veut pas se laisser aller au pessimisme et relève les avancées obtenues en 60 ans sur le chemin des libertés.

"Il y a eu la fin du stalinisme, la fin de la colonisation, la fin de l'apartheid, nous avons un Tribunal pénal international pour juger les tyrans : bien sûr que les choses progressent", lançait-il le mois dernier lors d'un débat en présence de l'écrivain bangladaise Taslima Nasreen, chassée de son pays pour avoir critiqué les extrémistes islamistes.

Mais quand on lui demande si les Jeux olympiques de cet été à Pékin ont permis d'améliorer les droits humains en Chine, sa réponse est sans appel : "Ça n'a servi à rien."

ARTICLE de Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse.

 

Mn_11a-1.jpg__________________________________PÉTITION POUR UNE FAMILLE DE GRENOBLE MENACÉE D'EXPULSION :


Altina, Dorentina et Jetmir doivent profiter d’une scolarité sereine.

 Nous voulons qu’Altina, âgée de 4 ans en classe de Moyenne Section, Dorentina, âgée de 6 ans en classe de C.P. et Jetmir, âgé de 7 ans en classe de C.E.1., puissent profiter d’une scolarité sereine à l’école du Lac.

 Comme leurs parents, Bajtijé et Hysen, ils sont originaires de la région du Kosovo, en Serbie-Montenegro.

 Ils sont arrivés en France en mai 2006 après avoir fui leur pays. Parce qu’Hysen, leur père, était opposant politique adhérant au L.D.K. (Ligue Démocratique du Kosovo) et membre de l’association “Mère Thérésa”, la famille a été menacée et agressée à de nombreuses reprises.Leur maison a même été incendiée. 

A la suite de refus de Titres de Séjour ou d’Asiles Politiques, Hysen et Bajtijé ont reçu des O.Q.T.F. (Obligations de Quitter le Territoire Français) en mai 2007, qui ont été confirmées le vendredi 31 août dernier. 

Ils sont désormais, accompagnés de leurs enfants, expulsables à tout moment. 

 A l’appel du Comité R.E.S.F. 38 (Réseau Education Sans Frontières) du Lac*, les signataires (parents et intervenants de l’école du Lac) attendent que les pouvoirs publics traitent avec humanité les demandes de régularisation de cette famille. 

 

 *Le Collectif R.E.S.F. du Lac est composé de 38 citoyens membres du comité de parents ou travaillant dans les écoles maternelle et élémentaire. 

 Contacts : 04 76 40 39 95 / 06 66 49 92 26

 

COMMENTAIRES :Mn_112b.jpg

 

Louis-Marie HAMEL, bibliothécaire pour la jeunesse. PARIS :

Ne pas aider cette famille arrivée en France pour fuir une situation dramatique serait grave. Ne pas les régulariser reviendraient à de la non assistance à personnes en danger. D'ailleurs, quel danger représentent ce couple et leur trois enfants pour notre société ? Il faut les aider, au nom du respect de la justice et de l'humanité, c'est-à-dire les régulariser et, en aucun cas, les expulser. Oui à une société ouverte et tolérante, respectueuse des droits humains fondamentaux.

 

CRON Henri :

Le KOSOVO est un pays de non-droit, comme nous l'apprenons pratiquement chaque semaine en rencontrant les réfugiés Kosovars qui arrivent à Mulhouse. Les débats politiques se règlent par la menace, les coups et les exactions. Les fractions politiques imposent leur volonté par des méthodes mafieuses. Tout cela de passe au nez et à la barbe de la KFOR dont un contingent français, chargés par l'OTAN de maintenir l'ordre. La situation s'est condidérablement aggravée depuis l'indépendance en mars 2008, les milices politico-mafieuses étant maintenant légitimées par les élections. Retourner là-bas pour quelqu'un qui y a déjà été menacé de mort est le condamner à mort.

 

Gilles KUNTZ :

Conseiller municipal de Grenoble, je combats à vos côtés pour obtenir des papiers pour tous ceux qui font notre ville riche de toutes ses cultures

 

Bernadette, institutrice retraitée :

Je demande que la vie des personnes, en particulier des enfants, dans leur pays d'origine soit prise en compte. Que vivra cette famille au Kosovo lorsqu'elle sera expulsée de France ? Que deviendront ces trois enfants ? Quel avenir leur est offert ? J'ai honte de notre pays "des droits de l'homme", "terre d'accueil" !

 

PÉTITION POUR CETTE FAMILLE : http://www.educationsansfrontieres.org/article8031.html

 

 

 

 

 

 

 

06/09/2008

Ils s'aiment et pourtant... Ma révolte pour les couples dont l'un est étranger et que la France empêche de rester, de rester auprès de son conjoint, de sa famille, de ses enfants.

1358334994.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT_________________________

 

Bonjour !

 

 

Je vous avais parlé dans un article précédent des couples mixtes mis au ban public. 

Et du site qu'ils ont créé : http://www.amoureuxauban.net

 

Voici des exemples cités sur leur site qui me font bondir et me révolter. Comme je ne veux pas être la seule à bondir, je vous donne ces témoignages :

 

 ... Ziad, marocain, est reconduit à  la frontière. Le même jour, Patricia,  une Française avec laquelle il vivait  en concubinage depuis 3 ans, accouche de leur enfant français.  ... 

 

Après le décès de son conjoint français, Élisabeth, béninoise,  reçoit une mesure d’expulsion.  La préfecture lui reproche de ne plus avoir de vie commune avec son mari. ... !!! 1441715159.jpg

 

Gilbert, ivoirien, et Louise,  française, ne peuvent pas vivre  normalement. Ils sont mariés depuis 3 ans, mais la préfecture persiste  à refuser un titre de séjour à Gilbert. 

 

2122437419.jpg... Laurence, camerounaise, est  arrêtée par la police à son domicile.  Patrice, un Français avec lequel elle  est mariée depuis presque trois ans,  la voit partir menottée. Le lendemain, Laurence est expulsée. ... 

 

Sophie, française, et Hamid,  marocain, n’ont pas pu se marier.  Prévenus par le maire, les gendarmes ont interpellé Hamid qui a été expulsé quelques jours avant la  date prévue pour leur mariage.  Sophie était enceinte de trois mois. ... 

 

Samira, tunisienne, et Amin, français, n’arrivent pas à faire  reconnaître leur mariage célébré  en Tunisie. Cela fait deux ans qu’ils  attendent la délivrance du livret  de famille français et sont sans nouvelle de leur dossier. ... 

 

... Lydia, jeune algérienne âgée de 11 ans n’a pas été autorisée à  accompagner sa mère en France.  Cette dernière, mariée à un Français,  a obtenu un visa pour la France  mais le consulat refuse par contre  de donner un visa à l’enfant.  

 

1846355278.jpgILS S'AIMENT ET POURTANT.......

 

Ils vivent dans un pays, la France, qui refuse à un homme d'être présent à l'accouchement de son enfant et de vivre avec sa compagne, tout cela pour remplir des quotas de mesures d'expulsions.

 

Quel est ce pays où nous vivons dans lequel cette femme africaine, Laurence, est renvoyée dans son pays alors qu'elle est mariée depuis trois ans avec un français ?

 

Le Pen, s'il était passé, aurait fait tout cela, on s'en doute. Mais il n'est pas passé.

Poutant la France trépasse de honte, du non-respect des Droits élémentaires de l'Homme : ceux de pouvoir réunir sa famille, vivre avec ses enfants, vivre avec son mari ou sa femme, voir grandir ses enfants.

 

Un jour, il y aura des procès faits par ces enfants-là, issus d'un couple dont l'un était étranger, et ils porteront plainte contre l'État français qui les aura privés de leur parent, de leur père, de leur mère... de leur droit intrinsèque d'avoir une enfance vécue avec leur famille.

 

Je vous invite à aller lire à ce sujet le commentaire d'un certain Bernard qui a réagi à mon article récent sur les Justes et ceux qui défendent les étrangers menacés d'expulsion. Je remercie cet homme pour ce commentaire laissé sur mon blog et je pense qu'il a raison sur la suite de ce qui va arriver dans le futur.

 

Je vous invite aussi à aller visiter le site cité plus haut : http://www.amoureuxauban.net

ainsi que le site d'Éducation sans Frontières

et celui de la Cimade.

 

Il y a des pétitions sur ces sites, des actions à faire, des manifestations.

 

Pour ne pas rester les bras croisés à regarder l'amour se déliter, 

à regarder les familles être écartelées,

à regarder les Droits de l'Homme bafoués et malmenés.

 

Sincèrement vôtre,

 

Chloé Laroche

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

10/08/2008

Je suis solidaire des amoureux mis au ban public. Je vous fais connaître le site du Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale. Clandestinité, expulsions, refus de papiers.

Ce soir, je choisis de vous faire connaître le Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale.323177948.jpg

Des témoignages vont suivre, ainsi que la pétition à aller signer sur le site : http://www.amoureuxauban.net

Brassens chantait "les amoureux sur les bancs publics".... Maintenant, ceux qui s'aiment sont renvoyés dans la marge de notre pays.

Remisés au ban public.

Ne restons pas là à regarder s'éteindre l'espoir de ces couples, de leurs enfants... de leur amour. Allons signer la pétition de l'APPEL ainsi que les pétitions individuelles concernant à chaque fois des familles, comme celle que j'ai sélectionné au bas de cette page, pour ZAKIA.

Merci d'aller visiter leur site.

Chloé Laroche

 

______________________ Témoignages :

 

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé"

"Mon épouse et sa petite fille de 4 ans sont à Yaoundé au Cameroun. Nous somme mariés depuis le 13 Octobre 2007. Le mariage a été fait à Yaoundé. Et oui voilà, cela fait déjà 10 mois que je n'ai pas vu mon épouse et c'est très dur quand vous téléphonez deux fois par jour (matin et soir) pour voir si tout va bien et que votre épouse vous dit que votre petite fille de 4 ans réclame son papa tous les jours et tout ça pour le blocage du dossier de transcription de l'acte de mariage. Je trouve ça injuste de la part de l'Etat français. En plus, mon épouse avait un poste à temps plein comme institutrice dans une école spécialisée pour la rentrée de septembre 2008. Mon mécontentement m'oblige à faire des courriers au ministère à Paris et dire chapeau et bravo la France : c'est une honte."1846355278.jpg

"Je vais devoir accoucher seule"

"Bonjour à tous. Pour résumer mon histoire : je suis française de double nationalité algérienne. Je suis tombée amoureuse de mon époux en juillet 2006 pendant mes vacances en Algérie mais notre relation a commencé en juillet 2007 toujours en vacances. Nous nous sommes fiancés en décembre 2007. Au courant du mois je suis tombée enceinte, puis notre mariage a suivi en avril 2008 en Algérie.

 Dès mon retour fin mai, j’ai fait une demande de transcription du livret de famille algérien que j’ai reçu par chance début juillet. Maintenant, nous essayons d'obtenir un rendez vous au consulat pour pouvoir déposer un dossier de demande de visa de conjoint français. C'est très dur mentalement car le rendez vous donné n’est pas avant le mois d'octobre. Je vous rappelle que je suis enceinte maintenant de 7 mois et demi. Mon accouchement est prévu pour début septembre; et, après avoir passé une grossesse seule loin de l'homme que j'aime et du père de mon fils j'apprends que je vais devoir accoucher seule. En plus, notre bébé a rencontré une petite malformation au niveau de l'appareil urinaire que je vais devoir surmonter seule à sa naissance. Alors ma demande est simple : si quelqu'un a une solution pour m'aider à obtenir un rendez vous plus rapidement juste pour qu’il soit là pour l'accouchement, ce serait vraiment majestueux de votre part de me la communiquer. Je suis enceinte et malheureusement pas très épanouie à cause de toutes ces procédures idiotes qui sont d'obtenir un rendez vous pour déposer un visa alors que nous avons tout : le livret de famille français, la transcription… mais il faut qu’il nous rajoute des complications car cela n'est pas suffisant de vivre une vie de couple à distance !"

 

"Nous sommes mal....et pourtant on s'aime"

"Enceinte de 5 mois et française, je suis mariée avec mon amour du Mali depuis mars 2008. Preuves de vie commune depuis 2006! La préfecture a trouvé le moyen de refuser notre demande de régularisation pour mon époux après 4 mois en invoquant une usurpation d'identité, prié alors de quitter le territoire !

Depuis le 23 juillet 2008, nous sommes mal....et pourtant on s'aime. Que va-t-il se passer ?"

 

L'APPEL______________________668369205.jpg

 

"Aujourd’hui la liberté d’aimer la personne de son choix est en péril.

Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd’hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l’immigration et des pratiques administratives.

Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l’étranger non reconnus et refus de visas d’entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l’obtention d’un titre de séjour entraînant des situations de précarité et de clandestinité, familles déchirées par des mesures d’expulsion, intrusion dans l’intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Parce qu’ils refusent d’être systématiquement suspectés et contrôlés, parce qu’ils n’acceptent plus de vivre cachés ou séparés, plusieurs centaines de couples mixtes mobilisés au sein des “Amoureux au ban public” entrent en campagne pour faire entendre leur voix et exiger une amélioration de leur condition.

Je m’associe aux “Amoureux au ban public” pour que chacun puisse vivre librement et dignement sa relation amoureuse et sa vie familiale."

 

Premières organisations signataires : La Cimade, Emmaus, FASTI, GISTI, Ligue des Droits de l’Homme, MRAP, RESF, SOS Racisme, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature,..

Signer l'appel sur le site des "AMOUREUX AU BAN PUBLIC" : www.amoureuxauban.net

 


L'ÉTAT DES LIEUX________________ (Extrait choisi du site des "Amoureux au Ban Public") :

 

Une politique de “combat” contre les couples mixtes

"Depuis plusieurs années, les réformes successives de la législation sur les étrangers rendent les conditions de vie des couples mixtes toujours plus difficiles. Derrière le prétexte de la lutte contre les mariages blancs se cache en réalité une véritable politique de “combat” contre l’immigration familiale, récemment reléguée au rang peu enviable d’“immigration subie”. Bien que protégée par la Constitution et par la Convention européenne des droits de l’homme, la liberté du mariage et le droit de mener une vie privée et familiale normale font l’objet d’atteintes de plus en plus graves et répétées."

 

La liberté du mariage en danger

 

"Abus de pouvoirs. Certains maires refusent de célébrer le mariage et, parfois, signalent directement le couple à la police. D’autres transmettent systématiquement le dossier de mariage au procureur de la République alors que la loi ne prévoit une telle transmission qu’en cas de doute sérieux sur la sincérité de l’union. Des mariages indésirables. Les arrêtés de reconduite à la frontière pris pour faire obstacle à la célébration du mariage se multiplient. La délivrance de visas à des étrangers souhaitant venir se marier en France est devenue très exceptionnelle et les procédures à suivre avant de se marier à l’étranger se sont considérablement durcies."

 

Rejoindre son conjoint en France : le parcours du combattant

 

"L’épreuve de la transcription. Lorsque le mariage a été célébré à l’étranger, les couples mixtes doivent en demander la transcription auprès de l’état civil français pour que leur union soit reconnue. Cette formalité est indispensable pour que l’étranger obtienne un visa lui permettant de rejoindre son époux français en France. Or la procédure de transcription donne souvent lieu à des enquêtes injustifiées et peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.

Le piège des visas. Si les étrangers mariés à des Français ont en principe droit à l’obtention d’un visa d’entrée en France, ceux qui vivent en union libre ou dans le cadre d’un PACS ne disposent pas d’un tel droit. Dans tous les cas, le traitement des demandes de visa dure généralement plusieurs mois et, de plus en plus souvent, ces demandes ne reçoivent pas de réponse."

 

Vivre en France dans la précarité

 

"Le risque de l’expulsion. Pour un étranger en situation irrégulière, le fait de vivre en couple avec un Français ne le protège pas de l’expulsion même si les intéressés sont mariés ou si la vie familiale est inscrite dans la durée. Partout en France, des couples vivent ainsi cachés, dans la peur des expulsions devenues de plus en plus fréquentes.

L’absence d’un véritable droit au séjour.

Depuis plusieurs années, les étrangers mariés à des Français n’ont plus droit à la délivrance automatique d’une carte de “résident” valable 10 ans. Ils ne peuvent prétendre qu’à la délivrance d’un titre de séjour provisoire dont il faut demander le renouvellement tous les ans. La procédure de renouvellement prend souvent plusieurs mois pendant lesquels les conjoints de Français ne disposent que de simples récépissés. Dans ces conditions particulièrement précaires, il est difficile pour les intéressés de trouver un CDI, d’obtenir un logement, de souscrire un prêt bancaire, etc. En cas de rupture de la vie commune (divorce,décès du conjoint français), l’étranger fait l’objet d’une mesure d’expulsion. Pour les étrangers vivant en concubinage ou dans le cadre d’un PACS avec un Français, la délivrance d’un titre de séjour est laissée au bon vouloir de l’administration." 

 

La disparition du droit à l’intimité de la vie privée

 

"La multiplication des contrôles. Les couples mixtes sont enfermés dans une existence jalonnée de contrôles destinés à vérifier la réalité et la poursuite de leur vie familiale. Contrôlés avant la célébration du mariage, avant la délivrance d’un visa pour la France, avant la première délivrance d’un titre de séjour, ces couples le sont également par la suite tous les ans, au moment du renouvellement de leur titre de séjour provisoire. De nombreux témoignages font état d’interrogatoires policiers ignorant les règles de déontologie, d’objectivité et de respect des personnes auditionnées. La mise à nu des existences. Tenus d’ouvrir la porte de leur domicile aux enquêteurs, contraints de dévoiler leur correspondance privée et leur compte en banque, parfois interrogés sur des aspects très intimes de leur vie (relations sexuelles, convictions politiques et religieuses), les couples mixtes ne disposent plus dans notre pays du droit au respect de la vie privée."

 

La détérioration du traitement des couples mixtes par l’administration

 

Le pouvoir du guichet.

 

"De nombreux dysfonctionnements sont régulièrement constatés : refus d’enregistrer des demandes, durée de traitement des dossiers anormalement longue, refus non motivés, difficultés pour obtenir des informations auprès des services, impossibilité d’accéder aux guichets, multiplication des arrestations à domicile ou dans les locaux de l’administration, listes de pièces à produire différentes selon les préfectures ou les consulats, etc."

 

Il y a des PÉTITIONS sur le site d'"Amoureux au Ban Public", des dizaines.

En voici une :

 

Exigeons un visa pour Zakia_______

 

"Un enfant français et sa mère de nationalité marocaine interdits d'entrée en France depuis 4 ans.

Le gouvernement français refuse depuis plusieurs années la délivrance d'un visa à Zakia, ressortissante marocaine veuve d'un français et mère d'un enfant français âgé de 4 ans.

Zakia, de nationalité marocaine, s'est mariée le 12 juillet 2003 au Maroc avec Abdel-Ilah MRABTI, un ressortissant français. Le couple demande au consulat de France la transcription du mariage sur les registres de l'état civil pour obtenir un livret de famille. La procédure s'éternise car le consulat suspecte un mariage blanc et saisit le Procureur de Nantes pour enquête.

Ne supportant pas la séparation avec Zakia, Abdel-Ilah loue un appartement au Maroc et la rejoint le plus souvent possible, lorsque son travail le lui permet. Le 12 mai 2004, un enfant naît de leur union. Le 18 juillet 2005 un drame se produit. Abdel-Ilah décède d'un accident de voiture au cours d'une de ses visites à Zakia au Maroc. Un an plus tard, en juillet 2006, la veuve obtient enfin la transcription de son mariage, après deux ans d’attente !

Dès l'obtention du livret de famille, Zakia dépose une demande visa pour la France afin de venir y vivre avec son enfant qui possède la nationalité française. Elle reçoit un premier refus non motivé et dépose dans les semaines qui suivent une nouvelle demande. En avril 2007, un second refus, motivé cette fois, lui est adressé. Le consulat estime qu’elle ne participe pas à l’entretien et à l’éducation de son enfant qu'elle élève pourtant depuis sa naissance ! Le 24 avril 2008, la commission de recours contre les refus de visa confirme la décision du consulat en évoquant « un risque migratoire » !!

Faute d’avoir obtenu la transcription rapide de leur mariage, Abdel-Ilah et Zakia n’ont jamais pu mener une vie familiale en France. En raison des refus de visa répétés opposés à sa mère par le gouvernement français, leur enfant, actuellement âgé de quatre ans et citoyen français, ne connaît toujours pas la France et se voit refuser le droit de grandir dans son propre pays.

Nous, signataires de la pétition, dénonçant avec vigueur le refus du gouvernement français de permettre à Zakia de venir vivre en France pour y élever son enfant de nationalité française.

Nous exigeons la délivrance immédiate d'un visa en sa faveur."

 

= Allez signer la pétition sur le site http://www.amoureuxauban.net (Mouvement de couples mixtes pour la défense du droit de mener une vie familiale).

 

Commentaires

Je trouve que c'est inadmissible des comportements pareils au niveau de l'état.

Ecrit par : rahmani | 04.10.2008

________________________________

 

QUAND JE VOIS QUE MA COUSINE AIME UN HOMME DU CAMEROUN ET QU IL NE PEUT PAS VENIR EN FRANCE C EST DEGOUTANT PENDANT QUE DES COUPLES MARIES ICI EN FRANCE SONT EN TRAIN DE SE DECHIRER ET DIVORCER OU EST LA JUSTICE DANS TOUT CA???????

NICKOLE DU LE CREUSOT 71

Ecrit par : PESCHER NICKOLE | 16.02.2009

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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